Maroc: le Roi Mohammed VI lance les travaux de réalisation de la Ligne à Grande Vitesse Kénitra-Marrakech

Rabat, 25 avr (AMAP) Le Roi Mohammed VI a lancé, jeudi à Rabat, les travaux de réalisation de la Ligne à grande vitesse (LGV) Kénitra-Marrakech, d’une longueur d’environ 430 kilomètres, pour un coût global de près de 5 milliards d’euros (53 milliards de dirhams), rapporte Mahgreb Arab Press (AMAP). « Le projet de la LGV Kénitra-Marrakech traduit la vision éclairée du Souverain en faveur de l’amélioration de l’offre ferroviaire nationale, et s’inscrit dans le cadre des orientations stratégiques du Royaume, en matière de développement durable, notamment la promotion de solutions de mobilité collectives à faible empreinte carbone », indique la même source. Ce projet structurant fait partie d’un programme ambitieux mobilisant un investissement global de 96 milliards DH (près de 9 milliards d’euros/1 euro = 10,5 DH) qui porte également sur l’acquisition de 168 trains pour un montant de 29 milliards DH, destinés au renouvellement du parc existant de l’Office National des Chemins de Fer (ONCF) et l’accompagnement des projets de développement, ainsi que le maintien de la performance pour 14 milliards DH, permettant notamment le développement de 3 réseaux de transport métropolitain au niveau des agglomérations de Casablanca, Rabat et Marrakech. Le projet de la LGV Kénitra-Marrakech consiste en la création d’une ligne ferroviaire à grande vitesse reliant les villes de Rabat, Casablanca et Marrakech, en desservant les aéroports de Rabat et Casablanca. Avec ce nouveau projet, les temps de parcours seront de 1h entre Tanger et Rabat, 1h40 entre Tanger et Casablanca et de 2h40 entre Tanger et Marrakech (gain de temps de plus de 2h). Le projet permettra aussi de relier Rabat à l’Aéroport International Mohammed V de Casablanca en 35 minutes en desservant le nouveau stade de Benslimane. Il est prévu également un service à grande vitesse entre Fès et Marrakech avec un temps de parcours de 3h40 (avec des trains à grande vitesse circulant sur la ligne classique de Fès jusqu’au nord de Kénitra avant de continuer sur la nouvelle ligne à grande vitesse jusqu’à Marrakech). Le projet de la LGV Kénitra-Marrakech porte notamment sur la conception et la réalisation d’une ligne nouvelle entre Kénitra-Marrakech conçue pour une vitesse de 350 Km/h, des aménagements des zones terminales de Rabat, Casablanca et Marrakech (Travaux sur voies exploitées), des équipements ferroviaires, la construction des nouvelles gares Grande Vitesse, des gares de train de proximité et l’aménagement des gares existantes, outre la construction du Centre de maintenance pour l’entretien des rames à Marrakech. La réalisation de l’extension de la LGV Kénitra-Marrakech, permettra la libération de capacités sur le réseau classique qui en découle et ainsi le développement d’un important service de trains métropolitains de proximité (TMP) couvrant une partie des besoins en transport en commun pour les habitants des agglomérations de Rabat, Casablanca et Marrakech. Ce nouveau service de TMP constitue une véritable réponse aux enjeux de la mobilité urbaine au sein de ces trois aires métropolitaines et présente plusieurs atouts au niveau de la ponctualité, la qualité du service et la durabilité. En concomitance avec le lancement du projet de réalisation de la nouvelle Ligne à Grande Vitesse Kénitra-Marrakech, l’ONCF lance un programme inédit d’acquisition de 168 nouveaux trains, visant à renforcer et rajeunir l’ensemble de la flotte matériel à voyageurs. Mobilisant un investissement de 29 milliards de DH, ce programme d’acquisition permettra de réaliser les gains de performances opérationnelles, de renforcer les services régionaux, et de répondre à l’augmentation du trafic attendu à l’horizon 2030. Concrètement, cette acquisition porte sur 18 trains à grande vitesse pour les projets d’extension, 40 trains pour les services de lignes, 60 trains navettes rapides (TNR) et 50 pour le réseau de transport en commun au niveau des 3 agglomérations. Avec le nouveau projet de modernisation, c’est tout le réseau ferroviaire marocain qui marque une réelle renaissance  concernant pas uniquement l’extension du réseau grande vitesse jusqu’à Marrakech mais également la modernisation, le renforcement et le rajeunissement de la flotte de trains ONCF, ainsi que la création d’un réseau de transport en commun sur rails et d’un nouvel écosystème industriel porteur. Cet important projet d’investissement et de modernisation du réseau ferroviaire a été mené en s’appuyant notamment sur l’expertise d’entreprises internationales de renom, dont le français Alstom pour le matériel roulant pour la Grande Vitesse, l’Espagnol CAF pour les trains inter-city (200 Km/h) ou encore le Sud-coréen Hyundai Rotem pour les trains métropolitains de proximité, avec des conditions de financement préférentielles. MD (AMAP)

