Conseil de cabinet mardi sur la renovation du barrage de Markala
Bamako, 15 déc (AMAP) Le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, a présidé, mardi, à la Primature, un conseil de cabinet restreint avec cinq membres du gouvernement sur la réhabilitation du barrage de Markala, situé dans la Région de Ségou (Centre). A l’issue de la rencontre, le ministre du Développeront rural, Modibo Keïta, a confié que lui et ses collègues concernés par le dossier, en l’occurrence de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, de la Sécurité et de la Protection civile, le colonel-major Daoud Aly Mohammedine, des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, ont discuté « avec le chef du gouvernement des dispositions à prendre, le plus rapidement possible, pour la réhabilitation du barrage de Markala. Selon le ministre Modibo Keïta, lorsque l’information a été portée à la connaissance du gouvernement, le Premier ministre a aussitôt réuni ce conseil restreint pour que « nous puissions nous entendre sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour sauver le barrage » hautement stratégique pour le développement de la culture du riz et de la canne à sucre dans la zone Office du Niger. À cet effet, les ministres en charge des Finances et de la Sécurité vont prendre les dispositions nécessaires. Ainsi, « les fonds seront mis à disposition par le département des Finances et les travaux de réhabilitation seront effectués par les Ateliers centraux de Markala, afin de réduire les coûts qui tourneraient autour de 3,5 milliards de Fcfa s’ils sont effectués par le secteur privé ». C’est pourquoi, le gouvernement a décidé de faire une dérogation pour que les ateliers de Markala puissent faire ce travail afin d’amoindrir le coût. Le ministre du Développement rural a prévenu qu’au-delà de cette réparation, il faudra complètement rénover le barrage, conformément aux avancées technologiques L’ouvrage a été construit depuis la période coloniale. Interrogé sur la date exacte du démarrage des travaux, le ministre Keïta a souligné que c’est très bientôt, car c’est très urgent. « Le ministre des Finances va déjà mettre les fonds à disposition et dès que le devis sera fait par les Ateliers centraux de Markala, les travaux vont commencer immédiatement », a-t-il assuré. Le barrage hydraulique de Markala est un pont-barrage de dérivation situé dans la ville du même nom, dans l eCentre du Mali. D’une longueur de 816 mètres, le pont est entièrement fait en métal et a été construit en même temps que le barrage, qui a pour but de relever le niveau du fleuve Niger jusqu’à 5,5 m au-dessus de celui de l’étiage. Ce, en vue de permettre l’irrigation gravitaire des zones situées en rive gauche, afin de développer la culture du riz et de la canne à sucre dans le cadre de l’Office du Niger. La construction de l’ouvrage a débuté en 1934 pour s’achever le 30 juin 1947. Sa réalisation a été faite dans le cadre de travaux forcés de milliers de travailleurs provenant de tous les pays de l’Afrique occidentale française (AOF). Un monument situé à l’entrée du pont rend hommage aux personnes décédées pendant sa réalisation. AT/MD (AMAP)
Lancement de l’extension du réseau électrique de San et environs (Centre)
San, 09 déc (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokala Maiga, a lancé, jeudi, à la place de l’Indépendance, les travaux d’extension du réseau électrique de la ville de San et environs, dans le Centre du Mali. Selon le chef du gouvernement, accompagné d’une forte délégation dont le Ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Seydou Lamine Traoré, la réalisation de ce projet “tant attendu par les populations de San, va permettre de desservir plusieurs quartiers de la ville et villages environnants dont Parana, Sibougou et Sienso”. Le projet va créer plus de 150 emplois, satisfaire les demandes de branchement, augmenter le nombre d’abonnés qui passera, désormais, de 5 000 à 20 000 et doter la ville de 1 000 foyers d’éclairage public. D’un coût global de près de 5 milliards de francs Cfa, financé par le gouvernement du Mali et Energie du Mali (EDM-Sa), le projet concerne l’exécution de 182 km de réseau dont 30 km de haute tension et 152 km de réseau intérieur de basse tension. Le Dr Choguel Kokala Maiga a invité l’entreprise Elect Sahel SARL, chargé de l’exécution du projet “de tout mettre en œuvre pour livrer les travaux au terme du délai contractual”. Avant de terminer son discours, il a, au nom du Président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, adressé