Kangaba : Concertation entre les Commissions foncières (COFO), les Organisations de la Société Civile et les acteurs de la justice

Kangaba, 25 sept (AMAP) Les membres des Commissions foncières (COFO), les Organisations de la société civile (OSC) et les acteurs de la justice de Kangaba, se sont réunis, jeudi, dans un cadre d’échanges et de concertation dans la salle de conférence du Cercle, sous la présidence du 1er adjoint au préfet, Drissa Konaré. Organisée par le Consortium Le 1er adjoint au préfet du Cercle de Kangaba, Drissa Konaré Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), ONU Femmes et l’ONG Azhar, avec l’appui financier du Fonds de consolidation pour la paix, cette activité se situe dans le cadre du projet « Appui à la redynamisation de l’Observatoire national du foncier agricole et des Commissions foncières pour la stabilisation sociale et la consolidation de la paix au Mali ». A l’ouverture des travaux, le premier adjoint au préfet a placé la rencontre dans son contexte. En effet, au Mali, l’agriculture repose, en majorité, sur les petites exploitations agricoles familiales. La terre, espace partagé entre plusieurs systèmes d’activités (agriculture, pêche, élevage) se trouve au cœur de tous les enjeux de développement et de conflits dans les zones de mise en œuvre de ce projet. Selon les résultats de l’étude situationnelle des conflits menée par ONU Femmes en 2021, 42% sont liés aux ressources naturelles et affectent en moyenne plus de 50% des femmes et de jeunes. C’est face à ces difficultés que le Consortium FAO, ONU Femmes et l’ONG Azhar a organisé cette rencontre qui a permis d’animer un cadre d’échange et de concertation entre les membres des COFO, OSC et les acteurs de la justice, recueillir et analyser les difficultés rencontrées par les COFO dans l’homologation des procès-verbaux (PV) et mettre en place une dynamique de collaboration entre les COFO et les acteurs de la justice pour faciliter l’homologation des PV établis par les COFO. Ont participé aux travaux, les sous-préfets de Kangaba et de Naréna, les maires des Communes de Minidian et Naréna, les autorités traditionnelles (chefs de village, propriétaires terriens, les religieux) et les acteurs de la justice de Kangaba. SD/MD (AMAP)

Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel : 1er Forum sur le développement de l’Agriculture à Bamako  

Bamako, 18 sept (AMAP) Le ministre de l’Agriculture malien, Daniel Siméon Kéléma, a ouvert, aujourd’hui, jeudi 18 septembre 2025, la session des experts du 1er Forum sur le développement de l’Agriculture dans la Confédération des Etats du Sahel (AES), qui se déroule du 18 au 20. Selon le ministre Kéléma, qui avait à ses côtés son collègue en charge de l’Elevage et de la Pêche, Youba Ba, et son homologue nigérien en charge du Développement du secteur de l’Agriculture, le colonel Mahaman El hadj Ousmane, « au cours de ces deux jours de rencontre des experts, il sera question de définir une vision partagée du développement agricole dans l’espace confédéral, d’élaborer et mettre en œuvre une Politique agricole commune de la Confédération AES. » Les experts devront aussi « concevoir et réaliser des aménagements hydro-agricoles intégrés et durables, promouvoir des filières stratégiques agricoles, pastorales, halieutiques et aquacoles afin de garantir des revenus décents, entre autres. Il a précisé que ce forum est centré autour de trois thématiques majeures : harmonisation des politiques agricoles, pour bâtir une vision commune et cohérente; les investissements communs et intégrateurs, notamment dans les aménagements hydro-agricoles et la transformation des produits agricoles et, enfin,  la recherche agricole, la formation et la sécurisation foncière, « leviers indispensables pour moderniser nos systèmes de production agricole afin de donner confiance aux producteurs et aux investisseurs dans le secteur agricole, a évoqué le ministre de l’Agriculture. » « À travers ces trois thématiques, il s’agira de poser les bases d’une souveraineté alimentaire réelle, qui ne soit pas seulement un idéal mai, une réalité tangible pour chaque famille, chaque communauté et chaque Etat de notre Confédération », a-t-il fait savoir. Daniel Siméon Kéléma a expliqué que l’Agriculture se présente comme « le socle incontournable de notre intégration économique, de notre stabilité sociale et de notre souveraineté nationale et confédérale. » Selon lui, avec une superficie de plus de 2,8 millions de km2, une population de plus de 75 millions d’habitants et un Produit intérieur brut (PIB) de 130 milliards de dollars en 2023, « notre espace recèle d’énormes potentialités. » « Mais, a-t-il ajouté, il est également confronté à des défis multiples, notamment, la dépendance vis-à-vis de l’extérieur, la vulnérabilité aux crises climatiques, sécuritaires et alimentaires, la faiblesse de nos infrastructures de production et de transformation de produits agricoles. » « Ces facteurs, qui jouent négativement sur notre système de production et continuent de fragiliser nos communautés rurales, ont pour conséquences les déficits de production, la faible mécanisation, l’insuffisance des financements, voire une vulnérabilité des enfants et des femmes, à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle », a indiqué le ministre malien de l’Agriculture. Pour relever ces défis, il a dit que ce forum permettra d’entamer des réflexions appropriées sur les préoccupations stratégiques communes aux trois Etats de l’Alliance en vue d’accélérer le développement de son Agriculture. Une réunion des ministres en charge du Développement agricole, de l’Elevage et de la Pêche de l’espace AES, mettra fin à la rencontre de ce premier forum, prévu pour le samedi prochain. ST/MD (AMAP)  

