La CMDT prévoit 38 milliards pour la construction de nouvelles usines en 2020

Bamako, 27 décembre (AMAP) La Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), a prévu 38 milliards pour la construction de nouvelles usines, en 2020, a appris l’AMAP lors de la 88è session du Conseil d’administration de la compagnie tenue, jeudi, à Bamako. Le budget 2020, soumis à l’examen de cette session, s’élève à 633 milliards de Fcfa, répartis en produits pour 297,300 milliards de Fcfa, en charges pour 298,935 milliards de Fcfa, et 38,292 milliards de Fcfa seront destinés à la construction de nouvelles usines d’égrenage. Ce qui fait un résultat net négatif de -1,635 milliard de Fcfa. « Ce résultat est dégagé sur la base d’une estimation assez prudente des prix de ventes de la fibre », a indiqué le président directeur général, Pr Baba Berthé, avant de poursuivre qu’il pourrait évoluer, de façon significative, en fonction des fluctuations des cours du coton sur le marché mondial. Le Conseil d’administration a, notamment, adopté les procès-verbaux des 86è et 87è sessions et le fait point d’exécution des recommandations de la 87è session. La session, dirigée par Pr Baba Berthé, s’est, aussi, penchée sur l’examen et l’approbation du budget 2020, du plan de passation de marchés, le financement de la campagne 2019-2020 et la situation de la campagne de commercialisation. En outre, le Pdg de la CMDT a précisé que ce projet de budget s’appuie sur des éléments factuels de la campagne 2019/2020, dont la production de coton graine est d’environ 691.300 tonnes. « Le budget tient aussi compte, a-t-il souligné, des cours mondiaux de la fibre de coton qui ont enregistré une baisse avec une moyenne de 903 Fcfa/kg pour l’indice A de Cotlook, alors que cette moyenne était de 1072 Fcfa/kg pour la campagne 2018/2019 et 1018Fcfa/kg pour celle 2017/2018, à la même époque ». M. Berthé a, par ailleurs, attiré l’attention des administrateurs sur l’augmentation du prix d’achat de base du coton graine, passé de 255 Fcfa/kg à 275 Fcfa/kg, soit une augmentation de 20 Fcfa/kg. « Ce point majeur a, fondamentalement, joué sur le niveau des charges qui sont constitués à plus de 67% par les achats », a-t-il soutenu. Selon lui, cette augmentation, très significative, découle de la volonté des acteurs de la filière de stimuler à partir d’un prix de base plus incitatif. Cette session du Conseil d’administration de la CMDT, a aussi, enregistré la présence du représentant du ministère en charge de l’Economie et des finances, de celui en charge des Investissements et de l’ensemble des administrateurs. Et, particulièrement, celle du représentant de la société Géocoton, Ibrahima Diack, venu partager son expérience, comme la relever le Pr Baba Berthé, à l’ouverture des travaux. MT/MD (AMAP)

Koutiala : Les femmes transformatrices de N’togonasso plaident pour la chaîne de valeur du soja  

