Kolondièba : Lancement de la campagne régionale de reboisement par le gouverneur de la région de Bougouni

Kolondièba, 19 août (AMAP) Le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé a présidé, lundi, le lancement de la campagne régionale de reboisement à Kolondièba, a constaté l’AMAP. Depuis 1995, le Mali organise, chaque année, à travers le ministère en charge de l’Environnement, une Campagne nationale de reboisement. Cette année le thème est : « Reboiser pour restaurer les terres dégradées et lutter contre la désertification. » Après l’accueil par le préfet du Cercle de Kolondièba, Boubacar Oumar Traoré, et la population, le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de brigade Ousmane Wélé a procédé au lancement de la campagne régionale de reboisement sur une superficie 1/4 d’hectare dans le domaine de la résidence du préfet de Kolondièba. Le gouverneur de Bougouni a planté le premier pied d’arbre entouré de ses proches, du directeur régional des Eaux et Forêts de Bougouni, le préfet du Cercle de Kolondièba, du maire de la Commune de Kolondièba, les chefs de services techniques régionaux et locaux, les partenaires au développement, la société civile dans son ensemble. Ce bosquet, qui encadre la partie Est de la résidence du préfet, porte le nom de Boubacar Oumar Traoré actuel préfet du Cercle de Kolondièba. Cet honneur pour le chef de l’exécutif local est une reconnaissance pour son dévouement, son engagement, sa disponibilité dans l’exercice de sa fonction. Le chef de l’exécutif régional a dit que la campagne régionale de reboisement vise, entre autres, « à sensibiliser l’opinion régionale et locale sur l’importance du reboisement » et a rappelé aux partenaires techniques et financiers « la nécessité d’orienter les appuis vers les actions de lutte contre la dégradation des ressources naturelles, la perte de la biodiversité, la lutte contre la désertification et les effets des changements climatiques. » L’atteinte des objectifs du reboisement requiert sa réplication au niveau des communes et l’accompagnement de tous les acteurs (collectivités, partenaires et autres). Le gouverneur a remercié les autorités administratives, politiques l’ensemble du personnel de la Direction régionale des Eaux et Forêts de Bougouni pour la bonne organisation de ce lancement. Il a, aussi, félicité et encouragé le préfet Boubacar Oumar Traoré pour « L’initiative 5/5 » développée par ses soins en vue d’accompagner la campagne de reboisement par la plantation de 5 arbres dans chaque structure technique du Cercle pour environ 800 plants. Cette année, la région de Bougouni prévoit une production d’environ 500 000 plants toutes espèces confondues, un reboisement de 1 225 hectares. Le coordinateur de la Société de gestion Forestière (SDF), Abdoulaye  Halidou Cissé, a vivement salué l’initiative 5/5 de la préfecture de Kolondièba. «Car, a-t-il elle incarne une approche inclusive et mobilisatrice, appelant chaque acteur (institutionnel, communal, villageois, associatif) à planter, protéger et pérenniser. C’est une Vision que nous partageons pleinement et que nous soutenons avec conviction. » Le maire de la Commune de Kolondièba Abdoul Karim Sangaré a salué le gouverneur et sa délégation, la Direction régionale des Eaux et Forêts, le préfet de Kolondièba pour le choix porté sur sa commune. Il a, aussi, félicité le partenaire SGF pour son appui financier dans le cadre de cette campagne de reboisement, la Fédération régionale des exploitations forestiers, le service des Eaux et Forêts, les Forces de défense et de sécurité et tous ce qui ont participé au lancement de cette campagne régionale de reboisement. Plusieurs folklores du milieu comme le Ya, le Didadi ont émerveillé les participants. NMK/MD (AMAP)

Campagne régionale de reboisement à San : 200.000 plants pour reboiser 103 hectares  

