Assemblée nationale : Adoption d’une série de projets de lois
Bamako, 25 novembre (AMAP) Les députés maliens, réunis en séance plénière, ont adopté, jeudi dernier, plusieurs projets de lois dont le texte portant répression de la cybercriminalité qui a pour objet de déterminer les infractions relatives à la cybercriminalité, ainsi que la procédure suivie en la matière, a constaté l’AMAP. Dirigés par le président de l’Assemblée nationale, Issaka Sidibé, les travaux se sont déroulés en présence de plusieurs membres du gouvernement venus défendre les textes, et ont avalisé, aussi, la création du Conseil supérieur de la jeunesse et le projet de Code d’éthique et de déontologie de l’agent de l’Administration publique. Les députés ont approuvé le projet de loi portant répression de la cybercriminalité par 103 voix pour, 0 contre et 0 abstention. Le vote de cette loi vient combler un vide juridique car il n’y avait pas de texte réprimant les infractions de cybercriminalité. Les représentants de la nation ont, unanimement, donné leur quitus au projet de loi portant ratification de l’Ordonnance n°2019-023/P-RM du 27 septembre 2019 portant modification de l’Ordonnance n°2014-003/P-RM du 15 janvier 2014 portant création de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR). Ce texte qui prolonge la mission de la CVJR jusqu’au 31 décembre 2021, élargit ses travaux qui couvrent, désormais, la période allant de 1960 à 2019. Ce qui permettra de prendre en charge les victimes des récents évènements, notamment à Ogossagou, Boulkessi, Indélimane etc. Par 91 voix pour, 0 contre et 0 abstention, les députés ont adopté le projet de loi portant création du Conseil supérieur de la jeunesse. L’adoption de ce texte confirme la volonté du président Ibrahim Boubacar Keïta de placer son second mandat sous le signe du plein épanouissement de la jeunesse. Il résulte de la nécessité de mettre, réellement, les préoccupations des jeunes au cœur des priorités de développement du pays et de donner plus d’impact aux initiatives prises en leur faveur. « La mission essentielle de ce Conseil supérieur de la jeunesse est, surtout, de veiller à la mise en œuvre de Politiques et Programmes pour le plein épanouissement de la jeunesse, sous le leadership éclairé du président de la République », a argumenté Arouna Modibo Touré en charge du département de la Jeunesse et des Sports qui défendait le texte. Les élus de la nation ont, tous, donné le feu vert au projet de loi portant Code d’éthique et de déontologie de l’agent de l’Administration publique. Ce texte vise à améliorer la performance de l’Administration, moraliser davantage le service public et, ainsi, contribuer au développement du pays. Ils ont également donné leur assentiment, par 91 voix pour, 0 contre et 0 abstention, au projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°2019-019/P-RM du 27 septembre portant modification de la loi n°02-071 du 19 décembre 2002 portant création de la Direction nationale de la formation professionnelle. Le vote de ce projet de loi contribuera à l’harmonisation et à la cohésion des acteurs de la formation professionnelle et permettra, ainsi, d’atteindre les objectifs fixés par la Loi d’orientation sur la formation professionnelle. Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Me Jean Claude Sidibé, qui défendait ce texte a indiqué que le détenteur du baccalauréat ne veut être ni maçon, ni plombier, encore moins ferrailleur. Pour lui, « nous avons bien du travail au Mali, mais nos jeunes ne sont pas formés dans ce sens ». « Mais, si nous continuons à former des gens dans les sciences sociales, nous n’avons pas de travail en sciences sociales. Il faut qu’on parvienne à renverser la tendance et c’est cela le rôle de mon département », a souligné le ministre Sidibé. Par les mêmes voix, les députés ont approuvé le projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°2019-014/P-RM du 29 juillet 2019 autorisant la ratification de la Convention portant création et des statuts de l’Alliance pour le Biodigesteur en Afrique de l’Ouest et du Centre (AB/AOC). Le projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°2019-016/P-RM du 20 septembre 2019 portant création de l’Agence nationale de la Grande Muraille Verte. Ce texte a été voté à 91 voix pour, 0 contre et 0 abstention. Les parlementaires ont, à l’unanimité, adopté, également, le projet de loi autorisant la ratification de l’Accord de prêt, signé à Marrakech (Maroc), le 06 avril 2019, entre le gouvernement de la République du Mali et la Banque islamique de développement (BID), relatif au financement du programme FSID-EAA pour l’éducation des enfants hors école (PACETEM) au Mali. Pour finir, l’Assemblée nationale a adopté une Résolution portant création d’une commission d’enquête sur la vente des immeubles de l’Etat. BD/MD (AMAP)
Infrastructures routières : Les acteurs ont fait le bilan des réalisation et de l’entretien
Bamako, 25 novembre (AMAP) Les services maliens en charge des routes ont évalué, jeudi dernier, à Sikasso (Sud), les réalisations de 2019 et planifié les actions à mener au cours de 2020, a constaté l’AMAP. Pendant trois jours, les participants ont examiné le programme des travaux d’entretien courant des routes au titre de l’année 2020, l’opérationnalisation du transfert des compétences et des ressources dans le domaine de l’entretien routier et les propositions de relecture de certains textes législatifs et règlements. Ils ont, aussi, fait le point de l’état d’exécution des recommandations de la précédente réunion annuelle et du rapport d’activités 2019 de la Direction nationale des routes (DNR). Un accent particulier a été mis sur l’état d’exécution du financement de l’entretien routier 2019 et du projet de budget 2020. Avant de passer au peigne fin les conventions de maitre d’ouvrage déléguée au titre de 2019. Faisant le bilan des activités réalisées, la ministre des Infrastructures et de l’Equipement. Traoré Seynabou Diop, qui a présidé réunion annuelle, a cité des routes achevées en 2019. A ce titre, elle a relevé l’aménagement en 2×2 voies de la route Bamako-Koulikoro, la construction et le bitumage de la route Bénéna-Mandiakuy, de la route Yanfolila-Kalana, les ponts de Kayo sur le fleuve Niger à Koulikoro et celui de Dioila et leurs voies d’accès, les travaux de la route Kangaba-Dioulafoundo-Frontière Guinée etc. La ministre a ajouté que les travaux se poursuivent pour certains axes routiers. Elle a indiqué les routes Zantiébougou-Kolondiéba-Frontière Côte d’Ivoire, Kayes-Sadiola, Banconi-Dialakorodji-Safo-Nossombougou, Katélé-Zégoua-Kadiolo avec l’aménagement de 4 km de voies urbaines dans la ville de Kadiolo et la voie de Kouloubléni, dans la Commune rurale de Kalabancoro. Sont aussi encours de lancement ou de réalisation les travaux de construction du 2èpont de Kayes et ses voies d’accès, l’aménagement en 2×2 voies de la traversée de la ville de Sikasso, l’aménagement en 2×2 voies de la Tour de l’Afrique-Yirimadjo-3èpont de Bamako. S’y ajoute la réhabilitation/renforcement du tronçon Kati-Didiéni long de 150 km. Dans son intervention, Seynabou Diop a, aussi, rappelé le démarrage des travaux de construction de 547 km de pistes rurales dans les Régions de Koulikoro et de Sikasso. Cela, dans le cadre du Projet d’amélioration de l’accessibilité rurale (PAAR), phase II. Mme Traoré Seynabou Diop a, aussi, salué le démarrage des travaux d’élargissement en 2×2 voies de l’échangeur « Place des Martyrs » y compris ses voies d’accès (travaux à l’arrêt à cause de l’occupation des emprises), le lancement des travaux de construction d’un échangeur, d’un viaduc et l’aménagement de 10 km de voiries urbaines dans la ville de Sikasso. « S’agissant du