Diéma : Concombres à gogo !!!

Par Ouka Ba Diéma, 08 sept (AMAP) Le concombre est une plante potagère de la famille des cucurbitacées, d’origine orientale, qui produit des fruits allongés, et par extension est le fruit de cette plante, comme le défini le Dictionnaire français. Cette année, la culture du concombre prospère dans le cercle de Diéma, dans l’Ouest du Mali. A en juger par la disponibilité du légume très abondant sur les marchés. En effet, en marge de la culture de la pastèque, de nombreux producteurs agricoles s’intéressent, aujourd’hui, au concombre à cause surtout de sa rentabilité. Durant ces dernières années, plusieurs femmes commerçantes n’ont plus besoin de parcourir, souvent dans des conditions difficiles et incertaines, des dizaines de kilomètres pour se rendre jusqu’à Nonsombougou (Cercle de Kolokani) pour s’approvisionner en concombres et revenir revendre leurs marchandises à Diéma contre, parfois, de modiques gains, compte tenu du coût du transport et des moyens inappropriés de conservation. Les avantages du concombre sont multiples. On utilise ce légume dans plusieurs plats, notamment pour la préparation de la laitue, des hors d’œuvres, du riz au gras, du « gnougoubala yelen », de la pomme de terre, des grillades de viande ou de poisson. D’après certains, les étuves du concombre constituent des remèdes efficaces contre certaines maladies comme l’hypertension artérielle, les dermatoses…. UNE FILIERE PORTEUSE – Selon les constats, quasiment tous les acteurs impliqués dans la production et la commercialisation du concombre, se réjouissent des retombées positives de leur activité. Actuellement 50 kg de concombre coûtent 12 000 Fcfa, voire moins bord champ. Tandis que l’unité est vendue à 50 ou 100 Fcfa par endroit. A en croire le président de la Chambre locale d’agriculture, Boubou Traoré, producteur agricole de son état, qui exploite un demi-hectare de concombres, cette plante rampante n’aime pas trop d’eau. « L’année où il pleut abondamment, les plantes de concombre produisent des fruits maigres et de mauvaise qualité », rapporte celui qui se dit « ami de la terre ». Il soutient que les plantes ont besoin d’être régulièrement traitées avec des produits phytosanitaires biologiques, pour les mettre à l’abri des nuisibles. L’homme assure que ces derniers temps, les clients affluent quotidiennement vers son champ de concombres, qui lui rapporte assez d’argent. EPOUSE GENTILLE ! Si Horiyé Coulibaly entretient des planches de concombre dans un coin de sa cour, c’est pour la consommation de sa famille. « C’est une manière pour moi de contribuer à réduire les frais de condiments », dit la dame, en épluchant deux gros concombres luisants, pour le dîner de son mari qui s’abstient de manger des aliments lourds pendant la nuit. A cause de ses vertus médicinales, Makan Coulibaly, domicilié à Fangouné Massassi, mange le concombre cru, sans l’éplucher, soutenant qu’il permet de normaliser la pression artérielle. Il explique qu’il a passé deux ans à Ambideidi, dans la Région de Kayes (Ouest), où il cultivait, principalement, du concombre. « Quand je suis rentré au village, j’ai aménagé une partie