Cinquième réunion de concertation public-privé à Bamako : des réformes pour l’approvisionnement et la stabilité économique

Bamako, 23 avr (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé, mercredi, la cinquième réunion mensuelle de concertation entre les secteurs public et privé à la Primature, indique une source officielle. « Cette rencontre, axée sur la satisfaction des besoins fondamentaux des populations et les réformes économiques, a permis d’examiner des mesures concrètes pour renforcer l’approvisionnement en denrées de première nécessité et soutenir le secteur privé », precise un communiqué de la primature. « Depuis la création de ce cadre, nous avons priorisé la satisfaction des besoins fondamentaux à travers un plan d’action à court terme et pris en compte les préoccupations du secteur privé », a déclaré le Premier ministre Maïga. Il a salué la résilience des acteurs privés, soulignant leur rôle dans « la création de richesse, d’emplois et l’approvisionnement régulier du pays en denrées essentielles ». Au menu des discussions, quatorze réformes prioritaires proposées par le secteur privé ont été présentées. Parmi celles-ci figurent la suspension de la TVA sur l’importation de 100 000 tonnes de riz renouvelables pour pallier les effets des inondations, la sécurisation des récoltes et des circuits de commercialisation des céréales avant fin février 2025, ainsi qu’une réduction d’au moins 10 % des prix indicatifs du riz, de l’huile alimentaire, du tourteau de coton et du ciment. « Ces mesures visent à garantir un approvisionnement correct et à réduire les coûts pour les populations », a précisé le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo. La réunion a également abordé la lutte contre les tracasseries routières et l’amélioration de la fluidité des corridors d’approvisionnement tout au long de 2025, ainsi que l’accès à des intrants agricoles de qualité à l’approche de l’hivernage. « Nous exhortons le secteur privé à accompagner le gouvernement pour assurer la libre circulation des biens au sein de la Confédération des États de l’AES », a insisté le Premier ministre. Les participants ont examiné l’état d’avancement du plan d’action pour les besoins fondamentaux et la présentation d’un plan consolidé de réformes structurelles. « Ces concertations témoignent de l’intérêt grandissant pour une collaboration fructueuse entre les secteurs public et privé », a ajouté M. Maïga, appelant à maintenir cette dynamique pour une économie forte et inclusive. « Depuis sa création, ce cadre a permis des avancées notables, notamment l’adoption de mesures à court terme et l’élaboration en cours d’un plan de réformes économiques ». Le Premier ministre a encouragé les membres du gouvernement à intensifier les concertations avec les organisations professionnelles et à rendre compte régulièrement de leurs progrès. OS/MD (AMAP)