aux populations de San, ses salutations fraternelles et leur a dit, que le Chef de l’Etat “compte sur leurs bénédictions autant que sur celles de l’ensemble des populations maliennes pour guider ses pas, dans la vérité et dans la sincérité, vers le redressement national”. Pour le maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra, le renforcement et l’extension du réseau de distribution électrique est un projet que les populations de San ont longtemps attendu après tant de souffrances vécues. Selon elle, sa réalisation “va apporter beaucoup de Bonheur” dans sa commune, notamment par la création d’emplois pour les jeunes, la réduction de l’insécurité et l’amélioration de la productivité dans divers secteurs de la vie économique. L’édile de San a évoqué certaines préoccupations majeures de sa commune et sollicité l’aide du gouvernement pour les résoudre. Il s’agit, notamment, du problème d’eau potable et de l’enclavement de certains villages par rapport au chef-lieu de commune. À ces difficultés s’ajoutent des milliers d’hectares de plaines rizicoles non aménagées, de l’assèchement de la mare du Sanké et du faible rendement des riziculteurs qui n’ont malheureusement pu faire la contre saison, cette année, à cause de la mauvaise pluviométrie. Auparavant , Mme Félicité Diarra a adressé ses vifs remerciements au président de la Transition, au Premier ministre et à son équipe, pour l’effort qu’ils déploient “constamment pour la restauration des valeurs cardinales” de notre pays. Elle a, également, loué le combat permanent du gouverneur de la Région de San, le colonel Ousmane Sangaré, pour la paix et le développement, depuis qu’il est arrivé dans la région.. Le premier ministre et sa délégation ont rendu une visite de courtoisie aux notabilités traditionnelles de la ville de San qui ont fait des bénédictions pour la réussite de la Transition et la paix au Mali. NC (AMAP)
Ouverture du viaduc de Yirimadio : Grand ouf de soulagement pour les usagers
Par Aminata Dindi SISSOKO Bamako, 16 nov (AMAP) Le viaduc de Yirimadio, d’une longueur de 196 mètres, qui a coûté à l’État environ 40 milliards de Fcfa, destiné à mettre fin au calvaire des populations de Baguinéda, Yirimadio, Niamana par la fluidité du trafic a été inauguré, lundi, par le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. Ce Projet d’aménagement en 2×2 voies de la voie, reliant le 3è Pont de Bamako, la capitale malienne, à la RN6 (Bamako-Ségou), inclue la construction d’un échangeur au croisement avec la RN6 et la réhabilitation de la section Tour de l’Afrique-Yirimadio de la RN6, a été retenu parmi les Projets routiers prioritaires (PRP). Le ministère des Transports et des Infrastructures avait programmé leur mise en œuvre sur la période allant de 2016 à 2018. Leur mise en œuvre s’inscrit dans le cadre du Plan d’actions 2015-2019 de la Politique nationale des transports, des infrastructures de transports et du désenclavement (PNTITD), adoptée par le gouvernement en octobre 2015. La réalisation du projet contribue à l’atteinte de l’objectif spécifique consistant à «développer et améliorer l’efficacité des infrastructures de transport» de l’axe stratégique qui porte sur la «croissance inclusive et la transformation structurelle de l’économie» du Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREDD) 2019-2023. La mise à disposition de ce viaduc, réalisé par l’entreprise Razel, vise la modernisation du réseau routier dans le District de Bamako, la fluidité de la circulation sur la section urbaine de la RN6 (Bamako-Ségou) et la voie d’accès au 3è Pont de Bamako, l’amélioration de la mobilité urbaine et la sécurité routière dans le District de Bamako, la diminution de la congestion du trafic au carrefour de la RN6, l’embellissement de la ville de Bamako, l’amélioration du cadre de vie des populations riveraines. C’est une foule joyeuse qui a accueilli le Premier ministre. «La réalisation de cette voie est un soulagement pour nous. Nous étions obligés de quitter très tôt le matin nos familles pour joindre nos lieux de travail. Nous passions des heures dans les embouteillages. Nous remercions les autorités pour nous avoir enlevé les épines du pied», a dit Mamadou Kanté, un usager. Le maire de la Commune VI est du même avis. «La population de la Commune VI est très contente de cette réalisation. Cette commune, qui représente 38% de la population du district de Bamako, est une commune où les gens quittent leurs domiciles pour aller travailler en ville. Pour revenir chez