Burkina Faso : Une application mobile innovante pour détecter précocement les maladies des cultures
Bamako, 15 juillet (AMAP) – Aïssata Doussou Dembélé, étudiante à l’Université Joseph Ki-Zerbo, a développé une application mobile basée sur l’intelligence artificielle, « Crop Doctor », capable de détecter précocement les maladies de l’arachide à partir d’images, dans le but d’améliorer la production agricole, rapporte mardi l’Agence d’information b=urkinabè. « J’ai fait l’agriculture. Donc, je connais les difficultés du terrain. Je sais que si je développe une telle application, cela va être bénéfique pour les cultivateurs », a déclaré l’impétrante. Défendant son mémoire de master en informatique appliquée au changement climatique entièrement en anglais, Mme Dembélé a obtenu la note de 18/20, le jury saluant l’originalité de son travail. L’application, qui affiche une précision de 96% pour détecter des maladies comme l’alternariose, la rouille, la rosette ou la tache foliaire, propose également des conseils pour la prise en charge des pathologies identifiées. « Cette solution innovante renforcera la résilience des agriculteurs face aux maladies, améliorera la productivité et favorisera une agriculture intelligente et durable », a souligné le président du jury, Pr Amadé Ouédraogo. Face aux défis du changement climatique et des maladies affectant l’arachide, une culture de grande consommation et source de revenus pour les paysans, « Crop Doctor » se distingue par sa capacité à faciliter la détection précoce, surpassant les méthodes visuelles conventionnelles souvent inadaptées. « Dans un contexte de changement climatique, les producteurs font face à des défis comme la propagation rapide des maladies et l’apparition de nouveaux symptômes, rendant l’identification visuelle difficile », a expliqué le directeur de mémoire, Dr Zakaria Kiébré.Mme Dembélé envisage d’améliorer son application pour l’étendre à d’autres cultures, tandis que le jury encourage les autorités à soutenir la diffusion de cet outil pour renforcer la sécurité alimentaire. Le travail, supervisé par Dr Kiébré et évalué par Pr Ouédraogo, Dr Bouba Traoré et Dr Abel T. Nana, a été jugé « très satisfaisant » pour son apport à l’agriculture burkinabè. OS/MD (AMAP)
Tenenkou : C’est reparti pour la campagne agricole 2025-2026 !
Tenenkou, 15 juil (AMAP) Les paysans de Tenenkou (Centre) ont repris le chemin des champs pour une nouvelle campagne 2025-26 qu’ils espèrent plus concluante que celle de l’année dernière, 2024-2025, en demi-teinte, marquée par une récolte mitigée due aux fortes pluies et des inondations de milliers de parcelles dans le Cercle, a constaté l’AMAP. Le Cercle de Tenenkou, zone Aaro pastorale par excellence, dispose de milliers d’hectares cultivables et le ton de l’année, comme le disent les anciens, dépend du succès de la campagne agricole, Celle-ci, à son tour, est tributaire de la bonne volonté du ciel. Le riz et le mil sont les cultures phares dans cette zone inondée du delta intérieur du fleuve Niger qui dispose aussi d’une zone exondée dans une partie des Communes de Diaka, Sougoulbé et Diafarabé où le mil est principalement cultivé. Dans le casier rizicole de Tenenkou qui compte plus de 4 000 hectares, le démarrage de la campagne agricole est jugé « poussif », selon le chef du casier rizicole Amadou Coulibaly. Selon lui, la campagne agricole « commence à s’installer et nous sommes à la phase de traitement des mauvaises herbes. » Cette situation s’explique par le retard des pluies et l’affaiblissement des boeufs de labour qui souffrent énormément pendant la saison sèche de l’insuffisance de pâturages. Ce qui fait qu’au moment de démarrer la campagne agricole, les charrues, très majoritairement utilisées pour le labour des champs, manquent cruellement de boeufs performants capables de soutenir le rythme. En plus de ces difficultés, il faut aussi noter l’insuffisance de tracteurs dans le