de mon verger de manguiers pour la culture du concombre. La majeure partie de ma clientèle constituée de femmes. Je leur cède souvent mes concombres à moindre coût pour leur permettre de réaliser de petits bénéfices », dit-il. « Ma brave épouse aussi m’aide à écouler mes produits. Avec les ressources générées, je parviens à entretenir correctement ma famille, sans être contraint de m’endetter auprès de qui que ce soit », ajoute notre interlocuteur, pas peu fier de sa réussite. Le conservateur Siaka Doumbia, sirotant son rituel thé, explique ce qui fait que le goût du concombre devient amer. « Selon une croyance populaire, cela dépend de la main qui sème les graines. Si votre main est mauvaise, comme on le dit, vos concombres seront forcément amers. De même, en matière de cuisine, cette croyance compte beaucoup. La ménagère a beau utiliser tous les condiments du monde, si elle n’a pas une bonne main, ses repas ne seront jamais appréciés », argue-t-il. Son ami, assis à côté de lui, ajoute sans ambages, que « ce sont surtout les enfants qui en sont friands.  « Certains gamins le croquent en entier. C’est difficile à faire passer par la gorge. Mais, lorsque j’étais en exode, j’ai travaillé avec un asiatique qui mangeait crûment du concombre, parce que, soi-disant, si l’on l’épluche, il perd tous ses apports nutritifs. » Quelle ne fut la stupéfaction de cette femme en découvrant, un jour, que tous ses concombres sont avariés. « Quand on laisse les concombres en contact direct avec le sol jusqu’à ce qu’ils mûrissent, ils peuvent pourrir. De plus, cette plante réussit, surtout, pendant la saison froide. Au moment venu, je ferai du concombre Inch’Allah », rapporte Amorou Fofana, à la recherche d’un manœuvre, pour l’aider à désherber son champ de mil, à la suite de son départ, en catimini, de son fils à l’aventure. Sans la vente de concombres, la veuve Binta Aba, avait du mal. Cette vendeuse ambulante, du haut de ses trente ans, qui fréquente quotidiennement le quartier Razel, peut gagner de 7 500 à 10 000 Fcfa par jour. Suivie de son garçon, poussant brinquebalant la brouette chargée de concombres, elle sillonne allées du marché, les jours de foire, le poumon économique de la ville, pour proposer ses produits à la clientèle. Les producteurs de concombres, ils sont légion, ont besoin actuellement de soutien, pour promouvoir leurs activités. Ceci permettra de renforcer l’autosuffisance alimentaire dans le Cercle de Diéma et créer des emplois pour de nombreux jeunes, tout en réduisant le flux migratoire. Pour y parvenir, le président de la Chambre locale d’agriculture, Boubou Traoré, propose aux producteurs de concombres, de se regrouper en association, afin de pouvoir bénéficier de certains avantages. Interrogé sur le sujet, le chef du Secteur de l’agriculture de Diéma, Mamadou Sy, soutient  inconditionnellement les producteurs agricoles Il les invite à diversifier la gamme de leurs spéculations pour accroître davantage leur production et en tirer le meilleur profit. OB/MD (AMAP)

Projet des terres dégradées au Mali : Création d’un programme en ingénierie du développement durable et management de l’enseignement 

