La Direction nationale de l’Urbanisme lance une vaste campagne d’immatriculation des parcelles

Bamako, 29 août (AMAP) La Direction nationale de l’Urbanisme a organisé, mardi, un point de presse pour annoncer l’opérationnalisation de l’immatriculation systématique des parcelles de terrain lors d’une cérémonie dirigée par le président de la Commission de l’opérationnalisation de l’immatriculation systématique des parcelles de terrain, Youssouf Diallo, a constaté l’AMAP. Dans ses propos liminaires, M. Diallo a rappelé que l’immatriculation est désormais étendue à tous les quartiers du district de Bamako ainsi qu’aux capitales régionales du Mali. Afin d’assurer un meilleur encadrement de cette opération, « il a été mis en place une Commission technique de coordination de l’immatriculation systématique des parcelles de terrain, conformément à la décision n°2024-00151/MUHDATP-SG du 05 août 2024. » Selon lui, cette commission est, aussi, chargée d’assurer la coordination de tous les intervenants impliqués dans l’immatriculation systématique, d’examiner les plans d’urbanisme existants afin d’identifier les parcelles non immatriculées et de prendre les mesures nécessaires pour leur intégration, de définir les modalités de paiement des géomètres-experts dans le cadre de l’opération, d’élaborer et de mettre en œuvre une stratégie de communication en faveur du processus, d’initier des mesures incitatives pour garantir la réussite de l’opération et enfin, de suivre l’opérationnalisation du paiement digitalisé au sein des services concernés. De son côté, le Directeur général des domaines, Hammadoun Maïga, a indiqué que la phase pilote a concerné plusieurs zones, notamment Yirimadio-ZRNY, Kalaban Coura Sud-extension, Médina Coura et Kalabancoro-Plateau. Selon lui, « le bon déroulement de cette phase-test a permis d’élargir l’opération à toutes les régions administratives du pays et à l’ensemble des quartiers du District de Bamako. » Il a ajouté que dans cette dynamique, des commissions ad hoc ont été créées au niveau de chaque région ainsi qu’au niveau du district, afin d’assurer une coordination efficace et une participation inclusive des acteurs locaux. Toujours selon Maïga, concernant l’état d’avancement des travaux, au 29 août 2025, les résultats se présentent comme suit : 4 406 copies de titres fonciers à créer ont été déposées par les géomètres-experts dans les quartiers de Yirimadio-ZRNY et Kalaban Coura sud-extension, 3 816 copies ont été validées par la Division du cadastre de la DRDC-DI, 3 262 titres fonciers ont déjà été créés, dont 1 217 pour Yirimadio-ZRNY et 2 045 pour Kalaban Coura Sud-extension. La copie du Titre foncier mère couvrant le secteur de Kalabancoro-Plateau a été transmise au Bureau des domaines et du cadastre (BDC) de Kati pour finalisation. AC/MD (AMAP)

Koulikoro : L’harmonisation des textes de l’UEMOA sur la profession d’architecte au cœur d’un atelier de l’organisation sous régionale

