Forum régional sur la prévision climatique à Bamako pour renforcer la sécurité alimentaire

Bamako, 23 avr (AMAP) La capitale malienne accueille, depuis lundi, pour quatre jours, le Forum régional de prévision saisonnière des caractéristiques agro-hydro-climatiques pour les zones sahéliennes et soudanaises de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel, a annoncé le ministère des Transports et des Infrastructures. Organisé par le Centre régional AGRHYMET, en partenariat avec l’Agence nationale de la météorologie du Mali (Mali-Météo), le Centre africain pour les applications de la météorologie au développement (ACMAD) et les organismes des bassins, ce forum réunit des climatologues, hydrologues et agronomes de la sous-région. « Ces assises visent à optimiser nos dispositifs de prévention et de gestion des risques climatiques », a déclaré la directrice générale de Mali-Météo, Tandia Fatoumata Traoré, lors de la cérémonie d’ouverture. Le forum se concentre sur l’élaboration de mesures novatrices pour exploiter les potentialités des saisons agricoles et poser les bases d’une sécurité alimentaire durable dans le Sahel, une région vulnérable aux variations climatiques. « Nous voulons tirer parti des prévisions saisonnières pour renforcer la résilience des communautés », a ajouté la directrice. Les travaux, qui se poursuivent à Bamako, devraient déboucher sur des recommandations concrètes pour améliorer la gestion des ressources agro-hydro-climatiques. « Ce forum est une opportunité unique pour coordonner nos efforts régionaux », a souligné un représentant d’AGRHYMET. OS/MD (AMAP)

Sikasso : Un incendie causé par la foudre détruit des balles de coton de la CMDT

Sikasso, 23 avr (AMAP) Un incendie déclenché par la foudre a ravagé, dans la nuit du 22 avril 2025, plusieurs balles de coton appartenant à la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) à Sikasso. Selon le bilan provisoire, les pertes se limitent aux balles de coton, sans faire de victimes. Le sinistre, survenu entre 19h et 22h lors d’une tornade dans la vile du Kénédougou, a causé des dégâts matériels importants. « Grâce à l’intervention rapide des éléments de la protection civile de Sikasso, le feu a été maîtrisé », a indiqué une source sécuritaire. MFD/OS/MD (AMAP)

La culture du coton: Au cœur de la vie des agriculteurs de Mandiakuy

Mandiakuy, 20 avr (AMAP) Dans le cercle de Mandiakuy, peuplé majoritairement de Bwa, Dafing et Minianka, l’agriculture demeure le pilier économique et social. Si les cultures vivrières comme le maïs, le petit mil, le sorgho et le fonio assurent la subsistance, ce sont les cultures de rente, notamment le coton, l’arachide et le sésame, qui génèrent les principaux revenus. Les produits de cueillette tels que le karité, le néré, le baobab ou encore le tamarin complètent les ressources des communautés. Dans les Communes de Mandiakuy, Manfouné, Diora et Sanekuy, la culture du coton prédomine, avec Diora comme zone cotonnière de référence. « Le coton est cultivé ici depuis l’époque coloniale », affirme Bèdougou Dabou, chef de village de Diora, âgé de plus de 70 ans. Solomane Daou, président de l’Union des producteurs, souligne son importance : « Le coton permet l’accès à des engrais subventionnés, assure l’autosuffisance alimentaire et constitue un facteur incontournable du développement socio-économique. » Les producteurs comme Dobè Koné de Diora, Adama Zazou Goita et Émile Dabou de Béni-Bokuy se distinguent par leurs performances, occupant les premières places du tableau d’honneur en termes de production. Cependant, des défis persistent sous la forme d’obstacles structurels et climatiques. Malgré son rôle central, la filière cotonnière fait face à de nombreuses difficultés. Émile Dabou, octogénaire de Béni-Bokuy, déplore les retards de paiement : « Autrefois, le paiement se faisait sur place. Aujourd’hui, les Associations villageoises (AV) et les Coopératives de producteurs de coton (CPC) causent des retards chroniques. » Kassoum Coumaré, un autre producteur, pointe des problèmes plus larges : « Les saisons des pluies raccourcissent, les sols s’appauvrissent, les intrants coûtent cher et les prix du coton sont instables. » À cela s’ajoute l’impact des parasites, notamment les jassides, responsables des maigres récoltes des deux dernières années. Malgré ces contraintes, les agriculteurs de Mandiakuy continuent de s’appuyer sur le coton et les autres cultures pour faire vivre leurs familles et dynamiser l’économie locale. Leur engagement témoigne d’une résilience face aux aléas climatiques et économiques, dans un cercle où l’agriculture reste bien plus qu’une activité : un mode de vie. JD/OS/MD (AMAP)

