Kidal : Les donateurs du Fonds fiduciaire des Nations Unies venus constater des réalisations dans la Région
Kidal, 06 mai (AMAP) Une délégation de pays contributeurs au Fonds fiduciaire des Nations Unies pour la paix et la sécurité au Mali, a effectué pour la toute première fois, une mission de trois jours à Kidal (dans le Nord du Mali), du 25 au 27 avril 2022. Les représentants de l’Allemagne, du Canada et du Royaume-Uni étaient venus constater la concrétisation de différents projets qu’ils ont financée dans la région à travers ce Fonds. Une visite qui survient en prélude à la Journée internationale des Casques bleus célébrée tous les 29 mai et dont le thème de l’édition 2022 est «Le partenariat, clef du progrès». «C’est la première fois que nous conduisons une mission avec les bailleurs du Fonds fiduciaires à Kidal. Les donateurs ont pu voir les réalisations et échanger directement avec les autorités locales et les bénéficiaires. C’était aussi une excellente occasion pour nous-mêmes et nos partenaires de comprendre les défis et les opportunités sur place», a expliqué Loubna Benhayoune, la Directrice de la section chargée de la stabilisation et du relèvement à la Minusma, qui a coordonné ce «déplacement inédit des donateurs» vers la capitale de l’Adrar des Ifoghas. «Nos échanges ont porté sur des préoccupations concernant la précarité dans plusieurs domaines et dans cette région en particulier. Il était question du retour des déplacés qui reviennent, partis à cause des conflits, et du retour des services sociaux de base et de la réhabilitation des services techniques pour que les fonctionnaires qui arrivent soient dans de bonnes conditions de travail», a indiqué Colonel Fodé Malick Sissoko, gouverneur de Kidal, après avoir rencontré la délégation. «Parmi les points sensibles pour Kidal cette année, il y a les déplacés qui sont venus de Ménaka et la sécheresse qui frappe la région», a complété Hassane Ag Fagaga, président de l’autorité intérimaire à Kidal. Après avoir échangé avec la coordination de la société civile, les trois bailleurs se sont rendus sur le chantier de la piste d’atterrissage et ont fait l’état des lieux des travaux, tout en rappelant l’importance de ce projet pour le désenclavement de la région. «C’est une bonne opportunité de rencontrer les populations de Kidal, de visiter les projets que nous avons appuyé au travers du Fonds fiduciaire et d’apprécier le travail de la Minusma dans la région. Nous avons eu des échanges fructueux avec les autorités locales. La rencontre avec la société civile était une bonne opportunité pour comprendre comment travailler ensemble», a expliqué Julien Brisson, second secrétaire politique à l’ambassade du Canada au Mali. Les donateurs du Fonds fiduciaire ont également visité le barrage d’Iklahine, (à 15 km au sud-est de la ville). Sur place, représentants de la communauté et l’ONG locale Aford, ont présenté cet ouvrage de 43m de long. « Nous sommes très heureux de cette réalisation qui va alimenter la nappe phréatique et nos puisards. Ce barrage va alléger le fardeau de ces communautés nomades et d’éleveurs qui ne vont plus se déplacer pour chercher de l’eau dans les autres sites», a témoigné Souleymane Ag Ahmed, chef du secteur (subdivision d’un quartier) d’Iklahine. Avec une capacité de retenue d’environ 22 000 litres d’eau, ce barrage peut alimenter en eau quelque 2 500 personnes et leurs cheptels et ce, jusqu’à six mois après l’hivernage. Une réalisation rendue possible grâce à un financement du Royaume-Uni de plus de 53 millions de Fcfa. « À côté du déploiement de nos militaires au sein de la Minusma, nous finançons des projets à travers le Fonds fiduciaire pour soutenir la stabilisation du Mali. Les représentants de la société civile de Kidal ont évoqué la nécessité de la maitrise de l’eau dans la région. Le gouvernement du Royaume-Uni a pu aider à ce niveau avec la construction de ce barrage souterrain pour que l’eau puisse stagner et bénéficier à la population locale», a expliqué Fraser Campbell, représentant de l’Ambassade du Royaume-Uni au Mali lors de cette première visite à Kidal. Un autre financement du Royaume-Uni a permis d’installer 105 lampadaires solaires dans les 11 quartiers de Kidal dont la remise officielle aux autorités a coïncidé avec la visite de la délégation des bailleurs, le 26 avril. Il s’agit de la seconde étape d’un projet d’installation de 200 lampadaires solaires dans la ville financée par le Royaume-Uni. La première a été réalisée grâce à une contribution du Danemark par le biais du au Fonds de consolidation de la paix. La délégation a aussi visité les trois radiers, points de passage dans les quartiers d’Aliou et de Tazargaf, financés par le Canada. La matinée s’est terminée au camp du 72 Régiment d’infanterie motorisée des FAMa à Kidal. Une rencontre a eu lieu avec les officiers du bataillon, en plus d’une visite guidée des bâtiments rénovés grâce au financement de l’Allemagne. La délégation a également parcouru l’infirmerie construite et équipée grâce à un projet à impact rapide de la Minusma et qui a été complété à travers des ressources du Fonds fiduciaire. Avant leur retour à Bamako, les donateurs ont rencontré les responsables de la Force et de la Police des Nations Unies dans la région, tout comme les équipes civiles de la Mission pour aborder, entre autres, le rôle de la Minusma dans la protection des civils. AMAP avec la MINUSMA