eux, ils mettent deux heures ou plus. Ce viaduc va désengorger notre commune et nous soulager beaucoup», a indiqué Boubacar Keïta, avant d’inviter la population à prendre soin de l’ouvrage et à la prudence en roulant doucement. Après avoir inauguré le viaduc, le Premier ministre a exprimé la volonté des autorités « de rendre la vie des Maliens, chaque jour plus agréable malgré les difficultés et les drames que le pays traverse ». Choguel Kokalla Maïga a exprimé toute la joie des membres du gouvernement d’inaugurer ce joyau financé sur fonds propres de l’État. Le chef du gouvernement a souligné tout le calvaire des populations de Baguinéda, Yirimadjo, de la zone de Niamana qui avaient énormément de difficultés pour rejoindre le centre ville. «Tous les matins, tous les après-midi, tout le monde connaît le calvaire que la population vit. Ces populations vont être soulagées fortement avec ce viaduc. Il permet la fluidité de la circulation, va éviter un certain nombre d’accidents. Plus généralement, il va rendre agréable la ville de Bamako de vue et pratiquement dans la vie au quotidien», a dit le locataire de la Primature. Le chef du gouvernement a souligné que les autorités sont conscientes des difficultés que les populations traversent au quotidien pour accéder à leurs lieux de travail, leurs domiciles. C’est pourquoi, elles ont inauguré le viaduc. Il a précisé que les autres travaux de finition et la signalisation horizontale vont suivre. En attendant, Dr Choguel Kokalla Maïga a invité la population à éviter les excès de vitesse, à respecter de façon stricte le code de la route et tous les principes édictés par les services de l’État en charge de la circulation et surtout à entretenir ce bien public, ce gros investissement. C’était en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko. ADS (AMAP)
Mali : Baisse prévue du prix du ciment
Bamako, 25 juin (AMAP) Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, et les acteurs du secteur du ciment ont convenu de ramener la tonne du ciment local à 95.000 Fcfa et 100.000 Fcfa pour le ciment importé, a appris l’AMAP, jeudi. À l’issue d’une rencontre avec les importateurs, unités industrielles et distributeurs, pour trouver des mécanismes de stabilisation du prix du ciment sur le marché national, la réunion a décidé de ramener le prix indicatif plafond du ciment local à 87.000 Fcfa la tonne pour les commerçants et 95.000 Fcfa la tonne pour les consommateurs. Concernant le ciment importé, la réunion a convenu qu’à partir de ce vendredi, la tonne sera vendue aux consommateurs à 100.000 Fcfa. « Le ministre, après les échanges avec les autorités sénégalaises, a pris l’engagement d’assurer l’approvisionnement correct du pays et la couverture du gap. Si cela est fait, à partir de lundi, le prix indicatif plafond du ciment importé reviendra aux consommateurs à 95.000 Fcfa», a annoncé le directeur général de la concurrence et du commerce, Boukadary Doumbia, qui a participé à la rencontre. Le prix du ciment, qui s’était envolé ces derniers jours, a amorcé une courbe descendante. De 5.250 Fcfa, le sac de 50 kg était vendu à 6.500 Fcfa, soit une augmentation de 1.250 Fcfa. « Depuis bientôt quatre mois, on a assisté à une augmentation du prix du ciment sans savoir réellement pourquoi », confirme Yacouba Kanté, vendeur à Kabala. Il dit se souvenir qu’il n’y a pas longtemps, le sac de ciment était vendu à 4.500 Fcfa. Le détaillant rejette la responsabilité de la hausse du prix sur les importateurs qui, selon lui, augmenteraient les prix sans explication. « Aujourd’hui, c’est tout le secteur de la construction qui se trouve affecté », confirme Ousmane Diarra, propriétaire d’un entrepôt de matériaux de construction. Selon lui, une nouvelle augmentation du prix du ciment n’est pas à écarter pour la simple raison que la demande est actuellement plus forte que l’offre. L’entrepreneur en BTP, Moussa Coulibaly, explique que « le Mali est, aujourd’hui, en chantier et la grande partie du ciment consommée sur le marché local est importée du Sénégal ou de la Cote d’Ivoire ». Sékouba Coulibaly est un grossiste en ciment. Les deux sociétés de production de ciment installées au Mali sont ses principaux fournisseurs (Ciments et Matériaux du Mali et Diamond Ciment). Il explique l’augmentation vertigineuse des prix, en grande partie, par la forte demande. Selon le grossiste, les coupures d’électricité intempestives ont impacté la capacité de production des usines de ciment au Mali. Concernant l’importation, M. Coulibaly a dit que le