Cercle de Tenenkou. Autre difficulté notoire pour améliorer le rendement des agriculteurs, la dotation en engrais qui se réduit d’année en année. Le chef du casier rizicole invite donc « les paysans à labourer très tôt les champs afin d’éviter tout désagrément puisque le casier rizicole de Tenenkou est reparti en trois zones : une zone basse où il faut labourer avant le 25 juillet, une zone moyenne et haute où on peut commencer les travaux à partir du 25 juillet et ce jusqu’au 25 août. » Il a rappelé que face aux changements climatiques, « il est impératif que les paysans changent de comportement. » Dans les autres zones, notamment, les hors casier, la campagne agricole a également débuté. Selon le chef sous-secteur central de l’agriculture, Allassane Kamanta, 200 mm de pluies ont été recueillies de mai à la première décade de juillet 2025. Au niveau du hors casier, on est également à la phase de traitement avec apport de semi organique et épandage de fumier organique. En certains endroits, la phase de labour a commencé avec semi en volée pour les submersions libres et l’installation et le repiquage de pépinières pour la maîtrise totale de l’eau. Face aux changements climatiques, M. Kamanta invite, aussi, les paysans à adopter les semences améliorées adaptées au phénomène. Comme difficultés à ce niveau, selon notre interlocuteur, il faut noter, entre autres, l’insuffisance de matériels agricoles, notamment de tracteurs dont le nombre n’atteint pas vingt sur l’ensemble du territoire du Cercle. Autre difficulté notoire : l’insuffisance d’intrants dont le nombre diminue chaque année. Les agents de l’agriculture ont, tout aussi, des difficultés pour le suivi sur le terrain à cause de l’insécurité en certains endroits et du manque de moyens de déplacement. Au nombre des obstacles, également, l’insuffisance de personnel pour le service de l’agriculture dont le nombre total d’agents est de quatre pour l’ensemble des 8 Communes du Cercle. Pour une bonne campagne agricole, le chef sous-secteur central de l’agriculture et le chef du casier rizicole invitent en chœur, « les paysans à respecter le calendrier agricole et à suivre les conseils des techniciens. » Si une majorité des paysans du cercle a commencé à labourer leurs champs, ceux de Kara, Darou, Thilembeya, dans la Commune rurale de Diafarabé n’ont pas, pour l’instant, démarré à cause du déguerpissement de leurs villages, sur ordre de groupes armés, depuis plusieurs semaines maintenant. MD (AMAP)
Kolondièba : Distribution de 121 tonnes d’engrais subventionnés
Kolondièba, 15 juillet (AMAP) – Les autorités locales de Kolondièba ont commencé, ce mardi 15 juillet, la distribution de 121 tonnes d’engrais subventionnés par l’État, destinés aux agriculteurs de la commune, a constaté l’AMAP sur place « Ce geste de l’État témoigne de l’engagement des plus hautes autorités pour soutenir l’agriculture, principale activité de notre population », a déclaré Mme Traoré Maïmouna Keïta, 2e adjointe au préfet du cercle de Kolondièba, qui présidait la cérémonie. La cérémonie, organisée sous l’égide de la préfecture, a réuni le 3e adjoint au maire de Kolondièba, Oumar Diètiè Koné, ainsi que le personnel du secteur agricole. Cette première phase de distribution comprend 24 tonnes de DAP, 39 tonnes de NPK, tandis que 58 tonnes d’urée sont attendues prochainement. Oumar Diètiè Koné a salué l’initiative, soulignant son importance pour les agriculteurs en cette période cruciale de la campagne agricole. « Ce soutien arrive à point nommé pour soulager les paysans, mais je les exhorte à faire un usage strictement agricole de ces engrais subventionnés », a-t-il insisté. Les techniciens agricoles, Massiré Koné et Mme Goundo Fofana, ont dispensé des conseils pratiques aux bénéficiaires pour optimiser l’utilisation des engrais. Cette opération vise à renforcer la productivité agricole dans la commune, où l’agriculture constitue le pilier économique. NMK/OS/MD (AMAP)
