Bougouni : Phase régionale de la biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025
Bougouni, 25 sept (AMAP) La phase régionale de la Biennale artistique et culturelle « Tombouctou 2025 » de Bougouni (Centre) a commencé jeudi 25 septembre 2025, mettant compétition les acteurs des dix Cercles de la région, lors d’une cérémonie sous la présidence du gouverneur, le général de Brigade, Ousmane Wélé, au stade omnisports Moussa Diakité dit Uta. Cet évènement culturel d’envergure nationale a été placée sous le signe de l’année de la Culture décrétée par le président de la Transition, le général d’Armée, Assimi Goita. Cette rencontre du donner et du recevoir dans le domaine cultuel a été marquée par la présence du Président de Conseil économique social, environnemental et culturel (CESEC), Yacouba Katilé, ainsi que celui des dix préfets des Cercles de Bougouni, des membres du cabinet du gouverneur, des autorités politiques et des acteurs de la société civile. Les acteurs ont donné le ton à travers des prestations d’artistes de la Région de Bougouni sur des thèmes sur les valeurs culturelles de notre pays, tout en rappelant dans leur contenu, notre appartenance à la Confédération des Etats du Sahel AES. Ils ont aussi rendu hommage au président de la Transition, pour un Mali souverain, dans un contexte marqué à la fois par des défis multiformes et un soutien renouvelé aux forces de défense et de sécurité dans leur mission. La Biennale artistique et culturelle constitue ainsi un cadre privilégié d’expression et de valorisation de nos richesses culturelles. Elle se veut un espace de rencontre, de partage et de compétition saine entre Bougouni, Yanfolila, Kolondieba, Garalo, Koumantou, Sélingué, Ouelessebougou, Kadiana, Fakola et Dogo. Après les mots de bienvenue du maire de la Commune urbaine de Bougouni, Karim Sangaré, les troupes des dix cercles ont impressionné par un défilé dont le public s’est émerveillé, impatient de découvrir la diversité culturelle qui lui sera offerte durant cinq nuits. Le chef de l’Exécutif régional s’est, ensuite, adressé aux populations de la Région de Bougouni en leur exprimant sa fierté renouvelée, après la tenue des phases locales qui traduisent l’importance que « nous accordons à la culture, facteur de cohésion sociale, d’unité et de développement dans notre région et sur l’ensemble du territoire national. » Dans son discours, le gouverneur a rappelé que la Région de Bougouni, forte de sa jeunesse, de ses artistes de grande qualité et de renommée, de ses troupes et de ses acteurs culturels, « a toujours occupé une place éminente dans l’histoire culturelle du Mali. » Cela a ainsi fait d’elle une région pourvoyeuse de talents aux troupes de la Région de Sikasso, de 1962 à 2017. Ce qui a permis à la nouvelle Région de Bougouni, 15e région administrative du Mali, de se hisser à la deuxième place du classement général, lors de la Biennale 2023 tenue à Mopti (Centre) dans la Venise malienne. Selon le gouverneur, l’esprit de la biennale n’est pas seulement de la compétition mais, aussi et surtout, la célébration de notre patrimoine commun, avec des prestations qui traduisent l’authenticité, la richesse et la beauté de nos traditions. De ce fait, les dix cercles concouront dans des disciplines aussi riches et variées que le solo de chant, la danse traditionnelle, l’ensemble instrumental traditionnel et la pièce de théâtre. Pour conclure, le gouverneur a invité les acteurs à faire preuve de discipline, de fair-play et de créativité tout au long de cette phase régionale de la Biennale qui n’est pas seulement une compétition mais, surtout, la célébration de notre patrimoine commun. « Notre objectif est de remporter la phase nationale de la Biennale artistique et culturelle au soir du 28 décembre 2025 depuis la Citée des 333 saints, après une deuxième place que nous détenons de l’édition Mopti 2023 », a dit le général de brigade Ousmane Wélé. Il a fait observer une minute de silence à la mémoire de feu Boubou Cabeuil, président de la Société civile de Bougouni, enseignant en poste à l’Académie d’enseignement (AE) de Bougouni. Il s’est éteint aux premières heures de ce 25 septembre 2025. La première nuit de compétition a offert de belles prestations des troupes de Bougouni et de Ouelessebougou. Les compétitions se poursuivent jusqu’au lundi 29 septembre 2025 à la salle Adja Déni Diakité de Bougouni. BHT/MD (AMAP)
