Semaine des marques : Six entreprises primées 

Bamako, 21 mar (AMAP) Six marques ont été primées et quinze marques sur soixante-quinze, en compétition, ont su se démarquer dans les cinq différentes catégories, à la première édition de la Semaine des marques qui a pris fin samedi, dans l’après-midi. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, a présidé la cérémonie de clôture de cet événement lancé lundi dernier au Centre international de Conférences de Bamako (CICB). Ikalook a remporté le prix de meilleure marque féminine. Si la meilleure marque à l’international est revenue à «Thé Achoura », Fofy Industries s’est vu adjuger le prix de la meilleure marque de produit. La catégorie meilleure marque de service a été remportée par l’Université ISPRIC et la catégorie marque préférée du public, par la société Diago.  Une catégorie spéciale, la meilleure marque de jeune entreprise, a été ajoutée sur recommandation du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga.  Ainsi, parmi 20 jeunes entreprises nominées, c’est Diakité Robotic qui a remporté ce prix en plus d’un chèque de 2.085.000 Fcfa. Diakité Robotic est une société de mécatronique qui est la combinaison systémique et synergique de la mécanique, de l’électronique, de l’automatisme industrielle, le contrôle et l’informatique. Il opère dans le domaine de l’industrie, de la santé, de la sécurité et des biens de consommation. Son directeur général a estimé qu’une telle initiative doit être régulière afin de donner la possibilité à d’autres sociétés et marques de se démarquer. «Mais aussi inspirer la jeunesse pour qu’ensemble nous puissions se donner la main pour bâtir un Mali nouveau, un Mali comme nous l’avons toujours souhaité», a insisté Abdoulaye Diakité.  Quant au directeur général de Fofy Industries, lauréat de la meilleure marque de produit, il exhorte la jeunesse à plus d’abnégation, au travail bien fait, à s’inventer et mettre des produits de qualité sur le marché. «Tous les efforts payent», a soutenu Thierno Bah. « Ces distinctions honorent le Mali dans son ensemble et particulièrement le secteur privé malien qui se distingue par son dynamisme et sa résilience malgré le contexte économique et géopolitique difficile », s’est réjoui le ministre du Commerce et de l’Industrie. Dans le but de soutenir les entreprises maliennes, Mahmoud Ould Mohamed a assuré de la «mise en place, dès le mois de mai, d’un accompagnement technique du Centre malien de la propriété industrielle (CEMAPI), à travers un audit de propriété industrielle des lauréats de la compétition». Ce qui permettra, selon lui, « d’identifier le potentiel en propriété industrielle au sein de ces entreprises afin de proposer des stratégies de protection et de gestion optimale des actifs de propriété industrielle ».  Le thème choisi pour cette édition initiale était : «Une marque compétitive, un outil de conquête de marché». L’objectif de cette initiative était de mettre en exergue le rôle de la marque comme actif stratégique dans la stratégie commerciale de l’entreprise, d’inciter les opérateurs économiques à prendre conscience de l’importance de la protection de leur marque pour sécuriser leur investissement, d’accroitre les dépôts de demande de titre de propriété industrielle, de créer un espace d’échange et de partenariat entre les acteurs de l’économie au Mali et de prendre en compétition les entreprises malienne possédant une marque.  Les ministres en charge de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, des Transports et des infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko ont pris part à la rencontre. C’était en présence du 6ème vice-président du Conseil national de Transition, Hamidou Traoré et du président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), Youssouf Bathily. OS/MD (AMAP)

Entretien routier dans le District de Bamako : Près de 25% des travaux réalisés 

Bamako, 21 mar (AMAP) L’état d’avancement global des travaux d’urgence d’entretien de certains axes routiers de Bamako, la capitale  malienne, au titre de 2021 est de près de 25% pour un délai consommé de 40%, a constaté, vendredi, la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, qui a visité certains chantiers. Ces travaux s’inscrivent dans le cadre du Programme d’urgence social du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Le chef de l’État a, dans ce cadre, accordé 5 milliards de Fcfa pour améliorer la qualité des routes prioritaires dans le District de Bamako. Au total, 16 axes routiers dont 9 sur la rive droite et 7 sur la rive gauche sont concernés. Les travaux portent essentiellement sur la réparation des dégâts des eaux de pluies sur les bitumes, le redimensionnement de certains ouvrages ainsi que l’entretien et la réhabilitation de certains tronçons. Le but étant de soulager les usagers des réseaux routiers concernés. Pour sa mise en œuvre, la direction générale des routes a confié la maitrise d’ouvrage déléguée à l’Agence d’exécution des travaux d’entretien routier (AGEROUTE). Les travaux ont démarré le 24 janvier dernier pour une durée de 4 mois. Cette visite de la ministre visait à s’enquérir de l’état d’avancement des travaux. Pour ce faire, la délégation ministérielle a inspecté des travaux sur l’axe UATT-Niamakoro Cité des enfants, l’axe RN7-Halles de Bamako-pont tordu de Niamakoro, en commune VI, sur les rues 304-360 (rue Palais des Sports-Ambassade du Nigeria) d’Hamdallaye ACI 2000 en commune IV et l’Avenue Cheikh Zayed (Lafiabougou) en communes III et IV, etc. Les travaux. qui avancent plus ou moins normalement, rencontrent certaines difficultés. Les principales contraintes, selon le directeur national des routes, Mamadou Samaké, sont liées à l’occupation de certaines emprises par les réseaux des concessionnaires comme Énergie du Mali (EDM-SA), la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP), les sociétés de téléphonie mobile, les kiosques et autres installations des riverains.  M. Samaké a demandé leur compréhension pour libérer les lieux. « Toute chose qui devrait permettre de finir les travaux avant le début de l’hivernage », a précisé le directeur général de l’AGEROUTE. Avant d’assurer : «nous ferons en sorte que les travaux se terminent d’ici là. »  « Tel est l’objectif visé par le département en charge des routes », a expliqué la ministre des Transports et des Infrastructures. «Contrairement aux autres années, nous avons pris le devant pour que tous les travaux qui ne peuvent pas être réalisés en période d’hivernage puissent l’être avant. Et en saison de pluies, nous allons voir les travaux dont l’exécution est compatible avec la pluie», a-t-elle précisé, à la fin du périple.  Parlant des spécificités techniques, Mme Dembélé a souligné que les caniveaux ont été élargis cette année pour réduire au maximum l’impact de l’eau sur les routes. «Si les eaux n’ont pas de passage, c’est sûr qu’elles vont stagner sur la route, c’est ce qui crée des désagréments, des dégradations», a-t-elle fait noter, citant des diagnostics posés par les services techniques, notamment l’AGEROUTE. Quant aux difficultés dues aux concessionnaires, la ministre a indiqué leur avoir donné un temps pour qu’ils puissent déplacer leurs réseaux pour permettre que les caniveaux fonctionnent. Pour accélérer la cadence, elle a donné des instructions fermes sur le respect du délai d’exécution et la qualité des travaux. «Nous sommes sûrs et certains que tous les travaux programmés vont être réalisés à hauteur de souhait», a-t-elle indiqué.  « Pour un montant estimé à près de 15 milliards de Fcfa, la deuxième étape des travaux suivra, » a annoncé la ministre en charge des Infrastructures. Selon elle, ces travaux concernent également l’intérieur du pays à travers notamment le Projet d’amélioration de l’accessibilité rurale (PAAR) AG/MD (AMAP)

