Projet des terres dégradées au Mali : Création d’un programme en ingénierie du développement durable et management de l’enseignement 

Bamako, 2 sept (AMAP) Le projet de restauration des terres dégradées au Mali (PRTD-Mali) organise à l’Ecole nationale d’administration (ENA), du 2 au 4 septembre 2025, l’atelier national d’élaboration et de validation des modules de formation (Unités d’enseignement et élément constitutifs) pour le Master en ingénierie du développement durable et management de l’environnement (IDDME) », a constaté l’AMAP sur place. Au cours de cet ateliers, les participants élaboreront et valideront, de manière consensuelle, les maquettes pédagogiques, afin de garantir des contenus pertinents, solides et adaptés aux besoins du Mali et aux ambitions régionales. Selon le Secrétaire général du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Moussa Diarra, ce Master répond à une double ambition. « D’une part, il permettra de former une nouvelle génération de spécialistes capables de concevoir et de mettre en œuvre des politiques, programmes et projets en faveur de la résilience climatique et de la gestion durable des paysages », a-t-il dit. « D’autre part, il traduit concrètement la volonté de nos autorités de doter notre pays de ressources humaines qualifiées, adaptées aux réalités de nos défis environnementaux et aptes à porter la vision nationale du développement durable », a ajouté M. Diarra. « C’est une vision portée par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, et mise en œuvre sous le leadership du Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maiga, qui ont placé la restauration des terres, la protection de l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles au cœur des priorités nationales », a dit le secrétaire général du ministère en charge de l’Environnement. Il a ajouté que « face aux défis environnementaux que traverse notre pays (dégradation accélérée des terres, variabilité climatique, pression croissante sur les ressources naturelles et leurs impacts sur la stabilité sociale et économique), les autorités du pays rappellent avec constance que la transformation structurelle du Mali repose, aussi, sur une meilleure gouvernance environnementale et une gestion durable des territoires ». « C’est dans ce contexte que le PRTD-Mali, lancé en juin 2023 avec l’appui de la Banque mondiale, s’emploie à restaurer notre capital naturel et à renforcer les capacités institutionnelles et humaines », a dit Moussa Diarra. « Aussi, a-t-il poursuivi, il ne s’agit pas simplement d’un programme académique destiné à renforcer les capacités du MEADD. » « C’est un outil stratégique au service de l’ensemble de l’État. Ce n’est qu’avec des ressources humaines compétentes et bien formées que nous pourrons atteindre les objectifs fixés par nos politiques publiques, nos engagements internationaux et nos orientations nationales en matière de développement durable et de gouvernance climatique », a soutenu le secrétaire général du MEADD. « Les résultats attendus vont bien au-delà d’un simple document académique. Il s’agit de poser les bases d’une formation d’excellence qui sera opérationnelle dès la prochaine rentrée universitaire », a indiqué M. Diarra. Etaient présents le directeur général de l’Enseignement supérieur, Fana Tangara et le représentant de la Banque mondiale, Tahirou Kalam. ST/MD (AMAP)   

Suspension de l’exportation des mangues vers l’Union européenne : Des experts en quête de solutions

Bamako, 1er sept (AMAP) L’Office de protection des végétaux (OPV) organise, ce lundi, dans ses locaux, un atelier d’évaluation du système national de contrôle et certification des mangues destinées à l’exportation vers l’Union européenne (UE), a constaté l’AMAP. L’objectif de cette rencontre technique, en partenariat avec le Comité de liaison entrepreneuriat-agriculture-développement (COLEAD), est de permettre aux experts et acteurs de la filière mangue « de procéder à un diagnostic minutieux du système national de contrôle et de certification »,. « Cette mesure de suspension est intervenue à la suite de la hausse continue des interceptions liées aux mouches des fruits et ce, depuis la campagne 2022, remettant ainsi en cause la fiabilité du dispositif national de contrôle et de certification », a rappelé le conseiller technique au ministère en charge de l’Agriculture, Dr Mouhamed B. Diarra. Il a expliqué qu’ « elle met en évidence l’urgence d’une réponse nationale concertée à la hauteur des anomalies constatées. Ce qui permet. non seulement de préserver la compétitive dans la filière mais, aussi, convaincre les autorités européennes à reconsidérer leur position, en restaurant rapidement cette forme de confiance entre les parties. » M. Diarra a fait savoir que « la quintessence des exportations maliennes de mangues est destinée au marché européen. Mais, cette année, la direction générale de la Santé de la Commission de l’UE a suspendu temporairement les exportations de mangues, en provenance du Mali ». « Nous sommes là dans le cadre d’une situation particulière qui n’est pas vraiment plaisante. Parce qu’elle fait suite à la suspension de la possibilité pour le Mali d’exporter ses mangues vers l’Union européenne. Nous allons continuer à accompagner le Mali à trouver des pistes de solutions », a promis le coordinateur du Comité entrepreneuriat-développement (COLEAD), Gnissa Victor Boro. Quant au directeur général de l’OPV, Halidou Mohomodou, il a conclu que « cette rencontre va définir l’avenir de l’exportation de nos mangues vers l’Union européenne. » Il a adressé des remerciements au « COLEAD et tous les autres partenaires, pour l’appui, depuis l’annonce de la suspension de nos mangues vers l’Union européenne. » La cérémonie d’ouverture, présidée par le conseiller technique Dr Mouhamed B. Diarra,  a enregistré la présence d’experts et d’acteurs de la filière mangue. Les travaux se poursuivent pendant trois jours. MMD/MD (AMAP)

