Mali : Une semaine pluvieuse avec des températures élevées du 9 au 15 juin

Bamako, 9 juin (AMAP) La semaine du 9 au 15 juin 2025 au Mali sera marquée par des conditions météorologiques pluvieuses dans la majeure partie du pays, accompagnées d’un ciel nuageux à localement couvert, annonce lundi la Cellule de communication du ministère des Transport et des Infrastructures/Agence Mali-Météo. « Les vents de mousson domineront sur l’ensemble du territoire, à l’exception de la région de Taoudéni », précise la même source. Les prévisions météorologiques hebdomadaires annoncent des pluies dans plusieurs régions, notamment à San, Gao, Dioïla, Sikasso, Tombouctou, Kayes, Kita et le district de Bamako dès le lundi 9 juin. Ces précipitations se prolongeront tout au long de la semaine, touchant également Bougouni, Douentza, Koutiala, Bandiagara, Nioro, Mopti, Ségou, Nara et Kidal à des jours variés, avec une couverture particulièrement large le samedi 14 et le dimanche 15 juin. Les températures resteront stables, avec des maximales oscillant entre 35°C et 46°C et des minimales entre 23°C et 33°C. Cependant, la visibilité sera réduite dans les régions du Nord et du Centre en raison de la poussière en suspension. L’Agence Mali-Météo recommande à la population de rester informée des mises à jour des prévisions météorologiques tout au long de la semaine. OS/MD (AMAP)

Niono : la filière pomme de terre bat de l’aile 

Par Mahamadou SAMAKE  Niono 29 mai (AMAP) Les terres de l’Office du Niger (ON) sont favorables à la culture de nombreuses spéculations parmi lesquelles le coton, le riz, la canne à sucre, les produits maraîchers (l’oignon, la pomme de terre). Selon Frédéric Coulibaly et Aissata Coulibaly tous responsables Promotion des Organisations Paysannes (POP) dans la zone de production de Niono, les tests effectués par l’Institut polytechnique rurale de Katibougou, en son temps, ont été concluants pour la culture de la pomme de terre. « Ainsi, l’introduction de la culture de la pomme de terre à l’ON se fera à partir de 2012 dans le cadre de la diversification des cultures mais, également, pour l’autosuffisance alimentaire », ont-ils dit. Un Programme Etat-Office du Niger a été mis en place pour soutenir la culture de la pomme de terre. Il a formé des producteurs et procédé à la distribution d’intrants. Le programme a enregistré de bons rendements avec la mise en place de coopératives, d’unions, toutes affiliées à l’interprofession. Selon nos interlocuteurs, à la fin du programme, la culture de la pomme de terre en zone Office du Niger connaît une phase décroissante. Les coopératives, les unions sont peu fonctionnelles. Les producteurs y font face avec les moyens de bord. Pour la campagne agricole 2024-2025, la zone ON de Niono a fait une prévision de 165,5 hectares, le tout a été réalisée avec une production de 5 794,5 tonnes. Les membres de l’Union que nos interlocuteurs ont rencontrés, ont surtout évoqué des difficultés d’ordre organisationnel et économique. Ils soutiennent que l’Union n’est pas suffisamment outillée pour nouer des partenariats gagnant-gagnant avec d’autres acteurs, fournir des services aux membres pour mieux produire et organiser la conservation et la commercialisation. Sur le plan économique, l’Union manque de ressources financières pour approvisionner ses membres en intrants de qualité, en quantité et à temps. Autres difficultés : l’accès au crédit au près des institutions financières et le coût élevé des semences 37 500 Fcfa pour un sac de 25 kilogrammes. « La filière pomme de terre serait prometteuse en zone Office du Niger » disent les membres de l’Union « si l’Office s’impliquait dans la chaîne en appuyant les producteurs dans les maillons de production, de conservation et de commercialisation. » Selon eux, un partenariat avec l’opérateur Modibo Keita serait profitable aux producteurs pour l’accès aux semences. MS/MD (AMAP)  

