Journées nationales du patrimoine culturel à Sikasso : Le maaya et le danbe aux cœurs des échanges
Sikasso, 11 oct (AMAP) Les Journées nationales du patrimoine culturel, édition 2025. « Place et rôle du maaya et du danbé dans la formation et l’éducation du maliden kura », se sont tenues, vendredi, à Sikasso, à la Chambre de commerce et d’industrie a constaté l’AMAP sur place. « Sikasso est la capitale culturelle et créative du Mali aujourd’hui », a déclaré le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, qui a présidé la rencontre. Il a indiqué que cette journée « est celle de l’appropriation et de l’éducation à nos valeurs ancestrales et a souligné qu’il y’a beaucoup de disfonctionnement dans nos sociétés. Il s’agit notamment « de la perte de nos repères et de nos valeurs. » Il a rappelé qu’auparavant, c’est le « Danbé et le maaya » qui régissaient tout en tant que « lien intégral entre l’individu et la communauté. » « Aujourd’hui, c’est le patrimoine culturel qui permet de nous identifier et de nous unir », a-t- il affirmé. Et de poursuivre : « les arts et la culture sont les moteurs qui permettent d’identifier et d’exprimer notre identité. » S’agissant de la prise en compte du « maaya et du danbé » dans le programme scolaire, le ministre a dit que le président de la Transition les a instruits « de travailler ensemble afin de mettre en place des curricula qui seront introduits très prochainement dans toutes les écoles. » Sur le contexte, le ministre, présence des membres de son cabinet, de la gouverneure de la Région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, du président du Conseil régional de Sikasso, Yaya Bamba, et du préfet du Cercle de Sikasso, Amadou Gassambé, a fait savoir que cette conférence-débat a été intégrée aux activités du Festival triangle du balafon, pour lui donner un cachet particulier » car Sikasso est une ville historique importante. » « L’innovation de ce festival est qu’il a été couplé avec ces journées du patrimoine culturel », a-t-il conclu. Pour sa part, la gouverneure, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, a invité les jeunes à suivre la conférence-débat avec intérêt. « La thématique de cette conférence fera l’objet d’une interrogation dans les classes », a-t-elle souligné. Pour ce faire, la cheffe de l’exécutif régional a affirmé qu’elle suivra de près, avec le directeur de l’Académie d’enseignement de Sikasso. Ceci, selon elle, permettra aux élèves du lycée public 3 de relayer l’information. De son côté, le représentant du maire de la Commune urbaine de Sikasso, Abdramane Sidibé, a souligné l’importance de la conférence, précisant que « nous devons retourner à la source. » Les thématiques des conférenciers étaient relatifs à la signification du « maaya et du danbé », la transmission des connaissances et des savoirs- faire, les valeurs culturelles identitaires, la technologie de l’information, la méconnaissance des valeurs culturelles. Les préoccupations de l’assistance ont porté sur l’impact de la toxicomanie sur le « maaya et le danbé », la signification du Mali, la violation des valeurs du « maaya et du danbé… » Etaient aussi présents, les chefs de services régionaux, les responsables des forces de défense et de sécurité, les acteurs de la culture ainsi que les élèves du lycée public 3 MFD/MD (AMAP)
Protection du patrimoine culturel au Sahel : Bamako abrite un séminaire international
Bamako, 7 oct (AMAP) L’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (EMP-ABB), organise un séminaire international de trois jours sur « Protection du patrimoine culturel au Sahel, enjeux, défis et perspectives », pendant lequel des experts, universitaires, diplomates et autres acteurs de la culture, discuterons sur la thématique, a constaté l’AMAP. Selon les organisateurs, l’objectif de cette rencontre culturelle, en partenariat avec l’ambassade d’Allemagne au Mali « vise à comprendre les enjeux actuels, favoriser le partage d’expériences et renforcer les capacités des acteurs impliqués dans la gestion du patrimoine culturel, en vue d’assurer une protection effective. » « Préserver le patrimoine, c’est sauvegarder l’âme de nos peuples. Garantir la résilience de nos sociétés et contribuer à la sécurité et la souveraineté de nos nations. La protection du patrimoine n’est ni un luxe ni une préoccupation marginale, elle est un impératif stratégique pour notre stabilité, unité sociale et la dignité profonde