Le Forum maroco-malien des diasporas plaide pour  des investissements productifs 

Bamako, 21 mar (AMAP) Les participants au Forum maroco-malien pour la mobilisation des compétences et l’investissement productif de la diaspora ont formulé une série de recommandations invitant notamment à une mobilisation des ressources additionnelles pour la prise en charge de l’ensemble des porteurs de projets de la diaspora,  Ouvert le jeudi le 17 mars au Centre international de conférences de Bamako CICB, les rideaux sont tombés, samedi, sur cette rencontre qui a, aussi, recommandé  la signature d’une Convention d’établissement entre le Mali et le Maroc et à l’opérationnalisation de l’émission des diasporas bonds dans le cadre du Fonds d’appui à l’investissement productif (FAIP). Organisé dans le cadre du «Projet de coopération sud-sud», ce forum participe de la mise en œuvre de la politique nationale de migration (PONAM), portée et pilotée par le ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine. La ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, qui a présidé la clôture du forum, s’est réjouie du fait que la rencontre a pu démontrer comment la diaspora peut réellement contribuer au développement de notre pays dans sa diversité. Pour la cheffe du département en charge des Transports, assurant l’intérim de son collègue en charge des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, l’un des temps forts du forum a été la présentation du Fonds d’appui à l’investissement productif. À ce propos, elle a noté que l’opérationnalisation de cet outil pour accroire l’investissement productif exige un engagement de toutes les parties prenantes, particulièrement le gouvernement. C’est pourquoi, elle a rassuré «l’ensemble des acteurs concernés de l’adhésion de l’Etat à ce mécanisme d’accompagnement et (qui) jouera toute sa partition pour l’opérationnalisation de cet instrument». Mme Dembélé a, également, invité les institutions financières, les acteurs du secteur privé et les Maliens établis à l’extérieur à s’inscrire dans cette dynamique. L’ambassadeur de l’Union européenne (UE), Bart Ouvry, a expliqué que « le Projet de coopération sud-sud est une initiative qui stimule les échanges de bonnes pratiques sur l’accueil et le retour des personnes de la diaspora, afin de créer une synergie entre les pays du Sud, voisins directs du continent européen ».  Le diplomate européen a réaffirmé l’engagement de l’UE à soutenir les autorités dans la gouvernance des migrations et l’appui à la diaspora. L’ambassadeur du Maroc, Driss Isbayene, qui n’a pas caché sa satisfaction, a relevé que les trois jours de travaux ont permis de rassembler ses compatriotes, les Maliens et leurs amis « autour du développement d’une relation de confiance entre les diasporas des deux pays et leurs gouvernants ». En plus, la rencontre a renforcé «la participation de ces diasporas au développement de nos pays respectifs », selon Driss Isbayene qui a annoncé l’organisation du prochain forum au Maroc. AT/MD (AMAP)

