Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Les compétitions sont ouvertes depuis vendredi
Envoyés spéciaux : Amadou SOW Youssou DOUMBIA Oumar DIOP (photos) Tombouctou, 20 déc (AMAP) Au lendemain de la cérémonie d’ouverture de la Biennale artistique et culturelle, jeudi, les compétitions ont commencé avec les régions de Bandiagara, Ségou (centre) et le district de Bamako. L’avant-gout été donné par les orchestres régionaux de Kayes (Ouest) et Kidal (Nord) qui ont presté dans la salle Aly Farka Touré. C’était en présence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme Mamou Daffé en compagnie des autorités des 19 régions dont le gouverneur de Tombouctou, le Contrôleur principal de Police, Bamou Kanté et plusieurs touristes venus des États unies et ailleurs. Les deux orchestres avaient chacun 45 minutes pour présenter leurs morceaux. La région de Kayes a ouvert la compétition avec 8 morceaux, suivi de Kidal qui a présenté 10 titres devant un public très enthousiaste. Le premier morceau de la 8è région, intitulé « La paix » a séduit le public et la salle a été électrifiée, Le public a été très ravi n’a pas été avare en applaudissements, suivis des pas de danse, bras en l’air pour exprimer sa joie. Après cette introduction, les compétitions ont sérieusement commencé, dans la soirée, au terrain municipal Baba Alkaïrou Touré. Chaque troupe a présenté cinq disciplines devant le jury. Il s’agit de l’orchestre, l’ensemble instrumental, le solo et la danse traditionnelle. Et les trois troupes programmées ont toutes rempli le format en présentant les différentes disciplines. Les sujets traités portent sur la paix, la patrie, la souveraineté, la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa), la restauration de nos valeurs et la solidarité dans le Sahel. Malgré la température très basse, les population de Tombouctou ont tenu promesse en envahissant le terrain et montré que la Biennale de Tombouctou est un défi à relever. C’est sous un temps glacial, que la Région de Bandiagara (Centre) a donné le départ en présentent les différentes disciplines. Son solo intitulé « La Voix de la Patrie », est un vocal vibrant, porté par une artiste qui refuse le silence face aux mutations profondes que connaît le Mali. À travers une interprétation à la fois lyrique et engagée, la soliste nous entraîne dans une déclaration de foi patriotique, mêlant reconnaissance, éveil et appel au rassemblement national. La troupe de Bandiagara a été suivi de Ségou qui a, également, présenté les différentes disciplines de la compétition. L’un des temps forts a été la présentation de sa pièce de théâtre sur la jeunesse en perte de repères. La soirée a été clôturée par la prestation du district de Bamako dont le solo esr un peu particulier par rapport à sa présentation traditionnelle. Intitulé le « Danbe », ce solo est une interpellation des parents et de la jeunesse face à la dégradation des mœurs dans notre société. C’est aux environs de deux heures du matin que la soirée a été clôturée par la danse traditionnelle du district de Bamako intitulé « Tièbletiè », une danse traditionnelle du Bélédougou, Région culturelle dans l’Ouest du Mali La deuxième journée de compétition se poursuivra ce samedi. Les orchestres de Ménaka (Nord) et Bougouni (Sud) vont jouer dans l’après-midi et la soirée sera consacrée aux passages des troupes de Koutiala (Sud), Kita (Ouest) et San (Centre) devant le jury au terrain municipal. AS/YD/MD (AMAP)
Mandiakuy : le So’0, tissu emblématique de la culture Bwa
