Communiqué du Conseil des ministres du mercredi, 27 novembre 2019

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi, 27 novembre 2019 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République. A l’ouverture de la session, le Conseil des Ministres a observé une minute de silence à la mémoire de treize (13) militaires français décédés lors d’une opération anti-terroriste dans le Liptako Gourma, le lundi 25 novembre 2019. Le Président de la République a présenté ses condoléances les plus émues au Président de la République française et aux familles des disparus. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DE L’INTEGRATION AFRICAINE Sur le rapport du ministre de l’Intégration africaine, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique du Centre national pour la Coordination du Mécanisme d’Alerte précoce et de Réponse aux Risques. La 45ème session de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, tenue le 14 juillet 2014 à Accra au Ghana, a recommandé la création dans chaque Etat membre d’un mécanisme d’alerte précoce pour gérer et régler les conflits locaux de faible intensité et renforcer l’architecture de paix et de sécurité. Le Règlement C/REG.12/12/15 relatif à la mise en place de mécanismes nationaux d’Alerte précoce et de Réponse de la CEDEAO du 14 décembre 2015, prévoit un Centre national de coordination dans chaque Etat membre. Dans ce cadre, le gouvernement a institué par Décret n°2016-006/PM-RM du 15 janvier 2016, relu par le Décret n°2017-0950/PM-RM du 27 novembre 2017, auprès du Premier ministre, le Mécanisme national d’Alerte précoce et de Réponse aux Risques sécuritaires, avec un organe permanent dénommé Centre national pour la Coordination du Mécanisme d’Alerte précoce et de Réponse aux Risques (CNAP). Le centre a pour missions entre autres : de collecter, de centraliser et d’analyser les données et renseignements fournis par les autres services de l’Etat, les Collectivités territoriales, les organisations de la société civile et toute autre source d’information ; de produire et diffuser des notes, bulletins et rapports sur les risques identifiés. L’adoption des présents projets de texte vise à renforcer les capacités opérationnelles du Centre. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication écrite relative aux conclusions et recommandations de l’étude diagnostique de la Cellule de Contrôle et de Surveillance des Systèmes financiers décentralisés. Le secteur de la microfinance compte 87 systèmes financiers décentralisés composés d’unions mutualistes ou coopératives d’épargne et de crédit, de caisses mutualistes ou coopératives de base non affiliées, d’associations et de sociétés anonymes. Les services financiers sont offerts à travers 905 agences ou guichets. Le secteur comprend 1 million 228 mille 66 membres ou clients en septembre 2019. Le taux de dégradation du portefeuille est de 8% contre la norme communautaire de l’UEMOA de 3%. Le secteur connaît également des difficultés liées entre autres, à la baisse de l’activité d’épargne, à la perte des investissements et du portefeuille ainsi qu’au resserrement des refinancements des systèmes financiers décentralisés. L’étude diagnostique réalisée, à cet effet, propose des mesures destinées notamment à : adapter le cadre institutionnel de la surveillance des systèmes financiers décentralisés à l’évolution du secteur ; renforcer les capacités de la Cellule de Contrôle et de Surveillance des Systèmes financiers décentralisés pour un meilleur encadrement du secteur de la microfinance ; anticiper les crises dans le secteur des systèmes financiers décentralisés. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE Sur le rapport du ministre de l’Agriculture, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication écrite relative à la stratégie nationale de résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle dénommée « Priorités-Résilience-Pays-Mali » et son plan d’actions 2020-2024. L’élaboration de la présente stratégie et de son plan d’actions s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de la 28ème réunion annuelle du Réseau de Prévention des Crises alimentaires, tenue du 4 au 6 décembre 2012 à Ouagadougou au Burkina Faso. Le Réseau de Prévention des Crises alimentaires, créé en 1985 suite à la grave crise agricole et alimentaire des années 1984-1985, a pour vocation d’entretenir et de renforcer la coordination et l’efficacité de la prévention et de la gestion des crises alimentaires. La stratégie définit la résilience comme : « la capacité des ménages, des familles et des systèmes vulnérables à faire face à l’incertitude et au risque de choc, à résister au choc et à y répondre efficacement, ainsi qu’à récupérer et à s’adapter de manière durable ». Elle a pour objectif de réduire de manière durable la vulnérabilité alimentaire et nutritionnelle et sa mise en œuvre permettra entre autres : de renforcer la résilience des populations à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle ; d’améliorer les interventions des politiques publiques dans le domaine de la protection sociale ; d’accroitre la production et la productivité agricoles ; de bénéficier du financement de l’Alliance globale pour l’Initiative « Résilience-Sahel-Afrique de l’Ouest ». La stratégie nationale de résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle est assortie d’un plan d’actions dont le financement sera assuré par l’Etat et les partenaires techniques et financiers. Bamako, le 27 novembre 2019 Le Secrétaire général du Gouvernement, Madame SANOGO Aminata MALLE Officier de l’Ordre national  