Koulikoro, 1 er sept (AMAP) Un atelier d’information et de sensibilisation de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), qui se déroulera du 1 er au 2 septembre sur les directives relatives à l’harmonisation des textes régissant la profession d’architecte dans les Etats membres de l’organisation, s’est ouvert, lundi, à Koulikoro, a constaté l’AMAP. Le représentant-résident de la Commission de l’UEMOA au Mali, Roberto Alexandrie Vieira, s’adressant aux participants, a indiqué que la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au sein de l’UEMOA, tenue à Bamako, en novembre 2024, a révélé que la directive du 26 septembre n’a toujours pas été transposée dans les textes nationaux du Mali, en dépit de plusieurs tentatives. Il avait aussi été recommandé, lors de l’atelier de revue analytique du portefeuille de réformes à faibles ou moyennes performances de mise œuvre au Mali, tenu à Ségou du 8 au 10 avril 2025, d’accélérer la tenue de la rencontre entre les acteurs sur le projet de lois régissant la profession d’architectes en République du Mali. Selon M. Vieira, cet atelier « est l’occasion de trouver la solution car les enjeux et les défis du secteur de l’architecture sont nombreux. » Ces défis portent sur les questions foncières, le développement de l’habitat social, le logement abordable, les inondations urbaines et une formation de qualité, Ils devraient « susciter des échanges de qualité pour appuyer les efforts de la commission de l’UEMOA qui met en œuvre un vaste chantier dans ces domaines. » Selon lui, il conviendra, au cours de cet atelier, « d’échanger sur les diverses pratiques, de partager avec les acteurs nationaux le contenu de la directive, d’en tirer des leçons. Aussi de partager le contenu de la directive sur la libre circulation des personnes, du droit d’établissement dans l’espace UEMOA » Et aussi l’état des lieux, les défis et les perspectives avec les acteurs nationaux, d’identifier et expliquer les dispositions qui entravent la transposition de la directive dans les textes nationaux du Mali et sa mise en application effective. De sensibiliser, également, les acteurs concernés pour une appropriation des dispositions de la directive, partager l’expérience de la transposition de la directive au Burkina Faso, faire des recommandations quant à la mise œuvre effective de la directive et le suivi de son application au Mali, garantissant une harmonisation des textes régissant la profession d’architectes dans les États membres de l’UEMOA. Le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Koulikoro, Mohammar A Haïdara, qui a présidé l’ouverture de la réunion, dans la salle de conférence du gouvernorat, s’est réjoui de la tenue de l’atelier dans sa région. Et de la bonne collaboration entre la commission de l’UEMOA au Mali et les autorités nationales, Il a assurer que le gouvernement malien ne ménagera pas ses efforts pour accompagner les action de l’Organisation sous régionale. C’était en présence de la présidente de l’Ordre des architectes du Burkina Faso, Mme Ada J.N Yaya Bocoum et du secrétaire permanent de la Conférence des ordres des architectes de l’UEMOA, Fabien Ouédraogo. MLD/MD (AMAP)

Stabilisation du prix du ciment au Mali : Une réunion d’évaluation et de propositions

Bamako, 25 août (AMAP) Le gouvernement malien, a tenu, lundi, une réunion d’évaluation des mesures prises pour stabiliser les prix du ciment, conformément à la lettre de cadrage du président de la Transition visant à satisfaire les besoins fondamentaux des populations. « À l’issue de nos échanges, on a fait un diagnostic et des propositions, notamment tout ce qui concerne l’approvisionnement des usines en matières premières, le transport, ainsi que la sécurisation des unités de production », a déclaré le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo qui a présidé cette rencontre. Ces discussions, qui font suite à la concertation du 21 juillet 2025 avec les acteurs de la filière ciment, ont permis d’identifier les facteurs exogènes et endogènes à l’origine de la flambée des prix du ciment, notamment les difficultés d’approvisionnement en matières premières, l’augmentation des coûts de transport et les défis sécuritaires affectant les usines. À l’issue de cette évaluation, les prix fixés le 21 juillet ont été reconduits : 100 000 Fcfa la tonne à la sortie d’usine, 108 000 Fcfa pour les distributeurs, et 112 000 Fcfa pour les consommateurs pour le ciment local, 117 000 FCFA pour le ciment importé dans les quincailleries. « Nous avons convenu de nous rencontrer à nouveau le 25 octobre 2025 pour une troisième évaluation de l’évolution des prix sur le marché », a ajouté le ministre. La ministre des Transports et des Infrastructures, Madina Sissoko, a souligné l’importance de respecter ces prix : « Nous exhortons tous nos compatriotes et revendeurs à respecter ces prix, car il s’agit du bonheur de tous les Maliens. » Lamine Traoré, représentant de l’Association des quincailleries du Mali, a, également, appelé les revendeurs à adhérer aux mesures arrêtées, insistant sur « l’effort collectif nécessaire. » Des mécanismes de contrôle seront renforcés par la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCCC) pour garantir le respect de ces prix sur l’ensemble du territoire. Le gouvernement a salué l’engagement des acteurs de la filière et réaffirmé son rôle régalien dans la régulation du marché pour le bénéfice des populations maliennes. OS/MD (AMAP)