de nos peuples », a déclaré le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes, Mamani Nassiré. Et de préciser que « le thème retenu pour ce séminaire s’inscrit pleinement dans la vision portée par les autorités de la confédération des Etats du Sahel (AES), en faveur de la préservation de notre héritage commun. Le Sahel est un carrefour de civilisation, riche d’un héritage plurimillénaire façonné par les échanges, les savoirs et les cultures. » Au Mali, les manuscrits anciens de Tombouctou, les manuscrits de la falaise de Bandiagara, les tombeaux des Askias à Gao sont les témoins de la splendeur des civilisations sahéliennes. « Ces trésors ne sont pas de simples témoins du passé, ils constituent les balises pour l’avenir des reflets profonds de nos identités collectives et les fondements de notre cohésion sociale », a dit M. Nassiré. « Et, pourtant, il se trouve, aujourd’hui, que ces patrimoines sont exposés à des menaces multiples, qui dépassent largement le seul domaine culturel », a déploré le ministre délégué, représentant du Premier ministre. Il a ajouté, également : « Notre patrimoine culturel est un engagement universel porteur de sens, et transcende les frontières, les générations et les différences. Les menaces qui pèsent sur le patrimoine au Sahel dépassent les frontières nationales et appellent une réponse commune. Le Sahel doit s’inscrire dans cette dynamique mondiale, en renforçant les cadres de coopération régionale pour identifier les menaces. » Quant au représentant de l’ambassadeur d’Allemagne au Mali, Julius Kleindienst, il a affirmé que la culture est identitaire, elle forge le sentiment d’appartenance. « Elle nourrit la fierté et le lien social. Elle porte en elle une force de paix car, elle rappelle à chaque communauté ce qu’elle partage avec les autres : une histoire, une humanité, un avenir commun », a dit M. Kleindienst. « Dans cette perspective, protéger le patrimoine culturel, c’est contribuer directement à la stabilité du Sahel et à la cohésion de ses sociétés », a estimé le 1er secrétaire de l’ambassade d’Allemagne au Mali. Le ministre délégué auprès du Premier ministre, Mamani Nassiré, qui a présidé l’ouverture, était accompagné par ses collègues en charge de la Culture, Mamou Daffé, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr Bouréma Kansaye, de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Ibrahim Foumba, ainsi que du directeur général de l’EMM-ABB, le colonel-major Souleymane Sangaré. MMD/MD (AMAP)
Kayes : Les troupes exposent un pan de notre Culture à la phase régionale de la Biennale artistique et culturelle « Tombouctou 2025 »
Kayes, 29 sept (AMAP) La Région de Kayes (Ouest) entend faire une bonne prestation lors de la Biennale artistique et culturelle « Tombouctou 2025″ prévue en décembre prochain, a-t-on appris après la phase régionale de la Biennale artistique et culturelle » qui a débuté le 24 septembre 2025, au Stade Abdoulaye Makoro Sissoko. Selon le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, cette cérémonie marque un moment fort dans la vie culturelle de la région, « car elle rassemble les troupes artistiques venues de tous les horizons. » « À travers la danse, la musique, le théâtre et la tradition orale, les artistes des différentes troupes montreront aux populations de la Cité des rails et à l’ensemble des spectateurs, la richesse culturelle et la diversité linguistique de la 1ère région administrative du Mali », a xir le gouverneur qui a présidé la cérémonie d’ouverture. Cette phase régionale regroupera huit Cercles de la Région de Kayes. Il s’agit de Bafoulabé, Diamou, Kayes, Kéniéba, Sadiola, Segala et Yélimané. Les Cercles de Aourou et d’Oussoubidiagna n’ont pas répondu à l’appel, car ils n’ont organisé de phases locales pour des raisons de sécurité. En présence du directeur régional de la Culture, Ibrahim Sissoko, et de celui de la Jeunesse et des Sports, Daouda Doumbo, ainsi que d’autres autres chefs de services régionaux, des élus, des légitimités traditionnelles, des associations, le chef de l’exécutif régional a rendu hommage au général d’Armée Assimi Gouta, président de la Transition, pour avoir décrété 2025 « Année de la Culture ». En lançant cette phase régionale, Kayes réaffirme avec fierté son attachement à la culture comme vecteur de développement, de cohésion sociale et de transmission des valeurs. D’ailleurs, le thème de cette Biennale, « La culture, pilier