Koutiala, 26 décembre (AMAP) La Société coopérative simplifiée ‘Kotognongontala’ des femmes transformatrices de produits agroalimentaires du village de N’togonasso (SCOOPS–K), dans le Cercle de Koutiala, a organisé, la semaine dernière, à Koutiala, une rencontre publique de plaidoyer/lobbying en faveur du soutien au développement de la chaîne de valeur du soja. Avec l’appui financier d’Oxfam-Mali, à travers le Projet intitulé « Pouvoir citoyen contre l’injustice et pour des alternatives crédibles de développement durable », cette rencontre avait pour but de bénéficier de l’appui politique des autorités communales pour la valorisation de la chaîne de valeur agroalimentaire Soja à travers des actes concrets. Au cours de cette rencontre publique de plaidoyer/lobbying auprès des mairies de Gouadji-Kao, M’pessoba, Koutiala, Sincina et le Conseil de cercle, le président du Conseil de cercle de Koutiala, Zoumana Mallé, s’est engagé, au nom des élus, à appuyer « ces vaillantes dames » dans le développement de leurs activités. « C’est un cri de cœur qu’elles ont lancé. Nous allons nous mettre ensemble et voir les activités que ces femmes mènent pour pouvoir les accompagner », a dit M. Mallé. « Ce que j’ai vu au cours de cette journée de plaidoyer/lobbying est vraiment convaincant», a-t-il expliqué. « Koutiala a toujours eu des problèmes avec la malnutrition. Koutiala produit beaucoup mais consomme peu, parce que cela fait partie de notre culture. Il est temps qu’on divorce d’avec cette mauvaise culture-là. Nous, élus, allons accompagner ces innovations nutritionnelles de la Coopérative ‘Kotognongontala’ des femmes transformatrices de N’togonasso, pour gagner le pari de la bonne nutrition à Koutiala », a conclu le président du Conseil de cercle. La SCOOPS-Kest une organisation de base à majorité féminine. Elle dispose de compétences avérées dans le domaine de la transformation et la commercialisation. Selon son coordinateur, Abdoulaye Coulibaly, la SCOOPS-K produit du ‘soumbala’, du couscous, de la farine nutritive, du lait, des brochettes, des crêpes et du ‘faro’, tous, à base de soja. Du 19 au 20 décembre 2019, la SCOOPS-K et son partenaire Oxfam-Mali ont, également, organisé au Stade El hadj Sidiki Ouattara de Koutiala, un forum sur « la valorisation des produits agricoles, le développement de l’esprit d’entreprise et l’autonomisation des jeunes, femmes et hommes ruraux à travers les filières porteuses » dans le Cercle de Koutiala. Ce forum a regroupé une quarantaine d’organisations mixtes de jeunes et de femmes productrices et transformatrices de produits agricoles. Ce forum a permis aux participants de réfléchir sur des opportunités dans la chaîne de valeur agricole : sécurité alimentaire et nutritionnelle, emploi des jeunes et des femmes pour une autonomisation économique. La cérémonie était présidée par le 1eradjoint au préfet de Koutiala, Souleymane Tembely, entouré des autorités politiques, coutumières, religieuses, etc. La tenue de ce forum, couplée à la foire d’exposition des produits agroalimentaires, a été saluée par Oxfam-Mali, à travers le coordinateur de son Programme DGD, Moctar Coulibaly, qui a reconnu les efforts de « ces braves femmes dans le cadre de leurs activités ». ID/MD (AMAP)  