Harmonisation des pratiques et échanges d’expérience : les Agences routières de l’AES en réunion à Bamako

Bamako, 13 août (AMAP) Les responsables en charge de l’entretien routier du Mali, du Burkina Faso et du Niger se réunissent, depuis mercredi, à Bamako, la capitale malienne, pour la première rencontre des agences d’exécution et de maîtrise d’ouvrage déléguée des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES), a constaté l’AMAP sur place. . Pendant deux jours, cette rencontre vise à partager les expériences des trois agences, analyser leurs cadres juridiques et examiner la possibilité d’harmoniser les textes et procédures pour l’entretien routier. L’objectif est, également, d’instaurer un cadre permanent de coopération, favorisant l’efficacité et la modernisation des réseaux routiers dans l’espace AES. Dans son discours, le secrétaire général du ministère des Transports et des Infrastructures, Mama Djénépo, qui a présidé par a l’ouverture de la reunion, a rappelé que les infrastructures routières sont essentielles au développement et à la sécurité des États membres. « Elles assurent l’accessibilité des populations et des localités, en milieu urbain comme en zone rurale, et sont indissociables des enjeux de défense dans nos États confrontés au péril terroriste », a-t-il souligné. Il a, également, souligné les réformes juridiques et institutionnelles mises en place pour préserver ce patrimoine, notamment la participation des usagers à l’entretien et la répartition claire des responsabilités entre les différentes structures publiques. Le secrétaire général, en présence des directeurs généraux de l’Ageroute du Mali, de l’Agetib du Burkina Faso et de l’Amoder du Niger, ainsi que d’autres personnalités, a réaffirmé l’engagement de du département chargé des Transports « à donner suite aux recommandations de cette rencontre et à soutenir toute initiative visant à renforcer la coopération et l’harmonisation au sein de l’espace confédéral. » AG/MD (AMAP)    

Mali : Le prix du ciment a pris l’ascenseur !

