Travaux d’entretien routier à Bamako : Ces chantiers interminables qui entravent la circulation

Par Babba B. COULIBALY Oumar SANKARÉ  Bamako, 29 sept (AMAP) Dans la capitale malienne, Bamako, plusieurs voies urbaines sont impraticables aujourd’hui. Pas seulement  à cause de la mauvaise qualité de la chaussée. Mais, surtout, à cause des engins et des matériaux de construction souvent laissés à l’abandon par des nombreuses entreprises incapables d’honorer leurs engagements. Les usagers de la route vivent un véritable calvaire. «Nous voulons des routes en bon état. Les travaux d’entretien routier en cours perturbent véritablement la fluidité de la circulation. Ils ont pris trop de retard. Des embouteillages montres partout. Les déviations improvisées rendent la vie dure aux usagers qui ne maîtrisent pas bien les zones concernées. Les entreprises doivent accélérer la cadence pour libérer les voies afin de soulager les usagers». Ce cri du cœur du conducteur Mohamed Diarra, excédé, résume le calvaire que vivent les Bamakois en cette période d’hivernage. Hivernage généralement synonyme de cauchemar pour eux. En ce mois de septembre 2022, il pleut encore,  presque quotidiennement, sur Bamako. Le goudron est inexistant sur plusieurs tronçons. Des nids de poules similaires à des « baignoires d’éléphants » essaiment le bitume qui, un peu partout, ressemble à une gruyère. Pendant ce temps, des chantiers de construction, d’entretien routier et d’ouvrage d’assainissement (caniveaux et collecteurs) sont nombreux à travers la ville, depuis près de trois mois. Des chantiers qui sont au point-mort pour la plupart, si ce n’est à l’arrêt. Des tas de gros cailloux, de sable et de graviers longent les caniveaux et ces routes-là. Réduisant ainsi la largeur des routes qui sont devenues inaccessibles. Les cas les plus emblématiques aujourd’hui sont les voix traversant le Quartier sans-fil, le marché de Sabalibougou, le quartier Golf… Les entreprises abandonnent matériaux et machine sur place, sans aucune mesure pour faciliter la circulation, en créant des déviations. Ce phénomène est récurrent ces dernières années. Les populations, à l’image de Moussa Samaké, vivent très mal cette situation. «À cause de ces travaux à durée illimitée, nous éprouvons toutes les peines du monde à rejoindre nos maisons, après le travail ou des courses en ville. Nous sommes, pour ce faire, obligés de prendre des rues adjacentes souvent en très mauvais état ou des déviations de fortune pour y accéder», déplore-il, suant à grosses gouttes. Sur la rive gauche du District de Bamako, les travaux de réhabilitation du tronçon passant par le marché de Wolofobougou entravent la mobilité des usagers. Ce tronçon est stratégique, car les camions de marchandises, en provenance du Sénégal et de la Mauritanie, empruntent cette voie. Il n’est plus carrossable à cause de son état de dégradation avancé. Les eaux de pluie ont creusé des trous béants, un peu partout, le long du tronçon. Au passage de notre équipe, le contrôleur de chantier était absent. Le chef des ouvriers présent se refuse à tout commentaire sur les raisons du retard dans l’exécution des travaux. À quelques mètres du pont Richard, des engins de construction barricadent carrément la route. Les motocyclistes et quelques automobilistes manœuvrent, souvent de façon dangereuse, pour pouvoir se frayer un passage. Des travaux de curage et de réhabilitation de caniveaux s’y déroulent. CINQ MILLIARDS DE FCFA – Selon une source au ministère des Transports et des Infrastructures, le budget des travaux du premier Programme d’entretien routier, réalisé entre février et juin, se chiffre à 5 milliards de Fcfa. Cette phase a concerné la réalisation des caniveaux et la réhabilitation de certains tronçons à travers la ville de Bamako. Il s’agit notamment de la voie passant devant le Palais des Sports, la Cité des enfants à Niamakoro et Bacodjicoroni. « Concernant le programme actuel, les entreprises peinent à démarrer les travaux », déplore notre interlocuteur, sans préciser le montant exact alloué à cet effet. Selon lui, les entreprises locales qui ont bénéficié des marchés manquent de moyens suffisants. «Nous comprenons la frustration des populations. On a demandé de valoriser les entreprises maliennes. Les travaux d’entretien routier en cours ont été donnés uniquement aux entreprises maliennes. La plupart d’entre elles n’arrivent pas à travailler malgré la remise des sites. L’État leur a pourtant versé les montants», nous confie notre source. Malgré cela, les travaux n’ont pas encore débuté sur certains sites, selon une note d’information fournie par le ministère des Transports et Infrastructures. Il s’agit des voies RN7-Magnambougou-Banankabougou-RN6, corniche (Magnambougou-3eme Pont), la rue OUA Faso Kanu-École Cheick Anta Diop-Marché Magnambougou, la Rue 883, Tour de l’Afrique-intersection Aéroport, (rue du gouverneur Faladié Sema). Les travaux de la RN7- IJA – Niamakoro cimétière Faladiè-voie des 30 m, RN7 (UATT)-CNREX-BTP-Niamakoro-Voie des 30 m, RN7-1008 Logements sociaux-Sirakoro, RN6-Niamana , RN7-Base militaire 101 de Sénou, RN7, Daoudabougou-Limite District Sénou, Marché de Sénou au niveau de la RN7 n’ont toujours pas commencé. «Effectivement, des entreprises sont en retard», reconnaît le président de l’Organisation patronale des entreprises de construction du Mali (OPECOM). Le problème est, selon Boubacar H. Diallo, organisationnel et opérationnel. Il pointe du doigt les changements fréquents demandés par le département des infrastructures. Ce qui, selon lui, rend difficile l’organisation du travail entre les différents acteurs. Au plan opérationnel, des entreprises ont reçu leur note de service au mois de juillet durant lequel «il est interdit de travailler (Ndlr : faire des goudrons)», dit M. Diallo. « Normalement, insiste-t-il, on ne doit faire que des travaux d’urgence maintenant. Regardez les désagréments que les travaux causent en ville actuellement », ajoute-t-il. «En saison sèche, quand on barre une rue, on la finit en une semaine et on la remet en circulation. Pendant l’hivernage, on barre la rue, il pleut. On met les gens sur les autres rues qui ne sont pas aménagées, cela provoque des ennuis à tout le monde», explique-t-il. QUALITÉ, COÛT ET DÉLAI – Toutefois, relativise le patron de l’OPECOM, le département a réalisé de grands travaux durant la saison sèche. Il s’agit de la rue qui passe derrière le champ hippique à Missira. La voix qui relie Suguni Kura, à Djélibougou, Korofina Nord, Banconi, est dégagée maintenant contrairement aux autres années. « La liste est loin d’être exhaustive », dit M. Diallo. Selon lui, il fallait

