Coopération Allemagne-Mali : Plus de six milliards pour des pistes et Infrastructures pour la paix dans les Régions de Kayes et de Kita (Ouest)

Kita, 17 juil (AMAP) Le Programme pistes et infrastructures pour la paix (PIP), entièrement financé par la coopération allemande, à travers la KFW, pour plus 6,5 milliards de francs CFA, au profit des Régions de Kayes et Kita, dans l’Ouest du Mali, a été lancé, mardi 15 juillet, par le gouverneur de la Région de Kita, Daouda Maiga, lors d’une cérémonie officielle dans la salle de conférence du Gouvernorat, a constaté l’AMAP sur place. Le PIP est mis en oeuvre par Welthungerhilfe (WHH) Mali . Il vise globalement, selon les intervenants, à « contribuer à la stabilisation des régions sud du Mali à travers le développement économique par le biais de constructions de pistes rurales, infrastructures économiques, des investissements dans les activités génératrices de revenus. Et, également, dans des coopératives et associations visant à renforcer la création d’emplois ainsi que la cohésion sociale dans les deux  Régions. Ce programme bien accueilli par les bénéficiaires des deux regions a une durée de quatre ans. Harouna Diallo, maire de Liberté Dembaya/Kayes qualifie d’« historique » cette coopération Allemagne-Mali, en présence des représentants des acteurs et bénéficiaires des deux régions, et du représentant de l’ambassade d’Allemagne au Mali. « L’intervention de l’Allemagne au Mali date de très longtemps car l’histoire nous enseigne que ce pays a été le premier à reconnaitre l’indépendance du Mali. Le premier jumelage de Kayes a été établi avec les Allemands. Nous ne pouvons que remercier ce grand pays », a dit M. Diallo. Par rapport à ce projet, l’élu de Kayes reconnait signale qu’il y a beaucoup de projets structurants dans ce programme « pour un développement local réel. » Il a appelé « à la synergie d’actions de tous pour la réussite totale de programme qu’il qualifie d’inclusif à travers les cibles, à savoir toutes les couches socioprofessionnelles. » « Sans les pistes, pas de développement local ! » Voilà pourquoi, il dit avoir adressé ses remerciements à tous ceux qui ont oeuvré pour l’avènement de ce programme. Selon Bienvenu Vuvalya, l’Area Manager, le projet est un programme ouvert « cela signifie, dit-il que les différentes mesures individuelles ne sont pas finies mais sont sélectionnées, suivant les critères bien définies. Il a fait une présentation détaillée du programme qui a facilité la compréhension des activités prévues et les modalités d’intervention du projet.  En effet, ce programme se déroulera dans 14 localités des deux Régions de Kayes et Kita, avec 70% du budget à consommer à Kita « pour renforcer l’autorité locale de la Région. » Le rôle la communauté rassure le Manager, puisque ce sont les communautés qui vont identifier les activités prioritaires que les différents Comités régionaux d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement (CROCSAD) vont valider. M. Vuvalia a expliqué aux participants les différentes composantes du programme. Il a indiqué que la principale est la réhabilitation des pistes rurales et la réhabilitation ou construction des infrastructures d’ordre économique, en utilisant, au maximum, une approche Haute intensité de main d’œuvre (HIMO). Les activités à impact socioéconomique et de renforcement des capacités des cibles constituent les autres composantes de ce programme. Dans son intervention, Eré Alain Dioundo, expert chargé du secteur Décentralisation de la Banque de développement (KFW KFW) représentant l’ambassade d’Allemagne, indiqué que « ce programme émane de la volonté de la République fédérale d’Allemagne de contribuer au développement socio-économique de la partie Sud du Mali. » Selon lui, « c’est le fruit de la disponibilité des plus hautes autorités à collaborer aussi parfaitement avec la République fédérale d’Allemagne. » Il a adressé ses remerciements au gouverneur de la Région de Kita pour ses efforts, ses orientations et recommandations « qui favoriseront selon lui l’atteinte des résultats escomptés. » Enfin, il a réaffirmé « la constante volonté de la République fédérale d’Allemagne à s’engager auprès du peuple malien dans son inlassable quête de paix, de renforcement de la cohésion sociale, de stabilité et de développement. » Selon le gouverneur de la Région de Kita, Daouda Maiga, qui a présidé le lancement, ce projet qui bouclera en février 2029, « est en adéquation avec les orientations et les besoins exprimés par le gouvernement. » Pour lui, le ciblage des secteurs concernés apporte une grande cohérence et permettra de renforcer la synergie des actions prioritaires, à la fois des départements en charge de la Décentralisation, des Affaires étrangères et de l’Economie. Le chef de l’Exécutif régional a exhorté tous les acteurs « à relever le défi de finaliser toutes les activités programmées pour le plus grand bonheur de nos populations. » Daouda Maiga, a conclu son intervention par des remerciements, au nom du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, le gouvernement allemand « pour cet appui hautement appréciable. » Signalons que ce programme se déroulera précisément dans les Cercles de: Kita, Sebekoro, Sirakoro et Sagabary pour la Région de Kita et deux Cercles de Kayes qui sont Kayes et Ambidedi. Ce nouveau programme découle du Programme pistes pour la paix dont la première et la deuxième phase sont mises en oeuvre dans la Région de Gao, dans le Nord du Mali. Jigiya Mohamed Fabrice AMAP-KITA