Par Jérémie DEMBELE Mandiakuy . 17 déc (AMAP) Le SO’O pagne traditionnel est bien plus qu’un simple vêtement en pays bwa. Riche en couleurs, témoignage de la diversité et de la beauté de la communauté bwa, dans le Centre du Mali. La beauté d’un tissu, c’est à partir de ses couleurs, ce qui s’applique exactement au So’o. Toutes les couleurs et les designs de ce pagne ont une signification. Les artistes chanteurs, slameurs, dramaturges bwa font la promotion de ce tissu orignal. Tout Bwa arbore avec fierté ses couleurs traditionnelles et culturelles. Le So’o est confectionné par les griots bwa. Le travail de la confection est exécuté avec précision et des détails spécifique dans un atelier de bois qui n’a rien d’extraordinaire. La confection est totalement traditionnelle. Le griot Daouwo Robert Diarra de Tionkuy, dans la Commune rurale de Mandiakuy, qui nous a reçu dans son atelier, dit avoir tout appris de son défunt grand père. Aujourd’hui, il reçoit des commandes du pagne traditionnel, qui traverse des frontières, de partout au Mali, du Burkina Faso voisin et, même, de la diaspora malienne. Selon lui, le So’o est un pagne qui, autrefois, marquait la différence entre femmes mariées, fiancées ou célibataires. Daouwo est inquiet pour l’avenir du métier de tisserand qui ne nourrit plus, aujourd’hui, son homme. « Le mode vestimentaire a changé », estime-t-il. Mais l’artisan espère voir, après la décision du président de la Transition, décrétant 2025, année de la Culture, une hausse considérable des commandes. JD/MD (AMAP)
Le patrimoine culturel immatériel : Un outil pour renforcer l’État et la cohésion sociale
Bamako, 11 déc 2025 (AMAP) L’ambassade d’Afrique du Sud, en partenariat avec l’Institut des hautes études et de recherches islamiques Ahmed Baba de Tombouctou (IHERI-ABT), a organisé, jeudi, à Bamako, la 5ᵉ édition d’une conférence-débat autour du thème : « Le Patrimoine culturel immatériel (PCI) africain, vecteur de consolidation de l’État, de renforcement de la cohésion nationale et de promotion d’une culture de la paix ». Dans son intervention, la chargée d’affaires de l’ambassade d’Afrique du Sud au Mali, Patience Masisi, a souligné que « la valorisation du patrimoine culturel immatériel africain constitue un moyen efficace de lutter contre l’homogénéisation culturelle et d’affirmer l’authenticité des identités nationales. » Mme Masisi a rappelé que « le patrimoine culturel n’est pas seulement un héritage à préserver, mais, aussi, un levier stratégique pour renforcer les États africains, promouvoir le développement durable et nourrir les projets sociétaux. » Le directeur général de l’IHERI-ABT, Mohamed Diagayeté, a salué la qualité du partenariat Mali-Afrique du Sud, particulièrement dans le domaine des manuscrits anciens. Il a rappelé que l’Afrique du Sud a réalisé plusieurs actions majeures, notamment la construction d’un bâtiment destiné à abriter l’ensemble des manuscrits du Mali, la formation de cinq agents maliens en conservation et restauration, aujourd’hui reconnus dans la sous-région et l’organisation conjointe de conférences au Mali et en Afrique du Sud, dont les actes de la conférence de 2005 publiés dans l’ouvrage « The meanings of Timbuktu ». Pour sa part, le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Amadou Fané, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, a indiqué que « l’enjeu pour les États africains est de passer de la simple reconnaissance du PCI à une utilisation proactive pour répondre aux défis contemporains liés à la stabilité politique et à la consolidation de la paix. » AC/MD (AMAP)
11ᵉ Festival du Dibi : Annoncé comme une édition de tous les records
Bamako, 11 déc (AMAP) La 11ᵉ édition du Festival du Dibi, aura lieu du 18 décembre au 4 janvier 2026, à la Place du Cinquantenaire, ont annoncé officiellement les organiseurs, lors d’une conférence de presse organisée mercredi dernier au ministère de l’Élevage et de la Pêche par InfluYence Group, en partenariat avec le département de tutelle. Evènement populaire célébrant les grillades et le savoir-faire culinaire national, le Festival du Dibi attire depuis plus d’une décennie un public large, composé aussi bien de Maliens que d’étrangers. Après plusieurs années de succès, l’édition 2026 se veut « celle de tous les records », selon les organisateurs. Elle entend s’imposer non seulement comme un rendez-vous gastronomique mais, aussi, comme un espace de cohésion sociale, de valorisation culturelle et de dynamisation économique. Dans