Sénégal et la Côte d’Ivoire font également face aux mêmes problèmes. «Il y a une baisse de production de ciment dans ces pays voisins. Ce qui a amené les autorités sénégalaises et ivoiriennes à prioriser les besoins nationaux. Du coup, nos commerçants ne peuvent pas avoir la quantité qu’ils souhaitent importer», souligne-t-il La flambée du prix du ciment a suscité la réaction de l’Association des consommateurs du Mali (ASCOMA). « Le Mali a opté pour la liberté des prix et de concurrence. Cette situation permet aux opérateurs économiques de s’enrichir au détriment des consommateurs. Nous n’avons aucun moyen de faire pression, nous ne pouvons que dénoncer», a déploré Salimata Diarra, présidente de l’ASCOMA. OS/MD (AMAP)
Ciment et fer à béton: les prix montent en flèche
Par Aminata Dindi SISSOKO Bamako, 02 juin (AMAP) Le Mali est en chantier. Des maisons d’un autre standing y poussent, un peu partout. Des travaux d’infrastructures de développement sont en cours. Le Grand marché de Bamako, également en chantier, continue sa mue. Ce, malgré les multiples crises quel le pays traverse. Le fer et le ciment sont des éléments indispensables à la réalisation de ces ouvrages qui symbolisent le dynamisme de notre économie. Mais, depuis un certain temps, les prix de ces deux matériaux connaissent une hausse sur le marché. La situation s’expliquerait, en grande partie, par la règle de la demande qui est plus forte que l’offre. Le prix de la tonne du ciment, importé ou local, tournait autour de 90.000 Fcfa dans notre pays. Il a franchi la barre des 100.000 Fcfa pour s’établir à 115.000 Fcfa depuis quelques mois. Il peine à descendre au dessous de 110.000 Fcfa, prix actuel de la tonne du produit dans les différentes quincailleries de Bamako, où le sac (50 kg) est cédé à 5.500 Fcfa. Un risque de l’augmentation du prix du ciment est envisageable dans les jours à venir, spécule Balla, propriétaire de quincaillerie à Kalaban, sans pouvoir dire les raisons. Rencontré à son magasin à Para Djicoroni, un autre revendeur de ciment, Ousmane Tangara, nuance : «Le prix du ciment avait commencé à baisser. C’est la semaine dernière que nous avons remarqué cette hausse auprès des fournisseurs qui l’ont imputé à la grève de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM). Cette cessation du travail a provoqué une rupture. Cette pénurie a fait grimper le prix». Le commerçant dit s’attendre à un fléchissement vers le bas dans les jours à venir. DEUX TYPES DE FER – Tout comme le ciment, le prix de la barre du fer à béton a aussi grimpé. Sur le marché local, on retrouve deux types de fer : importé communément appelé fer blanc et le fer made in Mali avec des calibrages variables. Actuellement, le prix du fer 12 plein qui était vendu à 5.000 Fcfa, varie entre 5.750 et 5.800 Fcfa, selon les quincailleries. La barre du fer 12 simple, utilisé couramment dans la construction des maisons à usage d’habitation, est cédée entre 3.250 à 3.300 Fcfa. La barre de fer 10, elle, est vendue entre 2.250 à 2.300 Fcfa. Le fer 8 se vend entre 1.250 à 1.300 Fcfa, contre 750 à 850 Fcfa pour le fer 6. Cette fluctuation constatée sur le prix du fer remonte à quatre mois, selon Mohamed Koné, gérant d’une quincaillerie. «Je travaille dans le domaine depuis dix ans. C’est la première fois que je vois le prix de la barre du fer à béton atteindre ce niveau », reconnaît-il. Pour lui, cette hausse est due à la pandémie de Covid-19. Car, argumente-t-il, les importations sont limitées. Le stock national est insuffisant par rapport à la demande. « Chaque fois que les clients se bousculent pour avoir un produit, le prix augmente », explique le commerçant. Mais « les gens pensent que c’est le Mali seul qui est confronté à cette situation. Le problème est général», informe Modibo Diakité, revendeur de ciment et de fer à Ouolofobougou. Donc, conformément à la loi du marché, les prix augmentent quand la demande est plus forte que l’offre de produit, ajoute-t-il. Contacté à ce sujet, un responsable d’une industrie locale de fabrique de fer explique cette hausse par deux facteurs : la hausse du cours mondial du fer et l’exportation de la ferraille. « Nous faisons face à cette situation depuis le mois de févier. En tant que producteur, nous ne sommes pas du tout content de cette situation. Nous sommes obligés de suivre le cours mondial », murmure-t-il. Selon lui, la ferraille fait partie de la matière première. Son prix a grimpé à cause de sa rareté sur le marché. Car, à le croire, malgré deux arrêtés interministériels (2018 