Kangaba : Bagama Mining lance la première édition de la Journée de reboisement 2025
Kangaba, 04 août (AMAP) Le 1er adjoint au préfet du Cercle de Kangaba, Drissa Konaré, a lancé officiellement, ce lundi 4 août 2025, la première édition de la Journée de reboisement sur le site minier de la société Bagama Mining, situé dans la commune rurale de Nouga. « Cette initiative cadre parfaitement avec la vision des plus hautes autorités du Mali pour la sauvegarde de l’environnement », a déclaré M. Konaré après avoir planté symboliquement le premier arbre. La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités communales, des services techniques (Assainissement, Eaux et Forêts), des forces de sécurité, des représentants de la société civile, de la jeunesse et des légitimités traditionnelles. Au nom de ses collaborateurs, le directeur de Bagama Mining, M. Jean Claude, a exprimé sa gratitude pour cette forte mobilisation autour de l’environnement. Il a rappelé que la protection de la nature est un devoir civique, inscrit dans la Constitution et les lois du pays, ainsi que dans les conventions internationales ratifiées par le Mali. M. N’Ti Koné, responsable Santé-Sécurité-Environnement de la société, a précisé que cette action s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale de reboisement, initiée par le Premier ministre, le Général Abdoulaye Maïga. Il a affirmé que Bagama Mining ne pouvait rester en marge de cette dynamique nationale. Pour cette première édition, plus de 500 plants seront mis en terre sur une superficie de 2,343 hectares. Les espèces sélectionnées, sur instruction du capitaine Yaya Diabaté, chef du service local des Eaux et Forêts, sont essentiellement locales : Néré, Baobab, Tamarin, Karité, Kapokier, mais aussi l’Eucalyptus. Le capitaine Diabaté a salué la collaboration de Bagama Mining, qui a associé son service dès le début de la préparation de l’événement, et a baptisé la zone reboisée du nom d’Espace vert AES de Bagama Mining. La journée a aussi été marquée par la présence de représentants du ministère de l’Environnement et de la Direction nationale de la géologie et des mines (DNGM), venus pour une mission de suivi des travaux de construction d’un bassin à boue. Ils se sont déclarés satisfaits du déroulement de l’activité et ont encouragé la société à poursuivre ses efforts. SD/OS/MD (AMAP)
Consultations politiques bilatérales Mali-Venezuela à Caracas (Officiel)
Bamako, 5 août (AMAP) Les consultations politiques entre le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et son homologue du Venezuela, Yvàn Gil Pinto, ministre du Pouvoir populaire pour les Relations, tenues le lundi 4 août 2025, à Caracas, ont été axées sur les points de coopération entre les deux pays, la signature du Procès-verbal de la réunion et un point de presse, rapportent des sources officielles. « Les échanges entre les deux chefs de la diplomatie ont concerné les domaines de politique étrangère, des relations internationales et des questions régionales », les services du ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI). Sur le plan de la coopération bilatérale, « les ministres ont échangé sur des perspectives de coopération dans les domaines de l’éducation et de la formation technique, de l’agriculture et de la sécurité alimentaire, des questions de commerce, d’industrie et d’économie, de coopération énergétique, des hydrocarbures et des mines ou encore de la préservation de l’environnement. » Les deux ministres ont convenu de se concerter sur les meilleures approches de coopération, et les instruments juridiques appropriés. Sur les questions internationales, ils ont réaffirmé leur « soutien au Peuple palestinien », et exprimé leur « convergence de vue sur certaines questions internationales, notamment le renforcement du multilatéralisme, la promotion et la démocratisation des relations internationales en faveur d’une gouvernance mondiale adaptée à un monde multipolaire. » Dans ce cadre, ils ont condamné les mesures coercitives unilatérales et multilatérales contre les deux Etats et ont appelé à leur levée. Sur la Confédération des États du Sahel (AES), le ministre du Pouvoir populaire pour les Relations extérieures du Venezuela, Yván Gil Pinto, a salué l’action et le leadership du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, également président de l’AES soulignant le rôle fondamental « de cette réalité géopolitique indéniable dans l’intégration régionale africaine et sa contribution à la stabilité et au développement de la région. » Le ministre Abdoulaye Diop, pour sa part, a salué « les efforts politiques et diplomatiques de la République Bolivarienne du Venezuela qui ont significativement contribué à la réalisation des processus d’intégration régionale. » La réunion du mécanisme de consultations politiques Mali-Venezuela a été suivie par une série de rencontres entre le ministre Abdoulaye Diop et plusieurs personnalités, parmi lesquelles, les membres du Gouvernement en charge des Mines, de l’Enseignement supérieur, de l’Agriculture. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali a déposé une gerbe de fleurs au mausolée des héros dont le libérateur Simon Bolivar. MD (AMAP)