Bamako, 2 sept (AMAP) Le projet de restauration des terres dégradées au Mali (PRTD-Mali) organise à l’Ecole nationale d’administration (ENA), du 2 au 4 septembre 2025, l’atelier national d’élaboration et de validation des modules de formation (Unités d’enseignement et élément constitutifs) pour le Master en ingénierie du développement durable et management de l’environnement (IDDME) », a constaté l’AMAP sur place. Au cours de cet ateliers, les participants élaboreront et valideront, de manière consensuelle, les maquettes pédagogiques, afin de garantir des contenus pertinents, solides et adaptés aux besoins du Mali et aux ambitions régionales. Selon le Secrétaire général du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Moussa Diarra, ce Master répond à une double ambition. « D’une part, il permettra de former une nouvelle génération de spécialistes capables de concevoir et de mettre en œuvre des politiques, programmes et projets en faveur de la résilience climatique et de la gestion durable des paysages », a-t-il dit. « D’autre part, il traduit concrètement la volonté de nos autorités de doter notre pays de ressources humaines qualifiées, adaptées aux réalités de nos défis environnementaux et aptes à porter la vision nationale du développement durable », a ajouté M. Diarra. « C’est une vision portée par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, et mise en œuvre sous le leadership du Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maiga, qui ont placé la restauration des terres, la protection de l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles au cœur des priorités nationales », a dit le secrétaire général du ministère en charge de l’Environnement. Il a ajouté que « face aux défis environnementaux que traverse notre pays (dégradation accélérée des terres, variabilité climatique, pression croissante sur les ressources naturelles et leurs impacts sur la stabilité sociale et économique), les autorités du pays rappellent avec constance que la transformation structurelle du Mali repose, aussi, sur une meilleure gouvernance environnementale et une gestion durable des territoires ». « C’est dans ce contexte que le PRTD-Mali, lancé en juin 2023 avec l’appui de la Banque mondiale, s’emploie à restaurer notre capital naturel et à renforcer les capacités institutionnelles et humaines », a dit Moussa Diarra. « Aussi, a-t-il poursuivi, il ne s’agit pas simplement d’un programme académique destiné à renforcer les capacités du MEADD. » « C’est un outil stratégique au service de l’ensemble de l’État. Ce n’est qu’avec des ressources humaines compétentes et bien formées que nous pourrons atteindre les objectifs fixés par nos politiques publiques, nos engagements internationaux et nos orientations nationales en matière de développement durable et de gouvernance climatique », a soutenu le secrétaire général du MEADD. « Les résultats attendus vont bien au-delà d’un simple document académique. Il s’agit de poser les bases d’une formation d’excellence qui sera opérationnelle dès la prochaine rentrée universitaire », a indiqué M. Diarra. Etaient présents le directeur général de l’Enseignement supérieur, Fana Tangara et le représentant de la Banque mondiale, Tahirou Kalam. ST/MD (AMAP)   

Suspension de l’exportation des mangues vers l’Union européenne : Des experts en quête de solutions

Bamako, 1er sept (AMAP) L’Office de protection des végétaux (OPV) organise, ce lundi, dans ses locaux, un atelier d’évaluation du système national de contrôle et certification des mangues destinées à l’exportation vers l’Union européenne (UE), a constaté l’AMAP. L’objectif de cette rencontre technique, en partenariat avec le Comité de liaison entrepreneuriat-agriculture-développement (COLEAD), est de permettre aux experts et acteurs de la filière mangue « de procéder à un diagnostic minutieux du système national de contrôle et de certification »,. « Cette mesure de suspension est intervenue à la suite de la hausse continue des interceptions liées aux mouches des fruits et ce, depuis la campagne 2022, remettant ainsi en cause la fiabilité du dispositif national de contrôle et de certification », a rappelé le conseiller technique au ministère en charge de l’Agriculture, Dr Mouhamed B. Diarra. Il a expliqué qu’ « elle met en évidence l’urgence d’une réponse nationale concertée à la hauteur des anomalies constatées. Ce qui permet. non seulement de préserver la compétitive dans la filière mais, aussi, convaincre les autorités européennes à reconsidérer leur position, en restaurant rapidement cette forme de confiance entre les parties. » M. Diarra a fait savoir que « la quintessence des exportations maliennes de mangues est destinée au marché européen. Mais, cette année, la direction générale de la Santé de la Commission de l’UE a suspendu temporairement les exportations de mangues, en provenance du Mali ». « Nous sommes là dans le cadre d’une situation particulière qui n’est pas vraiment plaisante. Parce qu’elle fait suite à la suspension de la possibilité pour le Mali d’exporter ses mangues vers l’Union européenne. Nous allons continuer à accompagner le Mali à trouver des pistes de solutions », a promis le coordinateur du Comité entrepreneuriat-développement (COLEAD), Gnissa Victor Boro. Quant au directeur général de l’OPV, Halidou Mohomodou, il a conclu que « cette rencontre va définir l’avenir de l’exportation de nos mangues vers l’Union européenne. » Il a adressé des remerciements au « COLEAD et tous les autres partenaires, pour l’appui, depuis l’annonce de la suspension de nos mangues vers l’Union européenne. » La cérémonie d’ouverture, présidée par le conseiller technique Dr Mouhamed B. Diarra,  a enregistré la présence d’experts et d’acteurs de la filière mangue. Les travaux se poursuivent pendant trois jours. MMD/MD (AMAP)