San, 19 août (AMAP) Le gouverneur de la Région de San, le colonel-major Ousmane Sangaré, a donné ce 19 août 2025, le coup d’envoi officiel de la 31è édition de la campagne régionale de reboisement qui envisage de planter 200 000 pieds sur une superficie de 103 hectares dans la Région, a constaté. « Reboiser pour restaurer les terres et lutter contre la désertification » est le thème de cette 31e édition à San où le colonel-major Ousmane Sangaré, a procédé à la mise à terre du premier plant. Dans son discours de lancement, il a indiqué que cette campagne « vise à lutter contre la désertification, à conserver la biodiversité, atténuer les effets néfastes des changements climatiques, augmenter le taux de couverture végétale et réduire la pauvreté. » Le chef de l’exécutif régional a souligné qu’au regard du thème, cette campagne « vise, également, à sensibiliser l’opinion nationale et régionale sur l’impérieuse nécessité de cultiver la notion de reboisement et d’aider au changement de comportement, quant à l’exploitation irrationnelle des ressources forestières. » Le Directeur régional des Eaux et Forêts de San, le lieutenant-colonel Ousmane Samassekou a surtout insisté, au même titre que le gouverneur, sur suivi et l’entretien des arbres plantés. « Ces arbres ont besoin d’être protégés avec des clôtures en grillage et ou des corsets tout en les arrosant constamment », a indiqué l’officier supérieur des Eaux et Forêts. NC/MD (AMAP)

Mopti : Lancement de la campagne de reboisement

Mopti, 16 août (AMAP) La campagne régionale de reboisement à Mopti, (Centre) édition 2025, qui prévoit la production de 153 400 plants, toutes espèces confondues, s’est déroulée, vendredi à Sévaré, lors d’une cérémonie présidée par le gouverneur de la Région, le général de Brigade Daouda Dembélé. Le programme envisage, également, le reboisement de 130 hectares toutes technologies confondues et la régénération naturelle assistée (RNA) de 2 200 hectares. Les acteurs du développement environnemental de la Région ambitionnent, aussi, la réalisation de 15 km de pare-feu et la mise en œuvre de cinq plans d’aménagement et de gestion de massifs forestiers. A l’occasion de la cérémonie de lancement, en présence des chefs de services régionaux, les élus, les Partenaires techniques et financiers (PTF), avec comme chef de file l’ONG-NEF et les légitimités traditionnelles, le représentant de l’ONG-NEF, Daouda Cissé, a réitéré l’engagement des PTF « à toujours accompagner les efforts des pouvoirs publics dans le domaine de la restauration des terres dégradées, la conservation de la biodiversité, la lutte contre la désertification et les effets néfastes du changement climatique. » Le général de brigade, Daouda Dembélé, a rappelé le thème de cette édition 2025 qui est : « Reboiser pour restaurer les terres et lutter contre la désertification ». Selon lui, ce thème « nous interpelle à cause de l’augmentation des terres stériles, une situation qui nous incite à planter et à entretenir des arbres pour notre avenir et celui des futurs générations. » En exhortant les populations de la Région à planter et à entretenir des arbres, le chef de l’exécutif régional a souligné que « l’atteinte des objectifs de la campagne au niveau de la Région passe par l’implication de tous. » Il a renouvelé ses remerciements et félicitations à l’ensemble des acteurs et des partenaires de la région pour n’avoir « ménagé aucun effort pour la réussite de l’évènement. » Le général de brigade Daouda Dembélé a donné le top départ des activités de reboisement en plantant son arbre dans le bosquet initié pour la circonstance. Il a été suivi par les membres de la délégation qui l’accompagnait. A l’instar des autres pays du Sahel, les zones bioclimatiques du Mali sont perturbées par les effets conjugués du comportement de l’homme et de la sécheresse avec comme conséquences la dégradation et la réduction drastique du couvert forestier et l’ensablement des cours d’eau. Pour inverser cette tendance, le Mali, à travers le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, organise chaque année une campagne nationale de reboisement. DC/MD (AMAP)      