Kangaba : Démarrage et évolution favorables de la campagne agricole 2025
Kangaba, 14 juil (AMAP) La campagne agricole 2025 se déroule dans des conditions agro climatiques relativement favorables, a déclaré le chef secteur de l’agriculture de Kangaba (Ouest) Ousmane Tangara, dans un entretien accordé à l’AMAP sur l’hivernage en général et la campagne agricole en particulier. Le chef secteur de l’agriculture de Kangaba a indiqué que par rapport sur le plan pluviométrique, la campagne agricole 2025 a connu « un démarrage tardif, une mauvaise répartition des pluies dans le temps et dans l’espace. » A la date du 11 juillet 2025, le poste de Kangaba a enregistré 333 mm en 23 jours contre 855,6 mm en 26 jours en 2024. Le poste de Naréna a enregistré, pour la même période, 279,7 mm en 15 jours contre 782,7 mm en 24 jours en 2024. La situation est largement déficitaire, Les hauteurs de pluies enregistrées, du 1er mai au 11 juillet 2025, sont inférieures à celles enregistrées l’année dernière, à la même périod,e pour les deux postes de Kangaba et Naréna. Sur le plan phytosanitaire, la situation est relativement calme dans l’ensemble « mais. il faut signaler la présence de chenilles légionnaires d’automne sur le maïs » dont le traitement est en cours avec le Papax et d’autres produits recommandés par l’encadrement. Sur 72 ha prospectés, 68 ha sont infestés et traités. En termes d’objectif, celui global de la production toutes céréales confondues est estimé à 113 984 tonnes pour une superficie de 62 290 ha. Pour les cultures maraîchers de contre saison, il est prévu 2 852 ha pour une production de 18 240 tonnes. Pour le coton, la superficie réalisée est de 3 472 ha sur une prévision de 36 000 ha soit un taux de réalisation de 96% supérieur à celui de l’année dernière qui était de 3 654 ha réalisés sur une prévision de 5 000 ha soit 73%. Le stade phénologique des cultures (mil, riz, maïs, sorgho, fonio, arachide, niébé) sont à présent au stade de labour et semis pour la plupart. Il faut signaler que dans le cadre de l’alimentation de l’usine Seydou-Diogo-Awa (SDA) de l’international Seydoublen Keita, il est prévu pour le secteur agriculture de Kangaba, 4 965 ha d’arachides, 216 ha de sésame et 56 ha de soja. SD/MD (AMAP)
Sikasso (Sud) : Campagne agricole 2024-2025, de mai à septembre, les récoltes en octobre et novembre
Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 13 juil (AMAP) La campagne agricole a démarré, dans la Région de Sikasso (Sud), en fin mai et s’étendra jusqu’en fin septembre, pour des récoltes prévues en octobre et novembre, a annoncé le chargé des statistiques, suivi-évaluation et communication de la Direction régionale de l’agriculture (DRA), Ousmane Dembélé. Dans un entretien avec l’AMAP, M. Dembélé a précisé : « L’objectif d’emblavure en céréales est de 661 562 ha dont 572 942 ha en céréales sèches et 88 620 ha en riz dans la Région. » Les producteurs sont au four et au moulin. L’encadrement ne ménage aucun effort pour la réussite de la campagne pour réaliser cet objectif. A cet effet, M. le technicien soutient que le dispositif d’encadrement est à pied d’œuvre pour fournir l’appui-conseil nécessaire aux producteurs en vue d’atteindre les objectifs de production de la campagne agricole. Sur le registre de la répartition de la pluviométrie, Ousmane Dembélé soutient que la campagne agricole 2025 a connu « une pluviométrie précoce mais mal repartie dans l’espace pendant le mois de juin dans certaines localités de la Région de Sikasso. » A la date du 30 juin 2025, les cumuls étaient de : (275 mm en 19 jours contre 237,1 mm en 27 jours lors de la campagne 2024 et une moyenne interannuelle de 253,4 mm à Sikasso central) et (199,1 mm en 22 jours en 2025 contre 298,5 mm en 24 jours en 2024). S’agissant de la subvention de l’engrais, il soutient que la mise en place de 3249 T d’engrais est en cours dans le cadre du Projet de développement, de