Le Mali et la Banque mondiale renforcent leur coopération lors de la visite de Wencai Zhang à la Primature
Bamako, 17 avr (AMAP) Le Directeur général et chef de l’Administration du Groupe de la Banque mondiale, Wencai Zhang, a rendu, jeudi une visite de courtoisie au Premier ministre malien, le général de Division Abdoulaye Maïga, pour des discussions renforcer les liens de coopération entre le Mali et cette institution internationale de développement La visite a permis d’échanger sur la vision des autorités maliennes en matière de coopération au développement et de discuter des stratégies pour maximiser l’impact de l’appui de la Banque sur la résilience et le développement socio-économique du pays. « Nous saluons la qualité de notre collaboration avec le Mali et réaffirmons notre engagement à accompagner la Vision Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ainsi que la SNEDD 2024-2033 », a déclaré M. Zhang. Il a également proposé un accompagnement technico-politique pour soutenir les efforts du gouvernement de la Transition. DEMANDE D’APPUI BUDGETAIRE ET DES PROJETS STRATEGIQUES – Le Premier ministre, général de Division Abdoulaye Maïga, a sollicité la reprise de l’Appui budgétaire général (ABG) de la Banque mondiale pour soutenir le déficit budgétaire du Mali. « Nous comptons sur la Banque mondiale pour nous accompagner dans la réalisation de nos priorités nationales », a-t-il affirmé. Il a également évoqué la reprogrammation du projet de réhabilitation de la route Sévaré-Gao, précisant que ce chantier sera conduit par le Génie militaire dès que les conditions sécuritaires le permettront, notamment dans les zones affectées par l’insécurité. Le Chef du gouvernement a rappelé les trois principes fondamentaux définis par Son Excellence le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition. « Toute coopération doit respecter la souveraineté du Mali, les choix stratégiques et de partenaires opérés par notre pays, ainsi que la défense des intérêts vitaux de nos populations », a-t-il insisté. Il a salué l’alignement de la Banque mondiale sur les priorités exprimées dans la Vision Mali Kura 2063 et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033. UN PORTEFEUILLE ACTIF DE 19 PROJETS – Les échanges ont également porté sur la prochaine reconstitution des ressources de l’IDA21, en cours de préparation. À la date du 31 mars 2025, le portefeuille actif de la Banque mondiale au Mali comprend dix-neuf projets, dont onze à caractère national et huit à caractère régional, pour un montant total approuvé de 1 796 millions de dollars US, soit environ 1 077,6 milliards de FCFA. « Ces projets reflètent notre engagement à soutenir le développement durable du Mali », a ajouté M. Zhang. La rencontre, qui s’est déroulée en présence du ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a permis de poser les bases d’une collaboration renforcée, alignée sur les ambitions du Mali pour un avenir souverain et prospère. OS/MD (AMAP)
Filière mangue : les acteurs misent sur la qualité et la quantité
Par Makan SISSOKO Bamako, 16 av (AMAP) La saison des mangues a débuté au Mali avec les premiers fruits arrivés à maturité dans plusieurs bassins de production. Officiellement, la campagne 2025 a débuté le 10 mars pour prendre fin en juillet prochain. La production attendue, selon les prévisions, est estimée entre 75 000 et 80 000 tonnes, avec une prévision d’exportation de 30 000 à 50 000 tonnes. À ce stade, les acteurs conviennent que les perspectives sont prometteuses pour l’or vert au regard du potentiel productif du pays. La mangue, deuxième produit d’exportation agricole au Mali après le coton, pèse environ 10 milliards de Fcfa par an dans l’économie nationale. Avec une production qui augmente chaque année et des variétés de plus en plus recherchées, ce fruit est devenu un atout stratégique pour le pays. « Cette année, les récoltes seront bonnes contrairement à l’année dernière, car la pluviométrie a été bonne et les mangues ont bien fleuri », commente le président des producteurs de mangues du Mali et producteur de mangues dans la Région de Sikasso (Sud), Cheick dit Kélétigui Berthé. Il possède une trentaine d’hectares de vergers dans le village de Sirakoro, situé à environ 7 kilomètres de la ville de Sikasso. Dans son