Le Mali valide sa Stratégie nationale de renforcement des capacités phytosanitaires en adoptant des recommandations fortes

Bamako, 5 déc (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, s’est réjoui des recommandations fortes formulées, vendredi, à l’issue de trois jours d’atelier sur la Stratégie nationale de renforcement des capacités phytosanitaires du Mali, a constaté l’AMAP. « Au cours de cet atelier, vous avez collectivement enrichi le document stratégique par des recommandations pertinentes », a précisé le ministre en charge de l’Agriculture qui a présidé la cérémonie de clôture de cette session organisée par l’Office des producteurs végétaux (OPV) dont le directeur général, Halidou Mohomodou, était présent. Ces recommandations touchent notamment « le renforcement du cadre juridique et institutionnel, l’amélioration des infrastructures de laboratoire et de diagnostic, la formation continue des acteurs publics et privés, la gestion rationnelle et sécurisée d’alerte précoce et l’intégration des exigences phytosanitaires dans les initiatives nationales et régionales. » Selon le ministre, la stratégie validée « aujourd’hui nous dote d’une approche participative et intégrée pour une gestion durable des problèmes phytosanitaires au bénéfice de nos exploitants agricoles. » « La sécurité phytosanitaire est un pilier essentiel sur lequel nous devons nous appuyer pour l’atteinte de la sécurité alimentaire », a indiqué Kelema. Il a ajouté que « les différentes problématiques allant de l’organisation du système phytosanitaire national à son financement, en passant par la gestion des ressources humaines et le cadre réglementaire, ont fait l’objet d’échanges approfondis. » « Les solutions et orientations que vous avez dégagées augurent de la mise en œuvre réussie de la stratégie. », a-t-il dit. « Vos échanges riches et féconds, vos débats constructifs et vos propositions pertinentes ont permis de finaliser un document stratégique qui, j’en suis convaincu, répondra efficacement aux défis phytosanitaires auxquels notre agriculture est confrontée », a-t-il indiqué. Quant au chargé de programme de l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), Maurice Koné, il a dit que « la gestion phytosanitaire n’est pas seulement une question technique. » « Elle constitue un des piliers de la compétitivité agricole du Mali et de l’accès à des marchés nationaux, régionaux et internationaux fiables. » Pour lui, elle « contribue directement à la lutte contre les pertes post-récoltes, à l’augmentation de la productivité et à la résilience des systèmes de production face aux ravageurs et maladies émergentes, dont les impacts sont souvent dévastateurs. » La FAO réitère sa pleine disponibilité pour accompagner les prochaines étapes, notamment l’élaboration du plan d’opérationnalisation, la mobilisation des ressources, le renforcement des capacités techniques et institutionnelles, ainsi que la mise en place de mécanismes de suivi-évaluation performants. MMD/MD (AMAP)

Conseil élargi de cabinet des ministères de l’Agriculture et de l’Elevage et de la Pêche : Bilan de la campagne agricole et des actions réalisées en 2025