Sikasso : Approbation de sous-projets communaux pour 411 millions de Fcfa

Sikasso, 18 avr (AMAP) Le Comité régional de coordination et de suivi des actions de développement (CROCSAD) de Sikasso a approuvé, lors de sa session extraordinaire, tenue vendredi dernier, au gouvernorat, les sous-projets de 12 communes de la région, total dépassant 411 millions de Fcfa financés par le Programme conditionnel de performance des collectivités territoriales (PCPC) pour l’exercice 2024. D’un coût, ces initiatives visent à renforcer les infrastructures locales. Les sous-projets, portés par les communes de Blendio, Dogoni, Fama, Gongasso, Kabarasso, Kapolondougou, Kléla, N’Tjikouna, Pimperna, Sokourani Missirikoro, Wateni et Nimbougou, incluent la construction et l’équipement de salles de classe, latrines, dispensaires et ponts. Ces réalisations ambitionnent d’améliorer les conditions de vie et de dynamiser le développement local. Présidée par Amadou Soumaré, conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de Sikasso, la session a réuni le préfet du Cercle de Sikasso, Amadou Gassambé, le directeur régional de l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT), Alpha Camara, ainsi que les élus des communes bénéficiaires. Amadou Soumaré a souligné l’importance de cette étape : « Cette rencontre marque une étape décisive dans notre dynamique collective de développement territorial. J’invite les participants à faire preuve d’objectivité et de transparence dans l’examen des dossiers pour que ces sous-projets soient des leviers concrets de développement local. » Des défis à surmonter-Alpha Camara a pointé du doigt certaines difficultés, notamment « l’insuffisance dans la maîtrise d’ouvrage, le manque d’appropriation des procédures par les collectivités et la lenteur dans la correction des observations formulées. » Ces obstacles, selon lui, nécessitent une meilleure coordination pour garantir le succès des initiatives. Les maires des communes bénéficiaires ont exprimé leur enthousiasme. Moussa Bagayogo, maire de Wateni, a déclaré : « Ce financement est une opportunité majeure pour développer notre commune et répondre aux besoins de nos populations. » Dramane Dembélé, maire de Dogoni, a ajouté : « Nous sommes ravis que notre commune ait été choisie. Ces projets vont changer la vie de nos citoyens. » MFD/OS/MD (AMAP)

Kidal : La ministre Oumou Sall Seck s’engage pour l’emploi et la formation des jeunes

Bamako, 17 avr (AMAP) La ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, a reçu en audience, mercredi 16 avril 2025, Mohamed Ag Itouss, président de la Délégation spéciale du Conseil régional de Kidal pour des échanges axés sur les défis de l’emploi et de la formation dans cette région dans le Nord du Mali. Mohamed Ag Itouss a exposé les difficultés majeures de Kidal, notamment le manque d’opportunités pour les jeunes. « Cette audience est essentielle, vu le rôle stratégique de votre ministère dans la lutte contre le chômage et la promotion de l’entrepreneuriat », a-t-il déclaré, exprimant sa gratitude à la ministre. Il a plaidé pour le retour des services déconcentrés du ministère dans la région, soulignant que « la formation professionnelle et l’emploi sont des leviers pour maintenir les jeunes, encourager le retour des déplacés et des réfugiés, et assurer leur ancrage durable ». En réponse, Oumou Sall Seck a réaffirmé l’engagement des autorités maliennes envers Kidal. « Cette région est une priorité pour le président de la Transition », a-t-elle assuré, dévoilant les grandes lignes d’un programme national ambitieux, suivi par le Premier ministre, le général de Division, Abdoulaye Maïga, et dédié au développement de la région. Elle a encouragé M. Ag Itouss à poursuivre ses efforts pour le retour des populations et à s’impliquer dans les projets du ministère. D’autres rencontres sont prévues pour renforcer cette collaboration et soutenir le développement local de Kidal. OS/MD (AMAP)

Le Mali dévoile sa Vision « Mali Kura 2063 » et la SNEDD 2024-2033 aux partenaires internationaux

