Bamako : La saison des mangues est ouverte

Par Makan SISSOKO Bamako, 12 mar (AMAP) Les mangues sont très appréciées des consommateurs pour leur saveur. D’où l’affluence autour des vendeurs et vendeuses des marchés et coins de rue que l’on observe a l’ouverture de la saison de ce fruit.  Chaque année, lorsque la saison des mangues arrive, les marchés et les rues de la capitale prennent de nouvelles couleurs. Dès les premiers jours de la campagne de récolte, les étals sur les abords des routes se remplissent de ces fruits jaunes, verts ou rouges, agréable au regard comme au gouter. Un tour sur ces marchés improvisés, vous constaterez que la mangue, bien plus qu’un simple fruit, est au centre d’une véritable effervescence commerciale. L’ambiance du côté des vendeurs, acheteurs et transformateurs est particulière autour de ce fruit considéré comme l’or vert du Mali. À l’entrée du marché de Sabalibougou, quartier situé en Commune V de la capitale Bamako, il y a de l’agitation. Des paniers en plastique et des caisses en bois débordent de mangues fraîches, allant des variétés locales comme la «Kent» – particulièrement appréciée pour sa douceur et sa texture -, à la variété «Irwin» dont le nom vernaculaire est «Den bléni». « C’est déjà la saison des mangues et c’est ce que tout le monde attendait », assure Roukiayatou Diarra, une vendeuse de mangues dans un coin de rue. Assise sous un abri de fortune, elle regarde passer les clients, les saluant d’un geste amical. « Les mangues sont très bonnes cette année, il y en a pour tous les goûts et les prix sont relativement abordables », dit-elle pour séduire les clients. À ses côtés, un homme âgé vêtu d’un boubou blanc assorti d’un bonnet rougeâtre posé sur sa tête, trie les mangues dans un panier rempli avant d’acheter. « Maintenant, les mangues commencent à arriver sur le marché, mais les prix ne sont pas du tout abordables. Ici, à Bamako, la mangue n’est pas juste un fruit, elle fait partie de nos traditions », dit-il en souriant. Les mangues sont vendues non seulement sur les marchés, mais aussi aux abords des voies de grande circulation, là où les passants/clients peuvent facilement s’arrêter. Chaque coin de rue semble être propice pour les vendeurs, installés sous des parasols ou des bâches, pour proposer leurs produits à côté d’autres fruits très prisés en ce mois béni de Ramadan comme la banane, l’orange, le melon etc. « Nous sommes là depuis 6 heures du matin et les clients ne manquent pas », confie Moussa Traoré, un jeune vendeur qui dispose ses mangues sur le trottoir du quartier de Kalaban Coura, près du marché. « Les acheteurs viennent tous les jours, et certains arrivent même de loin, juste pour avoir de bonnes mangues », explique-t-il. DES PRIX VARIABLES – Les mangues de Moussa proviennent principalement de la Région de Koulikoro (près de Bamako). Le revendeur soutient qu’en début de campagne, c’est le coût du transport et la rareté du fruit qui expliquent la cherté du fruit sur le marché. « Ce qui fait qu’au-delà de l’ambiance qui se crée autour des étals, souvent certains clients viennent juste pour négocier les prix pour ensuite repartir sans rien acheter », dit-il. Ses prix varient entre 500 et 1 000 Fcfa le tas de 3 à 5 mangues et l’unité entre 200 et 300 Fcfa, voire 500 Fcfa en fonction des qualités. Aux abords de la route principale menant à l’aéroport international Président Modibo Keïta Sénou, les points de vente se multiplient. Là, la scène est plus cordiale. Un groupe de jeunes femmes installées sous un arbre, propose des mangues aux automobilistes et passants. Les clients sont nombreux, mais chacun semble prendre son temps pour discuter, échanger des recettes ou des astuces pour choisir la mangue parfaite. Cet endroit de la capitale est réputé pour la vente de fruits frais en toute saison de l’année. « Chez nous, en famille, dès que la mangue arrive, c’est la fête. À chaque descente de travail, les enfants n’attendent que ça à la maison », raconte Fatoumata, une mère de famille, habillée en tenue de sport qui vient de garer sa voiture. Elle espère que les récoltes seront excellentes cette année pour que les prix des mangues deviennent abordables. Ce qui constitue un point de discussions avec les acheteurs. « Pour le moment, les mangues sont plus chères cette année, contrairement aux autres années », fait savoir Bintou Diarra, une autre ménagère qui estime que la situation est consécutive à l’état d’approvisionnement du marché. Pour certains, cette hausse reste acceptable, car la mangue est une source de plaisir gustatif incontournable de la saison. « Le prix a augmenté, mais la qualité aussi. Il faut reconnaître que les mangues proposées à la vente sont récoltées sur l’arbre où elles ont subi un processus de mûrissement naturel. Et pour cela, les clients sont prêts à payer un peu plus », affirme un autre vendeur de la même place, tout en ajustant une pile de mangues. À mesure que la campagne progresse, la mangue continuera d’occuper une place prépondérante dans l’économie du pays. Au fil des jours, les rues de Bamako arboreront de couleurs vives de ce fruit juteux. Les mangues vendues actuellement proviennent essentiellement des localités de la Région de Koulikoro, de la Commune rurale du Mandé (Ouest) ainsi que de la Région de Sikasso (Sud). Des localités comme Siby, vers la frontière de la République de Guinée,  sont particulièrement connues pour leur production précoce de mangues. Les premières mangues qui apparaissent sur le marché, dès début février, proviennent souvent de cette localité, située à environ 60 km de Bamako sur la route nationale RN5 et les localités environnantes (Bancoumana, Karan, Naréna, Samaya etc.) MS/MD (AMAP)  