Foire de l’AJFEV à Bamako : Les jeunes femmes entrepreneures célébrées pour leur dynamisme

Bamako, 20 avr (AMAP) La Foire d’exposition de l’Association des jeunes femmes entrepreneures pour le vert (AJFEV) ouverte le 19 avril 2025 à Bamako, a mobilisé de nombreux acteurs de l’écosystème entrepreneurial, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des représentants du gouverneur du District de Bamako et des autorités coutumières, a constaté l’AMAP. Placée sous la présidence de la ministre de l’Entrepreneuriat National, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Oumou Sall Seck, représentée par son chef de cabinet, Mahamadoun Sarré, la foire a pour objectif de mettre en lumière le talent et l’engagement des jeunes femmes dans la transformation des produits agroalimentaires, d’élevage et de pêche. La présidente de l’AJFEV, Diarra Ramatou Keita, a rappelé que l’association, créée le 31 décembre 2024, regroupe 68 membres déterminées à promouvoir l’autonomisation des femmes. « Nous remercions toutes les bonnes volontés qui ont contribué à la réussite de cet événement. Notre mission est de favoriser l’épanouissement des jeunes femmes entrepreneures », a-t-elle déclaré. Prenant la parole, Mahamadoun Sarré a magnifié le dynamisme des membres de l’AJFEV, qu’il a qualifiées de « modèles inspirants pour les générations futures ». « Vous êtes des femmes qui, malgré les obstacles, font entendre leur voix et tracent la voie », a-t-il affirmé. Il a souligné que l’entrepreneuriat féminin est un levier essentiel du développement économique, social et culturel, en ligne avec la vision du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. M. Sarré a réaffirmé l’engagement du gouvernement à accompagner les femmes entrepreneures à travers des programmes dédiés, citant l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes comme exemple de dispositif d’appui. « En investissant dans l’entrepreneuriat féminin, nous investissons dans une société plus juste, où les emplois se multiplient et les inégalités se réduisent », a-t-il conclu. OS/MD (AMAP)

Bougouni : Le ministre de l’Élevage et de la Pêche en mission de supervision de la campagne agricole 2025