Pois sucré : De petites graines qui font le bonheur des amateurs de jus frais  

Par Mariam F. DIABATE  Sikasso, 19 décembre (AMAP)  Depuis la nuit des temps, Sikasso ou encore le Kénédougou est connu pour la culture du pois sucré. A un mois de la période propice du pois sucré, les commerçants arrivent, tout de même, à tirer leur épingle du jeu. Il est 10 heures à la foire hebdomadaire de Sikasso. Ce dimanche, jour de regroupement des ressortissants des villages environnants, le grand marché de Sikasso est rempli comme un œuf. Cris pour attirer les clients, négoces, causeries, désordre… Certains passants regardent des cyclistes et motocyclistes ainsi que les charretiers forcent le passage et en ajoutent à l’encombrement de la circulation, créent des bousculades. Tout cela participe de l’animation du marché. En certains endroits, l’odeur des condiments et, surtout, celle des poissons (frais et fumés) inondent l’atmosphère et agressent les odorats les plus délicats. Non loin des immeubles, communément appelés « trois étages », juste en face du Conseil de cercle de Sikasso, se sont installés les vendeurs du pois sucré. “ Tiokon timiman bèye “, “ Ka kilo dioli dima?”, en Français : « Il y a du pois sucré », « vous en voulez combien de kilos? », s’écrie un vendeur de la place. Aboubacar Ouattara, ainsi qu’il se nomme, pratique le métier depuis plus de 15 ans. Le quadragénaire affirme qu’il s’approvisionne à Sokourani-Missirikoro. « Chaque dimanche, je prends 11 sacs de pois sucré chez les producteurs. Ils me cèdent le kilo entre 400 et 450 Fcfa », confie-t-il, ajoutant qu’il vend le kilo à 500 Fcfa. M. Ouattara précise qu’il s’en sort pas mal. « Ce commerce m’a permis d’acheter un terrain et de construire une maison. En plus, j’ai pu acheter une moto et me marier », témoigne-t-il, un grand sourire sur le visage. Par ailleurs, le commerçant de Sikasso attend avec impatience la période propice du pois sucré (le mois de janvier) afin de se faire le maximum de bénéfice et se frotter les mains. Fatoumata et Binta Niangadou, foulards noirs enroulés autour de la tête, habilles de longues robes noires, avancent, en causant vers les sacs d’Aboubacar Ouattara. Les sœurs Niangadou sont là pour acheter du pois sucré pour en faire du jus qu’elles vont vendre. « Chaque dimanche, nous achetons 10 kg. Cela couvre la production de jus de la semaine », précise la plus grande (Binta), qui révèle que ce business leur procure un revenu appréciable. Sa sœur Fatoumata ajoute que ce jus délicieux est apprécié des clients qui en raffolent. « Ils en redemandent, toujours, ce qui contribue à améliorer nos revenus », dit Fatoumata qui explique que le jus extrait est mis en bouteille et/ou dans des sachets plastiques et mis au frais pour la vente. Debout derrière six sacs de pois sucré, certains frais et d’autres secs, Daouda Sogodogo n’a presque pas le temps de s’asseoir. à cause de l’affluence du marché. Tout comme Aboubacar, chaque semaine, Daouda achète quatre sacs de 100 kilos de pois sucré avec ses producteurs de Kapala, Niagasso, Kafana, Missirikoro et Tamba. Selon lui, le prix du sac dépend de celui du kilo. Actuellement, le prix du sac varie entre 30.000 et 45 000 Fcfa. « Je vends le kilo entre 300 et 500 Fcfa et détaille également à partir de 25 Fcfa », ajoute-t-il. Se prononçant sur le marché, Daouda Sogodogo soutient que c’est assez intéressant. « Si j’arrive à écouler mes quatre sacs de 100 kilos dans la semaine, je peux gagner 10.000 Fcfa par sac », révèle-t-il gaiement. « Donne-moi la quantité habituelle, 2 kg de pois sucré », ainsi s’adresse le client Mamadou Diarra à Daouda Sogodogo. Il affirme que depuis un an, il achète le pois sucré chez M. Sogodogo. « Il y a certains pois sucrés qui sont pourris ou pas assez sucrés, mais ceux de Sogodogo sont vraiment de qualité », dit-il. Le pois sucré est cultivé, précisément, dans les Cercles de Sikasso et Kadiolo. La culture, selon les spécialistes, occuperait la troisième place, après le coton et la pomme de terre, en terme de sources de revenus pour les producteurs de cette zone. La production moyenne annuelle avoisine les 10.000 tonnes. Elle rapporte aux producteurs plus 500 millions Fcfa par an. Les producteurs sollicitent la création d’une usine de transformation du pois sucré et le partenariat avec des projets et programmes évoluant dans le secteur, afin d’absorber la surproduction et éviter, ainsi, bradage du produit. MFD/MD (AMAP)

Le contrat-plan 2017-2019 de l’Office de développement rural de Sélingué arrive à terme

Bamako, 19 décembre (AMAP) L’Office de développement rural de Sélingué (ODRS) a tenu mardi dernier dans sa salle de conférence, la troisième et dernière réunion du comité de suivi du contrat-plan (2017-2019) État-ODRS-producteurs. Sous la direction du président du comité de suivi du contrat-plan, Joël Togo, en présence du directeur général de l’ODRS, Hamidou Coulibaly, les administrateurs ont mis à profit cette dernière session pour examiner le procès verbal de la deuxième réunion du comité de suivi, les recommandations issues de la deuxième réunion et le rapport d’exécution des engagements des parties prenantes au titre de la troisième année. Selon Joël Togo, les activités programmées ont été exécutées dans des conditions caractérisées par un démarrage satisfaisant de la pluviométrie, suivi de poches de sécheresse en juillet et une normalisation à partir d’août. Quant à la situation phytosanitaire, elle a été, relativement, calme avec quelques cas de viroses sur le riz en maîtrise totale et des chenilles légionnaires sur le maïs. Sur le plan socio-économique, M. Togo a noté, avec satisfaction, la situation alimentaire normale dans toutes les zones de production, avec des marchés bien approvisionnés et des prix des denrées de première nécessité stables. Il a, également, apprécié les efforts de l’État dans la poursuite de la subvention des intrants (semences, engrais) et des équipements agricoles. Sur le plan technique, le président du comité de suivi du contrat-plan a souligné l’amélioration du niveau d’équipement, à travers la création du Centre rural des prestations des jeunes (CRP), et l’adoption, à grande échelle, du Système de riziculture intensif (SRI) par les producteurs. Il a, toutefois, déploré les difficultés d’irrigation dans les périmètres de Sélingué à cause de la vétusté des réseaux et la non fonctionnalité de la station de pompage ayant entraîné des inondations pendant la période de crue. Malgré ces constats, les différentes parties prenantes du contrat-plan, à en croire Joël Togo, ont tout mis en œuvre pour l’atteinte des objectifs de la troisième année. Ainsi, dans le domaine des productions agricoles, les réalisations sont passées de 25.185 hectares à 27.517 hectares, soit une progression de 9,26% pour les céréales. Sur le plan de la maintenance, l’on peut retenir, selon le président du comité de suivi du contrat-plan, l’entretien de 23.082 mètres linéaires du réseau primaire d’irrigation, 34.624 mètres linéaires du réseau secondaire d’irrigation, 42.644 mètres linéaires de drains primaires et 28.067 mètres linéaires de drains secondaires. Dans le cadre de l’exécution des engagements, l’ODRS et les différentes parties prenantes ont déployé des efforts en vue de l’atteinte des objectifs de la troisième année. Joël Togo a exhorté les acteurs à davantage s’investir pour la finalisation du prochain contrat-plan. Rappelons que l’ODRS a pour objectif de contribuer à la réduction de la pauvreté et à l’atteinte de la sécurité alimentaire. Il vise, également, le renforcement des capacités des producteurs en vue de faire face à l’ensemble des activités et défis de développement du secteur agricole dans sa zone d’intervention. AKC/MD (AMAP)