Quelque 75 concurrents en compétition à la Semaine des marques au Mali  

Fatoumata M. SIDIBÉ  Bamako, 15 mar (AMAP) Soixante-quinze  marques sont en compétition pour divers prix, lors de la première édition de la Semaine des marques qui se tient, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), depuis lundi jusqu’au samedi 19 mars 2022.  «Nous avons commencé par la sélection des candidats par catégorie de marque préférée du public. Cette sélection, qui a été présentée au public depuis le 8 mars dernier, continuera jusqu’au 18 du même mois», a annoncé le président du jury, Arouna Kanté. Les marques ont été répertoriées sur la base des fiches de représentation électronique mises à disposition par le Centre malien de promotion de la propriété industrielle (CEMAPI), a révélé M. Kanté. La Semaine des marques vise à valoriser et à donner une meilleure visibilité aux marques nationales, prévenir contre les risques et dangers de la contrefaçon. Ainsi, pour inciter les entreprises à protéger leurs marques au CEMAPI, les organisateurs ont mis en compétition les marques nationales protégées, établies, exploitées et celles exerçant une activité économique ou sociale régulière.  Les prix en compétition sont, entre autres, le Prix de la marque préférée du public, de la meilleure marque de produit, le Prix de la meilleure marque de service, le Prix de la meilleure marque à l’international, le Prix de la meilleure marque féminine et le Prix de la meilleure marque du plus jeune entrepreneur.  Le president du jury a expliqué que le choix revient aux consommateurs qui peuvent voter, par SMS ou en appelant les numéros : 71 52 30 30/61 52 30 30 et 52 52 31 31 pour leurs marques préférées.  Ces marques nominées ont été présentées au public. Il s’agit, pour la catégorie «Meilleure marque du produit», de Fofy, Sapec, Diago. La catégorie «Meilleure marque de service» met en compétition Sama Money, Ispric, Imafer. Quant à la catégorie «Meilleure marque à l’international», elle concerne la société Bara Musso, Thé Achoura, l’hôtel Azalai.  Faso Kaba, I ka look sont nominées pour la catégorie «Meilleure marque féminine» et Waati, Diakité robotique pour «la  marque du jeune entrepreneur».  «Ces activités initiées par les organisateurs de la Semaine permettront « de faire la promotion de nos produits », a commenté la responsable marketing et communication de Sapec. « Remporter par exemple ce prix donnera une grande visibilité à notre marque qui existe depuis 2003 », a ajouté Ramatoulaye Berthé. «Notre objectif est d’avoir le trophée de la meilleure marque de produit», a-t-elle dit.  Ewaati est une startup spécialisée dans le domaine de l’intelligence artificielle et de la  robotique. Pour ses responsables, c’est pour promouvoir leurs produits et services qu’ils ont participé à cette Semaine des marques. «Nous avons des produits et services comme e-school, e-security e-marketing, e-care, e-face», ont-ils expliqué. Responsable marketing de Sahel infusion qui existe depuis 2013, Aissata Cissé se dit heureuse de compter parmi les nominées et espère que son entreprise sera retenue pour cette première édition.  Quant à la chargée de communication de la société Bara Musso, elle souhaite que cette activité soit encouragée et soutenue. «La Semaine des marques nous a montré qu’on est parmi les grandes entreprises et qu’on est considéré», se réjouit Fatou Sidibé, rappelant que Bara Musso existe depuis 2008. FMS/MD (AMAP)

Plus de 14 000 entreprises voient le jour au Mali, chaque année (Le Premier ministre)

Bamako, 15 mar (AMAP) Chaque année, plus de 14 000 entreprises voient le jour au Mali où 1 055 marques déposées ont été enregistrées, de 2016 à 2022, a-t-on appris, lundi, de source officielle, à l’ouverture de la Semaine des marques.  « Ces chiffres placent le Mali dans le Top 5 des gros déposants de l’Organisation africaine de la propriété industrielle (OAPI) », a souligné le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, qui a présidé cette cérémonie, au Centre international de Conférences de Bamako (CICB). La Semaine des marques, qui se déroulera jusqu’au 19 mars, est organisée par le Centre malien de promotion de la propriété industrielle (CEMAPI) et son partenaire Spirit, avec comme thème : «Une marque compétitive : un outil de conquête de marchés».  La rencontre mettra en compétition les marques nationales protégées, établies et exploitées et celles exerçant une activité économique ou sociale régulière. Les prix en compétition sont, entre autres, «la marque préférée du public», «la meilleure marque de produit», «la meilleure marque de service», «la meilleure marque à l’international», «la meilleure marque féminine», «la meilleure marque du plus jeune entrepreneur». Pour cette grande première, il y aura une série d’activités, notamment des panels qui permettront aux participants et aux visiteurs de mieux appréhender la question de la marque, comprendre son utilité et savoir comment la protéger. Des conférences sur la contrefaçon et ses méfaits et des ateliers de formation à l’intention des jeunes et des femmes entrepreneurs et de la société civile sont, aussi, au menu de cette Semaine des marques. Il y aura également des émissions télévisées comme «Grin de midi», des caravanes sur les deux rives du fleuve Djoliba (Niger) avec les produits et les sponsors de l’événement, une journée porte ouverte au CEMAPI, des animations et des jeux concours. Pour le chef du gouvernement, cette manifestation économique offre l’occasion de célébrer et magnifier le secteur privé malien qui se distingue, aujourd’hui, « par son dynamisme, sa résilience, son sens patriotique et son engagement de tout instant malgré le contexte économique et géopolitique particulièrement difficile ». Choguel Kokalla Maïga a indiqué qu’avec la mondialisation, la concurrence constitue une menace pour les entreprises qui ne sont pas préparées. D’où la nécessité pour elles de faire recours à la propriété industrielle. « En effet, a ajouté le Premier ministre, la propriété industrielle constitue un outil précieux pour le développement économique de notre pays et pour satisfaire aux impératifs du développement ».  Il convient, pour ce faire, d’innover et de créer pour permettre d’améliorer constamment la qualité de vie de nos populations à travers la production et la commercialisation de nos biens de services.  Selon le chef du gouvernement, derrière ces biens de services de consommation, il y a une identité, une marque qui permet de créer et de renforcer les liens entre les entreprises et les consommateurs. Pour le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, cette Semaine des marques servira donc à donner une meilleure visibilité et à sensibiliser les opérateurs économiques sur l’importance de la marque dans leur stratégie commerciale. Mahmoud Ould Mohamed a précisé que la marque, comme tout autre signe distinctif, est un enjeu incontournable et essentiel en termes de communication d’entreprise.  Elle apporte notoriété et confère à l’entreprise une image positive lui permettant de créer un lien fort avec les consommateurs. La marque a une valeur ajoutée et est un véritable capital pour les entreprises. Il s’agit, a poursuivi le ministre de l’Industrie et du Commerce, « de faire valoir la marque malienne qui fait face à une lourde concurrence sous régionale et internationale ».  De son côté, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Youssouf Bathily, a indiqué que la Semaine des marques vise à inciter les opérateurs économiques à prendre conscience de l’importance de leurs marques, « afin de sécuriser leurs investissements ».  M. Bathily a invité les opérateurs et les promoteurs de marques à engager, au niveau du CEMAPI, les démarches nécessaires en vue de la protection de leurs marques contre les contrefaçons et la piraterie. AMK/MD (AMAP)