Message de condoléances du président de la République suite au décès accidentel de 13 militaires Français dans le Liptako Gourma

A Son Excellence Monsieur Emmanuel Macron,  président de la République Française, Paris Monsieur le Président, Suite au décès accidentel survenu cette nuit dans le Liptako Gourma, de treize militaires français en service commandé, je voudrais, en mon nom et en celui de la nation malienne toute entière, vous adresser nos condoléances les plus émues. Vous avez dit et à juste raison que ces soldats « sont morts pour la France ». J’ajouterais qu’ils sont morts pour le Mali, qu’ils sont morts pour le Sahel, qu’ils sont morts pour la Liberté, qu’ils sont morts pour l’Homme. La perte est lourde mais les peuples du Sahel partagent votre deuil, Monsieur le Président, eux qui payent tous les jours un lourd tribut à la guerre contre l’obscurantisme. Je puis vous assurer, qu’en dépit des impatiences observées, des frustrations ça et là exprimées, qu’elles soient sincères ou feintes, ces peuples ne retiendront et ne magnifieront que la solidarité dont elles bénéficient aujourd’hui, de la part des forces françaises en particulier et internationales en général, en ces temps où la survie de chacune des nations concernées est en jeu. En m’inclinant une fois de plus devant la mémoire de tous les héros de la guerre du Sahel, et en exprimant nos condoléances aux familles des victimes ainsi qu’au peuple français, je vous prie d’accepter, Monsieur le Président, l’assurance de ma plus haute considération. Bamako, le 26 novembre 2019 Ibrahim Boubacar Keita  

Communiqué du conseil des ministres du 20 novembre2019

Le Conseil des Ministres s’est réuni hier en session ordinaire, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République. I. À l’ouverture de la session, le Conseil des Ministres a observé une minute de silence à la mémoire des éléments des Forces armées et de sécurité, décédés lors de l’attaque de Tabankort, le lundi 18 novembre 2019. Le Président de la République a présenté ses condoléances les plus attristées aux familles des disparus et souhaité prompt rétablissement aux blessés. II. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a adopté des projets de texte et procédé à des nominations. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification du Traité portant création de l’Agence africaine du Médicament, adopté par la 32ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine, tenue le 11 février 2019 à Addis-Abeba. L’Agence africaine du Médicament a pour missions entres autres de : – renforcer les initiatives visant l’harmonisation de la réglementation des produits médicaux et l’amélioration du contrôle des bonnes pratiques de fabrication ; – coordonner la collecte, la gestion, le stockage et l’échange d’informations sur la qualité et la sécurité des produits médicaux ; – promouvoir la coopération et le partenariat entre les structures régionales et les autorités nationales de réglementation des produits pharmaceutiques ; – surveiller le marché des médicaments par le prélèvement d’échantillons dans tous les Etats membres ; – veiller à la mise en œuvre de la loi-type de l’Union africaine sur la réglementation des produits médicaux dans les Etats membres. Les organes de l’Agence africaine du Médicament sont la Conférence des Etats parties, le Conseil d’Administration, le Secrétariat et les Comités techniques. La ratification du présent traité permettra au Mali de bénéficier de l’expertise de l’Agence africaine du Médicament et d’améliorer l’accès des populations à des produits pharmaceutiques de qualité. AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE ET DE LA PROSPECTIVE Sur le rapport du ministre de l’Economie numérique et de la Prospective, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret complétant le Décret n°2015-0265/P-RM du 10 avril 2015 fixant les modalités d’identification des abonnés aux services de télécommunications/TIC ouverts au public. Dans le cadre du renforcement de la lutte contre le terrorisme et la cybercriminalité aux plans national, régional et international, les pays membres du Protocole d’Abidjan du 28 novembre 2016 ont adopté, le 11 août 2017, la Résolution n°1 sur la mise en œuvre du Free Roaming. Cette résolution met l’accent sur la nécessité de procéder à l’identification des utilisateurs réels de l’espace Free Roaming. Le projet de décret adopté s’inscrit dans le cadre de sa mise en œuvre et limite à trois (03) le nombre de cartes SIM ou de support de connexion aux réseaux ou services par personne physique et par opérateur ou fournisseurs d’accès internet. Il complète les dispositions du décret du 10 avril 2015 fixant les modalités d’identification des abonnés aux services de télécommunication et TIC ouverts au public et permettra de contrôler la vente anarchique des cartes SIM pré-activées ou pré-identifiées. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE ET DES FINANCES  – Inspecteur en Chef Adjoint à l’Inspection des Finances : * Monsieur Moussa KONE, Inspecteur du Trésor. AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES AFFAIRES SOCIALES – Inspecteur à l’Inspection des Affaires sociales : * Madame TOURE Mady Mousso KEITA, Administrateur civil.