Sikasso : Démantèlement de plusieurs dragues à Misseni sur le fleuve Bagoé

Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 07 juin (AMAP) Une mission des directions régionales de l’Assainissement, de la Géologie et des Mines, de l’Environnement, des Eaux et Forêts et de l’Hydraulique s’est rendue, le 28 mai dernier,  à Misséni, dans la Commune rurale de Fourou, dans le Sud du Mali pour une identification des dragues à Kadiolo, avant de procéder à leur démantèlement. Ces interventions en application des dispositions de la loi 2023-040 du 29 août 2023 portant Code minier, vise à contrecarrer la destruction des cours d’eaux et de l’écosystème (flore et faune) dans les zones minières. Toute chose qui contribuera au bien-être de la population, à la protection de l’environnement et de l’écosystème. Au passage de la délégation régionale dans la Commune rurale de Fourou, le chef de village de Alhamdoulilaye, Hamidou Coulibaly, a affirmé que le phénomène les a causés énormément d’ennuis. Dans cette zone aurifère où le dragage est pratiqué, il a confié que leurs animaux sont confrontés à un problème d’abreuvement et de nourriture. L’eau du cours d’eau est devenue impropre à la consommation pour les êtres humains. « Aujourd’hui, nous craignons de consommer l’eau de nos puits car ceux-ci peuvent être contaminés par l’eau souillée de ce cours d’eau », a-t-il indiqué avant d’ajouter qu’ils ont, une fois, brulé trois dragues… Pour sa part, le directeur régional de l’Assainissement, du contrôle des pollutions et des nuisances (DRACPN) de Sikasso, Moussa Ballo, a mis un accent particulier « sur l’impact du dragage sur le fleuve et sur la qualité de l’eau. » « La pratique impacte négativement les berges du fleuve, la consommation de l’eau, le mouvement des pirogues et la vie des animaux aquatiques », a-t-il expliqué, soulignant l’importance de préserver le cours d’eau. Moussa Ballo a dit que les services techniques ont besoin d’équipements adaptés pour la réussite de cette activité. Il a surtout insisté sur la sensibilisation des communautés. De son point de vue, « il faut donner le pouvoir aux autorités locales pour qu’elles puissent saisir toutes les dragues. » « Nous sommes sérieusement engagés à combattre le dragage », a-t-il affirmé avant d’appeler toutes les régions, où les cours d’eaux sont utilisés pour la recherche de l’or, à imiter l’initiative des autorités régionales de Sikasso. « S’il y’a une synergie d’action entre les régions, on pourra belle et bien circonscrire ce fléau », a-t-il indiqué. Le code minier, selon lui, condamne formellement la pratique. Selon le conseiller à la sécurité et à la protection civile de la gouverneure, le contrôleur général-major de police Tiantio Diarra, la pollution et la dégradation de la nature au Mali « sont devenues des dangers pour la vie de la population et celle des animaux aquatiques. » C’est la raison pour laquelle. la mission a été initiée par la gouverneure de la région. Selon lui, une première mission a été effectuée en février passé pour identifier les points qui ont le maximum de dragues. C’est à la suite de cela que le site de Kadiolo a été détecté. « Cette opération doit être dissuasive pour tous ceux qui ont des dragues. Ils doivent comprendre que l’activité est illicite et qu’il faut l’abandonner… », a indiqué le contrôleur général-major de police. Il a souligné que l’opération se poursuivra « car le fleuve Bagoé constitue une ressource naturelle appartenant à nos ancêtres et il doit être préservé. » En outre, Tiantio Diarra a dit que cette initiative est l’illustration de la détermination des autorités du Mali « pour le bien-être de la population. » Ainsi, les dragues extraites du fleuve Bagoé dans la localité de Misseni seront amenées au gouvernorat de Sikasso. « L’équipe de démantèlement a pu saisir 16 dragues. Il y reste une centaine », a affirmé la gouverneure de la Région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé. Elle a révélé que la mission n’avait pas de moyen adéquat, sinon les machines « costaud » pour extraire le reste des dragues. A cet effet, la cheffe de l’exécutif régional a saisi l’opportunité pour saluer la CMDT et les autres partenaires qui ont facilité la réalisation de l’opération de démantèlement. Pour l’heure, les 16 dragues sont gardées au gouvernorat de la 3ème région. Par ailleurs, elle a sollicité le soutien de tous car seules, les autorités régionales ne peuvent pas mener cette lutte. « Il faut une conjugaison des efforts de différents départements ministériels, dont ceux chargés de l’Environnement et de la s\Sécurité », a-t-elle insisté. Et de préciser que ceci appuiera l’équipe régionale quant à l’extraction et la sécurisation des dragues. « Nous allons poursuivre l’opération dans d’autres localités et instruire à tous les préfets de prendre des dispositions pour éviter la réinstallation des dragues extraites », a-t-elle promis. Elle a assuré que des mesures seront prises contre ceux qui s’adonnent à la pratique. Elle a remercié le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et le ministre de l’Economie et des Finances qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour soutenir la mission de démantèlement. Le dragage consiste à extraire des matériaux qui se trouvent en profondeur de l’eau. Le cas du fleuve Bagoé consiste à extraire de l’or dans les fin fonds du fleuve. MFD/MD (AMAP)