Douanes maliennes : Des locaux à hauteur d’ambition

Bamako, 20 sept (AMAP) Les douanes maliennes disposent, depuis lundi, un bâtiment flambant neuf, sis à Samanko II, dans la Commune du Mandé, près de Bamako, dont le coût de réalisation est de 5 milliards de Fcfa entièrement financé sur le budget national. Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta a procédé à l’inauguration de cette nouvelle direction des douanes, en compagnie du Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga et des membres du gouvernement dont le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. Ce joyau architectural, bâti sur une superficie de 30 hectares, comprend cinq niveaux (R+4), 147 bureaux, deux salles de conférences, deux ascenseurs, une salle multimédia, deux escaliers de secours, une salle d’archives et un réfectoire pour cent convives situé sur la terrasse supérieure. Le nouveau bâtiment abrite outre le siège de la direction générale des douanes, le centre de formation des douanes, les futures infrastructures du Centre d’expertise technique, du Centre de formation militaire des agents des douanes, les logements d’astreintes pour les agents en service et un parking de 300 places. L’immeuble est approvisionné en eau courante par un forage équipé de matériels solaires. L’électricité est fournie par un groupe électrogène de 400 KVA en plus de la connexion au réseau de la société nationale d’électricité (EDM-SA). En termes de symboles, en face de cet imposant édifice, le visiteur s’inclinera devant le monument aux morts et le drapeau national. Accueilli par la fanfare nationale, le président de la Transition a d’abord salué le drapeau, avant de déposer une gerbe de fleurs au monument des morts. Par la même occasion, des agents ont, pour la première fois, reçu des médailles d’honneur, en signe de reconnaissance pour les services rendus aux douanes maliennes. Pour leur dévouement et engagement au travail, ils ont été décorés de la médaille d’honneur des douanes par le président de la Transition. PERFORMANCES – L’inauguration de ce nouveau siège, pensé et dédié à la Direction générale de la Douane, premier dans l’histoire de l’administration, est vécue comme un moment de joie par le directeur général, l’inspecteur général Amadou Konaté, et son équipe. Le directeur général a déclaré que ce bâtiment est un véritable joyau architectural, spacieux et fonctionnel, à la dimension des attentes du pays à l’endroit de son administration. « Ce qui, a-t-il-dit, implique l’engagement de tout le personnel pour l’atteinte des objectifs, malgré les nombreux défis ». Selon le premier responsable des douanes maliennes, cette cérémonie d’inauguration coïncide avec les préparatifs de la commémoration du 22 septembre, mais aussi avec la commémoration des 62 ans de l’existence du service. «En recevant ce joyau, les douanes maliennes, oublient de façon définitive, l’indignation, l’humiliation subies suite à leur expulsion des bâtiments abritant les services centraux de la direction générale, au centre-ville de Bamako», a soutenu l’inspecteur général Amadou Konaté. Qui a rappelé les performances de son service en dépit du contexte difficile marqué par l’insécurité grandissante et la crise de la pandémie de la Covid-19. Les agents sont restés mobilisés jusqu’à minuit en décembre 2021, pour réaliser 657,880 milliards de Fcfa sur une prévision annuelle de 656,250 milliards Fcfa, soit un taux de 100,24%, a-t-il salué. En matière de lutte contre les trafics illicites et la fraude, le patron des douanes a évoqué des saisies spectaculaires en 2021 et 2022. Il s’agit, selon l’inspecteur général Amadou Konaté, de 437 kg d’or, 873.954 dollars, 991.510 euros, 30 millions de Fcfa de faux billets, 2,633 tonnes de chanvre indien, 7.499 munitions de guerre, 30 unités de détonateurs, 6.202 unités d’explosifs, 20 tonnes de produits précurseurs, 3 armes de guerres, 76.759.374 comprimés de faux médicaments et 159,5 kg de cocaïne. Plus de 57 kg de viandes avariées remises au service de zoo de Bamako. UNE PREMIÈRE – Pour le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, c’est la première fois depuis 1960 que l’administration des douanes disposera d’une infrastructure spécialement construite pour abriter les services centraux de la direction générale. M. Sanou a ajouté que c’est également la première fois dans l’histoire du Mali qu’un service central de l’État se trouve logé en dehors des limites territoriales du District de Bamako. Pour lui, la construction de ce joyau démontre la volonté des autorités d’accompagner les douanes maliennes dans l’exercice de leurs missions notamment la mobilisation des ressources, la lutte contre la fraude et la criminalité transfrontalière, la protection des populations. Elle les met dans des conditions optimales de travail dans le but d’améliorer leur performance et d’assurer l’atteinte des objectifs fixés, a souligné le ministre Sanou. Le patron de l’Hôtel des finances a remercié le chef de l’État pour les actes posés dans le cadre de l’amélioration de leur condition de travail. Il a engagé ses agents à redoubler d’efforts et à plus de rigueur dans le travail et à prendre soin des locaux.   AMK/MD (AMAP)