programme d’entretien routier, nous avons, pour l’année 2019, procédé à l’entretien de 8.035 km dont 5.462 km de routes revêtues (soit 67,98%), 1.017 km de routes en terre (soit 12,66%) et 1.556 km de pistes rurales (soit 19,36%) », a détaillé la ministre. Elle a invité les services intervenant dans le secteur « à plus de rigueur et de pro activité dans l’exécution et le suivi des travaux en vue de satisfaire les exigences de qualité de nos populations ». Elle a, aussi, exhorté les populations bénéficiaires, dans le cadre de la veille citoyenne, à donner le meilleur d’elles-mêmes pour la réussite des projets d’infrastructures routières. « Sansvous substituer aux services techniques, aux entreprises et aux bureaux d’études, nous avons besoin de vos informations avisées pour plus de résultats sur le terrain », a dit Seynabou Diop à l’endroit des populations. En outre, la chef du département des Infrastructures et de l’Equipement, qui a remercié les Partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement, a indiqué que les efforts enregistrés, en 2019, en matière de développement et de maintenance des infrastructures routières, seront poursuivis et amplifiés en 2020. La ministre des Infrastructures et de l’Equipement avait à ses côtés le représentant du président de la commission Travaux publics, domaines, habitat et transports de l’Assemblée nationale, Seydou Traoré, le maire de la Commune urbaine de Sikasso, Kalifa Sanogo, et plusieurs chef de services et organismes personnalisés rattachés à son département. AG/MD (AMAP)
Diplomatie : L’ambassadeur de Cuba boucle son séjour
Bamako, 25 novembre (AMAP) Roberto Blanco Dominguez, ancien ambassadeur de Cuba au Mali a fait ses adieux, vendredi, au président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, lors d’une audience à la Villa des Hôtes, à l’ex-Base. Le diplomate, qui a regagné son pays, samedi dernier, après une année de mission, a rappelé, « utilement » les liens de coopération entre Bamako et La havane et échangé avec le président malien sur les préoccupations de l’heure. Le Mali et Cuba entretiennent, en effet, une collaboration étroite dans divers domaines, depuis les premières années de l’indépendance du Mali. Cette coopération s’est, d’abord, concrétisée pour la jeune nation indépendante par la formation de centaines de cadres dans tous les domaines pour faire face à ses besoins en ressources humaines. Elle s’est, plus tard, étendue à l’assistance technique dans les domaines de la santé, des sports et des arts. Roberto Blanco Dominguez s’est attelé, durant son séjour, à revigorer ces liens de coopération et d’amitié qui ont été établis par Modibo Keïta et Fidel Castro. Au premier président du Mali, le Lider Maximo a offert la disponibilité de son pays à soutenir le Mali. Depuis, cet élan est maintenu dans la coopération qui s’est étendue à plusieurs domaines. Aussi, selon le diplomate, ses échanges avec le chef de l’Etat ont porté « sur la vie politique dans (les) deux pays », avec un focus sur la situation sécuritaire au Mali et le blocus économique imposé à Cuba. Sur ce dernier point, il remercié le président Keïta pour le vote du Mali aux Nations unies, le 7 novembre dernier, en faveur de la levée de ce blocus. Ce choix du Mali « témoigne de la profondeur de ses liens avec Cuba » et rappelle l’adhésion, très tôt, de nos deux Etats au mouvement des Non-alignés qui milite pour la levée de cet embargo. M. Dominguez a confié avoir passé un bon séjour au Mali, dont il garde « un très bon souvenir ». Persuadé que le Mali surmontera ces moments difficiles, il a souhaité que la paix revienne afin que le « très solide peuple » du Mali puisse se développer et retrouver toute sa grandeur d’hier. ID/MD (AMAP)
Journée de réflexions et d’échanges sur les difficultés liés à l’accès aux services de base