Bamako, 17 avr (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé jeudi au Centre International de Conférences de Bamako (CICB) la présentation de la Vision « Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033) aux Partenaires techniques et financiers (PTF). Placée sous le haut patronage du général d’Armée Assimi Goïta, président de la Transition, la rencontre marque une étape clé dans la construction du « Mali nouveau ». « Cette vision trace une voie claire vers le développement à l’horizon 2063, en s’appuyant sur les aspirations exprimées par le peuple malien lors des Assises nationales de la refondation », a affirmé le Premier ministre. Il a ajouté : « Nos choix stratégiques privilégient l’indépendance, la souveraineté et l’émergence économique, en valorisant les potentialités nationales et la résilience face aux crises. » La SNEDD repose sur cinq priorités majeures, à savoir le renforcement de la souveraineté, de la paix et de la sécurité, la refondation de la gouvernance, la transformation économique et la croissance durable, le développement du capital humain et la résilience territoriale, ainsi que la gestion durable de l’environnement et l’adaptation aux changements climatiques. « Le coût global de la SNEDD s’élève à 61 232,1 milliards de FCFA, soit 6 123,3 milliards par an, avec un besoin de financement complémentaire de 1 139 milliards de FCFA », a expliqué le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. La Vision Mali Kura 2063 se décline en onze projets structurants, dont Farafina Jigine pour l’autosuffisance alimentaire, Yelen Kura pour l’accès universel à l’électricité, Industrialiser le Mali pour la relance industrielle, Kankou Moussa Seguina pour la valorisation du patrimoine, et Mali Vert et Bien-être pour l’écologie et la qualité de vie. « Ces initiatives visent à moderniser le pays, à promouvoir l’innovation et à renforcer notre intégration régionale et internationale », a souligné le Premier ministre. Le Coordonnateur résident des Nations Unies au Mali, Khassim Diagne, a salué l’ambition de cette vision. « Nous allons mettre en place un cadre d’échange et de collaboration pour garantir un financement cohérent avec les priorités du Mali », a-t-il déclaré, réaffirmant l’engagement des PTF à accompagner le pays. Le Premier ministre a rappelé les principes énoncés par le Président Goïta, inscrits dans la Constitution. « Nos partenariats doivent respecter la souveraineté de l’État, les choix souverains du peuple et la défense de ses intérêts », a-t-il insisté. Il a conclu : « Ces valeurs sont au cœur de notre vision pour bâtir un avenir prospère. » OS/MD (AMAP)

