Invasion acridienne : la FAO alerte l’Afrique du Nord-Ouest à agir
Bamako, 03 mai (AMAP) L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) appelle les pays d’Afrique du Nord-Ouest à intensifier la surveillance et à prendre des mesures urgentes face à l’arrivée de groupes de criquets pèlerins, menaçant les cultures et les pâturages en pleine saison de reproduction printanière, indique un communiqué de l’organisation onusienne. « Les conditions écologiques favorables, marquées par des pluies hivernales et printanières, ont conduit à des infestations bien plus importantes que d’habitude », alerte Cyril Piou, responsable de la surveillance et de la prévision acridienne à la FAO. Depuis février, l’activité acridienne s’intensifie en Algérie centrale, dans l’Ouest de la Libye, le Sud de la Tunisie et au Maroc, avec des criquets migrant depuis le Sud de l’Algérie, le Nord du Mali, le Niger et le Tchad. Au Mali, la situation reste sous contrôle pour l’instant. « La situation actuelle du criquet pèlerin est calme, et nous ne nous attendons à aucun développement immédiat en raison de la saison sèche », explique Dr Sory Cissé, directeur du Centre national de lutte contre le criquet pèlerin. Toutefois, il ajoute : « Un plan de prévention et un plan d’urgence sont déjà élaborés, et nous préparons la riposte en cas d’arrivée d’essaims pendant la campagne agricole. » La FAO classe la région occidentale en « vigilance accrue », soulignant le risque de formation de petits essaims d’ici mai-juin. « Sans intervention, ces essaims pourraient dévaster les cultures et les pâturages », prévient Cyril Piou, rappelant qu’un kilomètre carré d’essaim peut consommer en une journée l’équivalent alimentaire de 35 000 personnes. Pour contrer la menace, la FAO recommande des relevés terrestres intensifs dans les zones de reproduction, du sud des montagnes de l’Atlas au Maroc jusqu’au Sahara algérien, en passant par la Tunisie et la Libye. Grâce à son Service d’information sur le criquet pèlerin (DLIS) et à la Commission de lutte contre le criquet pèlerin dans la région occidentale (CLCPRO), l’organisation fournit un soutien technique et des mises à jour en temps réel. Les opérations de lutte menées en Afrique du Nord, notamment au Maroc, en Algérie, en Tunisie et en Libye, ont permis de traiter des milliers d’hectares depuis avril. « Si ces efforts se maintiennent, les arrivées d’essaims au Mali avec les pluies estivales seront insignifiantes », assure Dr Cissé. La FAO insiste cependant sur l’importance d’une détection précoce et d’une réponse rapide pour éviter une crise régionale plus large. OS/MD (AMAP)
Fête de Tabaski : Les ministres malien et sénégalais chargés de l’Elevage préparent l’approvisionnement du Sénégal, estimé à 250 000 moutons
Bamako, 02 mai (AMAP) Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a eu une séance de travail, vendredi matin, 02 mai 2025, avec le ministre secrétaire d’État aux Coopératives et à l’Encadrement paysan du Sénégal, Alpha Ba, pour préparer l’approvisionnement du Sénégal, globalement estimé à 250 000, à l’occasion de la fête de Tabaski et dont le Mali fournira la moitié. Cette visite « témoigne de la volonté du gouvernement sénégalais de satisfaire les besoins alimentaires de sa population, notamment, en moutons de Tabaski. J’assure de l’entière disponibilité du Mali à vous offrir des parts importantes du bétail malien dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant, basé sur les trois principes fondamentaux qui guident désormais l’action publique au Mali, à savoir le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix souverains du Mali et le respect des intérêts vitaux du peuple malien », a déclaré Youba Ba. « La réussite de l’opération Tabaski Mali-Sénégal nous tient particulièrement à cœur, car c’est le même peuple, la même culture et nous partageons le même espace géographique et les mêmes défis », a également dit le ministre malien. Il a salué la mise en œuvre efficace de l’accord zoo-sanitaire et l’accord règlementant la transhumance entre son pays et le Sénégal. Il a ajouté que « les cadres de concertation créés à cet effet ont beaucoup contribué au maintien d’un climat serein et paisible de la transhumance entre nos États. » Avant de souligner qu’au regard de l’engagement des éleveurs maliens à fournir