Rharous : Dur, dur le quotidien
Par Mohamed GAKOU Rharous 04 mai (AMAP) Il y a seulement deux ans, la situation alimentaire et nutritionnelle des habitants de Rharous, dans le Nord du Mali, était acceptable voire un peu conforme aux normes requises dans ces domaines. La Covid-19 et l’embargo ont changé la donne Au marché hebdomadaire de la ville, qui se tient le jeudi, il n’est pas rare d’entendre, au détour d’un hangar, ce type de conversation qui se fait sur un ton badin, mais qui exprime réellement le vécu quotidien : «Au rythme où le prix du lait grimpe, ne serait-il pas préférable de commencer à élever des chèvres ?». Le lait de chèvre est réputé, pour ses valeurs nutritives. Ces conversations et d’autres, du même registre, illustrent parfaitement le contenu du panier de la ménagère et du quotidien de la vie de l’habitant, en général. Les prix des denrées de consommation courante ont grimpé depuis l’éclatement de la pandémie de la maladie à coronavirus, à laquelle sont venus se greffer, plus tard, les effets contraignants de l’embargo dont est victime le Mali. Il faut préciser que l’ordinaire ici, est constitué principalement de produits provenant du Maghreb et, essentiellement, de l’Algérie et de la Mauritanie. Du sucre au thé, en passant par l’huile de cuisine, le lait en poudre, les pâtes alimentaires, les dates et autres aliments conditionnés. Seuls le riz, le mil, les épices et d’autres céréales sèches viennent du Sud du pays et d’autres localités de la région, notamment, le Cercle de Diré, dont le riz est apprécié ici, pour sa qualité et son coût. Depuis deux ans, le prix du paquet de lait d’un kilogramme est passé de 1.250 Fcfa à trois 3.000 Fcfa. Le bidon d’huile alimentaire de cinq litres, qui coûtait à la ménagère, 2.500 Fcfa est arraché, aujourd’hui, au prix d’or de 7.000 Fcfa. Le sachet familial de cinq kilos de sucre qui était vendu, dans la fourchette de 1.750 à 2.000 Fcfa est cédé à 3.000 Fcfa, aujourd’hui. Le riz, l’élément principal de l’alimentation journalière, connaît aussi une hausse exponentielle. Auprès des commerçants grossistes, le sac de cinquante kilos de riz coûte 22.500 Fcfa, soit le double de son prix, il y a deux ans. Au cours de la campagne agricole 2021-2022, le riz paddy local était vendu au «moudé» (mesure traditionnelle de deux kilos cinq cents) à 400 Fcfa. Aujourd’hui, il est cédé à son double. Même les prix de la viande et du poisson, dont la localité est grande productrice, connaissent une hausse considérable. Le prix du kilogramme de viande est passé au double. Il en va de même pour celui du poisson. Globalement, le prix de toutes les denrées alimentaires a doublé, en deux ans. La cherté de la vie, en sus d’être accentuée à Rharous par les effets négatifs de la Covid-19 et de l’embargo, est aussi liée à des facteurs antérieurs comme l’ensablement progressif du fleuve Niger, véritable cordon ombilical commercial, entre les régions du Sud du Mali et celles du Nord, et qui se rétrécit comme une peau de chagrin, chaque année. Ce phénomène contre lequel l’état a mis en œuvre plusieurs programmes de sauvegarde et de sauvetage, demeure encore un véritable casse-tête environnemental et, surtout, de survie pour les populations riveraines, en termes de navigation commerciale et d’exploitation agricole. Chef-lieu de cercle, le plus enclavé du Mali et, paradoxe, un des plus anciens, Rharous en particulier et tout le Cercle en général, risquent une insécurité alimentaire et nutritionnelle cette année, si des dispositions idoines ne sont pas prises par les autorités compétentes. MG (AMAP)
Semaine des marques : Six entreprises primées