Mandiakuy : Campagne de plantation d’arbres

Mandiakuy, 16 août (AMAP) Une opération de plantation, samedi matin, a planté 4 305 pieds d’arbres sur le site communautaire de Debere, dans la Commune rurale de Sanékuy, Cercle de Mandiakuy, dans le Centre du Mali, a constaté l’AMAP sur place. Cette activité dont l’objectif est de préserver les espèces locales en voie de disparition, s’inscrit dans le Programme de gouvernance locale des ressources forestières au Mali dénommé « Anw Ka Siguida ». Il s’agit du néré, du baobab, l’acacia Sénégal (gommier), l’anacardium occidental, le balanite et l’acacia colei. L’opération a porté sur 10 sites : Dittara, Konkorona et Duy dans la Commune de Mandiakuy ; Dèbèrè, Lébéré, Borokou, Doubakuy et Dokorokuy dans la Commune de Sanékuy et Beni-Bokuy et Mayoro dans la commune de Diora, selon le facilitateur Brahima Dakouo. Le chef de village de Dèbèrè, Kana Dakouo, a demandé à sa population de « se donner corps et âme » à cette opération (organisé par l’ONG Sahel éco en partenariat avec Tree Aid et financé par Darwin initiative) et le suivi des arbres qui vont, « un jour, servir la communauté. » Il a, ensuite, planté le premier pied. Puis, a exhorté la population à procéder, conformément aux consignes données. Durant six heures, hommes et femmes de Dèbèrè ont mené cette activité civique destinée à donner une belle nature, les jours à venir. Le facilitateur superviseur s’est dit « ravi du déroulement des travaux. » Il a clos le travail en annonçant que les 10 sites qui reçoivent ces plants seront mis en compétition et que les meilleurs vont être récompensés par le Programme Anw Ka Siguida. JD/MD (AMAP)

Lutte contre les changements climatiques : Signature de conventions entre l’AEDD, la BNDA et le PNUD

Bamako, 14 août (AMAP) Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la Banque nationale de développement agricole (BNDA), d’une part, la BNDA et l’Agence de l’environnement et du développement durable (AEDD), d’autre part,  ont signé, jeudi, à Bamako, des conventions pour renforcer la coordination face aux défis majeurs liés aux changements climatiques auxquels le Mali est confronté, a constaté l’AMAP. Cette double signature, présentée comme symbolisant « un engagement fort et concret » des autorités maliennes, a été présidée par la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara,, La signature de ces accords vise à renforcer la capacité du Mali, à mutualiser les compétences et à augmenter les opportunités de mobilisation de ressources. Il s’agit d’accompagner le Mali dans ses efforts de lutte contre les changements climatiques et renforcer la résilience climatique pour un développement durable. Le directeur général de l’AEDD, Zantigui Boua Koné, a souligné le rôle de l’agence en tant qu’Autorité nationale désignée du Fonds vert pour le climat (FVC). « L’AEDD joue un rôle de coordination, d’accompagnement technique et de facilitation des partenariats, afin que les ressources mobilisées soient pleinement alignées sur les priorités nationales », a-t-il indiqué. Selon la ministre, « la convention signée entre l’AEDD et la BNDA intervient dans un contexte où notre pays fait face aux effets de plus en plus visibles des changements climatiques : perturbations des cycles agricoles, dégradation des ressources naturelles, perte de biodiversité, insécurité alimentaire et pressions accrues sur les communautés rurales. » Face à ces défis, la ministre Mariam Tangara a indiqué qu’un choix stratégique a été fait : investir dans le renforcement des mécanismes nationaux de mobilisation, de gestion et de déploiement des ressources financières climatiques. C’est dans ce cadre que l’AEDD, en sa qualité d’Autorité nationale désignée auprès du FVC, a accompagné techniquement en institutionnellement la BNDA jusqu’à son accréditation officielle par le Conseil du FVC en octobre 2024, à Songdo, en Corée du Sud. De son côté, le Représentant-résident du PNUD, Maleye Diop, a affirmé que « ce partenariat entre le PNUD et la BNDA s’inscrit pleinement dans la dynamique plus large du programme pays du Fonds Vert pour le Climat au Mali, qui identifie les priorités. » Celles-ci portent sur l’adaptation des systèmes agricoles et hydriques, la gestion durable des ressources naturelles, l’électrification rurale par les énergies renouvelables, et le renforcement des capacités institutionnelles et communautaires. La directrice générale adjointe de la BNDA, Mme Touré Aïssata Cissé, a affirmé que « la signature des conventions « ouvre la voie à la mobilisation de ressources stratégiques pour le financement de projets structurants dans l’agriculture résiliente, les énergies renouvelables et la gestion durable des ressources. » « La BNDA s’engage à en être le catalyseur financier »,a-t-elle assuré La convention entre l’AEDD et la BNDA vise à consolider cet acquis et à structurer la coopération autour de cinq axes : le renforcement des capacités institutionnelles et techniques ; la mobilisation et la gestion des financements climatiques ; la mise en œuvre conjointe de projets pilotes intégrant les dimensions environnementales, sociales et économiques ; la promotion des bonnes pratiques de développement durable ; et le plaidoyer national et international en faveur de la finance verte. Celle entre la BNDA et le PNUD traduit la volonté de mobiliser l’expertise et l’appui technique du système des Nations Unies pour soutenir la banque agricole dans ses nouvelles fonctions d’entité accréditée, et contribuer à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) et des engagements climatiques. La ministre en charge de l’Environnement a indiqué, dans son discours, que les deux conventions ne sont pas de simples documents administratifs. « Elles sont le symbole d’une nouvelle dynamique de coopération entre acteurs publics, privés et partenaires au développement, pour transformer nos ambitions climatiques en résultats tangibles pour nos populations », a-t-elle dit. FK/MD (AMAP)    