verger, Cheick dit Kélétigui Berthé cultive plusieurs variétés, notamment la Kent dont le nom vernaculaire est «Kogninèkou», la Keitt «Laban ou Faradjalan», et l’Ameli «Griféba». Les conditions climatiques ont été favorables dans sa localité. « En plus d’une bonne répartition des pluies, certains producteurs de la région ont pu irriguer leurs vergers grâce aux installations d’irrigation mises en place par les Ong partenaires pour pouvoir augmenter la production de la mangue sur des petites superficies », dit-il. Seul bémol : la présence de mouches des fruits sur les vergers. Ces ravageurs, redoute le producteur, menacent la production dans la Région de Sikasso, considérée comme l’un des plus vastes bassins de production de mangue du pays. Plus globalement, le président des producteurs de mangues du Mali déplore un certain nombre de situations qui plombent la filière, notamment la dégradation des pistes donnant accès aux zones de production, l’urbanisation galopante qui est en train de grignoter les vergers, le manque de lignes de crédits de financement pour les producteurs… « Pour augmenter la production, il faut qu’on arrive à financer les producteurs pour mettre en place des vergers commerciaux. Avec la pression qui augmente sur la production de la mangue, les vergers vieillissants doivent être renouvelés », plaide Cheick qui sait de quoi il parle. Derrière le fruit brut se cache un autre secteur dynamique qu’est la transformation. En la matière, les opportunités sont énormes, car le marché existe et la demande est forte. Aujourd’hui, de grandes usines font la transformation de la mangue sur place en plusieurs autres produits comme la mangue séchée, les confitures, jus, chips et même des produits cosmétiques. De plus en plus de jeunes entrepreneurs maliens s’intéressent à la fabrication de produits dérivés de la mangue. Promotrice de l’Unité de transformation de fruits et légumes (USTAKO), Mme Camara Tako Sylla, voit dans la filière mangue une véritable porte d’entrée sur les marchés internationaux. « Le potentiel est énorme. Mais il y a encore beaucoup à faire. Nous rencontrons des difficultés liées aux différentes certifications exigées par le marché international. Le manque d’infrastructures adaptées et la difficulté d’accès au financement constituent des obstacles majeurs pour la transformation », fait-elle savoir. COMMERCIALISATION – La plupart des petites entreprises (production et transformation) n’ont pas les moyens d’installer des équipements modernes ni de suivre des processus de certification indispensables pour accéder aux marchés internationaux. En effet, les normes d’exportation exigent une traçabilité rigoureuse, un respect strict des standards de qualité et des certifications qui sont souvent difficiles à obtenir. L’incapacité des petits producteurs à satisfaire ces exigences fait qu’une bonne partie de la production nationale reste au pays. Et de cette réalité résulte le défi de la gestion des pertes post-récolte. Selon des statistiques, près de 40% des mangues récoltées sont perdues chaque année à cause de la mauvaise gestion, du manque de techniques de conservation et du faible taux de transformation. Des initiatives telles que la certification de la mangue du Mali, « Mali mangoro » ou l’introduction de nouvelles techniques de conservation et de transformation sont en cours pour faire face à ces défis. Néanmoins, le Mali demeure l’un des principaux exportateurs de mangues vers l’Europe, l’Asie et les pays du Maghreb. Même si des pays comme le Sénégal, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, également producteurs de mangues de qualité, n’hésitent pas à grignoter nos parts de marché. Le président de l’interprofession de la filière mangue du Mali, Moctar Fofana, affirme qu’il exporte la mangue du Mali sur divers marchés en Afrique, Europe, Asie et Moyen Orient, etc. Selon lui, il existe au Mali plusieurs variétés de mangues, notamment des variétés locales (Nounkourouni et Noundjani, consommées par nous-mêmes) et d’autres variétés précoces exportées vers le marché international. « Nous avons déjà commencé l’exportation de la mangue surtout les variétés précoces, notamment Ameli, Valencia, Smith, Irwin. Ces mangues sont aimées sur le marché international », confie-t-il. Avant d’ajouter que