Agriculture climato-intelligente : Le projet UPCSA restitue ses acquis à Kolokani (Ouest)

Bamako, 19 décembre (AMAP) Le projet «Accélérer l’adoption de l’agriculture climato-intelligente au Mali » (UPCSA) dans le Cercle de Kolokani (Ouest) a restitué ses acquis, mardi, à Bamako, après 20 mois de mise en œuvre par l’ONG World vision. C’était au cours d’un atelier final de restitution et de consolidation dont l’objectif général était de partager les résultats obtenus et les leçons apprises, lors de la mise en œuvre du projet UPCSA, présenter ses succès, défis. L’ambition du projet est d’accélérer l’adoption de l’agriculture climato-intelligente à travers l’amélioration de la résilience face au changement climatique, la productivité agricole et les revenus des petits exploitants agricoles. Ouvrant les travaux, devant les maires des dix communes du cercle de Kolokani que couvre le projet, le ministre de l’Environnement de l’Assainissement et du Développement durable, Housseini Amion Guindo, a rappelé que l’agriculture au Mali est fortement dépendante de la pluviométrie qui est inégalement répartie sur l’ensemble du territoire. « L’agriculture climato-intelligente est une approche qui a été développée pour permettre aux agriculteurs de faire des profits en augmentant la productivité agricole, en s’adaptant aux conditions climatiques et en protégeant notre environnement », a expliqué M. Guindo. Il a, ensuite, précisé que les indicateurs du projet UPCSA cadrent avec les engagements pris par le Mali, au cours de la Cop 21, mais aussi des politiques environnementales prônées par le président Ibrahim Boubacar Keïta. Le 1eradjoint au préfet du Cercle de Kolokani, Siaka Souleymane Sanogo, pour sa part, a révélé que le projet mis en œuvre par World vision, cible 25.000 agriculteurs dans le Cercle de Kolokani repartis en 500 groupes de 50 paysans. Il s’est, par ailleurs, réjoui des réalisations du projet, qui à Kolokani, a, notamment, vulgarisé auprès des populations et d’une frange importante des producteurs les notions de changement climatique et leurs effets néfastes sur les systèmes de production. Au compte des réalisations du projet, figure, aussi, la remise de 500 téléphones à des paysans leaders. Cet outil leur permet de recevoir les informations météorologiques par messagerie téléphonique (SMS). Siaka Souleymane Sanogo a, ensuite, salué la mise en place par le projet UPCSA de quatre groupes communaux d’assistance météorologique et d’un groupe local d’assistance météo qui tiennent des réunions décadaires et produisent des bulletins agro-météo diffusés par les radios locales. « Le Cercle de Kolokani a été satisfait de la qualité des activités du projet mais, la consolidation des acquis et leur pérennisation restent un défi majeur à prendre en compte. », a signalé le 1eradjoint au préfet. Quant au directeur national par intérim de World Vision Mali-Mauritanie, Jean-Claude Mukadi, il s’est félicité de l’engagement et de la disponibilité des autorités pour la mise en œuvre du projet. M. Mukadi a, aussi, précisé que le projet, démarré en juin 2018, est mis en œuvre dans le Cercle de Kolokani grâce au financement du l’Union européenne (UE), à travers le Centre technique de recherche agricole et rurale (CTA). Il a remercié les bailleurs de fonds d’avoir choisi le Mali et World vison pour la mise en œuvre du projet. MT/MD (AMAP)

