Route du Poisson : Les perspectives sont bonnes 

Par Oumar SANKARE Bamako, 02 mar (AMAP) Assis sur une chaise en paillote devant son magasin, Lahabib Téréta, observe les automobilistes et motocyclistes. Les ronronnements et klaxons incessants des engins semblent ne point le perturber. Vêtu d’un boubou en tissu bleu foncé, verre noir sur le nez, une chéchia grise sur la tête, le septuagénaire s’extirpe de son oisiveté pour nous recevoir. Lahabib Téréta est un vendeur de poisson fumé à Ngolonina.  Une activité qu’il a apprise de ses parents pêcheurs de l’ethnie bozo depuis sa tendre enfance. Voyant la vente aux étrangers devenir de plus en plus lucrative, ils ont commencé le négoce. «Dans le temps, bien avant les indépendances, les Ghanéens venaient majoritairement s’approvisionner en poissons à Mopti. Ensuite, quelques Nigérians, Togolais et Béninois étaient aperçus sur nos berges», soutient Lahabib Téréta. Ceux-ci venaient acheter du poisson fumé, séché et frais mais aussi des peaux de bœufs et de moutons. C’est de cet itinéraire, très florissant et célèbre, d’où est venu le nom «La Route du Poisson».  La Route du Poisson traverse le Mali, du Nord-Ouest au Sud-Ouest depuis Mopti, où arrive le poisson pêché dans le Bani, en direction du Burkina Faso, du Niger, de la Côte d’Ivoire et du Ghana dans un premier temps. Ensuite, le Nigeria, le Togo et le Bénin s’y ajoutent. Au fur et à mesure que les échanges se développèrent, d’autres articles ont emprunté la Route du poisson, dont les produits industriels importés, les légumes (produits dans la zone de Koro et Bankass (Centre du Mali) vers le Burkina Faso et bien d’autres.  « « La plupart de ceux qui ont pratiqué le commerce sur la Route du poisson sont soit décédés, soit incapables de témoigner, aujourd’hui, en raison de leur âge avancé », regrette Lahabib Téréta. «Quant la route était en plein essor, c’était mon père et ses pairs qui effectuaient le voyage jusqu’au Ghana bien avant l’indépendance du Mali. Suite à cela, mes frères aînés se sont installés au Ghana, ce qui a entraîné la formation d’une forte communauté malienne au Ghana, surtout à Kumasi», relate-t-il  DES FAUVES ET DES FÉLINS – Mohamed Lamine Haïdara, est un opérateur économique malien vivant à Accra depuis 1998. La quarantaine, ce ressortissant de Gao (Nord), opérant dans le domaine des hydrocarbures, fait partie des chefs d’entreprise maliens à succès installés au Ghana. La Route du poisson, de par son essor ,a ouvert la voie vers d’autres commerces.  «Mon grand-père et d’autres membres de la famille quittaient Gao pour Kumasi avec leurs troupeaux de bœufs qu’ils vendaient une fois à destination. Les échanges à l’époque se faisaient par troc, C’était dans les années 1900», affirme Mohamed Lamine Haïdara.  Le périple était plein de dangers et d’embûches. Les anciens se déplaçaient la nuit grâce aux étoiles, qui leur servaient de boussole, et se reposaient la journée, d’après le récit que lui faisait son père. Le voyage prenait trois mois, en moyenne. De plus, les attaques d’animaux sauvages, comme les lions et les hyènes, étaient fréquentes. Afin d’éviter ces attaques, les voyageurs ont appris à décoder les traces des fauves, surtout celui du lion. Mais aussi, en cas de danger, tout le troupeau s’agitait ce qui leur indiquait le niveau du danger. Plus les traces des fauves étaient fraîches, plus le danger était imminent et il fallait donc changer d’itinéraire et éviter toute confrontation avec le ou les lions. Quant aux autres prédateurs, ils ne craignaient pas la confrontation. «Les attaques de lions étaient fréquentes surtout au niveau de la bande d’Agacher, frontière actuelle Mali-Niger-Burkina Faso selon ce que nos parents nous racontaient», ajoute Mohamed Lamine. Une fois au marché de Kejetia, à Kumasi, un important carrefour commercial à l’époque, les voyageurs pratiquaient leur business. Dès que tout était vendu, certains continuaient sur Lomé, au Togo, pour acheter des marchandises et autres présents pour leur famille, d’autres, par contre, s’approvisionnaient sur place.   D’immenses richesses ont été bâties sur la Route du poisson parmi lesquelles on peut citer Asoma Banda, l’une des plus grandes fortunes du Ghana, Asantehene, le Roi des Akan basé à Kumasi et dans la diaspora malienne. Asoma Banda venait à pied dans les années 1955 à Mopti (Centre) se procurer du bétail pour le business familial et le convoyait au Ghana. De ce commerce est né l’une des plus fructueuses entreprises africaines basée à Londres, Antrak Group of Companies, avec plus de 150 représentations dans le monde, plus de 500.000 emplois créés et l’une des premières compagnies aériennes détenues par un Africain, Antrak Air.  