Hamdallaye ACI 2000 : L’envers du décor dans le quartier des affaires de Bamako

Par Fadi CISSE  Bamako, 09 mar (AMAP) L’Agence de cession immobilière (ACI) a changé fondamentalement le visage de l’ancienne zone aéroportuaire. Principal centre d’affaires de la capitale abritant les sièges de plusieurs grandes entreprises, des restaurants et des commerces, il traîne des problèmes d’assainissement et de viabilisation qui ne sont pas dignes du standing qu’il veut se donner.  Les anciens occupants que nous avons interrogés, se disent impressionnés par la mutation de l’ancienne zone aéroportuaire. C’est le cas d’Oumou Traoré, médecin généraliste rencontrée devant sa maison, non loin de la Place «CAN». Elle y habite depuis 20 ans. Notre interlocutrice trouve que l’ACI 2000 est devenu, au fil des ans, un endroit huppé avec des immeubles et autres œuvres architecturales abritant des grandes entreprises, des supermarchés, des restaurants et pâtisseries et disposant de plusieurs espaces de loisir.  Un boom architectural qui cache mal certaines tares constatées dans l’évolution de ce quartier. La quinquagénaire déplore, par exemple, l’absence de marché dans le quartier. «Il nous faut marcher à pied, chaque matin, sur la route de Djicoroni-Para pour trouver un marché et faire nos courses pour la cuisine. Raison pour laquelle, souvent, j’achète beaucoup d’articles pour les mettre au frigo», confie-t-elle. « En revanche, se réjouit-elle, il y a beaucoup de supermarchés à l’ACI 2000, dont la plus imposante est Les «Mille et Une merveilles».  Hassan Keita tient sa boutique depuis 2007 à l’ACI 2000, du côté du cimetière de Lafiabougou. «Quand je suis venu m’installer, il y avait juste quelques belles maisons en dur à côté des constructions en banco. Maintenant, avec ces grands immeubles, on se croirait en Europe», s’exclame-t-il. Cependant, le boutiquier déplore de sérieuses lacunes de voirie, notamment d’assainissement, car en saison des pluies, plusieurs routes dans ce quartier chic deviennent impraticables pour les usagers. «Faute de collecteurs, pendant la période de pluies, ma clientèle diminue car il faut franchir les eaux usées pour accéder à ma boutique. À cause de cette situation, certains de mes clients préfèrent aller ailleurs», explique-t-il. Le sujet de l’assainissement et des nuisances revient souvent dans les commentaires lorsqu’on parcourt la documentation sur l’ACI. Le 15 avril 2009, le journal satirique ‘Le Scorpion’ titrait : « Hamdallaye ACI 2000, une belle cité insalubre ». Le journal dénonçait les pratiques illégales nuisibles à l’environnement : feux d’ordures la nuit qui polluent l’air, déversement de tas de sable ou débris de matériaux dans les caniveaux, en particulier au niveau des immeubles en chantier. L’article de presse déplorait l’odeur nauséabonde provenant des eaux stagnantes, la prolifération de mouches, moustiques, cafards, crapauds. « Un véritable taudis », selon nos confrères, où se côtoient rongeurs nuisibles et immondices ! Ces nuisances n’empêchent pas le quartier d’être très attractif. Lorsque l’on consulte le site Bamako Immobilier, des terrains sont mis en vente partout, notamment à côté d’emplacements stratégiques: Orca, Avenue du Mali, Radisson ACI, ambassade des États-Unis, Bougie Ba, Fondation Blondin Bèye, Espace Bouna, etc. Les prix s’envolent  : 300 m2 cédés à 70, voire 80 millions de Fcfa, 450 m2 à 150 millions de Fcfa, 500 m2 entre 100 et 200 millions de Fcfa, 700 m2 à 300 millions de Fcfa, etc. REGULER LE DÉVELOPPEMENT – L’aménagement du quartier de l’ACI 2000 s’inscrit dans une politique d’urbanisation au long terme. Rencontré dans sa famille, Imrane Abdoulaye Touré, a été directeur national de l’urbanisme et secrétaire général du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population jusqu’en octobre 2021. L’homme est la mémoire vivante de l’urbanisation de Bamako depuis les années 1990.  Selon lui, au Mali, la mise en place a été tardive. C’est en 1979-81 qu’est élaboré et adopté le premier Schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme de Bamako, révisé ensuite en 1990 et en 1995. Cette dernière révision a fait de l’ancien aérodrome de Bamako une zone de développement, dont la mise en œuvre a été confiée à l’Agence de cessions immobilières (ACI), chargée de la viabilisation et de la vente initiale aux enchères des terrains. « En 1995-96, un plan d’urbanisation sectorielle est défini », précise Imrane Abdoulaye Touré. Pour l’expert, ces dispositions ont constitué un progrès, car à l’époque Bamako comportait beaucoup de quartiers spontanés, nés de l’attribution de parcelles par les chefs coutumiers. «La vente aux enchères instaurait aussi une certaine transparence. Par la suite, la spéculation a décuplé le prix des terrains. Si à l’origine, ceux-ci ont pu être vendus autour de 35.000 Fcfa/m2 (70.000 au maximum), ils peuvent atteindre aujourd’hui 300.000 à 400.000 Fcfa/m2», détaille notre interlocuteur. P récisant que la viabilisation de la zone a été correcte, Imrane Abdoulaye Touré ajoute que les carences constatées ultérieurement dans la gestion de l’assainissement sont dues à un chevauchement de responsabilités entre l’ACI et les collectivités. « Par exemple, le dépôt des ordures était prévu pour chaque lotissement, mais les collectivités n’ont pas toujours respecté ces dispositions », dit-il avant de souligner que « dans ce cas la décentralisation a accentué la dilution des responsabilités et le désordre ». METTRE À JOUR ET APPLIQUER LES TEXTES – « D’une façon générale, relève Imrane Abdoulaye Touré, le cadre règlementaire est suffisant ». Par ailleurs, il estime que la stratégie d’urbanisation a besoin de Schémas régulièrement mis à jour (en principe tous les 5 ans). Or, il a fallu attendre 2005 pour voir une proposition de nouveau schéma directeur, et celle-ci n’a pas été suivie d’effet. «Même dans le cas actuel, on peut considérer que les textes existent, mais qu’il y a un problème d’application, dans une situation où beaucoup d’intérêts sont en jeu. Bref, il faut vraiment qu’on ait un document de planification adapté au contexte actuel», propose-t-il. Selon l’actuel directeur national de l’urbanisme et de l’habitat, « le bilan du plan d’urbanisme de l’ACI 2000 peut être considéré comme positif, malgré quelques points d’ombre ». Amadou Doumbia note que « l’ACI a permis une modernisation et une verticalisation des constructions en vue de la densification urbaine ». Ce qui peut être considéré comme une rupture par rapport aux pratiques de la IIè République : lotissements non viabilisés, constructions en banco, prolifération des quartiers spontanés. Pour le directeur de l’urbanisme