Salon malien de l’architecture et de la construction : La 1ère édition prévue du 31 juillet au 03 août prochain (Organisateurs)

Bamako 15 juil (AMAP) La 1ère édition du Salon malien de l’architecture et de la construction (SAMAC), sous le thème « : « Habitation durable, culture et Innovation », aura lieu du 31 juillet au 03 août 2025,  a Bamako, ont annoncé les organisateurs, mardi,  lors d’une conférence de presse à la Direction nationale de l’urbanisme et de l’habitat, dans la capitale malienne. « Le Salon 2025 se veut un rendez-vous majeur de l’architecture et de la construction et de l’aménagement en Afrique de l’Ouest. Il entend offrir un cadre d’échange, d’expositions et de dialogue pour construire un avenir urbain durable résilient et enraciné dans les savoir-faire locaux », a déclaré le président de l’Ordre des architectes du Mali, Abdramane Filifing Sidibé. Et de préciser que « cette première édition s’inscrit pleinement dans une dynamique sous-régionale avec pour invités d’honneur les pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES) ». » Notre Région est confrontée à des défis pressants : changement climatique, pression démographique, crise du logement et dégradation des ressources naturelles », a-t-il ajouté. Face à ces réalités, « il est devenu urgent de repenser notre manière d’habiter, de construire, d’aménager nos territoires. Le SAMAC 2025 s’inscrit dans cette mission de promotion, de valorisation et de diffusion de la culture architecturale au Mali et au-delà », a-t-il indiqué. M. Sidibé a ajouté que l’objectif est de « valoriser le rôle stratégique des professionnels du cadre bâti , promouvoir les solutions architecturales durables et endogènes, favoriser la professionnalisation et la normalisation du secteur, initier des politiques d’incitation à la construction durable, créer un réseau d’acteurs engagés dans la transition écologique. » Quant au représentant du ministère chargé de l’Urbanisme, M. Al- Mamoum Ag Mustafa, il a fait remarquer que « le thème de cette 1ère édition, ‘Habitat, culture et Innovation : rôle des architectes dans la promotion du développement durable, adaptabilité aux défis climatiques et économiques au Mali’, n’est pas un simple débat. Il est un appel à l’action, un cri du cœur pour notre avenir commun. » Il a rappelé qu’« au Mali, l’habitat a toujours été le reflet de notre identité culturelle. Du banco, des maisons traditionnelles du Sahel aux constructions en pierre du pays dogon, chaque matériau et forme, chaque orientation raconte une histoire, exprime un mode de vie, une adaptation intelligente à l’environnement. » Le directeur national de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mahamadou Ouologuem, a souligné que ce salon est une volonté collective et inclusive. « Il s’inscrit dans la promotion de la création locale », a-t-il dit MMD/MD (AMAP)  

Bamako : Atelier pour renforcer la gouvernance foncière et urbaine par une application harmonisée des textes