Mali-BAD : Des mesures fortes pour améliorer la performance du portefeuille de projets et programmes

Bamako, 19 sept (AMAP)  La Banque africaine de développement (BAD) et le gouvernement malien ont évalué l’état de mise en œuvre des projets et programmes que l’institution régionale de développement finance au Mali, au cours de la revue de la performance du portefeuille. La revue politique organisée, vendredi dernier, a été présidée par le ministre de l’économie et des Finances, Alousseini Sanou. Les sessions techniques avaient commencé le lundi 12 septembre dernier. Le but étant d’apprécier ensemble (administration, société civile, secteur privé, collectivités et partenaires techniques et financiers) les avancées, de comprendre les raisons des blocages (s’il y en a) et de formuler des recommandations pertinentes visant à améliorer la qualité du portefeuille. M. Sanou a noté avec satisfaction qu’à l’issue des travaux, «un diagnostic complet a permis d’identifier et d’analyser les contraintes et les difficultés majeures qui plombent la performance du portefeuille», Il a fait remarquer que le portefeuille connaît de nos jours, «un niveau avancé de détérioration de sa qualité, soit plus de 83% d’instruments inscrits au rouge ». « Autrement dit, des projets éligibles à l’annulation», a analysé le ministre. Il s’agit, selon lui, d’un portefeuille vieillissant présentant un besoin d’assainissement. Cette situation est imputable aux conséquences de la pandémie de la Covid-19, à la crise sociopolitique que connait le pays, aux besoins de réformes pour accélérer les processus de passation des marchés et d’indemnisation des personnes. Le mal et ses raisons sont connus, «nous devons agir vigoureusement et avec diligence pour faire reverdir la performance de notre portefeuille commun», a dit le directeur général adjoint Afrique de l’Ouest du Groupe de la BAD, Joseph Ribeiro. Pour ce faire, un Plan d’amélioration de la performance du portefeuille (PAPP) est conjointement élaboré et convenu entre les équipes du Mali et celle de la Banque. Il consiste en des mesures immédiates, à court et moyen terme. Dans un premier temps, les projets seront exécutés dans les délais impartis en évitant de nombreuses prorogations. Ce qui permet d’atteindre rapidement leurs objectifs de développement, de soutenir la croissance économique et améliorer les conditions de vie des populations. En second lieu, le portefeuille sera assaini. Restructuré et alloué, il permettra de mieux recycler le stock de ressources rares dormantes vers des priorités urgentes du pays ainsi que des activités actuelles des projets qui demeurent pertinentes. Cela contribuera à l’efficacité dans l’action gouvernementale et à sa proactivité à mieux répondre aux besoins légitimes des populations. Rendu performant, le portefeuille contribuera en dernier ressort au renforcement de la capacité d’absorption des ressources allouées par le pays ainsi que sa capacité à mobiliser plus rapidement des ressources nouvelles, non seulement au niveau du Groupe de la Banque mais également auprès d’autres bailleurs. Ces propositions n’ont visiblement pas intégré les aspirations de tous les acteurs. Le secteur privé et la société civile ont insisté sur la nécessité de prioriser la production d’énergie solaire au détriment du transport d’énergie à partir des pays voisins. Mais surtout d’investir dans des actions de lutte contre les effets du changement climatique. «L’initiative ne prend malheureusement pas en compte la production d’énergie qui est primordial pour le développement de toute nation», note Cheick Hamala Simpara, membre du secteur privé malien, déplorant que ce soit seulement le volet transport d’électricité entre les différents pays d’Afrique de l’Ouest qui soit préconisé. Ce qui est, selon lui, « insensé au regard du potentiel malien en source d’énergie ». «Avec 3 000 heures d’ensoleillement annuellement, une intensité et une durée d’ensoleillement constante, permettent à notre pays de produire de l’électricité solaire de très bonne qualité et à moindre coût pour booster l’économie en tirant vers le haut les autres secteurs d’activité», a ajouté Cheick Hamala Simpara. Le président du Conseil national de la société civile du Mali a fustigé la lourdeur administrative qui affecte la performance de la Banque et les citoyens. «Le besoin est clairement là, il est incompréhensible que la Banque et l’Etat traîne les pas. Ce sont les populations qui payent le prix de cette lenteur», a commenté Boureima Allaye Touré. Et d’interpeller : «Pour un pays désertique comme le Mali, la Banque ne réserve que 2% de son portefeuille au changement climatique. » La revue politique est assimilable à l’instance de validation ou de rectification des résultats des travaux d’évaluations techniques. «Cette présente revue constitue l’occasion pour nous de nous assurer que notre partenariat avec la BAD s’exécute conformément aux orientations globales et sectorielles stratégiques du Mali et au contenu du Document de stratégie pays (DSP) de la Banque au Mali en vue de répondre aux besoins réels et vitaux de la population», a rappelé le ministre de l’Économie et des Finances. A ce titre, elle a permis « d’examiner l’état d’exécution des opérations de la Banque en cours au Mali avec les Unités de gestion de projets, notamment la gestion fiduciaire et environnementale », a corroboré Joseph Ribeiro. Le portefeuille actif du secteur public de la BAD au Mali compte, à la date du 31 août 2022, vingt projets pour un montant total approuvé de 458,484 millions d’Unités de compte (UC), environ 391,37 milliards de Fcfa. Le total des décaissements effectués sur les montants engagés est estimé à 175,236 millions d’UC, environ 149,59 milliards de Fcfa. Le taux moyen de décaissement est évalué à 38,22% pour un âge moyen du portefeuille de plus de 5 ans. Il couvre les secteurs du transport routier (représentant 39% du portefeuille), l’agriculture (19%), l’énergie (13%), l’eau et assainissement (11%) et la gouvernance (6%). Le secteur privé (finance et industrie) représente 7% de l’enveloppe du portefeuille et les autres secteurs (changement climatique et développement social) 5%. La BAD a commencé ses opérations au Mali en 1975. Les activités qu’elle finance sont cohérentes avec sa stratégie décennale 2013-2022 et ses cinq grandes priorités appelé «High 5» : éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie, nourrir l’Afrique, industrialiser l’Afrique, intégrer l’Afrique et améliorer la qualité de vie des Africains. OS/MD (AMAP)