la productivité et de diversification agricole dans les zones arides et semis arides du Mali (PDAZAM). A cela s’ajoute les 188T d’engrais du Projet d’urgence de production et de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PUPSAN). Cette quantité est destinée aux communes d’intervention du projet dans la Région de Sikasso. « L’engrais est cédé aux producteurs au prix de la subvention soit 14 000 Fcfa le sac de 50 Kg auprès de la commission de réception et de distribution créée dans chaque commune bénéficiaire et composée du secteur de l’Agriculture, de la chambre d’Agriculture et de la mairie », révèle-t-il, avant d’ajouter que ces engrais constituent un appui important de l’Etat en faveur des producteurs. Par ailleurs, le chargé des statistiques, suivi-évaluation et communication de la DRA appelle les producteurs à suivre les conseils de l’encadrement et appliquer les bonnes pratiques agricoles afin d’intensifier les productions. « Les premières réalisations des emblavures doivent être bien désherbées avant de bénéficier les doses recommandées de fertilisants. Les semis en cours doivent prendre en compte les spécificités variétales… », précise-t-il. Et de renchérir que le marché des intrants agricoles continue à être approvisionné. Quant au président de la Chambre régionale d’agriculture (également producteur), Abdoulaye Bamba, il a mis un accent particulier sur la gestion des inondations en période hivernale. Pour ce faire, il a prodigué des conseils judicieux aux producteurs. Ceux-ci, selon lui, « doivent prioriser les cultures qui conviennent dans les zones inondables notamment le riz. » Il faut faire des barrages en terre pour sécuriser les champs. S’agissant des difficultés des producteurs de Sikasso, le président de la Chambre régionale d’agriculture a souligné, notamment, « le retard du paiement des productions de la filière coton, le retard dans la mise en place des intrants agricoles et l’insuffisance de la mise en place de la subvention en engrais dans certaines communes de la Région. » S’y ajoute l’insécurité. « Cela ne nous empêche pas de cultiver mais, on travaille la peur au ventre », confie-t-il. Pour le bon déroulement de la campagne agricole 2025, Abdoulaye Bamba a invité d’une part, les producteurs à privilégier le calendrier agricole, à toujours tenir compte de la pluviométrie et, d’autre part, le gouvernement à multiplier les appuis techniques et particulièrement ceux en intrants agricoles. Les prévisions climatiques pour le reste de la saison (juillet-septembre 2025) de Sikasso sont claires. En termes de phénomènes extrêmes, quelques épisodes de fortes pluies orageuses sont attendus, pouvant provoquer des ruissellements rapides, des pertes de sols et inondations localisées, des dégâts sur les jeunes plants ou récolte précoces. Selon le coordonnateur de la station météo de Sikasso, Salif Diabaté, les cultures bien positionnées sont notamment le maïs, le sorgho, le mil, le riz et le coton. « Ces cultures bénéficient des conditions globalement favorables pour la croissance », a-t-il précisé. Par ailleurs, seuls les producteurs des zones basses ou irriguées peuvent envisager des cultures de décrue (riz de bas-fond et légumes). Comme risques, les producteurs pourront faire face à des attaques accrues de ravageurs et maladies (chenilles légionnaires et mildiou) dues aux périodes humides prolongées. Et aussi le risque de saturation hydrique dans les sols mal drainés et une fin de saison anticipée. Toute chose qui pourrait perturber le développement des cultures à cycle long non encore semées ou mal suivies. Salif Diabaté a invité « les producteurs à suivre les bulletins de la météo et agro-hydro-climatiques hebdomadaire, à privilégier les cultures et variétés à cycle moyen pour éviter les pertes en cas de fin précoce et à anticiper les périodes de récolte entre les grandes pluies pour éviter la pourriture des plants. » A son avis, il est également pertinent, d’envisager la diversification des cultures vivrières pour assurer la résilience. « La saison 2025 est globalement favorable à Sikasso. Les producteurs doivent rester vigilants face aux excès d’eau, à une fin de saison anticipée, à la chaleur entre les pluies… », conclut-il. MFD/MD (AMAP)