Par Oumar SANKARE Bamako, 13 août (AMAP) Depuis plusieurs semaines, le prix du ciment grimpe en flèche sur l’ensemble du territoire malien. Dans les dépôts de la capitale comme dans les villes de l’intérieur, le sac de 50 kg s’achète désormais à 6 500 Fcfa, 125 000 Fcfa/ tonne, contre environ 110 000 Fcfa/ tonne il y a, à peine, deux mois. « La tonne atteint parfois 135 000 Fcfa, une hausse qui met à mal chantiers, promoteurs et particuliers », explique Moussa Drabo, gérant d’une quincaillerie à Bacodjikoconi. « On ne peut plus travailler au rythme habituel, les clients repoussent leurs projets », confie Abdoulaye Coulibaly, maçon à Banankabougou, rencontré devant un chantier à l’arrêt. Les acteurs du secteur mettent, d’abord, en cause la désorganisation du transport. L’interdiction des camions hors gabarit sur les routes nationales a rallongé les délais et augmenté les coûts de livraison. Un transporteur rencontré à l’Hippodrome estime que « le prix du fret a augmenté depuis la mesure » sans donner de montant précis. « Le gouvernement malien a interdit la circulation des camions hors gabarit et en surcharge sur le réseau routier national à partir du 1er avril 2025 », selon un communiqué conjoint des ministères des Transports et des Infrastructures et de l’Économie et des Finances, publié le 7 mars 2025. Cette décision, validée par le Conseil des ministres, le 12 février 2025, vise à préserver les infrastructures routières des dégradations causées par ces véhicules. Une période de sensibilisation de trois mois a été accordée aux transporteurs, qui a pris fin le 31 mars 2025. LOGISTIQUE, SECURITE ET PRODUCTION – À cela, s’ajoutent des incidents sur certaines unités industrielles. « Les importations de clinker — composant clé du ciment — connaissent également des perturbations », a dit Alou Bathily, président de l’Association des importateurs de ciment. Il ajoute : « les routes d’accès au port du Sénégal, notamment la route de Kayes, sont impraticables à cause de leur état défectueux. Si un camion devait faire 2 à 3 jours, aujourd’hui, c’est pratiquement 6 jours de route. » Lors d’une rencontre entre les secteurs privé et public tenue à la Primature, Mossadeck Bally, président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM) a expliqué au Premier ministre que « le manque d’électricité affecte certaines cimenteries. » « Les groupes électrogènes ne peuvent pas supporter une telle charge », a-t-il fait noter. Un acteur du milieu, a confié à l’AMAP sous anonymat : « Il y a un circuit de vente parallèlement aux propriétaires de licences qui doivent nous servir directement. Il y a souvent 2 ou 3 intermédiaires entre ces derniers et nous et chacun ajoute 2 000 ou 2500f pour faire bénéfice. » A Bamako et ses périphéries, le prix du ciment varie. Mohamed Sacko, gérant de quincaillerie à Ouezzindougou, achète la tonne de ciment local à 115 000 et le revend à 122 000 Fcfa. « C’est la croix et la bannière pour trouver le ciment local », déplore le jeune homme. TOUTE LA FILIERE TOUCHEE – Pour les entrepreneurs du bâtiment, la situation devient critique. Mamadou Traoré, gérant d’une société de construction à Bamako, explique que « sur un chantier de 100 m², la hausse du ciment peut ajouter plusieurs centaines de milliers de francs Cfa au budget final ». Certains petits projets sont suspendus ou réduits. Les revendeurs, eux, naviguent entre pénurie et hausse de prix. Au marché de Djikoroni, un commerçant montre ses stocks limités : « Je reçois deux camions par semaine au lieu de quatre et je dois augmenter le prix pour couvrir mes frais. » Moussa Drabo, renchérit : « Il faut se lever à 6h pour chercher le ciment importer. Le ciment local étant devenu très difficile à trouver ». En juillet dernier, il y avait une rupture totale sur le marché. DISPARITES REGIONALES – Si Bamako subit la hausse, certaines villes de l’intérieur paient encore plus cher. A Sikasso, le sac de ciment était vendu entre 7 000 et 7 500 Fcfa il y a quelques jours. Toutefois, aujourd’hui, le sac est vendu entre 5 750 et 6 000 Fcfa. Les conséquences sont visibles : chantiers à l’arrêt, logements inachevés, artisans sans travail. Dans le quartier de la Gare à Koulikoro, Djibril Sacko, père de famille, témoigne : « J’avais prévu de construire deux pièces supplémentaires cette année. Avec ces prix, j’ai arrêté les travaux. » En effet, le sac de ciment est vendu à 5 500, 5 750 et 6 000 Fcfa et le prix de la tonne varie entre115 000 et 120 000 Fcfa, 125 000 et 130 000 Fcfa dans certaines boutiques « sans facture », témoigne un client. « L’objectif est de ne pas laisser de traçabilité pour échapper aux services de contrôle de l’Etat ». Il faut noter qu’il y a rupture de ciment actuellement à Koulikoro. A Kayes les prix sont stables depuis un an : 82 500 à 87 500 FCFA la tonne et 4 250 FCFA le sac. Les experts estiment que sans amélioration rapide du transport et de la production locale, les prix resteront élevés. « Le ciment est un produit lourd et coûteux à transporter. Toute perturbation dans la chaîne logistique se répercute immédiatement sur le prix final », analyse Oumar Diawara, économiste. À moyen terme, certains plaident pour l’augmentation de la capacité de production nationale et la diversification des sources d’importation de clinker. Mais ces projets demandent des investissements et du temps. Le ministère du Commerce et de l’Industrie n’a pas souhaité réagir « pour le moment » souhaitant attendre les résultats de l’évolution des dispositions prises avec les acteurs du milieu. En attendant, Alou Bathily invite la population à plus de patience. « Des rencontres avec le ministère du Commerce et de l’Industrie ont eu lieu, des accords ont été trouvés et des solutions proposées. L’amélioration se sentira dans les jours à venir », a-t-il assuré. Face à la flambée des prix, le ministère de l’Industrie et du Commerce a réuni, début juillet, les principaux producteurs et importateurs. Selon une source au ministère, l’objectif est de « sécuriser l’approvisionnement et stabiliser les prix ». Les autorités envisagent un renforcement des contrôles