Le barrage de Gouina et le projet de façade maritime pour le Mali au menu d’une audience à Koulouba

Bamako, 15 sept (AMAP) Le président en exercice du Conseil des ministres de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et ministre sénégalais de l’Eau et l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam, a déclaré, mercredi à Bamako, avoir abordé, avec le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, des sujets d’importance pour le Mali. A sa sortie d’audience au palais de Koulouba, où il était venu faire le point des activités réalisées par l’OMVS au président Goïta, président en exercice de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation, M. THiam a indiqué que les premiers kilowatts d’électricité du barrage de Gouina ont été injectés, le 21 mars dernier, dans le réseau au bénéfice des populations malienne, mauritanienne et sénégalaise. Quant au projet de navigation du fleuve Sénégal, « il permettra au Mali d’avoir un accès à une façade maritime, a ajouté Serigne Mbaye Thiam qui a fait remarquer que « l’une des réalisations majeures de cette année a été la mise en production du barrage hydroélectrique de Gouina ». Le barrage de Gouina est situé dans l’arrondissement de Diamou, à 45 km de Kayes, dans l’Ouest du Mali. La capacité de cet ouvrage est de 140 mégawatts (MW). Le projet, dont le coût global est estimé à 201 milliards de Fcfa, est financé à hauteur de 85% par un prêt de la China Eximbank. Les travaux sont executés par le groupe chinois Sinohydro. Le barrage de Gouina est le quatrième ouvrage majeur de l’OMVS après le barrage hydro-électrique Manantali, au Mali, qui produit 200 MW, du barrage anti-sel de Diama, au Sénégal, et de la centrale hydro-électrique de Félou dont la capacité s’élève à 60 MW. M. Thiam a indiqué que le 21 mars dernier, les premiers kilowatts d’électricité de ce barrage ont été injectés dans le réseau au bénéfice des populations malienne, mauritanienne et sénégalaise. Selon lui, il y a eu, aussi, des avancées sur le projet de navigation. À ce sujet, il a relevé qu’en 2019, l’OMVS a signé un contrat commercial de réalisation avec une société indienne. « Ce projet, a-t-il assuré, permettra au Mali d’avoir un accès à une façade maritime par le port fluvio-maritime de Saint Louis, depuis Ambidédi (Région de Kayes). Les échanges entre les deux personnalités ont, également, porté sur le renouvellement du mandat du haut-commissaire de l’OMVS. Ce mandat tournant est d’une durée de 4 ans. Le Malien Hamed Diane Semega, ancien ministre en charge de l’Energie, occupe actuellement ce poste. Le président en exercice du Conseil des ministres de l’OMVS a confié que le chef de l’Etat a donné des orientations sur l’ensemble de ces questions. «On pense qu’après les consultations qu’il (le président de la Transition) va avoir avec ses homologues, ces orientations seront partagées et transmises au Conseil des ministres et au commissariat pour exécution», a expliqué Serigne Mbaye Thiam. L’audience s’est déroulée en présence du ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré. BD/MD (AMAP)