Business forum Mali-Japon à Osaka : Un franc succès
Envoyé spécial Madiba KEÏTA Osasa, 1er août (AMAP) Le business forum Mali-Japon, tenu ce vendredi 1er août 2025 à Osaka, dans le cadre de l’Exposition universelle Osaka 2025 ,a été un franc succès aussi bien en termes d’organisation, de mobilisation que d’échanges fructueux, a constaté l’AMAP sur place. Présidée par le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, la rencontre a réuni des centaines d’opérateurs économiques maliens et japonais autour des opportunités d’affaires et d’investissements dans les deux pays. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, Mandiou Simpara, l’opérateur économique Ibrahim Diawara, Cheick Oumar Sacko de l’Organisation des commerçants détaillants étaient parmi les représentants du secteur privé malien présents à cette rencontre. Celle-ci s’est déroulée en trois phases : les discours, le panel sur le thème « Développement endogène : le Mali comme destination d’investissement privilégié en Afrique de l’Ouest » et les sessions de B2B et B2G. Le vice-gouverneur de la Région d’Osaka, Morioka Takekazu, et le vice-président de la Chambre de commerce de cette ville, Kuroda Akihiro, ont salué la tenue de cette rencontre qui vise à renforcer les échanges commerciaux entre les deux pays et d’explorer d’autres opportunités d’investissements au bénéfice de leurs populations. Pour sa part, le directeur général de l’Agence pour la promotion des exportations au Mali (APEX) et vice-président du Comité de pilotage de l’Expo Osaka 2025, Massoudou Cissé, a souligné que le Mali et le Japon, « bien que géographiquement éloignés, partagent une vision commune de développement durable, de l’innovation technologique et du progrès économique. » « Ce forum d’affaires, a-t-il soutenu, représente une opportunité pour chacun d’entre-nous de construire ensemble un avenir prospère à travers des partenariats stratégiques tant au niveau des entreprises qu’au niveau des gouvernements », a-t-il ajouté. Dans son intervention, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a signalé que la 1e édition du Business forum Mali-Japon est une magnifique occasion pour faire le bilan de notre coopération bilatérale, saluer les acquis et corriger les imperfections. « C’est aussi l’occasion, pour les opérateurs économiques des deux pays, de créer des opportunités d’affaires et de négocier des contrats gagnant-gagnant », a-t-il ajouté, en saluant la forte mobilisation de la Chambre de commerce et d’Industrie d’Osaka, ainsi que la présence massive des opérateurs économiques maliens à ce forum. Pour le ministre chargé du Commerce, le Japon est aujourd’hui l’un des principaux partenaires commerciaux du Mali. « Nos exportations de produits agricoles, de coton et de minéraux vers le Japon ont considérablement augmenté, et les importations du Mali en provenance du Japon ont atteint un seuil considérable. I s’agit notamment de produits manufacturés, de technologies avancées et de biens de consommation. Ce commerce bilatéral, fondé sur le principe du bénéfice mutuel, a permis de dynamiser nos économies respectives et de créer des opportunités d’emploi et de développement pour nos populations », a-t-il expliqué. Pour faire face aux défis de l’heure, le ministre Diallo a invité « la partie japonaise à explorer ensemble de nouvelles opportunités dans des secteurs tels que les énergies renouvelables, la santé, le textile, la sécurité alimentaire et la numérisation, pour construire ensemble un avenir durable et prospère. » « La vision du Mali, basée sur le développement endogène, vise à transformer notre économie pour en faire une économie de production. Nous sommes, donc, absolument engagés à industrialiser notre pays, à produire nos biens de consommation, à transformer nos produits agricoles pour créer le maximum d’emplois et de richesse. Sur ce sentier, nos amis seront nos principaux alliés et le Japon est un ami sur lequel nous comptons beaucoup », a-t-il déclaré. Alassane Moussa Diallo a dit que son département a élaboré les business plans de quelques projets industriels pour lesquels, il