Bamako, 21 mar (AMAP) Six marques ont été primées et quinze marques sur soixante-quinze, en compétition, ont su se démarquer dans les cinq différentes catégories, à la première édition de la Semaine des marques qui a pris fin samedi, dans l’après-midi. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, a présidé la cérémonie de clôture de cet événement lancé lundi dernier au Centre international de Conférences de Bamako (CICB). Ikalook a remporté le prix de meilleure marque féminine. Si la meilleure marque à l’international est revenue à «Thé Achoura », Fofy Industries s’est vu adjuger le prix de la meilleure marque de produit. La catégorie meilleure marque de service a été remportée par l’Université ISPRIC et la catégorie marque préférée du public, par la société Diago. Une catégorie spéciale, la meilleure marque de jeune entreprise, a été ajoutée sur recommandation du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga. Ainsi, parmi 20 jeunes entreprises nominées, c’est Diakité Robotic qui a remporté ce prix en plus d’un chèque de 2.085.000 Fcfa. Diakité Robotic est une société de mécatronique qui est la combinaison systémique et synergique de la mécanique, de l’électronique, de l’automatisme industrielle, le contrôle et l’informatique. Il opère dans le domaine de l’industrie, de la santé, de la sécurité et des biens de consommation. Son directeur général a estimé qu’une telle initiative doit être régulière afin de donner la possibilité à d’autres sociétés et marques de se démarquer. «Mais aussi inspirer la jeunesse pour qu’ensemble nous puissions se donner la main pour bâtir un Mali nouveau, un Mali comme nous l’avons toujours souhaité», a insisté Abdoulaye Diakité. Quant au directeur général de Fofy Industries, lauréat de la meilleure marque de produit, il exhorte la jeunesse à plus d’abnégation, au travail bien fait, à s’inventer et mettre des produits de qualité sur le marché. «Tous les efforts payent», a soutenu Thierno Bah. « Ces distinctions honorent le Mali dans son ensemble et particulièrement le secteur privé malien qui se distingue par son dynamisme et sa résilience malgré le contexte économique et géopolitique difficile », s’est réjoui le ministre du Commerce et de l’Industrie. Dans le but de soutenir les entreprises maliennes, Mahmoud Ould Mohamed a assuré de la «mise en place, dès le mois de mai, d’un accompagnement technique du Centre malien de la propriété industrielle (CEMAPI), à travers un audit de propriété industrielle des lauréats de la compétition». Ce qui permettra, selon lui, « d’identifier le potentiel en propriété industrielle au sein de ces entreprises afin de proposer des stratégies de protection et de gestion optimale des actifs de propriété industrielle ». Le thème choisi pour cette édition initiale était : «Une marque compétitive, un outil de conquête de marché». L’objectif de cette initiative était de mettre en exergue le rôle de la marque comme actif stratégique dans la stratégie commerciale de l’entreprise, d’inciter les opérateurs économiques à prendre conscience de l’importance de la protection de leur marque pour sécuriser leur investissement, d’accroitre les dépôts de demande de titre de propriété industrielle, de créer un espace d’échange et de partenariat entre les acteurs de l’économie au Mali et de prendre en compétition les entreprises malienne possédant une marque. Les ministres en charge de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, des Transports et des infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko ont pris part à la rencontre. C’était en présence du 6ème vice-président du Conseil national de Transition, Hamidou Traoré et du président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), Youssouf Bathily. OS/MD (AMAP)
Le Forum maroco-malien des diasporas plaide pour des investissements productifs
Bamako, 21 mar (AMAP) Les participants au Forum maroco-malien pour la mobilisation des compétences et l’investissement productif de la diaspora ont formulé une série de recommandations invitant notamment à une mobilisation des ressources additionnelles pour la prise en charge de l’ensemble des porteurs de projets de la diaspora, Ouvert le jeudi le 17 mars au Centre international de conférences de Bamako CICB, les rideaux sont tombés, samedi, sur cette rencontre qui a, aussi, recommandé la signature d’une Convention d’établissement entre le Mali et le Maroc et à l’opérationnalisation de l’émission des diasporas bonds dans le cadre du Fonds d’appui à l’investissement productif (FAIP). Organisé dans le cadre du «Projet de coopération sud-sud», ce forum participe de la mise en œuvre de la politique nationale de migration (PONAM), portée et pilotée par le ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine. La ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, qui a présidé la clôture du forum, s’est réjouie du fait que la rencontre a pu démontrer comment la diaspora peut réellement contribuer au développement de notre pays dans sa diversité. Pour la cheffe du département en charge des Transports, assurant l’intérim de son collègue en charge des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, l’un des temps forts du forum a été la présentation du Fonds d’appui à l’investissement productif. À ce propos, elle a noté que l’opérationnalisation de cet outil pour accroire l’investissement productif exige un engagement de toutes les parties