Caravane de reboisement « Mali vert » : Quelque 100 pieds d’arbres fruitiers plantés à la Cité des enfants de Bamako

Bamako, 28 août (AMAP) Les responsables du Festival international de consolidation de la paix de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), ont dans le cadre de la prémière édition, procédé, jeudi, à la Cité des enfants de Bamako, le lancement officiel des activités de la « Caravane de reboisement « Mali vert », a constaté l’AMAP sur place. Du 28 au 29 août, il est prévu de planter 1 000 pieds d’arbres fruitiers, notamment des plants de karité, avocatiers, citronniers, goyaviers, zabans, orangers, pomme cannelle, tangelos etc. Sur ce total, 100 pieds ont été plantés dans la cour de la Cité des enfants de Bamako, lors du lancement de la caravane sous le thème : « Planter un arbre, c’est donner la vie, planter un arbre fruitier c’est lutter contre l’insécurité alimentaire et le changement climatique. » Selon le président du Festival international de consolidation de la paix de l’AES, Aboubacar Sidiki Traoré, l’objectif de ce programme est de lutter contre la désertification et le réchauffement climatique et pour la consolidation des relations entre les pays membres de l’AES. Il a annoncé que 103 pieds d’arbres ont été offerts à l’ambassadeur du Burkina Faso au Mali et le même nombre à celui du Niger, dans le cadre de l’AES. Le chef du service local des Eaux et Forêts de la rive gauche du district de Bamako, le commandant Salia Bengaly, a apprécié l’initiative et encouragé les initiateurs. « Le reboisement est une activité noble à laquelle chacun doit se mettre. Parce que notre survie en dépend », a dit le commandant Bengaly, avant d’inviter le public d’en faire autant. « Je prends l’engagement d’accompagner et de soutenir toutes les actions qui contribuent à la protection de notre environnement. Mais, notre réussite dépendra aussi de notre vigilance collective. Prenons soin de ces jeunes arbres, car ils sont le souffle de demain. Ensemble, faisons de ce reboisement un symbole d’espoir, de solidarité et de responsabilité. L’avenir du Sahel, c’est de planter des arbres », a souligné le parrain, l’artiste musicien Cheick Tidiane Seck. Il s’est dit honoré d’être le parrain et souhaité bon vent au programme, tout en espérant que le projet prendra une bonne envergure et s’agrandira. Pour le directeur général adjoint de la Cité des enfants, cette initiative est la bienvenue. « C’est un programme qui permet d’accompagner la structure qu’il dirige en l’appuyant dans sa mission à faire découvrir la faune et la flore aux enfants. » ST/MD (AMAP)            

Kangaba : Mission d’actualisation du répertoire des tuteurs et maîtres d’apprentissage