tous les acteurs de la filière sont à pied d’œuvre pour la réussite de la campagne. « Cette année, nous avons constaté une augmentation au niveau de la production. Sauf cas de force majeur, comme dans la Région de Sikasso qui a enregistré récemment une forte quantité de pluie faisant tomber beaucoup de mangues. Bien que la mangue ait bien fleuri et bien donné, il y a encore des risques indépendants de notre volonté. Des dispositions ont été prises pour la réussite de la campagne afin de pouvoir effacer toutes les dettes du passé », assure le président de l’interprofession. Moctar Fofana explique que la saison de la mangue arrive à une période de soudure où l’argent circule difficilement partout dans le monde. « La mangue essaie de combler pour appuyer financièrement les producteurs et aussi financer d’autres activités sociales et
Prévision Météo hebdo : De la pluie et moins de canicule dans la semaine du 14 au 20 avril 2025
Bamako, 14 avr (AMAP) La période du 14 au 20 avril 2025 sera caractérisée par un ciel nuageux à couvert et une visibilité assez bonne, annonce, lundi, Mali-Météo, dans son bulletin hebdomadaire. « Les températures minimales seront comprises entre 21°C à 28°C. Les plus basses sont prévues dans la Région de Taoudenit (Nord). Les températures maximales seront comprises entre 37°C à 44°C. Les plus fortes températures sont prévues dans les régions de Kayes et Nara (Ouest) ». La pluie est prévue du lundi au vendredi dans le District de Bamako et les Régions de Sikasso, Bougouni, (Sud), Kita (Ouest), Dioila, Koulikoro, Mopti, Ségou (Centre). OS/MD (AMAP)
Kangaba : rencontre communautaire dans les communes frontalières
Kangaba, 14 avril (AMAP) Le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, accompagné par des chefs de services techniques s’est rendu, vendredi 11 avril 2025, respectivement à Keniegoué, chef-lieu de la Commune rurale de Kaniogo et à Banankoro, chef-lieu de laCcommune rurale de Nouga, pour rencontrer les communautés en vue de prendre des dispositions pour accueillir les transhumants maliens en provenance de la Guinée. Un communiqué interministériel du gouvernement de la Guinée a annoncé l’interdiction formelle de la transhumance transfrontalière sur toute l’étendue du territoire guinéen pour la période allant du 1er janvier 2025 au 1er mars 2026. Une autre lettre signée le 28 mars 2025 par le gouverneur de la Région de Kankan (Guinée), en prélude au retour des transhumants maliens avant le 15 avril 2025, a été adressée au gouverneur de la région de Koulikoro, au Mali. Le préfet Dao agit après s’être vu répercuter cette lettre du gouverneur de Kankan, par le gouverneur de Koulikoro, le colonel Lamine Kapory Sanogo a répercuté sur le préfet du cercle de Kangaba l’invitant « en rapport avec les services techniques, à prendre les dispositions idoines pour un bon accueil et une bonne gestion des transhumants maliens à leur retour », Il a, effectivement, engagé « les communautés des localités frontalières à ne rien ménager pour réserver un bon accueil à leurs compatriotes en provenance de la Guinée. » Il a demandé aux légitimités traditionnelles de leur réserver des pâturages le long de leur passage. Toujours pour atténuer les souffrances des transhumants maliens, le préfet de Kangaba a, dans des correspondances, demander à ses homologues de Mandiana et Siguiri, en Guinée, de sensibiliser les populations frontalières guinéennes à réserver un bon traitement aux transhumants maliens dans leurs manœuvres de retour dans leur pays. Le préfet Dao, aux nombreuses questions qui lui ont été posées, par rapport à l’existence d’un protocole d’accord réglementant la transhumance Inter-Etats entre les deux pays, a dit que la lettre du gouverneur de Kankan invite les transhumants maliens à quitter le sol guinéen sans aucune précision. « C’est en respect de la souveraineté de la Guinée que nous invitons nos transhumants à respecter le contenu de cette lettre » a-t-il ajouté. Cela signifie en claire que tous les transhumants maliens se trouvant sur le territoire guinéen doivent quitter avant le 15 de ce mois. SD/MD (AMAP)
Nouveau délai pour l’interdiction de la transhumance des animaux maliens en Guinée