prenantes, particulièrement le gouvernement. C’est pourquoi, elle a rassuré «l’ensemble des acteurs concernés de l’adhésion de l’Etat à ce mécanisme d’accompagnement et (qui) jouera toute sa partition pour l’opérationnalisation de cet instrument». Mme Dembélé a, également, invité les institutions financières, les acteurs du secteur privé et les Maliens établis à l’extérieur à s’inscrire dans cette dynamique. L’ambassadeur de l’Union européenne (UE), Bart Ouvry, a expliqué que « le Projet de coopération sud-sud est une initiative qui stimule les échanges de bonnes pratiques sur l’accueil et le retour des personnes de la diaspora, afin de créer une synergie entre les pays du Sud, voisins directs du continent européen ». Le diplomate européen a réaffirmé l’engagement de l’UE à soutenir les autorités dans la gouvernance des migrations et l’appui à la diaspora. L’ambassadeur du Maroc, Driss Isbayene, qui n’a pas caché sa satisfaction, a relevé que les trois jours de travaux ont permis de rassembler ses compatriotes, les Maliens et leurs amis « autour du développement d’une relation de confiance entre les diasporas des deux pays et leurs gouvernants ». En plus, la rencontre a renforcé «la participation de ces diasporas au développement de nos pays respectifs », selon Driss Isbayene qui a annoncé l’organisation du prochain forum au Maroc. AT/MD (AMAP)
Koutiala : Première visite à l’intérieur du président de la Transition pour la Fête du coton
Envoyés spéciaux Cheick Amadou DIA & Bounama MAGASSA Koutiala, 21 mar (AMAP) Le président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, Pour un de ses rares déplacements à l’intérieur du pays s’est rendu, dimanche, à Koutiala (Sud) dans la capitale de « l’or blanc » où il a célébré, la Journée nationale du coton. Ce dimanche 19 mars 2022 a été un grand jour à Koutiala. C’est la première fois que le Mali atteint la production record de 720 000 tonnes de coton graine, le propulsant au premier rang des producteurs africains. Pour magnifier cet évènement, le président de la transition, accompagné d’une importante délégation dont le président du Conseil national de la transition, Malick Diaw, et plusieurs membres du gouvernement, a été accueilli dans une liesse populaire. Après une visite de courtoisie aux notabilités de la ville et aux travailleurs de la Compagnie malienne de développement du textile (CMDT), la délégation s’est rendue au stade municipal « El Hadj Sidiki Ouattara » qui a refusé du monde. Sur tous le parcours, des hommes, femmes et enfants, venus de toutes les contrées de la Région, scandaient le nom de l’hôte de marque. Le chef de l’État avait promis aux populations et aux producteurs de coton de la Région, de venir les remercier pour le travail accompli dans la construction du pays, à travers cet acte patriotique de rehausser le niveau de production du premier produit d’exportation du Mali. La filière du coton est maillon essentiel de l’Economie nationale. Elle compte 4, 5 millions de producteurs pour une manne financière de 200 milliards de Fcfa injectés, chaque année, dans le secteur. « A côté de la culture cotonnière, ce sont 2 millions de tonnes de céréales qui sont produites, pendant chaque campagne, pour combler le déficit alimentaire », selon le ministre du Développement Rurale, Modibo Keïta. « Après une campagne catastrophique, l’année dernière, qui a plongé les producteurs dans le désarroi, la réussite de la présente campagne est le résultat des efforts consentis par les autorités de la transition qui ont accordé une importance particulière au secteur », a dit le ministre. Certaines mesures comme l’augmentation du prix d’achat aux producteurs, la subvention des intrants et sa mise à disposition régulière, ont permis d’atteindre cet objectif affiché dès le début de la campagne. En s’adressant au public en langue nationale Bamanan, le colonel Assimi Goita a exprimé toute sa satisfaction devant le résultat obtenu. Il a salué les autorités coutumières et les producteurs de coton de la Région de Koutiala pour avoir tenu leur engagement. Il a remercié les opérateurs économiques maliens pour leur accompagnement sans faille des efforts de construction nationale. Le président de la transition a, ensuite, exhorté les uns et les autres à l’entente et la cohésion. « Car, selon lui, rien de solide et de pérenne ne peut se construire dans la discorde:. « Le Mali a besoin de toutes ses filles et de tous ses fils, pour nous garantir, à nous-mêmes et à notre postérité, un Mali sûr et prospère, dans la dignité », a conclu le président Goîta. Il a remis une attestation de reconnaissance aux trois meilleurs producteurs de la zone, sélectionné par la CMDT. La première place est revenue à Mohamed Elmahadi Sotbar du secteur de Dioila, la deuxième place à Hamidou Tangara du secteur de Beloko et la 3è place, à Bréhima Balla Diarra du secteur de Yorosso. CAD (AMAP)