Communiqué du gouvernement suite à l’offensive des Fama contre les bases terroristes dans les régions du centre du pays

Le Gouvernement de la République du Mali apporte un démenti formel à des rumeurs véhiculées sur les réseaux sociaux, faisant état de la prise de blindés des FAMa par des terroristes. Le Gouvernement appelle la population à plus de vigilance face à ces campagnes d’intoxication et de manipulation de l’opinion, à travers la diffusion d’informations erronées qui n’ont d’autre but que de saper le moral de nos vaillants soldats. Par contre, le Gouvernement de la République du Mali informe l’opinion publique nationale et internationale que les Forces de Défense et de Sécurité du Mali ont engagé, conformément aux instructions du chef suprême des Armées, une offensive de grande envergure contre les bases terroristes, dans certaines localités de la région de Mopti. Le bilan des opérations, fait état de plusieurs terroristes neutralisés, d’importants dégâts matériels dont des véhicules et motos détruits. Les fouilles ont permis également de retrouver sur les lieux, des cartes d’identité de plusieurs nationalités et des effets militaires. Le Gouvernement de la République du Mali informe que ces opérations ont été conjointement menées par les hommes de la 6ème Région militaire de Sevaré et l’Armée de l’Air du Mali. Le Gouvernement du Mali félicite les FAMa pour cette nouvelle stratégie d’attaque qui illustre, à suffisance, leur grande détermination à redonner confiance à notre peuple ; à faire honneur au serment sacré du Soldat et à la mémoire des frères d’armes tombés sur le champ de l’honneur pour la Patrie. Le Gouvernement de la République du Mali invite l’ensemble du Peuple malien à soutenir, à accompagner et à encourager nos FAMa, dans ce combat sacré contre les forces obscurantistes qui œuvrent à mettre en mal notre vivre ensemble et la libre circulation des personnes et de leurs biens dans notre pays. Bamako, le 11 novembre 2019 Le Ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement, Yaya SANGARÉ  