Trafic routier : Plus d’un milliard de Fcfa pour réhabliter le pont de Kassaro

Bamako, 15 avr (AMAP) La ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko et le directeur de la Société chinoise Covec Mali, Zhang Lunkun, ont signé, mardi, le protocole d’accord d’un milliard 600 millions de Fcfa, pour la réhabilitation du pont de Kassaro, dans la Région de Kita (Ouest), dont les travaux dureront quatre mois. La cérémonie de signature, à l’hôtel de Finances, en présence du ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a été suivie d’une rencontre avec la directrice des opérations de la Banque mondiale au Sahel, Clara De Sousa. Avec celle-ci, les deux ministres ont discuté des projets visant à éradiquer les conséquences des inondations. La réhabilitation du pont de Kassaro intervient après des dégâts considérables causés par une pluie diluvienne qui s’est abattue le 30 août 2024 dans la region. Cet incident a entrainé le report du programme de reprise du trafic ferroviaire qui était prévu pour le 15 septembre de la même année. La ministre chargée des Transports a assuré qu’à la date d’aujourd’hui, le matériel roulant n’a pas de problème et peut assurer le trafic entre Bamako et Kayes une fois que le pont sera réhabilité. Le ministre de l’Économie et des Finances a, pour sa part, dit qu’à la suite des inondations de l’année dernière, le président de la Transition a décrété l’état d’urgence et engagé le gouvernement à trouver les voies et moyens afin de soulager les populations des dures conséquences des crues et prendre les mesures nécessaires pour éviter que les prochaines pluies ne causent autant de dégâts. Alousséni Sanou a rappelé que le Chef de l’État a instruit de mettre à disposition 4 milliards de Fcfa sur le budget d’État afin de faciliter la réalisation de ces ambitions. Pour M. Sanou, les 4 milliards de Fcfa ont été utilisés pour enrayer en partie les conséquences et prévenir d’éventuelles inondations. « Avec l’ensemble des acteurs impliqués et le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC), nous avons pu déterminer certaines actions qu’il faut mettre en œuvre et financer d’urgence. Pour ce financement, la Banque mondiale a bien voulu autoriser la mobilisation d’un montant total de 43 milliards de Fcfa dans un premier temps, indiquant qu’une deuxième phase pourrait intervenir », a fait savoir le patron de l’hôtel des Finances. Sur les 43 milliards de Fcfa, 18 milliards ont déjà été engagés. Aujourd’hui près de 32 milliards de Fcfa sont en cours d’exécution pour permettre d’éradiquer les conséquences des inondations dans les domaines de la santé, l’éducation, les transports, le développement social, l’humanitaire sur l’ensemble du territoire national. Le ministre de l’Économie et des Finances a expliqué que deux autres projets doivent intervenir rapidement avec l’accompagnement de la Banque mondiale, avant la période de l’hivernage. Ils concernent la réalisation de la route de contournement de Sébénikoro en Commune IV du District de Bamako qui va coûter environ 4 milliards de Fcfa et la réhabilitation des caniveaux qui encerclent la ville de Bla pour un montant de 400 millions de Fcfa. « Ce contournement, a dit Mme Dembélé Madina Sissoko va soulager les populations d’une trentaine de villages et permettra un désenclavement continue de toute la Commune du Mandé. » La directrice des opérations de la Banque mondiale au Sahel a salué l’organisation de cette réunion de reconnaissance à l’endroit de son institution. Clara De Sousa a partagé la reconnaissance de son institution avec toutes les équipes du gouvernement qui ont travaillé avec la Banque mondiale pour mettre en œuvre le programme d’urgence afin de faire face aux inondations de l’année dernière. « Nous avons mobilisé, entre autres, des ressources additionnelles à travers une fenêtre spéciale de réponse aux crises climatiques. Le changement climatique est présent et nous devons nous organiser de façon à être plus agiles pour répondre à ces types de défis », a-t-elle confié, assurant que l’institution de financement du développement « reste résolument engagée aux côtés du Mali pour l’accompagner dans ces programmes de développement. » AKC/MD (AMAP)

Le Conseil économique, social, environnemental et culturel recueille les besoins 2025 de la Région de Ségou