Cantines scolaires au Mali : Concilier bienfaits éducatifs et soutenabilité financière

Par Amara Ben Yaya TRAORÉ Bamako, 07 juin (AMAP) Les cantines scolaires offrent bien plus qu’un repas : elles sont un pilier de l’Education et du développement. Elles garantissent l’accès à l’école pour des millions d’élèves, tout en soutenant les communautés vulnérables. Selon Sika Traoré, directrice du Centre national des cantines scolaires (CNCS), la baisse des financements menace ce programme vital, compromettant l’avenir scolaire de milliers d’enfants. Pour des millions d’élèves maliens, l’école ne se limite pas à l’apprentissage : elle répond à des besoins essentiels. « Les cantines scolaires sont un moteur de développement, surtout dans un contexte de crises qui fragilisent nos populations », affirme Sika Traoré. Dans un pays où la faim touche une large part de la population, ce programme agit comme une solution pour attirer à l’école les enfants, parfois contraints de parcourir de longues distances pour se rendre dans les salles de classe. En 2024, les écoles soutenues par le Programme alimentaire mondial (PAM), partenaire clé du CNCS, affichent un taux de rétention scolaire de 98 %, un résultat remarquable malgré les conflits et la précarité. «Un repas à l’école permet aux enfants de se concentrer sur leurs études», explique la directrice. Conçus pour répondre aux besoins nutritionnels, les menus renforcent la santé des élèves, améliorent leurs capacités cognitives et favorisent leur réussite scolaire. Cependant, ce programme essentiel fait face à des obstacles majeurs. La crise économique mondiale réduit les contributions des partenaires internationaux, épuisant les ressources du CNCS. « Les financements, souvent par acteurs extérieurs, sont durement touchés par cette conjoncture », constate Sika Traoré. Des organisations comme le PAM et Catholic relief services (CRS) ont dû réduire le nombre d’élèves pris en charge, forçant l’État malien à compenser avec des moyens limités. À cela, s’ajoutent les conflits dans le Nord du Mali, qui provoquent des déplacements massifs et augmentent le nombre d’enfants dépendant des cantines. « Les besoins ont explosé, mais nos capacités sont débordées », déplore la directrice. Au-delà de la nutrition, les cantines scolaires dynamisent l’économie locale. Avec le soutien du PAM et d’autres partenaires, le CNCS a développé des jardins et champs scolaires dans de nombreux villages. Ces initiatives génèrent des revenus, notamment pour les femmes, tout en produisant des légumes pour les repas. « Une partie des récoltes alimente les cantines, renforçant l’autonomie financière des femmes », explique Sika Traoré. Ces activités favorisent aussi la cohésion sociale : en travaillant ensemble, les femmes tissent des liens de solidarité. Dans certains villages, ces revenus alimentent des systèmes de micro finances communautaires, ouvrant la voie à une autonomisation économique durable. PÉRENNISATION DU FINANCEMENT – Pour assurer la continuité du programme, le PAM finance une partie des cantines et soutient des formations pour renforcer les capacités locales. Mais la pérennité repose sur des ressources importantes. Le CNCS estime le besoin à 17,3 millions de dollars pour maintenir les cantines et préserver leurs acquis. « Nous plaidons pour obtenir ces fonds, et le PAM a promis de nouveaux financements », déclare Sika Traoré, optimiste. L’État malien, qui gère 1 855 cantines de Kayes (Ouest) à Ménaka (Nord), une couverture sans équivalent, assume une part croissante des coûts. Pourtant, le retrait progressif de certains partenaires internationaux accentue la pression sur les finances publiques. Face à ces défis, le CNCS parie sur l’autonomie des cantines, en encourageant les communautés à les gérer via des jardins scolaires. « Nous sensibilisons les populations pour qu’elles s’approprient ce programme, renforçant ainsi la souveraineté nationale », explique la directrice CNCS. Cette approche prometteuse exige, toutefois, une forte mobilisation communautaire et un soutien technique constant, dans un contexte où les ressources humaines et financières restent limitées. « Les cantines maintiennent les enfants en classe et leur offrent une chance de bâtir un avenir meilleur », argumente Sika Traoré. Pourtant, ces progrès restent fragiles. Sans financements suffisants, la faim et l’abandon scolaire risquent de s’aggraver, menaçant les avancées en matière d’éducation des populations les plus fragiles. Face à ces enjeux, la directrice du CNCS lance un appel urgent à l’État afin de mobiliser des ressources pérennes, impliquer les communautés dans les initiatives locales, aux partenaires internationaux à fournir un soutien constant et aux parents et élèves à valoriser l’éducation rendue possible par ces repas. ABT/MD (AMAP)  