son discours d’ouverture, le secrétaire général Madi Matènè Keïta, représentant le ministre, et a qui a présidé la rencontre, a salué une initiative qui « fait battre le cœur des Bamakois », tout en soulignant son importance sociale, culturelle et économique. Il a rappelé que la promotrice du festival, Mme Aminata Bocoum, directrice générale d’InfluYence Group et présidente de la Fondation Influence, a sollicité et obtenu le Haut Parrainage du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Le représentant du ministre a insisté sur la pertinence du parrainage présidentiel, qui « donne du sens à la gastronomie malienne » et traduit le soutien de l’État aux initiatives culturelles d’envergure. Il a également mis en avant la vision du département d’intensifier les systèmes de production animale et piscicole, renforcer la résilience des sous secteurs et alimenter une industrie de transformation compétitive aux normes internationales. « Dans cette dynamique, a-t-il ajouté, le Festival du Dibi s’inscrit pleinement dans les politiques nationales, notamment la Politique de développement agricole (PDA), la Politique nationale de développement de l’élevage (PNDE) et la Loi d’orientation agricole. L’événement participe à la création de valeur, à la promotion des filières viande et poisson et contribue à l’emploi des jeunes et à l’autonomisation des femmes. « Nous, à l’Interprofession, sommes très fiers du Festival du Dibi, parce que c’est un festival qui nous valorise, qui nous permet d’être une profession pédagogique et qui a pour objectif de promouvoir la filière, de défendre les intérêts des acteurs. Les promoteurs du Festival du Dibi font aujourd’hui la promotion de notre filière », a expliqué le président de l’Interprofession de la filière bétail viande du Mali, Mahamadou Diallo. Avant d’ajouter : « Notre souhait, c’est que le Festival du Dibi du Mali soit exporté au-delà de nos frontières, dans la sous-région, parce que nous avons non seulement la meilleure viand, mais, aussi, les meilleurs acteurs. Nos transformateurs, nos dibitiers du Mali nous manquent chaque fois qu’ils sortent du pays ». Au-delà de son aspect festif, le Festival du Dibi se distingue par son impact économique remarquable : 10 000 emplois générés, plus de 200 stands gastronomiques et artisanaux, et une dynamique commerciale qui profite directement aux éleveurs, bouchers, dibitiers, pêcheurs, maraîchers, transporteurs et acteurs de la transformation alimentaire. L’impact social est tout aussi important : »un espace sécurisé, convivial et accessible, capable d’accueillir près de 200 000 visiteurs, favorisant le vivre-ensemble, la participation des personnes handicapées et la cohésion nationale », a précisé la directrice d’InfluYence Group. « L’édition 2026 introduit d’importantes innovations : ouverture 24h/24 durant 18 jours, une première dans l’histoire du festival, fan zone CAN Maroc 2025, avec retransmission en direct des matchs, animations et concerts, nouveau calendrier aligné sur les fêtes de fin d’année et la CAN, pour attirer un public encore plus large », a expliqué la directrice d’InfluYence Group. Et aussi le Burkina Faso comme invité d’honneur, dans l’esprit de la fraternité sahélienne et de la dynamique AES. Selon la directrice d’InfluYence Group, le festival proposera sept grandes soirées thématiques, chacune parrainée par une personnalité nationale : Nuit du 7ᵉ art, Nuit du Fôlô Fóló, Nuit du Fèrè Kènè, Nuit des Damonzones, Réveillon du Nouvel An, Nuit du Nord et, enfin la Nuit de l’Armée pour la clôture officielle. Plusieurs autres personnalités ont pris part à la conférence de presse de lancement, dont le président des dibitiers du Mali, Sékou Drabo, ainsi que les représentants du partenaire officiel Onga, Ashura. GT/MD (AMAP)
Le 2e Festival international « Chant des Linguère » de l’artiste sénégalaise Coumba Gawlo Seck : Le top départ des activités