Kangaba, 28 août (AMAP) Une mission d’actualisation du répertoire des tuteurs et Maîtres d’apprentissage (MA) séjourne dans le Cercle de Kangaba (Ouest) dans le cadre du 2e Projet de formation, insertion et appui à l’entrepreneuriat des jeunes ruraux (FIER II). « Cette mission vise à organiser le démarrage du tutorat dans les quatre régions d’intervention du projet, à savoir Koulikoro, Sikasso (Sud), Kayes (Ouest) et Ségou  (Centre)», a indiqué le chef de mission, Dieudonné Dakouo, spécialiste en formation professionnelle à l’Unité de coordination régionale (UCR) du Projet FIER II. Il est accompagné de Chaca Mallé, responsable Formation professionnelle à la Direction régionale de l’emploi et de la formation professionnelle de Koulikoro. Selon M. Dakouo, le Projet FIER II, initié par le gouvernement du Mali, avec l’appui technique et financier du Fonds international pour le développement agricole (FIDA), s’étend sur sept ans. Il vise à consolider et amplifier les acquis du premier projet FIER, en promouvant l’esprit d’entreprise en milieu rural et en facilitant l’intégration économique des jeunes dans les chaînes de valeur agricoles et non agricoles. Durant quatre jours, la mission sillonnera les huit Communes du c\Cercle de Kangaba. Elle a pour tâche d’identifier les tuteurs et MA potentiels, d’échanger avec eux sur leur disponibilité à accueillir les jeunes en apprentissage, de recenser leurs besoins en formation et en matériels pédagogiques et de positionner les encadreurs par localité, en fonction des besoins des jeunes en attente de financement. En plus de l’actualisation du répertoire des tuteurs et MA, la mission doit formuler des recommandations pour améliorer l’apprentissage et renforcer l’accompagnement des jeunes bénéficiaires du projet. SD/OS/MD (AMAP)

Un projet de Transformation inclusive des systèmes alimentaires locaux (TISAL) pour la région de Mopti (Centre)

Mopti, 26 août AMAP) Le projet Transformation inclusive des systèmes alimentaires locaux (TISAL) pour la région de Mopti (Centre) a été lancé, mardi au cours d’un atelier, dans la salle de conférence du gouvernorat, qui visait une appropriation du projet par les parties prenantes et la mobilisation des acteurs clés autour de ses objectifs, approches et résultats attendus, a constaté l’AMAP. Il s’agissait, aussi, de partager le contexte, les zones d’intervention, les partenaires et les bénéficiaires du projet TISAL et d’expliquer les rôles et responsabilités du consortium et d’autres parties prenantes pour une compréhension commune par l’ensemble des parties prenantes Le projet a pour cible 259 770 bénéficiaires directs et 389 655 bénéficiaires indirects avec 51% de femmes et la prise en compte des personnes vivants avec un handicap. Selon le manager du consortium TISAL, Pascal Patient Balungwé, qui l’a succinctement présenté lors de l’atelier, le projet se focalisera, entre autres, sur la réhabilitation et la mise en place d’infrastructures de transformation, le renforcement de capacités et appui financier des organisations communautaires et le réseautage entre les différentes parties prenantes. Le projet va, aussi, investir dans la prévention en termes de risques des chocs pouvant impacter négativement le système alimentaire, le développement de l’agro bisness des acteurs et la recherche pour améliorer le système alimentaire de la région. Les chaînes de valeur retenues pour les Régions de Mopti et Bandiagara sont le riz, le bétail sur pied, oignon/échalote, le poisson et le mil. Il a indiqué que le projet s’inscrit dans une approche nexus, alliant urgence humanitaire, développement durable et renforcement de la résilience des communautés locales. Financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), à travers Welthungerhilfe (WHH) pour plus de 7 milliards de francs CFA, le projet TISAL vise à améliorer les moyens de subsistance des jeunes adultes en renforçant les chaînes de valeur centrales et résilientes dans les systèmes alimentaires des Régions de Ségou, Mopti et Bandiagara, dans le Centre du Mali. D’une durée de 52 mois, il sera mise en poeuvre dans 30 Communes des trois Régions dont 10 dans les Cercles de Djenné, Sofara et Mopti, en 5e Région. Sa mise en œuvre sera assurée par le consortium composé de WHH, chef de file, Humanité & Inclusion (HI) et DoniLab. Après le mot de bienvenue du représentant du maire de la Commune urbaine de Mopti, Idrissa B. Cissé, l’intervention de la directrice-pays de WHH, Carolin Schmidt, a rappelé les nombreuses années d’appui de l’ON allemande aux cotés des communautés rurales du Mali, « pour combattre la faim, renforcer leurs résiliences avec la promotion des systèmes alimentaires durables. » « A travers ce nouveau projet, qui vise une transformation structurelle du système agroalimentaire local, depuis la production jusqu’à la consommation, en passant par la transformation, la commercialisation et la gouvernance inclusive, nous renouvelons, avec nos partenaires du consortium, notre engagement à soutenir les solutions innovantes, inclusives et durables en faveur de la sécurité alimentaire et nutritionnelle », a assuré la directrice-pays de WHH. En invitant les communautés bénéficiaires à une appropriation du projet, elle a expliqué que leur implication, leur savoir-faire et leur volonté « sont les véritables moteurs du changement durable que nous appelons de nos vœux. » Dans son discours de lancement, le représentant du gouverneur, Mamadou Seydou Diarra, qui a présidé les travaux de l’atelier, a souligné que « le dérèglement climatique, la dégradation des terres agricoles, l’accès limité aux ressources, mais aussi l’absence d’opportunités pour les jeunes et les femmes, compromettent notre cohésion sociale. » L’évènement a, aussi, mobilisé les autorités administratives et politiques des cercles de Mopti, Djenné et Sofara. les responsables du consortium d’ONG de mise en œuvre du projet composé de WHH, Humanité & Inclusion et DoniLab. DC/MD (AMAP)           .        