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi, 06 novembre 2019

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 06 novembre 2019 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a adopté : – des projets de texte ; – et procédé à des nominations. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : Un projet de décret portant approbation de l’Avenant n°2 au contrat de concession du service public de l’électricité. Dans le cadre de l’organisation du service public de l’électricité, un contrat de concession a été signé le 21 novembre 2000 entre la République du Mali, le Maître d’Ouvrage, et la Société Energie du Mali-SA (EDM-SA) le concessionnaire pour une durée de vingt ans renouvelable. Le présent avenant porte sur la suppression de la subvention sur les frais de branchement pour la clientèle qui utilise la moyenne tension. Il s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de l’étude sur la restructuration de la Société EDM-SA relatives aux mesures nécessaires pour l’atteinte de son équilibre financier. Un projet de décret portant approbation de l’Avenant n°1 au contrat de concession relatif à la fourniture d’un système informatisé de production de documents sécurisés au Mali pour le compte du Ministère de la Sécurité et de la Protection civile L’avenant est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et la Société IDEMIA France. Il vise à préciser davantage les aspects techniques et financiers du contrat de concession initial relatifs aux conditions d’établissement, de production et de délivrance de visas sécurisés. L’exécution de cet avenant permettra de renforcer la sécurité des opérations de contrôle des voyageurs aux frontières du Mali, de filtrer les entrées sur le territoire malien et de lutter efficacement contre le terrorisme et le banditisme transfrontalier. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DES AFFAIRES SOCIALES Sur le rapport du ministre de la Santé et des Affaires sociales, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi relatif au sang humain et ses dérivés. Le Centre national de Transfusion sanguine est un établissement public à caractère scientifique et technologique chargé de collecter, d’analyser, de préparer, de conditionner et de conserver le sang humain et ses dérivés en vue de leur distribution aux établissements sanitaires publics et privés agréés ainsi qu’aux particuliers. Le présent projet de loi vise à renforcer le cadre juridique national par la prise en compte des nouvelles connaissances scientifiques en matière de transfusion sanguine. Il encadre le prélèvement, la qualification biologique, la préparation, l’importation, l’exportation, la conservation, la distribution, la dispensation, la délivrance et l’utilisation du sang humain et ses dérivés. Le projet de loi adopté permettra notamment d’améliorer la disponibilité du sang humain et ses dérivés à l’échelle nationale et de clarifier les rôles des différents acteurs. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : des projets de texte relatifs à la ratification de l’accord de financement, signé à Bamako, le 20 septembre 2019, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association internationale de Développement relatif au financement additionnel au titre du projet de systèmes hybrides d’électrification rurale. Par cet accord, l’Association internationale de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 18 millions d’Euros, soit 11 milliards 807 millions 226 mille francs CFA. Le Projet, objet du financement, vise à améliorer l’accès aux services d’électricité modernes et à accroître la production d’énergie renouvelable dans les zones rurales du Mali. Des projets de texte relatifs à la ratification de l’accord concernant la promotion et la protection réciproque des investissements, signé à Bamako, le 02 mars 2018, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Gouvernement de la République de Turquie. L’accord signé s’applique aux investissements réalisés par les investisseurs des parties contractantes. La ratification de cet accord permettra entre autres : – de contribuer à la croissance économique et à la prospérité du pays ; – de protéger les investisseurs nationaux contre les pratiques contraires au droit international dans le pays d’accueil ; – de promouvoir et de stimuler le flux de capitaux étrangers ; – de contribuer au financement des politiques de développement, de création d’emplois et de réduction de la pauvreté ; – de bénéficier de transfert de ressources et de compétences en matière de gestion, d’administration, de technologie et de renforcement des capacités. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DES AFFAIRES SOCIALES – Inspecteurs à l’Inspection de la Santé : Monsieur Mohamadou HACHIMI, Médecin ; • Monsieur Amadou SOGODOGO, Médecin ; • Monsieur Mahamadou KAYA, Ingénieur des Constructions civiles • Colonel-major Sékou TRAORE ; • Monsieur Abdoulaye KONE, Attaché de recherche ; • Monsieur Sominé DOLO, Enseignant-chercheur. • Madame Toula TOURE, Administrateur de l’Action sociale. – Inspecteur à l’Inspection des Affaires sociales : Monsieur Ousmane KONATE, Administrateur de l’Action sociale. AU TITRE DU MINISTERE DU DIALOGUE SOCIAL, DU TRAVAIL ET DE LA FONCTION PUBLIQUE – Chef de Cabinet : Monsieur Harouna BARRY, Ingénieur en développement local. – Chargés de Mission : Monsieur Bakary DENA, Professeur ; • Madame Aïssata DIALLO, Professeur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DE LA PROSPECTIVE – Conseiller technique : Madame M’Batogoma Aminata SOGOBA, Ingénieur en Informatique. – Chargé de Mission: Monsieur Mamourou Sidiki KONATE, Gestionnaire immobilier. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE – Inspecteurs à l’Inspection de l’Agriculture : Monsieur Chaka TRAORE, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural ; • Docteur Aliou MAIGA Bamamou, Enseignant-chercheur ; • Monsieur Malick SY, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural ; • Madame KEITA Adama DEMBELE, Planificateur. AU