Bamako, 10 déc (AMAP) Les activités de la 2e édition du Festival international « Chant des Linguère », ont démarré, mercredi après-midi,, par une conférence de presse, au Centre international de Bamako (CICB), présidée par le chef de Cabinet du ministère de la Culture, de l’Artisanat, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Salia Mallé, a constaté l’AMAP sur place. Cette 2ème édition qui se déroulera, du 10 au 12 décembre au CICB, porte comme thème « La culture, levier et facteur de développement. » Lors de la rencontre avec la presse, l’initiatrice de ce festival, la chanteuse sénégalaise, Coumba Gawlo Seck, a rappelé les activités prévues. Il s’agit de la tenue d’un forum, un diner gala suivi d’une remise du trophée « Linguère » du développement à des femmes maliennes de référence. Mais, aussi, des discussions sur des thématiques comme l’autonomisation de la femme, l’éducation, notamment des filles avec des regroupements de femmes maliennes, la jeunesse, les enfants et la lutte contre la migration irrégulière. Au nom du ministre en charge de la Culture, Salia Mallé a remercié l’artiste Coumba Gawlo Seck pour l’initiative de ce festival. En faisant référence aux sous-thèmes qui seront développés pendant ce festival, notamment l’autonomisation des femmes, le chef de Cabinet a qualifié les femmes comme « des éclairantes des hommes. » « Se battre pour leur cause ainsi que celle des enfants pour qu’elles puissent occuper le rôle qui leur revient dans nos sociétés est un noble combat », a souligné M. Mallé. Selon lui, « nous sommes en train de boucler l’année de la Culture 2025, qui a été décrété epar le Chef de l’Etat, le général d’Armée Assimi Goita. De ce point de vue, c’est une volonté forte de faire en sorte que la culture soit un moyen de se développer, de notre façon de voir le monde et notre façon de se comporter avec les autres ou la façon dont nous voudrons que les autres nous voient », a fait savoir le chef de cabinet du ministère de la Culture. Avant de souhaiter que l’événement se passe « dans les meilleures conditions ». Des artistes comme Djeneba Seck, Mariam Ba, Kalam, « la reine du Kunde » étaient présentes à cette conférence de presse. ST/MD (AMAP)
Biennale Tombouctou 2025 : Les préparatifs de la troupe régionale de Mopti vont bon train
Mopti, 8 déc (AMAP) Les préparatifs de la troupe régionale de Mopti (Centre) pour la phase nationale de la Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 vont bon train, a pu le constater, ce lundi, le gouverneur de la Région, le général de Brigade Daouda Dembélé lors d’une visite à la troupe. Selon le gouverneur, qui était accompagné des membres de son cabinet et ceux de la commission préparatoire de la biennale, l’objet de cette visite est de venir « s’enquérir des conditions de travail de la troupe, le niveau de préparation et prodiguer des conseils afin de motiver les acteurs pour une participation de qualité à la compétition nationale. » A l’issue de la visite des différents ateliers, le gouverneur a exprimé sa « totale satisfaction » quant au travail réalisé par les encadrants et les acteurs. Le général de Brigade Daouda Dembélé s‘est dit rassuré de constater que la troupe est prête à faire une prestation de qualité. Il a demandé aux acteurs de rester concentrés sur les deux phases prochaines, le déplacement à Tombouctou, les prestations à l’ouverture et la compétition proprement dite. La troupe artistique de Mopti est en internat préparatoire depuis le 17 novembre dernier. Encadrants et acteurs sont à pied d’œuvre pour la préparation des cinq disciplines de la compétition (le solo de chant, l’ensemble instrumental, la pièce de théâtre, la danse traditionnelle et l’orchestre moderne. » DC/MD (AMAP)
Culture : La 2e édition du Festival international « Chant des Linguère » se tiendra à Bamako du 10 au 12 decembre