Mali-Russie : Signature d’un mémorandum d’entente sur la coopération

Bamako, 08 juin (AMAP) Le Mali et la Fédération de la Russie ont signé, mardi, un mémorandum d’entente sur la coopération entre les deux Etats, à Bamako, sous la présidence du ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a constaté l’AMAP. La signature du document avec la délégation de l’Association russe pour la coopération économique avec les pays africains, conduite par l’ambassadeur de Russie au Mali, Igor Gromyko, a eu lieu au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale en présence du ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, ses collègues des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Harouna Mamadou Toureh, des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko et du Développement rural, Modibo Keïta. Auparavant, Maliens et Russes ont eu une séance de travail au cours de laquelle les deux parties ont réaffirmé leur volonté de développer les relations économiques. Le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, et le diplomate russe, Igor Gromyko, ont estimé que la coopération économique entre les deux pays doit être hissée au niveau de celle portant sur le domaine militaire.  M. Diop et M. Gromyko ont indiqué que la coopération économique et commerciale entre le Mali et la Fédération de Russie sera axée sur les domaines de l’agriculture, de l’agro-alimentaire, des infrastructures et des transports, de l’énergie et des mines. Le mémorandum d’entente a été signé par le ministre malien des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, et le représentant de l’Association pour la coopération économique avec les pays africains, Andreï Albechtchenko. Le document a pour objectif d’encadrer les relations avec les entreprises russes dans les domaines des mines et de l’énergie. Ainsi, dans le domaine de l’énergie, il est prévu les réalisations de projets de centrales hydroélectriques, de projets de centrales à gaz et de maintenance des centrales thermiques, des projets de lignes de transports électriques et l’établissement de partenariats avec les opérateurs pour l’importation de gaz butane. S’agissant des mines et du pétrole, le protocole d’accord entend matérialiser les réalisations de l’étude interprétative du bassin de Taoudénit, des études sur l’hydrogène naturel et l’achèvement des projets de forage d’exploration des rifts de Gao (Nord) et Nara (Ouest). A ceux-ci s’ajoutent la réalisation de projets visant à mettre en place la Banque nationale des données pétrolières et celle des projets miniers. Andreï Albechtchenko a rappelé que l’Association pour la coopération économique avec les pays africains a été créée suite au sommet Russie-Afrique. Elle vient en appui aux efforts du ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie pour renforcer les relations économiques avec l’Afrique. Tout en saluant la concrétisation de la volonté politique des deux Etats de donner une coloration économique à leurs relations, le chef de la diplomatie malienne a dit que cet accord vient compléter les secteurs déjà existant comme la formation et la coopération dans le domaine de la sécurité. Abdoulaye Diop a rappelé que les deux parties doivent travailler pour jeter les bases d’une coopération politique et stratégique dans les secteurs clés. Selon lui, cela doit permettre de renforcer la coopération sur la base d’un partenariat gagnant-gagnant.   Abondant dans le même sens, l’ambassadeur russe a appelé de ses vœux le développement d’une coopération gagnant-gagnant entre les pays. «La visite du ministre Diop à Moscou a été l’occasion de discuter des questions d’intérêt mutuel», a ajouté le diplomate.  NK/MD (AMAP)

Coopération : Une mission économique russe séjourne au Mali

Bamako, 06 juin (AMAP) Une délégation de l’Association de la coopération économique de la Russie avec les pays d’Afrique séjourne au Mali, du 2 au 9 juin 2022, pour concrétiser les accords avec Bamako dans divers secteurs économiques comme l’approvisionnement en produits pétroliers et agricoles ainsi que le renouvèlement des infrastructures ferroviaires.  Le directeur de l’Association de la coopération économique de la Russie avec les pays d’Afrique, Andrei Albeshchenko, a confié que sa délégation est au Mali pour parler de la livraison du blé, des engrais et des produits pétroliers de la Russie. «Nous allons procéder à la signature des accords de documents portant sur la coopération économique», a-t-il indiqué, à la sortie d’une audience avec le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, vendredi dernier, à laquelle a participé l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Mali, Igor Gromyko.  Pour sa part, le chef du gouvernement malien  a dit que « le fait de venir au Mali en ce moment est un acte de foi, une preuve d’amitié ». «Le Mali n’a jamais été un pays isolé malgré la volonté affichée de certains partenaires», a-t-il ajouté, avant de se réjouir que les amis de notre pays, dont la Russie, sont nombreux à travers le monde.  Dr Choguel Kokalla Maïga a rappelé que les autorités de la Transition ont décidé de mettre la sécurité au cœur de leurs actions. «Après une analyse objective, nous sommes arrivés à la conclusion que l’un de nos partenaires fiables pour assurer la sécurité de notre pays, c’est la Russie», a-t-il dit.  Pour rappel, du 18 au 21 mai, une forte délégation ministérielle, avec à sa tête le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, s’était rendue en Russie en vue de diversifier les secteurs de coopération entre les deux pays. NK/MD (AMAP)

Nouvelle cimenterie Atlas : Le président Assimi Goita donne le coup d’envoi des travaux 