Géolocalisation : Ninacad-Adresse couvre plus d’un million lieux ou parcelles en milieu rural et urbain (Officiel)

Par Babba B. COULIBALY Bamako, 12 mar (AMAP) Le Secrétaire permanent de la réforme domaniale et foncière, le colonel-major Checkné Mamadou Diéffaga a révélé, lundi, à Bamako, que l’adressage numérique «Ninacad-Adresse» couvre environ 1 500 000 lieux/parcelles en milieu urbain et rural. Ce chiffre porte sur les six communes du District de Bamako, les anciennes communes de Kalaban-coro, Moribabougou, N’gabakoro-Droit et Sankarebougou, plus les communes urbaines et rurales limitrophes du Cercle de Kati et la ville de Ségou (Centre). Le colonel-major Diéffaga intervenait lors de la présentation de la plateforme «Ninacad-Adresse», à la Primature, au Comité de pilotage chargé de la digitalisation de l’Administration, présidée par le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maïga, président de ce Comité. En présence des membres du gouvernement, l’officier a expliqué que «Ninacad-Adresse» est un code de six chiffres pour chaque parcelle ou lieu, des coordonnées géographiques, une géolocalisation couplée au système de navigation de chaque lieu. C’est aussi une application mobile gratuite et un portail web, une base de données sécurisée de gestion des informations. « Son déploiement dans les villes de Koulikoro et Sikasso est en cours », a-t-il précisé. Ce système d’adressage numérique permet à la population de disposer d’une application de géolocalisation en milieu rural et urbain, d’une base de données moderne de gestion et de connaissance de la ville. « Ninacad-Adresse a été initié pour répondre à la volonté des autorités maliennes de moderniser l’Administration à travers la digitalisation. C’est un outil de gestion et de connaissance de la ville », a expliqué le secrétaire permanent de la réforme domaniale et foncière. Il a ajouté que la plateforme est appelée à évoluer pour répondre aux besoins de l’Administration, des collectivités et des citoyens. « L’application permet de localiser les personnes physiques, les activités ou les entreprises dans une localité et de faire des recherches d’information. Elle permet, également, d’optimiser l’intervention des services d’urgence et de livraison », a poursuivi Checkné Mamadou Diéffaga. Selon une note d’information fournie à la presse, «Ninacad-Adresse» intervient en un moment où l’adressage physique est marqué par le caractère non complet et non exhaustif d’une part et par le caractère non numérique d’autre part. Ainsi, la nouvelle plateforme va favoriser la facilitation du repérage pour la promotion du e-commerce et des services de livraison, l’identification dans le cadre des services des impôts, l’optimisation des interventions des services de secours d’urgence. Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population, Imrane Abdoulaye Touré, a assuré avoir pris bonne note des suggestions pour améliorer l’application «Ninacad-Adresse» afin qu’elle puisse répondre aux attentes de l’Administration. « Cette application répond aux besoins des populations », s’est félicité, pour sa part, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, qui a salué la démarche. De son côté, le chef du gouvernement, le général de division Abdoulaye Maïga, a salué l’initiative avant d’exhorter l’équipe du Secrétariat permanent de la réforme domaniale et foncière « à poursuivre les échanges avec celle chargée de la digitalisation de l’Administration. » BBC/MD (AMAP)