Point de presse sur l’occupation illicite des espaces destinés aux logements sociaux de N’Tabacoro

Bamako, 12 août (AMAP) Plus de 240 équipements publics destinés aux logements sociaux de N’Tabacoro, dans la Commune de Kalabancoro, sont occupés illicitement malgré les campagnes de sensibilisation sur ces sites réservés uniquement à des lieux publics, notamment, espaces verts, écoles, lieux de cultes comme des mosquées, des églises, des terrains de sports, a appris l’AMAP, mardi, lors d’un point de presse organisé par la Direction nationale de l’Urbanisme et de l’Habitat (DNUH). L’objectif de cette rencontre conjointe avec les médias est de clarifier la situation relative à l’occupation illicite du site. Selon les directeurs de l’Urbanisme et de l’Habitat (DNUH), des Domaines et du Cadastre (DGDC) et de l’Office malien de l’Habitat (OMH), respectivement, Mahamadou Ouloguème, Mahamane Maiga et Issa Sissoko, ces occupations illicites du site destiné à la réalisation des logements sociaux de N’Tabacoro perdurent « malgré la mise en place d’une équipe de brigade pour empêcher des constructions et occupations illicite. » Mahamadou Ouologuème de la DNUH a expliqué ce point de presse est axé sur la libération des sites publics programmés dans le plan d’aménagement des logements sociaux à N’Tabacoro.  Il s’agit « des espaces réservés pour accompagner les bénéficiaires de ce site ». « Parce que, on ne pas faire un projet de lotissement sans prévoir des places publiques, notamment, des espaces verts, des écoles, des lieux de culte comme des mosquées, des églises, des terrains de sports », a précisé le directeur de l’Urbanisme et de l’Habitat. « Les terrains concernés, qui constituent une superficie d’environ 1 000 ha 07a 11ca, ont été officiellement identifiés, réservés et affectés par les autorités de l’État, à travers une série de décrets clairs et contraignants, notamment la Déclaration d’utilité publique et les autorisations d’aménagement », a fait savoir Issa Sissoko, directeur de l’OMH. Il a ajouté : « Malheureusement, en dépit de ces cadres légaux rigoureux, des occupations illicites ont été constatées sur ces parcelles. Face à cette situation, les autorités ont été contraintes de prendre leurs responsabilités, en conformité avec la loi. » « Je précise que ces démolitions ne sont pas une fin en soi mais un moyen nécessaire pour: rétablir la légalité, permettre la poursuite des projets de logements sociaux, libérer les voies et équipements de proximité pour les bénéficiaires des logements sociaux, garantir la sécurité et la salubrité de nos aménagements, et protéger les investissements publics au bénéfice des populations réellement éligibles », a expliqué M. Sissoko. Pour sa part, le DGDC, Amadoun Maiga, a indiqué que « certains ont occupé ce site avant la Déclaration d’utilité publique, vers l’année 2009. » « Et, il y a eu d’abord, le décret de Déclaration d’utilité publique du site en 2009, ensuite en 2011. Malgré, ces deux décrets, les gens continuaient à l’occuper, jusqu’à atteindre 30% du site, aujourd’hui », a-t-il poursuivi. Selon lui maintenant « l’Etat est en passe de libérer ces lieux publics destinés aux populations, notamment les voiries et les servitudes, conformément au plan d’aménagement. » ST/MD (AMAP)

Clôture de la 1ère édition du Salon malien de l’architecture et de la construction