Le Festival international de la cuisine africaine de Bamako aura lieu du 2 au 5 octobre prochain au Palais de la Culture
Bamako, 25 sept (AMAP) La 3e édition du Festival international de la cuisine africaine de Bamako (FICAB), se tiendra, du 2 au 5 octobre 2025, a annoncé, jeudi, lors d’un point de presse, la promotrice et présidente du FICAB, Mme Traoré Oumou Traoré. Mme Oumou Traoré a expliqué que cette édition est placée sous le haut patronage du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, et sous le thème « le culinaire local, au cœur du développement transversal pour la sécurité alimentaire, la souveraineté nationale et la stabilité durable, dans les Etats de l’UEMOA et de la Sous-région sahélienne/Alliance des Etats du Sahel ». La présidente du FICAB a précisé que l’événement contribuera efficacement aux solutions des maux du secteur de l’alimentation quotidienne, sur les chantiers de transformation constructive du Mali Kura, pour une meilleure transmission durable, avec l’atteinte des objectifs du Mali, de l’AES et de l’UEMOA. Pour sa part, le représentant du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Djibril Niaré, il a souligné que cette activité permet de valoriser notre Culture. Et a fait noter que l’événement cadre bien avec les priorités du gouvernement. ST/MD (AMAP)
Djenné : La ville où tous les vœux sont exaucés
Envoyée spéciale Anta CISSE Djenné, 9 sept (AMAP) À Djenné, cité millénaire et haut lieu spirituel du Mali, le Maouloud n’est pas une simple fête religieuse. C’est un moment de ferveur, de communion et d’espérance au cours duquel, chaque fidèle vient transmet ses vœux à Allah. Dans cette ville sainte, considérée comme l’une des premières à avoir célébré le Maouloud, la tradition se perpétue depuis des siècles. Depuis le début du mois, la ville se transforme. Les zikr (chants religieux), les invocations et les prières s’élèvent des mosquées et des foyers. Après la prière de Safo (20h jusqu’à 23h), les habitants entendent la ville résonner de chants aux noms d’Allah et de récitations du Coran dans les ruelles, donnant à l’atmosphère une dimension mystique. La naissance du Prophète Mohamed (PSL) est célébrée le 12 du mois, suivie du baptême le 17, deux dates phares qui rythment la ferveur religieuse locale. Selon Boubacar Thera, fils de Djenné et marabout, avant, le Maouloud n’était fêté qu’ici. Tout commençait dans un seul vestibule mais, aujourd’hui, plus de quarante lieux vibrent au rythme des zikr, des invocations et des prières. « Cependant, l’insécurité actuelle a freiné l’affluence, privant la ville d’une partie de son éclat, même si la ferveur, elle, demeure intacte », dit notre interlocuteur. Chaque année, les fidèles viennent de partout. Ibrahima Kontao, résident à Bamako, ne manque jamais le rendez-vous : « Djenné est une référence en matière de religion. Revenir ici, c’est raviver mes souvenirs et me rapprocher davantage de ma foi. » La fête est aussi porteuse d’espoir pour des fidèles en quête de grâces particulières. Fatoumata, une quadragénaire venue du Burkina Faso. « Je viens à Djenné depuis plus de dix ans pour demander à Allah le don d’un enfant. Même si ce n’est pas encore arrivé, chaque visite rallume en moi une nouvelle espérance », dit-elle. « Je viens chaque année pour bénir mon commerce et conjurer le mauvais œil », explique Mamadou Coulibaly, commerçant d’un village voisin. Sur son vélo, il parcourt des kilomètres pour rejoindre Djenné, espérant voir prospérer sa petite échoppe de vêtements. Dans les familles, l’organisation est tout aussi minutieuse. Chez les Cissé, le patriarche dresse une longue liste de prénoms confiés aux bénédictions nocturnes, suivies de la récitation du Coran et de l’immolation d’un taureau. Pour Ousmane Cissé, le plus jeune de la famille, ce moment est le plus attendu. « Le zikr est comme une drogue spirituelle, un plaisir mêlé d’utilité », dit-il, tout heureux. Une jeune dame venue de Bamako, ayant requis l’anonymat, confie qu’elle