Bougouni, 20 avr (AMAP) Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a effectué, samedi, une mission de supervision de la campagne agricole 2025 à Bougouni (220 km de Bamako), accompagné du gouverneur de la région, le général de Brigade Ousamane Wélé, et des autorités locales, a constaté l’AMAP. Cette visite, marquée par des échanges fructueux, a permis d’évaluer les avancées et les défis du secteur, notamment face à l’interdiction de la transhumance transfrontalière imposée par la Guinée. Après une visite de courtoisie aux autorités traditionnelles, la délégation s’est rendue sur le site du Système d’hydraulique pastorale améliorée (SHPA) de Zantiébougou, réalisé dans le cadre du PRAPS 2. Le ministre s’est dit la satisfaitde ce dispositif, destiné à l’approvisionnement en eau des animaux en transhumance. La mission a également visité la ferme Dafina de Mohamed Sery, spécialisée dans l’élevage de bœufs laitiers et de bétail pour la viande, ainsi que la ferme piscicole de Moussa Koné, dédiée à la production de poisson frais et fumé. « La qualité des investissements dans ces fermes est impressionnante », a déclaré le ministre Ba. Lors de la conférence des cadres au gouvernorat, le maire de Bougouni, Karim Sangaré, a salué l’importance économique de l’élevage et de la pêche dans la région. Cependant, le gouverneur Wélé a dressé un tableau des défis persistants : « Malgré une situation zoo-sanitaire stable, nous faisons face à l’interdiction de la transhumance avec la Guinée, à la réduction des espaces pastoraux due à l’agriculture et à l’orpaillage, ainsi qu’à la détérioration des écosystèmes aquatiques par le dragage. » En réponse, le ministre a annoncé la construction de 22 SHPA à l’échelle nationale, dont quatre à Bougouni, pour améliorer les conditions du secteur. Il a également évoqué des mesures contre l’orpaillage illégal, avec la saisie des équipements nuisibles aux cours d’eau. « Bougouni dispose de potentialités inépuisables dans l’élevage et la pêche, véritables poumons économiques du Mali », a-t-il affirmé, appelant à la vigilance et au développement industriel pour assurer l’autosuffisance alimentaire. Le ministre a salué la réactivité du gouverneur Wélé, qui a mis en place des groupes régionaux à Bougouni, Yanfolila et Sélingué pour gérer l’interdiction guinéenne de la transhumance, effective du 1er janvier 2025 au 1er mars 2026. Il a également mentionné le projet présidentiel de stabilisation du bétail sur le territoire national pour pallier cette contrainte. « Cette mission a été [sic] été un cadre d’échanges précieux pour identifier des solutions adaptées aux défis du secteur », a conclu le ministre Ba, remerciant les autorités locales pour leur accueil. BHT/ OS/MD

Sikasso : Approbation de sous-projets communaux pour 411 millions de Fcfa

Sikasso, 18 avr (AMAP) Le Comité régional de coordination et de suivi des actions de développement (CROCSAD) de Sikasso a approuvé, lors de sa session extraordinaire, tenue vendredi dernier, au gouvernorat, les sous-projets de 12 communes de la région, total dépassant 411 millions de Fcfa financés par le Programme conditionnel de performance des collectivités territoriales (PCPC) pour l’exercice 2024. D’un coût, ces initiatives visent à renforcer les infrastructures locales. Les sous-projets, portés par les communes de Blendio, Dogoni, Fama, Gongasso, Kabarasso, Kapolondougou, Kléla, N’Tjikouna, Pimperna, Sokourani Missirikoro, Wateni et Nimbougou, incluent la construction et l’équipement de salles de classe, latrines, dispensaires et ponts. Ces réalisations ambitionnent d’améliorer les conditions de vie et de dynamiser le développement local. Présidée par Amadou Soumaré, conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de Sikasso, la session a réuni le préfet du Cercle de Sikasso, Amadou Gassambé, le directeur régional de l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT), Alpha Camara, ainsi que les élus des communes bénéficiaires. Amadou Soumaré a souligné l’importance de cette étape : « Cette rencontre marque une étape décisive dans notre dynamique collective de développement territorial. J’invite les participants à faire preuve d’objectivité et de transparence dans l’examen des dossiers pour que ces sous-projets soient des leviers concrets de développement local. » Des défis à surmonter-Alpha Camara a pointé du doigt certaines difficultés, notamment « l’insuffisance dans la maîtrise d’ouvrage, le manque d’appropriation des procédures par les collectivités et la lenteur dans la correction des observations formulées. » Ces obstacles, selon lui, nécessitent une meilleure coordination pour garantir le succès des initiatives. Les maires des communes bénéficiaires ont exprimé leur enthousiasme. Moussa Bagayogo, maire de Wateni, a déclaré : « Ce financement est une opportunité majeure pour développer notre commune et répondre aux besoins de nos populations. » Dramane Dembélé, maire de Dogoni, a ajouté : « Nous sommes ravis que notre commune ait été choisie. Ces projets vont changer la vie de nos citoyens. » MFD/OS/MD (AMAP)

Développement rural : Premier cadre de concertation avec les Organisations interprofessionnelles agricoles au Mali