Mali : Pluies et orages prévus dans plusieurs régions ce 12 juillet 2025 (Agence Mali-Méteo)
Bamako, 12 juillet (AMAP) – L’Agence Mali-Météo, sous l’égide du ministère des Transports et des Infrastructures, annonce des orages accompagnés de pluies dans la Région de Douentza (Centre), avec une extension prévue à d’autres régions ce samedi 12 juillet 2025, a indiqué un communiqué du ministère. « Ces conditions météorologiques toucheront dès la fin d’après-midi les régions de Tombouctou, Mopti, Bandiagara, San et Koutiala », a précisé Mali-Météo. Selon le communiqué, des précipitations sont également attendues dans la nuit du 12 juillet dans le District de Bamako ainsi que dans les Régions de Nara, Nioro, Kayes (Ouest), Ségou (Centre), Sikasso (Sud), Koulikoro, Dioila et Kita (Ouest). L’Agence Mali-Météo appelle les populations de ces zones à prendre les précautions nécessaires face à ces conditions météorologiques. OS/MD (AMAP)
Campagne agricole 2025 2026 : Le Cercle de Ouélessébougou reçoit de l’engrai subventionné par l’Etat en soutien aux agriculteurs
Ouélessébougou 09 juil (AMAP) Les responsables de l’agriculture et les partenaires techniques, ont effectué, mercredi, une visite des stocks d’engrais subventionnés par l’État, destinés aux producteurs locaux, dans les magasins de stockage et au Secteur d’Agriculture de Ouélessébougou, dans le cadre de la campagne agricole 2025 -2026, a con, taté l’AMAP sur place. L’objectif de la visite était de « constater la disponibilité des intrants agricoles et s’assurer de la bonne distribution à des prix réduits aux paysans », comme exigé par le gouvernement. Après avoir vérifié la qualité et la disponibilité des intrants, notamment les engrais minéraux, dans les magasins du fournisseur et à la structure locale de l’agriculture, au compte du Projet de développement de la productivité et de la diversification agricole dans les zones arides du Mali (PDAZAM). Le préfet du Cercle de Ouélessébougou Moussa A. Sagara, s’est dit satisfait de la qualité des produits, tout en soulignant l’importance de ces subventions pour « garantir l’accès des agriculteurs à des produits de bonne qualité », à des prix abordables, pour accroître les rendements et assurer la sécurité alimentaire. « Cette visite est le symbole de l’engagement des autorités à accompagner les agriculteurs, tout en rappelant que la réussite de la campagne 2025-2026 dépendra de la bonne coopération entre l’État, les partenaires techniques et les communautés locales », a déclaré le chef de l’exécutif local. Pour sa part, le chef secteur de l’agriculture de Ouélessébougou, Théophile Diakité, a précisé : « A ce jour, nous avons reçu 55 tonnes de l’engrais NPK et 45 tonnes de DAP, pour la première tranche des subventions, avec la Société Sènè Yiriwa So, en attendant une seconde tranche de l’engrais Urée. » « Cependant, la distribution a déjà commencé dans les communes de Sanankoro Djitoumou, Faraba et Ouélessébougou », a assuré M. Diakité. Parmi les visiteurs, outre les autorités administratives de Ouélessébougou, conduites par le préfet du Cercle, et le chef secteur de l’Agriculture, Théophile Diakité, il y avait le président de la Chambre locale d’Agriculture, Broulaye Doumbia et le représentant du fournisseur, N’To Coulibaly. AC/MD (AMAP)
Mopti : 1ère édition de la Foire agricole des semences paysannes