Aussi, selon Mohamed Lamine Haïdara, il y avait un Libano-Syrien nommé Bijaj qui faisait le commerce du poisson. «Ce dernier a amassé une très grande fortune. Il avait des boutiques, magasins et des camions pour assurer le transport avec des centaines d’employés à Mopti, Koro, Bankass, Bobo-Dioulasso, Ouahigouya et Kumasi», relate-t-il. Bijaj échangeait en grande partie avec les Yorubas du Nigeria. C’était durant le règne de feu Kwame N’Krumah. Quant à la diaspora du Soudan français, beaucoup finiront par se reconvertir dans d’autres négoces. C’est le cas de Ousmane Bocoum, aujourd’hui âgé de 85 ans, résidant à Bamako. Assis dans sa chambre, les pieds croisés sur un tapis de prière, l’octogénaire est entouré de livres en arabe et écoute des notes vocales sur son Smartphone. Dans un coin de la chambre, un boîtier de wifi clignote. «Mon père est originaire de Handjame, dans le Cercle de Niafunké (Nord), C’est lui qui était installé au Ghana où je suis né en 1945. Il était dans le commerce du diamant et le change (avec un bureau de change et les monnaies utilisées étaient le Fcfa et le pound britannique) sur le marché et certains de ses frères et cousins évoluaient dans le commerce de l’or», relate-t-il.  Sa famille était aussi propriétaire d’un important cheptel dans le delta du fleuve Niger qu’il vendait. «De ce commerce, j’ai plus tard développé plusieurs autres business dont l’ouverture d’une usine de matelas», ajoute-il.  «Comme nous, beaucoup de Maliens ont fait fortune grâce à la Route du poisson

Diéma : L ’herbe, si rare et si cher pour les éleveurs !

Par Ouka BAH Diéma, 28 fév (AMAP) Dans le cercle de Diéma, (Ouest) l’herbe est devenue si rare et coûte si cher qu’une charretée est vendue à 7 500 voire 10 000 Fcfa, alors que pour un chargement de tricycle, il faut débourser jusqu’à 25 000 Fcfa !  Jamais, de mémoire de doyen, le prix de l’herbe n’a atteint de tels sommets. Une situation difficile, surtout dans une localité de Diéma  où l’élevage demeure la deuxième activité économique. Selon les constats, la cherté de l’herbe est surtout liée au déficit pluviométrique enregistré durant cette campagne agricole. Cela a influé négativement sur le couvert végétal. Il faut ajouter, également, l’action destructive des feux de brousse, provoqués souvent de façon volontaire, l’arrivée progressive des transhumants de pays voisins, en quête de pâturages, ainsi que l’exploitation abusive des réserves  d’herbe par des transporteurs de Nioro qui viennent incessamment, charger leurs véhicules. Ici, tout le monde s’accorde à dire, sans que cela soit vérifiable, que des personnes malintentionnées ont provoqué des feux commandités par certains marchands de tourteaux, afin que leurs stocks soient vite écoulés et qu’ils  puisent en tirer d’importants bénéfices. A propos, Fodé Doumbia, un bricoleur, dit avoir quitté Torodo, récemment. « Sur ce tronçon, tout est calciné, il n’existe aucune surface d’herbacée. Du côté de Kana, en allant vers le Baoulé, de grandes superficies ont été ravagées par le feu », décrit-il. « Certains marchands de tourteaux poussent des individus à mettre le feu aux herbes. Ils se disent que s’il n’y a plus d’herbe, les éleveurs n’auront pas le choix : ils seront obligés de se  tourner vers eux », accuse notre interlocuteur.  Des mégots de cigarettes jetés, par incivisme aux bords des routes, par certains voyageurs, provoquent des feux de brousse souvent difficile à maîtriser. FEUX CRIMINELS –  A  Farabougou, selon le directeur technique du Centre de santé communautaire (CSCOM), Bourama Samaké, une charrette  d’herbe coûte 2 500 Fcfa. « Je n’ai pas vu de mes yeux, mais beaucoup de personnes rapportent que des marchands de tourteaux paient des gens pour mettre le feu aux herbes. Si cela est vrai, ce n’est pas une bonne chose », dit-il, invitant les auteurs présumés à arrêter ce genre de pratique. L’agent de santé a un travailleur saisonnier pour le stockage de l’herbe sur ses pilotis. Cette année est charnière pour les  éleveurs dans le Cercle de Diéma. Déjà, les pâturages ont complètement disparu. Pour avoir de  l’herbe, c’est la croix et la bannière. Il faut se lever au premier chant du coq et parcourir des dizaines de kilomètres. Dans le Baoulé, l’herbe foisonne mais, à cause de l’insécurité, rares sont ceux qui osent s’y aventurer. Ainsi, avant l’arrêt  des pluies, certains éleveurs, les plus avertis, ont pris le soin de stocker de l’herbe,  sur les toits de leurs hangar, pour juguler d’éventuelles crises. Dans de nombreuses maisons, on voit des hangars géants dressés, de la hauteur de monticules. Dramane Boiré est plasticien. Il salue les subventions