Bamako, 12 avr (AMAP) La date de l’interdiction de la transhumance des animaux maliens vers la Guinée a été prorogée au 02 mai 2025, initialement fixée au 1er mars 2026, après une rencontre entre autorités maliennes et guinéennes, annonce, vendredi, le ministre malien de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, dans un communique. Cette décision, qui fait suite à une mission conduite par M. Ba à Conakry, du 6 au 8 avril 2025, à l’invitation de son homologue guinéen, est destinée à permettre un retour coordonné et apaisé des éleveurs maliens de Guinée. Les discussions ont porté sur la gestion de l’interdiction de la transhumance transfrontalière, décrétée par la Guinée le 23 janvier 2025, « en raison des conflits récurrents entre agriculteurs guinéens et éleveurs maliens, exacerbés par une mauvaise gestion des ressources naturelles et un manque d’espaces pastoraux. » Pour anticiper la mesure, le ministère malien a organisé, du 3 au 6 mars 2025, une campagne de sensibilisation dans les régions de Koulikoro, Kita et Bougouni, frontalières avec la Guinée, « visant à promouvoir une transhumance paisible à l’intérieur du Mali. » Une rencontre est prévue à Bamako, avant fin avril 2025, pour réviser le protocole d’accord sur la transhumance entre les deux pays. Le ministre appelle ses compatriotes éleveurs maliens « au respect strict de la date limite du 2 mai 2025 et à l’apaisement. » Il assure que « des mesures, comme l’aménagement de périmètres pastoraux et la distribution d’aliments pour bétail, sont en cours pour accompagner les transhumants. » Le secrétaire général de l’interprofession filière bétail viande, Mouhamadou Doucouré faisait partie de cette mission. Joint par l’AMAP, il confirme que les raisons de cette mesure d’interdiction par la Guinée sont liées aux conflicts entre les agriculteurs et les éleveurs. « Il va falloir vraiment réfléchir beaucoup sur le protocole d’accord’’, souligne M. Doucouré. Il indique aussi que « les Guinéens disent que les estimations qui rentrent en Guinée, sont souvent le triple’’. Le secrétaire général de l’interprofession filière bétail viande assure que des dispositions sont en cours pour minimiser les conséquences de cette décision sur les animaux maliens. Parmi celles-ci l’aménagement d’espaces pastoraux le long de la frontière Mali-Guinée. « Sur le retour des animaux, il est prévu de faire au moins 20 forages autour des frontières Mali-Guinée pour faciliter l’abreuvement des animaux’’ a précisé Mouhamadou Doucouré. « Et les dispositions sont en cours aussi, afin de les accompagner en termes d’aliments bétail, pour minimiser les conséquences’’ a-t-il conclu. Il faut préciser que l’interdiction ne concerne pas que les éleveurs maliens installés définitivement en Guinée. OS/MD (AMAP)
Le Conseil économique, social, environnemental et culturel recueille les besoins 2025 de la Région de Ségou
Ségou, 11 avr (AMAP) Une mission du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) conduite par Mme Keïta Estelle Florence Zomahoun a tenu une rencontre ce vendredi consacrée au recueil annuel 2025 des attentes, des besoins et des problèmes de la population de Ségou,, dans le Centre du Mali, a constaté l’AMAP. La rencontre d’une journée, dans la salle de conférence du gouvernorat de Ségou, était présidée par le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de la Région de Ségou, Aboubacrine Ag Mohamed Aly. Dans son intervention Mme Keïta a rappelé que les dispositions de l’article 165 de la constitution assignent au CESEC la mission de collecte et de rédaction d’un rapport des besoins, des attentes et des problèmes de la société avec des propositions et des orientations, à l’adresse du président de la République, du Premier ministre et des présidents des deux chambres du Parlement. Elle a en, outre, souligné que des missions sont présentement sur toute l’étendue du territoire pour le même exercice dont les rapports seront remis au Président de la République, au Premier ministre et aux deux chambres du Parlement conformément aux dispositions constitutionnelles. A sa suite, Aboubacrine Ag Mohamed Aly a précisé que cet exercice intervient après une phase locale au niveau des cercles. Il a souligné que les problèmes évoqués dans le document « synthèse régionale de Ségou » sont réels. Et ce sont les mêmes besoins de l’année dernière qui sont ressortis. Il a salué la