Mopti, 7 juil (AMAP) Les rideaux sont tombés, dimanche, sur 1ère édition la Foire agricole des semences paysannes dans la région de Mopti, tenue du 4 au 6 juillet au centre Jean Bosco de Sevaré, a constaté l’AMAP. Cette foire initiée par l’antenne de l’Institut de Recherche des Alternatives en Développement (IRPAD-Afrique) de Mopti, en partenariat avec OXFAM -Mali et la Direction régionale de l’agriculture est bien perçu par les producteurs et leur encadrement en ce début d’hivernage. S’inscrivant dans le cadre de l’appui au Programme de transition agro écologique paysanne par les organisations de la Société civile en Afrique de l’Ouest, cette foire se veut un tremplin pour les semences locales afin d’assurer la sauvegarde et la promotion des semences paysannes et booster la transition agroécologique. Trois jours durant, les producteurs semenciers venus des Régions de Koutiala (Sud), Ségou, San, Bandiagara et Mopti (Centre), les paysans, l’encadrement ont procédé à des échanges de semences, conclu des transactions commerciales sur des semences et divers produits locaux. Elle a, aussi, permis des échanges d’expériences sur plusieurs centres d’intérêts afférents à l’agroécologie paysanne et de partager des connaissances à travers six thématiques sur les fertilisants organiques et les bio pesticides, les effets de l’utilisation des pesticides et des engrais chimiques, la protection et la gestion de l’environnement, le système participatif de garantie et assurance qualité. Les marchés territoriaux dans l’évolution de la transition agroécologique au Mali : défis, enjeux et perspectives, la présentation de la plateforme agroécologique paysanne du Mali, organe technique d’orientation, les membres, le fonctionnement et la visite des champs écoles de Somadougou et de Ouornion, dans le cercle de Mopti, ont aussi été des thèmes forts de la rencontre. A l’ouverture de la Foire, présidée par le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur, Ousmane Diallo, le directeur de programme d’IRPAD-Afrique-Mopti, Abdramane Goita, a expliqué que « l’agriculture reste tributaire des conditions climatiques capricieuses dans un contexte de changements climatiques. » Selon lui « ce phénomène ajouté à l’utilisation abusive des produits chimiques et de nouvelles variétés de semences OGM (Organisme génétiquement modifiés) reproductibles exacerbent l’insécurité alimentaire et, même, semencière favorisant la prolifération des semences de toutes natures dans notre zone. » « La Région de Mopti est une zone à forte vocation agro-sylvo-pastorale où les périodes fastes alternent avec les périodes de pénurie, au rythme d’une bonne campagne sur deux », a souligné le représentant du gouverneur. Selon, M. Diallo, « la question de l’agroécologie et celle de la semence paysanne nous interpelle tous (autorités administratives, politiques et traditionnelles, société civile) à nous impliquer davantage pour cette cause noble. » Il a exhorté, chacun à s’investir pleinement afin de satisfaire nos besoins en semences paysannes. Une vingtaine de stands ont été mis en place pour donner une plus grande visibilité aux semences paysannes. La présidente de la Société coopérative des maraîchers (AMAKENE) de Bandiagara, Ramatou Guindo, a qualifié la foire de « salutaire. » Elle a été, selon Mme Guindo. « une opportunité pour les productrices et les producteurs semenciers d’écouler leurs marchandises et de nouer des contacts d’affaires avec des investisseurs potentiels. » DC/MD (AMAP)
Sikasso : Le Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel évalue ses réalisations dans la Région
Sikasso, 5 juil (AMAP) Une mission de presse du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel phase II (PRAPS 2) -Mali a effectué, du 29 juin au 3 juillet, une visite des réalisations du projet afin d’échanger avec ses bénéficiaires sur leurs expériences, les résultats, les progrès réalisés et les défis rencontrés, tout en les sensibilisant sur la pérennisation des acquis. La mission a concerné plusieurs infrastructures et aménagements pastoraux de Nièna, Mamabougou, Kaboïla et de la ville de Sikasso dont le coût total de réalisation est estimé à plus de 589 166 000 Fcfa. A travers ces