Campagne agricole 2025-2026 : Les services centraux font le point à mi-chemin

Bamako, 14 août (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, a présidé, ce jeudi, à la Direction des finances et du matériel (DFM) du ministère, un Conseil de cabinet élargi des départements du secteur du Développement rural, pour faire le point à mi-parcours des activités de la campagne agricole 2025-2026, a constaté l’AMAP. « La campagne agricole en cours a connu un démarrage précoce au niveau de certains bassins de production. Ce qui a occasionné des besoins pressants en intrants agricoles, notamment les engrais », a déclaré le ministre de l’Agriculture, accompagné de son collègue de l’Elevage et  de la Pêche, Youba Ba, à l’ouverture de la réunion. Le ministre en charge de l’Agriculture, a fait noter « que la campagne en cours est marquée par de fortes quantités de pluies avec quelques arrêts constatés mais qui sont de courte durée par endroits. » Cette situation, selon le chef du département de l’Agriculture, « peut ne pas avoir de conséquences sur nos superficies cultivées, nos animaux voire notre population agricole si nous y prenons garde ». La situation vient s’ajouter « à la matrice des défis du secteur dont la résolution ne peut être trouvée que par l’adoption de pratiques climato-intelligentes afin d’améliorer notre modèle de résilience mais, aussi, de suivi pour davantage répondre aux aspirations de la population malienne, » a-t-il précisé. Il a souligné que « l’engagement des autorités du pays a permis de boucler au mois de juin 2025, le processus de paiement du coton graine aux producteurs et de gérer, convenablement, toutes contraintes qui entravaient l’approvisionnement correcte des producteurs de coton en intrants agricoles en particulier. » Le ministre Kelema a rappelé que « les objectifs se définissent comme suit : au titre de la production végétale, il s’agit, entre autres, de produire 11 682 721 tonnes de céréales, 682 000 de coton graine, 243 280 de pommes de terre, 881 208 d’oignon/échalote, 810 900 s de mangues ». Pour la production animale, il est prévu « 15 819 tonnes de lait collecté, 203 441 de viande contrôlée, 284 722 585 œufs de consommation, 10 288 577 sujets de poulets de chair, 18 000 inséminations (races laitières) et une production de 128 880 tonnes de poissons frais. » Cette rencontre a enregistré la présence des directeurs nationaux des services centraux des deux départements et plusieurs autres acteurs du domaine. MMD/MD (AMAP)

Lancement du Plan national de réponses 2025 : le Mali réaffirme sa priorité à la sécurité alimentaire