participation massive et la contribution de tous à l’exercice. Au cours de la rencontre les participants ont fait un tour d’horizon des attentes, besoins et problèmes de la région de Ségou dans divers secteurs : agriculture, maraichage, élevage, eau, énergie, industrie, mine, administration, sécurité, élevage, pêche, environnement, assainissement, artisanat, tourisme entre autres. En ce qui concerne l’énergie et l’eau, l’on note la faible connexion aux réseaux d’eau et d’électricité, l’insuffisance de points d’eau potable dans plusieurs localités, l’insuffisance d’éclairage public dans les villes, les délestages d’électricité et le tarif élevé de l’électricité et de l’eau. En termes de solutions proposées pour l’amélioration de ce secteur, il a été recommandé de doter les villes et les principales localités de la région d’eau potable, multiplier les forages et les bornes fontaines, renforcer le système d’éclairage public dans toutes les villes et les chefs-lieux de communes, régulariser la fourniture de l’électricité et de l’eau. En termes d’infrastructure et d’équipements, on note les difficultés d’accès de la rive gauche vers la rive droite au niveau du chef-lieu de Région à Ségou, le non-bitumage de certaines voies principales, l’insuffisance de la couverture téléphonique, télévisuelle radiophonique en bande FM ; l’insuffisance de petits barrages de retenue d’eau, la vétusté des bacs (Tamani- Falo, Macina – Ségou). Comme solutions, la Région de Ségou a proposé de construire un pont reliant les deux rives au niveau du chef-lieu de région à Ségou, bitumer les axes routiers Ségou-Fatine, Ségou-Belin, renforcer et étendre la couverture téléphonique, télévisuelle et radiophonique en bande FM à l’ensemble de la région, construire davantage de petits barrages de retenue d’eau partout où il y a le besoin, réhabiliter les bacs défectueux de la région. ADS/MD (AMAP)
Coopération : Le Japon finance huit projets à 6,6 milliards de Fcfa pour la résilience et le développement durable au Mali
Bamako, 9 avr (AMAP) Le Japon a officialisé, mercredi, à Bamako, le financement de huit projets pour un montant global de 10 650 000 dollars US soit environ 6,6 milliards de Fcfa à mettre en œuvre par certaines agences onusiennes et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), dans le cadre de son budget supplémentaire pour l’année 2024-2025, ont annoncé l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon au Mali, Murata Yukuo, et le Coordonnateur résident, par intérim, du système des Nations Unies, Représentant résident du Programme des Nations unies pour le developpment (PNUD) au Mali, Maleye Diop. Lors d’une conférence de presse conjointe organisée à la Maison commune des Nations Unies, à Badalabougou, en présence des représentants résidents des organisations internationales récipiendaires, les conférenciers ont indiqué que cette enveloppe s’inscrit dans le cadre de la coopération multilatérale japonaise visant à répondre aux défis pressants du Mali en matière de sécurité humaine, d’assistance humanitaire et de développement socio-économique. Les huit projets concernent, le renforcement de la durabilité dans le secteur du textile à travers le partenariat avec le secteur privé, la construction de pistes agricoles et de réservoirs d’eau, de canaux d’irrigation en utilisant un agent spécial de durcissement du sol développé au Japon, la stabilisation comme réponse multisectorielle aux femmes et jeunes déplacés dans les régions du Centre du Mali et le renforcement de la résilience et de la cohésion sociale (routes, conservation du sol, moyens de subsistance inclusifs dans la zone péri-urbaine de Bamako). Outre la réponse aux besoins urgents et transnationaux des communautés affectées dans les Régions du Nord, du Centre et du Sud du pays, le financement couvre également les volets assistance alimentaire et nutritionnelle d’urgence aux populations vulnérables au Mali, la protection et l’assistance aux réfugiés, aux personnes déplacées internes et communautés d’accueil au Mali. Le financement japonais couvre aussi les activités d’urgence et de réhabilitation pour le Mali. Le coordonnateur résident par intérim du système des Nations unies et représentant résident du PNUD au Mali, Maleye Diop, a salué « l’engagement exceptionnel du