Ségou, 11 avr (AMAP) Une mission du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) conduite par Mme Keïta Estelle Florence Zomahoun a tenu une rencontre ce vendredi consacrée au recueil annuel 2025 des attentes, des besoins et des problèmes de la population de Ségou,, dans le Centre du Mali, a constaté l’AMAP. La rencontre d’une journée, dans la salle de conférence du gouvernorat de Ségou, était présidée par le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de la Région de Ségou, Aboubacrine Ag Mohamed Aly. Dans son intervention Mme Keïta a rappelé que les dispositions de l’article 165 de la constitution assignent au CESEC la mission de collecte et de rédaction d’un rapport des besoins, des attentes et des problèmes de la société avec des propositions et des orientations, à l’adresse du président de la République, du Premier ministre et des présidents des deux chambres du Parlement. Elle a en, outre, souligné que des missions sont présentement sur toute l’étendue du territoire pour le même exercice dont les rapports seront remis au Président de la République, au Premier ministre et aux deux chambres du Parlement conformément aux dispositions constitutionnelles. A sa suite, Aboubacrine Ag Mohamed Aly a précisé que cet exercice intervient après une phase locale au niveau des cercles. Il a souligné que les problèmes évoqués dans le document « synthèse régionale de Ségou » sont réels. Et ce sont les mêmes besoins de l’année dernière qui sont ressortis. Il a salué la participation massive et la contribution de tous à l’exercice. Au cours de la rencontre les participants ont fait un tour d’horizon des attentes, besoins et problèmes de la région de Ségou dans divers secteurs : agriculture, maraichage, élevage, eau, énergie, industrie, mine, administration, sécurité, élevage, pêche, environnement, assainissement, artisanat, tourisme entre autres. En ce qui concerne l’énergie et l’eau, l’on note la faible connexion aux réseaux d’eau et d’électricité, l’insuffisance de points d’eau potable dans plusieurs localités, l’insuffisance d’éclairage public dans les villes, les délestages d’électricité et le tarif élevé de l’électricité et de l’eau. En termes de solutions proposées pour l’amélioration de ce secteur, il a été recommandé de doter les villes et les principales localités de la région d’eau potable, multiplier les forages et les bornes fontaines, renforcer le système d’éclairage public dans toutes les villes et les chefs-lieux de communes, régulariser la fourniture de l’électricité et de l’eau. En termes d’infrastructure et d’équipements, on note les difficultés d’accès de la rive gauche vers la rive droite au niveau du chef-lieu de Région à Ségou, le non-bitumage de certaines voies principales, l’insuffisance de la couverture téléphonique, télévisuelle radiophonique en bande FM ; l’insuffisance de petits barrages de retenue d’eau, la vétusté des bacs (Tamani- Falo, Macina – Ségou). Comme solutions, la Région de Ségou a proposé de construire un pont reliant les deux rives au niveau du chef-lieu de région à Ségou, bitumer les axes routiers Ségou-Fatine, Ségou-Belin, renforcer et étendre la couverture téléphonique, télévisuelle et radiophonique en bande FM à l’ensemble de la région, construire davantage de petits barrages de retenue d’eau partout où il y a le besoin, réhabiliter les bacs défectueux de la région. ADS/MD (AMAP)

Gounzourey : Mobilisation générale pour réparer la route Gao-Wabaria

Bamako, 6 avr (AMAP) La population et les bonnes volontés des environs de la Commune rurale de Gounzourey, dans le cercle de Gao (Nord) ont répondu favorablement, dimanche, à l’appel à mobilisation générale du maire, Abdoul Kader Inoussa Maiga, pour réparer la route reliant Gao à Wabaria, gravement endommagée par les eaux, a appris l’AMAP de source officielle. « Cette voie, devenue difficile et dangereuse, nécessite une intervention rapide » soutient le maire, selon qui, tout le monde compte sur l’Etat. « Toutefois, nous avons décidé de réhabiliter cette route gravement endommagée et emportée par les eaux, rendant son utilisation difficile et dangereuse pour les usagers », a dit M. Maiga. Par ailleurs, il rappelle que cette route est empruntée par les Forcés armées maliennes pour assurer « leurs missions régaliennes de sécurisation. » Le coordinateur régional de Alafia TV, Abdoul Nassir Idrissa, a répondu à l’appel du maire. « La communauté se mobilise avec ses propres moyens bien que rudimentaires. La digue a cédé et en cette période de décrue, c’est le moment idéal pour effectuer ces travaux intenses » a-t-il dit. La réparation de la route est présentée comme une priorité pour désenclaver la zone et sécuriser les déplacements. Cette mobilisation fait suite à l’appel lancé par le maire de la commune rurale de Gounzourey invitant « tous les habitants de la commune et les communautés voisines à se joindre à cette initiative citoyenne pour restaurer cette voie essentielle à la circulation et à la vie économique. » OS/MD (AMAP)