Diéma : La pêche collective pour amélioirer l’ordinaire

Par Ouka BA Diéma, 04 mar (AMAP) La pêche collective dans les deux mares de la ville de Diéma (Ouest), appelées, respectivement Lamba Koré (grande mare en langue soninké) et Bakossa Goumba (la mare de Bakossa), s’est déroulée, lundi, sous un soleil au son zénith. Après le signal donné par le chef coutumier, Balla Konaté, une foule bigarrée d’hommes, de femmes, de jeunes et de vieux, originaires de la ville ainsi que des villages environnants, muni chacun, d’une nasse aux dimensions diverses, s’est élancée, à qui mieux mieux, pour la capture des poissons, frétillant dans une eau boueuse. C’était un tohu-bohu interminable, digne d’une ruée vers l’or. Bousculades, cris à gorge déployée. Parfois, en voulant s’infiltrer parmi les grands, les plus petits glissaient et tombaient. Dans ces mares, on trouve généralement du poisson silure et quelques rares carpes. Mahamadou Konté qui attendait tranquillement ses enfants descendus dans la mare, rappelle que la pêche collective se faisait la nuit ou le matin de bonne heure et, que cette année, selon une décision du chef de village, elle a été ramenée à midi. Il renchérit, en raclant la gorge, qu’avant l’autorisation du chef de village, celui qui se hasardait à mettre pied dans l’une mare, pour se saisir de poissons, sera soumis au paiement d’amendes. Djindé Konté, qui prêtait une oreille attentive à l’entretien, soutient qu’il faut le feu vert du chef de village, pour que la pêche collective puisse démarrer. Après la saison des pluies, lorsque les mares sont en decrue, le chef de village délègue, comme le veut la tradition dans ce milieu, le chef coutumier Balla Konaté, pour aller jauger le niveau réel des eaux stagnantes. C’est en fonction de son constat que l’on organise la pêche collective, un événement culturel majeur. On fait passer l’information pour tous, pour éviter ainsi des frustrations. Halimatou Sissoko dont les habits sont lourdement boueux compte améliorer ses plats pour la coupure du jeûne de son époux, avec les poissons qu’elle a pêchés. Elle avoue que la pêche collective est très utile car les poissons qu’on y attrape, contribuent à réduire les frais de condiments. Le petit-fils de Fatoumata Diaby, a pêché beaucoup de poissons. A la question comment les conserver, la grand-mère répond qu’elle les mettra dans le réfrigérateur. Désenchantées, Kotia Djenepo, une femme bozo, et sa fille rentrent bredouille à la maison, même si, selon la légende, la pêche demeure une activité censée appartenir à son ethnie. Allergique au poisson silure, Sambou Diawara, un migrant dont le séjour à Diéma a coïncidé avec l’événement, se poste quelque part, pour satisfaire sa curiosité. Le chef coutumier, Balla Konaté, explique que si la pêche est jugée insuffisante, on transporte le poisson chez le chef de village, pour le repartir, ensuite, entre certaines familles. De l’avis du représentant du chef de village, Fousseny Sissoko, « le but visé par la pêche collective, n’est pas uniquement d’amasser du poisson mais de renforcer la cohésion sociale, à travers des retrouvailles, tout en perpétuant cette pratique ancestrale. » Le chef traditionnel conseille, surtout, la prudence lors de la pêche collective afin d’éviter des incidents et des dommages. Interrogé sur le sujet, le Directeur technique du Centre de santé communautaire (CSCom) de Farabougou, en séjour dans la localité, explique que « les mares contiennent généralement les germes de la bilharziose, qui pénètrent par la peau, au contact de l’eau. » L’homme en blouse blanche conseille de prendre des précautions. OB/MD (AMAP)