Diéma : Des moutons hors de prix !

Par Ouka BA AMAP Diéma, 30 mai (AMAP) La fête de Tabaski se tiendra, cette année, dans un contexte économique et sécuritaire difficile. A Diema, les prix des moutons dépassent largement les bourses. Les moutons coûtent excessivement cher dans cette partie de la Bande sahélienne où l’élevage est en pleine expansion, malgré les cycles de sécheresse répétés, liés généralement à l’insuffisance et la mauvaise répartition des pluies dans l’espace et dans le temps. Aujourd’hui, à Diéma, pour se procurer un bélier moyen, il faut débourser jusqu’à 110 000 Fcfa voire plus ! La question qui taraude tous les esprits est de savoir ce qui a occasionné la flambée des prix des moutons dans le Kaarta cette année. A propos, plusieurs raisons sont avancées. Certains pensent que les commerçants sénégalais n’étant pas venus cette année pour se ravitailler, on ne peut parler de rareté des moutons sur les marchés. De l’avis général, les causes sont liées à la cherté de la vie et, surtout, à l’insécurité qui sévit dans la zone. Ce qui empêche beaucoup d’éleveurs ont peur de conduire leur troupeau sur des marchés sous la menace terroriste. DE LA CUPIDITE – Sur la place occupée par les marchands de moutons, au Razel, juxtaposée à l’emplacement de compagnies de transport, se déroulent, du lever au coucher du soleil, des transactions. Vendeurs, acheteurs, revendeurs et coxeurs, chacun y trouve son compte. On y assiste, quotidiennement, à un véritable tohu-bohu. En provenance de Tinkaré, Dioby Macoulmack, est à la recherche d’un client pour son bélier qu’il désire vendre à 160 000 Fcfa, un prix non négociable, d’après lui. Avec ses cinq béliers corpulents, aux cornes pointues, Lassana Konaté, espère tirer de son mouton la faramineuse somme de 750 000 Fcfa. Il s’arme de patience pour attendre les clients les plus audacieux. Le revendeur Adama Boly, n’est pas avide d’argent. S’il parvient à gagner sur chaque mouton un bénéfice de 1 000 Fcfa, cela est suffisant. A en croire, Bassékou Gambi, venu de Koromba Kouroumba, il existe toutes sortes de prix. Il suffit d’avoir un peu d’argent pour obtenir un mouton qui répond aux critères de l’animal de sacrifice. Mamadou Diallo, éleveur, a fait un tour au Sénégal pour écouler ses moutons. En ce moment, il est venu aider son ami dans la vente. Gaoussou Diarra, domicilié à Fangouné Massassi, s’est déplacé personnellement, malgré son âge avancé, pour venir acheter des béliers pour sa famille. Il trouve que les enfants sont souvent inexpérimentés dans le marchandage. De l’imprudence chez Samba Traoré, qui dit attendre le jour même de la fête, juste avant la prière collective, pour chercher un mouton. « Car, explique-t-il, le visage décrispé, cela trouvera que tout le monde a eu son mouton. » « Alors certains marchands bazardent leurs troupeaux », espère-t-il. DE LA MODESTIE – N’ayant pas assez d’argent pour se procurer un bélier, un homme qui préfère garder l’anonymat, vient d’acheter une chèvre de 6 mois à 25 000 Fcfa, qu’il compte immoler le jour de la fête. Que dire de cet autre, qui laisse sa brebis pour chercher un bélier, afin de répondre à une exigence des membres de sa famille. Mahamadou Sissoko, releveur de compteurs Energie du Mali (EDM), est obligé d’acheter, cette année, son mouton de Tabaski. Durant les années antérieures, il pratiquait l’élevage. Son activité avait beaucoup prospéré. Mais, par la suite, une maladie a décimé son troupeau. Interrogé sur le sujet, le chef du service local des productions et des