Bamako, 12 août (AMAP) Le gouvernement malien a lancé, ce mardi, à Sogoniko, en Commune VI du District de Bamako, le Plan national de réponses (PNR) 2025, destiné à lutter contre l’insécurité alimentaire et à renforcer la résilience des populations vulnérables. a constaté l’AMAP. « Nous voilà réunis aujourd’hui pour procéder au lancement officiel du Plan National de Réponses (PNR) 2025. Ce rendez-vous, hautement important pour notre Nation, s’inscrit désormais comme une tradition bien établie dans l’agenda national », a déclaré Redouwane Ag Mohamed Ali, ministre-commissaire à la Sécurité alimentaire. Dans son intervention, le ministre a rappelé que ce plan, initié en 2021 à Mopti (Centre) et reconduit chaque année, vise à assurer l’approvisionnement en denrées de base, stabiliser les prix et protéger les ménages vulnérables. Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, qui a présidé la cérémonie, a précisé que 1 470 114 personnes se trouvent actuellement en situation d’insécurité alimentaire aiguë, nécessitant des actions urgentes. Pour y répondre, « l’État a mobilisé 12,74 milliards de Fcfa, destinés notamment à fournir 22 700 tonnes de céréales, distribuer des kits alimentaires à moitié prix à 16 000 ménages vulnérables et livrer 300 tonnes d’aliments poisson. » Le Programme alimentaire mondial (PAM) soutient cette initiative avec un financement de 15 milliards de Fcfa et la livraison de 10 000 tonnes de vivres à 685 000 bénéficiaires. « En 2025, notre objectif est d’apporter une assistance à 2,3 millions de personnes. Malgré les déficits de financement, plus de 800 000 ont déjà été aidées », a indiqué Gian Carlo Cirri, Directeur pays du PAM, appelant les bailleurs à maintenir leur soutien. Le ministre Ag Mohamed Ali a, également, annoncé la mise en place de nouvelles mesures, telles que le ciblage précis des bénéficiaires, la création de l’Agence de veille et d’alerte en sécurité alimentaire et nutritionnelle (AVASAN) et la « Facilité alimentaire malienne » permettant aux ménages modestes d’accéder, plus facilement, aux denrées de base. Les autorités ont insisté sur la nécessité d’agir en amont face aux crises sécuritaires, climatiques et économiques. Les partenaires techniques, les ONG, les autorités locales et les forces de défense ont été remerciés pour leur implication. Le président Goïta a assuré que le dispositif national de sécurité alimentaire poursuivra ses efforts pour atteindre la souveraineté alimentaire et améliorer les conditions de vie des Maliens. OS/MD (AMAP)

Mandiakuy : De l’engrais excessivement cher !

Par Jérémie DEMBÉLÉ Mandiakuy, 9 août (AMAP) En cette période d’hivernage, la vente d’engrais est devenue florissante à Mandiakuy, dans le Centre du Mali, où c’est une activité qui rapporte plus aux commerçants et, en même temps, cause énormément de difficultés aux paysans du Buwatun. De nombreux commerçants se frottent les mains dans le business de cet intrant, facteur incontournables dans la réussite de l’agriculture qui est devenu si cher à Mandiakuy. Malgré tous les efforts du gouvernement, pour avoir un sac d’engrais NPK, il faut débourser 28 500 Fcfa, le complexe coton coûte 32 500 à 35 000 Fcfa. Cependant, pour avoir un sac d’urée on vous demande la somme de 30 000 Fcfa. Certains paysans prennent leur mal en patience, espérant que la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) respectera sa parole donnée en leur livrant de l’engrais subventionné. Bourama Daou de Diarrakongo, qui a fait 08 hectares de coton, dit être « confiant que le nouveau Président directeur général (PDG) de la CMDT fera tout pour sauver la campagne agricole en cours. » Il affirme que « le prix du sac d’engrais n’est vraiment pas à la portée des paysans de la zone » et que « seule la dotation des paysans cotonculteurs en engrais peut faire chuter le prix du sac d’engrais sur nos marchés. » Cyriaque Dakouo, un paysan-commerçant de Duy-Mandiakuy dit que cette hausse du prix d’engrais était « prévisible depuis la dernière campagne, car la CMDT a eu des difficultés à satisfaire ses producteurs depuis 2024. » PROBLEME DE PAIEMENT AUX PAYSANS – Outre le problème de fournir de l’engrais aux paysans, il y a celui de trouver un poison efficace contre les Jassides qui continuent de ravager des hectares de coton. Le chef secteur d’agriculture, Philippe Dembélé a déploré une situation « qui risque d’aggraver la famine et l’insécurité dans la zone. » Emmanuel Dembélé, chef de village de Sanékuy, lui, dit avoir limité ses espaces agricoles et propose aux paysans de se tourner vers l’engrais organique ou fumier. JD/MD (AMAP)