des moutons de qualité aux populations sénégalaises pour la fête de Tabaski, il « ne doute point des dispositions idoines que les autorités sénégalaises feront prendre pour mettre leurs frères maliens dans les meilleures conditions de vente des animaux. » « Comme à l’accoutumée, le Mali fournit ,chaque année, à différents pays des moutons pour la fête de Tabaski, notamment, le Sénégal, la Guinée Conakry, la Côte d’Ivoire en grande partie. Cette année, comme en 2024, le gouvernement sénégalais a dépêché une délégation ministérielle pour demander l’approvisionnement du marché sénégalais en moutons pour la fête de Tabaski », a rappelé le président de l’Inter-profession de la filière bétail-viande au Mali, Mamoudou Abdoulaye Diallo. « Cette année, le besoin s’élève à 250 000 têtes de moutons. Sachant que nous sommes parmi les premiers producteurs de la sous-région et le Mali est disposé à fournir le Sénégal 50% de leur besoin, c’est-à-dire environ 125 000 têtes de moutons », a-t-il précisé. Il a exprimé des préoccupations liées à la sécurité, l’approvisionnement en eau et en nourriture pour les animaux et, surtout, les conditions d’hébergement des acteurs. Si celles-ci ont été prises dans la capitale sénégalaise, l’année dernière, par les autorités sénégalaises, il y a quelques soucis que les marchands en bétails éprouvent dans les régions. M. Diallo a souligné à la délégation sénégalaise ces difficultés et d’autres, notamment « de rapatriement du bétail invendu qui constitue souvent un manque à gagner pour les marchands maliens. » A l’issue des échanges, le ministre secrétaire d’État sénégalais aux coopératives et à l’encadrement paysan a donné l’assurance d’« une solution idoine aux difficultés » soulevées par la partie malienne. Il a précisé que l’objet de sa visite est « de partager avec le Mali l’ensemble des dispositions prises par les autorités (de son pays) pour une bonne préparation de l’approvisionnement de la population sénégalaise en moutons de Tabaski. » Il a rappelé que pour la tabaski 2024, le besoin du marché au Sénégal était estimé à 81 000 têtes et les importations à partir du Mali ont contribué à couvrir cette demande. Il a indiqué que pour la Tabaski de cette année, les besoins d’importations du Sénégal sont estimés à 804 000 têtes dont 260 000 pour la capitale Dakar. Il a fait savoir que le chef du gouvernement du Sénégal a instruit l’ensemble des ministères concernés pour assurer de bonnes conditions d’accueil aux opérateurs maliens. ST/MD (AMAP)
Centre de formation et champ solaire : La reconversion des femmes et des jeunes de Kéniéba en ligne de mire
Envoyé spécial Bandé Moussa SISSOKO AMAP-Kayes Kéniéba, 27 avr (AMAP) Le gouverneur de la région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, a consacré une bonne partie de sa tournée dans le Cercle de Kéniéba à des visites de terrain pour s’imprégner des réalités locales. Ainsi, il s’est rendu au Centre d’auto-promotion et auto-formation des femmes et au « Tambaoura Bouloula Bara Digui Bounwo ». Ces deux structures contribuent à la lutte contre l’orpaillage clandestin à travers la formation et l’insertion socio professionnelle des jeunes et des femmes. Situé dans le quartier de Ballabougou, le Centre d’auto-promotion et auto-formation des femmes a été créé, il y a plus de 10 ans. Cette structure est animée par la Coopérative des femmes du quartier de Ballabougou, depuis 3 ans. On y retrouve une salle de classe pouvant accueillir 29 à 60 apprenantes. Ici, les femmes apprennent à fabriquer du savon, du beurre et du miel sur la base de nos produits locaux (moringa, baobab, charbon…) Dans cette structure, les pensionnaires sont confrontés à des problèmes d’équipements et de toilettes. « Les femmes appuient les chefs de famille, en travaillant dans des conditions extrêmement dures. Dans les mines, certaines perdent leurs vies, comme ce fut le cas dans la Commune rurale de Dabia. Les dispositions prises par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, après cette tragédie permettront aux femmes de mener des activités génératrices de revenus. « Je suis venu voir comment on peut vous aider. Mettez l’accent sur la qualité de vos productions pour attirer les clients et les investisseurs », a déclaré le général de brigade Moussa Soumaré. Il a demandé aux femmes de