Bamako, 4 déc (AMAP) Les ministres de l’Agriculture, Daniel Sémion Kelema, et de l’Elevage et de la Pêche, Youba Ba, ont coprésidé, jeudi, à Bamako, la 3e session du Conseil élargi de cabinet destiné à faire le bilan provisoire de la campagne agricole 2025 ainsi que l’état d’exécution des recommandations issues de la 15ème session du Conseil Supérieur de l’Agriculture (CSA). A l’ouverture de la séance, dans la salle de réunion de la Direction de finance et du matériel (DFM) du ministère de l’Agriculture, le ministre Daniel Sémion Kelema a précisé que cette rencontre, « est sans nul doute un cadre privilégié pour mettre en exergue les progrès réalisés depuis l’adoption du document du plan de campagne le 06 mai 2025 lors du Conseil supérieur de l’Agriculture (CSA », présidé par le chef de l’Etat, le général d’Armée Assimi Goita, Président du CSA. « Ainsi, a-t-il dit, notre session de ce matin a pour objet de faire le bilan provisoire de la campagne agricole 2025 ainsi que l’état d’exécution des recommandations issues de la 15e session du CSA. » Daniel Sémion Kelema a expliqué que « la campagne agricole 2025 a démarré dans un contexte sécuritaire précaire avec la multiplication des incidents engendrant, parfois, des déplacements inhabituels de populations, la destruction et la détérioration de leurs moyens d’existence durables avec comme conséquence, des pertes d’emplois locaux et la perturbation des circuits d’approvisionnement en denrées de première nécessité. » Selon lui, « sur le plan météorologique, la saison des pluies 2025 s’est particularisée par un démarrage précoce par endroit, normal dans le reste du pays et une fin normale à tardive en fonction des zones agroécologiques. » Le Chef du département de l’Agriculture a, cependant, reconnu que « des déficits pluviométriques ont été observés par endroits, mais sans entrave majeure à la satisfaction des besoins en eau des principales cultures. » En ce qui concerne la situation hydrologique, « elle a été marquée par une montée significative du niveau de tous les cours d’eau à partir de la deuxième décade du mois de mai qui s’est maintenue jusqu’en fin août 2025 en réponse aux précipitations abondantes enregistrées », a fait savoir M. Kelema. « Quant à la situation phytosanitaire, elle s’est déroulée dans un contexte marqué par des conditions agro climatiques globalement favorables au développement des cultures, mais également propices à la prolifération de plusieurs ravageurs d’importance économique. Cependant, la situation phytosanitaire est restée calme dans les principaux bassins de production agricole. », a-t-il indiqué. « S’agissant de la situation des cultures, l’installation des semis a été précipitée par des pluies précoces, ce qui a occasionné des cas de ré-semis par endroit et exacerbé la pression subie dans le cadre de la mise en place des intrants agricoles », a également évoqué le ministre de l’Agriculture. « Dans l’optique de mieux soutenir les exploitants et exploitantes agricoles, des interventions ont été multiples dans tous les domaines. Il s’agit : des intrants, des équipements agricoles, des aménagements hydroagricoles, la recherche agricole, la santé animale, la protection des végétaux mais, aussi, des renforcements de capacités à travers les formations des acteurs de la profession agricole », s’est-il réjoui. Dans la dynamique de mise en cohérence des actions de développement, les départements de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche se sont attelés à mettre en ouvre le Plan d’actions du gouvernement sous l’égide du Premier ministre, conformément au contenu de la Lettre de cadrage du président de la Transition. « A cet effet, les résultats enregistrés refléteront les actions inscrites dont, entre autres, la mise à disposition d’intrants de qualité en engrais et semences, les équipements agricoles, d’élevage et de pêche, la surveillance et la protection des animaux et des végétaux », a dit le ministre de l’Agriculture. M. Kelema a fait savoir que « ces résultats obtenus sont le fruit des efforts conjugués du Gouvernement, de ses Partenaires techniques et financiers (PTF) ainsi que de l’ensemble des acteurs de la profession agricole. » Il a adressé des remerciements au président de la Transition, « pour ses engagements personnels à accompagner le secteur agricole, qui a plus spécifiquement permis la mise à la disposition d’intrants de qualité dans tous les grands bassins de production. » Il a exprimé, au nom du Premier ministre et de l’ensemble du gouvernement, sa reconnaissance aux PTF pour leur accompagnement auprès du populations rurales maliennes, dans le cadre du renforcement de leurs capacités de résilience et remercié les acteurs impliqués dans la mise en ouvre du plan de campagne agricole et des recommandations issues de la 15ème session du CSA. ST/MD (AMAP)                          

Validation de la stratégie nationale phytosanitaire pour une agriculture résiliente