visites des réalisations dans ses zones d’intervention, le PRAPS 2–Mali, qui est sous la tutelle du ministère de l’Elevage et de la Pêche, voulait, aussi, organiser des séances d’échanges et de sensibilisation avec les bénéficiaires. Il s’agissait, également, de collecter des témoignages et supports visuels sur les résultats et impacts du projets, assurer la couverture médiatique et la diffusion de toutes les étapes de la mission de terrain. A Nièna, première étape, la mission a sillonné les sites de réalisations, du marché à bétail des petits ruminants, en passant par celui des gros ruminants, des magasins de stockage d’aliment bétail jusqu’à l’aire d’abatage. Là, les bénéficiaires des infrastructures construites et réhabilitées, à savoir les présidents des Comités de gestion des deux marchés à bétail et celui de l’aire d’abattage ont chacun exprimé leur joie et salué le geste du PRAPS 2 et son partenaire, la Banque mondiale. « Auparavant, les conditions n’étaient pas du tout favorables. Les pasteurs vendaient leurs bêtes à l’extérieur du marché. Grâce au PRAPS 2, nous avons de nouveaux marchés à bétail, un nouveau parking, des abreuvoirs… », s’est réjoui le président du Comité de gestion du marché à bétail des petits ruminants, Moussa Diallo. Il a ajouté qu’à présent leur marché connait une affluence « car il est fréquenté par les clients venant de plusieurs pays voisins, à savoir le Sénégal, la Guinée, la Côte d’ivoire et la Gambie. » Le 2ème adjoint au maire de la Commune rurale de Nièna, Mathieu Koné, a adressé ses remerciements au PRAPS 2 pour ses nombreuses réalisations dans sa commune. La seconde étape de la mission a été la visite de l’étal de boucherie réhabilité au grand marché de Sikasso et la ferme agro-sylvo-pastorale de Mamadou Tangara, à Mamabougou (un village à 6km de Sikasso). Ici également, la présidente du Comité de gestion, Mme Touré Rahamatou Bagayogo, le président de l’Interprofession filière bétail-viande de Sikasso, Chaka Sanogo et le propriétaire de la ferme, Mamadou Tangara, n’ont pas tari d’éloges à l’endroit du projet. Dans sa dernière étape, la mission a mis le cap sur la Commune rurale de Kaboïla, précisément le village de Nayérebougou (à 26 km de Sikasso). Ici, aussi, le PRAPS-2 Mali a réhabilité le Système d’hydraulique pastoral amélioré (SHPA). Egalement, les bénéficiaires ont exprimé leur sentiment de joie et de satisfaction. La présidente du Comité de gestion du SHPA, Aissata Togola, a dit merci au PRAPS-2 Mali et ses partenaires avant de promettre qu’un bon usage sera fait de l’investissement. « Je suis très satisfaite du niveau de réalisation des nombreux sites d’infrastructures et aménagements pastoraux de la Région de Sikasso. La réception provisoire de plus de 90% de ces réalisations a été faite et à 100% », a déclaré l’experte en communication du PRAPS 2-Mali Mme Touré Maïmounatou Touré, qui a dirigé la mission. Elle a précisé que les sites choisis par le projet contribuent énormément à l’amélioration des conditions de vie des pasteurs et agropasteurs. Par ailleurs, elle a assuré que les difficultés recensées seront remontées pour l’atteinte des objectifs à la fin du projet. « Le projet est déjà à mi-parcours, j’invite les bénéficiaires à faire un bon usage des infrastructures », a-t-elle conclu. Le PRAPS 2 a, entre autres, réalisé dans la Région de Sikasso, trois parcs de vaccination à Sokoura, à Soroblé et à Nayérebougou, des clôtures des Unités de production et des Industries animales (UAPIA) de Nièna, N’Kouroula et Kignan ainsi que la construction/réhabilitation des postes vétérinaires de Kignan, Loulouni, Dandéresso, Hérémakono et Misséni. S’y ajoutent, la réhabilitation de la clôture du secteur vétérinaire de Kadiolo… Le projet a, également, soutenu la direction générale des Eaux et Forêts à conduire l’élaboration et l’actualisation de cinq conventions locales dans la Région de Sikasso. Il aidé à engager le financement