n’avait pas une idée de l’ampleur du Maouloud à Djenné, car elle n’avait pas l’habitude de le célébrer. C’est en appelant son frère pour l’informer de sa visite avec ses enfants qu’elle a appris l’existence de cette tradition. Une fois sur place, on lui a dressé une liste des mosquées à visiter, des lieux saints à découvrir et des zikr à accomplir. Djenné n’attire pas seulement les fidèles des villages et des grandes villes du Mali. Elle reçoit aussi ceux de la diaspora. Mohamed Touré, installé en Italie depuis plusieurs années, en est un exemple. « Après avoir traversé tant d’épreuves pour atteindre l’Europe et travaillé dur pendant cinq ans, je n’ai jamais oublié ma promesse de revenir à Djenné pour remercier Allah. Cette année, j’ai enfin pu rentrer. Je suis venu commémorer le Maouloud et exprimer ma reconnaissance », se réjouit-il. Au-delà de la dimension spirituelle, le Maouloud stimule également l’économie locale. Les petits hôtels affichent complet, les boutiques et marchés connaissent une activité accrue, même si l’affluence reste moindre que dans les années passées. Les commerçants, comme les fidèles, espèrent que cette fête bénie apportera prospérité et stabilité. AC/MD (AMAP)
Macina : Réunion préparatoire de la Semaine régionale artistique et culturelle
Macina, 04 sept (AMAP) Une rencontre du préfet de Macina (Centre), Albaraka Ag Amarizag, avec les acteurs et partenaires, s’est tenue, jeudi, sur la préparation de la Semaine régionale artistique et culturelle Ségou du 16 au 20 septembre Le préfet à rencontré d’abord, dans la matinée, la troupe artistique et culturelle et son encadrement dans la salle de conférence de la mairie, Accompagné des chefs de service techniques impliqué, il a donné des conseils et les a sensibilisés « afin de réussir le pari de l’organisation et une participation de qualité à cette fête. » Le porte-parole des acteurs est intervenu pour assurer l’administration qu’ils donneront « le meilleur d’eux-mêmes en vue de rehausser la culture de Macina dans toutes sa diversité. » Il a, cependant, attiré l’attention des autorités sur leur prise en charge totale durant l’internat et le séjour à Ségou La seconde rencontre avec les forces vives et partenaires a porté sur la mobilisation des ressources nécessaires pour l’organisation et la participation jusqu’à de Ségou. Un soutien est demandé à tous sans exception : organisation de la Société civile, services techniques ainsi que les hommes et femmes de bonne volonté. Sur place, on a pu collecter un peu d’argent et sacs de Paddy. La quête continue. Sept sous-commissions ont été créées (accueil et hébergement, finances, arts et culture, transport de la délégation, sous-commissions presse et information, santé, sécurité) DG/MD (AMAP)
Lancement officiel de la 5ème édition du Salon international de l’artisanat du Mali (SIAMA)
Bamako, 4 septembre (AMAP) Le Centre international de conférences de Bamako (CICB) a accueilli, ce jeudi, le lancement officiel de la 5ème édition du Salon international de l’artisanat du Mali (SIAMA) dont le budget prévisionnel s’élève à 793 millions de Fcfa, financé par l’État, le sponsor officiel et des partenaires comme la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM). Le salon accueillera environ 20 pays, majoritairement africains et attend 219 351 visiteurs. Le site offrira 540 stands climatisés, 120 stands ordinaires et 50 espaces dédiés à la restauration.Un programme riche et diversifié « C’est l’espace de célébration de l’unité nationale et de notre identité, un hommage à l’héritage ancestral et au savoir-faire traditionnel », a déclaré Mamou Daffé, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme. Organisé par le ministère en charge de l’Artisanat, en collaboration avec l’Assemblée permanente des chambres de métiers du Mali (APCMM) et les Organisations professionnelles d’artisans (OPA), le SIAMA 2025 se tiendra du 27 novembre au 7 décembre 2025 au Parc des expositions de Bamako. Placé sous le haut patronage du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, , cet événement s’inscrit dans le cadre de l’année de la Culture, avec pour thème : « Artisanat, facteur de développement et de sauvegarde de