pour bâtir le Mali nouveau », résonne, selon lui, « avec force dans notre contexte actuel et appelle à bâtir ensemble un Mali uni, enraciné dans ses valeurs et tourné vers l’avenir. » Dans la matinée, le gouverneur, accompagné d’une forte délégation, a rendu visite aux troupes des différents cercles qui sont toutes logées au Lycée Dougoukolo Konaré de Kayes pour leur souhaiter la bienvenue et s’assurer des conditions d’hébergement. Il a remis des dons constitués de vivres à ces troupes. La cérémonie a été marquée par un défilé qui a enregistré la participation des pionniers, des troupes artistiques et culturelles et des chasseurs. Les artistes du Cercle de Kéniéba ont beaucoup impressionné le public à travers la danse des dianxuran et leur chanson fétiche « Soliaya Bandé », sans oublier celle des Peulhs. Ceux de Sadiola ont émerveillé le public à travers leur tenue traditionnelle de bleue faite de coton. BMS/MD (AMAP)
Phase régionale de la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025 : San veut se hisser sur le podium
San, 27 sept (AMAP) La phase régionale de la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025 a clos samedi, 27 septembre 2025, avec la participation de 03 cercles sur 07 que compte la Région de San (Centre), lors d’une cérémonie à la Maison des jeunes, sous la présidence du conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de la Région de San, Moustapha Kanté. Cette phase régionale, qui a débuté le 25 septembre dernier, a mis en compétition les Cercles de Kimparana, San et Tominian. Durant 03 jours, ces cercles participants ont démontré leur savoir-faire culturel dans quatre disciplines, à savoir la pièce de théâtre, l’ensemble instrumental, le solo de chant et la danse traditionnelle. Au classement général, San a occupé la première place, suivi de Kimparana et Tominian. Le conseiller aux Affaires administratives et juridiques a exprimé ses sincères « remerciements à toutes les parties prenantes pour la réussite de cette phase régionale », notamment les membres de la commission d’organisation, les troupes et les encadreurs, les membres du jury, les artistes, les élus, les préfets, les sous-préfets, les autorités et légitimités traditionnelles, ainsi que tous les acteurs et amis de la culture. Il a salué leur « mobilisation et leur engagement pour la promotion du patrimoine culturel de la région de San d’une part, et d’autre part, celle du Mali. » Il a tenu à exprimer « singulièrement (ses) chaleureuses félicitations au directeur régional de la culture pour (son) engagement dans l’organisation de cette phrase régionale. » Selon lui, il n’y a ni gagnant, ni perdant, c’est toute la Région de San qui gagne. Il a invité les populations de la région « à se mobiliser derrière la troupe régionale dont l’objectif est de se hisser sur le podium et conserver le premier rang obtenu en 2023 à Mopti, dans la discipline danse traditionnelle. » Auparavant, il y a eu la remise de prix et d’attestations de reconnaissance aux troupes participantes. NC/MD (AMAP)
Bougouni : Phase régionale de la biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025
Bougouni, 25 sept (AMAP) La phase régionale de la Biennale artistique et culturelle « Tombouctou 2025 » de Bougouni (Centre) a commencé jeudi 25 septembre 2025, mettant compétition les acteurs des dix Cercles de la région, lors d’une cérémonie sous la présidence du gouverneur, le général de Brigade, Ousmane Wélé, au stade omnisports Moussa Diakité dit Uta. Cet évènement culturel d’envergure nationale a été placée sous le signe de l’année de la Culture décrétée par le président de la Transition, le général d’Armée, Assimi Goita. Cette rencontre du donner et du recevoir dans le domaine cultuel a été marquée par la présence du Président de Conseil économique social, environnemental et culturel (CESEC), Yacouba Katilé, ainsi que celui des dix préfets des Cercles de Bougouni, des membres du cabinet du gouverneur, des autorités politiques et des acteurs de la société civile. Les acteurs ont donné le ton à travers des prestations d’artistes de la Région de Bougouni sur des thèmes sur les valeurs culturelles de notre pays, tout en rappelant dans leur contenu, notre appartenance à la Confédération des Etats du Sahel AES. Ils ont aussi rendu hommage au président de la Transition, pour un Mali souverain, dans un contexte marqué à la fois par des défis multiformes et un soutien renouvelé aux forces de