Bamako, 3 août (AMAP) Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Imrane Abdoulaye Touré, a procédé, dimanche, à la clôture de la 1ère édition du Salon malien de l’architecture et de la construction (SAMAC) au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP sur place. Imrane Abdoulaye Touré avait à ses côtés ses homologues du Burkina Faso, Mikailou Sidibé, et du Niger, le colonel Abdoul Kadri Amadou, dont les pays sont invités d’honneur. A l’issue de quatre de travaux, les participants ont fait une déclaration lue par l’architecte Badara Diarra et qui sera officiellement remis « à qui de droit dans les jours qui suivent. » Selon le ministre Imrane Abdoulaye Touré, « pendant quatre jours intenses et riches, ce Salon a démontré, avec éclat, que l’architecture est bien plus qu’une affaire de bâtisseur : elle est une œuvre d’identité, de dignité et de solidarité. » « Le SAMAC 2025 a accueilli une constellation de savoirs et de visions venues de divers horizons : il s’agit des présidents des Ordres d’architectes et d’architectes agréés venus du Sénégal, de Singapour, de la Côte d’Ivoire, du Bénin et d’autres pays partenaires qui ont enrichi les échanges ». Le ministre malien en charge de l’Urbanisme et de l’Habitat a ajouté que des exposants venus des trois pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES), représentants de services publics et du secteur privé, « ont animé des stands d’exposition attractifs et pédagogiques, tout au long de ces quatre jours. » Il a rappelé que le thème de cette édition « Habitat durable, culture et innovation : approche architecturale du développement durable au Mali » s’est transformé en une déclaration d’engagement collectif pour bâtir avec conscience et identité, construire en harmonie avec notre climat, innover « sans renier nos racines et pour faire de l’architecture une réponse aux vulnérabilités de notre temps. » Pour sa part, la présidente du SAMAC. Mariam Keita, a évoqué qu’à travers se salon « nous avons souhaité réaffirmer avec force le rôle stratégique de l’architecte dans la conduite de la croissance nationale ». A ce propos, elle a fait noter que cela suppose plusieurs chantiers : « renforcer le cadre réglementaire de la profession pour protéger le titre d’architecte, valoriser la commande publique de qualité et veiller à la conformité des pratiques » Il s’agit, aussi, d’« intégrer systématiquement les architectes dans les grands projets d’infrastructure et les politiques de planification urbaine, revaloriser la place des concours d’architecture, garants de transparence, d’innovation et de mérite » ,entre autres, a souligné Mme Keita. Elle a ajouté : « Le rendez-vous est pris pour la prochaine édition, encore plus forte, plus engagée en intégrant les recommandations issues de cette première édition. » Des remises de cadeaux aux délégations des pays participants ont été les temps forts de la cérémonie. ST/MD (AMAP)

Concours national du « plus beau quartier » : La compétition a commencé le 1er août jusqu’au 31 octobre  2025

Bamako, 1er août (AMAP) Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Fomba, a donné, ce vendredi, le coup d’envoi du concours national du plus « Beau quartier » dénommé “Ne ka siguida, Nka faso ko”, à Daoudabougou ,en Commune V du district de Bamako, a constaté l’AMAP. L’objectif du concours « est de mettre en compétition les quartiers des différentes régions du pays, ainsi que ceux du District de Bamako», a précisé le chef du département en charge de la Jeunesse et des Sports. « Cette compétition vise à encourager toutes formes d’initiatives locales en matière d’embellissement, de gestion durable des quartiers, à valoriser l’engagement citoyen, à promouvoir la cohésion sociale. Elle permet d’impliquer pleinement la jeunesse dans le développement urbain et commnautaire », a fait savoir Abdoul Kassim Fomba. Il a expliqué que « c’est une initiative qui vient compléter les efforts que la population est en train de faire sur le terrain. Nous les avons vu sur les réseaux sociaux, sur les télévisions. Il y a beaucoup d’acteurs, dans leur communauté, qui sont en train de poser des actions dans leur environnement pour assainir ou embellir. » Et d’ajouter qu’« au-delà de la proprété du quartier, nous voulons faire des dallages, des repeintures et planter des arbres pour embellir notre environnement. » Le ministre Fomba a rappelé que « dans le cadre de l’embellissement urbain et de la promotion de la citoyenneté active, de nombreuses initiatives citoyennes voient le jour à travers l’ensemble du territoire national. Portées par des citoyens issus de toutes les couches sociales, ces actions traduisent un engagement sincère en faveur de l’amélioration du cadre de vie. » Quant au représentant du maire de la commune V, Adama Konaté, il a expliqué que «le choix porté sur notre quartier est un choix judicieux qui servira à désengorger la circulation de la population. Le dallage de cette rue à Daoudabougou prouve l’engagement de la jeunesse à développer leur communauté. Et nous remercions les autorités pour avoir soutenu cette initiative. » Cette cérémonie a enregistré la présence des autorités administratives et locales, ainsi le Conseil national des jeunes de la Commune. MMD/MD (AMAP)