Bamako, 03 juin (AMAP) Bâtie sur une superficie de 14 ha, avec une production annuelle de 800.000 tonnes par an, la cimenterie de Dio Gare emploiera, au moins, 100 personnes directement et 150 indirectement dès le lancement.  Avec l’objectif de parvenir à plus de 1.000 emplois sur les dix prochaines années, cette nouvelle usine de ciment située à Dio Gare, dénommée Cimenterie Atlas, est l’œuvre de la société S&S industrie dirigée par deux jeunes Maliens, Papa Oumar Samaké et Amadou Sow. C’est une société de droit malien créée en 2021 avec un capital initial d’un million de Fcfa porté à 100 millions de Fcfa, en novembre dernier. L’objectif est de doter le Mali d’une nouvelle cimenterie de dernière génération dans le cadre d’un partenariat cent pour cent malien. Le montant total de la réalisation de la future usine de ciment est estimé à plus de 50 milliards de nos francs. L’infrastructure doit être opérationnelle dans trois ans. Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a procédé, dans une ambiance de fête, à la pose de la première pierre de l’usine, jeudi, sur le site, à Dio Gare. La cérémonie a réuni le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, des membres du gouvernement, le président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, et les autorités coutumières, administratives et politiques de la localité.     Après la pose de la première pierre, le chef de l’État, dans une interview à la presse, a indiqué que ce projet « cadre avec la vision du gouvernement qui consiste à soutenir toutes les initiatives nationales et, surtout, celles portées par la jeunesse pour le  développement de notre pays ». Une condition sine qua non de notre indépendance économique. «Je suis sûr et convaincu que la réalisation de cette usine permettra de créer des emplois et combler le déficit du ciment sur le marché national et, aussi, de booster le secteur économique», a déclaré le colonel Goïta.   Le président de la Transition a lancé un vibrant appel à tous les Maliens de l’intérieur comme de la diaspora à venir investir au Mali. Il a assuré que les autorités de la Transition les accompagneront dans le strict respect des intérêts du peuple malien. RÉDUIRE LES IMPORTATIONS – Selon le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, la présence du colonel Assimi Goïta à cette cérémonie témoigne de tout l’intérêt particulier qu’il porte au développement industriel de notre pays en général, et singulièrement à la promotion de l’entreprenariat de la jeunesse malienne. M. Ould Mohamed a aussi remercié les promoteurs pour avoir choisi de faire un tel investissement dans notre pays.  Pour le ministre de l’Industrie et du Commerce, la pose de la première pierre de cette usine témoigne de la volonté des autorités à mettre en œuvre la politique de développement industriel. «Un des objectifs de cette politique est, justement, la création d’unités de transformation de nos minerais et en particulier la transformation du calcaire du Mali », a-t-il précisé. Mahmoud Ould Mohamed a, par ailleurs, salué la vision qui a animé les promoteurs, Papa Oumar Samaké et Amadou Sow, tous jeunes opérateurs maliens évoluant dans le monde des affaires, pour la création de cette usine de ciment de type CEM32,5. «Cette nouvelle unité industrielle contribuera à l’accroissement de la production du ciment et réduira considérablement le niveau de dépendance du pays aux importations créant ainsi plus de valeur ajoutée. Elle va, aussi, réduire la fuite  des capitaux», a indiqué le ministre, précisant que la société S&S industrie a bénéficié de l’accompagnement de l’Etat à travers l’octroi d’un agrément suivant le Code des investissements.   De son côté, le Président directeur général (PDG) de la cimenterie Atlas, Papa Oumar Samaké, a précisé que l’un des objectifs de la réalisation de cette usine est de réduire considérablement l’importation de ciment au Mali et, surtout, de contribuer au développement socio-économique du Mali, tout en mettant en valeur le savoir-faire malien. Après avoir remercié le chef de l’État pour son déplacement, il a dit que ce projet répond, en quelque sorte, à son appel lancé à la jeunesse malienne pour relever le défi. OD/MD (AMAP)

Coopération : L’Axe bamako-Moscou prend du volume

B. TOURE Envoyé spécial Moscou, 23 mai (AMAP) «Merci d’avoir consacré du temps à nous écouter», lance Abdoulaye Diop, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération, alors que le déjeuner de travail offert par son homologue russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, tire vers sa fin. «Nous ne comptons pas notre temps lorsqu’il s’agit d’échanger avec vous», répond M. Lavrov.  Cet échange aux accents diplomatiques en dit long sur la volonté des Maliens et des Russes de donner une dimension plus importante à leurs relations bilatérales. L’hôte russe n’a, en effet, pas ménagé les prévenances pour afficher son intérêt pour la visite de la délégation malienne qu’il a reçue, vendredi dernier, à Moscou. Pendant presqu’une demie journée, Sergueï Lavrov et Abdoulaye Diop ont eu des échanges, d’abord en tête-à-tête, ensuite au cours d’une séance de travail élargie aux collaborateurs du chef de la diplomatie russe et aux autres ministres maliens présents à Moscou pour la circonstance. Un point de presse et un déjeuner ont clôturé les échangesd’amabilités, les marques de solidarité et les expressions de positions partagées sur bien des dossiers de la scène internationale. Le ministre Diop a, d’entrée, fait comprendre que sa visite à Moscou était motivée par la recherche de solutions à des défis très pressants dans l’approvisionnement correct et durable du Mali en biens de consommation comme les hydrocarbures, le blé, le ciment, les engrais. Le Mali a, également, besoin de l’expertise et la technologie russes dans la perspective de la relance des activités de la Régie des chemins de fer. «Notre délégation a eu des rencontres avec des structures publiques et des compagnies privées russes concernées. Mais nous avons besoin de l’appui de l’Etat russe pour faire accélérer les accords en vue», a expliqué le chef de la diplomatie malienne, ajoutant que le souhait du Mali est d’élargir la coopération au commerce des biens de consommation.  En réponse à la préoccupation malienne, Sergueï Lavrov a assuré que la Russie est prête à continuer à apporter son appui au Mali dans le domaine militaire et aussi pour le développement des échanges commerciaux. «Les dossiers seront examinés avec diligence et nous ferons connaître notre réponse favorable», a promis le chef de la diplomatie russe. Sergueï Lavrov a ajouté que la Russie est satisfaite des résultats obtenus sur le terrain par l’armée malienne grâce au matériel et à l’expertise militaire russes. «Nos échanges commerciaux ont connu une croissance de 20% mais le montant reste modeste. Il faudra l’améliorer. Nous encourageons les contacts en cours avec les entités russes», a souligné le ministre Lavrov. SOUTIEN MUTUEL – Sergueï Lavrov a exprimé la haute appréciation de son pays quant à la solidarité affichée par le Mali en faveur de la Russie dans le dossier de la crise ukrainienne. «Nous n’avons eu d’autre choix que d’intervenir pour assurer la sécurité des populations russophones et empêcher que l’Ukraine n’accueille des bases militaires aux portes de la Russie», a expliqué M. Lavrov, ajoutant que son pays a besoin du soutien de ses amis pour faire face à l’hostilité des Occidentaux. De son côté, Abdoulaye Diop a rappelé que le Mali apprécie hautement le soutien diplomatique de la Russie pour contrecarrer les actions visant à l’isoler sur la scène internationale. Aussi bien dans le cadre des divergences avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) que sur le dossier de la brouille diplomatique avec la France, le Mali bénéficie du soutien indéfectible de la Russie. Les deux chefs de la diplomatie sont d’avis que les sanctions ne permettent pas de trouver des solutions idoines aux crises. «Nous assistons à une maladie des sanctions à la grande déception de la Russie», a lancé le ministre russe. En écho son homologue malien a répondu que son pays compte davantage sur les vertus du dialogue pour régler les différends. «Les sanctions contre le Mali avaient manifestement pour objectif de provoquer des soulèvements. Tel n’est pas le cas», a-t-il fait remarquer, soulignant que les sanctions n’ont pas permis d’obtenir des avancées sur le dossier de la crise malienne. Aux Nations unies, l’appui de la Russie a permis au Mali d’échapper aux actions hostiles de la France, s’est également réjoui Abdoulaye Diop qui a salué la décision de Sergueï Lavrov de soutenir le Mali de la manière la plus ferme, au Conseil de sécurité, contre les actions hostiles de l’ancienne puissance coloniale. L’entente cordiale entre Maliens et Russes est la manifestation d’un changement d’alliance et de stratégie dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. La mésentente entre le Bamako et Paris, principal partenaire en matière de sécurité, depuis près d’une décennie, ouvre de bonnes perspectives pour les Russes de prendre pied au cœur du Sahel et de perturber la domination française. Visiblement du côté de Moscou, on entend bien profiter de cette opportunité en surfant sur la réputation d’efficacité de la Russie en matière de stabilisation des pays en crise.  Cette nouvelle donne se manifeste par la montée du rejet de la présence militaire française dans les pays du Sahel et l’affaiblissement des structures organisationnelles à travers lesquelles la France exerce son influence. Le retrait du Mali du G5 Sahel est un coup dur à cet effet car l’ancienne puissance coloniale était le parrain de cette organisation sahélienne qui peine, d’ailleurs, à faire la preuve de son efficacité. Ce nouveau développement, qui éloigne davantage le Mali de son ancien partenaire stratégique, n’est que la suite logique du départ de la force française Barkhane et de la force européenne Takuba du Mali et, même, de la fin de la Mission militaire européenne de formation (EUTM). Dans ce contexte, quid du mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) ? Il sera, sans doute, renouvelé en juin prochain. Même si la mission onusienne est loin de satisfaire, aujourd’hui, le Mali , Le Mali joue donc à fond la carte de la coopération avec la Russie aussi bien dans le domaine militaire que dans le cadre du