ne pas mener des activités de teinture dans les familles et dans certains endroits à cause de leur impact négatif sur la santé et l’environnement. Le chef de l’exécutif régional a pu admirer quelques produits locaux de la coopérative Siguidia de Kéniéba que dirige Mme Fofana Djénéba Koné. On lisait la satisfaction sur le visage de ces braves femmes qui, par la voix de Mme Traoré Djénéba Kamiss oko, l’ont exprimé à leur hôte. Selon elles ont annoncé que seule la fermeture des mines peut les réorienter vers d’autres activités génératrices de revenus, comme la transformation des produits locaux. « Tambaoura Bouloula Bara Digui Bounwo » est le fruit du partenariat entre le Conseil régional de Kayes et la compagnie minière canadienne B2Gold. Ce centre, qui sera bientôt opérationnel, est doté de 5 ateliers, (électricité, mécanique auto, transformation, tamisage, restauration) pour la formation-adéquation-emploi. D’après son directeur, Moustapha Niasse, letablissement dispose de 6 hectares (ha) pour son extension. Ce centre de formation, comme l’atteste son nom malinké, est à l’actif de l’ex-Conseil de Cercle et du Conseil régional. Le président du Conseil régional Bandiougou Diawara faisait partie de la délégation du gouverneur. Le général de brigade Moussa Soumaré a achevé sa tournée par la visite du site du champ solaire à Yeremoundé, un hameau de culture du village de Sansanto, situé à 7km de la ville de Kéniéba. Couvrant une superficie de 2km2 soit 200 ha, des panneaux solaires y seront installés pour produire de l’électricité au profit des populations de Kéniéba et d’autres localités. Grâce à ce champ solaire, le problème d’électricité sera résolu dans ce cercle de la Région de Kayes. Ces centres de formation, tout comme le champ solaire, sont les bienvenus dans un cercle où l’exploitation des mines artisanales par les Chinois, bien que diversement appréciée par les populations, suscitent des inquiétudes liées aux conflits d’intérêts et du comportement de certaines personnes qui servent d’intermédiaires entre les villages et les Chinois. Des intermédiaires qui s’enrichiraient sur le dos des braves populations. D’après certains habitants, tout le monde (autorités et populations) trouve son compte dans l’exploitation de ces mines. Au terme de sa visite, le gouverneur a accordé une interview à la presse pour exprimer sa satisfaction et a invité les populations à respecter les nouveaux textes. BMS/MD (AMAP)
Cinquième réunion de concertation public-privé à Bamako : des réformes pour l’approvisionnement et la stabilité économique
Bamako, 23 avr (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé, mercredi, la cinquième réunion mensuelle de concertation entre les secteurs public et privé à la Primature, indique une source officielle. « Cette rencontre, axée sur la satisfaction des besoins fondamentaux des populations et les réformes économiques, a permis d’examiner des mesures concrètes pour renforcer l’approvisionnement en denrées de première nécessité et soutenir le secteur privé », precise un communiqué de la primature. « Depuis la création de ce cadre, nous avons priorisé la satisfaction des besoins fondamentaux à travers un plan d’action à court terme et pris en compte les préoccupations du secteur privé », a déclaré le Premier ministre Maïga. Il a salué la résilience des acteurs privés, soulignant leur rôle dans « la création de richesse, d’emplois et l’approvisionnement régulier du pays en denrées essentielles ». Au menu des discussions, quatorze réformes prioritaires proposées par le secteur privé ont été présentées. Parmi celles-ci figurent la suspension de la TVA sur l’importation de 100 000 tonnes de riz renouvelables pour pallier les effets des inondations, la sécurisation des récoltes et des circuits de commercialisation des céréales avant fin février 2025, ainsi qu’une réduction d’au moins 10 % des prix indicatifs du riz, de l’huile alimentaire, du tourteau de coton et du ciment. « Ces mesures visent à garantir un approvisionnement correct et à réduire les coûts pour les populations », a précisé le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo. La réunion a également abordé la lutte contre les tracasseries routières et l’amélioration de la fluidité des corridors d’approvisionnement tout au long de 2025, ainsi que l’accès