Caravane de reboisement « Mali vert » : Quelque 100 pieds d’arbres fruitiers plantés à la Cité des enfants de Bamako

Bamako, 28 août (AMAP) Les responsables du Festival international de consolidation de la paix de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), ont dans le cadre de la prémière édition, procédé, jeudi, à la Cité des enfants de Bamako, le lancement officiel des activités de la « Caravane de reboisement « Mali vert », a constaté l’AMAP sur place. Du 28 au 29 août, il est prévu de planter 1 000 pieds d’arbres fruitiers, notamment des plants de karité, avocatiers, citronniers, goyaviers, zabans, orangers, pomme cannelle, tangelos etc. Sur ce total, 100 pieds ont été plantés dans la cour de la Cité des enfants de Bamako, lors du lancement de la caravane sous le thème : « Planter un arbre, c’est donner la vie, planter un arbre fruitier c’est lutter contre l’insécurité alimentaire et le changement climatique. » Selon le président du Festival international de consolidation de la paix de l’AES, Aboubacar Sidiki Traoré, l’objectif de ce programme est de lutter contre la désertification et le réchauffement climatique et pour la consolidation des relations entre les pays membres de l’AES. Il a annoncé que 103 pieds d’arbres ont été offerts à l’ambassadeur du Burkina Faso au Mali et le même nombre à celui du Niger, dans le cadre de l’AES. Le chef du service local des Eaux et Forêts de la rive gauche du district de Bamako, le commandant Salia Bengaly, a apprécié l’initiative et encouragé les initiateurs. « Le reboisement est une activité noble à laquelle chacun doit se mettre. Parce que notre survie en dépend », a dit le commandant Bengaly, avant d’inviter le public d’en faire autant. « Je prends l’engagement d’accompagner et de soutenir toutes les actions qui contribuent à la protection de notre environnement. Mais, notre réussite dépendra aussi de notre vigilance collective. Prenons soin de ces jeunes arbres, car ils sont le souffle de demain. Ensemble, faisons de ce reboisement un symbole d’espoir, de solidarité et de responsabilité. L’avenir du Sahel, c’est de planter des arbres », a souligné le parrain, l’artiste musicien Cheick Tidiane Seck. Il s’est dit honoré d’être le parrain et souhaité bon vent au programme, tout en espérant que le projet prendra une bonne envergure et s’agrandira. Pour le directeur général adjoint de la Cité des enfants, cette initiative est la bienvenue. « C’est un programme qui permet d’accompagner la structure qu’il dirige en l’appuyant dans sa mission à faire découvrir la faune et la flore aux enfants. » ST/MD (AMAP)            

Kangaba : Mission d’actualisation du répertoire des tuteurs et maîtres d’apprentissage