Forum Invest in Mali : Pleins feux sur les opportunités d’investissement dans notre pays

Envoyé spécial Dieudonné DIAMA Dubai, 25 fév (AMAP) Le Premier ministre malien et des membres du gouvernement au cours de la rencontre Forum Invest in Mali, jeudi, à Dubaï, ont exhorté les investisseurs à explorer les possibilités qu’offre la puissance agro-industrielle en Afrique de l’Ouest.  Les échanges ont eu lieu dans le cadre de l’Exposition universelle 2020. Cette exposition, initialement prévue du 20 octobre 2020 au 10 avril 2021, a été reportée du 1er octobre 2021 au 31 mars 2022 à cause de la crise de la Covid-19. Avant cette édition, le Mali a participé aux quatre dernières expositions universelles qui ont eu lieu en 2000 à Hanovre en Allemagne, en 2005 à Aichi au Japon, en 2010 à Shanghai en Chine et en 2015 à Milan en Italie. Le thème du forum est « le Mali, une puissance agro-industrielle en Afrique de l’Ouest ». Après les mots de bienvenue du Dr Mohammad Al Kindi, ministre de l’Environnement et de l’Eau des Émirats arabes unis, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, Youssouf  Bathily, a remercié les autorités émirats pour l’appui et les facilités accordées à notre pays pour sa participation à cette exposition.  M. Bathily a attiré l’attention des investisseurs émiratis sur le fait que le Mali regorge d’énormes ressources au niveau de son sous-sol et bien d’autres richesses dont le coton qui n’attendent que les investisseurs pour leur transformation. C’est pourquoi, il a invité ces investisseurs à prospecter toutes les richesses dont dispose le Mali. Mieux, il a demandé au chef du gouvernement de les inviter pour un séjour au Mali afin de prospecter les nombreuses potentialités de notre pays.  Dans son intervention, le Premier ministre a souligné que ce forum est une session d’information sur les opportunités économiques que regorge le Mali. Dr Choguel Kokalla Maïga s’est réjoui de la présence massive des investisseurs à ce forum. Avant de transmettre aux autorités émiraties, les salutations fraternelles et la profonde reconnaissance des plus hautes autorités du pays. Pour lui, la participation du Mali à l’exposition universelle Dubaï 2020 vise à faire connaître notre pays, son présent et son histoire.  « En venant à ce rendez-vous universel, nous avons fait le choix de mettre en lumière la contribution substantielle de la nation malienne au progrès de l’humanité à travers le concept de diatiguiya », a indiqué le chef du gouvernement. Selon Dr Choguel Kokalla Maïga, la dénomination du Pavillon du Mali « ben so diatiguiya » tire ses origines de notre civilisation millénaire. Il a rappelé que notre pays a fait le choix de bâtir une économie libérale. Et le gouvernement fait du secteur privé, le moteur de la croissance économique et du développement.  « L’État s’est progressivement retiré du système de production et de commercialisation pour se recentrer sur son rôle d’orientation et de régulation de l’activité économique », a-t-il souligné. Avant d’ajouter qu’à ce titre, plusieurs réformes institutionnelles et du cadre législatif et réglementaire ont été entreprises faisant du Mali une destination et un pays plus attractif.  PLUS DE 10 MILLIONS D’HECTARES – Le chef du gouvernement a fait savoir que le panorama du Pavillon du Mali à l’Expo Dubaï 2020 illustre l’énorme potentiel hydro-agricole et sylvo-pastoral de notre pays. À cet effet, Dr Choguel Kokalla Maïga a rappelé que le Mali est arrosé par deux fleuves lui offrant la plus grande surface de terre arable et cultivable avec plus de 10 millions d’hectares. Il a ajouté que le Mali produit 800.000 tonnes de coton en moyenne par an dont 2% sont transformées sur place.  Le chef du gouvernement a, aussi, dit que le cheptel malien est le deuxième plus important en Afrique, après celui du Nigeria et continue à exporter le bétail vivant. Dans le domaine des mines, il a précisé que le Mali exporte 64 tonnes d’or en moyenne par an.  Le Premier ministre a souligné les avancées réalisées par notre pays dans le classement Doing business. Avant de soutenir que le Mali est une bonne destination pour les investisseurs. C’est pourquoi, il a invité les nombreux investisseurs présents au forum à y faire un tour et à faire le pari du Mali qui est un pays d’opportunités. Il les a invités pour un voyage au Mali.       Au cours de ce forum, il y a eu un thème sur les secteurs d’opportunités au Mali avec des présentations sur le cadre législatif et réglementaire des investissements au Mali, les textes législatifs et réglementaires sur le cadre de partenariat public-privé au Mali, sur les filières porteuses au Mali tirées de la stratégie nationale de développement des exportations par le ministre du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed. S’en est suivi un autre panel sur le thème « un pays unique, des possibilités infinies ». Au niveau de ce panel, les présentations ont concerné les secteurs prioritaires dans les domaines de l’énergie, notamment les énergies renouvelables par le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré.  Une autre présentation a été faite par la ministre des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko sur les secteurs prioritaires  dans les domaines des infrastructures et des transports. À l’issue des présentations suivies de débats, le Premier ministre et sa délégation ont invité les investisseurs émiratis à venir prospecter les immenses potentialités économiques que regorge le Mali. DD (AMAP)