à des intrants agricoles de qualité à l’approche de l’hivernage. « Nous exhortons le secteur privé à accompagner le gouvernement pour assurer la libre circulation des biens au sein de la Confédération des États de l’AES », a insisté le Premier ministre. Les participants ont examiné l’état d’avancement du plan d’action pour les besoins fondamentaux et la présentation d’un plan consolidé de réformes structurelles. « Ces concertations témoignent de l’intérêt grandissant pour une collaboration fructueuse entre les secteurs public et privé », a ajouté M. Maïga, appelant à maintenir cette dynamique pour une économie forte et inclusive. « Depuis sa création, ce cadre a permis des avancées notables, notamment l’adoption de mesures à court terme et l’élaboration en cours d’un plan de réformes économiques ». Le Premier ministre a encouragé les membres du gouvernement à intensifier les concertations avec les organisations professionnelles et à rendre compte régulièrement de leurs progrès. OS/MD (AMAP)
Forum régional sur la prévision climatique à Bamako pour renforcer la sécurité alimentaire
Bamako, 23 avr (AMAP) La capitale malienne accueille, depuis lundi, pour quatre jours, le Forum régional de prévision saisonnière des caractéristiques agro-hydro-climatiques pour les zones sahéliennes et soudanaises de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel, a annoncé le ministère des Transports et des Infrastructures. Organisé par le Centre régional AGRHYMET, en partenariat avec l’Agence nationale de la météorologie du Mali (Mali-Météo), le Centre africain pour les applications de la météorologie au développement (ACMAD) et les organismes des bassins, ce forum réunit des climatologues, hydrologues et agronomes de la sous-région. « Ces assises visent à optimiser nos dispositifs de prévention et de gestion des risques climatiques », a déclaré la directrice générale de Mali-Météo, Tandia Fatoumata Traoré, lors de la cérémonie d’ouverture. Le forum se concentre sur l’élaboration de mesures novatrices pour exploiter les potentialités des saisons agricoles et poser les bases d’une sécurité alimentaire durable dans le Sahel, une région vulnérable aux variations climatiques. « Nous voulons tirer parti des prévisions saisonnières pour renforcer la résilience des communautés », a ajouté la directrice. Les travaux, qui se poursuivent à Bamako, devraient déboucher sur des recommandations concrètes pour améliorer la gestion des ressources agro-hydro-climatiques. « Ce forum est une opportunité unique pour coordonner nos efforts régionaux », a souligné un représentant d’AGRHYMET. OS/MD (AMAP)
Sikasso : Un incendie causé par la foudre détruit des balles de coton de la CMDT
Sikasso, 23 avr (AMAP) Un incendie déclenché par la foudre a ravagé, dans la nuit du 22 avril 2025, plusieurs balles de coton appartenant à la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) à Sikasso. Selon le bilan provisoire, les pertes se limitent aux balles de coton, sans faire de victimes. Le sinistre, survenu entre 19h et 22h lors d’une tornade dans la vile du Kénédougou, a causé des dégâts matériels importants. « Grâce à l’intervention rapide des éléments de la protection civile de Sikasso, le feu a été maîtrisé », a indiqué une source sécuritaire. MFD/OS/MD (AMAP)
La culture du coton: Au cœur de la vie des agriculteurs de Mandiakuy
Mandiakuy, 20 avr (AMAP) Dans le cercle de Mandiakuy, peuplé majoritairement de Bwa, Dafing et Minianka, l’agriculture demeure le pilier économique et social. Si les cultures vivrières comme le maïs, le petit mil, le sorgho et le fonio assurent la subsistance, ce sont les cultures de rente, notamment le coton, l’arachide et le sésame, qui génèrent les principaux revenus. Les produits de cueillette tels que le karité, le néré, le baobab ou encore le tamarin complètent les ressources des communautés. Dans les Communes de Mandiakuy, Manfouné, Diora et Sanekuy, la culture du coton prédomine, avec Diora comme zone cotonnière de référence. « Le coton est cultivé ici depuis l’époque coloniale », affirme Bèdougou Dabou, chef de village de Diora, âgé de plus de 70 ans. Solomane Daou, président de l’Union des producteurs, souligne son importance : « Le coton permet l’accès à des engrais subventionnés, assure l’autosuffisance alimentaire et constitue un facteur