Recensement général agricole 2024-2027 : La 3ème session du comité technique national fait le bilan de deux mois

Bamako, 07 Août (AMAP) Le Comité technique national du recensement général agricole (RGA), annoncé, jeudi, que sur les 34 actions, 38% ont été déjà exécutés, 38% autres qui sont en cours d’exécutions et 12% ne sont pas connus, a appris l’AMAP, lors de la 3ème session du Comité technique dans la salle de conférence du ministère de l’Elevage et de la Pêche. Faisant le point de deux mois de travail, en termes de défis, perspectives et difficultés, Balla Keita, directeur de la Cellule de planification et statistique (CPS), du secteur du développement rural (SDR), couvrant les ministères de l’Agriculture, et de l’Elevage et de la Pêche, a ajouté que à l’issue de ces deux mois de travaux, plus de 4 millions d’hectares ont été déclarés sur plus d’un million de parcelles. « Et, dans le million, il y a un peu plus de cinq cent milles parcelles qui ont été visés. Ce qui a donné à plus de deux millions d’hectares », a fait savoir directeur de la CPS du secteur du développement rural. En terme de matériel, il a expliqué : « on a fait la liste des matériels qui devaient être aussi recensés avec l’objectif d’avoir une typologie complète, à la suite de ce recensement, quel type d’exploitation qui va imposer non seulement le genre de  parcelles, leur taille, notamment, le nombre d’hectares, d’équipements et de main d’œuvre », a-t-il dit. Comparé aux statistiques référentielles, le Recensement général de la population humaine (RGPH) en 2022, a-t-il rappelé, a dénombré 992 665 ménages pratiquant l’agriculture. Le directeur de la CPS a précisé que ce recensement a capté, à peu près, 16 320 tracteurs et « nous nous sommes à peu près à 16 100 tracteurs. Il nous reste, à peu près, 160 000 exploitations qui n‘ont pas encore déclaré leurs équipements. Ce qui veut dire qu’on sera dans ce schéma »,  a succinctement dit Balla Keita. La rencontre était co-présidé par les secrétaires généraux des ministères de l’Agriculture, Oumar Tamboura, et de l’Elevage et de la Pêche, Madi Matenè Keita. Oumar Tamboura a indiqué qu’au terme de deux mois écoulés dans cette deuxième phase, « il est opportun de faire le point des travaux de collecte et d’en instruire les orientations pour boucler l’opération. » ST/MD (AMAP)

Diéma : Une campagne agricole prometteuse !