Bamako, 02 nov (AMAP) La Stratégie nationale de renforcement des capacités phytosanitaires (SNRC-P) du Mali est soumise à validation, lors d’un atelier dont l’objectif est « de disposer d’une feuille de route solide pour les années à venir, contribuant ainsi de manière significative à la résilience de notre agriculture face aux menaces biotiques et aux changements climatiques », a constaté l’AMAP. Cet événement, que l’Office de protection des végétaux (OPV) organise, en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) « marque une étape décisive dans les efforts constants de notre pays pour assurer la santé de ses ressources végétales, garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle de nos populations. Il vise à promouvoir une agriculture durable, moderne et compétitive, conformément à la politique de développement agricole (PDA) du Mali », a déclaré le conseiller juridique du ministère en charge de l’Agriculture, Tiéman Traoré. « Cette stratégie, selon lui, a été conçue pour doter le Mali d’un cadre cohérent et efficace, s’appuyant sur une approche participative, pour prévenir, détecter et gérer les risques phytosanitaires. » Elle vise, notamment, à « améliorer le cadre institutionnel et réglementaire de la protection des végétaux, renforcer les infrastructures et équipements de surveillance et de diagnostic, développer les compétences techniques des agents et producteurs, promouvoir des méthodes de gestion intégrée des ravageurs et faciliter le commerce des produits agricoles maliens sur les marchés régionaux et internationaux en respectant les normes phytosanitaires ». « Vos réflexions, vos amendements et vos propositions constructives, durant ces assises, sont essentiels pour affiner le document stratégique et garantir sa pertinence et son opérationnalité sur le terrain », a dit M. Traoré, qui a représenté le ministre de l’Agriculture. « Votre expertise collective permettra de s’assurer que la stratégie proposée répond aux réalités de notre pays et aux aspirations de tous les acteurs, des petits producteurs aux exportateurs », a-t-il ajouté. « Dans un contexte de changements climatiques et de risques phytosanitaires accrus, il est impératif de disposer d’un cadre stratégique solide et concerté pour renforcer nos capacités d’action, de prévention et d’intervention », a déclaré le Directeur général de l’OPV, Halidou Mohomodou. « L’élaboration de la SNRC-P, que nous nous apprêtons à valider dans ces trois jours, est le fruit d’un processus inclusif et participatif, impliquant l’ensemble des acteurs nationaux, administrations, chercheurs de l’Institut d’économie rurale (IER), producteurs, Société civile au développement », a-t-il précisé. Quant au représentant de la FAO, Youssouf Diallo, il a réaffirmé l’engagement de l’organisme onusien à soutenir le Mali dans ses programmes de renforcement des capacités. « Je tiens à affirmer la disponibilité de la FAO à accompagner le gouvernement du Mali dans la mise en œuvre de cette stratégie. Nous demeurons engagés à soutenir le renforcement des capacités institutionnelles, mobiliser les expertises et les partenaires, promouvoir des solutions durables, intégrées et respectueuses de l’environnement. » MMD/MD (AMAP)

Macina : La crise du carburant plombe le transport et la récolte en zone Office du Niger

Macina, 28 nov (AMAP) La crise des hydrocarbures a touché le transport et les récoltes en zone office du Niger, notamment le transport entre Macina-Ségou-Bamako, en aller et retour. La pénurie de carburant a fait monter le tarif Macina-Ségou qui était de 2 500 à 3 000 Fcfa est revu à la hausse entre 3 500 et 4 000 Fcfa. L ‘axe Macina-Bamako, qui était de 6 000 Fcfa a atteint 7 000 à 7 500 Fcfa. A la suite de la même crise, toutes ces compagnies qui affrétaient 2 à 3 cars par jour ne peuvent en faire voyager qu’un seul actuellement. Le transport à Macina est assuré par trois grandes compagnies de transport, les mini-cars, les camions de transport de marchandises. Ils assurent le trafic durant toute la journée jusqu’à 20h en respect des mesures sécuritaires. La crise a touché les récoltes en zone Office du Niger où toutes les machines (motoculteurs, batteuses, moissonneuses, décortiqueuses) fonctionnent au gaz oil.  Les frais des prestations ont aussi augmenté. Le litre de gaz oil qui était de 650 à 700 Fcfa est actuellement à 2 009 Fcfa et se fait rare. Face à la crise, certains conducteurs ont expérimenté un mélange d’huile de ménage avec 5 à 2 ou 3 litres de gaz oil pour effectuer les prestations. DG/MD (AMAP)