défense et de sécurité dans leur mission. La Biennale artistique et culturelle constitue ainsi un cadre privilégié d’expression et de valorisation de nos richesses culturelles. Elle se veut un espace de rencontre, de partage et de compétition saine entre Bougouni, Yanfolila, Kolondieba, Garalo, Koumantou, Sélingué, Ouelessebougou, Kadiana, Fakola et Dogo. Après les mots de bienvenue du maire de la Commune urbaine de Bougouni, Karim Sangaré, les troupes des dix cercles ont impressionné par un défilé dont le public s’est émerveillé, impatient de découvrir la diversité culturelle qui lui sera offerte durant cinq nuits. Le chef de l’Exécutif régional s’est, ensuite, adressé aux populations de la Région de Bougouni en leur exprimant sa fierté renouvelée, après la tenue des phases locales qui traduisent l’importance que « nous accordons à la culture, facteur de cohésion sociale, d’unité et de développement dans notre région et sur l’ensemble du territoire national. » Dans son discours, le gouverneur a rappelé que la Région de Bougouni, forte de sa jeunesse, de ses artistes de grande qualité et de renommée, de ses troupes et de ses acteurs culturels, « a toujours occupé une place éminente dans l’histoire culturelle du Mali. » Cela a ainsi fait d’elle une région pourvoyeuse de talents aux troupes de la Région de Sikasso, de 1962 à 2017. Ce qui a permis à la nouvelle Région de Bougouni, 15e région administrative du Mali, de se hisser à la deuxième place du classement général, lors de la Biennale 2023 tenue à Mopti (Centre) dans la Venise malienne. Selon le gouverneur, l’esprit de la biennale n’est pas seulement de la compétition mais, aussi et surtout, la célébration de notre patrimoine commun, avec des prestations qui traduisent l’authenticité, la richesse et la beauté de nos traditions. De ce fait, les dix cercles concouront dans des disciplines aussi riches et variées que le solo de chant, la danse traditionnelle, l’ensemble instrumental traditionnel et la pièce de théâtre. Pour conclure, le gouverneur a invité les acteurs à faire preuve de discipline, de fair-play et de créativité tout au long de cette phase régionale de la Biennale qui n’est pas seulement une compétition mais, surtout, la célébration de notre patrimoine commun. « Notre objectif est de remporter la phase nationale de la Biennale artistique et culturelle au soir du 28 décembre 2025 depuis la Citée des 333 saints, après une deuxième place que nous détenons de l’édition Mopti 2023 », a dit le général de brigade Ousmane Wélé. Il a fait observer une minute de silence à la mémoire de feu Boubou Cabeuil, président de la Société civile de Bougouni, enseignant en poste à l’Académie d’enseignement (AE) de Bougouni. Il s’est éteint aux premières heures de ce 25 septembre 2025. La première nuit de compétition a offert de belles prestations des troupes de Bougouni et de Ouelessebougou. Les compétitions se poursuivent jusqu’au lundi 29 septembre 2025 à la salle Adja Déni Diakité de Bougouni. BHT/MD (AMAP)
Le Festival international de la cuisine africaine de Bamako aura lieu du 2 au 5 octobre prochain au Palais de la Culture
Bamako, 25 sept (AMAP) La 3e édition du Festival international de la cuisine africaine de Bamako (FICAB), se tiendra, du 2 au 5 octobre 2025, a annoncé, jeudi, lors d’un point de presse, la promotrice et présidente du FICAB, Mme Traoré Oumou Traoré. Mme Oumou Traoré a expliqué que cette édition est placée sous le haut patronage du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, et sous le thème « le culinaire local, au cœur du développement transversal pour la sécurité alimentaire, la souveraineté nationale et la stabilité durable, dans les Etats de l’UEMOA et de la Sous-région sahélienne/Alliance des Etats du Sahel ». La présidente du FICAB a précisé que l’événement contribuera efficacement aux solutions des maux du secteur de l’alimentation quotidienne, sur les chantiers de transformation constructive du Mali Kura, pour une meilleure transmission durable, avec l’atteinte des objectifs du Mali, de l’AES et de l’UEMOA. Pour sa part, le représentant du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Djibril Niaré, il a souligné que cette activité permet de valoriser notre Culture. Et a fait noter que l’événement cadre bien avec les priorités du gouvernement. ST/MD (AMAP)
Djenné : La ville où tous les vœux sont exaucés
