Ouélessébougou : Les chefs traditionnels mobilisés pour la construction du Maliden Kura

Ouélessébougou, 11 Nov (AMAP) La Journée nationale des légitimités traditionnelles a été célébrée, ce mardi, au Centre féminin de formation et d’appui au développement rural de Ouélessébougou, avec comme thème, « Rôle et responsabilité des autorités et légitimités traditionnelles dans l’éducation et la construction du Maliden Kura ». Cette journée vise à faire connaitre les légitimités traditionnelles, valoriser leurs fonctions, raffermir leur ancrage dans la société et contribuer à enrichir le système de gouvernance de l’Etat. L’événement, sous la présidence du préfet, Moussa A Sagara, et en présence des sous-préfets des arrondissements, du 1er adjoint au maire ainsi que des 44 chefs de villages que compte la Commune, a réuni l’ensemble des forces vives traditionnelles, des chasseurs et des autres notables de la Commune, symbolisant l’importance du rôle des notabilités dans la cohésion sociale. Dans son discours d’ouverture, le préfet a invité les légitimités traditionnelles à « jouer pleinement leur rôle et participation pour la construction du Maliden Koura ». Il a souligné que leur proximité avec les populations fait d’elles des maillons essentiels pour le développement et la stabilité. Face à la crise du carburant que traverse le Mali, le préfet Sagara a lancé un appel à la solidarité et au respect des mesures prises par les autorités, tout en exhortant les chefs « à être des relais d’information et de sensibilisation auprès de leurs populations pour traverser cette période difficile dans la discipline collective. » Plusieurs intervenants ont pris la parole pour saluer cette initiative dont le 1er adjoint au maire de la Commune, le représentant des chefs de villages et celui des chasseurs qui ont tous exprimé leur satisfaction « de voir les autorités traditionnelles associées au processus de développement. » Ils ont, à l’unanimité, réaffirmé leur entière disponibilité et leur engagement à accompagner les actions visant à consolider la paix et la prospérité dans la commune. Pour rehausser l’éclat de la journée, le public a assisté à la prestation de l’ensemble instrumental traditionnel de Djitoumou, au solo de chant et une pièce de théâtre. Cette célébration a également servi de cadre pour renforcer le dialogue entre l’administration et les gardiens de la tradition. AC/MD (AMAP)

Kati célèbre la Journée nationale des autorités et légitimités traditionnelles

Kati, 11 nov (AMAP) À Kati, la Journée nationale des autorités et légitimités traditionnelles a été commémorée ce mardi, 11 novembre 2025, dans la salle de réunion de la préfecture sous le thème : « Rôle et responsabilité des autorités et légitimités traditionnelles dans l’éducation et la construction du Maliden-Koura (le nouveau Malien). » Instaurée par le décret n°2022-128/PT-RM du 04 mars 2022, la Journée nationale des autorités et légitimités traditionnelles, célébrée chaque 11 novembre, a été instituée par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Cette initiative vise à reconnaître et valoriser le rôle essentiel que jouent les légitimités traditionnelles dans la gouvernance locale, la cohésion sociale et la préservation des valeurs culturelles du Mali. Dans son allocution, le préfet de Kati, Harouna Diarra, a salué le président de la Transition pour avoir dédié une journée nationale aux légitimités traditionnelles. Il a rappelé leur « rôle crucial dans la consolidation de la paix, la promotion de la cohésion sociale et la transmission des valeurs éducatives. Le préfet a, également, invité la population « à faire preuve de résilience, de patriotisme et de solidarité, notamment face à la pénurie de carburant que connaît actuellement le pays. » Il a exhorté chacun « à respecter les consignes des autorités du Mali, dans un esprit d’unité et de responsabilité. » La cérémonie s’est achevée par des échanges autour du thème central, permettant aux participants de réaffirmer l’importance des autorités et légitimités traditionnelles dans la construction « d’un Mali nouveau, fort et uni. » La préfecture de Kati, déjà engagée depuis plusieurs années dans une collaboration étroite avec les légitimités traditionnelles, a réaffirmé, à travers, cette célébration sa volonté de renforcer leur implication dans toutes les initiatives de développement local. En effet, les légitimités participent activement à la plupart des activités, commissions et cérémonies organisées par la préfecture. ALK/MD (AMAP)