notre identité culturelle ». Le Burkina Faso et le Niger en seront les pays invités d’honneur. Le SIAMA constitue une vitrine majeure pour la créativité et la compétitivité de l’artisanat africain. « L’objectif général du SIAMA est de créer un cadre de promotion des produits artisanaux maliens », a expliqué Mamadou Minkoro Traoré, président de l’APCMM et Commissaire général du salon. Parmi les ambitions spécifiques figurent la stimulation de l’innovation, la valorisation des savoir-faire locaux, la promotion des jeunes talents et l’encouragement de la consommation des produits artisanaux. Cette édition mettra, particulièrement, en lumière la transformation des métaux, notamment pour la fabrication de meubles, de mobiliers de bureau et de machines agricoles. Le SIAMA 2025 proposera une exposition-vente, des panels de haut niveau, des ateliers thématiques, des défilés de mode, des animations socioculturelles, un circuit touristique et une soirée de gala pour récompenser les lauréats. Des compétitions entre régions, jeunes talents ecréateurs confirmés, ainsi que des rencontres B to B et des conférences, enrichiront l’événement. Le ministre Mamou Daffé a souligné l’importance économique et culturelle de l’artisanat, qui représente 24 % du Produit intérieur brut (PIB) national et mobilise plus de 40 % de la population active. « Promouvoir l’artisanat, c’est soutenir le peuple, c’est soutenir le Mali » Cette édition marque, également, une étape dans la stratégie de promotion de la consommation locale, avec une mobilisation des commandes publiques pour stimuler l’économie. Elle insiste sur la nécessité pour les artisans de s’organiser avec rigueur pour répondre à ces opportunités avec qualité et professionnalisme. Ses organisateurs présentent le SIAMA 2025 comme un rendez-vous incontournable pour célébrer l’âme du Mali et renforcer son positionnement comme pilier de l’artisanat ouest-africain. Ils ont invité les médias à en assurer une couverture optimale. OS/MD (AMAP)
Mopti : Des journées culturelles des pêcheurs du Delta central du Niger pour soutenir les autorités de la Transition.
Mopti, 31 août (AMAP Les journées culturelles des communautés de pêcheurs du Delta central du Niger, initiées par la Plateforme des pêcheurs du Delta central du Niger (PANEPAM), en partenariat avec la Commission développement rural du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) se sont déroulées les 30 et 31 août 2025. Un des temps des activités des journées culturelles a été la démonstration du savoir-faire des communautés pêcheurs sur le fleuve Bani, à travers une course de pirogue le dimanche 31 août. Cette course a mis en compétition une dizaine d’embarcations venues de tous le Delta dont trois pirogues conduites par des femmes en levée de rideau. La pirogue de Sabéla, qui porte le nom du général d’Armée Assimi Goita ,est arrivée en tête de peloton, suivie de celle de Djébétaga au nom du président du CESEC, Yacouba Katilé, et la pirogue de la plateforme PANEMA a complété le podium. Ces journées culturelles, en soutien aux autorités de la Transition malienne, s’inscrivent dans le cadre de la célébration de l’année de la Culture décrétée par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita. Placées sous la présidence du chef de l’Etat et parrainé par le président du CESEC, Yacouba Katilé, les journées culturelles des pêcheurs ont, aussi, été mises à profit pour célébrer la distinction de Chevalier de l’ordre national du Mali dont Abdoulaye Kontao 2 ème secrétaire du CESEC, président de la plateforme PANEPAM, natif de Mo, ptiest récipiendaire. Le démarrage des activités était présidé par le général de brigade Daouda Dembélé, gouverneur de la Région de Mopti représentant le président de la république. C’était en présence du parrain, Yacouba Katilé, président du CESEC et secrétaire général de la plus grande centrale syndicale ( UNTM), de Mme Katilé Hadiaratou Sène, présidente du Réseau des organisations de la citoyenneté participative (ROCP), invitée d’honneur de l’évènement et de plusieurs hautes personnalités. Cette cérémonie a été marquée par les traditionnelles mots de bienvenue du maire de la Commune urbaine de Mopti, Issa Kanssaye, qui, au