Bourse nationale aux céréales : Les achats institutionnels en ligne de mire

Par Aminata Dindi SISSOKO Ségou, 20 fév (AMAP) La 19ème édition de la Bourse nationale aux céréales se tient depuis jeudi jusqu’au 22 février au Centre Gabriel Cissé de Ségou  (Centre) sous le thème « Les achats institutionnels facteurs d’amélioration de revenus des producteurs ». La Bourse des céréales vise à contribuer à la promotion et la valorisation des céréales produites localement. Il s’agit de concrétiser les options politiques, relatives au développement du secteur agricole, par la mise en place de cadres de partenariat et de promotion commerciale entre les agro-industriels d’une part et les opérateurs céréaliers d’autre part. Cette année la Bourse nationale aux céréales enregistre plus de 600 participants qui exposent les produits dans 42 stands. Il est attendu des offres de ventes assez importantes de mil, sorgho, maïs et riz malgré les difficultés enregistrées au cours de la campagne passée a précisé le Président de l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Sanoussi Bouya Sylla. Il a, par ailleurs, indiqué que de la première édition, en 2006, à présente, la Bourse nationale aux céréales ne cesse d’enregistrer des succès à travers la mobilisation des participants, l’augmentation du volume des produits présentés, le nombre de contrats signés et les chiffres d’affaires réalisés. Il a précisé que le nombre de contrats signés de 2006 à 2024, s’élève à 674 avec un chiffre d’affaires réalisés de 25 297 310 919 de Fcfa. Prenant la parole. le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, qui a coprésidé l’ouverture avec le ministre-commissaire à la Sécurité alimentaire, Redwaoune Ag Mohamed Ali, a souligné l’importance de la bourse nationale aux céréales. Selon lui, elle « contribue substantiellement et de manière positive au renforcement des systèmes d’information sur les marchés agricoles, à l’amélioration du revenu des exploitants agricoles, au partage d’expériences entre les professionnels du secteur agricole et à la structuration des Organisations interprofessionnelles agricoles. » Et de dire que la bourse cadre parfaitement avec les aspirations des autorités, nationales relatives à la dynamisation du marché national, la fluidification des échanges et l’intégration sous-régionale des marchés agro-alimentaires. Si la précédente édition s’est traduite par la signature de 261 contrats, pour un montant de plus d’un milliard 70 millions de Fcfa, le ministre de l’Agriculture a indiqué que cette performance remarquable contraste avec un certain nombre de contraintes, d’ordre technique organisationnel et, notamment, le non-respect des procédures d’achat institutionnel de l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM) par certaines organisations professionnelles agricoles, le faible niveau de vulgarisation des achats contractualisés et l’insuffisance d’infrastructures de stockage et de conservation des produits Agricoles. Pour aplanir ces contraintes et parvenir à de bien meilleurs résultats à l’avenir, Daniel Siméon Kelema a souligné la nécessité de développer des synergies d’actions et renforcer la communication entre l’ensemble des acteurs concernés. Il a encouragé les exploitants Agricoles, les transformateurs et les consommateurs à participer pleinement à cet événement et surtout à profiter de nombreux avantages qu’il offre. Le ministre commissaire à la Sécurité alimentaire avait réitéré l’année dernière son engagement en faveur des achats institutionnels. Il s’est réjoui d’annoncer cette année que, malgré les contraintes institutionnelles, un premier contrat de 3 500 tonnes de riz a été conclu avec l’interprofession riz pour un montant de plus d’un milliard de Fcfa. Il a affiché l’ambition d’aller plus loin l’année prochaine. Soulignant que son département travaille déjà avec les acteurs concernés pour lever l’ensemble des contraintes institutionnelles. ADS/MD (AMAP)      