Kangaba, 28 août (AMAP) Une mission d’actualisation du répertoire des tuteurs et Maîtres d’apprentissage (MA) séjourne dans le Cercle de Kangaba (Ouest) dans le cadre du 2e Projet de formation, insertion et appui à l’entrepreneuriat des jeunes ruraux (FIER II). « Cette mission vise à organiser le démarrage du tutorat dans les quatre régions d’intervention du projet, à savoir Koulikoro, Sikasso (Sud), Kayes (Ouest) et Ségou  (Centre)», a indiqué le chef de mission, Dieudonné Dakouo, spécialiste en formation professionnelle à l’Unité de coordination régionale (UCR) du Projet FIER II. Il est accompagné de Chaca Mallé, responsable Formation professionnelle à la Direction régionale de l’emploi et de la formation professionnelle de Koulikoro. Selon M. Dakouo, le Projet FIER II, initié par le gouvernement du Mali, avec l’appui technique et financier du Fonds international pour le développement agricole (FIDA), s’étend sur sept ans. Il vise à consolider et amplifier les acquis du premier projet FIER, en promouvant l’esprit d’entreprise en milieu rural et en facilitant l’intégration économique des jeunes dans les chaînes de valeur agricoles et non agricoles. Durant quatre jours, la mission sillonnera les huit Communes du c\Cercle de Kangaba. Elle a pour tâche d’identifier les tuteurs et MA potentiels, d’échanger avec eux sur leur disponibilité à accueillir les jeunes en apprentissage, de recenser leurs besoins en formation et en matériels pédagogiques et de positionner les encadreurs par localité, en fonction des besoins des jeunes en attente de financement. En plus de l’actualisation du répertoire des tuteurs et MA, la mission doit formuler des recommandations pour améliorer l’apprentissage et renforcer l’accompagnement des jeunes bénéficiaires du projet. SD/OS/MD (AMAP)

Un projet de Transformation inclusive des systèmes alimentaires locaux (TISAL) pour la région de Mopti (Centre)

Mopti, 26 août AMAP) Le projet Transformation inclusive des systèmes alimentaires locaux (TISAL) pour la région de Mopti (Centre) a été lancé, mardi au cours d’un atelier, dans la salle de conférence du gouvernorat, qui visait une appropriation du projet par les parties prenantes et la mobilisation des acteurs clés autour de ses objectifs, approches et résultats attendus, a constaté l’AMAP. Il s’agissait, aussi, de partager le contexte, les zones d’intervention, les partenaires et les bénéficiaires du projet TISAL et d’expliquer les rôles et responsabilités du consortium et d’autres parties prenantes pour une compréhension commune par l’ensemble des parties prenantes Le projet a pour cible 259 770 bénéficiaires directs et 389 655 bénéficiaires indirects avec 51% de femmes et la prise en compte des personnes vivants avec un handicap. Selon le manager du consortium TISAL, Pascal Patient Balungwé, qui l’a succinctement présenté lors de l’atelier, le projet se focalisera, entre autres, sur la réhabilitation et la mise en place d’infrastructures de transformation, le renforcement de capacités et appui financier des organisations communautaires et le réseautage entre les différentes parties prenantes. Le projet va, aussi, investir dans la prévention en termes de risques des chocs pouvant impacter négativement le système alimentaire, le développement de l’agro bisness des acteurs et la recherche pour améliorer le système alimentaire de la région. Les chaînes de valeur retenues pour les Régions de Mopti et Bandiagara sont le riz, le bétail sur pied, oignon/échalote, le poisson et le mil. Il a indiqué que le projet s’inscrit dans une approche nexus, alliant urgence humanitaire, développement durable et renforcement de la résilience des communautés locales. Financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), à travers Welthungerhilfe (WHH) pour plus de 7 milliards de francs CFA, le projet TISAL vise à améliorer les moyens de subsistance des jeunes adultes en renforçant les chaînes de valeur centrales et résilientes dans les systèmes alimentaires des Régions de Ségou, Mopti et Bandiagara, dans le Centre du Mali. D’une durée de 52 mois, il sera mise en poeuvre dans 30 Communes des trois Régions dont 10 dans les Cercles de Djenné, Sofara et Mopti, en 5e Région. Sa mise en œuvre sera assurée par le consortium composé de WHH, chef de file, Humanité & Inclusion (HI) et DoniLab. Après le mot de bienvenue du représentant du maire de la Commune urbaine de Mopti, Idrissa B. Cissé, l’intervention de la directrice-pays de WHH, Carolin Schmidt, a rappelé les nombreuses années d’appui de l’ON allemande aux cotés des communautés rurales du Mali, « pour combattre la faim, renforcer leurs résiliences avec la promotion des systèmes alimentaires durables. » « A travers ce nouveau projet, qui vise une transformation structurelle du système agroalimentaire local, depuis la production jusqu’à la consommation, en passant par la transformation, la commercialisation et la gouvernance inclusive, nous renouvelons, avec nos partenaires du consortium, notre engagement à soutenir les solutions innovantes, inclusives et durables en faveur de la sécurité alimentaire et nutritionnelle », a assuré la directrice-pays de WHH. En invitant les communautés bénéficiaires à une appropriation du projet, elle a expliqué que leur implication, leur savoir-faire et leur volonté « sont les véritables moteurs du changement durable que nous appelons de nos vœux. » Dans son discours de lancement, le représentant du gouverneur, Mamadou Seydou Diarra, qui a présidé les travaux de l’atelier, a souligné que « le dérèglement climatique, la dégradation des terres agricoles, l’accès limité aux ressources, mais aussi l’absence d’opportunités pour les jeunes et les femmes, compromettent notre cohésion sociale. » L’évènement a, aussi, mobilisé les autorités administratives et politiques des cercles de Mopti, Djenné et Sofara. les responsables du consortium d’ONG de mise en œuvre du projet composé de WHH, Humanité & Inclusion et DoniLab. DC/MD (AMAP)           .        