Bamako, 28 juin (AMAP)  Un atelier d’échanges sur la pratique des textes régissant l’urbanisme, la construction, les domaines et le cadastre s’est ouvert, ce samedi, à la Direction nationale de l’urbanisme et de l’habitat (DNUH) à Bamako, sous la présidence du ministre chargé de l’Urbanisme, Imirane Ibrahime Touré. « Cet atelier est un espace de vérité et de construction collective pour harmoniser l’interprétation des textes et améliorer la qualité des services offerts aux citoyens », a déclaré le directeur national de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mahamadou Ouologuem.   Organisé sur deux jours (28-29 juin 2025), la session vise à renforcer la synergie entre les services centraux, régionaux et subrégionaux pour une gouvernance foncière et urbaine plus cohérente. Les participants, incluant les directeurs régionaux, chefs de services et représentants syndicaux, partagent expériences et bonnes pratiques afin d’identifier les blocages dans l’application des textes réglementaires. « Nous constatons des interprétations divergentes et des in cohérences dans les procédures », a souligné M. Ouologuem, appelant à un cadre d’interprétation partagé. Le directeur général des Domaines et du Cadastre, Amadou Maïga, a mis en avant les réformes récentes, notamment l’adoption de la loi domaniale et foncière de 2024, qui consacre le Titre Foncier comme unique document d’attribution pour réduire les conflits fonciers. « La digitalisation, avec des outils comme MoDoNum et SITFI, accélère le traitement des dossiers et renforce la transparence », a-t-il ajouté, annonçant le lancement d’un portail web institutionnel à la clôture de l’atelier. Le ministre de l’Urbanisme de l’Habitat des Domaines de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Imirane Ibrahime Toure, a insisté sur les priorités du gouvernement de la Transition, telles que l’immatriculation systématique des parcelles, la création de 429 hectares de réserves foncières pour des logements sociaux et l’achèvement de 2 780 logements. « Nous devons assumer notre rôle pour résoudre les problèmes fonciers et éviter les litiges inutiles devant les tribunaux », a-t-il affirmé, appelant à des solutions concrètes pour améliorer l’accès à la terre et au logement. L’atelier, financé par les budgets 2025 de la DNUH et de la Direction générale des Domaines et du Cadastre, se clôturera par un rapport proposant des recommandations pour une gestion foncière et urbaine plus efficace, de Kayes à Kidal. OS/MD (AMAP)

Programme de développement de l’irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué : le Premier ministre lance la 2e phase

Bamako, 19 juin (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a lancé, mercredi, à Bamako, la 2e phase du Programme de développement de l’irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué (PDI-BS) qui prévoit d’aménager 10 240 nouveaux hectares, la réalisation de 135 Km de pistes agricoles et plusieurs activités d’accompagnement, pour un montant total de 47,4 milliards de Fcfa sur lesquels 30 milliards sont financés par la Banque ouest africaine de développement (BOAD).  La première phase a permis, malgré le contexte sécuritaire difficile, la réalisation des barrage-seuils structurants de Kourouba et de Djenné et leurs ouvrages connexes, aujourd’hui, tous fonctionnels ; l’aménagement hydro-agricole de 36 500 ha ; la production additionnelle annuelle induite de 61 085 tonnes de riz paddy, 7 657 tonnes de légumes, 1 975 tonnes de poissons, 701 140 litres de lait et 3 668 emplois créés sur les différents sites. La 2e phase, va soutenir davantage le développement de l’agriculture irriguée pour passer d’une agriculture de subsistance à une agriculture de production maîtrisée et rentable et permettra de créer les conditions d’une forte contribution de notre secteur agricole à l’économie nationale. Sa mise en œuvre contribuera, à combler le déficit céréalier du pays et de participer à l’objectif de faire du Mali et de l’espace AES une puissance agricole exportatrice de produits céréaliers dans le reste de la sous-région En lançant ce nouveau programme, le Premier ministre a affirmé que le Mali est un pays à vocation agro-pastorale avec le plus grand potentiel hydro-agricole de la zone sahélienne. D’où l’orientation de la politique agricole du gouvernement vers une vision globale de développement durable, déclinée dans le « Mali Kura Ɲɛtaasira Ka Bɛn San 2063 Ma » dont la finalité est d’assurer la satisfaction des besoins fondamentaux de notre population, à l’horizon 2063. Abdoulaye Maïga, a déclaré que son gouvernement fait de l’agriculture une priorité à cause de son rôle de moteur de notre économie. Selon lui, pour relever les défis des changements climatiques, le développement de l’agriculture irriguée est au cœur de notre stratégie de développement agricole, pour soutenir la résilience des populations rurales, garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle, stimuler la croissance économique et lutter contre la pauvreté. Pour le Coordinateur du PDI–BS, Amadou Diadié Daou, ce programme est une initiative du gouvernement dans le cadre de sa lutte contre la pauvreté et de l’amélioration des conditions de vie des populations. M. Daou, a indiqué que c’est un programme qui a comme stratégie d’intervention, la mise en place de grandes structures et infrastructures d’irrigation et qui s’appui sur la maitrise de l’eau pour donner aux bénéficiaires les moyens de productions, assurer la disponibilité de l’eau et l’accroissement de la production et des revenus. Le PDI-BS, est une initiative du Gouvernement malien et ses partenaires techniques et financiers. Il intervient dans les zones de Sélingué, Bla et San, et Djenné (Centre). AMK/MD (AMAP)