Message à la Nation du Président de la République

Bissimila Rahamani Rahimi Mes chers compatriotes Chères Maliennes chers Maliens L’attaque de Indelimane, de Boulkessy et Mondoro et toutes celles qui les ont précédées montrent la gravité de la situation que vit notre pays. Nous sommes en guerre. Les seigneurs de guerre du terrorisme international au Sahel continuent leur croisade obscurantiste sanglante avec l’objectif évident de détruire nos institutions, notre pays et nos pays. Cette attaque terroriste contre nos militaires, m’offre l’occasion d’exprimer au peuple malien, aux familles de nos braves soldats durement éplorées ma profonde compassion et mes condoléances les plus émues. Pieusement, je m’incline devant leur mémoire et prie pour le repos éternel de leur âme. Aux blessés, civils et militaires, je souhaite prompt rétablissement. La Nation malienne restera éternellement reconnaissante de leur engagement pour la défense du territoire national et la sécurité des Maliens. Mes chers compatriotes Chères Maliennes chers Maliens Dans de telles circonstances je rends un vibrant hommage aux Forces de défense et de sécurité qui malgré les assauts meurtriers si réguliers sont en faction avec toute la détermination qui est celle de tout bon soldat. L’intégrité de notre territoire, la protection de notre population, le libre exercice de notre souveraineté demeurent au cœur de nos intérêts vitaux. Face aux attaques meurtrières récurrentes contre nos emprises, j’ai présidé la Session extraordinaire du Conseil Supérieur de la Défense Nationale et une réunion ad hoc avec la hiérarchie militaire, respectivement le 09 et 30 octobre 2019. J’ai instruit des mesures fortes ; notamment l’élaboration d’un nouveau concept opérationnel qui donne une part importante à l’offensive, au niveau de relèvement du commandement opérationnel sur le terrain et à l’amélioration des conditions d’engagement de nos hommes. Je ne cesserai jamais de le rappeler, c’est dans ces moments qu’il est impératif de rendre effective l’union sacrée autour de notre vaillante armée, derrière ces hommes qui ont choisi de nous défendre et de défendre le Mali tout entier, au prix de leur vie. Le piège à éviter est de ne pas tomber dans la stratégie de l’ennemi qui est de nous opposer les uns aux autres et de saper le moral de nos vaillants combattants. Plus que jamais j’invite chaque Malienne et chaque Malien à faire preuve de solidarité autour de notre seul et vrai outil de décision nationale que sont nos FAMa. Cette solidarité est d’autant plus nécessaire que la lutte dans laquelle nous sommes engagés sera de longue haleine et notre résilience sera régulièrement mise à l’épreuve. Mes chers compatriotes Chères Maliennes, chers Maliens Dans ces circonstances particulièrement graves où la stabilité et l’existence de notre pays sont en jeu, notre seule réponse doit être l’UNION NATIONALE, l’UNION SACRÉE autour de notre armée nationale, celle qui veille jour et nuit depuis si longtemps pour que le Mali demeure. Cette guerre n’est pas une guerre rien que contre le Mali ou le Sahel, elle est mondiale. Dans cet ordre mondial d’insécurité, la mutualisation des efforts et des forces est capitale. Face aux inquiétudes du présent et aux incertitudes du futur, nous ne cèderons jamais au sentiment d’impuissance qui peut nous conduire à nous habituer à ces décomptes de plus en plus réguliers et proprement insupportables. Les épreuves du moment nous commandent bien au contraire de saisir l’occasion pour nous mobiliser tous et tous ensemble. Le sursaut national que j’exhorte de tous mes vœux doit être de mise en tout, partout et par tous. C’est pourquoi, tout en me félicitant des efforts et des résultats auxquels le Dialogue National Inclusif en cours aura abouti, je lance à nouveau un appel à tous les Maliens. Il est temps, il est grand temps que l’on sauve notre pays, que la famille malienne se ressoude Il est important que tous les Maliens, individuellement et collectivement : partis politiques, société civile, organisations religieuses, mouvements des femmes et des jeunes, Maliens de la diaspora, tous, sans exclusive aucune se retrouvent. Ma main demeure tendue à tous mes frères et sœurs pour qu’ensemble, pour le Mali, Nous transcendions toutes nos incompréhensions au profit de la seule survie de notre chère patrie. Je remercie tous ceux et toutes celles qui parfois dans un sacrifice et un anonymat complets se battent par tous les moyens à leur disposition pour que ce Dialogue soit celui de l’union et de l’Unité. Mes chers compatriotes Chères Maliennes chers Maliens L’Etat poursuivra avec détermination constante ses devoirs régaliens avec les moyens qui sont les siens certes mais aussi et surtout avec l’accompagnement de tous les fils et de toutes les filles du Mali. Et dans cet effort de sursaut national, la communauté internationale continuera de nous appuyer. Rappelons en effet que nous continuons de bénéficier de la solidarité internationale avec la présence de toutes les forces étrangères qui paient souvent un très lourd tribut. En témoigne la mort, dans des conditions traitresses de l’explosion d’un engin explosif improvisé, lot quotidien des forces armées maliennes, d’un militaire de l’opération Barkhane, le brigadier Ronan POINTEAU. Je saisis cette occasion pour présenter au peuple français les condoléances émues de la nation malienne toute entière. C’est aussi l’occasion pour moi de m’incliner devant la mémoire de tous les soldats étrangers tombés sur le sol malien. La solidarité internationale nous est plus que jamais nécessaire et c’est pourquoi, je demande à ce que nous ne nous trompions pas d’ennemis. Mes chers compatriotes Chères Maliennes, chers Maliens Je voudrais terminer en vous rappelant que notre seul salut réside en Nous-mêmes et dans le bénéfice d’une solidarité effective pour la défense de valeurs communes à l’Humanité. Le Mali poursuivra ainsi sa marche sereine et résolue vers son seul objectif, un développement soutenable et durable tel qu’attendu par ses laborieuses populations pour être à l’unisson des autres peuples dans leur quête commune de prospérité et de paix. Vive le Mali ! Vive la République ! Qu’Allah bénisse le Mali ! Je vous remercie. Bamako, 04 novembre 2019   Ibrahim Boubacar KEÏTA  