Restitution de la résidence artistique et production musicale

Mopti, 25 oct (AMAP) Le Fonds d’appui aux moteurs du changement (FAMOC) de  l’ONG EFES/Festival au désert a organisé à Mopti (Centre) une résidence artistique, production musicale de 10 jours et restitution publique. Pour cette activité, dans le cadre du projet « L’art et la culture comme outils de prévention et de gestion de conflits entre les communautés » financé par le ministère des Affaires étrangères du Danemark à travers, il s’agissait de mettre ensemble sur scène plusieurs artistes musiciens pour créer un chant dédié à la paix et la cohésion sociale et en faire une restitution à travers un concert gratuit à l’attention du public. La session de Mopti a regroupé une dizaine d’artistes musiciens de renom de plusieurs groupes ethniques venus de Bamako et de la région, entre autres, le musicien chanteur Dogon, Petit Goro, Nouhoum Kampo, Dicko Bah, Nasta Djenepo, Mariam Sacko et des jeunes rappeurs locaux avec le soutien musical de l’orchestre de l’Alliance franco-malienne de Mopti. Tenu le samedi 25 octobre 2025, le concert gratuit de restitution des travaux de la résidence, riche en son et lumière, a eu pour cadre le terrain municipal Hambodedjo de Sévaré et d’un public nombreux d’hommes, de femmes et des jeunes qui avaient pris d’assaut les lieux. Le public assoiffé de paix à suivi avec intérêt la création du groupe d’artistes appelé « Ben » en Bambara et chanté en différentes langues. La composition musicale bien accueillie par le public à travers des applaudissements nourris, met en avant les valeurs de paix, de dialogue et de solidarité est un vibrant appel aux communautés pour une appropriation de nos mécanismes endogènes de gestion des conflits. Après la restitution du travail collectif, les artistes ont, à travers des prestations individuelles, tenu le public en haleine toute la soirée. A l’occasion, le coordinateur du projet Ehamatt Ag El Medy a rappelé que le projet « L’art et la culture comme outils de prévention et de gestion de conflits entre les communautés » vise à renforcer la coexistence pacifique et la résilience des jeunes à travers la création artistique, la formation et la diffusion culturelle dans les régions de Tombouctou (Nord), Mopti (Centre) et dans le District de Bamako. Selon El Medy, l’ONG EFES/Festival au Désert porteur de l’initiative est créé par des acteurs culturels maliens engagés pour la paix et la valorisation du patrimoine. Il œuvre pour la promotion de la culture comme instrument de dialogue et de cohésion sociale. Pour le responsable de l’ONG, le choix de Mopti, comme zone d’intervention, se justifie par sa situation de carrefour de culture ou plusieurs groupes ethniques se retrouvent. Le représentant du maire de la commune urbaine de Mopti, Albassa Maiga, s’est réjoui du choix de sa collectivité pour abriter cette initiative qui facilite la compréhension mutuelle mais aussi la tolérance entre les groupes. Il a souhaité la multiplication « des opportunités du genre qui permettent un partage d’expériences, d’histoire et de valeurs pouvant réduire les tensions dans la communauté ». Au nom des artistes participants à cette résidence artistique, Petit Goro s’est dit fier « de l’initiative qui permet aux hommes de culture de jouer leur partition dans la lutte contre le terrorisme et le retour de la paix et le vivre ensemble dans notre pays. » DC/MD (AMAP)  

Djenné : L’édition 2025 de la chasse au lièvre (Tabai-ho en langue sonrail) a vécu

Djenne, 21 oct (AMAP) La traditionnelle chasse aux lièvres à Djenné (Centre), la semaine dernière, s’est tenue, au grand bonheur des populations de la ville, malgré l’insécurité. La cité religieuse a respecté la tradition en organisant cette manifestation appelée « Tabai-ho » en langue sonrhaï. Cette chasse, qui est aussi une fête pour toute la ville, remonte à plusieurs années. Très tôt le matin, les hommes prennent le chemin de la brousse, à bord de pirogues pour une longue journée de chasse des animaux sauvages. Le retour des hommes est sanctionné par une parade de pirogues sur l’eau, présentant ainsi aux populations riveraines, le butin de la chasse composé de lièvres et d’autres animaux sauvages. Selon certaines notabilités de la ville, l’organisation de cette chasse au lièvre a pour but de protéger la ville contre les mauvais esprits, l’éradication de certaines maladies épidémiologiques etc. A Djenné, la fête de « Tabai-ho » dure trois jours pendant lesquels, le bruit des pagaies dans l’eau traverse la sérénité de l’atmosphère, au bonheur des spectateurs sur les berges. En plus des parades, des courses de pirogues sont aussi organisés ainsi que d’autres manifestations folkloriques dans presque tous les quartiers de la ville. A signaler que la fête traditionnelle de Tabai-ho se tient chaque année vers la fin de l’hivernage. Comme les fêtes religieuses la fête de Tabai-ho fait partie des mœurs de la ville de Djenné. AT/MD (AMAP)