Bamako, 18 avr (AMAP) « C’est par le biais de l’Agriculture que nous pourrons, sans conteste, gagner le combat contre la faim et l’extrême pauvreté », a déclaré, vendredi, à Bamako, le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kéléma, lors du premier cadre de concertation entre son département, le ministre de l’Élevage et de la Pêche, et les Organisations interprofessionnelles agricoles au Mali. La rencontre, dans la salle de réunion de la Direction des finances et du matériel du ministère de l’Agriculture, vise à contribuer à la promotion des filières agricoles et à la responsabilisation effective des acteurs des organisations interprofessionnelles agricole dans leur gestion. Le ministre de l’Agriculture a indiqué qu’il s’agit, « de façon spécifique d’informer et sensibiliser davantage les acteurs agricoles sur le rôle et les attributions des interprofessions, en matière de promotion des filières agricoles ; de définir une approche concertée de renforcement du cadre organisationnel des interprofessions ; d’identifier les difficultés majeures, spécifiques à chaque interprofession ; d’identifier, dans une démarche participative et concertée, les solutions appropriées aux difficultés identifiées entre autres. » « L’Agriculture constitue un secteur stratégique et primordial de notre économie. Elle contribue à hauteur de 40% environ à la formation du Produit intérieur brut (PIB) et emploie 80% de la population active. A ce titre notre secteur agricole constitue le socle pour notre croissance économique, car 70% de la population en tire l’essentiel pour une prospérité partagée et de meilleures conditions de vie », a également expliqué chef du département de l’Agriculture. Selon lui, pour atteindre rapidement d’objectif de la sécurité alimentaire et nutritionnelle le gouvernement du Mali  s’est engagé en faveur d’une agriculture compétitive, moderne et favorable aux exploitantes et exploitants agricoles. « Dans la perspective d’un développement harmonieux, cohérent et soutenu de notre Secteur agricole, à travers la mise en œuvre coordonnée des actions de promotion agricole, l’approche filière a été privilégiée dans la conduite de notre Politique de développement agricole », a-t-il poursuivi. Cette approche implique l’organisation des filières agricoles, d’une part, et, d’autre part, le développement des chaînes de valeur à travers une politique de promotion des filières axée sur la responsabilisation effective des acteurs regroupés au sein d’interprofessions ; mais aussi et surtout l’inclusivité dans les échanges sur le développement, la modernisation et l’amélioration de la productivité du secteur agricole », a-t-il dit. Les Organisations interprofessionnelles ont un rôle éminemment important dans le developpement et la promotion des filières agricoles. Elles ont pour missions, entre autres, de renforcer les capacités des membres; de favoriser des démarches contractuelles entre les membres contribuer à la gestion des marchés par une meilleure adaptation des produits aux plans quantitatif et qualitatif ; de collecter, traiter et diffuser les informations sur les produits de la filière ;renforcer la sécurité alimentaire sanitaire dans l’intérêt des utilisateurs et des consommateurs. « Dans cette perspective que vous avez pu mettre en place, avec l’appui du Gouvernement et des Partenaires techniques financiers, seize Organisations interprofessionnelles agricoles dont treize (sont actuellement reconnues », a souligné le ministre Kéléma. Il a invité les membres de ces organisations interprofessionnelles agricoles du Mali à une participation active et responsable aux réunions techniques mensuelles du Cadre, pour parvenir à des recommandations à même de contribuer à l’atteinte aux objectifs qui leur ont été  assignés. Le président de l’Interprofession maïs et président du Cadre de concertation des interprofessions agricole au Mali, Bakary Doumbia, a remercié le ministre de l’Agriculture qui a pu organisé ce premier cadre de concertation. « C’est cette initiative que nous attendions pour jouer notre rôle et savoir quel ce rôle et ce que le département de tutelle fera comme accompagnement », a-t-il fait savoir. Doumbia a exhorté le ministre qu’il institutionnalise cette initiative pour le décollage des interprofessions. ST/MD (AMAP)  

Riziculture intensive : Une enveloppe de plus de 14 milliards de Fcfa pour atteindre l’autosuffisance d’ici 2030