Macina, 25 novembre (AMAP) Une journée de réflexions et d’échanges sur les difficultés liés à l’accès aux services de base, avec la participation équitable des femmes et des hommes, a regroupé, lundi, 21 participants dans la salle de délibération de la mairie de Macina. Ont participé aux travaux des maires, représentants des Associations de santé communautaire (ASACO), les Présidents des Comités de gestion scolaire (CGS), les groupements des femmes et des jeunes des Communes de Macina, Kokry-Centre, Boky-Wéré et Kolongo. La rencontre a été initiée par la Coalition des alternatives africaines dette et développement (CAD-Mali), en partenariat avec l’ONG suédoise, Diakonia et l’ambassade de Suède au Mali. Le 2èmeadjoint au préfet, Oumar Dembélé, qui a présidé la rencontre a invité les participants à véhiculer le bon message pour la consolidation et la capitalisation des acquis dans un environnement prospère pour le bonheur des populations. Cette journée de réflexions et d’échanges avait pour objectif principal de : « Contribuer à l’opérationnalisation des espaces locaux de recevabilité (cadre de concertation, espaces d’interpellation etc.), avec la participation équitable des femmes et des hommes ». Plus spécifiquement, il s’agit de faire un rappel sur quelques dispositifs législatifs, en matière de recevabilité dans la fourniture des services sociaux de base, de permettre aux acteurs d’échanger sur les problématiques liées à l’accès aux services sociaux de base et l’opérationnalisation des espaces locaux de recevabilité. Et, également, de recueillir des propositions de solutions des différents acteurs, visant à améliorer l’accès et la qualité de services de base, à travers une participation équitable des femmes et des hommes. CAD-Mali est un mouvement social d’alternatives populaires et de défense des droits humains. Elle a pour vision « n monde démocratique plus juste, solidaire et respectueux des droits sociaux, culturels, économiques, politiques et environnementaux dans lequel l’endettement des peuples se fera avec le consentement des citoyens ». AOK/MD (AMAP)
Niono : Forum autour de la réduction des risques liés aux catastrophes
Niono 25 novembre (AMAP) Les participants à un forum pour la réduction des risques liés aux catastrophes qui s’est tenus, jeudi, à Niono, ont recommandé, entre autres, la participation des comités de veille villageois aux rencontres organisées au niveau communal, voir cercle, sur la prévention et la gestion des risques liés aux catastrophes. Les travaux, sous la présidence de sous préfet de Pogo, Maghan Bougoudogo, représentant le préfet, ont, aussi, recommandé la sensibilisation des parents à trouver des actes de naissance pour les enfants, l’élaboration de plan d’actions, l’adoption de techniques agricoles durables et la réduction des dépenses lors des mariages. Ce forum avait comme objectifs de mettre en relation des mères d’enfants, membres du comité de veille, avec l’administration et les élus, favoriser l’intégration des femmes aux plateformes de réduction des risques liés aux catastrophes aux niveau local et communal, faciliter le plaidoyer des femmes pour l’intégration des risques liés aux catastrophes dans les plans locaux en tenant compte des besoins spécifiques des femmes. Il éttait organisé par l’Association malienne pour la promotion du Sahel (AMAPROS), à travers Résilience des femmes et des filles face aux désastres et leurs droits d’accès aux ressources de production dans les zones de conflits (GARP) a regroupé une quarantaine de participants venus des villages partenaires du projet. Le projet vise à renforcer la capacité des comités de veille et de gestion des catastrophes, dans chaque village partenaire du projet, avec une forte participation des femmes pour la prise en compte de leurs besoins de résilience. Dans son intervention, le représentant du préfet a dit que « les