Envoyée spéciale Anta CISSE Djenné, 9 sept (AMAP) À Djenné, cité millénaire et haut lieu spirituel du Mali, le Maouloud n’est pas une simple fête religieuse. C’est un moment de ferveur, de communion et d’espérance au cours duquel, chaque fidèle vient transmet ses vœux à Allah. Dans cette ville sainte, considérée comme l’une des premières à avoir célébré le Maouloud, la tradition se perpétue depuis des siècles. Depuis le début du mois, la ville se transforme. Les zikr (chants religieux), les invocations et les prières s’élèvent des mosquées et des foyers. Après la prière de Safo (20h jusqu’à 23h), les habitants entendent la ville résonner de chants aux noms d’Allah et de récitations du Coran dans les ruelles, donnant à l’atmosphère une dimension mystique. La naissance du Prophète Mohamed (PSL) est célébrée le 12 du mois, suivie du baptême le 17, deux dates phares qui rythment la ferveur religieuse locale. Selon Boubacar Thera, fils de Djenné et marabout, avant, le Maouloud n’était fêté qu’ici. Tout commençait dans un seul vestibule mais, aujourd’hui, plus de quarante lieux vibrent au rythme des zikr, des invocations et des prières. « Cependant, l’insécurité actuelle a freiné l’affluence, privant la ville d’une partie de son éclat, même si la ferveur, elle, demeure intacte », dit notre interlocuteur. Chaque année, les fidèles viennent de partout. Ibrahima Kontao, résident à Bamako, ne manque jamais le rendez-vous : « Djenné est une référence en matière de religion. Revenir ici, c’est raviver mes souvenirs et me rapprocher davantage de ma foi. » La fête est aussi porteuse d’espoir pour des fidèles en quête de grâces particulières. Fatoumata, une quadragénaire venue du Burkina Faso. « Je viens à Djenné depuis plus de dix ans pour demander à Allah le don d’un enfant. Même si ce n’est pas encore arrivé, chaque visite rallume en moi une nouvelle espérance », dit-elle. « Je viens chaque année pour bénir mon commerce et conjurer le mauvais œil », explique Mamadou Coulibaly, commerçant d’un village voisin. Sur son vélo, il parcourt des kilomètres pour rejoindre Djenné, espérant voir prospérer sa petite échoppe de vêtements. Dans les familles, l’organisation est tout aussi minutieuse. Chez les Cissé, le patriarche dresse une longue liste de prénoms confiés aux bénédictions nocturnes, suivies de la récitation du Coran et de l’immolation d’un taureau. Pour Ousmane Cissé, le plus jeune de la famille, ce moment est le plus attendu. « Le zikr est comme une drogue spirituelle, un plaisir mêlé d’utilité », dit-il, tout heureux. Une jeune dame venue de Bamako, ayant requis l’anonymat, confie qu’elle n’avait pas une idée de l’ampleur du Maouloud à Djenné, car elle n’avait pas l’habitude de le célébrer. C’est en appelant son frère pour l’informer de sa visite avec ses enfants qu’elle a appris l’existence de cette tradition. Une fois sur place, on lui a dressé une liste des mosquées à visiter, des lieux saints à découvrir et des zikr à accomplir. Djenné n’attire pas seulement les fidèles des villages et des grandes villes du Mali. Elle reçoit aussi ceux de la diaspora. Mohamed Touré, installé en Italie depuis plusieurs années, en est un exemple. « Après avoir traversé tant d’épreuves pour atteindre l’Europe et travaillé dur pendant cinq ans, je n’ai jamais oublié ma promesse de revenir à Djenné pour remercier Allah. Cette année, j’ai enfin pu rentrer. Je suis venu commémorer le Maouloud et exprimer ma reconnaissance », se réjouit-il. Au-delà de la dimension spirituelle, le Maouloud stimule également l’économie locale. Les petits hôtels affichent complet, les boutiques et marchés connaissent une activité accrue, même si l’affluence reste moindre que dans les années passées. Les commerçants, comme les fidèles, espèrent que cette fête bénie apportera prospérité et stabilité. AC/MD (AMAP)
Macina : Réunion préparatoire de la Semaine régionale artistique et culturelle