Pépiniéristes :  C’est le client qui manque le plus !

Par Moussa M. DEMBELE Bamako, 22 août (AMAP) Au Mali, l’hivernage est traditionnellement une période propice à la plantation d’arbres. Il n’y a pas si longtemps, les pépiniéristes en profitaient pour faire leur chiffre d’affaires. La donne a changé ces dernières années. La clientèle se fait rare pendant la saison des pluies. Situé à Faladié, en Commune VI du district de Bamako, sur l’avenue de l’OUA (UA), la voie principale reliant le centre-ville à la Tour de l’Afrique, un petit jardin de pépinières ressemble à une forêt verdoyante. Les plantes luxuriantes attirent le regard et l’atmosphère y est agréable. Il est 14h36, un lundi du mois d’août 2025. Une moto tricycle est garée à l’entrée du jardin. Deux jeunes, accompagnés du propriétaire, Bourama Coulibaly, chargent l’engin avec des plants de henné africain. C’est le seul client de la matinée ! « C’est un client fidèle qui achète des plants chaque hivernage. D’habitude, il prend jusqu’à 4 000 pieds mais, aujourd’hui, il a acheté seulement1 000 », explique M. Coulibaly, sans s’étendre sur le sujet. Dans le jardin, les plants sont soigneusement alignés sous des arbres ou à ciel ouvert, répartis entre différents pépiniéristes. On y trouve des manguiers, des orangers, des goyaviers, des pots de fleurs et bien d’autres espèces. Mais l’activité est au ralenti. Certains s’occupent à remplir des pots avec de la terre enrichie au fumier, tandis que d’autres, sous des hangars, lisent des journaux de pari hippique ou discutent de l’actualité, de la politique à la culture, souvent sans arguments convaincants. Un homme d’un certain âge, confortablement installé sur une chaise, refuse de répondre à nos questions. « Vous avez de l’argent ? On ne parlera plus à ceux qui viennent exploiter nos propos pour en faire du commerce. Vous dites que vous êtes journalistes, mais en réalité, vous êtes des enquêteurs pour des projets », lance-t-il avec méfiance. Un autre pépiniériste, sous couvert d’anonymat, explique : « Cet homme n’est pas un producteur formel. Il profite de l’arrivée des clients pour proposer ses services, d’où sa crainte de perdre sa place. » Ce jardin, un espace géré par l’État, est dédié à la production et à la vente de plantes. Habituellement, l’hivernage attire propriétaires de champs, particuliers et ONG. Cependant, depuis quatre ans, les ventes chutent, selon les producteurs. Ils attribuent cette baisse à la conjoncture économique du pays. « L’hivernage, c’est notre haute saison. Nous produisons pour répondre à la demande mais, ces dernières années, la différence entre saison sèche et pluvieuse est quasi inexistante », déplore Aboubacar Sidiki Compaoré, pépiniériste et musicien. « En dehors de la musique, j’ai choisi ce métier, car il peut rapporter plus que l’art », ajoute-t-il. Bakary Diarra, originaire de Kolokani, dans la région de Koulikoro, partage ce constat : « Pas de ventes. Nous sommes en août mais les clients ne viennent pas. L’hivernage est notre seule période pour booster notre chiffre d’affaires. La situation économique touche tous les secteurs. » Pour dynamiser leur activité, les pépiniéristes des six communes de Bamako ont créé une coopérative. Facourou Keita, 56 ans, président de la coopérative de la Commune VI, travaille dans ce secteur depuis plus de trente ans. « J’ai tout connu dans la production et la vente de plantes. C’est un métier que j’aime. Protéger l’environnement en plantant des arbres est une passion », confie-t-il, vêtu d’un t-shirt vert et d’un pantalon noir. Assis face à trois de ses cinq ouvriers – les deux autres étant partis aux champs faute de clients –, il déplore le manque de formations pour les pépiniéristes. « Nos efforts ne portent pas leurs fruits. L’État devrait valoriser ce secteur, car le développement d’un pays passe aussi par l’environnement », insiste-t-il, appelant à des programmes de renforcement des capacités. En deux heures sur place, un seul client, M’Famoussa Diawara, est venu acheter 20 plants de manguiers, d’orangers et de goyaviers. « Les prix sont plus élevés cette année par rapport aux années précédentes », note-t-il. Il suggère que l’État régule les prix et subventionne certaines plantes pour les rendre plus accessibles. Cette rareté de la clientèle chez les pépiniéristes, en cette période d’hivernage, peut s’expliquer par diverses raisons. En tout cas, c’est ce que nous dit Markatié Daou, journaliste, qui s’intéresse aux questions de la protection de l’environnement. « Cette année les pluies ont pris du retard ou elles tombent de façon irrégulière. La deuxième raison : la situation économique du pays qui a une répercussion sur les ménages », avance-t-il. Il ajoute que « beaucoup d’ONG, qui finançaient les campagnes de reboisement, sont en situation de crise financière ou ont quitté le Mali. La situation sécuritaire joue, également, sur la campagne. Certains sites à reboiser sont infestés d’éléments armés. » Quant à Papa Namory Traoré, ingénieur en environnement et santé publique, il estime que la plupart des agriculteurs n’achètent plus les pépinières. « Ils travaillent en réseau maintenant. Ils forment des coopératives qui leur permettent dacheter des plantes entre eux », précise-t-il. « Je ne suis pas spécialiste du domaine mais, je crois que c’est l’offre et la demande. Il se peut aussi que d’autres paramètres viennent s’ajouter, comme la vie chère », argumente le spécialiste de l’environnement. M. Traoré conclut : « J’ai des arbres fruitiers dans mon champ. Je suis, aussi, dans des réseaux et coopératives agricoles. Dans ma coopérative, nous sommes plus de mille personnes à travers tout le Mali. » MMD/MD (AMAP)