nom des populations de Mopti, a salué l’initiative des communautés de pêcheurs du Mali et rendu hommage à Abdoulaye Kontao pour sa distinction. Cette distinction, selon lui, « est la reconnaissance de la nation envers un homme qui a dédié sa vie à promouvoir la paix sociale et à défendre les valeurs républicaines. » Le parrain, Yacouba Katilé, s’est réjoui de l’honneur fait à sa personne. « La culture est, par essence, un moteur de développement social et un outil redoutable de paix. J’exhorte, ici et maintenant, les populations de Mopti à renforcer sans relâche la cohésion sociale et l’unité nationale », a-t-il lancé. Le président Katilé a indiqué que « le CESEC, creuset des forces sociales et productives, adhère pleinement et accompagne toutes les initiatives qui visent à promouvoir le développement socio-économique et culturel du Mali. » Avant de lancer l’évènement, le gouverneur de la Région, représentant le président de la Transition, au nom du général d’Armée Assimi Goita, a salué « la mobilisation massive des populations, toute chose qui dénote de l’importance qu’elles accordent à notre culture. » Il a félicité Abdoulaye Kontao, 2e secrétaire du CESEC qui est, selon lui, « un exemple à suivre pour sa consécration, résultat de la détermination en faveur des pêcheurs du Delta. » Il a aussi saisi l’occasion pour saluer la tenue de ces journées culturelles des communautés pêcheurs qui « restent, aussi, pour nous un moyen de mieux sensibiliser les communautés locales sur les enjeux de la conservation du patrimoine culturel. » Abdoulaye Kontao a salué et remercié le président du CESEC, sa délégation et les autorités régionales pour leur accompagnement qui a permis à la Plateforme et la Commission développement rural du CESEC « de réussir les Journées culturelles. DC/MD (AMAP)
Mopti : Organisation de la phase régionale de la Biennale artistique et culturelle
Mopti, 30 août (AMAP) La Commission régionale d’organisation de la Biennale a tenu sa première réunion de prise de contact et d’information, vendredi dernier, dans la salle de conférence du gouvernorat, sous la présidence du directeur de cabinet du gouverneur de Mopti (Centre), Mamadou Seydou Diarra, a constaté l’AMAP. Après l’organisation réussie de la phase locale dans la Région de Mopti, es autorités administratives et politiques de la région sont engagées à relever le défi de la phase régionale qui vise à soutenir la recherche et la création dans le domaine artistique et culturel et la détection de jeunes talents artistique et culturel, pour préparer la phase nationale. Dans son intervention de cadrage, M. Diarra, en présence du directeur régional de la culture de Mopti, Moussa Guindo. après avoir félicité les membres pour le choix porté sur eux pour cette mission, a expliqué le rôle et la responsabilité de chacun dans le processus. Il a rappelé que la Biennale artistique et culturelle et les différentes étapes d’organisation sont des occasions de « sursaut patriotique pour plus d’implication dans la construction et la consolidation de la 4ème République et. surtout. dans le processus de développement endogène et d’appropriation des valeurs et principes qui guident l’action publique au Mali. » Ces phases visent, aussi, « la sauvegarde de l’identité culturelle nationale d’où la nécessité d’une implication collective de tous a-t-il indiqué. Le directeur régional de la culture, Moussa Guindo a fait le point des préparatifs de la phase régionale qui se déroulera du 16 au 20 septembre à Mopti. Selon le responsable technique, le règlement intérieur des compétitions est élaboré, la proposition de nomination des membres du jury est à l’adoption et l’identification des structures d’acceuil des troupes effectué. Les questions de l’assistance sur la participation des quatre nouveaux cercles (Sofara, Konna Korientzé et Toguéré-Coumbé) qui n’ont pas pu organiser de phase locale et celles de compréhension ont été répondues. Des rencontres de restitution sur la repartition des tâches et le suivi du chronogramme sont planifiés pour éviter au maximum les disfonctionnements. Le Mali est dans le processus de l’organisation de la Biennale artistique et culturelle de 2025 à Tombouctou, dans le cadre de l’année de la Culture décretée par le president de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Cet espace national, qui favorise l’émergence d’une culture de paix et de citoyenneté, de cohésion sociale et d’unité nationale, se déroule en trois phases : locale, régionale et nationale mettant en compétition les formations artistiques, les artistes et créateurs des Communes, des Cercles et des Régions. DC/MD (AMAP)
Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 : Koulikoro se prépare
Koulikoro 29 août (AMAP) La Commission d’organisation de la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025, s’est réunie, vendredi, afin de faire la revue de l’édition précédente et de se fixer des objectifs pour l’échéance à venir, a constaté l’AMAP à Koulikoro. Sous la présidence du gouverneur de la Région de Koulikoro, le colonel Lamine Kapory Sanogo, cette rencontre sur les préparatifs a été une occasion pour la commission d’organisation de faire le point de la situation des phases locales et d’échanger sur l’organisation de la phase régionale le mois de septembre. Les participants ont largement discuté des initiatives en vue pour une participation. Comme le gouverneur de la région, ils ont insisté sur la nécessité de coordonner les actions pour le bon déroulement de l’événement. Le chef de l’exécutif régional a remercié les membres de la commission d’organisation pour leur détermination et leur engagement afin d’éviter le scénario de l’édition 2023, à Mopti (Centre,) lors de laquelle la Région de Koulikoro n’a remporté aucun trophée. Le colonel Lamine Kapory Sanogo a énuméré les efforts déployés par le gouvernorat pour « redynamiser à plusieurs niveaux » afin que sa région soit à la hauteur de l’événement. Il a exhorté les membres de la commission d’organisation et l’ensemble des populations de la région « à redoubler d’efforts pour que la Biennale 2025 soit une vraie réussite pour la région. » Il a appelé les Koulikorois « à l’action et à rester déterminés pour porter haut les couleurs de la Région lors de cette compétition à dimension nationale. » Les participants ont salué l’engagement de l’exécutif régional pour faire de cette rencontre culturelle à Tombouctou, une occasion d’honorer toute la Région de Koulikoro. Ils ont promis au gouverneur de faire tout leur possible « pour que la deuxième Région puisse revenir sur la scène culturelle au Mali. » Cette réunion a permis de répartir les tâches, en précisant les rôles et les responsabilités de chacun dans une synergie d’actions afin d’honorer la Région de Koulikoro. ALD/MD (AMAP)
San : Faso Baro Kènè ouvre la jeunesse sur notre culture et notre société
San, 29 août (AMAP) L’étape de San de l’espace citoyen ‘Faso Baro Kènè’ s’est déroulé, vendredi, 29 août 2025, à la Maison des jeunes, entre 09 et 12 heures, sous le thème : « Fasiya ni Bôkolo pour un Maliden Kura », a constaté l’AMAP sur place. Ces débats de culture et de société interviennent, dans les régions du Mali, dans le cadre de l’année de la Culture décrétée par le président de la Transition, le général Assimi Goïta,, visant à offrir à la jeunesse une culture du Mali Kura et à lui donner les valeurs sociétales, Ils sont organisés par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme. Selon les organisateurs, ce cadre d’échanges « met en lumière nos valeurs, nos traditions et les perspectives du Mali nouveau, dans une dynamique de vitalisation culturelle de nos terroirs. » Présidée par le gouverneur de la Région de San, le colonel-major Ousmane Sangaré, la session a été animée par Bourama Soumano et de Fadiala Keïta, communicateurs traditionnels , Aziz Traoré, leader d’opinion et modérée par Adama Jean Dembélé. Selon le gouverneur de San, le colonel-major Ousmane Sangaré, le thème « vise à façonner un nouveau type de citoyen malien ( Maliden Kura) fondé sur des qualités de bâtisseur. » « Aujourd’hui, a-t-il souligné, l’évolution du monde avec les Nouvelles technologies et l’influence grandissante d’éléments exogènes d’autres sociétés provoquent l’effritement graduel de nos valeurs sociétales, avec une influence négative sur l’éducation des enfants et des adolescents dans notre