accordées par le Gouvernement pour rendre plus accessible le tourteau. De 10 000 Fcfa pour le sac de 50 kg, le prix a été ramené à 8 500 F CFA. Dans les jours à venir, poursuit le plasticien, sur un ton monocorde, je sûr que ce montant sera revu à la baisse. C’est une bonne initiative de la part du Gouvernement, car elle permet de soulager bon nombre d’éleveurs qui peinent à entretenir leurs animaux surtout en cette période de crise d’herbe. Moussa Djiré, maraîcher, dispose d’une bonne quantité d’herbe chez lui. Il explique que pour ramasser de l’herbe en brousse, le moyen le plus rapide, à défaut de véhicule, est un attelage avec un cheval. Il a engagé, spécialement, un manœuvre pour le ramassage de l’herbe. EXCEPTION – Mamadou Camara, domicilié à Madina, village à équidistance entre Diéma et Diangounté Camara déclare qu’il n’y a pas de problème d’herbe dans sa localité. « Nos réserves d’herbe sont suffisantes pour couvrir tous nos besoins avant le prochain hivernage », dit avant d’expliquer que chez eux, « on ne connait pas de feux de brousse, du moins pour le moment ».  « Nos pâturages sont abondants et le couvert végétal se porte à merveille. Néanmoins, par mesure de prudence, beaucoup d’éleveurs ont commencé à constituer des stocks d’herbe », ajoute-il. Lakami Diaby se frotte les mains. Ce travailleur saisonnier effectue deux transports d’herbe par jour. Il vend une première charretée et garde la seconde sur le hangar de son patron.  « Avec mes économies, laisse entendre l’homme, je compte ouvrir une boutique et renoncer au travail des mines ». « Un jour, j’ai suivi un ami qui partait couper de l’herbe. Mais lorsqu’il m’a fait savoir qu’il se rendait dans le Baoulé, j’ai rebroussé chemin pour prendre une autre direction », explique un travailleur saisonnier, en se tordant de rire. Face à cette pénurie de pâturage, les éleveurs du Cercle de Diéma appellent les autorités nationales, pour une solution rapide  « avant qu’il ne soit trop tard ». Ils demandent ainsi d’assurer l’approvisionnement correct des éleveurs en tourteaux, faute de quoi, « tout le cheptel risquera d’être décimé cette année ». Selon eux, cette crise affecte dangereusement le monde de l’élevage dans cette bande sahélienne qui souffre, déjà, des séquelles d’une mauvaise pluviométrie. OB/MD (AMAP) 

Le Mali teste le corridor avec la Mauritanie pour évacuer son coton 

Bamako, 28 fév (AMAP) La Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) a lancé, vendredi dernier, ses opérations d’évacuation de la fibre de coton via le Port autonome de Nouakchott, en Mauritanie, a constaté sur place l’AMAP. «Aujourd’hui, le premier convoi de 53 camions va transporter 1.600 balles de fibre de coton vers Nouakchott. Le Mali doit transformer l’embargo en une opportunité car certains ont voulu nous asphyxier. On va repartir notre fret sur l’ensemble des ports de la Guinée, de la Mauritanie et de l’Algérie», a déclaré le ministre du Développement rural, Modibo Keita.   Le départ de 53 camions de coton fibre a été donné à Kati, près de Bamako, lors d’une cérémonie présidée par le ministre du Développement rural, Modibo Keita, accompagné du président directeur général de la CMDT, Dr Nango Dembélé, du président du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR), Youssouf Traoré, le maire de Kati, Yoro Ouologuem, les autorités traditionnelles et coutumières de la ville garnison et des syndicats de chauffeurs. Au regard du contexte actuel, marqué par la fermeture des frontières des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ces deux ports constituent, d’une part, un véritable moyen de désengorgement des usines d’égrenage de la CMDT et, d’autre part, une assurance pour le respect strict des clauses relatives aux délais des contrats signés avec les clients. « C’est une alternative crédible parce que le corridor mauritanien n’est pas méconnu des transporteurs maliens », a assuré le président du CMTR, Youssouf Traoré. Il a rappelé que les initiatives de dialogue commencées, il y a déjà quelques années. n’avaient pas abouti. «Dorénavant, on ne va plus mettre nos œufs dans le même panier. Nous allons diversifier nos partenaires et renforcer nos collaborations», a-t-il insisté, à la satisfaction des chauffeurs.   