Production cotonnière : Près de 700.000 tonnes attendues pour la campagne 2019/2020

Bamako, 17 décembre (AMAP) La Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) compte atteindre près de 700.000 tonnes de coton pour la campagne 2019/2020, notamment grâce à la hausse du prix du coton graine qui passe de 255 Fcfa/kg à 275 Fcfa/kg, a appris l’AMAP, de source officielle. Tous les acteurs du secteur de « l’or blanc » malien s’est retrouvée, les 11 et 12 décembre derniers, à Koutiala, pour faire le bilan de la campagne 2018/2019 et préparer celle de 2019/2020 de la CMDT. La rencontre sous la présidence du président directeur général (PDG) de la CMDT, Pr Baba Berthé, qui s’est déroulée, également, en présence de la directrice générale adjointe de l’Office de la haute vallée du Niger (OHVN), Mme Diallo Mah Koné, et du président intérimaire de la Confédération des sociétés coopératives de producteurs de coton (CSCPC), Djiguiba Ampha Coulibaly. À l’ouverture des travaux, le Pr Baba Berthé a décliné l’objectif de cette traditionnelle réunion qui est de faire l’analyse critique des réalisations de la campagne 2018/2019 et les perspectives de la campagne 2019/2020. La directrice adjointe de l’OHVN a, pour sa part, félicité les producteurs de coton pour les résultats obtenus cette année. Mme Diallo Mah Koné a ensuite remercié les autorités pour le paiement des subventions aux producteurs, avant d’exhorter les participants à examiner, minutieusement, les documents qui leur sont soumis, afin de  proposer des recommandations et résolutions permettant à l’OHVN et la CMDT d’atteindre leurs objectifs. Le président intérimaire de la CSCPC a, aussi, remercié la CMDT et les autorités pour le paiement des subventions aux producteurs. « Pour cette campagne, les stocks ont été vendus et les ristournes perçues par les productions », s’est réjoui Djiguiba Ampha Coulibaly. Il a, cependant, déploré la baisse du rendement par rapport aux autres années, à cause d’une pluviométrie contrastée. La centaine de participants, parmi lesquels, des chefs de services et cadres de la CMDT et de l’OHVN, des représentants des organisations des producteurs agricoles, ont donc exposé et échangé durant cette réunion. Il ressort de ces échanges que la campagne agricole 2018/2019 a démarré dans un contexte socio-économique favorable. Le coût total des investissements de la CMDT s’est élevé à 309 milliards de Fcfa. Les achats ont porté sur 656.531 tonnes de coton, dont 25.195 tonnes de la zone OHVN, pour un objectif de 700.000 tonnes, soit un taux de réalisation de 94%. Les aléas climatiques au début et à la fin de la campagne sont à la base du gap dans la réalisation de l’objectif fixé. Les filiales Nord-Est (87%) et de la Division de Sikasso (86%) n’ont pas atteint les prévisions. Quant à la Division de Bougouni et les Filiales Centre et Ouest, elles ont réalisé leurs prévisions. 2,4 MILLIONS DE TONNES DE CÉRÉALES – La partie industrielle a assuré le transport et l’égrenage de toute la production avant fin avril. Concernant les céréales sèches, 2,4 millions de tonnes ont été produites, soit une disponibilité par habitant de 466 kg. Ce taux a couvert les besoins céréaliers des populations de la zone CMDT et dégagé un excédent commercialisable. À noter que pour cette campagne, le prix du coton graine de premier choix est passé de 250 Fcfa/kg à 255 Fcfa/kg. La subvention de l’Etat s’est élevée à 27,77 milliards de Fcfa pour l’achat des engrais coton et maïs utilisés par les producteurs. Après le bilan de la campagne écoulée, les participants se sont penchés sur les préparatifs de la campagne 2019/2020. Le prix du coton graine connaitra une augmentation de 20 Fcfa, passant à 275 Fcfa/kgpour le premier choix. Et le paiement des producteurs se fera avant fin avril prochain. Pour ce qui concerne les superficies à emblaver, il est prévu 738.193 hectares, dont 28.826 hectares pour la zone OHVN. La production de coton attendue est de 691.300 tonnes,dont 26.000 tonnes pour la zone OHVN. Cette prévision est supérieure à celle de 2018/2019 et elle sera la deuxième plus grande, après celle de 2017/2018 qui était de 728.600 tonnes. Du côté de la production céréalière, il est prévu 2,4 millions de tonnes dont 1,4 millions de tonnes de maïs. Le  Pr Baba Berthé a encouragé les acteurs du secteur, tout en rappelant que la production cotonnière est un domaine dont on peut se réjouir des résultats sans en être satisfait.  « Nous avons un potentiel qui permet d’aller au-delà de ce niveau de production. Mais, il reste des contraintes, au nombre desquelles, l’outil industriel qui est complètement obsolète et dépassé. La production agricole doit aller de pair avec l’amélioration de l’outil industriel, c’est-à-dire le système d’égrenage », a fait remarquer le PDG de la CMDT. Il a insisté sur le besoin de sécuriser les semences, celui de rendre disponible les intrants, le renforcement de la formation et l’encadrement des producteurs et enfin le renforcement du dispositif de lutte contre les incendies. MT/MD (AMAP)