effets néfastes des changements climatiques et les catastrophes qui en résultent comme la désertification, la sécheresse, les inondations, les invasions acridiennes exposent les femmes et les enfants à plus de vulnérabilité aggravée par la situation sécuritaire que connait notre pays ». Il a, alors, exhorté les acteurs de son ressort territorial à prendre à bras le corps les activités du projet, afin de favoriser l’atteinte des résultats attendus. De son côté, le coordinateur du programme, Toumani Sidibé, a présenté le contexte, les objectifs du forum et du projet qui couvre cinq villages dans le cercle de Niono. Il est financé par Diakonia pour une durée de 21 mois MS/MD (AMAP)
Zirakoro Dounfing : Difficile cohabitation entre humains et animaux sauvages
Par Amadou Cissé Bamako, 25 novembre (AMAP) Quartier de la commune III, à la lisière de la capitale malienne, Bamako, et a la limite de la frontière avec le Cercle de Kati, Zirakoro Dounfing est réputé être une zone de prédilection pour les sciences occultes. Tout au long du marigot, qui laisse passer les eaux diluviennes emprisonnées par le chapelet de collines situées derrière les petits villages de Kati, d’étranges activités nocturnes attisent la curiosité des passants. Des esprits semblent habiter ces arbres touffus que le passant admire, à gauche, en partant à Kati. C’est l’un des rares poumons de la capitale. Selon les habitants du coin, deux grandes familles de « Djinns » se seraient partagées le territoire. La première est commandée par une vieille dame. L’autre, cousin de la vieille dame, est installée, plus loin, avec sa famille. Ce déplacement serait motivé par l’empiètement des hommes sur leur territoire. Selon la légende, les pieds humains marchent, à longueur de journées, sur leurs ustensiles de cuisine. Certains humains poussent la provocation jusqu’à construire des bâtiments sur l’espace de la communauté des « Djinns », qui a, dès lors, pris la décision d’éviter l’affrontement avec les humain. Les « Djinns » ne sont pas les seuls à se plaindre de l’agression de l’homme. Les serpents sont, quotidiennement, perturbés dans leur quiétude par les bruits et les odeurs humains. A défaut de les interroger directement, allons au contact de ceux qui en auraient le secret. En partant à Kati, après le vieux quartier de Samé, à gauche, dans le ravin, on arrive à Zirakoro avant Kati. Sur la route en latérite, parallèle à la principale, des hangars sont implantés entre les manguiers. Des poulets de toutes les couleurs y sont égorgés, puis sacrifiés et leur sang rependu sur le sol ou versé dans l’eau. Des esprits sont ainsi nourris pour répondre favorablement aux sollicitations des hommes désespérés. Les poulets ne sont pas les seules victimes de cette croyance populaire des temps révolus mais toujours tenace. Les cabris noirs et, quelques rares fois, des béliers blancs y sont immolés par des individus aux allures effrayantes. ESPRITS – Habillés en haillons, ces personnages ne quittent pas ces endroits particuliers. Ils attendent des clients. Une bonne quantité d’alcool pour arroser les esprits, quelques paquets de cigarettes et un peu de nourritures, c’est suffisant pour vivre. La nuit tombée, au lieu d’aller au lit, beaucoup de gens prennent la direction de Zirakoro. Là, ils ont rendez-vous avec ceux qui seraient les intermédiaires des diables et de leurs cousins « Djinns ». Originaires de la zone, ils ont démontré, à qui veut le croire, qu’ils ont la faculté de se connecter avec les esprits invisibles, au commun des mortels, pour donner une réponse positive aux diverses sollicitations des autres humains. Tout au long des rails qui s’enfoncent dans cette mangueraie, des véhicules de nantis sont garés dans la pénombre. Les occupants sont dans la petite forêt de manguiers où se trouve une petite marre aux eaux colorées, à force de recevoir