Devant le CNT, le Premier ministre présente un ambitieux Plan gouvernemental d’actions 2025-2026

Bamako, 19 mai (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a dévoilé, devant le Conseil national de Transition (CNT) à Bamako, le Plan d’action du gouvernement (PAG) 2025-2026, présenté vendredi puis soumis lundi à débat, jusque tard dans la nuit. « Chaque acte que nous posons sera marqué du sens des priorités et de la pleine conscience de l’urgence », a déclaré le Premier ministre, rendant hommage à la résilience du peuple malien et à l’héroïsme des Forces armées et de sécurité (FAMa). Il a réitéré sa gratitude au président Goïta pour la confiance accordée depuis sa nomination le 21 novembre 2024. Structuré autour de huit axes prioritaires définis par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, ce programme vise à consolider la refondation du Mali face à une crise multidimensionnelle. La présentation, qui a duré trente minutes, a été suivie d’une suspension de séance par le président du CNT, le général de Corps d’Armée Malick Diaw. Le PAG, inspiré des Assises nationales de la Refondation, du Dialogue inter-Maliens et de la vision « Mali Kura » pour 2063, s’articule autour de la sécurité, des réformes institutionnelles, des besoins fondamentaux, de la santé, de l’éducation, de la cohésion sociale, de la diplomatie et des élections transparentes. RESILIENCE ET LA SOUVERAINETE – Face aux menaces terroristes, le gouvernement prévoit de renforcer les FAMa avec de nouveaux équipements, la construction de camps militaires à Bougouni, Koutiala, San, Kita, Diéma et Nioro du Sahel, et le recrutement de 15 000 soldats. Un hôpital militaire à Banakoroni et un mémorial pour les héros tombés sont également programmés. « La liberté et l’indépendance ont un prix, et nous en payons un lourd tribut », a souligné M. Maïga, observant une minute de silence pour les victimes. Pour assurer la souveraineté alimentaire, le PAG ambitionne une production céréalière de 11 millions de tonnes, la distribution gratuite de 17 666 tonnes de céréales à 1,115 million de personnes vulnérables, et l’équipement de 380 exploitants agricoles. « Nous importerons 300 000 tonnes de riz et 200 000 tonnes de sucre, tout en contrôlant les prix pour juguler la cherté de la vie », a précisé le Premier ministre. Le secteur sanitaire bénéficiera de sept cliniques modulaires et d’équipements pour les centres de santé, tandis que 85 écoles et 11 lycées, dont deux d’excellence, renforceront l’éducation. Pour apaiser le climat social, le gouvernement opérationnalisera le Conseil national du dialogue social, intégrera 34 000 ex-combattants et organisera des dialogues intercommunautaires et religieux. « Ensemble, nous ferons le Malikura », a lancé M. Maïga, citant le Président Goïta. Sur le plan diplomatique, le Mali s’appuiera sur la Confédération des États du Sahel (AES) pour défendre ses intérêts, tout en valorisant les 700 milliards de Fcfa de contributions de la diaspora en 2023. Des élections transparentes seront préparées avec l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE). Les réformes institutionnelles incluent le Système intégré de gestion des ressources humaines (SIGRH) et une lutte accrue contre la corruption. En conclusion, le Premier ministre a insisté sur les principes de responsabilité, de redevabilité et d’exemplarité. « Ce plan pose les bases d’un Mali souverain et uni, malgré les défis financiers et sécuritaires », a-t-il affirmé, sollicitant l’approbation du CNT. OS/MD (AMAP)