Diéma : Quand la nature offre des opportunités…

Par Ouka BA, Diéma, 19 fév (AMAP) En période hivernale, une espèce de plante herbacée, appelée en langue vernaculaire Kassé ou Selou, envahit l’espace. Ces feuilles sont utilisées dans la préparation de la sauce du couscous et nourrissent les animaux domestiques. Elles sont également utilisées dans la construction des hangars, la réalisation de clôtures de périmètres maraîchers, de maisons et autres besoins domestiques, à cause de sa résistance. Notre reporter a interrogé certains résidents de Diéma, dans l’Ouest du Mali. Ceux-ci vantent les mérites du Kassé en matière de médicine traditionnelle et de construction. Yoro Diawara, producteur agricole à Madiga Sacko, est intarissable sur les qualités médicinales de la plante. « Pour traiter même une plaie béante, jugée incurable, il suffit d’y appliquer la poudre des feuilles du Kassé » explique-t-il. Par contre, il opte pour les tiges de sorgho pour réparer son hagard, qui « durent plus longtemps et pourrissent difficilement. » « Les palissades faites avec du Kassé peuvent passer deux saisons de pluie sans être abîmées, contrairement à celles confectionnées à partir des tiges de mil » renchéri Makan Kanté. La taille du Kassé varie selon les saisons. En effet, « cette plante foisonne et devient plus grande lorsque les pluies sont abondantes », explique Oumar Traoré. Fousseiny Senou, marchand ambulant, préfère le Kassé aux tiges de mil, à cause de sa résistance aux attaques de termites. Bilal Macoulmack les tisse minutieusement et l’utilise pour refaire ses hangars après les récoltes. Quant à Mme Fanta Diaby, elle a sollicité l’aide de son époux pour lui construire un hangar avec des palissades en Kassé. De fortes pluies ont endommagé sa cuisine, l’année dernière. Le prix du Kassé varie selon les localités. « Une palissade en Kassé coûte 1 000 Fcfa, contrairement à certaines localités où il faut débourser, parfois, jusqu’à 2 000 Fcfa pour s’en procurer », explique Lamine Dicko, un habitant de Garambougou. Dans cette petite bourgade, il existe un artisan de la palissade en Kassé dont le travail est apprécié de tous. Il tresse solidement les tiges de Kassé avec du fil mince et flexible pour confectionner des palissades. En effet, Sédifo Coulibaly, installé dans un coin du Razel,  gagne 20 000 F CFA ou plus par jour tandis que Hady SIBY, unt autre fabricant de palissades en Kassé peine à écouler son stock. OB/OS/MD (AMAP)  

Le Projet d’irrigation N’Débougou IV, fruit de la coopération allemande

Ségou, 12 fév (AMAP) le Projet d’irrigation N’Débougou IV dont le Chef du gouvernement va lancer, samedi, les travaux en zone Office du Niger, est financé par la coopération allemande (KFW) pour un coût global de 33 474 860 595 Fcfa dont 26 238 280 000 sous forme d’aide financière. Il vise à augmenter la production agricole des petits agriculteurs par la réhabilitation des périmètres d’irrigation agricole dans la zone N’Débougou de l’Office du Niger. Le Projet s’appuie sur trois volets : Réhabilitation et construction d’infrastructures, Mesures d’accompagnement pour la mise en valeur des infrastructures, Renforcement de la gouvernance de l’Office du Niger. Il s’agit notamment de réhabiliter le canal adducteur Grüber ; recalibrer le marigot DINA et confectionner la digue piste ; réhabiliter les drains de N’Débougou et de Siengo ; le casier de N’Débougou sur 4 200 ha, prolonger le drain collecteur du Kala inférieur est (KIE) jusqu’au troisième bief du Fala de Molodo (33 km). Le projet va renforcer la gouvernance de l’Office du Niger à travers la formation, l’encadrement, le renforcement des Organisations paysannes – agricoles (riz, maraichage), le renforcement en technique de production maraichère en contre-saison froide, Environnement – programme pilote élevage. En ce qui concerne le volet renforcement de la gouvernance foncière de l’Office du Niger, le Projet d’irrigation N’Débougou IV prévoit de renforcer les capacités en gestion foncière ; actualiser les logiciels SIGON et le registre foncier ; améliorer les procédures et méthodes. Il est aussi question d’améliorer les connexions réseaux et de mettre en place de payement numérique de la redevance, audit des baux de la zone Office du Niger). ADS/MD (AMAP)