du sang et des animaux morts. « Ici, il y a une grande famille de « Djinns ». Mais très gentille. Elle accepte les offrandes et en échange, fait ce qu’on lui demande », confie discrètement un jeune qui prétend être juste un ami du charlatan. Que demandent-ils aux esprits du marigot sacré ? Difficile d’y répondre. En revanche, il est connu que ces esprits ne sont pas les seuls occupants des lieux. S’ils existent, ils cohabitent avec des boas. Ces gros serpents ont colonisé ces lieux humides et touffus, depuis la nuit des temps. Les anciens le savent bien. De génération en génération, on enseigne aux jeunes de ne jamais tuer un boa. La raison : ils sont le totem qui protège la localité. « C’est le ciment de notre village devenu aujourd’hui un quartier de Bamako à cause de sa proximité », disent les habitants. Un problème se pose. Les mairies se sont adonnées à une vente effrénée de terrain et d’espaces de toute nature et de toute destination. Des maisonnettes, qui semblent suspendues dans le vide, pendent aux flancs des collines. Les cuvettes et des ravins sont vendus et des demeures y sont construites, sans peur ! Les marigots où se reproduisent les animaux sauvages sont investis par l’homme. Alors, les gros reptiles, devenus nombreux, sont pris en sandwich par les maisons. « Nous avons l’habitude de trouver des boas dans les chambres à Zirakoro. Mais, à chaque fois Boua (père) nous interdit de les toucher, encore moins de les tuer. Il semble qu’ils protègent le quartier, depuis plusieurs générations », raconte Adama, un jeune du quartier qui croit, dur comme fer, à cette réalité. Ces gros reptiles, selon le savoir endogène, ne sortent qu’une fois l’an, à la recherche de nourriture. Dans leur communauté, ils ont un chef. C’est le plus gros et le plus long. Le voir relève d’un miracle. Mais le voir est un porte-bonheur, selon un ancien. « Ils sont très nombreux ici mais ne font de mal à personne. Quand ils ont faim, ils se promènent la nuit pour chercher une chèvre, un coq ou se contenter de menus plus modestes comme les margouillats et les grenouilles qui croassent, en chœur, tous les soirs. L’orchestre des batraciens les attire vers les parties humides de la mangueraie. ETREINTE MORTELLE. Fins stratèges, ils se mettent souvent sur les arbres, en embuscade, pour surprendre les petits animaux imprudents. C’est ce qui est arrivé au chien d’un jardinier du coin. Le maitre du chien a été alerté par les aboiements de désespoir de l’animal de compagnie. Aussitôt, il abandonna ses planches de haricots et se dirigea vers l’animal en détresse. Ce dernier était en mauvaise posture. Le gros reptile l’avait pris en tenaille. Sa tête et sa poitrine sont enveloppées par la bête qui glisse son corps tout autour du chien. Le canidé remue, désespérément, sa queue. Le boa, partisan du moindre effort quand il s’agit de tuer sa proie, déploie, doucement et surement, sa force contre sa victime agonisante. Il est capable de détecter ses battements de cœur de sa
Quinté+ du mardi 26 novembre 2019 à Deauville, 4eme course, Prix du Pays de Bray
16-partants–Handicap divisé – première épreuve – Réf: +18 +19 – Classe 2 – 55.000 € – 1.900 mètres – Piste en sable fibré – Corde à droite – Terrain (PSF) – Lice 0 mètre pour chevaux entiers, hongres et juments de 3 ans et au-dessus, ayant couru depuis le 1er mai 2019 inclus. Liste des partants Nous sommes à Deauville ce mardi avec le prix Pays de Bray qui sera disputé par 16 concurrents sur le parcours particulier de 1900 m de la grande piste. Une course de plat qui s’annonce palpitante avec des spécialistes du sprint très affutés et prêts à en découdre .Surprise en vue et gros rapports attendus. 1-EL MANIFICO Il vient d’être récompensé de sa régularité à ce niveau Quinté cette saison en remportant son second événement de l’année en retrouvant le sable et ce parcours normand justement. Cela lui vaut 7 livres de surcharge et dès lors sa marge se réduit dans cette catégorie à son poids. 