Le Programme d’Action du Gouvernement 2025-2026 adopté à l’unanimité par le CNT

Bamako, 19 mai (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) a approuvé, à l’unanimité, ce lundi 19 mai 2025, le Programme d’action du gouvernement (PAG) 2025-2026, avec 128 voix pour, 0 contre et 0 abstention, lors d’une session marathon de plus de huit heures au Centre international de conférences de Bamako (CICB). « Ce PAG est la preuve d’une démocratie vivante, un socle commun, un pacte républicain qui nous engage tous », a déclaré le général Maïga en conclusion de son intervention, soulignant l’importance de l’unité nationale pour relever les défis actuels. Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a répondu à plus de 300 questions des membres du CNT, couvrant les huit axes de la lettre de cadrage présentée le 16 mai dernier. Les discussions ont porté sur des enjeux cruciaux pour le Mali, notamment la lutte contre les inondations, l’emploi des jeunes, la sécurisation des personnes et des biens, ainsi que le financement du PAG. Le président du CNT, Malick Diaw, a félicité le Premier ministre pour la clarté et la pertinence de ses réponses. « Les éclaircissements apportés par le chef du gouvernement ont répondu de manière satisfaisante aux préoccupations des membres », a-t-il affirmé. Les débats, selon lui, ont reflété l’engagement du CNT à répondre aux besoins des populations dans un contexte où le Mali joue un rôle de plus en plus affirmé sur les scènes régionale et internationale. Le Premier ministre a rendu « un vibrant hommage » aux membres du CNT pour leur sens du devoir, qu’il a qualifié de « reflet de la vitalité du processus de transition ». Il a également salué « le courage et la résilience du peuple malien » et appelé à « une union sacrée autour de nos forces de défense et de sécurité » pour consolider les acquis de la Transition. Avec cette adoption unanime, le gouvernement dispose désormais d’un cadre clair pour la mise en œuvre du PAG 2025-2026, qui vise à répondre aux aspirations des Maliens tout en consolidant la position du pays sur l’échiquier régional et international. Le général Maïga a réaffirmé son engagement « à traduire ce programme en actions concrètes pour le bénéfice de tous. » OS/MD (AMAP)

Les procédures de passation des marchés publics : Des acteurs en atelier de renforcement des capacités 

Bamako, 19 mai (AMAP) L’Autorité de régulation des marchés publics et délégations de service public (ARMDS) , a entamé, ce lundi, à la nouvelle Ecole nationale d’administration (ENA), quatre sessions de formation d’initiation des demandeurs individuels du secteur privé, a constaté l’AMAP. Cet atelier réunit des cadres et agents des ministres, de la Poste, de l’Institut de formation de la santé sociale (INFSS) et des requérants auprès du comité de règlement des différends de l’ARMDS sur les procédures nationales de passation, d’exécution, de contrôle et de règlement des marchés publics et des délégations de service public, dont l’objectif « de renforcer les capacités des acteurs de la commande publique » L’ARMDS a pour mission « de réguler le système de passation des marchés publics et des délégations de service public dans le but d’en accroitre la transparence et l’efficacité. Aux termes de l’article 2 de la loi susvisée, elle est chargée de contribuer à l’information et à la formation de l’ensemble des acteurs de la commande publique, au développement du cadre professionnel et à l’évaluation de la performance des acteurs du système de passation », a fait savoir Mme Awa Samaké, représentante du président de l’ARMDS, lors de la cérémonie d’ouverture, accompagné du PDG de la poste, Ibrahima Haidara. La maîtrise des procédures de passation, de contrôle et de règlement des marchés publics est, aujourd’hui, « une nécessité stratégique que toutes les entreprises publiques ou privées en ont besoin. Notre institution est engagée dans une dynamique de transformation ambitieuse parmi les projets phares, figurent l’opérationnalisation de la caisse d’épargne de la poste, qui constitue un lever majeur de notre repositionnement en tant qu’acteurs de l’inclusion financière au service de la population », a déclaré, M. Haidara. Et d’ajouter que « cette formation vise à outiller pour mieux comprendre, appliquer et sécuriser nos procédures d’achats publics et de contractualisation. Cela passe par la rigueur, la transparence et la maitrise des règles applicables à notre statut d’entreprise publique », précise-t-il. Pour conclure, Mme Awa Samaké a réaffirmé « l’accompagnement constant de l’ARMDS publique, dans le domaine du renforcement de vos capacités en matière de commande publique, laquelle commande publique constitue aujourd’hui, partout dans le monde, le vecteur et le moteur de nos économies modernes », assure-t-elle. MMD /MD (AMAP)

Reprise des travaux de construction de la digue de ceinture de la Commune rurale de Sougoulbé, près de Tenenkou (Centre)