Un nouveau programme pour booster l’agriculture a été lancé

Bamako, 04 décembre (AMAP) Le Programme d’appui à la transformation de l’agriculture malienne, volet entreprenariat agricole jeunes (PATAM-EAJ), qui envisage une assistance à la formulation du programme de transformation de l’agriculture malienne et la mise en œuvre d’une opération pilote pour l’emploi des jeunes dans le secteur agricole, a été lancé vendredi dernier par le ministre de l’Agriculture, Moulaye Ahmed Boubacar, accompagné de son collègue de l’Elevage et de la Pêche, Mme Kané Rokia Maguiraga, Ce nouveau programme devrait permettre d’atteindre une sécurité alimentaire et nutritionnelle, créer des richesses partagées et aussi beaucoup d’emplois pour les jeunes. Le programme est financé à hauteur de 861 millions de Fcfa, dont un prêt de la Banque africaine de développement (BAD) à hauteur de 819 millions de Fcfa et une contrepartie malienne d’environ 42 millions de Fcfa. Pour une durée d’un an, le programme couvre l’Office du Niger et l’Office riz Ségou. L’objectif principal  de ce programme, selon le ministre Moulaye Ahmed Boubacar, « est d’opérationnaliser, à travers une approche concertée, la politique de transformation agricole en vue d’une croissance économique inclusive et forte, porteuse d’emplois et respectueuse des stratégies et politiques de développement établies ». « Le PATAM-EAJ, a-t-il expliqué, s’inscrit en ligne droite de la vision du gouvernement, à travers le ministère de l’Agriculture, pour la transformation de l’agriculture malienne. Cette vision s’appuie sur deux piliers, à savoir la modernisation des exploitations agricoles familiales pour une production variée vers le marché et l’intensification, la diversification et la création de synergies sectorielles dans les grands bassins de production agricole pour la promotion des entreprises agricoles en vue d’assurer le développement d’agropoles connectés aux marchés nationaux, sous régionaux, régionaux et internationaux. Le PATAM-EAJ vient appuyer les actions déjà engagées par le gouvernement et ses partenaires pour réduire la vulnérabilité des communautés et familles dont les conditions de vie ont, davantage, été fragilisées à la suite de la crise, en impulsant notamment l’entrepreneuriat agricole des jeunes et la génération de revenus. Pour l’atteinte des résultats, le programme s’articule autour de trois composantes, à savoir l’élaboration du programme de transformation de l’agriculture malienne. Il s’agira, à travers cette composante, de faire le point précis des reformes à conduire et innovations à impulser, afin de concevoir le programme de transformation de l’agriculture en articulant sur la promotion des chaînes de valeurs agricoles. La seconde composante concerne l’entreprenariat agricole. Elle est dédiée, spécifiquement, à favoriser l’insertion des jeunes dans le secteur agricole au sens large. Enfin, l’appui institutionnel au ministère de l’Agriculture est la composante qui va permettre au département de tutelle de suivre les activités dans de bonnes conditions et de développer certains aspects de stratégie, tout en assurant un renforcement des capacités et une démarche inclusive. Pour la responsable pays de la BAD au Mali, Mme Haly Louise Djoussou-Lorng, les activités du PATAM-EAJ sont parfaitement alignées sur trois priorités de la BAD, à savoir « nourrir l’Afrique », « industrialiser l’Afrique » et « améliorer les conditions de vie des populations africaines ». « En effet, a-t-elle affirmé, dans sa stratégie décennale ‘nourrir l’Afrique’, la BAD entend accompagner les pays africains pour l’autosuffisance alimentaire d’une part, et le développement agro-industriel et la compétitivité du continent sur les marchés mondiaux des produits agricoles, d’autre part, avec la prise en compte de la problématique emploi-jeunes. La responsable de la BAD a ajouté que son institution dispose d’une stratégie pour l’emploi des jeunes en Afrique pour la période 2016-2025. Cette stratégie est mise en œuvre dans 31 pays, dont le Mali, à travers deux programmes à savoir Enable Youth (Stimulation de la création de nouveaux emplois impulsés par l’agro-industrie) et l’initiative « Jobs for youth in Africa » (Des emplois pour les jeunes en Afrique). La cérémonie a enregistré la présence du Coordinateur du programme, Adama Ibrahima Berthé et des acteurs du monde agricole. AMK/MD (AMAP)