Club UNESCO : 19e édition du champ chantier international de reboisement et d’échange culturelle à Kita

Kita, 19 août (AMAP) Le club UNESCO a célébré la 19e édition du champ chantier international de reboisement et d’échange culturelle, lundi, à Kita (Ouest), a constaté l’AMAP. Placé sous le thème : « Les jeunes des clubs pour L’UNESCO pour l’action climatique », cette édition a été marquée par une plantation d’arbre et un rassemblement à la Place de l’indépendance. Mahamadou Hama Maiga représentant le gouverneur de la Région, a présidé cette activité, qui selon Mme Dicko Oumou Dicko du Club UNESCO de Bamako « a pour vocation la coordination de la coopération internationale en matière d’éducation, sciences, culture et communication. » Les programmes de l’UNESCO, selon Diallo Kadidia Maiga de l’UNESCO Bamako et Bana Moussa Bakhaga, chargé de mission au ministère de l’Education nationale, contribuent à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) définis dans l’Agenda 2030 adopté par l’Assemblée générale des Nations unies en 2015. Pour le représentant du gouverneur, Mamadou Hama Maiga, cette sortie sur Kita « honore la Région ». « Elle ajoute, a-t-il dit, une plusvalue à l’engagement des populations en faveur des efforts pour l’atteinte des Objectifs de développement durable. » La plantation d’arbres dans l’enceinte de la mairie de la Commune urbaine de Kita a été l’un des points saillants de la journée. MFK/MD (AMAP)        

Signature des premiers contrats entre les exploitants et l’usine de Seydou Keïta : Pour produire, transformer et commercer localement