et 2019) du ministère du Commerce suspendant toute exportation de la ferraille et des sous-produits ferreux au Mali, le produit est toujours exporté. « Du coup, on le retrouve cher. C’est normal : quand nos matières premières sont chères on augmente le prix du produit fini. L’Etat doit s’investir pour mettre un frein à l’exportation de la ferraille pour le bien de tous. A terme, si on n’a pas de matières premières, l’usine risque de tourner au ralenti avec comme conséquence possible le licenciement des travailleurs», prévient le responsable. Comme eux, les propriétaires de chantiers sont inquiets. Certains ont déjà arrêté leurs travaux en attendant la réduction du coût des deux produits. C’est le cas d’une enseignante rencontrée dans une boutique à Kalaban Coura ACI. « Je comptais reprendre les travaux sur mon chantier ce mois-ci. C’est avec une grande surprise que j’ai constaté la hausse du prix de la barre du fer à béton de 300 Fcfa pour certaines et 400 Fcfa pour d’autres. Vu que mes moyens sont limités, j’ai décidé de surseoir à l’achat du produit en attendant la chute du prix. Je viens de faire un dépôt de 500.000 Fcfa auprès du boutiquier. Lorsque les prix commencent à baisser, il me tiendra informer », explique Aïssata Compaoré. Contrairement à cette institutrice, Bouba Maïga pense qu’il n’a pas le choix. « On économise de l’argent pour un but précis. Si le prix augmente, on n’a pas d’autres possibilités que d’acheter pour éviter de dilapider nos économies », soutient-il. L’air frustré, il venait d’acheter cinq tonnes de ciment et plusieurs barres de fer. Le niveau des ventes de certains propriétaires de quincaillerie est également impacté par la hausse du prix de ces deux matériaux. « Les clients achètent, mais l’affluence est faible en ce moment. Certains viennent demander le prix. Réalisant qu’il a grimpé, ils rebroussent chemin », déplore le commerçant Seydou Sinayoko. ADS (AMAP)
Diéma : Gouba Dabo (Ouest) étrenne deux ponts réalisés par ses ressortissants pour plus de 100 millions
Diéma, 1er juin (AMAP) La localité de Gouba Dabo, dans la commune rurale de Béma (Ouest), a inauguré, dimanche, deux ponts que ses ressortissants ont construit pour plus de 100 millions de francs Cfa. Ces ponts, sur l’affluent d’une rivière, dénommée « Hassèye », pour désenclaver le village et d’autres localités, surtout en période hivernale, mesurent 12 mètres de long, 5 mètres de large et 4 mètres de hauteur, pour le premier ; 5 mètres de longueur, 8 mètres de largeur et 2 mètres de hauteur, pour le second. Ces ponts, solidement bâtis, ont été réalisés dans un intervalle de trois mois, de janvier à mars 2021. Le jour de l’inauguration, hommes, femmes, jeunes et vieux, se sont tous transportés sur le lieu de l’évènement, situé à 1 km, en allant vers Béma. Certains ont effectué le trajet en motos taxis, d’autres ont emprunté des véhicules, des charrettes, d’autres, encore comptaient sur l’agilité de leurs jambes. Le porte-parole des chefs de villages, Habou Tounkara, griot de son état, comme le veut la tradition dans ce milieu, a salué les ressortissants et l’ensemble des populations de Gouba Dabo, et de la Commune rurale de Béma, pour la réalisation de ces infrastructures, sans lesquelles, la localité serait coupée du monde. Pendant l’hivernage la route, à ce niveau, devient impraticable pour les usagers dont de nombreux commerçants qui n’arrivent pas à se tendre aux foires hebdomadaires. Les chefs de village, à travers leur porte-parole, ont prôné la paix et l’entente, pour permettre un développement durable de leurs localités et ont formulé des vœux pour une bonne campagne agricole. Le représentant des ressortissants de la Commune rurale de Béma, Diarra Diawara, qui a été responsabilisé pour le suivi et le contrôle des chantiers, ainsi que l’organisation de la cérémonie d’inauguration, a remercié les populations pour cette marque de confiance les ressortissants et tous ceux qui ont contribué à la construction de ces infrastructures routières d’une grande utilité. Il a remercié particulièrement Abdoulaye Fofana et Issouf Camara, et plusieurs autres natifs de Gouba Dabo, à l’initiative de la construction des ponts. Il a réitéré son entière disponibilité à apporter le meilleur pour toute action visant le bien-être des populations. Le maire de la Commune rurale de Béma, Madikandia Diawara, a invité les ressortissants à l’union pour braver tous les obstacles au développement de leur commune. M. Diawara est revenu plusieurs fois dans ses propos, sur l’entente et