incontournable du développement socio-économique. » Les producteurs comme Dobè Koné de Diora, Adama Zazou Goita et Émile Dabou de Béni-Bokuy se distinguent par leurs performances, occupant les premières places du tableau d’honneur en termes de production. Cependant, des défis persistent sous la forme d’obstacles structurels et climatiques. Malgré son rôle central, la filière cotonnière fait face à de nombreuses difficultés. Émile Dabou, octogénaire de Béni-Bokuy, déplore les retards de paiement : « Autrefois, le paiement se faisait sur place. Aujourd’hui, les Associations villageoises (AV) et les Coopératives de producteurs de coton (CPC) causent des retards chroniques. » Kassoum Coumaré, un autre producteur, pointe des problèmes plus larges : « Les saisons des pluies raccourcissent, les sols s’appauvrissent, les intrants coûtent cher et les prix du coton sont instables. » À cela s’ajoute l’impact des parasites, notamment les jassides, responsables des maigres récoltes des deux dernières années. Malgré ces contraintes, les agriculteurs de Mandiakuy continuent de s’appuyer sur le coton et les autres cultures pour faire vivre leurs familles et dynamiser l’économie locale. Leur engagement témoigne d’une résilience face aux aléas climatiques et économiques, dans un cercle où l’agriculture reste bien plus qu’une activité : un mode de vie. JD/OS/MD (AMAP)
Foire de l’AJFEV à Bamako : Les jeunes femmes entrepreneures célébrées pour leur dynamisme
Bamako, 20 avr (AMAP) La Foire d’exposition de l’Association des jeunes femmes entrepreneures pour le vert (AJFEV) ouverte le 19 avril 2025 à Bamako, a mobilisé de nombreux acteurs de l’écosystème entrepreneurial, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des représentants du gouverneur du District de Bamako et des autorités coutumières, a constaté l’AMAP. Placée sous la présidence de la ministre de l’Entrepreneuriat National, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Oumou Sall Seck, représentée par son chef de cabinet, Mahamadoun Sarré, la foire a pour objectif de mettre en lumière le talent et l’engagement des jeunes femmes dans la transformation des produits agroalimentaires, d’élevage et de pêche. La présidente de l’AJFEV, Diarra Ramatou Keita, a rappelé que l’association, créée le 31 décembre 2024, regroupe 68 membres déterminées à promouvoir l’autonomisation des femmes. « Nous remercions toutes les bonnes volontés qui ont contribué à la réussite de cet événement. Notre mission est de favoriser l’épanouissement des jeunes femmes entrepreneures », a-t-elle déclaré. Prenant la parole, Mahamadoun Sarré a magnifié le dynamisme des membres de l’AJFEV, qu’il a qualifiées de « modèles inspirants pour les générations futures ». « Vous êtes des femmes qui, malgré les obstacles, font entendre leur voix et tracent la voie », a-t-il affirmé. Il a souligné que l’entrepreneuriat féminin est un levier essentiel du développement économique, social et culturel, en ligne avec la vision du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. M. Sarré a réaffirmé l’engagement du gouvernement à accompagner les femmes entrepreneures à travers des programmes dédiés, citant l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes comme exemple de dispositif d’appui. « En investissant dans l’entrepreneuriat féminin, nous investissons dans une société plus juste, où les emplois se multiplient et les inégalités se réduisent », a-t-il conclu. OS/MD (AMAP)
Bougouni : Le ministre de l’Élevage et de la Pêche en mission de supervision de la campagne agricole 2025
Bougouni, 20 avr (AMAP) Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a effectué, samedi, une mission de supervision de la campagne agricole 2025 à Bougouni (220 km de Bamako), accompagné du gouverneur de la région, le général de Brigade Ousamane Wélé, et des autorités locales, a constaté l’AMAP. Cette visite, marquée par des échanges fructueux, a permis d’évaluer les avancées et les défis du secteur, notamment face à l’interdiction de la transhumance transfrontalière imposée par la Guinée. Après une visite de courtoisie aux autorités traditionnelles, la délégation s’est rendue sur le site du Système d’hydraulique pastorale améliorée (SHPA) de Zantiébougou, réalisé dans le cadre du PRAPS 2. Le ministre s’est dit la satisfaitde ce dispositif, destiné