Bamako : Ouverture de la 1ère édition du Salon malien de l’architecture et de la construction (SAMAC)

Bamako, 31 juil (AMAP) La 1ère édition du Salon malien de l’architecture et de la construction (SAMAC) s’est ouvert, jeudi, sous le thème : « Habitat durable, culture et innovation : Approche architecturale du développement durable au Mali » et va se dérouler jusqu’au dimanche 3 août 2025, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. Le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la population, dont le ministre Imirane Abdoulaye Touré a déclaré ouvert l’évènement, organise ce salon, en partenariat avec l’Ordre des Architectes du Mali, Le salon est composé de plus de 30 stands de représentants des services et entreprises dans le domaine de l’habitat au Mali et de la sous-région, notamment du Burkina Faso, du Niger. Environs 2 000 visiteurs sont attendus. Pendant, quatre jours des panélistes venus, notamment, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Maroc, du Bénin et du Mali, développeront des thématiques sur « Le rôle des architectes dans la transition écologique : entre responsabilités sociales et exigences professionnelles », « Cartographie des enjeux de durabilité dans l’architecture au Mali », « Bâtir avec peu, bâtir intelligemment : quelles pratiques locales d’optimisation des ressources ? » Le ministre a, lors de son intervention à l’ouverture, expliqué que « c’est un événement novateur, un moment charnière mais, surtout, une invitation à réfléchir, à proposer et à construire ensemble. » « Un lieu de rendez-vous du donner et du recevoir pour que continue de s’affirmer notre continent dans cet autre domaine aux enjeux existentiels et aux défis multiples et multiformes. », a-t-il dit. Il a rappelé que le thème choisi va au-delà des mots. « Il est une déclaration de responsabilité, un appel à réinventer nos pratiques et, surtout, à remettre l’architecture au cœur du développement territorial et humain ». Selon Imirane Abdoulaye Touré « il est le reflet d’une urgence, la synthèse d’un combat et l’appel d’une vision, celle de bâtir un Mali résilient, enraciné et innovant, porté par ses talents, sa culture et sa sagesse », paraphrasant Cheikh Anta Diop, qui a dit qu’« un peuple sans mémoire architecturale est un peuple sans abri pour son identité. » Selon le ministre Touré « l’architecture ne se limite plus à bâtir, elle doit désormais s’’ancrer dans les réalités climatiques du Sahel, réconcilier modernité et patrimoine culturel africain, promouvoir une esthétique enracinée et une fonctionnalité durable, offrir des solutions inclusives aux plus vulnérables. » Le chef du département en charge de l’Habitat a également souligné que nous sommes interpellés par les défis de l’habitat accessible et digne, celui de l’adaptation aux crises climatiques et celui culturel et social. « Trop souvent, nos villes perdent leur âme, copiées sur des modèles étrangers. Il est temps de reconstruire une architecture qui nous ressemble, une architecture qui intègre toutes les couches de la société, des jeunes aux personnes en situation de handicap, en passant par les déplacés climatiques », a lancé le ministre Touré. « Face à ces défis, la coopération régionale est une clef », a-t-il dit. A ce propos, le chef du département de l’Habitat a dit : « Ce Salon doit être le terreau d’un réseau sahélien de l’architecture durable, un espace d’échange, d’innovation et d’harmonisation des bonnes pratiques. » Après l’ouverture, le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat du Niger, Abdoulkadri Amadou Daouda, a procédé à la coupure du ruban. Le Burkina Faso et le Niger sont les pays invités d’honneur de ce salon. Après cette étape, le ministre Touré, son homologue du Niger et certains membres du gouvernement du Mali ont visité les stands. « Cette rencontre a une dimension panafricaine. Je pense que beaucoup de projets et d’ambitions peuvent immerger », a espéré le ministre nigérien. Quant à Adama Kouanda, directeur commercial du Centre de gestion des Cités (structure étatique burkinabè, il a souligné : « Nous sommes un pays invité d’honneur de ce salon. Nous avons pris un stand pour exposer nos produits » Appréciant l’initiative de l’Etat du Mali, il l’a qualifiée de « retrouvailles » et d’opportunité d’échange d’idées, qui replacent l’architecture au cœur du développement durable. ST/MD (AMAP)        