Transports et Infrastructures au Mali : Des résultats malgré le contexte difficile  

Par Babba COULIBALY  Bamako, 16 mai (AMAP) Le gouvernement compte redémarrer le trafic ferroviaire et continue de faire des efforts pour achever des travaux routiers à travers le pays, a déclaré Mme Dembélé Madina Sissoko, la ministre des Infrastructures et des Transports. La ministre des Infrastructures et des Transports, dans l’émission «Mali kura taasira» de la Télévision nationale, a promis de relancer le transport ferroviaire national, en arrêt total depuis 2018 et cela, dès fin décembre 2022. Elle a assuré qu’à ce jour, les 19 gares, de Bamako à Kayes, ont été entièrement réhabilitées. Les travaux d’entretien de la voie ferrée (curage des fossés, décapage, désherbage et débroussaillement) ont été exécutés de Bamako à Diboli, les ateliers centraux de Korofina et de Kayes ont été réhabilités et les rails défectueux entre Bamako et Kayes, remplacés. Parlant du réseau routier, Mme Dembélé Madina Sissoko s’est réjouie de la réalisation de plusieurs projets. Il s’agit, entre autres, de l’aménagement en 2×2 voies de la traversée de Sikasso et les voies connexes, des travaux d’aménagement en 2×2 voies de la voie reliant le 3è pont de Bamako à la RN6 (3,26 km), y compris la construction d’un échangeur au croisement. Les travaux de réhabilitation de la section Tour de l’Afrique-Yirimadio de la RN6 (6,5 km) ont été réceptionnés le 24 février dernier, l’aménagement de la voie de Kouloubléni, longue de 5 km environ, dans la Commune rurale de Kalabancoro, Cercle de Kati, est terminé et a été réceptionnée le 11 avril. Quant aux travaux de construction et de bitumage de la bretelle-Katélè-Kadiolo-Zégoua et l’aménagement de 4 km de voiries urbaines dans la ville de Kadiolo (Sud), la réception ne devrait plus tarder. S’agissant des travaux d’entretien routiers et des travaux d’urgence, Mme Dembélé a fait savoir que, contrairement aux autres années, ces travaux sont en cours depuis janvier 2022. Ce programme d’entretien des routes nationales, d’un montant de plus de 18 milliards de Fcfa, porte sur un linéaire total de 9.226 km, dont 5.449 km (59,06 %) de routes revêtues et 3.777 km, soit 40,94% de routes en terre et pistes. Concernant les routes interurbaines, les travaux sont déjà terminés. « Quant aux travaux d’entretien des routes régionales, locales et communales, d’un montant de près de 4 milliards de Fcfa, ils ont porté sur un linéaire total de 4.416 km, dont 351 km, soit 7,95 % de routes revêtues et 4.065 km, soit 92,05% de routes en terre et pistes rurales », a précisé la ministre. Au titre des travaux d’urgence d’entretien de certains axes routiers du District de Bamako, elle a rappelé que dans le cadre de son programme d’urgence sociale, le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a accordé un montant de 5 milliards de Fcfa pour les actions de sauvegarde du patrimoine routier prioritaire du District de Bamako, afin d’améliorer le niveau de service des routes. Le programme porte essentiellement sur les travaux de réparation des dégâts d’hivernage, le redimensionnement de certains ouvrages, ainsi que l’entretien et la réhabilitation de certains tronçons. Il s’étend sur 16 axes routiers, à travers le District de Bamako, dont 9 sur la Rive droite et 7 sur la Rive gauche.  Selon Mme Dembélé Madina Sissoko, les perspectives de l’année 2022 porteront essentiellement sur l’achèvement des travaux routiers en cours, le démarrage de certains travaux routiers et de certaines études routières. Il s’agit du programme spécial des travaux d’entretien routier dans les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Mopti et du District de Bamako. Ce programme, d’un montant de 15 milliards de Fcfa, porte sur un linéaire de 216 km de routes bitumées et 14 km de routes en terre. Dans ce programme de constructions routières, on retient l’achèvement de la tranche ferme des travaux de construction et de bitumage de la route Banconi-Dialakorodji-Safo-Dabani-Nossombougou (56 km); les travaux de construction d’un d’échangeur et l’aménagement de 10 km de voiries à Sikasso; les travaux de construction et de bitumage de la route Goma Coura-Tombouctou.     BBC/MD (AMAP) 