pays. » Selon lui, « le Mali est riche de sa diversité, tant sur les plans culturel, religieux que politique. Cependant, force est de constater qu’aujourd’hui, cette diversité est instrumentalisée avec son corollaire d’atteintes à l’unité nationale, à la cohésion sociale et à la paix. » Le chef de l’exécutif régional a affirmé que « la société malienne, historiquement, est fortement hiérarchisée et codifiée autour des valeurs sociétales basées sur nos traditions. » « Ces valeurs, a-t-il rappelé, peuvent être transversales à l’ensemble des groupes spécifiques. Elles constituent un socle régissant les rapports et comportement entre maliens, y compris les voies et moyens de gestion des conflits. » « Malheureusement, pense-t-il, le constat général qui se dégage est une méconnaissance criarde de ces valeurs et des déficits accrus dans leur mode de transmission mais, aussi, le manque d’orientation et de repère basé sur nos valeurs sociétales, le déficit de communication entre les parents et les enfants ou tout simplement l’effritement de l’autorité parentale, l’insuffisance dans l’encadrement et l’apprentissage à la base et la quasi disparition de l’éducation collective dans notre société. Dans son exposé, Bourama Soumano, griot et communicateur traditionnel, a fait remarquer qu’il n’est pas à San « parce qu’il maîtrise la parole mais, parce que, tout simplement, la patrie exige à ce que chacun fasse son devoir dans sa construction. » Pour lui, s’acquitter convenablement de ce devoir ne peut aller sans aimer sa culture. Il a focalisé son intervention sur la culture de la société, les origines des peuls et les ethnies avec lesquels ils ont cohabité . Fadiala Dembélé, lui aussi, griot et communicateur traditionnel, a, surtout, développé certains aspects de la culture bwa, bambara, markadialan et minianka qui peuplent la Région de San. Quant à Aziz Traoré, leader d’opinion, il a fait ressortir l’importance de l’apprentissage de nos langues nationales, lesquelles « constituent le socle de la culture. » Il a pris l’exemple du Japon, de la Chine et de la Corée du Sud, qui se sont développés en promouvant leurs langues. Le directeur national de l’artisanat, Daha Niasse, a abondé dans le même sens que le gouverneur de San mais a, surtout, insisté sur l’immatriculation des artisans au régime d’assurance volontaire de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS). Ce régime leur ouvre droit à l’Assurance maladie obligatoire (AMO), aux allocations familiales et à la pension de retraite. Le maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra, en passant par le chef du village de San, Elhadj Fousseiny Traoré et le président du Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECIOTRAD), Lassine Kouyaté, ont, tour à tour, apprécié l’organisation de cet espace d’échanges et fait des bénédictions pour la paix et le vivre ensemble au Mali. L’évènement a regroupé les autorités administratives et politiques régionales, locales et communales, les directeurs nationaux de l’artisanat, du tourisme et de l’hôtellerie, les directeurs régionaux et subrégionaux des services techniques déconcentrés de l’État et assimilés, les autorités coutumières, les leaders d’opinion, les représentants des associations de jeunes et de femmes, les chefs de villages et ou de quartiers. Il y avait, également, les représentants de la presse ainsi que la troupe de Térékoungo, qui a émerveillé les participants par ses chants et danses traditionnels. NC/MD (AMAP)
« Faso Baro Kènè » : Koutiala célèbre ses valeurs culturelles pour le Mali Kura
Koutiala, 27 août (AMAP) L’ambiance était à la fois solennelle et conviviale, mercredi, au complexe Tara d’Or II de Koutiala (Sud), à l’ouverture de la session culturelle Faso Baro Kènè, placée sous le thème : « Fasiya ni Bokolo pour une culture du Mali Kura ». Autorités administratives, leaders traditionnels et religieux, responsables d’organisations de jeunes ainsi que des acteurs de la société civile se sont retrouvés pour cette rencontre dont l’objectif était de contribuer à façonner un nouveau type de citoyen malien (Maliden Kura) doté de qualités exceptionnelles de bâtisseur. La cérémonie, présidée par le Gouverneur de la région de Koutiala, le général de Division Abdoulaye Cissé, a rassemblé un parterre de personnalités, parmi lesquelles : le préfet de Koutiala, Kéou Nioumanta, le représentant du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamary Diarra, ainsi que plusieurs figures du monde culturel dont M. Bourama Soumano, communicateur traditionnel et président du Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRAD) du Mali.