gouvernement japonais en faveur du Mali. » Selon lui, cet évènement est une preuve tangible de cet engagement et « démontre concrètement la volonté du Japon d’accompagner les efforts du gouvernement pour un développement durable du Mali. » Pour le représentant résident du PNUD au Mali, « cet appui financier constitue une contribution essentielle pour renforcer la résilience des communautés maliennes face aux multiples défis auxquels elles sont confrontées. » Il a ajouté que ces projets seront mis en œuvre, par des agences, fonds et programmes des Nations unies. Notamment le Programme des nations unies pour le développement (PNUD), le Bureau international du travail (BIT), le Programme alimentaire mondial (PAM), l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Haut commissariat des nations unies pour les réfugiés (UNHCR), l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). « Les projets appuyés par ce financement du Japon couvrent, l’assistance humanitaire pour les populations vulnérables, afin de répondre aux urgences, le soutien à l’entrepreneuriat et à l’innovation, avec l’introduction et la vulgarisation de technologies japonaises innovantes, le renforcement des capacités locales », a expliqué Maleye Diop. Selon une note d’information remise à la presse, à travers cet engagement financier, « le Japon réaffirme sa volonté de contribuer activement à la protection des populations, à la consolidation de la paix et au développement socio-économique durable du Mali. » Selon le conférencier, « ce financement ne se limite donc pas à une simple aide ponctuelle, mais vise à renforcer les capacités locales, permettant ainsi aux communautés maliennes de développer des solutions durables et pour renforcer l’appropriation nationale et leur autonomie. » « Je salue tout d’abord les énormes efforts consentis par le gouvernement de Transition du Mali pour alléger la souffrance des populations. Malgré tout cela, la situation sécuritaire et humanitaire demeure toujours préoccupante, surtout dans les Régions du Centre et du Nord du pays », a introduit l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon au Mali. Selon le diplomate japonais, en vue d’accompagner ces efforts, son pays finance, chaque année sur son budget supplémentaire, et cela depuis 2013, dans le cadre de sa coopération multilatérale, certains projets initiés par certaines organisations internationales. Et c’est dans cette logique que le gouvernement du Japon a approuvée, le 17 décembre dernier, le financement des huis projets initiés dans divers domaines par les organisations internationales. « Cet événement est très significatif pour notre coopération de par la qualité des acteurs concernés et l’impact positif que pourraient avoir ces projets », a indiqué Murata Yukuo. Financés, sous forme de don, la réalisation de ces projets permettra de faire face aux défis urgents et imprévisibles qu’affronte le peuple malien par la stabilisation de la situation humanitaire et sécuritaire, selon l’ambassadeur. BBC/MD (AMAP)
La BOAD soutient la campagne cotonnière 2024-2025 au Mali par un prêt de 15 milliards de francs CFA
Bamako, 1er avr (AMAP) La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a approuvé un prêt de 15 milliards de francs CFA au profit de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) pour la campagne cotonnière 2024-2025 au Mali, a appris, mardi, l’AMAP dans un communiqué de l’institution sous régionale de financement du developpement. « Cette opération vise à financer la collecte et l’égrenage d’environ 600 000 tonnes de coton graine, contribuant ainsi à préserver les moyens de subsistance de plus de 4 millions de personnes et à générer 1 500 emplois permanents et 3 000 emplois saisonniers », précisé la même source. Réunie fin mars à Dakar sous la présidence de Serge Ekué, la BOAD a, également, approuvé 15 nouvelles opérations d’un montant total de 391,923 milliards de francs CFA, destinées à soutenir des projets d’infrastructures et les économies de ses pays membres. Parmi ces financements, un prêt de 15 milliards de francs CFA a été octroyé à la société Atlantic Cocoa Corporation Côte d’Ivoire SA pour l’acquisition de 30 000 tonnes de fèves de cacao dans le cadre de la campagne cacao 2024-2025, sécurisant les moyens de subsistance de 6 