Pépiniéristes :  C’est le client qui manque le plus !

Par Moussa M. DEMBELE Bamako, 22 août (AMAP) Au Mali, l’hivernage est traditionnellement une période propice à la plantation d’arbres. Il n’y a pas si longtemps, les pépiniéristes en profitaient pour faire leur chiffre d’affaires. La donne a changé ces dernières années. La clientèle se fait rare pendant la saison des pluies. Situé à Faladié, en Commune VI du district de Bamako, sur l’avenue de l’OUA (UA), la voie principale reliant le centre-ville à la Tour de l’Afrique, un petit jardin de pépinières ressemble à une forêt verdoyante. Les plantes luxuriantes attirent le regard et l’atmosphère y est agréable. Il est 14h36, un lundi du mois d’août 2025. Une moto tricycle est garée à l’entrée du jardin. Deux jeunes, accompagnés du propriétaire, Bourama Coulibaly, chargent l’engin avec des plants de henné africain. C’est le seul client de la matinée ! « C’est un client fidèle qui achète des plants chaque hivernage. D’habitude, il prend jusqu’à 4 000 pieds mais, aujourd’hui, il a acheté seulement1 000 », explique M. Coulibaly, sans s’étendre sur le sujet. Dans le jardin, les plants sont soigneusement alignés sous des arbres ou à ciel ouvert, répartis entre différents pépiniéristes. On y trouve des manguiers, des orangers, des goyaviers, des pots de fleurs et bien d’autres espèces. Mais l’activité est au ralenti. Certains s’occupent à remplir des pots avec de la terre enrichie au fumier, tandis que d’autres, sous des hangars, lisent des journaux de pari hippique ou discutent de l’actualité, de la politique à la culture, souvent sans arguments convaincants. Un homme d’un certain âge, confortablement installé sur une chaise, refuse de répondre à nos questions. « Vous avez de l’argent ? On ne parlera plus à ceux qui viennent exploiter nos propos pour en faire du commerce. Vous dites que vous êtes journalistes, mais en réalité, vous êtes des enquêteurs pour des projets », lance-t-il avec méfiance. Un autre pépiniériste, sous couvert d’anonymat, explique : « Cet homme n’est pas un producteur formel. Il profite de l’arrivée des clients pour proposer ses services, d’où sa crainte de perdre sa place. » Ce jardin, un espace géré par l’État, est dédié à la production et à la vente de plantes. Habituellement, l’hivernage attire propriétaires de champs, particuliers et ONG. Cependant, depuis quatre ans, les ventes chutent, selon les producteurs. Ils attribuent cette baisse à la conjoncture économique du pays. « L’hivernage, c’est notre haute saison. Nous produisons pour répondre à la demande mais, ces dernières années, la différence entre saison sèche et pluvieuse est quasi inexistante », déplore Aboubacar Sidiki Compaoré, pépiniériste et musicien. « En dehors de la musique, j’ai choisi ce métier, car il peut rapporter plus que l’art », ajoute-t-il. Bakary Diarra, originaire de Kolokani, dans la région de Koulikoro, partage ce constat : « Pas de ventes. Nous sommes en août mais les clients ne viennent pas. L’hivernage est notre seule période pour booster notre chiffre d’affaires. La situation économique touche tous les secteurs. » Pour dynamiser leur activité, les pépiniéristes des six communes de Bamako ont créé une coopérative. Facourou Keita, 56 ans, président de la coopérative de la Commune VI, travaille dans ce secteur depuis plus de trente ans. « J’ai tout connu dans la production et la vente de plantes. C’est un métier que j’aime. Protéger l’environnement en plantant des arbres est une passion », confie-t-il, vêtu d’un t-shirt vert et d’un pantalon noir. Assis face à trois de ses cinq ouvriers – les deux autres étant partis aux champs faute de clients –, il déplore le manque de formations pour les pépiniéristes. « Nos efforts ne portent pas leurs fruits. L’État devrait valoriser ce secteur, car le développement d’un pays passe aussi par l’environnement », insiste-t-il, appelant à des programmes de renforcement des capacités. En deux heures sur place, un seul client, M’Famoussa Diawara, est venu acheter 20 plants de manguiers, d’orangers et de goyaviers. « Les prix sont plus élevés cette année par rapport aux années précédentes », note-t-il. Il suggère que l’État régule les prix et subventionne certaines plantes pour les rendre plus accessibles. Cette rareté de la clientèle chez les pépiniéristes, en cette période d’hivernage, peut s’expliquer par diverses raisons. En tout cas, c’est ce que nous dit Markatié Daou, journaliste, qui s’intéresse aux questions de la protection de l’environnement. « Cette année les pluies ont pris du retard ou elles tombent de façon irrégulière. La deuxième raison : la situation économique du pays qui a une répercussion sur les ménages », avance-t-il. Il ajoute que « beaucoup d’ONG, qui finançaient les campagnes de reboisement, sont en situation de crise financière ou ont quitté le Mali. La situation sécuritaire joue, également, sur la campagne. Certains sites à reboiser sont infestés d’éléments armés. » Quant à Papa Namory Traoré, ingénieur en environnement et santé publique, il estime que la plupart des agriculteurs n’achètent plus les pépinières. « Ils travaillent en réseau maintenant. Ils forment des coopératives qui leur permettent dacheter des plantes entre eux », précise-t-il. « Je ne suis pas spécialiste du domaine mais, je crois que c’est l’offre et la demande. Il se peut aussi que d’autres paramètres viennent s’ajouter, comme la vie chère », argumente le spécialiste de l’environnement. M. Traoré conclut : « J’ai des arbres fruitiers dans mon champ. Je suis, aussi, dans des réseaux et coopératives agricoles. Dans ma coopérative, nous sommes plus de mille personnes à travers tout le Mali. » MMD/MD (AMAP)