Mali: Le président Assimi Goïta à Koutiala (Sud) pour la fête du coton
Koutiala, 19 mar (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, est arrivé à Koutiala (Sud), ce samedi 19 mars 2022, accompagné du président du Conseil national de la Transition (CNT), le colonel Malick Diaw et de plusieurs membres du gouvernement dont le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. Les populations de Koutiala, sorties massivement, ont réservé un accueil chaleureux à la délégation présidentielle. À travers ce premier déplacement à l’intérieur du pays, depuis son investiture à la tête de l’État, le colonel Assimi Goïta répond à l’invitation des producteurs agricoles à la fête du coton. Un événement qui vient à point nommé dans la mesure où le Mali retrouve sa place de leader sur le continent africain, à travers une production record de plus de 760.000 tonnes au titre de la campagne agricole 2021-2022. Cette performance remarquable a été rendue possible grâce à la décision des autorités de la Transition de maintenir la subvention des intrants agricoles et de procéder à l’augmentation du prix du coton-graine qui est passé de 250 à 280 Fcfa. Arrivé à bord d’un hélicoptère militaire, le président de la Transition a été accueilli à sa descente d’avion par les autorités administratives et coutumières de la Région de Koutiala. AT/MD AMAP)
Lutte contre le braconnage : Des «Rangers» bientôt déployés dans la boucle du Baoulé
Par Cheick Amadou DIA Bamako, 17 mar (AMAP) Des jeunes des villages riverains de la réserve de faune, le Parc national de la boucle du Baoulé, sont formés par la direction nationale des eaux et forêts aux techniques de surveillance et de traque des chasseurs illégaux dans les aires protégées. Ce Parc national de la boucle du Baoulé est une vaste zone protégée de près de 100 000 hectares. Elle s’étend de Siby à Kita, dans les Régions de Kayes et Koulikoro, dans le Sud-Ouest du Mali, jusqu’aux abords de la frontière mauritanienne. À cet endroit, le Baoulé, affluent du Bakoye, forme une boucle. Il comprend plusieurs écosystèmes comme les forêts galeries, les palmeraies, les forêts de bambous et des lacs. Les plus belles espèces d’antilopes africaines sont présentes dans la zone. Des girafes y ont été réintroduites. Les singes ainsi que les phacochères y abondent. Le parc comporte quatre réserves naturelles que sont le Parc national de la Boucle du Baoulé, les réserves de la Fina, du Kongossambougou et du Badinko. Entre elles s’étendent des corridors non classés, correspondant essentiellement à des terroirs villageois. En plus d’une flore et d’une faune variées, la boucle du Baoulé possède un important patrimoine archéologique avec, à ce jour, plus de 300 sites archéologiques identifiés. Ce qui lui a valu d’être classé en réserve de biosphère par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) en 1982. Aujourd’hui, malgré les efforts de préservation de l’État, ce patrimoine se dégrade gravement. Cela est dû, en particulier, à des facteurs humains comme l’exploitation illicite des ressources et la chasse illégale. À cause de sa grande richesse faunique, la zone est l’objet de braconnage depuis des lustres. Les riverains rappellent que des amateurs de chasse de l’élite malienne de l’époque du régime militaire, entre 1968 et 1990, en avaient fait leur terrain de jeu. À cela, s’ajoutent des ressortissants d’un pays voisin qui en ont fait une activité lucrative. Ils venaient abattre d’énormes quantités de gibiers (des tonnes) qu’ils ramenaient dans leur pays, en toute impunité. Une anecdote raconte que des accrochages entre les agents forestiers appuyés par des éléments de l’armée, sur instruction des autorités militaires de l’époque, et des braconniers de ce pays ont tourné à l’incident diplomatique. Depuis lors, la surveillance de nos agents forestiers s’est accrue sur la réserve. Mais, leur effectif limité, ne joue pas en leur faveur, face à l’immensité de la réserve. Pour inverser la courbe, l’ONG «Biodur Sahel», à travers son Projet d’aménagement du bloc du Fina, dans la réserve de la biosphère de la boucle du Baoulé, en collaboration avec la direction nationale des eaux et forêts (DNEF), a lancé la formation de 21 jeunes «éco gardes», le 1er mars 2022. Au centre de formation des eaux et forêts de Tabacoro, à Bamako, nous avons rencontré le sous-lieutenant des eaux et forêts, Bisulbaba T. O. Kagnassi, chef du département lutte anti-braconnage du projet «BIOS» et chef secteur du Baoulé à l’Opération aménagement du parc national de la boucle du Baoulé (OPNBB). Accompagné de ses collaborateurs de l’armée, détachés pour la circonstance, il supervise les exercices. « La formation prévue sur un mois, avant le déploiement des hommes sur le terrain, porte sur l’aguerrissement