Bamako, 2 déc (AMAP) La 2e édition du Festival international « Chant des Linguère » se tiendra au Centre international de conférences de Bamako (CICB), du 10 au 12 décembre 2025, à l’initiative de sa promotrice, l’artiste sénégalaise, Coumba Gawlo Seck, présente à Bamako le 1er décembre, rapporte l’Agence sénégalaise de presse (APS) citant l’entourage de l’artiste. Des artistes maliens Mariam Ba Lagaré, Djeneba Seck, Delphine Mounkoro prendront part à cette deuxième édition. La chanteuse burkinabè Kalam, « la reine du kunde », est également annoncée à cette édition dont le thème est : « La Culture, levier et facteur de développement ». Un thème, qui, selon l’initiatrice de l’événement, est une réponse à l’appel du chef de l’Etat malien et destiné à soutenir le Mali. « Le président de la Transition du Mali a compris que la Culture est un excellent levier de communication. Donc, naturellement, pour rester dans la continuité, nous avons choisi ce thème », a précisé l’artiste sénégalaise. « La première édition, tenue en 2024 au Mali, a été une réussite », s’est réjouie la promotrice du festival. A cet effet, Coumba Gawlo Seck a remercié le peuple du Mali, à travers le chef de l’Etat, Assimi Goita, pour la marque de confiance. « Je me sens chez moi ici. Le Mali est mon pays de cœur et d’adoption. D’où le choix de ce pays », a dit Coumba Gawlo Seck. Selon elle, au-delà de son aspect culturel, image culturelle et fédérateur tenir, cet évènement au Mali est une manière de renforcer des liens d’amitiés et de fraternité entre le Sénégal et le Mali. « Aussi, a-t-elle indiqué, le Festival international « Chant des Linguère » est un programme panafricain qui crée un cadre d’échanges pour les peuples d’Afrique de parler du développement du continent. » « Cet événement s’inscrit dans le cadre de l’engagement de la diva Coumba Gawlo pour la promotion des droits des femmes et la protection des enfants, par ses prestations et ses productions artistiques, à travers des projets et programmes de Gawlo Office Médias (Go Médias) et de l’association Lumière pour l’Enfance-Coumba Gawlo (LPE-GC) mais aussi en sa qualité d’ambassadrice de bonne volonté de plusieurs institutions et ONG”, lit-on dans un communiqué. Plusieurs activités sont prévues dont un forum le 11 décembre, au CICB. S’y ajoute un diner de gala suivi, le 12 décembre, d’une remise du trophée « Linguère » du développement à des femmes maliennes de référence. Des discussions aussi seront menées avec des regroupements de femmes maliennes, la jeunesse, les enfants « afin de lutter contre la pauvreté. » Le festival international « Chant des Linguère » se veut une plateforme de communication sur des thématiques comme l’autonomisation de la femme, l’éducation, notamment celle des filles ou encore la lutte contre la migration irrégulière. ST/MD (AMAP)
Yambo Ouologuem : Devoir d’hommage de l’Université qui porte le nom de l’écrivain rocessus d’hommage
Bamako, 30 nov (AMAP) L’écrivain malien Yambo Ouologuem a reçu, vendredi 28 novembre, un hommage du monde universitaire, lors d‘une cérémonie solennelle dans la salle de réunion de l’institut Conficius, de l’Université qui porte son nom, sous la présidence du chef de cabinet du département de l’Enseignement supérieur, Dr Ahmadou Fané, rapporte le service de communication de l’Université. Cet évènement, en cette année 2025 dédiée à la culture, « vise, entre autres, à rendre justice aux victimes de l’impérialisme et du colonialisme, à affirmer notre souveraineté culturelle et intellectuelle dans une politique de mémoire et de dignité indique un communiqué de l’Université Yambo Ouologuem (UYO). La cérémonie a rassemblé de nombreuses personnalités du monde académique et politique, parmi lesquelles les recteurs des universités de Bamako, des anciens responsables de l’UKB, des représentants des institutions publiques, la famille Yambo Ouologuem et de nombreux étudiants. Le Recteur de l’UYO, le Pr Belko Ouologuem, et son équipe envisagent un long processus d’hommage à l’écrivain. Le chef de Cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Dr Ahmadou Fané, au nom du ministre empêché, a rappelé le contexte de cet évènement qui a mobilisé l’administration de l’établissement universitaire, les responsables et cadre du campus de l’ancienne