Daouda Traoré est un l’un des routiers qui se rendent aujourd’hui (vendredi) en Mauritanie. Il procède à une dernière inspection de son camion. «Nous connaissons très bien la route Mali-Mauritanie. Bien qu’elle soit plus petite et plus longue que les autres voies, elle est praticable», soutient le cinquantenaire. Quant à Inza Traoré, la trentaine, il est à son premier voyage sur cet axe. «Il ressort des échanges avec nos aînés qu’ils font face à des tracasseries routières de la part de certains agents de sécurité mauritanienne», confesse-t-il. Leurs responsables ont assuré avoir discuté de cette question avec les autorités mauritaniennes. C’est dans la perspective de la diversification de ses ports de sortie et à cause de l’augmentation importante de sa production que la CMDT a dépêché une mission conjointe CMDT/CMTR de prospection aux ports de Conakry et de Nouakchott. L’objectif de cette mision était d’évaluer les potentialités et opportunités de es sites pour le transit du coton fibre malien. Il est ressorti des conclusions de la mission la possibilité d’exporter via ces deux ports 60.000 tonnes de fibre de la production 2021/2022.  OS/MD (AMAP) 

Forum Invest in Mali : Pleins feux sur les opportunités d’investissement dans notre pays

Envoyé spécial Dieudonné DIAMA Dubai, 25 fév (AMAP) Le Premier ministre malien et des membres du gouvernement au cours de la rencontre Forum Invest in Mali, jeudi, à Dubaï, ont exhorté les investisseurs à explorer les possibilités qu’offre la puissance agro-industrielle en Afrique de l’Ouest.  Les échanges ont eu lieu dans le cadre de l’Exposition universelle 2020. Cette exposition, initialement prévue du 20 octobre 2020 au 10 avril 2021, a été reportée du 1er octobre 2021 au 31 mars 2022 à cause de la crise de la Covid-19. Avant cette édition, le Mali a participé aux quatre dernières expositions universelles qui ont eu lieu en 2000 à Hanovre en Allemagne, en 2005 à Aichi au Japon, en 2010 à Shanghai en Chine et en 2015 à Milan en Italie. Le thème du forum est « le Mali, une puissance agro-industrielle en Afrique de l’Ouest ». Après les mots de bienvenue du Dr Mohammad Al Kindi, ministre de l’Environnement et de l’Eau des Émirats arabes unis, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, Youssouf  Bathily, a remercié les autorités émirats pour l’appui et les facilités accordées à notre pays pour sa participation à cette exposition.  M. Bathily a attiré l’attention des investisseurs émiratis sur le fait que le Mali regorge d’énormes ressources au niveau de son sous-sol et bien d’autres richesses dont le coton qui n’attendent que les investisseurs pour leur transformation. C’est pourquoi, il a invité ces investisseurs à prospecter toutes les richesses dont dispose le Mali. Mieux, il a demandé au chef du gouvernement de les inviter pour un séjour au Mali afin de prospecter les nombreuses potentialités de notre pays.  Dans son intervention, le Premier ministre a souligné que ce forum est une session d’information sur les opportunités économiques que regorge le Mali. Dr Choguel Kokalla Maïga s’est réjoui de la présence massive des investisseurs à ce forum. Avant de transmettre aux autorités émiraties, les salutations fraternelles et la profonde reconnaissance des plus hautes autorités du pays. Pour lui, la participation du Mali à l’exposition universelle Dubaï 2020 vise à faire connaître notre pays, son présent et son histoire.  « En venant à ce rendez-vous universel, nous avons fait le choix de mettre en lumière la contribution substantielle de la nation malienne au progrès de l’humanité à travers le concept de diatiguiya », a indiqué le chef du gouvernement. Selon Dr Choguel Kokalla Maïga, la dénomination du Pavillon du Mali « ben so diatiguiya » tire ses origines de notre civilisation millénaire. Il a rappelé que notre pays a fait le choix de bâtir une économie libérale. Et le gouvernement fait du secteur privé, le moteur de la croissance économique et du développement.  « L’État s’est progressivement retiré du système de production et de commercialisation pour se recentrer sur son rôle d’orientation et de régulation de l’activité économique », a-t-il souligné. Avant d’ajouter qu’à ce titre, plusieurs réformes institutionnelles et du cadre législatif et réglementaire ont été entreprises faisant du Mali une destination et un pays plus attractif.  PLUS DE 10 MILLIONS D’HECTARES – Le chef du gouvernement a fait savoir que le panorama du Pavillon du Mali à l’Expo Dubaï 2020 illustre l’énorme potentiel hydro-agricole et sylvo-pastoral de notre pays. À cet effet, Dr Choguel Kokalla Maïga a rappelé que le Mali est arrosé par deux fleuves lui offrant la plus grande surface de terre arable et cultivable avec plus de 10 millions d’hectares. Il a ajouté que le Mali produit 800.000 tonnes de coton en moyenne par an dont 2% sont transformées sur place.  Le chef du gouvernement a, aussi, dit que le cheptel malien est le deuxième plus important en Afrique, après celui du Nigeria et continue à exporter le bétail vivant. Dans le domaine des mines, il a précisé que le Mali exporte 64 tonnes d’or en moyenne par an.  