moral et physique, l’aptitude militaire, la connaissance du GPS et les différentes missions anti-braconnage », a-t-il expliqué. Ces éco-gardes une fois formés, seront chargés de relayer les agents de l’État dans la mise en œuvre des politiques environnementales sur le terrain. Ils travaillent avec l’ensemble des acteurs (autorités politiques, agents de l’État et communautés locales). Les «Rangers» exercent un rôle de surveillance, de prévention, voire d’alerte en observant les milieux. À ce titre, ils sont appelés à faire un travail d’éducateur et se montrer en exemple pour les populations avec lesquelles ils sont en contact. Dans leurs tâches quotidiennes, ils diagnostiquent l’état des milieux, identifient les dysfonctionnements et les nuisances (déséquilibre des écosystèmes, dégradation du paysage et des aménagements, les pollutions, etc.). À la DNEF, on se réjouit de cette initiative qui, selon l’agent Kagnassi, sera d’un grand apport dans la lutte anti-braconnage dans son secteur. « Ces ‘supplétifs’ viennent combler un grand déficit d’effectifs dont souffre le service des eaux et forêts », rappelle-t-il. Aujourd’hui, le personnel du service se chiffre à moins de 1.000 agents. D’où l’interpellation des pouvoirs publics pour un recrutement massif dans le corps des Eaux et Forêts, pour la sauvegarde des millions d’hectares de couvert végétal au Mali ou de ce qui en reste, avec la coupe abusive du bois. CAD (AMAP)
La quantité de riz vendue sur les marchés ruraux dans la zone Office du Niger a baissé, selon l’Observatoire du marché agricole
Bamako, 16 mar (AMAP) Les prix des céréales enregistrés, sur les marchés ruraux, la semaine dernière, sont stables pour 72%, en hausse pour 25% et en baisse pour seulement 3%, selon les résultats de l’enquête hebdomadaire de l’Observatoire du marché agricole (OMA-APCAM), sur la période du 3 au 9 mars dernier. Dans un communiqué, l’observatoire indique avoir fait le « même constat sur les marchés de consommation, où la tendance de 90% des prix collectés est la stabilité, contre 8% à la hausse ». Seulement 3% des prix enregistrés sont en baisse. « Cette tendance progressive à la stabilité est consécutive à l’amélioration de la situation sécuritaire en certains endroits du pays et la poursuite de l’assistance alimentaire aux populations vulnérables à travers le pays », indique le communiqué de l’OMA-APCAM. En revanche, les quantités de riz vendues sur les marchés ruraux dans la zone Office du Niger ont baissé. Celles expédiées de cette zone vers d’autres localités du Mali ont légèrement augmenté de l’ordre de plus 6%. Dans le District de Bamako, la capitale, par rapport à la semaine précédente, les prix à la consommation sont restés globalement stables. Ainsi, les prix au détail couramment pratiqués ont été de 250 Fcfa le kg pour le maïs, 300 Fcfa pour le mil, le sorgho et le maïs pilé, 350 Fcfa pour le mil/sorgho pilés, 375 Fcfa pour les riz importés RM40 thailandais et vietnamien et pour le riz brisé importé. Le kg du riz local Gambiaka a gagné 425 Fcfa, contre 600 Fcfa pour le fonio et 650 Fcfa pour le Niébé. Selon la même source, le sac de 100 kg a coûté 23.000 Fcfa pour le maïs, 27.000 Fcfa pour le sorgho, 28.500 Fcfa pour le mil, 34.000 Fcfa pour le riz brisé importé thailandais et pour le riz RM40 importé, et 37.000 Fcfa pour le riz local Gambiaka. Les prix aux consommateurs des riz importés brisés et RM40 sont supérieurs non seulement par rapport à la même semaine de l’année dernière mais, aussi, par rapport à la moyenne des prix des cinq dernières années. Par rapport aux pays de la sous-région dont les prix sont disponibles, notre pays occupe la première place pour le mil/sorgho. Il vient en deuxième position pour le maïs et le riz de grande consommation après le Burkina. Les prix de l’aliment bétail à base de graine de coton sont restés relativement stables par rapport à la semaine écoulée. Ces prix ont varié entre 5.000 et 12.000 Fcfa pour les sacs de 40 et 50 kg. Dans les capitales régionales, les prix du sac de 50 kg de l’aliment bétail à base de graines de coton ont été de 9.000 Fcfa à Bamako, 9.500 Fcfa à Mopti, 11.000 Fcfa à Sikasso, 11.500 Fcfa à Ségou et 12.000 Fcfa à Koulikoro. Le sac de 40 kg a été vendu à 8.000 Fcfa à Gao et 9.500 Fcfa à Tombouctou. Pour améliorer la disponibilité céréalière au Mali, le gouvernement a adopté une série de mesures comme la suspension, depuis le 6 décembre 2021, des exportations de mil, sorgho, maïs et riz local et l’autorisation des importations commerciales de riz à taxes réduites de moitié jusqu’à hauteur de 300.000 tonnes. De plus, l’État envisage d’importer 180.000 tonnes de riz et acheter 20.000 tonnes de riz locaux, révèle le communiqué. AMK/MD (AMAP)
Farine de blé et ciment : Les recettes du gouvernement contre la hausse des prix