Communiqué du gouvernement suite à l’attaque terroriste contre la position des FAMa à Indelimane (Cercle d’Ansongo)

Le Gouvernement de la République du Mali informe l’opinion nationale et internationale que ce vendredi, 1er novembre 2019, la position des FAMa d’Indelimane, dans la localité d’Ansongo, secteur de Ménaka, a fait l’objet d’une attaque terroriste, qui a fait des morts, de nombreux blessés et des dégâts matériels importants du côté des Forces nationales de Défense et de Sécurité. Des renforts ont été dépêchés pour sécuriser la zone et traquer les assaillants. Le gouvernement du Mali condamne énergiquement cette attaque et exprime toute sa solidarité et ses encouragements aux Forces de défense et de sécurité. Le Gouvernement du Mali s’incline avec déférence devant la mémoire des soldats tombés sur le champ d’honneur et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Le Gouvernement du Mali salue l’ensemble des Forces internationales présentes sur notre territoire qui sont entrain de porter soutien et assistance à nos forces de défense et de sécurité sur le terrain pour neutraliser l’ennemi. Le gouvernement du Mali en appelle à l’union sacrée et à la fibre patriotique de l’ensemble des filles et des fils du Mali pour réussir la guerre pour la liberté, la paix et la cohésion sociale dans notre pays. Bamako, le 1er novembre 2019 Le Ministre de la Communication,  Chargé des Relations avec les Institutions,  Porte-parole du Gouvernement,   Yaya SANGARÉ  

Communiqué du gouvernement suite à l’expulsion de 200 Maliens du Foyer Baara en France

Le Gouvernement de la République du Mali suit avec beaucoup d’attention la situation des maliens expulsés du Foyer Baara en France, ce mardi 29 octobre 2019. Il s’agit des 200 maliens, expulsés de l’ancien siège de l’Agence Nationale pour la Formation Professionnelle des Adultes à Montreuil. Notre représentation diplomatique et consulaire à Paris, en accord avec les responsables de la municipalité ont pu reloger une centaine de nos compatriotes. Les efforts et les négociations sont en cours pour trouver une issue heureuse pour ceux d’entre eux, encore en attente de relogement. Le Gouvernement du Mali invite nos compatriotes à garder leur calme et à respecter la loi du pays d’accueil. Il exprime sa solidarité envers les victimes de cette situation malheureuse et les assure qu’aucun effort n’est épargné pour trouver une issue favorable à leur situation, surtout en cette période pluvieuse et glaciale en France. Le gouvernement félicite les associations des  Maliens vivant en France qui œuvrent aux côtés de notre représentation diplomatique et consulaire en vue de soulager nos compatriotes dans cette situation. Bamako, le 31 octobre 2019 Le Ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement, Yaya SANGARE