ULSHB, désormais rebaptisée Université Yambo Ouologuem (UYO), en hommage à l’auteur du célèbre roman « Devoir de violence. » Le président du Conseil scientifique, le Pr Doulaye Konaté, le recteur de l’UYO, le Dr Ahmadou Fané ont tous insisté sur la portée symbolique du changement de nom, inscrit dans le cadre de la Transition. L’initiative traduit « la volonté des autorités de réhabiliter les grandes figures de notre histoire, de restaurer la dignité culturelle nationale et de rompre avec les héritages de l’impérialisme et du colonialisme », a déclaré le représentant du ministre. Dr Fané a invité le Recteur, le Pr Belko Ouologuem, à faire de l’établissement un modèle d’excellence académique et a appelé les enseignants-chercheurs à poursuivre des travaux rigoureux. « Les étudiants, a-t-il ajouté, doivent s’investir dans la construction d’une pensée critique, au service d’une société plus juste et mieux informée. » Au-delà du symbole, il a insisté sur la nécessité de traduire cette reconnaissance en actions concrètes, à travers la création de programmes de recherche en littérature africaine, la mise en place de chaires d’études postcoloniales et le renforcement des initiatives culturelles. Le premier Africain à remporter le Grand prix littéraire Renaudot, avec son oeuvre « Devoir de violence » est un exemple de courage intellectuel qui renforcera l’ex-Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako (ULSHB) de Kabala en tant que haut lieu de formation des esprits, de recherche, de création culturelle, de liberté de pensée et d’engagement pour la vérité historique. Le Prof Konate, le Recteur et son équipe ont des projets qu’ils ont promis de dévoiler les jours à venir. La journée a été un cadre de témoignages des invités, amis, parents, hommes de lettres, journalistes. Cette journée d’hommage à Yambo Ouologuem, qui est le départ d’une série d’évènements, s’est aussi déroulée devant un parterre d’invités comme le Pr Ali Nouhoum Diallo, ancien président de l’Assemblée nationale, le Pr Moustapha Dicko, ancien ministre de l’Enseignement supérieur, Alassane Souleymane, le Directeur général de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), Boubacar Maiga, directeur de l’Ecole supérieure de journalisme et des sciences de la communication (ESJSC). MD (AMAP)
11e Concours international de photojournalisme Andreï Sténine : Les gagnants annoncés
Bamako, 20 nov (AMAP) La photographe de Moscou Ekaterina Yakel a remporté le Grand Prix du 11e Concours international de photojournalisme Andrei Stenine, dont la cérémonie solennelle s’est déroulée le 18 novembre à Moscou, au Musée historique national sur la Place Rouge, rapporte l’agence Sputnik. Le jury international a décerné, à l’unanimité, à Ekaterina Yakel, la plus haute distinction du concours pour sa série de photos intitulée « Le caractère russe : course d’obstacles », consacrée aux anciens combattants blessés au combat qui continuent de faire preuve de courage et de force dans la vie de tous les jours. « L’héroïsme ne se manifeste pas uniquement lors d’opérations militaires, mais aussi dans la vie quotidienne. Pour de nombreux combattants, être sur le front ne passe malheureusement pas sans laisser de traces. Après avoir été blessés et traumatisés, les anciens combattants doivent réapprendre à marcher, au sens propre du terme », a déclaré la récipiendaire. Selon elle, le sport les aide non seulement à se réhabiliter, mais aussi à se redécouvrir dans leur nouvelle vie après leur retour au pays. « La série a été tournée pendant la formation « Défi du champion », organisée par le centre sportif adapté « Ortho-Sport ». Les héros ne sont pas uniquement ceux qui défendent leur patrie sur la ligne de front, mais aussi ceux qui trouvent en eux la force de continuer à vivre. », a-t-elle dit. La série de photos a été présentée dans la catégorie « Portrait. Héros de nos jours ». En même temps que le Grand Prix, les autres prix attribués aux participants pour 2025 ont été annoncés. Dans la catégorie « Actualités principales », parmi les photos individuelles, la production primée est « Bateau rohingya chaviré », du photographe indonésien Reza Saifullah, montrant des réfugiés rohingyas qui attendent les secours sur un bateau chaviré, au large de la côte ouest d’Aceh, en Indonésie. Dans la catégorie « Actualités principales », la première place a été attribuée à Abdelrahman Alkahlout, de Palestine, pour sa série « Gaza : l’écho du génocide », qui rend compte de la terrible tragédie en Palestine. Dans la catégorie sportive, la première place dans la catégorie « Photographie unique » a été attribuée à la photographie « Dernière course : chute du champion » de S.M. Al Muztaba Rosul, du Bangladesh, qui a immortalisé un cheval tombé raid mort, entouré de la foule. Dans la catégorie la plus populaire du concours, « Ma planète », la meilleure œuvre unique est la photographie « Arbres fruitiers sous les bâches » de Mengdan Zhu, originaire de Chine, qui illustre la vie des agriculteurs installant des bâches au-dessus des pruniers, afin de les protéger des conditions météorologiques extrêmes. Parmi les séries nominées dans la catégorie « Ma planète », celle de l’auteur Mustafa AbdulHadi, originaire de Bahreïn, regroupant des moments de la procession funèbre célébrant l’Achoura, à Kerbala, célébré chaque année par les musulmans chiites en Irak, a été désignée comme la meilleure. Dans la catégorie « Portrait. Héros de nos jours », les meilleurs œuvres ont été celles de photojournalistes de Birmanie et de Russie Le travail de Nyein Nyein Htwe, originaire de Birmanie, s’intitule « Famille de pêcheurs » et représente le père de famille donnant du poisson à sa femme après une journée de pêche. Et la série « Murmures dans le silence » de la journaliste russe Pelaguia Tikhonova sur la vie des filles vivant au couvent Nikolo-Solbinsky. L’auteure invite le spectateur à réfléchir à l’influence des institutions religieuses sur la formation de la personnalité et à ce que signifie grandir et étudier dans un tel environnement. Les photos les plus atmosphériques ont été présentées dans la catégorie « Vue du haut. Photo unique ». Le jury a décerné le prix à la photo fascinante d’Anselmo Cunha dos Santos, du Brésil, intitulée « Avion sur la piste d’un aéroport inondé » à Rio Grande do Sul. La répartition des autres places dans les nominations est publiée sur les versions russehttp://stenincontest.ru et anglaisehttp://stenincontest.com du site. La cérémonie à Moscou marque le début de la traditionnelle tournée d’exposition des photographies des lauréats du concours. Cette tournée internationale a déjà prévu des étapes dans des galeries en Éthiopie, en Serbie et en Argentine, mais la géographie de la tournée internationale continuera de grandir. Le concours international de photojournalisme Andreï Sténine, organisé par le groupe médiatique « Rossiya Segodnya », sous le patronage de la Commission russe pour les affaires de l’UNESCO, a pour but de soutenir les jeunes photographes et d’attirer l’attention du public sur les défis du photojournalisme contemporain. Il s’agit d’une plateforme pour les jeunes photographes talentueux, sensibles et ouverts à toute nouveauté, où ils dirigent notre attention sur les personnes et les événements qui nous entourent. Les partenaires principaux médiatiques du concours sont : Compagnie nationale russe de télévision et de radio (VGTRK) de Russie, la plateforme en ligne SMOTRIM de Russie et la chaîne de télévision russe « Moskva 24 ». Les partenaires internationaux du concours sont : l’agence de presse et la radio Sputnik (internationale), la chaîne de télévision et le portail RT (international), le groupe de médias Independent Media (Afrique du Sud), l’agence de presse ANA d’Afrique du Sud, Shanghai United Media Group (SUMG) de Chine, le portail Internet du journal China Daily, le portail Internet The Paper de Chine et le réseau médiatique Al Mayadeen du Liban. En tant que partenaires sectoriels, le concours est soutenu par l’Union des journalistes de Russie, le portail d’information YOung JOurnalists (Russie), les portails Russian Photo et lPhoto-study.ru (Russie). MD (AMAP)