Bamako, le 20 août (AMAP) Les responsables des sociétés coopératives et le Complexe Seydou-Diego-Awa (SDA) de l’ancien footballeur international, Seydou Keïta, ont signé, ce mercredi 20 août, au département en charge de l’Economie et des Finances, leur premier contrat de commercialisation de matières premières pour la campagne 2025-2026, dans le cadre de la politique de produire, transformer et commercialiser localement, a constaté l’AMAP. La Société coopérative Sene Fere Kuraw et l’Interprofession filière sésame au Mali (ISMA), à travers ce contrat, s’engagent à fournir le Complexe SDA en arachide graine et sésame graine pour sa production de l’huile de consommation. Le Président directeur général (PDG) du Complexe SDA, Seydou Keïta a déclaré que « le plus important est de pouvoir produire, transformer et commercialiser localement, tout en garantissant la meilleure qualité des produits du Complexe SDA. » « Il s’agit de faire en sorte que tout le peuple malien puisse consommer les produits de bonne qualité », a soutenu le PDG du Complexe SDA, qui a soutenu se préoccuper de la santé publique au Mali. Le président de l’ISMA, Soumaila Coulibaly, tout en se réjouissant de cette entente, a souhaité que cette initiative se répète sur toutes les autres filières. « Nous nous sommes engagés à pouvoir contribuer à sécuriser l’approvisionnement du Complexe SDA en matière première afin que le rêve, que nous portons tous, d’avoir une économie malienne forte à travers le secteur d’agriculture, se réalise », a-t-il précisé. Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, s‘est dit « de plus en plus sûr et certain que la filière agriculture va constituer le fer de lance de notre Economie. » Selon lui, il s’agit de parler avec les acteurs et trouver le modèle d’économie qui marche. « En contractualisant, on donne une chance de développer la filière et les agriculteurs sont contents en début de campagne que leur production sera achetée à un prix convenu…», s’est réjoui le ministre Sanou. Son collègue de l’Agriculture, Daniel Siméon Kéléma, a estimé que la vision de son département, qui est de restructurer les filières agricoles, « est en train de se réaliser. » OD/MD (AMAP)

2è Commission mixte de coopération Mali-Émirats arabes unis : Onze accords signés dans les domaines stratégiques de développement 

Bamako, 20 août (AMAP) Le Mali et les Emirats arabes unis ont signé quelque onze accords et Mémorandums d’entente (MoU) dans les domaines de la sécurité, de l’agriculture et du secteur énergétique, lors de la grande Commission mixte de coopération entre les deux pays, lundi 18 août, à Abu Dhabi, rapporte un communiqué officiel. Selon cette source, « la tenue de cette commission mixte s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération déjà exemplaire entre les deux pays. » « Les relations entre le Mali et les Emirats Arabes Unis se portent bien et des accords signés lors de cette 2è commission mixte de coopération en sont la preuve », indique Bamako dans son communiqué. La délégation gouvernementale malienne conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale, Abdoulaye Diop, est composée du ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, du ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Diané, ainsi que les experts des départements concernés. L’objectif de cette rencontre bilatérale fondamentale est de renforcer les partenariats entre les deux pays notamment sur le plan diplomatique, sécuritaire et surtout économique. Ainsi, les discussions ont porté sur les secteurs stratégiques des mines, des énergies renouvelables, des transports, du commerce, de la culture ainsi que de l’agro-industrie. « Essentiellement orienté vers la dynamique du développement des relations économiques, cette commission mixte a donc favorisé les contacts directs entre milieux d’affaires émiratis et maliens, à travers une série de consultations sur des questions diplomatiques et politiques et d’intérêts communs. » Un mémorandum de partenariat a été ainsi signé entre le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Mandjou Simpara et le secrétaire général de la Chambre de commerce émiratie. En marge de cette 2è commission, de nombreux opérateurs économiques maliens, porteurs de projets, avaient rallié la capitale des Émirats, pour rencontrer, au cours d’un forum dédié, des investisseurs émiratis en vue d’éventuels partenariats d’affaires. La session de la grande Commission mixte « a surtout mis un accent particulier sur l’eau et l’énergie au Mali, deux secteurs dans lesquels les partenaires émiratis sont bien engagés et pour lesquels l’expertise du ministre de l’Énergie et de l’Eau a été mise à contribution », indique le communiqué. Au cœur des discussions, la question des énergies renouvelables a fait l’objet d’une attention particulière des investisseurs. Le ministre Boubacar Diané a insisté sur les attentes de son secteur en matière d’investissement adéquat pour booster véritablement le développement du secteur de l’énergie et de l’eau dont l’attrait pour les investissements a ainsi été rehaussé. En effet, pays hôte de cette 2è commission mixte, les Émirats arabes unis disposent d’une présence remarquée Mali, à travers les investissements dans le secteur de l’énergie, « comme en témoigne le projet bien avancé de centrale solaire de deux fois 50 MWc à Tiakadougou-Dialakoro, dans la Région de Bougouni (Sud). Au cours de cette rencontre, les partenaires émiratis ont émis « le souhait de bénéficier du soutien et surtout de l’accompagnement du Mali pour l’organisation de la Conférence sur l’Eau, prévue à Dakar, au Sénégal, l’année prochaine. » Centre important d’échanges commerciaux à l’échelle mondiale, les Emirats arabes unis, également puissance mondiale dans l’armement, l’énergie et la technologie, offrent au Mali une opportunité stratégique pour consolider ses intérêts nationaux. MD (AMAP)