la cohésion sociale, « seule alternative pour relever les immenses défis ». Il a cité en exemples quelques grandes réalisations des ressortissants parmi lesquelles des mosquées, écoles, centres de santé, forages, périmètres maraîchers… « Des gestes magnanimes, a dit l’édile, qui concourent efficacement au développement de leur commune ». Le sous-préfet de Béma, Mamadou Sissoko, s’est dit plus que comblé par cette action des ressortissants, qu’il a qualifiée de « hautement patriotique », et qui permettront de plus fluidifier la circulation surtout en hivernage. Il a expliqué la politique de l’Etat en matière d’infrastructures routières qui consiste à désenclaver progressivement le pays, mais, a-t-il insisté, « le Mali est vaste, l’Etat à lui seul, ne peut tout faire ». Le sous-préfet Mamadou Sissoko a invité les bénéficiaires à prendre soins des réalisations. Compte tenu des impacts positifs que ces ponts auront sur l’économie des familles, il a souhaité que des actions semblables se multiplient « pour le bonheur de tous ». Le sous-préfet de Béma, Mamadou Sissoko, a coupé symboliquement le ruban, autorisant ainsi la circulation sur les ponts fraîchement bâtis. C’est une danse folklorique du terroir, qui a mis fin à cette cérémonie riche en couleurs. OB/MD (AMAP)
Périphérie de Bamako : Les livreuses d’eau sur les chantiers
Par Aminata Dindi SISSOKO Bamako, 24 mars (AMAP) Le soleil accable, déjà en cette matinée de jeudi. Quatre femmes dont deux portent des enfants au dos, mettent le cap sur un chantier. Arrivées à destination, elles se dirigent vers le côté sud d’une parcelle en construction. Là, il y a un puits à l’angle. Quatre barriques vides les attendent pour être remplies. Elles se passent la « puisette » qu’elles lancent et tirent avec dextérité. Les récipients sont remplis au bout de quelques instants. Non loin de là, des maçons se reposent, certains couchés à même le sol. «C’est le quotidien de ces braves femmes. Elles sont d’une grande aide pour nous. Sans elles, nous ne savons quoi faire. La zone n’est pas encore desservie par la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP). S’il faut aller chercher de l’eau à des kilomètres, cela ne nous encouragera pas dans la construction», explique Oumar Togola, le propriétaire des lieux. Son maçon, Issa Traoré, confirme l’apport inestimable de ces braves femmes sur les chantiers qui poussent dans les environs de la capitale malienne, Bamako. «Il y en a qui vont jusqu’à proposer d’arroser les briques», précise le maçon. Dans la périphérie, de nouveaux quartiers continuent de pousser. Ces zones en construction ne sont, généralement, pas raccordées à un système d’adduction d’eau. L’eau nécessaire à la confection des briques et à la construction des maisons est donc un problème. Ce manque est généralement comblé par de nombreuses femmes qui ravitaillent les chantiers, en puisant l’eau des puits. Les propriétaires de chantiers de construction comptent sur ces femmes pour se ravitailler eau, indispensable liquide pour les travaux. L’activité est lucrative mais pénible pour elles. Ainsi, elles utilisent des puits creusés par des propriétaires de logis ou dans des concessions voisines. Elles transportent, sur la tête, les bassines géantes remplies d’eau. A la fin de la journée, elles récoltent une somme d’argent qui varie selon le nombre de tonneaux qu’elles auront remplis. Une barrique d’eau rapporte entre 500 et 1.000 Fcfa, selon les zones et la distance à parcourir. L’une d’elles, Korotoumou Berthé, habite Missala, dans la zone dite «des sapeurs-pompiers», située entre Gouana, Banankoro et Kouralé. Cet endroit relève de la Commune rurale de Kalaban-coro. Il est en pleine construction depuis quelques années. Les maisons y poussent comme des champignons. La principale activité génératrice de revenu pour Korotoumou, comme pour des dizaines de femmes de la localité, consiste à puiser de l’eau, la porter sur la tête pour approvisionner les chantiers. Elle fait cette activité, souvent seule ou en groupe. «Nous avons un contrat journalier avec les propriétaires de chantiers. Le matin, nous remplissons trois à quatre barriques avant l’arrivée des maçons sur le chantier. Ils commencent les travaux. Quand l’eau à disposition finit, ils nous font appel. Nous remplissons à nouveau les récipients. Nous faisons cet aller-retour jusqu’à la fin de la journée. Nous répétons les mêmes gestes tous les jours jusqu’à la fin du chantier», explique-t-elle. Pour cette mère de famille, c’est une façon noble d’avoir de l’argent