espère pouvoir conclure des protocoles d’entente qui aboutiront à leurs réalisations prochaines. « Il s’agit, a-t-il cité, d’un projet de construction de filature, d’un projet de construction d’une usine de production de sucre, d’un projet de développement d’une chaine de production de tenues militaires et d’un projet de construction d’une unité de production de compresse stérile communément appelé coton hydrophile. » Lors du panel dont le modérateur était le directeur général de l’Agence pour la promotion de l’importation au Mali (Api-Mali), Ibrahim Ahamadou Touré, les intervenants ont mis en exergue les potentialités du Mali en économique, commerciale et d’industrie culturelle et touristique. Pour les panélistes Moussa Alassane Diallo, ministre de l’Industrie et du Commerce, Mamou Daffé, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, ainsi que le Pr Oussouby Sacko (un malien installé au Japon où il enseigne à l’université d’Osaka) ont mis en avant les opportunités d’investissements au Mali, notamment dans les domaines agricole, industriel, minier, de l’électricité et des énergies renouvelables etc. La rencontre B2B ont conclu des engagements de part et d’autre. Et les discussions doivent se poursuivre dans les jours ou mois à venir pour aboutir à des contrats d’affaires ou d’investissements. Après le forum, le Chef du gouvernement et sa délégation ont visité le siège de la société Panasonic Energy, spécialisée dans la fabrication de batteries lithium. MK/MD (AMAP)
5ème session du comité de pilotage : Les acteurs évaluent à mi-parcours
Bamako, 31 juil (AMAP) Le secrétaire général du ministère de l’argriculture, Oumar Tamboura, a présidé, ce jeudi, la 5ème session du Comité de pilotage du Programme de développement de la zone spéciale de transformation agro-industrielle et péri-urbaine de Bamako (PDZTA-KB), a constaté l’AMAP. L’objectif de cette session, en présence du coordinateur de l’unité de gestion du programme, Demba Sidibé, est d’« examiner sans complaisance et d’approuver le programme de travail et le budget annuel 2025 dont le budget prévisionnel s’élève à 3 milliards 251 millions 448 mille 473 Fcfa». Le Programme de développement de la zone spéciale de transformation des régions de Koulikoro et péri-urbaine de Bamako, financé par la Banque africaine de développement (BAD) « permettra de renforcer la résilience des communautés bénéficiaires et réduire considérablement le risque d’insécurité alimentaire », a indiqué Oumar Tamboura. Il a précisé que « cette 5ème session vise à rendre compte des niveaux d’exécution, physique et financière, des activités et récommandations approuvées lors de la 4ème session du Comité de pilotage. Elle permet, également, d’examiner et d’approuver le programme de travail et le budget annuel 2025. » M. Tamboura a rappelé que le « PDZSTA-KB est la première phase du programme des agropoles du Mali. » Il est en phase avec la vision 2063 et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033. Cette stratégie prévoit la mise en place de 12 agropoles dans le cadre du projet structurant « Farafina Jigine » nourrir le Mali et la sous-région et 05 seront opérationnalisés durant la période de mise en œuvre de la SNEDD 2024-2033». « Dans le cadre de ce programme, il est prévu la mise en place de 35 unités de transformation des produits agricoles à Bancoumana sur une superfie de 200 hectares », a fait savoir, le spécialiste suivi-évaluation du projet, Mamadou Coulibaly. Il a ajouté que ce programme comprend de 4 composantes qui sont les investissements, la structuration des filières, le developpement des infrastructures et la gestion des projets. Le spécialiste suivi-évaluation dit attendre des administrateurs, des conseils « s’il y a des orientations ou modification après l’examen ». « Parce que leur rôle, c’est aussi la suivi-évaluation et la mise en œuvre de ces projets ». MMD/MD (AMAP)
Agriculture : La distribution et la délivrance des autorisations d’achat d’intrants agricoles par l’Etat ont commencé à Bamako