Par Ouka BA Diéma, 6 août (AMAP) La campagne agricole est prometteuse cette année 2025 dans le cercle de Diéma, (Ouest) sur la base de l’ancien découpage territorial. A en juger par les statistiques fournies par le chef Sous-secteur de l’arrondissement de Diéma, Koman Dembélé, que l’AMAP a rencontré dans son bureau, « du 1er mai au 5 août 2025, la quantité de pluies recueillie est de 298, 58 mm en 20 jours contre 162 mm en 13 jours en 2024 à la même période. » « Les pluies sont aussi réparties dans l’espace et dans le temps. L’état végétatif des champs est satisfaisant dans l’ensemble. Le mil et le maïs sont au stade de montaison, le sorgho au stade de germination et de levé. Les différents marchés sont bien approvisionnés en céréales », a indiqué notre interlocuteur. A propos, Mahamadou Sissoko, producteur agricole à Souranguédou, dont le champ s’étend à perte de vue, explique que « lorsque tu as plusieurs bouches à nourrir, et que tu n’as pas assez de moyens, la meilleure solution, c’est de se rabattre sur l’agriculture. » « La terre ne ment pas ! », dit ce paysan consciencieux qui dit éviter de brader toutes ses récoltes qu’il réserve pour la consommation de sa famille. Il utilise le fumier organique qu’il a appris à préparer lui-même grâce à une formation initiée par une ONG de la place. Dans le village de Souranguédou, beaucoup de paysans sont occupés en ce moment au désherbage. Selon Bouyagui Diarrisso, venu de Koungo, pour particioer à une rencontre, « malgré la rupture des pluies durant 10 jours, les cultures présentent une bonne physionomie. » Dans cette zone, on cultive surtout du gros mil à cause de la résistance de cette spéculation aux attaques de prédateurs et aux poches de sécheresse. Peu d’agriculteurs utilisent des engrais chimiques, qui selon certains, demandent souvent suffisamment d’eau après leur utilisation, sans quoi, leurs effets pourraient affecter les cultures. « A Dioumara, rapporte Djiguiba Coulibaly, il n’y a pas eu de rupture de pluies. Seuls quelques rares producteurs poursuivent encore leurs semis. » Le producteur Bourama Coulibaly de Gomitradougou explique que depuis le 27 juillet, les pluies n’arrêtent pas de tomber. L’homme craint surtout que « les champs ne soient submergés par les eaux, ce qui pourrait décroître les rendements. » Fodié Korkossi, résidant à Béma, signale que dans leur Commune, il n’existe que deux tracteurs pour labourer les champs, et que la location de cette machine coûte cher : de 20 000 à 25 000 Fcfa par heure. « C’est pourquoi, a-t-il ajouté, beaucoup de producteurs préfèrent utiliser des charrues ». La localité de Béma a connu plus de deux semaines de rupture de pluies. Mais, aujourd’hui, « tout est rentré dans l’ordre », nous assure notre interlocuteur. Il a sollicité l’Etat afin d’aménager les bas-fonds qui existent dans leur Commune, pour permettre aux paysans de pratiquer de la riziculture, tout en leur octroyant du matériel agricole. Douga Konaté, domicilié à Diéoura, indique que les tiges de maïs dépassent largement la taille d’un homme. Il affirme être « totalement satisfait » de l’état des cultures. Un peu de réserve de la part de Mamadou Diawara, en provenance de Lattakaf, qui soutient que « pour que la campagne réussisse, il faut que les pluies continuent d’arroser les terres jusqu’à fin septembre. » Avec ses 500 hectares de terres emblavées, Tata Traoré, à Lambidou, croisé au quartier Razel de Diéma, avait un sourire évocateur aux lèvres lorsqu’on notre équipe de reportage lui a demandé la situation de la campagne. Pour Modibo Kamissoko, producteur à Kassé-Kara, c’est quand le mil commence à porter des épis qu’il a besoin de plus d’eau. Dans ces conditions, tout arrêt de pluies pourrait lui être fatale. Les variétés les plus utilisées dans cette zone sont le gros mil et le maïs qui subissent moins les attaques des nuisibles. Dix-neuf jours de rupture de pluies à Guédébiné !  D’après Poulo Coulibaly, les pluies ont repris normalement ces derniers temps. Le président de la Chambre locale d’agriculture, Boubou Traoré, a évoqué la non disponibilité des engrais subventionnés par l’Etat. Par rapport à la réussite de la campagne, il a souhaité que les pluies continuent jusqu’en octobre. Il a sollicité des autorités du pays de soutenir davantage les producteurs pour une meilleure vulgarisation de leurs activités. « Certes, des efforts ont été faits mais, beaucoup restent encore à faire », fait-il remarquer Boubou. Mme Tounko Diaby, surveille constamment son champ d’arachide pour le protéger contre la divagation des animaux. Dans le cadre de leurs missions régaliennes, les équipes du Secteur de l’agriculture apportent aux producteurs agricoles des appuis-conseils nécessaires. OB/MD (AMAP)