Mois du consommer local :  Pour promouvoir les produits du cru

Bamako, 16 oct (AMAP) La Chambre de commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), a organisé, ce jeudi, dans ses locaux, un panel sur la thématique « De 2019 à nos jours :  bilan, défis et perspectives » dont les échanges ont essentiellement porté sur la promotion, la consommation des produits locaux et la sensibilisation des acteurs concernés, a constaté l’AMAP. Ce panel, organisé dans le cadre de la célébration du Mois d’octobre, celui du consommer local, a été animé par le secrétaire général de la CCIM, Mahamadou Sanogo, du directeur général du Commerce et de la Concurrence (DGCC), Zédion Dembélé, et le représentant-résident de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) au Mali, Roberto Alexandre Vieira. Mis en place depuis 2019, selon les panélistes, l’objectif de ce mois consommer local, est de permettre aux producteurs et consommateurs d’intégrer l’initiative, au Mali, en particulier et dans l’espace l’UEMOA, en général eu de faire des sensibilisations et communications. « Si nous voulons maintenir les unités industrielles, il faut définir des critères sévères pour empêcher la délocalisation des multinationales.  Consommer local, ce sont des produits non-transformés qui sont disponibles sur notre territoire national et des produits industriels qui bénéficient de la qualité de produit d’origine nationale selon des critères définies », a expliqué Mahamadou Sanogo. Dans l’espace de l’UEMOA, depuis son adoption en 2019, le consommer local est défini comme « l’ensemble des produits matériels ou immatériels, industrialisés. »  « Il s’agit de consommer des produits faits à partir de l’espace UEMOA. Cette organisation a pour but de promouvoir nos propres produits, à la satisfaction de nos population », a rappelé son représentant au Mali, Roberto Alexandre Vieira. Faisant le bilan, les panélistes ont estimé qu’il y a une amélioration tant au niveau national qu’au niveau de l’espace UEMOA. Ils ont cité, entre autres, des activités de sensibilisation et de communication sur le consommer local sur toute l’étendue du territoire national.  Ce qui a permis, également, aux acteurs de comprendre et d’adhérer au concept du consommer local. « Au début, beaucoup d’acteurs n’adhéraient pas à l’initiative mais, aujourd’hui, ils ont compris le système du consommer local. Il faut renforcer le système de production et de consommation Nous avons pu les impliquer dans l’organisation de toutes les activités du Mois du consommer local », s’est réjoui le secrétaire général de la CCIM Quant au représentant de l’UEMOA au Mali, il a dig que cette initiative a été mise en place pour l’ensemble des ressortissants de l’UEMOA « afin de faciliter la consommation des produits locaux entre populations de la zone. » « C’est un laboratoire d’idées qui a permis d’améliorer la perception avec l’ensemble des faitières pour qu’elles puissent donner des idées à l’UEMOA. Des propositions qui nous ont permis de connaître les besoins des consommateurs ainsi que des producteurs », a dit M. Vieira. Le directeur général du Commerce et de la Concurrence, Zédion Dembélé, a ajouté que « le consommer local est une priorité du gouvernement. » « C’est pour cette raison que les Assises nationales pour la refondation (ANR) ont pris en compte cette préoccupation de la population ». Des participants ont suggéré aux autorités d’investir davantage dans la construction d’usines, afin de concrétiser l’initiative du consommer local. MMD/MD (AMAP)    

Nuit des Lompolo et Foire internationale du livre de Ouagadougou 2025 : la culture burkinabè au-delà des frontières