Tenenkou, 14 mai (AMAP) Les travaux de construction de la digue de ceinture de la Commune rurale de Sougoulbé, dans le cercle de Tenenkou (Centre), ont repris ce mercredi 14 mai 2025 sous la co-présidence des deuxièmes adjoint au maire des Communes de Sougoulbé et Tenenkou. Entamés en 2024, les travaux ont connu une pause liée à la crue. En prélude à l’hivernage qui s’annonce et à la crue, les autorités communales de Sougoulbé ont mis le paquet pour relancer les travaux afin de faire face aux futures inondations. Pour constater le redémarrage des travaux de construction de la digue, de nombreuses personnalités des deux communes ont effectué le déplacement sur site. Il s’agit notamment des chefs de villages de Kora, Sindé, Kona Fambé, Kona Mali, Tenenkou, des secrétaires généraux des deux communes et des représentants des organisations de la société civile. Les travaux seront supervisés par les chefs des services de la subdivision de l’Urbanisme et du Génie rural qui étaient, également, présents sur le site. Le deuxième adjoint au maire de la Commune rurale de Sougoulbé, Amadou Boubou Sow, s’est réjoui de la reprise des travaux avant d’inviter « l’ensemble des personnalités présentes à s’investir pour que ce projet puisse être une réalité pour le bonheur des populations du Cercle de Tenenkou en général. » Il a salué singulièrement les autorités administratives, notamment le préfet du Cercle de Tenenkou, Mamadou Dao pour sa « disponibilité constante et ses différents appuis et conseils qui ont été d’un apport inestimable pour la réalisation de cet ambitieux projet. » Quant au deuxième adjoint au maire de la Commune urbaine de Tenenkou, Soumaïla Bocar Coulibaly, il s’est félicité de la reprise des travaux avant de rappeler que ce projet est tout aussi important pour la Commune urbaine de Tenenkou . Il a salué la bonne collaboration entre les deux communes avant de plaider « pour l’instauration d’un dialogue permanent afin d’échanger sur les questions majeures qui intéressent la vie de ces deux communes. » Tout en souhaitant plein succès aux travaux, les deux élus ont donné les premiers coups de pelle, lançant officiellement le redémarrage des travaux. Cette construction de la digue de ceinture de Sougoulbé , selon le secrétaire général de la Commune rurale, Guirama Tembely, a pour objectifs de sécuriser la ville de Tenenkou et les nouvelles parcelles agricoles et d’habitation en Titre foncier (TF) et de créer de nouvelles recettes pour la Commune. La nouvelle digue, une fois achevée, va permettre de disposer de plus d’une centaine d’hectares et réduire considérablement le besoin de parcelles à usage d’habitation pour les populations de la ville de Tenenkou. Avec le manque d’espace et de terres mais, aussi, en raison de la spéculation dans la Commune urbaine de Tenenkou, les prix des parcelles ont atteint des sommets, dépassant tout entendement. Aujourd’hui, avec 1 ou 2 millions de francs CFA, il est impossible d’avoir une parcelle à usage d’habitation dans la ville de Tenenkou. Il faut débourser entre 5,6 ou 7 millions dans certains cas pour en avoir. L’aménagement de cette digue de ceinture, même si elle appartient à la Commune de Sougoulbé, va surtout bénéficier à la population de Tenenkou, plus proche du nouveau site. Les travaux vont durer 1 mois et sont financés sur fonds propres du budget de la Commune rurale de Sougoulbé. AS/MD (AMAP)

Serge Ekué, président de la BOAD, en visite au Mali pour renforcer la coopération bilatérale