Mali : Ouverture de l’Hôpital diocésain de San (Centre)

San, 09 janv (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a inauguré, samedi, l’Hôpital diocésain de San (Centre) dont l’ouverture était bloquée pour des formalités administratives et bureaucratiques. Il a invité les responsables religieux administratifs de l’établissement à se rendre, dès lundi, à Bamako, pour discuter avec le ministère de la Santé et du Développement Social et l’Ordre des médecins « afin de trouver une solution pour le bénéfice des populations de San et de tout le peuple malien ». Le chef du gouvernement a, aussi, instruit les structures des ministères concernés à se mettre à leur disposition pour pouvoir régler toutes les questions administratives. C’était en présence du Cardinal Jean Zerbo, archevêque de Bamako, du gouverneur de San, Ousmane Sangaré, de l’évêque nouvellement intronisé du Diocèse de San, Mgr Hassa Florent Koné, et du Maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra. L’Hôpital diocésain est l’œuvre de l’Eglise catholique de San, à travers la Conférence épiscopale du Mali. D’un coût de plus de trois milliards, il couvre une superficie de 5 hectares et comprend plusieurs services, entre autres, des maladies infectieuses, de médecine générale, materno-infantile, de chirurgie. « Depuis 2011, le Diocèse de San a nourri le désir de renforcer son intervention dans la pastorale de la santé à travers la construction d’un hôpital diocésain à San », a rappelé l’évêque de San. Il a rendu un vibrant hommage à feu l’évêque Mgr Jean Gabriel Diarra qui a initié le projet. « Nous lui dédions cette infrastructure pour montrer notre reconnaissance. Cet hôpital sera un lieu de témoignage de la foi en Jésus Christ dans la spécificité chrétienne catholique où les soins sont offerts en respectant la dignité humaine, l’éthique chrétienne. Il sera un instrument, un outil d’intégration et de cohésion sociale pour un meilleur vivre ensemble au Mali » a-t-il dit. Mgr Hassa Florent Koné a remercié l’Etat pour ses contributions multiformes pour faciliter la réalisation de cette œuvre, notamment le don du terrain, l’exonération des différents conteneurs de matériaux de construction venus d’Italie ainsi que la collaboration des services techniques de l’Etat. Il a, aussi, remercié la Conférence épiscopale du Mali qui a facilité la réalisation des travaux avec les partenaires financiers. Sans oublier l’Entreprise Ouattara Construction et tous ceux qui ont travaillé, dans l’ombre, à la réalisation de l’hôpital. Par ailleurs, l’évêque de San a saisi l’occasion pour solliciter l’appui pour le bitumage de la route reliant la RN6 au site de l’hôpital et la pose d’un poste transformateur pour l’hôpital. Le gouverneur, lui, a souligné que cette cérémonie revêt une importance toute particulière. Parce qu’elle « se situe au cœur du noble combat de l’Homme », pour la survie, pour la vie, pour le bien-être, « pour la quête permanente de la santé sans laquelle toutes initiatives humaines seraient vaines ». « Cette action phare des hommes de Dieu contribuera, très certainement, à renforcer l’échiquier des structures sanitaires de notre pays d’une part, et, surtout, permettra de recruter des jeunes diplômés et non diplômés afin de réduire significativement le taux de chômage, d’autre part » a-t-il dit. Le gouverneur a indiqué le respect impérieux, par « le nouvel hôpital et ses responsables, des exigences notamment les normes techniques et d’éthique, les mesures préventives de la Covid-19 et, surtout, la vaccination au regard de la recrudescence actuelle des cas notés à l’échelle nationale ». Il a renouvelé au président de la Transition, « la fraternelle salutation des populations de la Région de San pour avoir permis, aujourd’hui, l’ouverture de cette structure combien importante dans le dispositif socio-sanitaire du Mali ». Le gouverneur Sangaré a exprimé certaines préoccupations des populations de cette nouvelle circonscription administrative de San. Il s’agit, notamment, de la prise en compte de la campagne de la contre-saison dans la plaine rizicole de San, du bitumage du tronçon Ecole Père Bernard de Razily (PBDR), niveau RN6, à la piste d’aviation, communément appelée « Piste d’atterrissage ». Le maire Mme Félicité Diarra a exprimé la grande joie des « Sanois » d’accueillir, une deuxième fois, le Premier ministre, en moins d’un mois. « Ce jour est important, unique et spécial pour nous. Car, tout d’abord, c’est le jour de l’ordination et d’intronisation du nouvel évêque, du Diocèse de San, Mgr Florent Koné et qui marque, également, la cérémonie d’ouverture et d’inauguration de l’hôpital diocésain de San », s’est réjouie Mme le maire. « La réalisation de cet hôpital a permis à la Commune de San de disposer d’une structure hospitalière de proximité, qui nous tenait à cœur » a-t-elle dit. Elle a sollicité la présence des services publics pour rapprocher l’administration des populations, d’infrastructures adéquates et la mise à disposition d’un personnel qualifié pour le bon fonctionnement de l’hôpital diocésain. Dans son allocution, le Premier ministre a souligné que la santé de nos populations fait partie des priorités du président Assimi Goita. Il a rappelé que l’Eglise catholique a été toujours aux avant-gardes lorsque les questions de survie du pays sont posées. « Aussi, l’Église catholique s’est longtemps investie dans le développement de l’homme intégral en initiant des réalisations dans plusieurs domaines, en particulier l’éducation, la santé, l’agriculture, les urgences et la communication », a fait noter Dr Choguel Kokalla Maiga. Il a remercié l’Eglise catholique et ses partenaires pour cet ouvrage qui vient renforcer les infrastructures sanitaires au Mali et réitéré l’accompagnement des autorités de la transition. Le Premier ministre a invité les autres communautés, régions à suivre l’exemple de San. Il a, aussi, » lancé un appel solennel au peuple malien d’investir dans leurs régions d’origine. « Car, a-t-il dit, la décentralisation réussira lorsque les ressortissants s’investissent dans leurs régions, en plus des efforts de l’Etat ». Le chef du gouvernement a invité à prier pour le retour de la paix dans notre pays, pour le repos éternel de toutes les victimes de la crise. Il a salué les Forces armées et de sécurité « pour tout le sacrifice consenti » et a promis que « la Nation ne les oubliera jamais ». ADS (AMAP)          