6è Session du comité de pilotage du PDZSTA-KB pour valider le budget 2026

Bamako, 28 nov (AMAP) La 6ᵉ session du Programme de développement de la zone spéciale de transformation agro-industrielle des régions de Koulikoro et périurbaine de Bamako (PDZSTA-KB), qui s’est tenue, ce vendredi dans au ministère de l’Agriculture, a permis aux participants de faire le bilan des activités écoulées et de valider le budget 2026, a constaté l’AMAP. « Le projet de budget 2026 soumis à votre examen et validation est évalué à 4 493 754 100 Fcfa. Il s’agira d’apprécier le niveau d’exécution physique et financière des activités validées lors de la session tenue le 31 juillet 2025, ainsi que l’état de mise en œuvre des recommandations formulées au cours de ladite session, d’examiner et de valider le Plan de travail et le budget annuel (PTBA) de l’année 2026 », a déclaré le secrétaire général du ministère en charge de l’Agriculture, Garantigui Traoré. La mise en œuvre des activités prioritaires identifiées dans le PTBA 2026 permettra de « rehausser à 43,6 % le taux de décaissement du programme et à plus de 77 % son taux d’engagement, avec comme point de mire le démarrage des travaux d’aménagement du Parc agro-industriel de Bancoumana », a-t-il précisé. D’une durée de cinq ans, le PDZSTA-KB s’articule autour de quatre composantes : l’appui à la gouvernance et aux mesures incitatives ; le développement des infrastructures d’appui à la transformation agricole ; l’appui aux acteurs-clés des filières porteuses ; ainsi que la gestion et la coordination du programme. La mise en œuvre efficace du programme vise à renforcer la résilience des communautés bénéficiaires et à réduire considérablement le risque d’insécurité alimentaire et nutritionnelle, à travers l’augmentation de la production et de la productivité agricoles, ainsi que du niveau de transformation des produits agricoles. M. Traoré a rappelé que « la Banque africaine de développement (BAD) a déjà mobilisé 16,26 millions d’Unités de compte (UC), soit environ 13 milliards de Fcfa, pour soutenir la mise en œuvre de ce programme. À cela s’ajoute la contribution remarquable du gouvernement du Mali à hauteur de 2,08 millions d’UC, soit environ 1,7 milliard de Fcfa ». Le secrétaire général a exhorté les participants « à un examen minutieux des documents qui vous sont soumis et à formuler des recommandations objectives et pertinentes pouvant contribuer à accélérer sa mise en œuvre dans toutes ses composantes ». Le coordinateur du projet, Demba Sidibé, a souligné : « Nous sommes actuellement à la phase de mise en œuvre d’un projet pilote très spécifique, dans la mesure où nous allons construire 35 usines de transformation à Bancoumana. Il faut aller vers la transformation de nos produits agricoles, afin que le pays puisse se développer ». MMD/MD (AMAP)

Kangaba : Fin de la formation des jeunes ruraux ayant choisi les filières techniques de production maraîchère

Kangaba, 24 nov (AMAP) Quelque 37 jeunes ruraux dont 22 hommes et 15 femmes de Kangaba (Ouest), en attente de financement, ont pris part à une formation, du mardi au samedi, dans le cadre du deuxième Projet formation professionnelle, insertion et appui à l’entrepreneuriat des jeunes ruraux (FIER II). Les apprenants qui ont choisi les filières techniques de production maraîchère, vont, durant cinq jours, planché sur trois thèmes principaux : les itinéraires techniques de la culture de la tomate, du gombo et de la pomme de terre, la fabrication et l’utilisation du compost liquide et le Bokachi, la fabrication et l’utilisation des bio pesticides. Les formations pratiques se sont déroulées dans le jardin maraîcher des femmes de Kangaba. Ces dernières ont partagé leur expérience avec les nouveaux apprenants qui viennent de boucler ainsi leur formation théorique. Ces jeunes hommes et femmes sont pressés d’avoir leur financement pour s’installer à leur propre compte afin de participer pleinement au développement local. Fini l’exode rural et les départs vers les pays étrangers pour ces jeunes ruraux. SD/MD (AMAP)