Bamako, 9 mai (AMAP) Le Président de la Banque ouest africaine de développement (BOAD), Serge Ekué, a été reçu ce vendredi, à Bamako, par le Premier ministre malien, le général de Division Abdoulaye Maïga  pour une rencontre .introduite par le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, et a permis de faire le point de la coopération entre Bamako et la BOAD, avec un accent sur les priorités du développement socio-économique du Mali. Les deux parties ont évoquées la vision « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 » et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033. « Le Mali est à la fois client et propriétaire de la BOAD. Ce qui touche le Mali nous touche aussi. C’est de notre union que nous tirons notre force. Nous sommes une maison de solutions », a déclaré Serge Ekué, soulignant l’engagement de la Banque à accompagner les ambitions maliennes. Les échanges ont porté sur des secteurs stratégiques tels que l’autosuffisance alimentaire, la santé, l’éducation et l’énergie, avec une volonté d’accélérer les efforts pour renforcer la résilience du pays. L’intégration du génie militaire dans la réalisation d’infrastructures a également été abordée. Le Premier ministre Maiga a insisté sur la situation particulière du Mali, confronté à des défis nécessitant un traitement préférentiel. « Nous apprécions le soutien de la BOAD et saluons la nomination d’un Malien, Abdoulaye Daffé, au poste de vice-président », a-t-il affirmé. Serge Ekué a qualifié la coopération avec le Mali de « fructueuse », avec un portefeuille actif de 22 projets pour un montant total de 377,147 milliards de Fcfa. Ces projets se concentrent sur les infrastructures routières (6 projets, 109,647 milliards de FCFA), l’énergie et l’eau (7 projets, 124,500 milliards de FCFA), l’agriculture (8 projets, 118 milliards de Fcfa) et les logements sociaux (1 projet, 25 milliards de Fcfa). Cette rencontre a réaffirmé l’engagement commun de l’institution sous-régionale de financement du développement et le Mali pour l’intégration régionale et le développement durable, avec une attention particulière sur les priorités définies par les autorités maliennes. OS/MD (AMAP)

Bamako accueille la 10e session de la Conférence des Ordres des Architectes de l’UEMOA*

Bamako, 6 mai (AMAP) La capitale malienne, Bamako, abrite, du 6 au 8 mai 2025, la 10e session ordinaire de la Conférence des ordres des architectes de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (COA-UEMOA), organisée par la Commission de l’UEMOA, en collaboration avec l’Ordre des architectes du Mali et le ministère malien en charge de l’Urbanisme, a constaté l’AMAP. « La COA-UEMOA constitue un cadre précieux de dialogue, de concertation et de coordination entre les Ordres des architectes de notre espace communautaire », a déclaré Amadou Maïga, secrétaire général du ministère de l’Urbanisme. Il a salué l’engagement de l’UEMOA dans la dynamisation des professions libérales et souligné l’importance de la libre circulation des architectes, un objectif clé de cette conférence. « Assurer la mobilité des architectes, c’est mutualiser les compétences et enrichir les pratiques », a-t-il ajouté. Le représentant-résident de la Commission de l’UEMOA, Roberto Alexandre Vieira, a mis en avant les progrès réalisés depuis la création de la Conférence en 2015. « Des résultats importants ont été obtenus, comme la mise en place de commissions techniques actives, la mobilisation pour la sauvegarde des intérêts de la profession ou encore la transposition avancée de la Directive N°01/2013/CM/UEMOA dans plusieurs pays comme le Mali et le Burkina Faso », a-t-il affirmé. Cette session permettra d’évaluer l’état de transposition de la Directive de 2013 qui vise à harmoniser les règles de la profession d’architecte dans l’UEMOA. Les participants examineront, également, la valise pédagogique pour la formation en architecture, un outil destiné à uniformiser les standards éducatifs. « Cet outil est un pas décisif vers une professionnalisation harmonisée », a insisté M. Maïga, soulignant l’urgence de répondre aux défis climatiques par des constructions durables et adaptées. Abdramane Filifing Sidibé, le président de la COA-UEMOA, a appelé à une architecture respectueuse des identités et des patrimoines. « Cette session est une opportunité de renforcer l’intégration de nos peuples à travers la culture bâtie et l’aménagement harmonieux de nos territoires », a-t-il déclaré, souhaitant des travaux « riches et porteurs d’initiatives concrètes ». Les architectes sont en première ligne pour répondre aux enjeux du changement climatique, des inondations urbaines et de l’habitat social. « L’architecture doit conjuguer innovation et sobriété, mémoire et modernité », a plaidé M. Maïga, appelant à revisiter les matériaux locaux et à intégrer les énergies renouvelables. Vieira a, quant à lui, salué le dynamisme de la Conférence, citant des initiatives comme le colloque sur l’architecture ouest-africaine et la participation aux salons internationaux. La session se penchera, aussi, sur le bilan du bureau sortant et adoptera le  programme du nouveau bureau. Le gouvernement malien, par la voix de M. Maïga, s’est engagé à accompagner les initiatives issues de cette rencontre pour promouvoir une architecture de qualité au service des populations. OS/MD (AMAP)