Mali : Le Stade du 26 mars, opérationnel après neuf mois de travaux

Bamako, 05 janv (AMAP) Le stade du 26 Mars de Bamako, est désormais opérationnel, après neuf mois de fermeture pour travaux, et pourra abriter toutes les rencontres de la sélection nationale de football. Les clés du site rénové ont été réceptionnées, mardi, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, lors d’une cérémonie, en présence de plusieurs personnalités dont le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Mossa Ag Attaher et du président de la Fédération malienne de football (Femafoot), Mamoutou Touré «Bavieux». «Je suis très impressionné par cette rénovation. C’est vraiment un joli cadeau pour le monde sportif qui va certainement combler un grand vide», a déclaré le président de la Transition, après avoir visité le stade. « Le monde du sport national a besoin d’infrastructures dignes de ce nom pour s’épanouir et réaliser des performances sur l’échiquier international», a ajouté le chef de l’Etat. A sa suite, le ministre Mossa Ag Attaher a exprimé sa satisfaction et exprimé sa reconnaissance aux plus hautes autorités du pays. «Cette infrastructure entièrement rénovée offre aux Maliens un cadre adéquat pour abriter les grands événements sportifs. Elle permettra aussi de résoudre le problème de stades non homologués par la FIFA auquel de nombreuses fédérations sportives africaines sont aujourd’hui confrontées», a dit le premier responsable du département en charge des Sports. «Ce geste montre que les plus hautes autorités du pays accordent une place importante à la jeunesse et au sport. Nous allons continuer à travailler avec la Fédération malienne de football et la direction du stade pour entretenir ce joyau combien important pour les acteurs du football. Nous allons tout mettre en œuvre pour que ce stade ne soit plus comme avant» a ajouté Mossa Ag Attaher. Le plus grand stade du Mali avait été «disqualifié» le 3 mai dernier par la Confédération africaine de football (CAF) et la Fédération internationale de football association (FIFA) pour non-conformité aux normes internationales. La décision des deux instances sportives a contraint les Aigles à disputer tous leurs matches des éliminatoires de la Coupe du monde, Qatar 2022, à l’extérieur, précisément à Agadir, au Maroc. Le 1er avril, les autorités ont lancé les travaux de rénovation de l’arène qui ont duré neuf mois. Ces travaux de grande envergure ont concerné principalement les toilettes, l’électrification, l’installation de deux tableaux d’affichage lumineux, la peinture de l’enceinte, les vestiaires, la pelouse, les gradins, la loge de presse, les salons et la tribune VIP etc… Le stade a, également, été doté de fibre optique avec internet accessible partout et la devanture et les alentours ont été aménagés. Financés sur budget national, les travaux de rénovation du stade ont coûté 7 milliards de Fcfa et ont été exécutés par la société générale Samassékou. Désormais, le stade du 26 Mars est aux normes internationales et mieux, le site pourra abriter, en plus des matches de la sélection nationale, des compétitions de rugby et d’athlétisme. La première pierre du Stade du 26 Mars a été posée le 15 juin 1996 par l’ancien président, Alpha Oumar Konaré, dans la perspective de la CAN 2002 que le Mali a abritée. Le site a été inauguré le 4 décembre 2001 et sa capacité d’accueil est de 50.000 places. DC/MD (AMAP)