Bamako, 29 juil (AMAP) La Direction régionale de l’Agriculture du district de Bamako (DRAB), a démarré, ce mardi matin, 29 juillet 2025, la distribution et la délivrance des autorisations d’achat d’intrants agricoles subventionnés par l’Etat, au profit de 4 371 bénéficiaires, a constaté l’AMAP. Selon le DRAB, Sidiki Dao, cette distribution et délivrance concerne les producteurs, qui ont rempli les critères suivants : « être un producteur, détenteur d’un code et enregistré au niveau de la Chambre d’agriculture de sa localité. » « Avec cette initiative, les agriculteurs payeront 14 000 Fcfa par sac. Cette mesure garantit aux producteurs un approvisionnement régulier en engrais de qualité, leur permettant d’améliorer significativement leurs rendements et la rentabilité de leurs exploitations agricoles », a souligné M. Dao. L’opération est menée en partenariat avec le Projet de développement de la productivité et de la diversification agricole dans les zones arides et semi-aride du Mali (PDAZAM). Ce programmé, financé par la Banque mondiale, soutient les objectifs stratégiques du Mali en matière de sécurité alimentaire, de réduction de la pauvreté et de création d’emplois. Sidiki Dao a donné les ratios de distribution par hectare : 1 sac, de 1 à 3 hectares, 2 sacs dont 1 sac d’Urée et 1 sac NPK de 4 à 7 hectares 4 sacs dont 2 sacs NPK et 2 sacs Urée ; de 8 à 15 hectares : 6 sacs dont 3 sacs NPK et 3 sacs Urée 16 hectares et plus : 10 sacs dont 5 sacs NPK et 5 sacs Urée et DAP 2 sacs à l’hectare, uniquement pour les riziculteurs. Il a ajouté que deux fournisseurs sont mobilisés pour la livraison des intrants subventionnés par l’Etat. Il s’agit de l’Agro Tropic et Tougouna Agro industrie. ST/MD (AMAP)
Yanfolila : Le Forum du Conseil régional de la jeunesse de Bougouni sur l’environnement adopte des recommandations fortes pour la sauvegarde de notre écosystème
Bougouni, 27 juil (AMAP) Le premier Forum de la jeunesse de la Région de Bougouni sur l’environnement, qui s’est tenu vendredi, à Yanfolila (Sud), a adopté 14 recommandations qui vont de « l’interdiction stricte des dragues, cracheurs et autres équipements illégaux dans les cours d’eau de la Région de Bougouni sous peine de sanctions sévères, à la réhabilitation et le reboisement des anciens sites d’orpaillage avec la participation actives des jeunes et des exploitants » Sous le thème : « Jeunesse et protection de l’environnement : responsabilités et perspectives régionales », le Forum, qui s’est ouvert au Gurutumu Place de la ville, a, dans une « Déclaration de Yanfolila », aussi recommandé « de mettre l’accent sur le suivi des permis miniers par le ministère des Mines et celui de l’Environnement » ainsi que « l’interdiction de toute extraction minière dans les lits des cours d’eau, les forêts classées et les plaines rizicoles entre autres. » La cérémonie d’ouverture était placée sous la présidence du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement du durable, Mme Doumbia Mariam Tangara. Elle avait à ses côtés le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction Cctoyenne, Abdoul Kassim Fomba, le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé et les responsables administratifs et politiques régionaux et locaux. On y a noté une forte mobilisation des jeunes des sept Conseils régionaux de la jeunesse du Mali et de toute sa composante régionale de Bougouni au cours de deux jours d’échange, entre acteurs, sur notre environnement. C’est le représentant de Mme le maire de Wassolu Ballé et celui du président du Conseil régional de la jeunesse de Bougouni, Karim Diakité, qui, respectivement, ont souhaité la bienvenue aux participants et ont planté le décor de l’évènement. Selon les différentes interventions, ce forum est un tremplin de renforcement de la paix et la cohésion sociale et un engagement de la jeunesse en faveur de l’environnement dans un contexte où la rareté des ressources constitue des terreaux fertiles aux conflits et au terrorisme. « En cela, a rappelé le président du Conseil régional de la jeunesse, Karim Diakité, notre problème environnemental qui, aujourd’hui fait la une des médias, a sa solution en nous et non des étrangers à la trousse d’une manne. » « Nous devrons nous investir pour y remédier sans aucune forme de violence par le changement de mentalité au profit d’un avenir radieux pour les futures générations », a-t-il dit. Il a été conforté, dans son plan d’action présenté pour un environnement saint dans, par le Président du Conseil national de la jeunesse (CNJ), Sory Ibrahim Cissé. Tout par le président de l’Association de développement du cercle de Yanfolila (ADCY), parrain de l’évènement, Daouda Diakité et la marraine Mme Ami Sène Cissoko. Dans son intervention, le gouverneur de la Région de Bougouni, a dit que ce forum sur l’environnement permettra d’aborder, au cours des séances animées par des conférenciers, les questions multiples. Il s’agit de « la Gouvernance environnementale, les risques écologiques et le rôle de la jeunesse, la Jeunesse, justice environnementale et lutte contre les pollutions, la déforestation et la restauration des paysages, l’exploitation minière et droit environnemental, le changement climatique et résilience locale et le rôle des collectivités dans la gouvernance