Macina, 04 sept (AMAP) Une rencontre du préfet de Macina (Centre), Albaraka Ag Amarizag, avec les acteurs et partenaires, s’est tenue, jeudi, sur la préparation de la Semaine régionale artistique et culturelle Ségou du 16 au 20 septembre Le préfet à rencontré d’abord, dans la matinée, la troupe artistique et culturelle et son encadrement dans la salle de conférence de la mairie, Accompagné des chefs de service techniques impliqué, il a donné des conseils et les a sensibilisés « afin de réussir le pari de l’organisation et une participation de qualité à cette fête. » Le porte-parole des acteurs est intervenu pour assurer l’administration qu’ils donneront « le meilleur d’eux-mêmes en vue de rehausser la culture de Macina dans toutes sa diversité. » Il a, cependant, attiré l’attention des autorités sur leur prise en charge totale durant l’internat et le séjour à Ségou La seconde rencontre avec les forces vives et partenaires a porté sur la mobilisation des ressources nécessaires pour l’organisation et la participation jusqu’à de Ségou. Un soutien est demandé à tous sans exception : organisation de la Société civile, services techniques ainsi que les hommes et femmes de bonne volonté. Sur place, on a pu collecter un peu d’argent et sacs de Paddy. La quête continue. Sept sous-commissions ont été créées (accueil et hébergement, finances, arts et culture, transport de la délégation, sous-commissions presse et information, santé, sécurité) DG/MD (AMAP)
Lancement officiel de la 5ème édition du Salon international de l’artisanat du Mali (SIAMA)
Bamako, 4 septembre (AMAP) Le Centre international de conférences de Bamako (CICB) a accueilli, ce jeudi, le lancement officiel de la 5ème édition du Salon international de l’artisanat du Mali (SIAMA) dont le budget prévisionnel s’élève à 793 millions de Fcfa, financé par l’État, le sponsor officiel et des partenaires comme la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM). Le salon accueillera environ 20 pays, majoritairement africains et attend 219 351 visiteurs. Le site offrira 540 stands climatisés, 120 stands ordinaires et 50 espaces dédiés à la restauration.Un programme riche et diversifié « C’est l’espace de célébration de l’unité nationale et de notre identité, un hommage à l’héritage ancestral et au savoir-faire traditionnel », a déclaré Mamou Daffé, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme. Organisé par le ministère en charge de l’Artisanat, en collaboration avec l’Assemblée permanente des chambres de métiers du Mali (APCMM) et les Organisations professionnelles d’artisans (OPA), le SIAMA 2025 se tiendra du 27 novembre au 7 décembre 2025 au Parc des expositions de Bamako. Placé sous le haut patronage du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, , cet événement s’inscrit dans le cadre de l’année de la Culture, avec pour thème : « Artisanat, facteur de développement et de sauvegarde de notre identité culturelle ». Le Burkina Faso et le Niger en seront les pays invités d’honneur. Le SIAMA constitue une vitrine majeure pour la créativité et la compétitivité de l’artisanat africain. « L’objectif général du SIAMA est de créer un cadre de promotion des produits artisanaux maliens », a expliqué Mamadou Minkoro Traoré, président de l’APCMM et Commissaire général du salon. Parmi les ambitions spécifiques figurent la stimulation de l’innovation, la valorisation des savoir-faire locaux, la promotion des jeunes talents et l’encouragement de la consommation des produits artisanaux. Cette édition mettra, particulièrement, en lumière la transformation des métaux, notamment pour la fabrication de meubles, de mobiliers de bureau et de machines agricoles. Le SIAMA 2025 proposera une exposition-vente, des panels de haut niveau, des ateliers thématiques, des défilés de mode, des animations socioculturelles, un circuit touristique et une soirée de gala pour récompenser les lauréats. Des compétitions entre régions, jeunes talents ecréateurs confirmés, ainsi que des rencontres B to B et des conférences, enrichiront l’événement. Le ministre Mamou Daffé a souligné l’importance économique et culturelle de l’artisanat, qui représente 24 % du Produit intérieur brut (PIB) national et mobilise plus de 40 % de la population active. « Promouvoir l’artisanat, c’est soutenir le peuple, c’est soutenir le Mali » Cette édition marque, également, une étape dans la stratégie de promotion de la consommation locale, avec une mobilisation des commandes publiques pour stimuler l’économie. Elle insiste sur la nécessité pour les artisans de s’organiser avec rigueur pour répondre à ces opportunités avec qualité et professionnalisme. Ses organisateurs présentent le SIAMA 2025 comme un rendez-vous incontournable pour célébrer l’âme du Mali et renforcer son positionnement comme pilier de l’artisanat ouest-africain. Ils ont invité les médias à en assurer une couverture optimale. OS/MD (AMAP)
Mopti : Des journées culturelles des pêcheurs du Delta central du Niger pour soutenir les autorités de la Transition.