Le président du Faso remet 900 engins pour bitumer 5 000 km de route par an

Bamako, 28 mar (AMAP) Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a procédé jeudi matin à la remise d’un premier lot de plus de 900 engins dans le cadre de l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, visant à révolutionner les infrastructures routières du Burkina Faso, rapporte l’Agence d’information du Burkina (AIB). Ce lot, comprenant des pick-up 4×4, bulldozers, pelles hydrauliques, niveleuses, camions bennes, bétonnières et autres engins, représente la première phase d’un investissement de 200 milliards de Fcfa. Selon le chef de l’État, « l’objectif est de bitumer entre 3 000 et 5 000 km de routes par an pour désenclaver les villes et les campagnes, soutenir les forces combattantes dans la reconquête du territoire et faciliter les activités des producteurs, transporteurs et commerçants. » « Si de petits pays sans ressources bitument leurs routes, il n’y a pas de raison que le Burkina Faso n’y arrive pas », a déclaré le capitaine Traoré qui a inspecté les machines. Le matériel a été confié au commandant Zoodnoma Ahmed Sakandé, coordonnateur national de l’initiative qui a reçu des consignes strictes « pour une mise en œuvre rapide et rigoureuse des travaux », dont le lancement marque la prochaine étape. Lancée en octobre 2024 et rattachée au Bureau national des grands projets, l’Initiative Faso Mêbo ambitionne de transformer le réseau routier et de promouvoir un urbanisme durable au Burkina Faso. OS/MD (AMAP)

Ramadan et travaux durs : Des croyants contraints d’abandonner le jeûne!