Bamako, 16 oct 2025 (AMAP) Le Dr Parfait Ilboudo, chargé d’appui technique à la Direction générale de la culture et des arts du Burkina Faso, a animé, jeudi, une conférence de presse au Centre international de conférences de Bamako (CICB) pour présenter deux grands événements culturels burkinabè : la 5e édition de la Nuit des Lompolo dédiée aux arts dramatiques et la 18e édition de la Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO). Dans son intervention, le représentant de la délégation burkinabè a indiqué que ces manifestations, deux rendez-vous majeurs de la vie culturelle à Ouagadougou, « rythmeront la vie culturelle de la capitale burkinabè au cours du dernier trimestre de l’année. » Il a fait noter que l’édition 2025 se déroule dans un contexte national et régional marqué par des défis sécuritaires et sociaux importants. Toutefois, les organisateurs ont fait le choix de la résilience et de la détermination. « Nous croyons fermement que les arts dramatiques, porteurs de nos valeurs endogènes communes, sont de puissants vecteurs de sensibilisation, d’unification et d’espoir », a-t-il déclaré. Enfin, Parfait Ilboudou, a affirmé que cette vision est partagée par les autorités, qui ont décidé d’intégrer des volets renforçant la coopération culturelle régionale. L’édition 2025 innove ainsi en ouvrant la compétition aux pays frères de l’Alliance des États du Sahel (AES), notamment le Mali et le Niger. AC/MD (AMAP)

Journées nationales du patrimoine culturel à Sikasso : Le maaya et le danbe aux cœurs des échanges

Sikasso, 11 oct (AMAP) Les Journées nationales du patrimoine culturel, édition 2025. « Place et rôle du maaya et du danbé dans la formation et l’éducation du maliden kura », se sont tenues, vendredi, à Sikasso, à la Chambre de commerce et d’industrie a constaté l’AMAP sur place. « Sikasso est la capitale culturelle et créative du Mali aujourd’hui », a déclaré le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, qui a présidé la rencontre. Il a indiqué que cette journée « est celle de l’appropriation et de l’éducation à nos valeurs ancestrales et a souligné qu’il y’a beaucoup de disfonctionnement dans nos sociétés. Il s’agit notamment « de la perte de nos repères et de nos valeurs. » Il a rappelé qu’auparavant, c’est le « Danbé et le maaya » qui régissaient tout en tant que « lien intégral entre l’individu et la communauté. » « Aujourd’hui, c’est le patrimoine culturel qui permet de nous identifier et de nous unir », a-t- il affirmé. Et de poursuivre : « les arts et la culture sont les moteurs qui permettent d’identifier et d’exprimer notre identité. » S’agissant de la prise en compte du « maaya et du danbé » dans le programme scolaire, le ministre a dit que le président de la Transition les a instruits « de travailler ensemble afin de mettre en place des curricula qui seront introduits très prochainement dans toutes les écoles. » Sur le contexte, le ministre, présence des membres de son cabinet, de la gouverneure de la Région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, du président du Conseil régional de Sikasso, Yaya Bamba, et du préfet du Cercle de Sikasso, Amadou Gassambé, a fait savoir que cette conférence-débat a été intégrée aux activités du Festival triangle du balafon, pour lui donner un cachet particulier » car Sikasso est une ville historique importante. » « L’innovation de ce festival est qu’il a été couplé avec ces journées du patrimoine culturel », a-t-il conclu. Pour sa part, la gouverneure, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, a invité les jeunes à suivre la conférence-débat avec intérêt. « La thématique de cette conférence fera l’objet d’une interrogation dans les classes », a-t-elle souligné. Pour ce faire, la cheffe de l’exécutif régional a affirmé qu’elle suivra de près, avec le directeur de l’Académie d’enseignement de Sikasso. Ceci, selon elle, permettra aux élèves du lycée public 3 de relayer l’information. De son côté, le représentant du maire de la Commune urbaine de Sikasso, Abdramane Sidibé, a souligné l’importance de la conférence, précisant que « nous devons retourner à la source. » Les thématiques des conférenciers étaient relatifs à la signification du « maaya et du danbé », la transmission des connaissances et des savoirs- faire, les valeurs culturelles identitaires, la technologie de l’information, la méconnaissance des valeurs culturelles. Les préoccupations de l’assistance ont porté sur l’impact de la toxicomanie sur le « maaya et le danbé », la signification du Mali, la violation des valeurs du « maaya et du danbé… » Etaient aussi présents, les chefs de services régionaux, les responsables des forces de défense et de sécurité, les acteurs de la culture ainsi que les élèves du lycée public 3 MFD/MD (AMAP)