pour subvenir aux petites dépenses quotidiennes de la famille. «Je suis couturière. Ce travail ne marche pas ici pour l’instant. Le quartier n’est pas entièrement habité. Pour éviter l’oisiveté, j’ai opté pour cette activité», indique-t-elle, en précisant qu’elle mène cette activité depuis 18 mois. Selon elle, en groupe de cinq, elles remplissent souvent vingt barriques par jour. «Nous avons le marché de temps à autre. Quand ça commence, il n’y a point de répit. C’est dur comme travail. Chaque jour, après cette corvée d’eau, tu as les mains endolories. Dès fois, tu ne dors pas la nuit. Tu es obligée de t’enduire les mains de beurre de karité», confie Korotoumou. Nana Sanogo mène la même activité. Pour elle, l’objectif est l’autonomisation financière de la femme. «J’ai commencé depuis six ans lorsque j’étais à Gouana. Quand j’ai aménagé ce quartier, j’ai continué à le faire. J’ai des clients fidèles. à chaque fois qu’ils commencent leur construction, ils me font appel. S’ils ont un puits dans la concession, je fais le travail seule. Le cas échéant, je me fais épauler par trois autres femmes», explique-t-elle. Ce travail permet à ces braves femmes de joindre les deux bouts, mais dans la douleur. «Le jour où tu remplis plusieurs barriques, tu as des difficultés pour marcher. Tout ton corps te fait mal», insiste Nana, précisant que les puits tarissent pendant la saison sèche. «Quand un puits tarit, nous partons pour un autre. Plus la distance à parcourir est longue, plus le travail est pénible. Quand tu demandes aux clients d’augmenter le prix de la barrique, ils ne sont pas d’accord. Nous avons besoin d’argent, nous ne pouvons qu’accepter la même somme», déplore Nana. La tristesse est généralement de courte durée. Car la rémunération est payée à la fin de la journée, témoignent plusieurs interlocutrices. «Tu es payé selon le nombre de barriques. Souvent, on te donne un acompte. Une fois le travail fini, on te règle le montant restant», explique Aïssata Diallo. Vendeuse de produits cosmétiques, elle est de plus en plus attirée par cette activité. «Nous avons un groupe. Chacune démarche des propriétaires de chantiers. Si l’une trouve un marché, elle appelle les autres et nous l’exécutons ensemble. Nous remplissons souvent 60 barriques par jour», dit-elle. Ce travail pénible n’est pas sans conséquence sur la santé. Fanta Traoré ne dit pas le contraire. Elle s’est entièrement dédiée à cette activité. Elle prend du recul ces derniers temps à cause de maux de poitrine récurrents. Fanta raconte comment elle est tombée malade. «Nous avons ravitaillé en eau le chantier d’une maison à étages. Un jour, nous avons rempli 111 barriques d’eau puisées à la main. Le lendemain, on peinait à toucher la corde de la puisette. Depuis, j’ai constamment mal à la poitrine», se souvient-elle. Fanta pense que si la quarantaine de femmes qui s’adonne à cette activité s’organisait en coopérative, elles pourraient gagner plus. Par exemple, si les vendeuses d’eau disposaient d’un forage, de bidons de
Le Premier ministre au port de pêche de Konna, dans le Centre du Mali
Bamako, 20 mars(AMAP) Le Chef du Gouvernement, Moctar Ouane, a visité, samedi, le port de pêche de Konna, dans le Centre du Mali, après sa réhabilitation, informent les services de communication de la Primature. Bâtie en remblai sur 2,85 ha et financé à hauteur de 1,304 milliards de francs par la Banque Mondiale, l’infrastructure comprend notamment un canal d’accostage curé sur une longueur de 3,5 km avec une largeur au plafond de 10 m, un hangar équipé de douze fours destiné aux activités de (re) fumage du poisson, deux hangars (188 m2, chacun) destinés à abriter les activités de commerce du poisson frais (marché de poissons). Dans son discours, toujours selon la même source, le Premier ministre a rappelé que le Gouvernement est « engagé et déterminé à poursuivre le programme de relance économique» de cette localité. En 2013, l’infrastructure avait fait les frais de l’attaque terroriste dans la ville qui avait été le terrain d’une confrontation entre les forces françaises, appuyant celles du Mali, pour stopper l’avancée des djihadistes. La bataille de Konna se déroule du 9 au 17 janvier 2013. Elle marque le début de l’intervention de l’armée française au Mali avec le lancement de l’Opération Serval. La bataille débute le 9 janvier par une offensive des djihadistes qui aboutit le 10 à la prise de la ville de Konna. AC/MD (AMAP)
Mali : démarrage des travaux de construction du tronçon routier Sevaré-Mopti (Centre)