Une délégation qatarie au Mali : Les projets futurs au menu des échanges 

Bamako, 16 mai (AMAP) Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a reçu, samedi, une délégation du Qatar comprenant Nawaf Abdulla Ah Al-Hammadi, directeur des opérations internationales et du partenariat de Qatar Charity en séjour au Mali. Conduite par le chargé d’affaires de l’ambassade du Qatar au Mali, Hamad Jaber Al Khayarine, la délégation était venue échanger avec les autorités sur les projets futurs à mettre en œuvre ensemble.  Dans ses propos liminaires, le chef du gouvernement malien s’est réjoui de l’accueil chaleureux qui lui a été réservé lors de sa visite à Doha, il y a quelques semaines. Selon Dr Choguel Kokalla Maïga, cette visite au Qatar a suscité beaucoup d’espoir chez les Maliens qui estiment qu’elle marque un nouveau départ pour la coopération entre le Mali et le Qatar.  Prenant la parole, le chargé d’affaires de l’ambassade du Qatar au Mali a indiqué qu’ils ont suivi la visite du Premier ministre où il a brillamment participé au Forum de Doha. Hamad Jaber Al Khayarine a souligné que cette visite augure de belles perspectives pour la coopération entre les deux Etats et espéré qu’elle ouvre de nouveaux horizons pour ladite coopération. Il s’est dit confiant qu’à partir de cette visite, les jalons d’une nouvelle ère de la coopération entre les deux pays ont été posés.  Pour sa part, le directeur des opérations internationales et du partenariat de Qatar Charity a exprimé la volonté de son organisation de renforcer sa coopération avec le Mali. Selon Nawaf Abdulla Ah Al-Hammadi, sa visite au Mali rentre dans le cadre d’un échange avec les autorités sur les éventuels projets à mener ensemble. «Nous sommes conscients de la particularité des moments que le Mali traverse et nous sommes avec le Mali dans ces moments difficiles», a déclaré le directeur des opérations internationales et du partenariat de Qatar Charity. Il a rappelé que son organisation travaille au Mali depuis des années et a financé de nombreux projets. « Au cours du mois de ramadan, a-t-il dit, il y a eu une mobilisation de fonds pour le financement de nombreux projets dans les mois à venir. Nawaf Abdulla Ah Al-Hammadi a promis que la coopération entre le Mali et son organisation ira crescendo. Il a demandé que certaines régions ou zones soient identifiées avec le gouvernement où ils vont financer des projets pendant cinq ans. L’objectif étant de faire en sorte que leurs actions aient un impact dans la société malienne. Il a soumis aux autorités maliennes un certain nombre de doléances pour faciliter le travail de l’organisation dans le pays, notamment des exonérations douanières et la mise à disposition d’un terrain pour la réalisation du siège de Qatar Charity. En réponse, le Premier ministre leur a demandé de saisir le gouvernement officiellement pour ces demandes. Avant d’inviter les ministres conviés à énumérer les besoins urgents du Mali dans leurs domaines respectifs.  Sur place, le chef du gouvernement a fait savoir aux partenaires de Qatar Charity que le Mali a des besoins urgents d’aide humanitaire. Il a, aussi, souligné des besoins dans le domaine de la jeunesse, de la construction citoyenne, de l’emploi, de la formation professionnelle, de l’appui aux arabophones, etc. Avant de proposer à ses hôtes d’échanger avec les ministres concernés pour élaborer un document sur les projets à mettre en œuvre.  Après la rencontre avec le Premier ministre, la délégation qatarie a eu une séance de travail avec plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne Mossa Ag Attaher, le ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, Mahamadou Koné, le ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Bakary Doumbia, de la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Wadidiè Founè Coulibaly, et le ministre délégué auprès du ministre de la Santé et du Développement social, chargé de l’Action humanitaire, de la Solidarité, des Refugiés et des Déplacés, Oumarou Diarra. DD/MD (AMAP)