Ségou : Le Centre de formation professionnelle de Markala ouvre ses portes

Ségou, 08 fév (AMAP) La ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, a inauguré jeudi, le Centre de formation professionnelle (CFP) de Markala, après celui de Sikasso en fin décembre dernier, a constaté l’AMAP. La ministre a souligné que « dans un monde en constante évolution, où l’automatisation, la transition écologique et la transfor mation numérique redéfinissent profondément les exigences du marché du travail, l’adaptation continue des compétences devient non seulement une nécessité, mais aussi un impératif stratégique. » « Face à ces défis, la formation professionnelle se révèle être un levier essentiel. Elle permet aux travailleurs d’acquérir les savoir-faire indispensables, renforce leur employabilité et ouvre de nouvelles perspectives d’insertion », a-t-elle ajouté. Conçu pour répondre à la vision de développement du Conseil régional de Ségou, le CFP de Markala se veut être un espace d’apprentissage doté d’équipements de dernière génération et encadré par des formateurs qualifiés afin d’offrir aux apprenants un avenir meilleur. Son ouverture vise à offrir aux jeunes et aux professionnels en reconversion, des formations adaptées aux besoins du marché de l’emploi et de disposer des ressources humaines qualifiées et compétentes pour porter le développement de la Région de Ségou. Les filières proposées répondent aux réalités économiques locales, nationales et au-delà sous régionale. Mme Oumou Sall Seck a précisé que les filières proposées contribueront non seulement au développement des compétences des jeunes du Mali, mais également au renforcement de la compétitivité des entreprises, notamment celles du secteur para-agricole. « Ce centre sera un acteur clé dans l’amélioration de la qualité de la main-d’œuvre et dans la création d’opportunités durables pour l’économie locale intégrée », a-t-elle-affirmé. Le joyau d’une superficie de 5 ha a été réalisé sous la maitrise d’ouvrage du Conseil Régional de Ségou, qui l’a délégué à la Cellule Technique d’Appui aux Communes CTAC.  Il a été financé par l’Etat avec l’appui des partenaires techniques et financiers. Cet appui des partenaires se présente sous forme de prêt et de don pour un montant global d’environ 2 milliards. Le président de la Transition vient de mobiliser sommes 2 milliards de Fcfa pour les travaux complémentaires. Car si beaucoup d’infrastructures ont été réalisées et équipées, des besoins de renforcement demeurent, notamment la construction et l’équipement des infrastructures complémentaires (travaux d’aménagement intérieur et extérieur du centre, l’internat, l’aménagement et l’équipement de la parcelle d’expérimentation de l’irrigation, l’équipement de l’atelier de réparation et de maintenance des matériels agricoles, les équipements complémentaires de la plateforme agroalimentaire). Pour la formation de la première cohorte d’apprenants, le général d’Armée Assimi Goïta a également octroyé 100 bourses d’excellence complétant ainsi les 50 bourses octroyées par le Conseil régional.         A la coupure du ruban symbolique, étaient présents notamment le représentant du président du Conseil régional de Ségou, Yaya Bamba, de la présidente de la Commission chargée de la promotion de la Femme, de la Famille, de la Protection de l’Enfant, de la Jeunesse, des Sports, du Travail et de l’Emploi du Conseil national de la Transition (CNT) En marge de cette inauguration la ministre a visité les ateliers militaires centraux de Markala et le CFP de Bapho. ADS/MD (AMAP)              