environnementale. » Il a rendu hommage à la jeunesse de la Région de Bougouni pour avoir touché du doigt ce mal qui détruit notre écosystème. « Face à ce défi, il est urgent de mettre en place un cadre de concertation multi-acteurs dans la logique d’une gestion durable et pacifique, autour de la protection et la conservation de l’environnement » a-t-il ajouté. Pour Mme le Ministre en charge de l’Environnement, :« le thème retenu, ‘Jeunesse et protection de l’environnement : responsabilités et perspectives régionales’, est à la fois pertinent, stratégique et mobilisateur. » « Il nous interpelle a-t-elle poursuivi, toutes et tous mais, avec plus de responsabilité de la jeunesse qui représente plus de 60 % de la population régionale. » « Ce forum n’est pas une simple rencontre » a-t-elle fait remarquer. « Il est un espace d’engagement, de construction collective, et de vision partagée pour un avenir durable à Bougouni, au Mali et au-delà »,a-t-elle dit. Selon elle ce cadre s’inscrit dans le sillage de la vision du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, « qui place la jeunesse au cœur du redressement national. » Elle a rappelé aux jeunes l’espoir que le président fonde sur elle en prenant les reines de ce pays. Pour elle, « la cause est noble et la jeunesse de Bougouni ne doit pas se faire prier pour être comme partout au Mali, debout, consciente et mobilisée pour l’environnement, l’avenir, pour une gouvernance responsable des ressources naturelles, une société plus juste, plus résiliente et plus durable. » Des présentations, des conférences ont mieux édifié la jeunesse malienne sur les défis environnementaux et les pistes de solutions au cours des travaux. Au terme des deux jours bien remplis, lors de la cérémonie de clôture, le président du Conseil régional de la jeunesse de Bougouni a remis la « Déclaration de Yanfolila », au gouverneur de la Région de Bougouni. Signalons qu’au premier jour du Forum, la délégation ministérielle a rendu une visite de courtoisie aux notabilités de Yanfolila tout en procédant à un reboisement dans une école fondamentale de la ville. BHT/MD (AMAP)
Développement durable : Recueil des contributions et préoccupations des acteurs de Ségou
Ségou, 23 juil (AMAP) L’atelier régional de consultation publique sur le rapport d’évaluation du plan d’actions 2019-2023 et la proposition d’un plan d’actions 2025-2029 de la Politique nationale de protection de l’environnement (PNPE) se tient dans la salle de conférence du gouvernorat de Ségou, du 22 au 24 juillet, L’objectif principal de cette rencontre est de contribuer à la prise en compte des préoccupations des acteurs régionaux et nationaux. Le Mali « est confronté à des défis environnementaux majeurs exacerbés par la pression démographique, la variabilité et le changement climatique, la dégradation des ressources naturelles et la faiblesse des capacités institutionnelles », a fait savoir le directeur général de l’Agence de l’environnement et du développement durable, Zantigui Boua Koné, Selon lui, ces contraintes ont un impact direct sur les moyens de subsistance des populations, la sécurité alimentaire, la cohésion sociale et la stabilité du pays. « Face à ces enjeux, le Mali s’est doté depuis 1998 d’une Politique nationale de protection de l’environnement, un cadre de référence pour la gestion durable de l’environnement. La mise en œuvre de cette politique s’est traduite par plusieurs plans d’actions successifs», a-t-il précisé. Le directeur général de l’AEDD a dit que cette concertation vise un double objectif. D’abord, tirer les leçons de la mise en œuvre du plan d’actions 2029-2023, en identifiant les acquis, les insuffisances, les contraintes et les opportunités. Ensuite, collecter les contributions et les préoccupations des parties prenantes locales pour enrichir la proposition du nouveau plan d’actions 2025-2029, afin qu’il soit inclusif, réaliste tout en répondant aux priorités de développement durable des régions. Pour sa part, le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Ségou, Boureïma Ongoïba, qui a présidé l’ouverture des travaux, a salué l’organisation de cet atelier. « Cette consultation publique revêt une importance toute particulière. Elle nous offre l’opportunité d‘associer toutes les parties prenantes (administrations, élus, communautés locales, jeunes, femmes, organisations paysannes et société civile) à la réflexion sur l’avenir environnemental de notre territoire », a révélé M. Ongoïba. Il a insisté sur le fait que cet exercice doit permettre de traduire les aspirations profondes de nos populations en matière de gestion durable des ressources naturelles, d’adaptation aux changements climatiques, de préservation de la biodiversité, de lutte contre la désertification et de promotion d’un cadre de vie sain. Il avait à ses côtés, outre le directeur général de l’AEDD, le représentant du maire de la Commune urbaine de Ségou, Yacouba Tamboura, et la coordinatrice de l’unité d’appui régional du Projet de restauration des terres dégradées (PRTD- Mali) à Ségou, Mme Aminata Bamby Konaté. MS/MD (AMAP)