Le Premier ministre a souligné les avancées réalisées par notre pays dans le classement Doing business. Avant de soutenir que le Mali est une bonne destination pour les investisseurs. C’est pourquoi, il a invité les nombreux investisseurs présents au forum à y faire un tour et à faire le pari du Mali qui est un pays d’opportunités. Il les a invités pour un voyage au Mali.       Au cours de ce forum, il y a eu un thème sur les secteurs d’opportunités au Mali avec des présentations sur le cadre législatif et réglementaire des investissements au Mali, les textes législatifs et réglementaires sur le cadre de partenariat public-privé au Mali, sur les filières porteuses au Mali tirées de la stratégie nationale de développement des exportations par le ministre du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed. S’en est suivi un autre panel sur le thème « un pays unique, des possibilités infinies ». Au niveau de ce panel, les présentations ont concerné les secteurs prioritaires dans les domaines de l’énergie, notamment les énergies renouvelables par le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré.  Une autre présentation a été faite par la ministre des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko sur les secteurs prioritaires  dans les domaines des infrastructures et des transports. À l’issue des présentations suivies de débats, le Premier ministre et sa délégation ont invité les investisseurs émiratis à venir prospecter les immenses potentialités économiques que regorge le Mali. DD (AMAP)

Expo 2020 de Dubaï : Le Mali fait étalage de ses immenses potentialités

Envoyé spécial Dieudonné DIAMA Dubai, 24 fév (AMAP) Le chef du gouvernement, Choguel Kokalla Maiga, a pris part, mercredi, à la Journée du Mali, à l’Exposition universelle Dubaï 2020 placée sous le thème «Connecter les esprits, construire le futur». Le Mali a choisi la thématique «opportunité» arrimée au thème général de l’exposition. La cérémonie, qui était l’activité phare de la journée, a débuté par la montée des couleurs des drapeaux du Mali et des émirats arabes unis suivie de l’exécution des hymnes nationaux des deux pays.  A ce grand rendez-vous, le stand de notre pays invite le visiteur à un voyage enrichissant. Occasion de faire la découverte de notre histoire millénaire, de nos empires médiévaux, de nos villes légendaires comme Tombouctou et Djenné, de notre riche culture, de notre musique, des richesses de notre sous-sol…  Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a présidé la cérémonie en présence du représentant du gouvernement des Emirats arabes unis. Le représentant du gouvernement, membre de la famille royale a, dans son discours, remercié les autorités maliennes pour la participation de notre pays à ce rendez-vous mondial. Selon lui, le panorama du Pavillon du Mali dégage des valeurs de paix, de tolérance et une volonté de coopération avec les autres. Pour lui, le Mali est un pays de culture et de tradition qui offre au monde ses aspirations de paix. à travers ce pavillon, dit-il, on peut découvrir les valeurs traditionnelles et culturelles du pays.  Dans son discours, le Premier ministre a souligné que le Mali se devait d’être présent à ce rendez-vous en raison de ses excellentes relations d’amitié et de coopération avec les émirats arabes unis qui, au demeurant, n’ont ménagé aucun effort pour encourager et faciliter sa participation à ce rendez-vous mondial.  Dr Choguel Kokalla Maïga dira qu’en répondant favorablement à l’invitation à participer à cette exposition, le Mali a voulu partager avec le monde entier sa vision prospective centrée sur l’homme et son bien-être dans un monde de défis et d’opportunités. Pour le chef du gouvernement, le Pavillon du Mali est un voyage le long du fleuve Niger pour découvrir les immenses richesses culturelles, touristiques mais surtout, les potentialités économiques des villes au bord du fleuve.  Le Premier ministre, qui est revenu sur les valeurs historiques caractérisant le Mali, a souligné que le pays est confronté aujourd’hui à une grave crise sécuritaire liée au terrorisme. Toutefois, selon lui, il reste admirablement résilient face aux défis émergents qui se posent à l’humanité. Pour lui, la visite du Pavillon du Mali à l’Expo 2020 fait voyager à travers ce vieux et grand pays  d’Afrique, une terre de savoirs et de mémoire, qui a établi dès le Moyen âge, des relations commerciales et diplomatiques avec les nations du Maghreb, du Sud de l’Europe et d’Orient.  «Si le Mali est célèbre pour son histoire millénaire, ses empires médiévaux, ses villes légendaires comme Tombouctou, Djenné, le pays dogon, il est aussi riche de son présent, de sa culture, de sa musique, des immenses richesses de son sous-sol, de ses paysages, de ses terroirs, de ses écosystèmes, de son cheptel et de ses nombreux cours d’eau», a développé le chef du gouvernement.  3è PRODUCTEUR D’OR – En participant à l’Exposition universelle 2020, souligne-t-il, le Mali espère transformer les immenses atouts offerts par ses cours d’eau, dont le fleuve Niger et les gisements miniers et énergétiques en opportunités pour booster son développement et lutter contre la pauvreté. «Avec un fort potentiel irrigable, le Mali dispose de ressources nécessaires pour devenir l’un des piliers agricoles de l’Afrique de l’Ouest.  Cela passe nécessairement par une diversification des bases de la production en vue d’atteindre une croissance accélérée, durable, créatrice d’emplois et d’activités génératrices de revenus», a soutenu le Premier ministre, ajoutant que cette croissance sera soutenue par le secteur minier. à cet effet, il a rappelé que le Mali, troisième producteur d’or en Afrique, dispose d’importantes ressources notamment en or, fer et bauxite. Mieux, il dira que les perspectives offertes par les récentes découvertes notamment celles du lithium ou de l’hydrogène permettront d’élargir la base et le spectre de la production minérale au Mali.  En plus de ces richesses minières, le chef du gouvernement a cité le coton, l’arachide où la production a encouragé l’implantation d’unités industrielles. Il a cité aussi le secteur de l’élevage et fait cas du potentiel qui existe dans le développement de l’industrie des matériaux de construction dans notre pays. Il rappellera ensuite que notre pays occupe la 148è place sur 190 pays avec une facilité à faire des affaires à 52,9 sur 100. Enfin, Choguel Kokalla Maïga a souhaité que cette journée raffermisse davantage les relations d’amitié et de coopération existant entre les deux pays.  La cérémonie a pris fin par une prestation musicale groupée des artistes, entre autres, Bassékou Kouyaté, Oumou Sangaré, Safi Diabaté, Ami Sako, Vieux Farka. S’en est suivie la visite du Pavillon du Mali et celle des émirats arabes unis par le Premier ministre et le représentant du gouvernement des émirats arabes unis. La fête s’est poursuivie dans la soirée par un dîner offert au chef du gouvernement et par une soirée culturelle dédiée au Mali avec la prestation de nombreux artistes maliens qui ont tenu les nombreux visiteurs en haleine. En plus de plusieurs membres du gouvernement, de nombreux opérateurs économiques et nos compatriotes établis aux émirats arabes unis ont massivement pris part à cette journée. DD (AMAP)

Région de Ségou : L’accalmie s’installe peu à peu

Reportage : Envoyé spécial  Cheick Amadou DIA Ségou, 23 fév (AMAP) Cultures brûlées, matériels agricoles détruits, bétails emportés : Ces actes de banditisme rythmaient le quotidien des habitants de  dizaines de villages, dans le Cercle de Niono (Centre), en zone Office du Niger. En seulement deux mois d’opération des Forces armées et de sécurité, plus de 60% de la zone ont été récupérés par nos soldats. Les femmes sont, de plus en plus, visibles dans les champs et sur  les espaces maraîchers. Le commandement compte en finir définitivement avec l’ennemi en débandade, dans les jours à venir Située à environ 70 kilomètres de la capitale régionale, la circonscription administrative de Niono abrite la majeure partie des surfaces rizicoles du Mali. Au-delà des cultures céréalières, on y produit des légumes comme la pomme de terre et l’oignon. En 2021, la campagne agricole a été affectée par l’arrivée des terroristes qui s’en prenaient aux habitants de dizaines de villages et leurs champs. De Farabougou à Songo, en passant par Dogofri, Fabacoro et Diabaly, ces villages étaient devenus les symboles de l’occupation et de la présence des terroristes. Des villages entiers ont été vidés de leurs populations. Ceux qui ont accepté de se rallier à leur cause ont été épargnés des affres de l’obscurantisme.  Le témoignage de Bourama Coulibaly, chef du village de Songo, dans la Commune rurale de Mariko, fait froid dans le dos. Chassés par les assaillants depuis plus de quatre mois, les habitants ont trouvé refuge dans le village de Kimbiri-wèrè, dans la même commune. Leurs champs qui demeurent leur seule source de revenus et de subsistance, ont été confisqués et le bétail emporté. À en croire le chef coutumier, ses congénères vivent dans le dénuement total, en proie à la famine.  