Un quartier de la ville de Youwarou (Centre) menacé d’inondation

Youwarou 21 nov (AMAP) Un quartier de la ville de Youwarou (Centre) est menacé par la montée des eaux du fleuve Niger qui ont atteint le centre du quartier « Kokolel » où des concessions et des jardins maraîchers sont exposés au sinistre, en cette mi-novembre, a constaté l’AMAP, En 2024, à la même période, les sept communes du Cercle (Bimbere Tama, Dongo, Dirma, Déboye, Farimaké, N’Dodjiga, Youwarou) étaient inondées. Des dégâts importants y ont été notés. 1 991 ménages ont été sinistrés, pour 43 000 victimes répertoriées, 3 000 hectares de cultures sous les eaux, des dégâts sur le cheptel, la volaille, des boutiques, les stocks de céréales et divers équipements ont été également notés par le service local du Développement social et de l’Economie solidaire de Youwarou. Depuis le 28 juin 2025, une session de plaidoyer sur la prévention et la gestion des risques liés à l’inondation a eu lieu au cercle à l’intention des membres du Comité de crises et de gestion des catastrophes et animée par le service local du Développement social et de l’Economie solidaire car « mieux vaut prévenir que guérir. » En prévision de 2025, 85 villages sur les 182 que compte le Cercle de Youwarou sont à risque. « Une communication de masse s’avère nécessaire à travers les radios de proximité », a souligné le comité. En novembre 2020, en novembre 2022 et en novembre 2024, la ville de Youwarou a connu des inondations par les eaux du Niger avec des conséquences économiques importantes sur les communautés et sur la santé de la population en général. SC/MD (AMAP)

1ère édition de Salon international de l’entreprenariat-AES : Cinq entreprises primées sur dix sélectionnées au concours de plans d’affaires

Bamako, 21 nov (AMAP) Le premier prix du concours de plans d’affaires de la 1ère    édition de Salon international de l’entreprenariat-AES, doté de 4 millions de Fcfa a été remporté par Mme Rokia Kanté, pour son business « Awn ka », lors d’une cérémonie sur sur le site du Salon, au stade du 26 Mars, à Bamako, a constaté l’AMAP sur place. Elle intervient dans la « production et commercialisation de farine infantile localement enrichie sur la base de nos céréales locales sous la marque Rizolac destiné á lutter contre la malnutrition infantile », basé à Sikasso (Sud). Le deuxième prix, d’une valeur de 3 millions de Fcfa, a été remis à Fatoumata Moulaye Diallo, pour « Belle femme cosmétique » qui évolue dans la production et la commercialisation de savon à base de produits locaux comme le moringa. Quant au troisième prix (2 millions de Fcfa), il est revenu à Mme Aissata Sall et Abdoulaye Sall, dont le plan d’affaire, « Kodol », supporte la production du collier intelligent pour la gestion durable du bétail au Mali. Abbi Samba, avec son plan d’affaire, « Fida holding » intervenant dans la production de banane plantain.  Il a reçu 1 million de Fcfa Et enfin, le cinquième rang doté de cinq cent mille Fcfa, a été occupé par Mamadou Ouattara dont le plan d’affaire « Eco solution » est dans le domaine de la collecte, du tri, du recyclage et de la valorisation des déchets solides à Bamako. Ce concours de plans d’affaire, entre 208 postulants candidats, « m’encourage davantage à continuer la lutte que j’ai commencée, qui vise à valoriser nos produits locaux, lutter contre la malnutrition infantile, pour la création d’emplois et contribuer à la réduction de la malnutrition ici, au Mali », s’est réjouie Rokia Kanté, lauréate du 1er prix de ;a compétition entre plans d’affaires de la 1ère édition de Salon international de l’entreprenariat-AES. ST/MD (AMAP)    

Agriculture : La Charte nationale des banques de gènes et de semences communautaires au Mali soumise à adoption