industries animales, Oumar Maïga, a indiqué que c’est de la pure surenchère. Il rapporte que le fait que beaucoup de gens soient impliqués dans le circuit (vendeurs, acheteurs, revendeurs, coxeurs), forcément les prix des moutons prennent l’ascenseur, « car chacun veut en tirer profit. » « Dans cette affaire, poursuit-il, ce sont généralement les propriétaires d’animaux qui sont les grands perdants. » Il a aussi évoqué le problème d’insécurité, qui rend souvent difficile l’approvisionnement des différents marchés. Le service local des productions et des industries animales assure correctement les rôles, qui lui incombent, afin de parvenir à une bien meilleure promotion de ce secteur dans le Cercle de Diéma. OB/MD (AMAP)  

Programme de développement intégré des ressources animales et aquacoles : Session sur les bilans 2024 et 2025

Bamako, le 29 mai (AMAP) Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a présidé, ce jeudi 29 mai, à la coordination du projet, l’ouverture de la session sur le bilan des activités 2024 et celles à réaliser en 2025 du Programme de développement intégré des ressources animales et aquacoles au Mali, volets aviculture et aquaculture (PDRIAAM) phase 2, et dont le plan de travail et les budgets annuels 2025 sont estimés à 1,699 milliards de Fcfa, a constaté l’AMAP sur place. Youba Ba participait ainsi à la deuxième session du Comité d’orientation et de pilotage du PDRIAAM PHASE 2 dont l’objectif est « d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle grâce à l’amélioration de la production avicole et aquacole des petits exploitants. Et d’accroître l’autonomisation économique des petits producteurs du Sahel occidental du Mali, en ciblant essentiellement les femmes et les jeunes ». Cet objectif, selon le ministre Ba, « sera atteint grâce à l’augmentation de la productivité des systèmes avicoles et aquacoles, à l’amélioration de la résilience desdits systèmes ainsi qu’à un accès accru des populations bénéficiaires à une amélioration saine et nutritive. » « Ainsi, le PDRIAAM doit permettre de produire par an : 15 0005 tonnes de poissons ; 424 689 022 œufs et 15 490 tonnes de viande de poulets », a annoncé le chef du département de l’Élevage et de la Pêche.  Et ce, « au bénéfice de 2 000 000 de personnes vivant dans les exploitations agricoles familiales. » En outre, l’objectif du projet, qui cible directement 120 000 personnes dont 60% de femmes et 20% de jeunes, selon Youba Ba, « cadre bien avec la politique de développement agricole » du Mali. Laquelle vise « la promotion économique et sociale des femmes, des jeunes et des hommes en milieu rural et périurbain ; la souveraineté et la sécurité alimentaire du pays ; de la réduction de la pauvreté rurale ; la modernisation de l’agriculture familiale et le développement de l’agro-industrie. » S’y ajoutent, entre autres, « la protection de l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles ; l’augmentation de la contribution du secteur rural à la croissance économique ». Les administrateurs, avec à la tête, le coordinateur du PDRIAAM PHASE 2, Sory Ibrahim Sidibé, auront à examiner, analyser et amender les documents qui leur sont soumis. Il s’agit, entre autres, de la mise en place et le développement de l’Unité de gestion du projet ; la préparation d’une situation de référence des deux filières dans la zone d’intervention du projet ; la préparation des travaux de réalisation des infrastructures et d’équipements ; le renforcement des capacités des parties prenantes. OD/MD (AMAP)