Bamako, 20 mars (AMAP) Le Premier ministre, Moctar Ouane, a officiellement lancé, samedi, les travaux de construction de la route Sévaré-Mopti qui comportement l’aménagement de dix km de voiries dont cinq dans la ville de Mopti et cinq dans la ville de Sévaré, annoncent les services de la primature. Il est, également, prévu la construction d’une voie de contournement de l’aéroport de Mopti Ambodédjo et la réalisation d’éclairage public sur les voies concernées, ajoute la même source. Selon la Primature, la réalisation de ces travaux coûte 32.601.687.065 Fcfa financés à la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et le budget national. Ces infrastructures permettront, entre autres, de décongestionner le trafic à l’intérieur de Mopti et de Sevaré. Sans oublier la création d’emplois et la promotion d’activités commerciales au bénéfice des populations. «Le lancement de ces travaux est la traduction de l’engagement du Gouvernement tel que instruit par le Président de la Transition Bah N’Daw » a déclaré le Chef du Gouvernement, selon son service de communication. AC/MD (AMAP)
Démolition dans la zone aéroportuaire de Bamako : Bientôt la 2è phase
Par Babba B. COULIBALY Bamako, 17 mars (AMAP) La deuxième phase des opérations de démolition des constructions illicites dans l’emprise de la zone aéroportuaire sera bientôt lancée et concernera les constructions situées dans la zone de trouée Est et Ouest (de décollage et d’atterrissage des avions), soit une superficie de 5.534 hectares, a appris, lundi, l’AMAP de source officielle. «La libération de la zone aéroportuaire de Bamako-Sénou des occupations illicites se poursuivra » comme l’a indiqué le chef du gouvernement, lors de la présentation du Programme d’action gouvernementale. La première phase de démolition est arrivée à terme et la seconde phase sera bientôt lancée. L’opération concernera les zones de trouée Est et Ouest de l’aéroport», a confirmé notre source. La date exacte de lancement de l’opération est tenue secrète, parce que certains occupants illégaux prévoient d’organiser la «résistance», indique une source sécuritaire. Une partie des zones qui seront démolies, dans les jours à venir, est située à Faladié Est/extension, derrière le bureau de l’Office national des produits pétroliers (ONAP), sur la route de Sénou. Elle compte 3.000 lots «illégaux» attribués sur le domaine aéroportuaire, indique notre source qui précise que certains sont bâtis, d’autres en chantier. La démolition va toucher, aussi, la zone appelée «Kidal-bougou», une partie de Sirakoro et du village de Gouana. Malgré les avertissements, les propriétaires des concessions visées par la seconde phase de démolition semblent faire la sourde oreille. Certains ont même intensifié les travaux comme s’il n’en est rien. C’est le cas à Faladiè Est/extension. Rencontré sur place, un des propriétaires persiste et signe. «Nous avons acquis ces parcelles et nous possédons les documents de vente», se défend-t-il. «Ceux qui continuent de penser que cette opération est encore un effet d’annonce doivent se détromper, car la démolition sera poursuivie jusqu’au bout», avertit la source sécuritaire. Vaste de plus 7.194 hectares, le domaine réservé à l’aéroport international Président Modibo Keïta-Sénou est classé suivant le décret n° 99-252/P-RM du 15 septembre 1999. Balisé, il s’étend de Gouana, à Kouralé, Sirakoro en passant par Faladié Est/extension et Niamakoro Diallobougou. Il est inaliénable, imprescriptible et insaisissable. Le but étant de sécuriser la navigation aérienne. «Quand elle a été décrétée d’utilité publique, tous les occupants ont été recensés et indemnisés», ne cesse de rappeler le ministre des Affaires foncières, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Dionkè Diarra. Le caractère international du transport aérien assujettit l’aviation civile aux normes et pratiques recommandées et approuvées en la matière par tous les États. Ces règles, qui régissent les domaines aéroportuaires, tiennent compte des évolutions à basse altitude des aéronefs lors des manœuvres d’approche, d’atterrissage et de décollage. Elles sont, aussi, regardantes sur les conditions météorologiques, les limites, les pannes de moteurs d’avions, les servitudes radios électriques. Au regard de tous ces critères, les aéroports internationaux ont besoin de grandes surfaces afin de parer à toutes éventualités. L’occupation de cette zone constitue un danger pour la sécurité de la navigation aérienne au niveau du plus grand aéroport du pays. BBC/MD (AMAP)