à l’approvisionnement en eau des animaux en transhumance. La mission a également visité la ferme Dafina de Mohamed Sery, spécialisée dans l’élevage de bœufs laitiers et de bétail pour la viande, ainsi que la ferme piscicole de Moussa Koné, dédiée à la production de poisson frais et fumé. « La qualité des investissements dans ces fermes est impressionnante », a déclaré le ministre Ba. Lors de la conférence des cadres au gouvernorat, le maire de Bougouni, Karim Sangaré, a salué l’importance économique de l’élevage et de la pêche dans la région. Cependant, le gouverneur Wélé a dressé un tableau des défis persistants : « Malgré une situation zoo-sanitaire stable, nous faisons face à l’interdiction de la transhumance avec la Guinée, à la réduction des espaces pastoraux due à l’agriculture et à l’orpaillage, ainsi qu’à la détérioration des écosystèmes aquatiques par le dragage. » En réponse, le ministre a annoncé la construction de 22 SHPA à l’échelle nationale, dont quatre à Bougouni, pour améliorer les conditions du secteur. Il a également évoqué des mesures contre l’orpaillage illégal, avec la saisie des équipements nuisibles aux cours d’eau. « Bougouni dispose de potentialités inépuisables dans l’élevage et la pêche, véritables poumons économiques du Mali », a-t-il affirmé, appelant à la vigilance et au développement industriel pour assurer l’autosuffisance alimentaire. Le ministre a salué la réactivité du gouverneur Wélé, qui a mis en place des groupes régionaux à Bougouni, Yanfolila et Sélingué pour gérer l’interdiction guinéenne de la transhumance, effective du 1er janvier 2025 au 1er mars 2026. Il a également mentionné le projet présidentiel de stabilisation du bétail sur le territoire national pour pallier cette contrainte. « Cette mission a été [sic] été un cadre d’échanges précieux pour identifier des solutions adaptées aux défis du secteur », a conclu le ministre Ba, remerciant les autorités locales pour leur accueil. BHT/ OS/MD
Sikasso : Approbation de sous-projets communaux pour 411 millions de Fcfa
Sikasso, 18 avr (AMAP) Le Comité régional de coordination et de suivi des actions de développement (CROCSAD) de Sikasso a approuvé, lors de sa session extraordinaire, tenue vendredi dernier, au gouvernorat, les sous-projets de 12 communes de la région, total dépassant 411 millions de Fcfa financés par le Programme conditionnel de performance des collectivités territoriales (PCPC) pour l’exercice 2024. D’un coût, ces initiatives visent à renforcer les infrastructures locales. Les sous-projets, portés par les communes de Blendio, Dogoni, Fama, Gongasso, Kabarasso, Kapolondougou, Kléla, N’Tjikouna, Pimperna, Sokourani Missirikoro, Wateni et Nimbougou, incluent la construction et l’équipement de salles de classe, latrines, dispensaires et ponts. Ces réalisations ambitionnent d’améliorer les conditions de vie et de dynamiser le développement local. Présidée par Amadou Soumaré, conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de Sikasso, la session a réuni le préfet du Cercle de Sikasso, Amadou Gassambé, le directeur régional de l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT), Alpha Camara, ainsi que les élus des communes bénéficiaires. Amadou Soumaré a souligné l’importance de cette étape : « Cette rencontre marque une étape décisive dans notre dynamique collective de développement territorial. J’invite les participants à faire preuve d’objectivité et de transparence dans l’examen des dossiers pour que ces sous-projets soient des leviers concrets de développement local. » Des défis à surmonter-Alpha Camara a pointé du doigt certaines difficultés, notamment « l’insuffisance dans la maîtrise d’ouvrage, le manque d’appropriation des procédures par les collectivités et la lenteur dans la correction des observations formulées. » Ces obstacles, selon lui, nécessitent une meilleure coordination pour garantir le succès des initiatives. Les maires des communes bénéficiaires ont exprimé leur enthousiasme. Moussa Bagayogo, maire de Wateni, a déclaré : « Ce financement est une opportunité majeure pour développer notre commune et répondre aux besoins de nos populations. » Dramane Dembélé, maire de Dogoni, a ajouté : « Nous sommes ravis que notre commune ait été choisie. Ces projets vont changer la vie de nos citoyens. » MFD/OS/MD (AMAP)