Des acteurs locaux s’informent sur le Schéma directeur d’aménagement et du développement durable du Delta intérieur du Niger (SADD-DIN -2017-2037)

Macina le 29 novembre (AMAP) Un atelier d’information et de sensibilisation des acteurs locaux sur le Schéma directeur d’aménagement et du développement durable du Delta intérieur du Niger (SADD-DIN) a eu lieu, jeudi, à Macina. Sous la présidence du 1eradjoint au Préfet, Tiemoko Diaguiri Magassa, entouré des autorités administratives, du président du Conseil de Cercle, des maires, des chefs de services techniques déconcentrés de l’Etat, des organisations locales des femmes et des jeunes, des leaders religieux et coutumiers, le Point focal du PDD-DIN et des radios locales de proximité. L’objet de la rencontre est de doter le Delta intérieur du Niger, au Mali, d’un Schéma directeur d’aménagement et de développement durable devant servir de cadre d’intervention territorialisé et à long terme, plus spécifiquement. Il s’agit, aussi, de mobiliser l’ensemble de la société malienne, en général, et des Communautés vivantes dans Delta intérieur, dans le cadre d’un dialogue régional et national sur la problématique de l’aménagement et du développement durable du Delta intérieur du Niger. La rencontre est destinée, également, à faire un diagnostic complet des potentialités des écosystèmes et des domaines du développement économique et social du Delta, réaliser une cartographie thématique détaillée de l’ensemble des territoires du Delta Intérieur du Niger et établir la vision d’aménagement et de développement durable et à long terme du Delta, les scenarios des évolutions possibles et des zones d’aménagement et de développement au zones homogènes. Elle devrait définir les perspectives économiques, sociales, écologiques et les orientations de développement durable du delta ainsi que leurs stratégies d’atteinte, faire approuver le Schéma directeur d’aménagement et de développement durable du Delta intérieur du Niger au Mali et, enfin, proposer un cadre pertinent de diffusion, de mise en œuvre et de suivi-évaluation du SDADD-DIN Retenons que cette communication a été réalisée grâce au Bureau d’études, Groupe ingénierie pour le développement au Sahel représenté par Mahamadou Guido. Le SDADD-DIN détermine les orientations de la Politique nationale d’aménagement du territoire et du PDD-DIN, en définissant les conditions d’une utilisation optimale des ressources et de l’espace du Delta intérieur du Niger par l’ensemble de la Collectivité et sur le long terme, au moins une génération. Ce Schéma couvre une période de 20 ans, de 2017-2037. A la fin de la session, les participants se sont dit bien outillés sur le fondement de la stratégie de gestion durable du Bassin du Niger, en général et du Delta ,en particulier. Le 1eradjoint au Préfet a invité les participants à bien véhiculer les messages reçus pour la sauvegarde du Delta du Niger qui est véritable écosystème complexe couvrant les régions de Ségou, Mopti et Tombouctou. AOK/MD (AMAP)