1re édition du Festival international Sirabla à Faragouaran, dans le Cercle de Bougouni. (Sud)
Bougouni, 16 nov (AMAP) La première édition du Festival international Sirabla de Faragouaran a démarré, samedi 15 novembre 2025 dans la ville, chef-lieu de la Commune rurale du même nom, avec la participation de plusieurs milliers de festivaliers et sous le thème : « Femme et culture, construire un Mali autonome et inclusif. » Ce festival, qui se tient du 10 au 17 novembre 2025 et dont le lancement a été présidé par le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé, est une initiative d’une fille du terroir, l’artiste Mama Toumani Koné, directrice du festival. Il s’inscrit dans le cadre d’une reconnaissance de son patrimoine culturel « donzo foli » valorisé par feu son père, le grand artiste Toumani Koné. Le Festival international Sirabla programme des nuits animées par plusieurs artistes de la musique malienne, une course de vélos et des expositions d’art. Après les mots de bienvenue de la chefferie et du maire de la Commune rurale de Faragouaran, Siaka Samaké, un intermède de musique du terroir, le général de Brigade Ousmane Wélé sa exprimé tout son « attachement aux valeurs culturelles » de notre pays et, surtout, quand il s’agit de l’immense patrimoine culturel de la Région de Bougouni. Le maire a présenté le bilan d’activité de la commune avant d’adresser ses remerciements au gouverneur « pour tous les efforts consentis pour le développement de la Région de Bougouni », sous son leadership. S’adressant aux festivaliers, la directrice du festival Mama Toumani Koné a salué ce grand jour qui restera dans les annales de sa Commune qui a relevé « le défi de l’’organisation » de l’évènement. « Nous ne sommes qu’un et un seul quand il est question de la valorisation de notre patrimoine culturel. Ce festival est le nôtre, C’est à nous de le faire grandir au fil des ans et je n’en doute point au vu de l ‘implication personnel du gouverneur, des acteurs culturels, de l’administration, des forces de défense et de sécurité, des « donzos » et des populations de la Région de Bougouni toute entière », a dit Mama Toumani Koné. Le gouverneur a rappelé qu’il est nécessaire de restaurer urgemment la cohésion sociale et de revitaliser « l’esprit collectif autour de nos valeurs partagées et de notre patrimoine unique. » « C’est pourquoi, a-t-il poursuivi le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, a proclamé 2025, année de la Culture dans notre pays pour la consolidation de la paix et de la cohésion sociale. » Selon lui, le Festival International Sirabla « est plus qu’une simple célébration artistique. » « Il offre, aussi, l’occasion de célébrer et d’immortaliser un grand patriote, une icône de la musique du terroir qui, toute sa vie durant, a valorisé notre patrimoine culturel : feu Toumani Koné, chantre du Dozo ngoni », a-t-il ajouté. Le gouverneur a ensuite effectué un tour des stands pour saluer l’engagement des acteurs économiques pour leur participation, durant quelques jours, au brassage multiforme entre les populations de toute la Région de Bougouni. On a noté la présence des autorités administratives et politiques de Bougouni et de Yanfolila avec la présence du préfet de Yanfolila, Souleymane Coulibaly. Faragouaran est une commune rurale de cercle de Bougouni située à 30 km de la capitale du Bani mono tié sur la Route nationale (RN8) en partance pour Yanfolila. D’une richesse culturelle immense, elle rejoint le grand cercle des festivals internationaux de notre pays, en cette année de la Culture, décidée par les autorités du Mali. Rappelons que « Sirabla » est une pratique séculaire, jadis pratiquée dans toutes nos communautés, gage de tolérance et du vivre ensemble. C’est une activité qui a permis de créer, pendant longtemps, un climat de paix, de fraternelle inter et intracommunautaire. BHT/MD (AMAP) |