Idem pour les habitants du tristement célèbre village de Farabougou. Si l’armée y est présente depuis quelques mois, « les habitants restent confinés sur place. Les activités économiques sont toujours à l’arrêt », confie Abdoul Karim Coulibaly, conseiller du chef de village. Ne pouvant pas se rendre à la foire de Dogofri, village voisin à quelques encablures, les plus de 3.000 âmes vivent grâce à l’assistance. Il y a quelques jours, les Forcesramees maliennes (FAMa) y ont convoyé 65 tonnes de vivres. Ce qui a permis de soulager une population durement affectée par la faim et la peur. « Plus de 5.000 hectares de culture ont été détruits par les agresseurs », signale le conseiller coutumier. L’accès au village est toujours difficile à cause des pistes minées. Cinq ponts ont été dynamités.  « Des travaux sont en cours pour le déminage des voies d’accès et la réparation des infrastructures par l’Armée malienne et ses partenaires », a dit le commandant de la 2è Région militaire, le colonel Didier Dembélé.  Le déclenchement de l’opération Mali-Ko, arrivé en janvier dernier dans ces localités, « a permis aujourd’hui d’installer de façon progressive, une accalmie », confirme le maire de la Commune urbaine de Niono, Abdrahmane Touré. Son collègue de la Commune rurale de Mariko juge que cette accalmie est quelque peu relative. Dans sa circonscription, qui compte 25 villages et une trentaine de hameaux, « deux villages sont toujours assiégés. 15 autres sont entre les mains des ‘’gens de la brousse’’ » (désignant les terroristes) », indique Brahima Diaby.  RETOUR À LA STABILITÉ – « Cette situation est exacerbée par les agissements peu orthodoxes des groupes d’autodéfense constitués de chasseurs «donzos» », s’indigne le responsable communal. Ces individus qui sont censés protéger leurs villages contre les agresseurs, sont en effet devenus eux-mêmes leurs bourreaux. Armes en main, ils harcèlent des habitants déjà dépourvus de tout, en les obligeant à leur verser des sommes d’argent contre la garantie de leur sécurité. Ils enlèvent leurs animaux pour les vendre sur le marché local et s’accaparent de leurs biens.  Tientienbougou, un village de la commune, est pris en otage par les « donzos » depuis plusieurs mois. Ses habitants sont soumis à toutes sortes de violences. Ils ne peuvent ni se rendre dans leurs champs, ni participer aux foires pour subvenir à leurs besoins. Ce qui complique davantage la situation sécuritaire dans la zone.  Ce banditisme d’un genre nouveau est devenu récurrent dans la zone. D’où l’inquiétude des autorités communales qui demandent leur désarmement et leur démobilisation par les FAMa. « Ce travail sera fait », assurent les responsables militaires sur place. « Il faut juste en finir avec la première menace qui est celle des terroristes », affirment-ils.  Rappelons que la crise sécuritaire dans la région a sérieusement affecté la campagne agricole 2021-2022 dans la zone de l’Office du Niger. « Sur les 120.000 hectares à mettre en valeur, près de 12.000 hectares, soit 10% de la superficie cultivable n’ont pu être exploitées à cause de l’insécurité », indique Salif Ouédraogo, directeur de zone à l’Office du Niger.  C’est pourquoi, pour soulager la souffrance des populations déjà affectées, « la direction générale de l’Office du Niger a renoncé à la redevance eau, taxe destinée à l’entretien des canaux, pour un montant de 780 millions de Fcfa, au titre de la campagne 2021-2022 », rappelle le directeur de l’appui au monde rural à l’ON, Bamoye Keïta. « D’autres mesures d’accompagnement des sinistrés seront proposées aux autorités, promet M. Keïta. Pour combler ce déficit, la structure mise sur la culture de contre-saison qui bat son plein sur les parcelles dédiées à cet effet.  En bras de chemise, pantalon retroussé jusqu’au genou, debout au milieu de son champ de riz, Bassaro Traoré nous reçoit. Cet habitant de la ville de Niono n’avait pas pu travailler en début de campagne à cause de l’insécurité. Avec l’arrivée des FAMa, il est aujourd’hui rassuré et peut s’occuper de son champ en toute sécurité. À l’image de ce paysan, ils sont plusieurs à pratiquer la culture de contre-saison. Les femmes sont de plus en plus visibles dans les champs et sur les périmètres maraîchers. Ce qui est un signe annonciateur du retour à la stabilité et à la reprise des activités économiques dans le cercle, espère l’élu communal de Niono.  En seulement deux mois d’opération, plus de 60% de la zone ont été

Situation alimentaire et nutritionnelle au Mali : 1,8 million de personnes ont besoin d’assistance 