Office de protection des végétaux : Premier atelier national d’évaluation des capacités phytosanitaires du Mali
Bamako, 22 juillet (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siémon Kéléma, a présidé, ce mardi 22 juillet, les travaux de l’atelier national d’évaluation des capacités phytosanitaires de l’Office de protection des végétaux (OPV) dont l’objectif est de procéder au renforcement des capacités techniques et opérationnelles des structures du secteur du Développement rural. Selon le directeur général de l’OPV, Halidou Mohomodou, cet atelier est un premier du genre dont le processus est constitué de trois ateliers nationaux » pour faire le diagnostic, planifier des actions afin de lever les insuffisances et évaluer l’ensemble du processus et adopter les documents finaux qui vont en sortir. Le ministre de l’Agriculture a indiqué que « la santé des végétaux et du sol est essentielle pour la sécurité alimentaire, le commerce international et la biodiversité ». M. Kéléma a rappelé que « la Loi d’orientation agricole prône la politique de développement des productions végétales au Mali dont l’objet est d’accroitre la production et la productivité par la modernisation des exploitations agricoles, en fonction des systèmes de production et des potentialités agro écologiques des différentes zones ». « Cette politique est axée sur l’intensification, la diversification, la maîtrise de l’eau, la gestion durable de la fertilité des sols et l’approvisionnement correct et régulier du marché », a dit le ministre. « Les organismes nuisibles aux végétaux, a-t-il dit, ont des impacts dévastateurs sur les cultures, entraînant des pertes économiques et des problèmes de sécurité alimentaire. La protection des végétaux est, donc, un enjeu majeur pour le développement durable. » « Il est important d’améliorer continuellement notre système phytosanitaire afin de prévenir l’introduction et la propagation de nuisibles des cultures », a fait savoir le ministre Kéléma. « L’évaluation des capacités phytosanitaires est un outil essentiel pour aider les pays à identifier leurs forces et leurs faiblesses en matière de protection des végétaux », a expliqué Daniel Siémon Kéléma. Selon lui, « cette évaluation permet de bien cerner les systèmes de surveillance, de contrôle, de diagnostic et de lutte contre les organismes nuisibles ». « Ce processus d’évaluation est composé de plusieurs phases, avec un large éventail d’avantages, pour aider le pays à évaluer ses capacités phytosanitaires. Et, va permettre à l’OPV de mettre en œuvre un plan souverain sur la manière dont il souhaite combler les lacunes identifiées pour améliorer la sécurité alimentaire et le commerce international de nos végétaux et produits végétaux », a fait savoir le ministre de l’Agriculture. Le représentant de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et de l’agriculture (FAO), Adama Yaya Diarra, a exprimé sa satisfaction à l’endroit des autorités du Mali, en particulier le ministère de l’Agriculture, « pour leur engagement soutenu en faveur du renforcement du système phytosanitaire du Mali ainsi que pour l’organisation de cet atelier d’importance stratégique. » ST/MD (AMAP)
Le ministre de l’Agriculture fait le point de la campagne 2025 (Conférence de presse)
Bamako, 21 juil (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, a rencontré, lundi, la presse pour faire le point sur l’évolution de la campagne agricole 2025, à la date du 10 juillet 2025, a constaté AMAP sur place. Daniel Siméon Kelema a, notamment, parlé de la pluviométrie et la situation hydrologique, la mise en place des intrants agricoles subventionnés, la situation des emblavures, le paiement du coton graines, la situation phytosanitaire, le dispositif de suivi de la campagne agricole, et les principales difficultés et les propositions de solutions. Il a affirmé que « la souveraineté alimentaire constitue la ligne directrice de la Politique de développement agricole (PDA) ». « C’est un droit pour l’État de définir et de mettre en œuvre une politique agricole et alimentaire autonome garantissant une agriculture durable basée sur les productions locales », a-t-il dit. A ce propos, il a expliqué que son département