Mopti, 31 août (AMAP Les journées culturelles des communautés de pêcheurs du Delta central du Niger, initiées par la Plateforme des pêcheurs du Delta central du Niger (PANEPAM), en partenariat avec la Commission développement rural du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) se sont déroulées les 30 et 31 août 2025. Un des temps des activités des journées culturelles a été la démonstration du savoir-faire des communautés pêcheurs sur le fleuve Bani, à travers une course de pirogue le dimanche 31 août. Cette course a mis en compétition une dizaine d’embarcations venues de tous le Delta dont trois pirogues conduites par des femmes en levée de rideau. La pirogue de Sabéla, qui porte le nom du général d’Armée Assimi Goita ,est arrivée en tête de peloton, suivie de celle de Djébétaga au nom du président du CESEC, Yacouba Katilé, et la pirogue de la plateforme PANEMA a complété le podium. Ces journées culturelles, en soutien aux autorités de la Transition malienne, s’inscrivent dans le cadre de la célébration de l’année de la Culture décrétée par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita. Placées sous la présidence du chef de l’Etat et parrainé par le président du CESEC, Yacouba Katilé, les journées culturelles des pêcheurs ont, aussi, été mises à profit pour célébrer la distinction de Chevalier de l’ordre national du Mali dont Abdoulaye Kontao 2 ème secrétaire du CESEC, président de la plateforme PANEPAM, natif de Mo, ptiest récipiendaire. Le démarrage des activités était présidé par le général de brigade Daouda Dembélé, gouverneur de la Région de Mopti représentant le président de la république. C’était en présence du parrain, Yacouba Katilé, président du CESEC et secrétaire général de la plus grande centrale syndicale ( UNTM), de Mme Katilé Hadiaratou Sène, présidente du Réseau des organisations de la citoyenneté participative (ROCP), invitée d’honneur de l’évènement et de plusieurs hautes personnalités. Cette cérémonie a été marquée par les traditionnelles mots de bienvenue du maire de la Commune urbaine de Mopti, Issa Kanssaye, qui, au nom des populations de Mopti, a salué l’initiative des communautés de pêcheurs du Mali et rendu hommage à Abdoulaye Kontao pour sa distinction. Cette distinction, selon lui, « est la reconnaissance de la nation envers un homme qui a dédié sa vie à promouvoir la paix sociale et à défendre les valeurs républicaines. » Le parrain, Yacouba Katilé, s’est réjoui de l’honneur fait à sa personne. « La culture est, par essence, un moteur de développement social et un outil redoutable de paix. J’exhorte, ici et maintenant, les populations de Mopti à renforcer sans relâche la cohésion sociale et l’unité nationale », a-t-il lancé. Le président Katilé a indiqué que « le CESEC, creuset des forces sociales et productives, adhère pleinement et accompagne toutes les initiatives qui visent à promouvoir le développement socio-économique et culturel du Mali. » Avant de lancer l’évènement, le gouverneur de la Région, représentant le président de la Transition, au nom du général d’Armée Assimi Goita, a salué « la mobilisation massive des populations, toute chose qui dénote de l’importance qu’elles accordent à notre culture. » Il a félicité Abdoulaye Kontao, 2e secrétaire du CESEC qui est, selon lui, « un exemple à suivre pour sa consécration, résultat de la détermination en faveur des pêcheurs du Delta. » Il a aussi saisi l’occasion pour saluer la tenue de ces journées culturelles des communautés pêcheurs qui « restent, aussi, pour nous un moyen de mieux sensibiliser les communautés locales sur les enjeux de la conservation du patrimoine culturel. » Abdoulaye Kontao a salué et remercié le président du CESEC, sa délégation et les autorités régionales pour leur accompagnement qui a permis à la Plateforme et la Commission développement rural du CESEC « de réussir les Journées culturelles. DC/MD (AMAP)