Protection du patrimoine culturel au Sahel : Bamako abrite un séminaire international

Bamako, 7 oct (AMAP) L’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (EMP-ABB), organise un séminaire international de trois jours sur « Protection du patrimoine culturel au Sahel, enjeux, défis et perspectives », pendant lequel des experts, universitaires, diplomates et autres acteurs de la culture, discuterons sur la thématique, a constaté l’AMAP. Selon les organisateurs, l’objectif de cette rencontre culturelle, en partenariat avec l’ambassade d’Allemagne au Mali « vise à comprendre les enjeux actuels, favoriser le partage d’expériences et renforcer les capacités des acteurs impliqués dans la gestion du patrimoine culturel, en vue d’assurer une protection effective. » « Préserver le patrimoine, c’est sauvegarder l’âme de nos peuples. Garantir la résilience de nos sociétés et contribuer à la sécurité et la souveraineté de nos nations. La protection du patrimoine n’est ni un luxe ni une préoccupation marginale, elle est un impératif stratégique pour notre stabilité, unité sociale et la dignité profonde de nos peuples », a déclaré le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes, Mamani Nassiré. Et de préciser que « le thème retenu pour ce séminaire s’inscrit pleinement dans la vision portée par les autorités de la confédération des Etats du Sahel (AES), en faveur de la préservation de notre héritage commun. Le Sahel est un carrefour de civilisation, riche d’un héritage plurimillénaire façonné par les échanges, les savoirs et les cultures. » Au Mali, les manuscrits anciens de Tombouctou, les manuscrits de la falaise de Bandiagara, les tombeaux des Askias à Gao sont les témoins de la splendeur des civilisations sahéliennes. « Ces trésors ne sont pas de simples témoins du passé, ils constituent les balises pour l’avenir des reflets profonds de nos identités collectives et les fondements de notre cohésion sociale », a dit M. Nassiré. « Et, pourtant, il se trouve, aujourd’hui, que ces patrimoines sont exposés à des menaces multiples, qui dépassent largement le seul domaine culturel », a déploré le ministre délégué, représentant du Premier ministre. Il a ajouté, également : « Notre patrimoine culturel est un engagement universel porteur de sens, et transcende les frontières, les générations et les différences. Les menaces qui pèsent sur le patrimoine au Sahel dépassent les frontières nationales et appellent une réponse commune. Le Sahel doit s’inscrire dans cette dynamique mondiale, en renforçant les cadres de coopération régionale pour identifier les menaces. » Quant au représentant de l’ambassadeur d’Allemagne au Mali, Julius Kleindienst, il a affirmé que la culture est identitaire, elle forge le sentiment d’appartenance. « Elle nourrit la fierté et le lien social. Elle porte en elle une force de paix car, elle rappelle à chaque communauté ce qu’elle partage avec les autres : une histoire, une humanité, un avenir commun », a dit M. Kleindienst. « Dans cette perspective, protéger le patrimoine culturel, c’est contribuer directement à la stabilité du Sahel et à la cohésion de ses sociétés », a estimé le 1er secrétaire de l’ambassade d’Allemagne au Mali. Le ministre délégué auprès du Premier ministre, Mamani Nassiré, qui a présidé l’ouverture, était accompagné par ses collègues en charge de la Culture, Mamou Daffé, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr Bouréma Kansaye, de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Ibrahim Foumba, ainsi que du directeur général de l’EMM-ABB, le colonel-major Souleymane Sangaré. MMD/MD (AMAP)

Kayes : Les troupes exposent un pan de notre Culture à la phase régionale de la Biennale artistique et culturelle « Tombouctou 2025 » ‎