élabore, en collaboration avec l’ensemble des acteurs du secteur, un plan de campagne agricole annuel consolidé et harmonisé avec des objectifs de productions céréalières, cotonnières, fruitières et maraichères en vue de contribuer à la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations. Il a rappelé, qu’au titre de la campagne agricole 2025, ce plan « a été approuvé à la 15ème session du Conseil supérieur de l’agriculture tenu le 6 mai 2025 sous la haute présidence du général d’Armée Assimi Goita, président de la Transition. » « Il est envisagé la production de 11 696 721 tonnes de céréales et 682 000 tonnes de coton graine », a-t-il ajouté. En vue d’atteindre ces objectifs, il est envisagé la mise à disposition des exploitants agricoles des intrants et équipements agricoles subventionnés (engrais, semences, biostimulants, motoculteurs, motopompes, etc., le contrôle de qualité des intrants agricoles, la mise en valeur de 552 254 ha, des aménagements hydro agricoles, selon le ministre Kéléma En ce qui concerne la pluviométrie, le ministre a souligné que « du 1er mai au 10 juillet 2025, le cumul pluviométrique a été normal à excédentaire par rapport à la normale climatologique dans la majorité des localités. » Toutefois, des déficits ont été enregistrés dans les Régions de Dioïla, Kidal (dans le Nord) de Bougouni (Sud), Gao (Nord), ainsi que dans les localités de Kayes (Ouest) et Bla (Centre) Parlant des difficultés et des solutions proposées ou en cours, le ministre a cité l’insécurité résiduelle dans quelques zones de production, insuffisance numérique du personnel d’encadrement et de soutien, sous équipement des producteurs agricoles, auxquels des solutions ont été proposées ou sont en cours. Il a conclu en disant que les semis des céréales se poursuivent avec les variétés à cycle. Avant de faire savoir qu’une infestation de Jassides a été constatée dans les Régions du Sud (Koutiala, Sikasso Bougouni) et que les dispositions sont en cours pour le traitement des parcelles avec des produits homologués et des méthodes alternatives de lutte. « Il est demandé aux exploitants agricoles de suivre les conseils agrométéorologiques, d’utiliser des intrants de qualité et d’appliquer les bonnes pratiques culturales pour l’atteinte des objectifs de production de la campagne agricole », a fait savoir le ministre Daniel Simeon Kéléma. Etaient présents à ce point de presse, des directeurs de services rattachés au département de l’Agriculture, notamment la direction nationale de l’Agriculture, la direction générale de l’Office des protections des végétaux (OPV), la direction générale de l’Institut d’économie rurale (IER), la direction de la Compagne malienne de développement textile (CMDT). Chacun de ces directeurs a, en ce qui lui concerne, exposé l’évolution de la campagne agricole 2025 à la date du 10 juillet. ST/MD (AMAP)
Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel 2 : Visite de réalisations concrètes dans la Région de Ségou
Ségou, 21 juil (AMAP) Une mission de communication du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS), financé par le gouvernement du Mali et la Banque mondiale et dont la première phase a été mise en œuvre de 2016 à 2021, a effectué une visite de terrain, du 19 juillet au 20 juillet 2025, dans la région de Ségou (Centre), dans le cadre des activités de sa deuxième phase en cours. L’objectif de cette mission était de constater certaines réalisations du projet à Touna. dans les cercles de Bla, Konobougou et Baraouli. Première étape de cette visite, samedi, à Touna, dans le Cercle Bla où elle a pu visiter l’aire d’abattage. L’infrastructure réalisée dans le cadre du projet comprend un hangar d’abattage, un bureau, deux latrines, un forage équipé, un couloir d’attente et une fosse pour la saisie. Au cours de cette visite. Les bénéficiaires ont exprimé toute leur reconnaissance au projet : « Nous remercions le PRAPS ainsi que la Banque mondiale pour cette réalisation. Avant sa construction, nous rencontrions d’énormes difficultés pour abattre nos bêtes. Cela se faisait de manière désordonnée, à travers la ville avec des conséquences néfastes sur notre santé et celle de la population. Aujourd’hui, tout cela est derrière nous », a dit Youssouf Dembélé. Il a souligné que cette infrastructure va, non seulement, améliorer les conditions de travail des bouchers, mais aussi impacter positivement la santé publique. Au nom des bénéficiaires, M. Dembélé s’est engagé à faire bon usage de l’investissement et à veiller à son entretien. Il a invité le projet à étendre ce type de réalisation à d’autres localités et sollicité son appui pour l’écoulement