Restauration des terres dégradées au Mali : 118 sous-projets signés

Bamako, 30 janv (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maiga, a présidé, jeudi, à Bamako, la cérémonie de signature de 118 sous-projets, dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de restauration des terres dégradées au Mali (PRDT-Mali), a constaté l’AMAP. Le PRDT cible les zones stratégiques du Mali comme le delta intérieur du fleuve Niger et le tracé de la Grande muraille verte dans les Régions de Kayes, Kita, Nioro (Ouest), Nara, , Ségou, Mopti, Douentza (Centre) et Koulikoro. C’est une initiative du gouvernement malien avec l’appui technique et financier de la Banque mondiale, qui reflète l’engagement du Mali en faveur de la durabilité environnementale et de la prospérité des communautés locales. Le projet concerne 87 communes bénéficiaires dans ces huit régions ci-dessus citées, d’un coût global de 90 milliards de F Cfa. Selon le général de division Abdoulaye Maiga, ce projet « cadre bien la lettre de cadrage du général d’Armée Assimi Goita, président de la Transition, chef de l’État, adressée au gouvernement, à savoir la satisfaction des besoins de la population grâce à une économie forte et résiliente, l’amélioration du système éducatif et l’emploi, notamment l’emploi des jeunes, a fait remarquer le premier ministre. » Il a rappelé que la Muraille verte a pour objectif de réhabiliter environ cent millions d’hectares de terres d’ici 2030 « tout en améliorant les conditions de vie des communautés locales grâce à la protection de l’eau, la création d’emploi et la préservation de la biodiversité et concerne tous les pays de la Confédération des États du Sahel (AES). » La directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Mme Clara De Sousa, a précisé que ces 118 sous-projets communautaires soutiendront la restauration des paysages du delta intérieur du Niger et de la Grande Muraille verte au Mali, avec des actions telles que la réhabilitation des berges, le reboisement, l’aménagement de terres pour l’agriculture et la création de plans d’eau. Étaient présents le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, et plusieurs autres membres du gouvernement, le coordinateur du PRDT-Mali, Madou Diallo, le maire de la Commune III du district de Bamako, Mme Djiré Mariam Diallo. ST/MD (AMAP)    

Signature de convention entre la CMDT et la BDM : 150 milliards pour financer la campagne cotonnière 2024-2025

Bamako, 24 janv (AMAP) Une convention d’un montant de 150 milliards de Fcfa a été signée, vendredi, entre le pool bancaire représenté par la Banque de développement du Mali (BDM) et la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT), dans un hôtel de la place. Ce financement  la disponibilité et la s’est ré5iere 2024-2025: la campagneexibilité des banques partenaires en particulier la BDM dans lma mis permettra à la CMDT, qui table pour la campagne cotonnière 2024-2025 sur une production de 235 992 tonnes de coton graine, d’acheter le coton auprès des producteurs, de l’égrener dans ses usines et de l’acheminer vers les ports pour sa commercialisation sur les marchés internationaux. Dans son intervention, l’Administrateur directeur général de la BDM, Ibrahima N’Diaye, a exprimé au nom du pool bancaire, « l’engagement des établissements financiers dans la mobilisation des ressources nécessaires au financement de la campagne cotonnière. » M. N’Diaye a aussi souligné que le partenariat de longue date entre la CMDT et la BDM-Sa témoigne d’une franche collaboration fructueuse et efficace, consolidée année après année. De son côté, le Président directeur général de la CMDT, Mamadou Moustapha Diarra, s’est réjoui « de la conclusion de cette convention essentielle, à la fois, pour assurer la culture du coton et sa commercialisation » Il a salué « la disponibilité et la flexibilité des banques partenaires, en particulier la BDM, dans la mise à disposition des ressources indispensables à la campagne. La cérémonie de signature qui a rassemblé 13 banques installées au Mali et la BOA BMCE Group Maroc, partenaire stratégique, a été co-présidée par le Président directeur général de la CMDT et l’Administrateur directeur général de la BDM. AMK/MD (AMAP)

Région de Ségou 2024 : Bilan et défis (Présentation de vœux par le directeur de cabinet du gouvernorat)