Par Cheick Moctar TRAORE Bamako, 16 mar (AMAP) Les autorités maliennes, en concertation avec les acteurs des filières farine de blé et ciment, sont à pied d’œuvre pour prévenir tout risque de pénurie susceptible de déclencher une tendance haussière. Le gouvernement semble avoir une conscience claire des enjeux liés à une hausse des prix de la farine du blé et du ciment. C’est ainsi qu’il multiplie les démarches inclusives visant à explorer toutes les pistes de solutions possibles pour les maintenir à la portée du Malien lambda. Visiblement alerte, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, a initié des rencontres visant à «anticiper» une hausse éventuelle des prix des denrées de consommation. Mahmoud Ould Mohamed a, en fin de semaine dernière, consulté les acteurs de la filière blé-farine-pain. Objectifs : «sécuriser les stocks et éviter toutes formes de rétention ou de pénurie». Les prix de la farine boulangère et du pain restent plafonnés respectivement à 22.000 Fcfa le sac de 50 kg et 250 Fcfa la baguette de 250 g. Cela grâce à la signature d’un protocole d’accord entre le gouvernement et les acteurs de la filière. La farine de blé a été, la semaine dernière, cédée au détail entre 400 et 500 Fcfa le kg. Ce qui correspond à un prix moyen estimé à 439 Fcfa, contre 386 Fcfa le kg, l’année dernière à la même période, selon des notes du département en charge du Commerce. Cette hausse survient dans un contexte de conflit entre la Russie et l’Ukraine. Les deux pays européens sont respectivement 2è et 4è producteurs de blé soit 29% de la production mondiale et 40% du commerce mondial de blé. Une guerre entre Russes et Ukrainiens suffit pour faire bondir les prix. Ainsi, le cours du blé a gagné du terrain sur les places boursières passant de 269,25 euros (environ 172.413 Fcfa) la tonne au cours du mois de février dernier, à 316 euros la tonne à la date du 24 février (début de la guerre), avant de redescendre à 290 euros la tonne. Le cours devrait encore grimper pour atteindre plus de 400 euros la tonne (environ 260.000 Fcfa), selon certaines prédictions. 60.000 TONNES – Cette situation risque d’impacter les prix sur le marché national au regard de l’importance de la farine dans la consommation quotidienne du Malien. En la matière, le besoin annuel de consommation nationale en farine boulangère produite à partir du blé tendre importé est estimé à environ 60.000 tonnes. La France est considérée comme le premier fournisseur du Mali en blé, suivie de la Russie, de l’Argentine et de l’Ukraine. Les stocks de farine boulangère sur le territoire national s’élèvent à 19.764 tonnes. 7.798 tonnes sont disponibles au niveau des unités industrielles. Les 12.000 restants sont dans le circuit de distribution auprès des commerçants grossistes et demi-grossistes. Disponibles au niveau des pays de transit, 8.023 tonnes de blé attendent d’être évacuées. Au regard des stocks disponibles (environ 4 mois de consommation), la crise en Ukraine n’aura probablement pas un impact immédiat sur l’approvisionnement de notre pays, rassure la direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence. Toutefois, pour prévenir tout risque de pénurie susceptible d’entraîner une hausse des prix, il urge de diversifier les sources d’approvisionnement du pays. Cela en accompagnant «nos industriels et minoteries à souscrire rapidement des contrats d’achat avec les négociants afin d’anticiper sur une probable augmentation des cours en prélude à la prochaine campagne de commercialisation du blé à partir du 2è semestre 2022». D’où la rencontre précitée ayant réuni les acteurs de la filière autour du ministre en charge du Commerce. Consultation à la fin de laquelle il a été décidé, à court terme, de procéder à l’évaluation rapide des stocks au niveau des ports de transit et solliciter l’accompagnement des opérateurs économiques afin «d’éviter le dérapage des prix et la rupture des stocks». À moyen terme, il apparaît nécessaire de diversifier nos sources d’approvisionnement et accompagner nos unités industrielles dans la recherche de nouveaux partenaires commerciaux et des facilités de financement, ont prôné les participants. La solution la plus durable retenue étant de promouvoir la culture du blé au niveau national et la fabrication du pain à partir d’autres céréales. 