des peaux d’animaux. Le coordinateur régional du PRAPS, Bourama Sidibé, a exhorté les bénéficiaires « à ne plus procéder à des abattages anarchiques dans la ville, à s’approprier pleinement cette infrastructure et à veiller scrupuleusement à son entretien. » Après cette étape, la mission s’est rendue, dimanche, à Tigui, village situé dans la Commune rurale de Konobougou où le PRAPS a réalisé un parc de vaccination. Ici, les bénéficiaires ont attiré l’attention de la mission sur le besoin d’amélioration de certaines réalisations, notamment du bureau servant d’abri pour les vaccins et les toilettes. La délégation a poursuivi sa visite à Konobougou où elle a pu observer l’étal de boucherie réalisé au marché par le projet, ainsi qu’un magasin de stockage d’aliment bétail. Soumaila Dicko, le chef des bouchers a exprimé sa satisfaction : « Avant, la place dédiée aux bouchers était insalubre et non couverte. Grâce au projet, l’étal a été construit et, aujourd’hui, l’endroit est propre et attire plus de clientèle. » Toutefois, il a souligné la nécessité de construire une chambre froide afin de mieux conserver la viande. La mission a pris fin à Baroueli où elle a pu visiter le secteur vétérinaire. Le bâtiment réalisé par le PRAPS est composé de deux bureaux, des toilettes, une salle de conférence et un magasin. Au nom du gouverneur, le conseiller aux Affaires économiques a remercié le PRAPS pour ses appuis multiformes, ainsi que la Banque mondiale, partenaire clé du projet. Il a invité les bénéficiaires à prendre soin des infrastructures comme s’il s’agissait d’investissements personnels. Le Directeur régional des Productions et des Industries Animales et coordonnateur régional des activités du PRAPS, quant à lui, a remercié le ministère de l’Élevage et la Pêche, à travers le PRAPS, pour l’ensemble des réalisations concrètes effectuées dans la Région de Ségou qui ont permis de booster les productions animales et la santé animale. « Le projet PRAPS nous a enlevé une grosse épine du pied en tant que service technique » a-t-il dit. Pour cette deuxième phase, démarrée en janvier 2022 pour une durée de six ans, Bourama Sidibé a précisé qu’à ce jour, 180 femmes et jeunes ont bénéficié de financement pour leurs Activités génératrices de revenu (AGR) à hauteur de 45 millions de Fcfa. Quelque 85 femmes et jeunes ont reçu un appui pour l’acquisition de kits dans les domaines de la production laitière, de l’embouche, de l’aquaculture et de la cuniculture, dans le cadre de la formation professionnelle. Le PRAPS appuie les campagnes de vaccination et a mis en place des mesures de prévention contre les Violences basées sur le genre (VBG), l’Exploitation et les abus aexuels (EAS), en signant des codes de conduite clairs et en définissant des mécanismes de gestion des plaintes. Il a aussi appuyé la Direction régionale des Productions et des Industries animales (DRPIA) dans l’acquisition de matériel informatique et bureautique, le renforcement des compétences des agents de communication, ainsi que l’utilisation des outils de sélection de sous-projets innovants, de collecte de données sur les marchés à bétail, de cartographie et de télédétection. Selon le Coordinateur régional, des activités d’ingénierie sociale, menées avec les acteurs locaux, ont permis d’identifier et valider plusieurs sites d’infrastructures pastorales dans la région, notamment un système d’hydraulique pastoral amélioré à Niono et Bla, la réhabilitation du marché à bétail de Touna, la réalisation d’une aire d’abattage à Touna, la construction d’un étal de boucherie à Konobougou, la construction de magasins d’aliment bétail à Konobougou et à Soignebougou, la construction de parcs de vaccination à Bla, Tigui et Kokry, la réalisation de mini-Système d’hydraulique pastoral amélioré (SHPA) à Niono, Sofolo et Sofolosso, la mise en valeur de 100 ha de bourgoutière à Ndola, 300 ha à Molodo Centre, la création d’un périmètre à Siratiguibougou, dans le Cercle de Niono. Il a précisé qu’à ce jour, toutes ces infrastructures ont fait l’objet de réceptions provisoires. La mission était composée outre le conseiller aux Affaires économiques du gouverneur de la Région de Ségou, Yamadou Keïta, et du Directeur régional des Productions et des Industries animales de la région de région également coordinateur régional des activités du PRAPS, mais aussi du représentant de la Cellule de communication du PRAPS-2 Yaya Diarra, de l’assistant Suivi évaluation du projet, Sékou Traoré, et des représentants des services techniques partenaires de mise en œuvre du PRAPS-2-Mali dans la région. Pour rappel, le PRAPS est placé sous la tutelle du ministère