Club UNESCO : 19e édition du champ chantier international de reboisement et d’échange culturelle à Kita

Kita, 19 août (AMAP) Le club UNESCO a célébré la 19e édition du champ chantier international de reboisement et d’échange culturelle, lundi, à Kita (Ouest), a constaté l’AMAP. Placé sous le thème : « Les jeunes des clubs pour L’UNESCO pour l’action climatique », cette édition a été marquée par une plantation d’arbre et un rassemblement à la Place de l’indépendance. Mahamadou Hama Maiga représentant le gouverneur de la Région, a présidé cette activité, qui selon Mme Dicko Oumou Dicko du Club UNESCO de Bamako « a pour vocation la coordination de la coopération internationale en matière d’éducation, sciences, culture et communication. » Les programmes de l’UNESCO, selon Diallo Kadidia Maiga de l’UNESCO Bamako et Bana Moussa Bakhaga, chargé de mission au ministère de l’Education nationale, contribuent à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) définis dans l’Agenda 2030 adopté par l’Assemblée générale des Nations unies en 2015. Pour le représentant du gouverneur, Mamadou Hama Maiga, cette sortie sur Kita « honore la Région ». « Elle ajoute, a-t-il dit, une plusvalue à l’engagement des populations en faveur des efforts pour l’atteinte des Objectifs de développement durable. » La plantation d’arbres dans l’enceinte de la mairie de la Commune urbaine de Kita a été l’un des points saillants de la journée. MFK/MD (AMAP)