Bamako, 6 nov (AMAP) Les responsables du Projet « portefeuilles variétaux pour la résilience des communautés du Sahel (PV-RCS) ont organisé, jeudi, au Centre de recherche agronomique de Sotuba, l’atelier de validation de la Charte des banques de gènes et de semences communautaires au Mali afin d’harmoniser les pratiques de gestion et de valorisation des ressources phytogénétiques locales. La coordinatrice du projet, Dr Safiatou Sangaré, a expliqué que le PV-RCS vise à proposer des solutions durables d’amélioration des systèmes de culture et des systèmes semenciers « afin de contribuer à la sécurité alimentaire dans l’espace de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). » « Ces trois pays, fortement touchés par les effets néfastes des changements climatiques, voient leurs systèmes agricoles, pilier de leur économie, affectés par la variabilité climatique, la dégradation des terres et la perte de biodiversité », a-t-elle dit, Selon elle, « dans ces contextes, les systèmes semenciers formels ne prennent que marginalement en compte les variétés locales qui représentent, pourtant, plus de 80% des semences utilisées par les agriculteurs ». « Ces variétés locales recèlent une diversité génétique précieuse et une forte résilience face aux conditions agro-climatiques difficiles », a fait savoir Dr Safiatou Sangaré. « Le projet PV-RCS adopte une démarche participative et holistique fondée sur l’étude et la caractérisation de la diversité du germoplasme local, la collecte des écotypes des espèces cibles, la sélection variétale participative, la production et la conservation de semences communautaires. » « Mais, aussi, la valorisation des savoirs paysans y compris ceux des femmes dans la gestion et la conservation des ressources phytogénétiques », a souligné la coordinatrice. Avant d’ajouter que l’un des résultats attendus du projet est la mise en place et la pérennisation des banques de gènes communautaires, « instruments clés pour la conservation in situ des ressources génétiques locales. » « Cet atelier marque une étape décisive dans notre engagement collectif pour la préservation durable des ressources génétiques, essentielles à la sécurité alimentaire et au développement agricole de notre Région », a expliqué Mme Traoré Fatoumata Coulibaly, conseiller technique chargée du genre au ministère de l’Agriculture. « Depuis plusieurs années, nos systèmes de production agricole sont confrontés à de profonds bouleversements dont la variabilité climatique, la dégradation des terres, et la perte progressive de biodiversité fragilisant la base même de notre sécurité alimentaire », a-t-elle alerté. Selon elle, « pour y remédier, les banques de gènes constituent la mémoire biologique de nos terroirs et offrent des solutions concrètes pour renforcer la résilience de nos systèmes agricoles ». Mme Traoré a invité les participants « à examiner attentivement le contenu de ce projet de Charte, à y apporter des appréciations et recommandations afin que le document final soit consensuel, opérationnel et durable. » ST/MD (AMAP)  

Campagne agricole à Youwarou (Centre) : Les producteurs récoltent les fruits de leur détermination

Par Sadou CISSE Youwarou 04 nov (AMAP) Les producteurs dans le Cercle de Youwarou, dans le Centre du Mali, ont entamé la campagne agricole 2025-2026, déterminés à garantir la sécurité alimentaire, dans un contexte caractérisé par une pluviométrie moyenne et une insécurité persistante. Selon le chef secteur d’Agriculture, Macky Traoré, les superficies réalisées, au cours de la campagne, ont été de 23 000 hectares sur les 23 000 prévus en riz de maîtrise totale d’eau, 12 156 hectares en riz de submersion libre, 4 300 hectares sur une prévision de 4 300 en riz de bas fond, 11 hectares pour le maïs, 500 hectares pour le sorgho sur les 500 prévus. Quant au mil, quelque 6 065 hectares ont été réalisés sur les 6 000 prévus, 150 hectares d’arachide sur les 150 prévus, 615 hectares de niébé sur 620, 75 hectares de voandzou sur 75, 05 hectares de manioc et 1,5 hectare d’arachide sur 1 hectare prévu. « Le cumul pluviométrique a été de 419 mm en 31 jours contre 568 mm en 32 jours en 2024 », a ajouté le technicien. « Les récoltes sont en cours dans plusieurs communes du Cercle. Les premières estimations font état d’une production moyenne en riz, de rendements allant de moyens à bons pour le mil et le sorgho ainsi que de baisses de rendement pour le niébé », a indiqué M. Traoré. Cependant, dans les Communes de Farimaké et de Bimbere Tama, des attaques d’oiseaux granivores ont été signalées entraînant des légères pertes. Des difficultés ont été rencontrées par les paysans. Il s’agit, notamment, de l’installation tardive de la campagne, de la mauvaise répartition des pluies dans le temps, des attaques d’oiseaux granivores, de la cherté des intrants sur le marché, de l’insécurité persistante dans la zone. De l’appréciation générale et des perspectives du Chef secteur d’Agriculture de Youwarou, « la campagne agricole 2025-2026 se caractérise par la résilience remarquable des producteurs, une bonne exécution des prévisions de superficies et une collaboration effective entre les acteurs. » « Elle reste, globalement, moyenne et marque un tournant vers une agriculture plus résiliente et organisée », a-t-il conclu. SC/MD (AMAP)