Par Makan SISSOKO Bamako, 18 avr (AMAP) Le Programme national du système de riziculture intensive (PN-SRI), doté d’un financement de 14,112 milliards de Fcfa, vise à porter la production nationale à 5,5 millions de tonnes, contre environ 3 millions actuellement. Dans une démarche résolue vers la souveraineté alimentaire, le gouvernement malien s’engage, à travers ce programme d’envergure, à mettre fin aux importations de riz d’ici 2030. C’est dans ce cadre qu’un forum national sur le financement durable de ce programme a été organisé, jeudi à Bamako, par le ministère de l’Agriculture à travers la Direction nationale de l’agriculture (DNA). a cérémonie d’ouverture était présidée par le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment les ministres de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, et du président de l’Interprofession de la filière riz (IFRIZ) au Mali, Faliry Boly. La production nationale de riz pour la campagne 2023-2024 est estimée à 3 024 000 tonnes, contre 2 900 000 tonnes l’année précédente. Malgré ce progrès, le Mali continue d’importer du riz pour satisfaire la demande intérieure. Face à ce paradoxe, le PN-SRI a été conçu pour répondre au défi de l’autosuffisance, en misant sur l’augmentation de la productivité tout en respectant l’environnement et en améliorant les revenus des producteurs. Ce forum est une opportunité pour lever des fonds en faveur du financement du Programme élaboré, avec l’accompagnement de la Coopération allemande, sur une durée d’environ 10 ans. Selon le Premier ministre, ce Programme s’inscrit dans une dynamique de transformation agricole durable en exploitant le potentiel agroécologique du pays. Le général de Division Abdoulaye Maïga a engagé le gouvernement à mobiliser 60% du coût total du projet et exhorté toutes les parties prenantes à travailler à la concrétisation de cette vision afin que « d’ici 2030, le Mali ne dépende plus des importations de riz ». Le Chef du gouvernement a précisé que cette initiative est en adéquation avec la vision du président de la Transition, de faire du Mali une puissance agricole et de jeter les bases d’une intégration économique avec les pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES). Il s’agit, selon lui, d’une réelle intégration fondée sur la préservation et la valorisation de nos potentialités économiques et naturelles, surtout au niveau du secteur agricole et rural, en vue d’assurer une croissance économique durable, facteur de création d’emplois et d’augmentation des revenus des exploitations agricoles. L’initiative s’inscrit en droite ligne de la vision «Mali Kura taa sira ka ben san 2063 ma» et de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033. Le ministre de l’Agriculture a déclaré qu’à travers ce Programme, les autorités sont en train de chercher à promouvoir la riziculture dans notre pays et en général dans l’espace AES. « Pour cela, nous avons beaucoup de potentialités, que ce soit en termes de terres aménageables, de cours d’eau et de ressources humaines. Les connaissances aussi en matière de recherche sont disponibles au Mali pour que nous puissions être autosuffisants en riz», a dit Daniel Siméon Kelema. Pour ce faire, au-delà de l’augmentation des superficies, le ministre de l’Agriculture mise sur l’intensification de la production. Parmi les facteurs d’intensification, il a cité la technique culturelle basée sur le système riziculture intensive. M. Kelema a estimé que si ce Programme est mis correctement en œuvre, il va permettre de réduire les besoins en semences de près de 50%, en engrais de 50% et en eau de 30 à 35%. Mais également de contribuer à corriger les effets néfastes du changement climatique en diminuant l’émission des gaz à effet de serre. Pour sa part, le président de l’Interprofession de la filière riz au Mali, Faliry Boly, a insisté sur l’importance de l’accompagnement technique des producteurs afin de valoriser pleinement le potentiel agricole du pays. La rencontre a été marquée par la signature d’un manifeste d’engagement des acteurs et une visite guidée des stands, manifestant la volonté commune de faire du Mali un pays autosuffisant en riz. MS/MD (AMAP)

Kidal : La ministre Oumou Sall Seck s’engage pour l’emploi et la formation des jeunes