Ségou: Ruée sur le « Gueni » à l’approche de l’hivernage

Par Aminata PONA  Ségou, 29 mai (AMAP) La séduction, art subtil et raffiné, s’accompagne souvent de gestes symboliques et d’éléments sensoriels. Parmi ceux-ci, l’encens occupe une place privilégiée. Il constitue un véritable allié dans le jeu de la féminité et du charme. Les femmes de la région de Ségou en sont bien conscientes, et nombreuses sont celles qui recourent à divers types d’encens, en particulier le « Gueni », le souchet rond, de son nom scientifique « Cyperus rotondus Linn », pour exhaler leur présence et envoûter les sens. Traditionnellement appelé Guéni, cet encens naturel se décline en plusieurs formes que l’on retrouve sur les marchés locaux : les petits grains de couleur rougeâtre ou noir nommés Guénimisèni, les gros grains de couleur noire connus sous le nom de Guéni Koumaba, ainsi que les mystérieux Mougoumougouni. Ces perles aromatiques dégagent des senteurs suaves et envoûtantes qui imprègnent les lieux de leur parfum singulier. Utilisé principalement par les femmes, le Guéni sert à embaumer les pièces de vie, salons, chambres, salles d’eau, espaces de réunion ou de travail mais aussi à parfumer les vêtements. Au-delà de son usage esthétique, il s’inscrit dans une tradition culturelle profondément ancrée. À l’approche de l’hivernage, la demande pour ces encens ne cesse de croître. Nombreuses sont les femmes qui, en se rendant au marché, ne peuvent résister à l’envie d’en acquérir, tant son usage est devenu incontournable dans la vie quotidienne. C’est notamment le cas de Fatoumata Tangara, rencontrée au marché hebdomadaire communément appelé « N’Denè sugu » qui signifie « le marché du lundi » en bamanankan. Le sachet bien garni qu’elle tient à la main dit tout son attachement au produit : « Je viens d’acheter 4 kilos de « Gueni gros grain et 3 kilos de petit grain. J’aime particulièrement son parfum pendant les périodes de fraicheur. Je l’utilise pour embaumer mes chambres, mes toilettes, mes habits, mes dessous et même mes draps. J’ajoute à mon eau de boisson ou je le garde en bouche pour éviter les mauvaises odeurs » confie-t-elle. Non loin d’elle, une autre cliente Adam s’affaire à tester les odeurs des différents « gueni » proposés par une vendeuse. Après comparaison, elle opte pour le gros grain. La quarantain révolue, cette  dame estime que toutes les femmes devraient intégrer ce produit dans leur quotidien. « C’est un encens brut accessible à toutes les femmes selon leurs moyens. Il se suffit à lui-même. Nul besoin d’ajouter un autre parfum » affirme-t-elle. La mère de quatre enfants en souligne particulièrement l’utilité durant la saison pluvieuse : « C’est en cette période que j’en achète le plus. Comme vous le savez, en période de fraicheur, certains enfants urinent au lit. Cet encens est efficace pour éliminer les mauvaises odeurs au réveil. Il purifie littéralement l’air ambiant » explique-t-elle. Produit culturellement valorisé et largement utilisé le Gueni soutient une économie informelle dynamique principalement animée par les femmes.Sur les différents marchés de la ville de Ségou, les vendeuses d’encens sont facilement repérables. Elles attirent les passantes par l’agréable parfum qui émane de leurs étals. L’une d’elles, Fatoumata