millions de personnes et consolidant 1 500 emplois. D’autres projets incluent un prêt de 20 milliards de francs CFA pour moderniser le système de communication des forces de sécurité intérieure au Burkina Faso, couvrant 32 localités et générant 200 emplois, ainsi qu’un prêt de 30 milliards de francs CFA à Air Côte d’Ivoire pour l’achat de deux avions, ouvrant la voie à des vols long-courriers et à la création de plus de 2 160 emplois. Au Bénin, 30 milliards de francs CFA financeront l’aménagement de la route Ouidah-Hillacondji (58,5 km), avec à la clé plus de 1 550 emplois. Depuis 1976, les engagements de la BOAD s’élèvent désormais à 9 480,5 milliards de francs CFA, consolidant son rôle dans le développement des huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) qui sont le Bénin, la Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. OS/MD (AMAP)
Quatorze millions d’enfants menacés par des coupes dans les services de nutrition en 2025, alerte UNICEF
Bamako, 28 mar (AMAP) – L’UNICEF tire la sonnette d’alarme sur le risque qui plane sur au moins 14 millions d’enfants de perdre, en 2025, l’accès à des services nutritionnels vitaux en raison de coupes drastiques dans les financements mondiaux, indique un communiqué de l’institution parvenu à l’AMAP. Cette crise, « exacerbée par des conflits, des déplacements records, des épidémies et les impacts du changement climatique, menace de réduire à néant des décennies de progrès contre la malnutrition infantile », l’UNICEF. Selon les premières analyses publiées avant le Sommet « Nutrition for Growth » à Paris (27 et 28 mars 2025), ces réductions budgétaires pourraient priver plus de 2,4 millions d’enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère d’aliments thérapeutiques prêts à l’emploi. Près de 28 000 centres ambulatoires et 2 300 centres de stabilisation soutenus par l’UNICEF risquent de fermer ou de réduire leurs activités, aggravant une situation déjà critique dans 17 pays prioritaires. « Les avancées historiques, comme la baisse de 55 millions du nombre d’enfants en retard de croissance depuis 2000, sont en péril », déplore la Directrice générale de l’UNICEF, Catherine Russell. « Sans action urgente, des millions de vies sont en jeu. » Les femmes enceintes et allaitantes sont également touchées, leur nombre en malnutrition aiguë ayant bondi de 25 % depuis 2020, passant de 5,5 à 6,9 millions. Face à cette urgence, l’UNICEF appelle les donateurs et gouvernements à investir massivement dans les programmes de santé et de nutrition, notamment a travers le Fonds pour la nutrition de l’enfant, lancé en 2023 avec le Royaume-Uni, la Fondation Gates et d’autres partenaires. « Une bonne nutrition est essentielle à la survie et au développement des enfants, avec des retombées positives pour les sociétés entières », insiste Catherine Russell. Malgré ses efforts pour optimiser ses ressources, l’UNICEF souligne que seul un sursaut collectif peut protéger les plus vulnérables et préserver leur avenir. OS/MD (AMAP)
Production du premier bidon d’huile du Complexe agro-alimentaire de Kalassa (Siby)
Bamako, 25 mar (AMAP) Le Complexe agro-alimentaire de Kalassa, dans la Commune de Siby, a produit le week-end dernier son premier bidon d’huile d’arachide, un mois après l’inauguration de l’usine par la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou SALL SECK, le jeudi 20 février 2025. Dans un communiqué, la Cellule de communication du ministère indique qu’«outre une Unité de transformation d’arachide en huile, ce complexe comprend également un parc animalier et une aire d’abattage. » Ces nouvelles infrastructures sont réalisées par la Fondation allemande Klaüs Tschira. « Cet engagement de nos amis allemands s’inscrit en parfaite cohérence de la vision de Son Excellence le général d’Armée, Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l’État, qui a instruit le Gouvernement de toujours placer les besoins des populations au cœur des décisions », a rappelé Mme la Ministre, lors de l’inauguration du Complexe. Selon le Coordinateur national du Centre agro-alimentaire à Siby (CAAS), M. Salaha Baby, « le CAAS vise l’autosuffisance alimentaire et l’autonomisation des femmes. » Ce centre intervient dans le domaine de la formation et du secteur agroalimentaire. MD (AMAP)