Kolondièba : Lancement de la campagne régionale de reboisement par le gouverneur de la région de Bougouni

Kolondièba, 19 août (AMAP) Le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé a présidé, lundi, le lancement de la campagne régionale de reboisement à Kolondièba, a constaté l’AMAP. Depuis 1995, le Mali organise, chaque année, à travers le ministère en charge de l’Environnement, une Campagne nationale de reboisement. Cette année le thème est : « Reboiser pour restaurer les terres dégradées et lutter contre la désertification. » Après l’accueil par le préfet du Cercle de Kolondièba, Boubacar Oumar Traoré, et la population, le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de brigade Ousmane Wélé a procédé au lancement de la campagne régionale de reboisement sur une superficie 1/4 d’hectare dans le domaine de la résidence du préfet de Kolondièba. Le gouverneur de Bougouni a planté le premier pied d’arbre entouré de ses proches, du directeur régional des Eaux et Forêts de Bougouni, le préfet du Cercle de Kolondièba, du maire de la Commune de Kolondièba, les chefs de services techniques régionaux et locaux, les partenaires au développement, la société civile dans son ensemble. Ce bosquet, qui encadre la partie Est de la résidence du préfet, porte le nom de Boubacar Oumar Traoré actuel préfet du Cercle de Kolondièba. Cet honneur pour le chef de l’exécutif local est une reconnaissance pour son dévouement, son engagement, sa disponibilité dans l’exercice de sa fonction. Le chef de l’exécutif régional a dit que la campagne régionale de reboisement vise, entre autres, « à sensibiliser l’opinion régionale et locale sur l’importance du reboisement » et a rappelé aux partenaires techniques et financiers « la nécessité d’orienter les appuis vers les actions de lutte contre la dégradation des ressources naturelles, la perte de la biodiversité, la lutte contre la désertification et les effets des changements climatiques. » L’atteinte des objectifs du reboisement requiert sa réplication au niveau des communes et l’accompagnement de tous les acteurs (collectivités, partenaires et autres). Le gouverneur a remercié les autorités administratives, politiques l’ensemble du personnel de la Direction régionale des Eaux et Forêts de Bougouni pour la bonne organisation de ce lancement. Il a, aussi, félicité et encouragé le préfet Boubacar Oumar Traoré pour « L’initiative 5/5 » développée par ses soins en vue d’accompagner la campagne de reboisement par la plantation de 5 arbres dans chaque structure technique du Cercle pour environ 800 plants. Cette année, la région de Bougouni prévoit une production d’environ 500 000 plants toutes espèces confondues, un reboisement de 1 225 hectares. Le coordinateur de la Société de gestion Forestière (SDF), Abdoulaye  Halidou Cissé, a vivement salué l’initiative 5/5 de la préfecture de Kolondièba. «Car, a-t-il elle incarne une approche inclusive et mobilisatrice, appelant chaque acteur (institutionnel, communal, villageois, associatif) à planter, protéger et pérenniser. C’est une Vision que nous partageons pleinement et que nous soutenons avec conviction. » Le maire de la Commune de Kolondièba Abdoul Karim Sangaré a salué le gouverneur et sa délégation, la Direction régionale des Eaux et Forêts, le préfet de Kolondièba pour le choix porté sur sa commune. Il a, aussi, félicité le partenaire SGF pour son appui financier dans le cadre de cette campagne de reboisement, la Fédération régionale des exploitations forestiers, le service des Eaux et Forêts, les Forces de défense et de sécurité et tous ce qui ont participé au lancement de cette campagne régionale de reboisement. Plusieurs folklores du milieu comme le Ya, le Didadi ont émerveillé les participants. NMK/MD (AMAP)