Diallo interpelle les clientes autour de ses bassines remplies du produit. Elle propose le gros grain entre 1 500 et1 750 Fcfa le kilo. Si le produit est cassé, le prix varie de 1 750 ou 2 000 Fcfa . Le petit grain rouge ou noir, quant à lui, est vendu entre 1 250 ou 1 500 Fcfa le kilo. Lorsqu’il est pilé, elle le cède entre 1 000 et 1 250 Fcfa le kilo. L’encens localement appelé « mougoumougouni » se vend à 500 Fcfa le kilo ou à 400 Fcfa, le contenu d’un récipient appelé ‘panis’. Fatoumata précise que les prix fluctuent selon les saisons. Ces recettes journalières varient entre 15 000 et 50 000Fcfa. Pour sa consœur Bintou Djibo, la période de l’hivernage est particulièrement propice à la vente du Gueni. « Les grains noirs sont les plus prisés par les femmes. Cependant, le produit devient plus coûteux, car certains cultivateurs abandonnent sa culture au profit d’autres activités », explique-t-elle. Elle souligne, par ailleurs, la rentabilité de cette activité, grâce à laquelle elle subvient aux besoins de sa famille. « Nous recevons le produit des zones de production, le vendons en détail. Ensuite, nous remettons leur part aux fournisseurs à la fin de la journée. Le bénéfice nous revient. Parfois, je réalise un chiffre d’affaires de 50 000 Fcfa par jour, voire 100 000 Fcfa ou plus, selon l’affluence du marché », explique-t-elle. Bintou Djibo affiche les mêmes prix que Fatoumata. Toutes les deux vendent également en détail à partir de 50Fcfa. Le Gueni provient essentiellement des localités de Macina, Kala, Konodimini et Sitanbougou. Une femme âgée, rencontrée sur place, rappelle l’importance de cet encens dans les foyers : « C’est une forme de chauffage moderne. Il peut même apaiser les tensions dans un couple : il suffit que la femme nettoie la maison, allume un peu d’encens, et la magie opère » précise-t-elle. Outre son pouvoir aromatique et symbolique, elle souligne que le Gueni joue également un rôle hygiénique et médicinal. Il est aussi utilisé pour repousser les moustiques et autres insectes nuisibles. Selon certaines croyances populaires, il contribuerait aussi à prévenir certaines affections féminines, telles que les infections, les douleurs menstruelles, la sécheresse vaginale, les crampes abdominales et les démangeaisons intimes. AP/ADS/MD (AMAP)              

Alerte météo au Mali : Pluies et vents forts attendus à Bamako et dans plusieurs régions  (Mali Météo)

Bamako, 27 mai (AMAP) L’Agence Mali-Météo, sous l’égide du ministère des Transports et des Infrastructures, a émis, ce mardi 27 mai 2025, une alerte météo annonçant des pluies et des vents modérés à forts dans plusieurs régions du Mali, y compris le District de Bamako, en fin d’après-midi et dans la nuit. « Comme indiqué dans notre bulletin hebdomadaire, les régions de Bandiagara et San sont déjà sous la pluie », a précisé un responsable de la Cellule Communication de Mali-Météo. Il a ajouté que les précipitations toucheront également les régions de Bougouni, Koutiala, Sikasso, Kita, Dioïla, ainsi que le sud des Régions de Koulikoro et Kayes. « Des vents modérés à forts pourraient accompagner ces pluies dans les localités concernées », a-t-il averti. L’Agence Mali-Météo appelle les populations à la prudence face à ces conditions climatiques. OS/MD (AMAP)