Kayes, 29 sept (AMAP) La Région de Kayes (Ouest) entend faire une bonne prestation lors de la Biennale artistique et culturelle « Tombouctou 2025″ prévue en décembre prochain, a-t-on appris après la phase régionale de la Biennale artistique et culturelle  » qui a débuté le 24 septembre 2025, au Stade Abdoulaye Makoro Sissoko. Selon le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, cette cérémonie marque un moment fort dans la vie culturelle de la région, « car elle rassemble les troupes artistiques venues de tous les horizons. » « À travers la danse, la musique, le théâtre et la tradition orale, les artistes des différentes troupes montreront aux populations de la Cité des rails et à l’ensemble des spectateurs, la richesse culturelle et la diversité linguistique de la 1ère région administrative du Mali », a xir le gouverneur qui a présidé la cérémonie d’ouverture. Cette phase régionale regroupera huit Cercles de la Région de Kayes. Il s’agit de Bafoulabé, Diamou, Kayes, Kéniéba, Sadiola, Segala et Yélimané. Les Cercles de Aourou et d’Oussoubidiagna n’ont pas répondu à l’appel, car ils n’ont organisé de phases locales pour des raisons de sécurité. En présence du directeur régional de la Culture, Ibrahim Sissoko, et de celui de la Jeunesse et des Sports, Daouda Doumbo, ainsi que d’autres autres chefs de services régionaux, des élus, des légitimités traditionnelles, des associations, le chef de l’exécutif régional a rendu hommage au général d’Armée Assimi Gouta, président de la Transition, pour avoir décrété 2025 « Année de la Culture ». ‎En lançant cette phase régionale, Kayes réaffirme avec fierté son attachement à la culture comme vecteur de développement, de cohésion sociale et de transmission des valeurs. D’ailleurs, le thème de cette Biennale, « La culture, pilier pour bâtir le Mali nouveau », résonne, selon lui, « avec force dans notre contexte actuel et appelle à bâtir ensemble un Mali uni, enraciné dans ses valeurs et tourné vers l’avenir. » ‎Dans la matinée, le gouverneur, accompagné d’une forte délégation, a rendu visite aux troupes des différents cercles qui sont toutes logées au Lycée Dougoukolo Konaré de Kayes pour leur souhaiter la bienvenue et s’assurer des conditions d’hébergement. Il a remis des dons constitués de vivres à ces troupes. La cérémonie a été marquée par un défilé qui a enregistré la participation des pionniers, des troupes artistiques et culturelles et des chasseurs. Les artistes du Cercle de Kéniéba ont beaucoup impressionné le public à travers la danse des dianxuran et leur chanson fétiche « Soliaya Bandé », sans oublier celle des Peulhs. Ceux de Sadiola ont émerveillé le public à travers leur tenue traditionnelle de bleue faite de coton. BMS/MD (AMAP)

Phase régionale de la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025 : San veut se hisser sur le podium

San, 27 sept (AMAP) La phase régionale de la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025 a clos samedi, 27 septembre 2025, avec la participation de 03 cercles sur 07 que compte la Région de San (Centre), lors d’une cérémonie à la Maison des jeunes, sous la présidence du conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de la Région de San, Moustapha Kanté. Cette phase régionale, qui a débuté le 25 septembre dernier, a mis en compétition les Cercles de Kimparana, San et Tominian. Durant 03 jours, ces cercles participants ont démontré leur savoir-faire culturel dans quatre disciplines, à savoir la pièce de théâtre, l’ensemble instrumental, le solo de chant et la danse traditionnelle. Au classement général, San a occupé la première place, suivi de Kimparana et Tominian. Le conseiller aux Affaires administratives et juridiques a exprimé ses sincères « remerciements à toutes les parties prenantes pour la réussite de cette phase régionale », notamment les membres de la commission d’organisation, les troupes et les encadreurs, les membres du jury, les artistes, les élus, les préfets, les sous-préfets, les autorités et légitimités traditionnelles, ainsi que tous les acteurs et amis de la culture. Il a salué leur « mobilisation et leur engagement pour la promotion du patrimoine culturel de la région de San d’une part, et d’autre part, celle du Mali. »  Il a tenu à exprimer « singulièrement (ses) chaleureuses félicitations au directeur régional de la culture pour (son) engagement dans l’organisation de cette phrase régionale. » Selon lui, il n’y a ni gagnant, ni perdant, c’est toute la Région de San qui gagne. Il a invité les populations de la région « à se mobiliser derrière la troupe régionale dont l’objectif est de se hisser sur le podium et conserver le premier rang obtenu en 2023 à Mopti, dans la discipline danse traditionnelle. » Auparavant, il y a eu la remise de prix et d’attestations de reconnaissance aux troupes participantes. NC/MD (AMAP)