Interruptions temporaires des travaux sur des axes routiers : La ministre en charge des Transports et des Infrastructures donne des explications

Les travaux de construction connaissent des interruptions momentanées du trafic sur certains axes routiers, notamment Kayes-Sandaré, dans l’Ouest du Mali, a expliqué la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé, Madina Sissoko, dans un entretien lundi, avec la presse dont l’AMAP Il s’agit, plus précisément dans la localité de Tringa-Marena, Bla-San-Kessedougou (Centre), Sikasso-Loulouni-Zegoua (Sud), Embranchement Route nationale (RN) 07-Selingué, Pont de Fourou (Sud), a cité Mme la ministre. « Sur le tronçon Kayes-Sandaré, un ouvrage neuf était en construction. Suite à l’attaque terroriste survenu le 24 mai 2025, les travaux ont été interrompus. Une déviation a été aménagée pour assurer la continuité du trafic. Avec la pluie, cette déviation devient impraticable », a encore expliqué Mme Dembélé, Madina Sissoko. Elle a assuré que « les dispositions sont en cours pour la fermeture de la brèche en attendant la reprise des travaux, afin de rétablir le trafic ». En ce qui concerne le tronçon Bla-San-Kessedougou, « les travaux de construction du dalot ont nécessité l’aménagement d’une déviation. Mais, malheureusement, la déviation est sur un site marécageux dont la praticabilité a causé une interruption », a fait savoir la ministre des Transports et des Infrastructures.  Elle a ajouté que « le lendemain même, le trafic avait été rétabli. » « A la date d’aujourd’hui, l’ouvrage de franchissement est terminé », a-t-elle indique. Selon, Mme Dembélé, le tronçon Sikasso-Loulouni-Zegoua, en plus de la déviation, les travaux de renforcement du pont de Loulouni sont terminés. Et sur l’axe routier Embranchement RN07-Selingué, l’ouvrage qui a été emporté par les pluies diluviennes de 2024, a été reconstruit. « Le trafic a repris son cours normal », a-t-elle assuré. Pour le pont de Fourou, dans le Cercle de Kadiolo, la ministre des Transports et des Infrastructures a affirmé que « les autorités locales, dans le cadre d’un partenariat, ont manifesté leur intérêt pour la réparation de l’ouvrage en matière de maitrise d’ouvrage de leur réseau routier. » La ministre Madina Sissoko a annoncé que « le financement est disponible pour les travaux de construction de l’axe routier Sévaré-Boré-Douentza-Gao. » « L’attribution des marchés relatif aux travaux a connu certaines difficultés. Néanmoins, avec le génie militaire, certaines dispositions sont en cours pour le rétablissement du trafic sur cette route », a-t-elle conclu. MMD/MD (AMAP)