Bamako, 17 avr (AMAP) La ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, a reçu en audience, mercredi 16 avril 2025, Mohamed Ag Itouss, président de la Délégation spéciale du Conseil régional de Kidal pour des échanges axés sur les défis de l’emploi et de la formation dans cette région dans le Nord du Mali. Mohamed Ag Itouss a exposé les difficultés majeures de Kidal, notamment le manque d’opportunités pour les jeunes. « Cette audience est essentielle, vu le rôle stratégique de votre ministère dans la lutte contre le chômage et la promotion de l’entrepreneuriat », a-t-il déclaré, exprimant sa gratitude à la ministre. Il a plaidé pour le retour des services déconcentrés du ministère dans la région, soulignant que « la formation professionnelle et l’emploi sont des leviers pour maintenir les jeunes, encourager le retour des déplacés et des réfugiés, et assurer leur ancrage durable ». En réponse, Oumou Sall Seck a réaffirmé l’engagement des autorités maliennes envers Kidal. « Cette région est une priorité pour le président de la Transition », a-t-elle assuré, dévoilant les grandes lignes d’un programme national ambitieux, suivi par le Premier ministre, le général de Division, Abdoulaye Maïga, et dédié au développement de la région. Elle a encouragé M. Ag Itouss à poursuivre ses efforts pour le retour des populations et à s’impliquer dans les projets du ministère. D’autres rencontres sont prévues pour renforcer cette collaboration et soutenir le développement local de Kidal. OS/MD (AMAP)

Le Mali dévoile sa Vision « Mali Kura 2063 » et la SNEDD 2024-2033 aux partenaires internationaux

Bamako, 17 avr (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé jeudi au Centre International de Conférences de Bamako (CICB) la présentation de la Vision « Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033) aux Partenaires techniques et financiers (PTF). Placée sous le haut patronage du général d’Armée Assimi Goïta, président de la Transition, la rencontre marque une étape clé dans la construction du « Mali nouveau ». « Cette vision trace une voie claire vers le développement à l’horizon 2063, en s’appuyant sur les aspirations exprimées par le peuple malien lors des Assises nationales de la refondation », a affirmé le Premier ministre. Il a ajouté : « Nos choix stratégiques privilégient l’indépendance, la souveraineté et l’émergence économique, en valorisant les potentialités nationales et la résilience face aux crises. » La SNEDD repose sur cinq priorités majeures, à savoir le renforcement de la souveraineté, de la paix et de la sécurité, la refondation de la gouvernance, la transformation économique et la croissance durable, le développement du capital humain et la résilience territoriale, ainsi que la gestion durable de l’environnement et l’adaptation aux changements climatiques. « Le coût global de la SNEDD s’élève à 61 232,1 milliards de FCFA, soit 6 123,3 milliards par an, avec un besoin de financement complémentaire de 1 139 milliards de FCFA », a expliqué le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. La Vision Mali Kura 2063 se décline en onze projets structurants, dont Farafina Jigine pour l’autosuffisance alimentaire, Yelen Kura pour l’accès universel à l’électricité, Industrialiser le Mali pour la relance industrielle, Kankou Moussa Seguina pour la valorisation du patrimoine, et Mali Vert et Bien-être pour l’écologie et la qualité de vie. « Ces initiatives visent à moderniser le pays, à promouvoir l’innovation et à renforcer notre intégration régionale et internationale », a souligné le Premier ministre. Le Coordonnateur résident des Nations Unies au Mali, Khassim Diagne, a salué l’ambition de cette vision. « Nous allons mettre en place un cadre d’échange et de collaboration pour garantir un financement cohérent avec les priorités du Mali », a-t-il déclaré, réaffirmant l’engagement des PTF à accompagner le pays. Le Premier ministre a rappelé les principes énoncés par le Président Goïta, inscrits dans la Constitution. « Nos partenariats doivent respecter la souveraineté de l’État, les choix souverains du peuple et la défense de ses intérêts », a-t-il insisté. Il a conclu : « Ces valeurs sont au cœur de notre vision pour bâtir un avenir prospère. » OS/MD (AMAP)