\ Souhaitant la bienvenue à l’assistance, le maire de la Commune urbaine de Koutiala, Oumar Bah Dembélé, a exprimé sa reconnaissance au ministère chargé de la Culture pour cette initiative, Il a salué la présence du gouverneur et des invités, avant de rappeler le rôle fondamental de la culture. « La culture est un levier essentiel de cohésion sociale, de paix et de développement. Cet espace de dialogue et de transmission de savoirs et de valeurs traditionnelles vient à point nommé pour renforcer ces convictions partagées », a déclaré M. Dembélé. Le maire a, également, formulé le vœu que les travaux de la session se déroulent dans « la sérénité, l’esprit d’ouverture et de fraternité » et qu’ils contribuent au rayonnement du patrimoine culturel du Mali. À l’entame de son intervention, le gouverneur, le général Abdoulaye Cissé, a dit accomplir « un devoir sacré au nom des populations de Koutiala : celui de souhaiter la bienvenue à tous dans la capitale de « l’or blanc ». Il a salué les efforts du ministère chargé de la Culture, à travers ces sessions culturelles, qui instaurent un débat citoyen, d’échanges et de partage de connaissances sur la diversité des traditions du Mali et, particulièrement, celles de la région de Koutiala. Le Gouverneur a, ensuite, rappelé les défis auxquels la culture malienne est confrontée : sa méconnaissance par la jeune génération, l’influence des cultures exogènes, l’effritement des mœurs et la perte de repères, le faible niveau de conservation, de protection et de transmission du patrimoine. Selon lui, ces difficultés constituent, aujourd’hui, des obstacles à l’unité nationale, la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Il a cité la création, à travers la décision N°2025-0069/GR-KLA du 05 mars 2025, du Comité régional d’organisation du « Maaya ni Dambe Kènè » de Koutiala. « Ce cadre, a-t-il dit, permettra à la population de revisiter ses valeurs ancestrales. » « Nous sommes à une étape charnière de l’avancée de notre pays vers la paix, la sécurité et le développement et, cela passe par la valorisation de notre culture », a affirmé le général Cissé. Pour lui ces sessions contribueront au réveil patriotique des territoires à travers l’éducation civique, morale et culturelle des jeunes et des adultes, en vue d’une transformation sociale durable fondée sur les valeurs du Maaya : l’intégrité, la dignité, l’honneur, le respect du bien public, de la parole donnée, le partage et l’humanisme. Après l’ouverture officielle, un panel animé par trois figures nationales et locales a donné tout son relief à la journée, sous la modération de Tiécoura Coulibaly. Adama Kouyaté, président du RECOTRAD de Koutiala, a rappelé l’histoire des Myanka et les valeurs qu’ils incarnent, notamment la conduite et le respect mutuel. Aziz Traoré, leader d’opinion engagé dans la promotion des langues nationales, a insisté sur « la place des langues traditionnelles dans la souveraineté et le patriotisme. » Bourama Soumano, griot et communicateur traditionnel, a présenté la signification profonde du Fasiya et du Bokolo dans les sociétés traditionnelles, en soulignant leur rôle dans la préservation de l’identité et du vivre-ensemble. La rencontre s’est conclue par une séance de questions-réponses, au cours de laquelle les participants ont formulé des recommandations et la proposition de la présidente de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO) de Koutiala a particulièrement retenu l’attention : elle souhaite que le Festival “Nanpou” de Koutiala soit reconnu comme patrimoine culturel du Mali. Ce souhait, largement applaudi, illustre l’importance de ce cadre de dialogue pour valoriser les traditions locales et leur donner une place centrale dans la construction du Mali Kura. RDG/ID/MD (AMAP)