Ségou, 08 janv (AMAP) La Direction régionale des Douanes de Ségou, a mobilisé 14 692 987 119 Fcfa, a révélé le directeur de Cabinet du gouverneur, Bréhima Angoïba, lors de la présentation de vœux, mardi, dans la salle de conférence du gouvernorat. « Pendant que la Direction régionale des impôts a mobilisé au compte du Budget de l’Etat, la somme de 6, 227 milliards de Fcfa pour la période de janvier à novembre 2024 soit un taux de réalisation de 91% par rapport à l’objectif annuel », a ajouté Bréhima Angoïba. La rencontre a été un moment pour faire la revue rétrospective des principales activités menées dans les différents domaines de la vie publique au cours de l’année écoulée. Elle a regroupé notamment le président du Conseil régional de Ségou, porte-parole des élus, Siaka Dembélé, le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra, les autorités administratives, coutumières, légitimités traditionnelles, les commandants des forces armées et de Sécurité. L’année 2024 a été marquée par de nombreux évènements, au plan national et au niveau régional. Le directeur de cabinet du gouverneur s’est réjoui notamment de la sécurisation des personnes et de leurs biens dans la Région de Ségou, de la mise en œuvre de l’assainissement total piloté par la communauté dans 92 douze villages du Cercle de Baroueli, de l’émission par la Direction régionale du commerce et de la concurrence de 216 intentions d’importation d’une valeur de 9 615 780 Fcfa.Il a aussi salué la tenue des Activités de la 28e édition du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion marquée par des distributions de vivres aux personnes vulnérables, handicapées et visites aux personnes âgées des Communes de Ségou, de Pélenganna  et de Sebougou et l’appui à la population du village de Farabougou. Il ressort de son discours que 130 points d’eau modernes ont été réalisés par l’Etat et ses partenaires. Le nombre de forages réalisés par le président de la Transition s’élève à 11. Egalement 1 800 tonnes de sucre ont été affectés à la région pour faire face aux besoins de la population durant le mois de ramadan. Et la prise en charge des dépenses de fonctionnement des services déconcentrés et décentralisés en 2024 s’est élevée 30 365 029 628 Fcfa ; Sur le plan scolaire les résultats des examens durant l’année scolaire 2023-2024 affichent pour le Diplôme d’études fondamentales (DEF) 34,36% et le Baccalauréat général 21,51%. M. Angoïba a invité à l’ensemble des travailleurs de continuer à servir avec le même dévouement, le même engagement et la même énergie qu’en 2024. Il a encouragé « l’esprit de bonne collaboration » et exhorté « à persévérer pour des résultats encore meilleurs au profit des populations. » Pour mener à bien les différentes missions, le directeur régional du développement social et de l’économie solidaire Dramane Coulibaly a, au nom des directeurs régionaux, du personnel des services techniques de la Région de Ségou, souhaité la prise en charge d’un certain nombre de difficultés parmi lesquelles la vétusté, voir l’insuffisance des équipements et matériels de services. La presse ségovienne, a par la voix de notre consoeur Ramata Konaté, directrice régionale de l’ORTM, souhaité plus d’accompagnement des services déconcentrés de l’Etat, plus de collaboration entre la presse et ces services. D’autant plus que l’année 2024 a été très difficile pour la presse avec le retrait de plusieurs partenaires, la fermeture de certaines ONG, le renoncement de contrats par certaines structures à cause des difficultés d’ordre politique et économique qui ont entrainé des manques à gagner au niveau des radios, empêchant le paiement de la redevance et conduisant à la fermeture de certaines d’entre elles par la Haute autorité de la communication (HAC). La presse a également sollicité l’implication du gouvernorat pour l’acquisition d’équipements (ordinateurs, logistiques, dictaphones, caméras) pour les media, l’implication de la presse régionale dans la couverture des activités des hautes autorités du pays, du gouverneur et des services publics, l’instauration d’un cadre d’échanges semestriel entre le gouverneur et la presse régionale, l’organisation des sessions de formation au profit des hommes de média, l’enlèvement des ordures dans la cour de l’ORTM. Et, enfin, un chargé de communication du gouvernorat à l’instar des autres régions en vue de faciliter le travail des journalistes. ADS/MD (AMAP)