Par Anne-Marie KEITA Bamako, 22 fév (AMAP) Quelque 1,8 million de personnes ont besoin d’assistance alimentaire au Mali, selon l’évaluation provisoire du Système d’alerte précoce (SAP), a-t-on appris. lundi, lors des travaux du 18è Conseil national de sécurité alimentaire (CNSA).  Cette situation est consécutive au fait que la campagne agricole 2021-2022 a été jugée de moyenne à très médiocre pour l’ensemble des cultures. «Le tableau peu reluisant de notre campagne 2022 laisse paraître d’énormes besoins à mobiliser», a déclaré le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga qui a présidé la session. Selon l’évaluation provisoire du SAP, à travers le Cadre harmonisé, 1,8 million de personnes ont besoin d’être assistées sur le plan alimentaire et nutritionnel dans notre pays. À ce chiffre, s’ajoutent 4,4 millions d’autres personnes qui sont dans l’insécurité alimentaire modérée et ont besoin d’être soutenues par la restauration de leur capital productif, à travers des activités génératrices de revenus.  Les participants, venus de Bamako et de l’intérieur du pays, ont passé en revue l’état de mise en œuvre des recommandations formulées lors de la session précédente, avant de faire le bilan du Plan national de réponses de 2021.  Tout en examinant le projet de Plan national de réponses 2022 en vue de son adoption, ils ont examiné la situation alimentaire et nutritionnelle élaborée par le SAP et ses partenaires à travers le Cadre harmonisé. Dr Choguel Kokalla Maïga a souligné que ce CNSA 2022 « se tient dans un contexte alimentaire et nutritionnel très particulier avec la superposition de plusieurs facteurs contributifs à l’insécurité alimentaire pour bon nombre de nos concitoyens se trouvant dans des zones de précarité ».  « Aussi, a ajouté le chef du gouvernement, les marchés internationaux subissent de plein fouet une inflation dans la durée avec une répercussion ascendante sur les prix des denrées de grande consommation ». Selon lui, tout ceci est amplifié par le mauvais climat engendré par la pandémie de Covid-19. 33.000 TONNES DISTRIBUÉES – Le chef du gouvernement a indiqué que la campagne agricole 2021-2022 a été jugée de moyenne à très médiocre pour l’ensemble des cultures. «Du côté de l’élevage, les pâturages et les conditions d’abreuvement du bétail sont annoncés également difficiles avec une soudure pastorale déjà installée sur l’ensemble des zones d’élevage du pays», a-t-il fait noter, ajoutant que l’insécurité dans les zones de conflit a perturbé les mouvements des troupeaux et limité leur accès à certains parcours. Face à cette situation préoccupante, Dr Choguel Kokalla Maïga a annoncé que le Plan national de réponses 2022 tentera d’apporter des solutions d’atténuation pour près de 6 millions de personnes, tout en mettant en cohérence les actions conjointes de l’État et de ses partenaires d’appui.  « D’ailleurs, a-t-il ajouté, l’un des mandats du CNSA est d’apporter le planning de réponses au titre de 2022 portant sur l’assistance alimentaire, le cash transfert, l’appui au bétail, la lutte contre la malnutrition sous toutes ses formes et la reconstitution des stocks de sécurité ».  Le Premier ministre a remercié et félicité le Commissariat à la sécurité alimentaire (CSA) pour tous les efforts consentis dans la lutte contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. En effet, le CSA n’a pas ménagé ses efforts pour apporter une assistance alimentaire à plus d’un million de personnes au profit desquelles 33.000 tonnes de céréales ont été distribuées. 7.600 tonnes d’alimentation ont bénéficié aux urgences non planifiées, notamment aux personnes déplacées internes. Un milliard de Fcfa a été mobilisé au bénéfice des pasteurs et agro-pasteurs. Plus de 8 milliards de Fcfa ont été investis par le dispositif pour répondre à la crise. Représentant les partenaires techniques et financiers, l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Mali, Bart Ouvry, a rappelé que le taux national de malnutrition aiguë globale est au seuil d’alerte de 10% de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).  Les Cercles de Koro (Centre), Diéma et Nioro (Ouest) sont en deçà du seuil d’urgence de 15% qui est de 18 % à Ménaka (Nord). Le taux de malnutrition chronique national, estimé à 22%, atteint 25 et 29 % à Sikasso (Sud), Mopti (Centre), Gao (Nord). Il atteint la situation d’urgence à Ménaka en s’établissant à 34%. Le représentant des PTF a estimé que les défis du moment sont encore plus élevés que ceux de l’an passé. Et Bart Ouvry de citer « la nécessité de renforcer la coordination entre les différents acteurs pour une couverture géographique continue et justement repartie ; de progresser dans la mise en œuvre du nexus pour pallier les faiblesses actuelles dans le temps et dans l’espace ; de plaider pour que les différents acteurs nationaux et internationaux financent des réponses structurantes pour renforcer la résilience et le relèvement précoce… »  AMK (AMAP)