Par Moussa M. DEMBELE Bamako, 18 mars (AMAP) Nombre de nos concitoyens attendaient avec impatience le mois de ramadan, une période sacrée de l’Islam ! Mais dès apparition du croissant lunaire qui annonce cette période sacrée, la joie cède la place à l’inquiétude et à l’anxiété. Surtout quand le Ramadan coïncide avec la saison sèche et chaude, l’observation du jeûne devient une rude épreuve pour plusieurs croyants. Car, on voit mal certaines personnes, s’abstenir de manger et de boire, de l’aube ou aurore jusqu’au coucher du soleil, pour raison de maladies ou d’autres circonstances. Quand il fait excessivement chaud, comme en cette période de canicule, la tentation est grande chez certains de faire entorse aux règles religieuses, en buvant de l’eau afin d’étancher leur soif ou d’éviter la déshydratation. Et ceux qui souffrent de problèmes d’estomac ou de tension ont du mal à supporter la faim. Par manque de force physique, certaines personnes ont du mal à mener correctement des activités physiques. Pendant ce temps, ceux qui font des travaux pénibles, notamment, la maçonnerie, les exploitants de sable et de carrière, les orpailleurs traditionnels et les fabricants de briques sont souvent contraints d’abandonner le jeûne au profit pour pouvoir exercer leurs activités, et assuré leur survie. Par contre, selon d’autres, c’est un mois qui se prépare et les gens doivent garder à l’esprit qu’ils sont appelés à accomplir un devoir religieux dont les bénéfices sont grands y compris les conduire au paradis. Il fait exactement 17 h 06 minutes en ce lieu de vente de sable distant d’au moins 100 mètres de la route de Ségou, dans le quartier de Tiéguena, une banlieue située entre le District de Bamako, et la Commune de Baguineda. Ils sont au nombre de huit jeunes, tous munis de pelles pour charger un camion-benne. Ils sont motivés, les visages ruisselant de sueur ainsi que d’autres parties de leur corps. Interrogé sur l’observation du ramadan et ces travaux physiques, un jeune costaud, de taille moyenne, le chef du groupe, nous repond ceci, sans interrompre son effort : “ Nous sommes au onzième jour du mois de ramadan. Mais, j’ai observé le jeûne deux fois seulement, précisément durant mes jours de repos”. Et notre interlocuteur anonyme de poursuivre en ces termes : “C’est vrai, le jeûne est une obligation pour tout musulman. Mais, des gens comme nous qui font des travaux durs, sont souvent obligés d’oublier le jeûne pour travailler, afin de faire face aux dépenses familiales”. On aperçoit des camions bennes alignés près des monticules de sable. Les chargeurs s’organisent en petits groupes pour remplir ces engins de dix ou six roues. Sept sur dix ouvriers n’observent pas le jeûne. Ils avancent, tous, les mêmes arguments pour se justifier. Certains estiment qu’il fait très chaud, que le soleil brille fort, d’où des difficultés pour jeûner, tout en passant toute la journée à travailler. À côté d’eux, se trouve une grande cour située à l’ouest. Le sable entre dans la confection des briques de construction et de bâtiments. Contrairement aux chargeurs de sable, qui travaillent uniquement pendant la journée, ces jeunes ouvriers débutent leur travail à 3 heures du matin pour terminer, au plus tard, à 10 heures. Malgré ces horaires, certains n’arrivent pas à concilier le jeûne et le l’effort. Tel est le cas de Moussa Sidibé, qui confirme que “le jeûne ne peut pas aller avec notre travail. C’est très difficile de tenir 12 heures sans boire de l’eau ni manger. Notre travail demande beaucoup d’énergie”, argumente-t-il. Ce jeune étudiant de la Faculté des sciences économiques et de gestion (FSEG), qui fait le manœuvre pour un maçon afin de gagner les frais de transport pour aller à l’université, abonde dans le même sens que ses prédécesseurs. Yacouba Mallé, âge de 26 ans, pour qui, il est difficile d’exécuter des travaux de chantier pendant le mois béni de ramadan. “Quand je pars à l’école, je jeûne mais s’il s’agit d’aller au chantier, ce n’est pas facile parce que cette activité exige trop d’efforts physiques ”, dit l’étudiant en licence d’économie. « Seule la foi en Dieu permet à Ses créatures de s’organiser pendant ce mois béni, pour accomplir leurs obligations religieuses et seulement en trente jours par an, donc c’est juste une question de préparation », estime Oumar Dembélé, chargeur de sable.  « Je n’abandonne jamais le jeûne au profit de mon travail. Avant ce mois béni, j’ai fait beaucoup d’économies pour faire face à mes multiples dépenses, sans suspendre mon activité. C’est une question de croyance et de foi en Dieu qui motive chacun à réagir. » Bourama Doumbia, employé d’une entreprise de fabrication de briques destinées à la construction de bâtiments, fait aussi partie de ceux qui pensent que les travaux durs ne doivent pas empêcher un vrai croyant d’accomplir ses devoirs religieux. Sur le plan sanitaire, jeûner et faire des efforts physiques intenses peut avoir des conséquences si la personne n’est pas du tout habituée. En tout cas, c’est ce que nous explique Dr Issa Keriba Bakayoko, neurologue à l’hôpital Gabriel Touré.  “C’est une question très difficile à répondre. Mais, comme on le dit souvent, l’habitude est une seconde nature. Donc, une personne qui est déjà habituée à travailler dure, pourra beaucoup supporter l’épreuve qu’une personne qui vient juste de commencer avec le ramadan. Mais, on peut conseiller d’éviter l’exposition prolongée au soleil ou à des sources de chaleur qui peuvent vite entraîner une déshydratation pouvant déboucher sur beaucoup de complications, parfois fatales”, explique-t-il. Que dit le Coran au sujet du jeûne et les travaux durs ? Amadou Dieng, islamologue donne des éclaircissements. “ Un croyant ne doit pas abandonner le jeûne à cause des travaux durs. C’est une obligation pour tous les pratiquants de la religion. Ils doivent tous jeûner mais, dans la journée, si ça ne va pas, ils peuvent rompre le jeûne. C’est Dieu qui nous a créé tous, donc notre survie dépend de lui. » « L’homme doit prendre des dispositions pour accueillir ce mois béni”, conclut-il. MMD/KM (AMAP)