Sécurité alimentaire : Partage du Plan national de réponse 2025 avec les PTF

Bamako, le 26 mai (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, accompagné du ministre Commissaire à la Sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed, a partagé, ce lundi après-midi, dans les locaux de son département, avec les partenaires internationaux le Plan national de réponse (PNR) 2025 à la sécurité alimentaire, a constaté l’AMAP sur place. « Sur un nombre total de 6,4 millions de personnes en besoin humanitaire, l’assistance d’urgence cible 4,7 millions de personnes particulièrement vulnérables, pour un montant estimé à 462 milliards de francs CFA, qui seront essentiellement consacrés aux secteurs prioritaires comme la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la santé, l’éducation, l’hygiène et l’assainissement », a déclaré le ministre Diop. Et d’expliquer : « Afin de briser le cycle des crises humanitaires, le Plan privilégie une approche intégrée qui renforce la résilience des systèmes et des communautés ». « Toutefois, a-t-il précisé, l’objectif du Mali n’est pas de rester dans l’assistance d’urgence ni de faire de l’appui humanitaire un horizon permanent ». « Nous sommes résolument engagés dans une perspective de résilience,  de développement durable et de paix», a insisté le  chef de la diplomatie malienne. Ce PNR, dont l’importance s’illustre par son adoption lors de la 21e session du Conseil national de sécurité alimentaire et nutritionnelle, présidée par Premier ministre, le Général Abdoulaye Maïga, a été apprécié par l’ensemble des Partenaires techniques et financiers (PTFs). Presque la totalité des partenaires représentés au Mali ont participé à cette séance de partage du PNR qui vise à préserver la vie et la dignité des populations ayant des besoins critiques à travers une assistance multisectorielle d’urgence adéquate. Le chef de file des PTfs, en charge de la sécurité alimentaire, Thomas Eckert, a promis que les acteurs de la sécurité alimentaire évoluant au Mali restent résolument engagés auprès du gouvernement. « Ils continueront à travailler en étroite collaboration avec les autorités du Mali », a assuré le diplomate européen. Thomas Eckert a, par ailleurs, souligné, pour cette année 2025, les objectifs communs, les plus importants, dans le respect de la Vision Mali kura 2063. Il s’agit d’« opérationnaliser le Conseil national unifié à savoir, le Conseil national de sécurité alimentaire, nutritionnelle et de protection sociale ; opérer le registre social unifié qui constituera la base de données ; utiliser le Fonds commun des partenaires qui permet aux acteurs des financements adaptés aux besoins». OD/MD (AMAP)

L’Union locale des acteurs du marché de Bankass organise sa foire de la Tabaski

Bankass, 24 mai (AMAP) L’Union locale des acteurs du marché (ULAM) a organisé une foire de la Tabaski de petits ruminants et de produits agricoles, dans la journée du samedi 23 mai 2025, aux environs de 9 heures, à l’espace public en face du service vétérinaire. Plusieurs interventions ont marqué la cérémonie d’ouverture. Le préfet du Cercle, le colonel, Aly Sidibé, a adressé ses remerciements et félicité ULAM pour l’organisation de cette foire qui « permettra à la population d’acheter des animaux et des produits agricoles à un prix raisonnable et pour le développement du Cercle de Bankass. » Les produits agricoles transformés par les femmes de Bankass sont de qualité. La visite des stands par les autorités, une danse folklorique ont été les temps forts de la cérémonie d’ouverture de la foire de Tabaski. L’événement était placé sous la présidence du préfet du cercle de Bankass, et sest deroulé en présence de plusieurs sous-préfet (Bankass, Segué et d Kani Bonzon), le maire de la Commune rurale de Bankass, Allaye Guindo, des chefs de service techniques de l’État, les forces de défense et de la sécurité (la police, la gendarmerie, la garde nationale, la douane), la société civile, la présidente de l’ULAM, Djeneba Togo, le parrain de la cérémonie, Abdoulaye Yaro, la marraine de la cérémonie Mme Diara Cissé. AKG/MD (AMAP)