de sept sous-projets à caractère innovant d’un montant total de 49 millions au profit des Sociétés coopératives formelles de pasteurs et agropasteurs. En 2023, le PRAPS 2 Mali a financé 180 Activités génératrices de revenu (AGR) au profit des femmes et des jeunes, pour un montant total de 45 millions de Fcfa. Au cours de sa deuxième phase, il a renforcé la présence féminine dans les Comités de gestion (COGES) des infrastructures pastorales. À Sikasso, une dizaine de femmes occupent des postes clés dans la gestion des marchés à bétail, des aires d’abattage et des étals de boucherie. Des formations en leadership, gestion, médiation et lutte contre les Violences basées sur le genre (VBG) ont été déployées, accompagnées de séances de sensibilisation communautaire et de coaching individuel. Ces efforts ont permis d’atteindre un taux de participation féminine de plus de 13 % dans les COGES de la Région. La mission comprenait aussi de l’assistant communication, Yaya Diarra, l’assistant suivi-évaluation du PRAPS 2 (Sikasso), Sékou Traoré, l’animatrice genre du projet à Sikasso, Mme Diabaté Safiatou Coulibaly et plusieurs médias. MFD/MD (AMAP)
Forum de Mercy Corps : Tirer profit des bonnes pratiques de résilience et d’adaptation au changement climatique
Bamako, 27 juin (AMAP) Des participants venus de plusieurs localités d’intervention du projet « Mercy Corps », ont échangé, pendant trois jours (25, 26 et 27 juin), à Bamako, pour dégager des recommandations sur l’adaptation et la résilience au changement climatique, la mutualisation et l’harmonisation des approches ainsi que les efforts au sein d’une coalition nationale au bénéfice des communautés partenaires. Ces participants de Bamako, Koulikoro, Ségou, San, Koutiala ont recommandé, entre autres, de vulgariser les bonnes pratiques identifiées lors de ce forum, faire des restitutions au sein des différentes organisations et prendre en compte les bonnes pratiques lors de la formulation de nouveaux projets, sensibiliser et informer les jeunes à l’utilisation responsable des ressources naturelles. Lors de la clôture des travaux, vendredi, à l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (EMP-ABB), la représentante du ministre chargé de la Promotion de la Femme, Mme Bocoum Aoua Guindo, a fait remarquer que les femmes représentent plus de 70% de la main d’œuvre agricole au Mali. « Elle portent une grande part de la production et du travail quotidien dans nos champs, nos marchés et nos familles. Pourtant, alors qu’elles constituent le pilier de notre sécurité alimentaire, moins de 10% d’entre elles ont un accès effectif à la terre, Ce qui freine leur pleine contribution au développement rural, mais aussi à la stabilité et à la paix dans nos communautés », a-t-elle fait remarquer. « La réduction de cette inégalité est, non seulement, une question de justice sociale mais, aussi, un lien central pour prévenir les conflits, renforcer la cohésion et favoriser un développement harmonieux », a averti Mme Bocoum. Elle a également trouvé que les conclusions de ces travaux « confortent dans la conviction que la résilience agricole ne peut se construire sans justice sociale, sans égalité d’opportunités pour les femmes et la jeunesse, sans promotion active de leur leadership. » « A travers les actions du Programme justice et stabilité au Sahel (JASS), grâce à la mobilisation des autorités locales, des commissions foncières et de tous les partenaires, nous voyons des progrès réels », a fait savoir Mme Bocoum Aoua Guindo. Parmi les partenaires, il y a le Royaume Uni dont le représentant de l’ambassadeur, Robert Elsworth, a souligné que le changement climatique est une menace réelle. « Nous repartirons avec des idées concrètes pour une solution durable », a-t-il dit. Ces trois jours ont été consacrés au thème : « Forum de partage de connaissance et bonnes pratiques de résilience et d’adaptation au changement climatique. » ST/MD (AMAP)