50 CAMIONS DE KLINKER – Ce remède ultime devrait être injecté dans le secteur du ciment dont les prix grimpent face au moindre choc. En effet, la tonne de ciment est passée de 95.000 Fcfa à 120.000 Fcfa le lendemain de l’imposition, le 9 janvier dernier, de sanctions «illégales, injustes et illégitimes» au peuple malien par les chefs d’État de la Communauté économique de Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire oust-africaine (UEMOA). Cette hausse serait consécutive, à croire les quincaillers, à la rupture de stocks, à l’augmentation des frais de manutention consécutive à l’embargo économique de ces institutions sous régionales, à l’incidence de la hausse du prix des papiers d’emballage et de certaines matières premières intervenant dans la production de ciment. Concernant la rupture de matières premières entrant dans la fabrication du ciment, la douane malienne a récemment réceptionné plus de 50 camions de Klinker en provenance du Port de Conakry pour la production du ciment au Mali. Contactée, une source à la direction générale des douanes confirme l’information, rappelant qu’il y a «quelques jours des convois totalisant près de 300 camions ont emprunté le corridor Conakry-Bamako sans difficulté majeure». Les deux douanes ont créé les conditions nécessaires à cet effet, précise-t-elle. La disponibilité du Klinker, «constituant du ciment obtenu par calcination d’un mélange d’acide silicique d’alumine, d’oxyde de fer et de chaux», pourrait être considérée comme un début de réponse aux préoccupations des producteurs nationaux de ciment. Présentes à une rencontre entre le patron du Commerce et de l’Industrie et les acteurs du BTP, les trois usines de production de ciment opérationnelles sur le territoire national avaient sollicité l’accompagnement et le soutien du gouvernement pour les aider à faire baisser le prix. Les consommateurs espèrent sur le respect strict
Quelque 75 concurrents en compétition à la Semaine des marques au Mali
Fatoumata M. SIDIBÉ Bamako, 15 mar (AMAP) Soixante-quinze marques sont en compétition pour divers prix, lors de la première édition de la Semaine des marques qui se tient, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), depuis lundi jusqu’au samedi 19 mars 2022. «Nous avons commencé par la sélection des candidats par catégorie de marque préférée du public. Cette sélection, qui a été présentée au public depuis le 8 mars dernier, continuera jusqu’au 18 du même mois», a annoncé le président du jury, Arouna Kanté. Les marques ont été répertoriées sur la base des fiches de représentation électronique mises à disposition par le Centre malien de promotion de la propriété industrielle (CEMAPI), a révélé M. Kanté. La Semaine des marques vise à valoriser et à donner une meilleure visibilité aux marques nationales, prévenir contre les risques et dangers de la contrefaçon. Ainsi, pour inciter les entreprises à protéger leurs marques au CEMAPI, les organisateurs ont mis en compétition les marques nationales protégées, établies, exploitées et celles exerçant une activité économique ou sociale régulière. Les prix en compétition sont, entre autres, le Prix de la marque préférée du public, de la meilleure marque de produit, le Prix de la meilleure marque de service, le Prix de la meilleure marque à l’international, le Prix de la meilleure marque féminine et le Prix de la meilleure marque du plus jeune entrepreneur. Le president du jury a expliqué que le choix revient aux consommateurs qui peuvent voter, par SMS ou en appelant les numéros : 71 52 30 30/61 52 30 30 et 52 52 31 31 pour leurs marques préférées. Ces marques nominées ont été présentées au public. Il s’agit, pour la catégorie «Meilleure marque du produit», de Fofy, Sapec, Diago. La catégorie «Meilleure marque de service» met en compétition Sama Money, Ispric, Imafer. Quant à la catégorie «Meilleure marque à l’international», elle concerne la société Bara Musso, Thé Achoura, l’hôtel Azalai. Faso Kaba, I ka look sont nominées pour la catégorie «Meilleure marque féminine» et Waati, Diakité robotique pour «la marque du jeune entrepreneur». «Ces activités initiées par les organisateurs de la Semaine permettront « de faire la promotion de nos produits », a commenté la responsable marketing et communication de Sapec. « Remporter par exemple ce prix donnera une grande visibilité à notre marque qui existe depuis 2003 », a ajouté Ramatoulaye Berthé. «Notre objectif est d’avoir le trophée de la meilleure marque de produit», a-t-elle dit. Ewaati est une startup spécialisée dans le domaine de l’intelligence artificielle et de la robotique. Pour ses responsables, c’est pour promouvoir leurs produits et services qu’ils ont participé à cette Semaine des marques. «Nous avons des produits et services comme e-school, e-security e-marketing, e-care, e-face», ont-ils expliqué. Responsable marketing de Sahel infusion qui existe depuis 2013, Aissata Cissé se dit heureuse de compter parmi les nominées et espère que son entreprise sera retenue pour cette première édition. Quant à la chargée de communication de la société Bara Musso, elle souhaite que cette activité soit encouragée et soutenue. «La Semaine des marques nous a montré qu’on est parmi les grandes entreprises et qu’on est considéré», se réjouit Fatou Sidibé, rappelant que Bara Musso existe depuis 2008. FMS/MD (AMAP)