Route de Yirimadio : des bouchons malgré le viaduc

Par Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako, 05 janv (AMAP) Chaussée occupée par des vendeuses de fruits, de légumes et de produits divers, stationnement anarchique des minibus de transport en commun (Sotrama), des moto-taxis et des conducteurs de pousse-pousse ! Tel est le décor quotidien le long du viaduc long de 193 m, à Yirimadio, en Commune VI de la capitale malienne, Bamako), inauguré seulement le 15 novembre 2021. Cette situation crée des bouchons monstres, notamment aux heures de pointes. Entravant ainsi la fluidité du trafic au niveau de ce carrefour stratégique dans la capitale. Le viaduc est sur la Route nationale (RN 6), principale voie pour rallier les Régions de Ségou, Mopti (Centre), Gao, Tombouctou (Nord), etc. Elle vise la modernisation du réseau routier dans le District de Bamako, l’embellissement de la ville, l’amélioration du cadre de vie des populations riveraines, la fluidité de la circulation sur la section urbaine de la RN6 (Bamako-Ségou) et la voie d’accès au 3è Pont de Bamako, l’amélioration de la mobilité urbaine et la sécurité routière dans le District de Bamako, la diminution de la congestion du trafic au carrefour de la RN6. Il s’agit, également, de mettre fin au calvaire des populations des quartiers de Baguinéda, Yirimadjo, Niamana, N’Tabakoro, qui éprouvent des difficultés énormes pour rejoindre le centre-ville. Ces populations et autres usagers continuent de subir les mêmes difficultés imposées par l’occupation anarchique de la chaussée. Très tôt le matin, elles se trouvent piégées par un grand embouteillage qui se dessine à proximité du marché de Yirimadio, longeant la voie principale. Cette infrastructure marchande est située à environ une centaine de mètres de l’échangeur. Dans ce tohu-bohu, les piétons peinent à se frayer un chemin. La chaussée se rétrécit chaque jour davantage, de part et d’autre de la route, du fait de son occupation par les vendeuses installées de façon illicite. Une d’elle, Hawa Bah, quadragénaire, expose sa marchandise sur la chaussée depuis dix ans. Elle explique : «La mairie ne nous a pas autorisé à l’occuper. Si on est là, c’est parce qu’il n’y a pas de place de l’autre côté du marché. On paie chaque jour 50 Fcfa à la mairie en guise de taxe.» Mère de six enfants, Mah Kané est vendeuse saisonnière. Elle dit être consciente des dangers auxquels elle s’expose en étalant ses produits sur la chaussée. Chaque jour, des véhicules écrasent ses articles. Un jour, un véhicule a même renversé sa voisine enceinte qui a accouché le lendemain. «Si l’on se plaint, les conducteurs nous rappellent qu’on n’a pas le droit d’occuper cette place. Nous n’avons nulle part où aller, sauf si la mairie nous trouve un endroit», se défend Mah Kané. Non loin d’elle, Ina Dabo, assise dans sa voiture, crie son ras-le-bol. La mine serrée, les bras croisés, elle dit : «À ce niveau, c’est toujours comme ça. À cause de l’embouteillage d’ici, je préfère sortir tôt le matin ou attendre 11 heures». « Aux heures de pointe, le bouchon va du marché jusqu’au 3è pont », dit-elle, expliquant que les conducteurs de voiture font de leur mieux pour éviter les vendeuses. «En cas d’accident, ça serait une catastrophe», estime Ina Dabo.   ABSENCE D’ARRÊT DES SOTROMA – À quelques mètres de là, Ousmane Magané est assis sur sa moto garée sur la chaussée. Le quinquagénaire reconnaît qu’il ne doit pas y stationner. Toutefois, il accuse les chauffeurs de Sotrama d’être à l’origine des bouchons qui causent le malheur des usagers. Une accusation que réfutent les conducteurs de Sotrama. Ceux-ci, à l’instar de Sékouba Traoré, 30 ans, rejettent la responsabilité sur les vendeuses, motocyclistes et sur les conducteurs de pousse-pousse. «Il n’y a pas d’arrêt réservé au transport public ici. Le peu d’espace est occupé par les motocyclistes et les conducteurs de pousse-pousse. On nous accuse à tort. Nous demandons aux autorités de faire dégager les vendeuses pour libérer la route», dit Sékouba qui opère sur l’axe Yirimadjo, depuis plus de sept ans. Son collègue Aboubacar Traoré insiste sur la nécessité de la réalisation de Bases d’arrêt de transport ouverte (Bato) pour eux. «Nous continuons de prendre et de déposer les clients au niveau de notre ancien arrêt», insiste-t-il. Balla Moussa Sacko, un autre chauffeur, demande aux autorités de leur trouver une place où ils peuvent stationner pour prendre et déposer les clients. «Il nous faut une place dédiée, sinon on ne peut pas avoir de clients», plaide le conducteur. Maire délégué de Yirimadio, Commune VI du District de Bamako, Mamadou Coulibaly assure que des dispositions sont en train d’être prises à cet effet. « Récemment, précise l’élu, le maire en charge du développement et le secrétaire général du ministère des Transports et des Infrastructures ont, au cours d’une réunion, décidé de mettre un garde-fou entre les vendeuses et la route ». «Le marché officiel est en construction sur un autre site. Les gens sont provisoirement installés dans ce marché, en attendent la fin des travaux», explique-t-il. Concernant le paiement de la taxe par les vendeuses, l’édile précise que cela ne les autorise pas à s’installer de façon anarchique. «La cotisation contribue au développement de la commune. Elle est une obligation, même pour les vendeurs ambulants», dit-il. Selon le conseiller municipal, le plan de la nouvelle infrastructure marchande prévoit un arrêt réservé aux Sotramas. Toute chose qui confirme la volonté des autorités de fluidifier la circulation. L’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), la Direction urbaine du bon ordre et de la protection de l’environnement du District de Bamako (DUBOPE), les mairies des six Communes ainsi que la police avaient annoncé entreprendre, du 6 au 31 décembre dernier, des opérations de libération des voies publiques et accès des passerelles piétonnes dans la capitale. AG (AMAP)