2-SAYANN Son poids revu à la baisse depuis ses 2 succès du mois de mars dont un à ce niveau Quinté lui ont permis de refaire surface dans cette catégorie gros handicap chez lui à Marseille-Borély en octobre. Il fait un long déplacement et pourtant ce parcours ne lui a pour l’instant pas réussi. 3-BID ADIEU IRE Il n’a pour l’instant réussi à s’illustrer à ce niveau Quinté que sur les 2000m de Paris-Longchamp. Ses 2 tentatives cet été sur ce parcours en sable se sont soldées par 2 échecs. Son poids revu à la hausse ne lui laisse guère de marge pour espérer pouvoir se racheter sur cette surface. 4-ELECTRON LIBRE IRE Il n’a couru que sur le sable de Cagnes l’hiver dernier et pour l’instant, il a toujours déçu sur cette surface. Lui aussi semble surtout se plaire sur le gazon de Paris-Longchamp et son succès du 8 septembre dans un Quinté lui vaut de devoir porter trop de poids désormais en handicap. 5-SANDYSSIME Il vient de démontrer sur ce parcours au niveau Quinté qu’il était désormais performant sur cette surface et qu’il s’accommodait parfaitement de cette distance de 1900m. Son mentor insiste donc sur ce tracé et il n’y a aucune raison qu’il ne confirme pas. On n’hésite pas à le reprendre. 6-MIRACLE DES AIGLES Il est enfin en train de retrouver une zone de poids favorable qui lui permet de revenir dans cette catégorie Quinté avec de légitimes ambitions. Il a été baissé de 11 livres depuis le début de l’année et il vient de prouver qu’il était toujours aussi efficace sur ce genre de parcours. 7-LADY SIDNEY Elle adore ce parcours et elle vient encore de le confirmer en prenant une plaisante 4ème place dans le Grand Handicap de la Piste Fibrée disputée sur ce tracé le 22 octobre. Une épreuve qu’elle avait d’ailleurs enlevée l’an passé. On ne peut que lui refaire confiance dans ce tournoi. 8-MUTARABBY IRE Après avoir débuté sa carrière en Angleterre, il est arrivé dans les boxes de G. Hernon l’automne dernier et s’il a déjà gagné sur ce parcours en décembre, c’était à un niveau moindre. Il n’a pas encore démontré qu’il avait la pointure d’un Quinté et il va devoir y faire ses preuves. 9-AMIRVANN Il vient d’être malheureux dans le Grand Handicap de la Piste Fibrée le 22 octobre sur ce parcours, gêné en phase finale alors qu’il progressait et s’annonçait dangereux. Il mérite d’être racheté car il vaut beaucoup mieux que sa dernière 10ème place si tout se passe bien cette fois. 10-STRONG AND STABLE Elle dépend d’une écurie habile et redoutable mais elle reste très intermittente. Sa seule tentative sur cette surface à Chantilly en mars s’était soldée par un échec. Elle cherche encore sa meilleure distance et a besoin de rassurer sur le sable. Elle peut de nouveau nous décevoir. 11-WOW GER Bien que déjà vu à réclamer, il a démontré qu’il pouvait accrocher des places dans cette catégorie gros handicap. Adepte des bons terrains, il se plaît sur le sable et il vient de l’emporter avec autorité pour sa seconde tentative sur 1900m et sur ce tracé. Il peut monter de catégorie. 12-TABULARASA Il va effectuer une petite rentrée puisqu’il n’a plus couru depuis le 16 septembre. Il prépare surtout le meeting d’hiver de Cagnes où il avait réussi à remporter un Quinté en janvier dernier. Il apprécie cette surface mais il va avoir besoin de courir et surtout de baisser au poids. 13-ALLEZ HENRI IRE Second atout de F. Rossi dans ce Quinté, il a 8 ans désormais et sa tâche se complique dans cette catégorie gros handicap d’autant qu’il tarde à baisser franchement au poids. Le handicapeur ne le soulage que d’une livre et cela risque de ne pas suffire pour le voir se réhabiliter. 14-DARK SIDE Adepte des bons terrains, il avait réussi à accrocher le 5ème place de son premier Quinté sur les 1600m de Paris-Longchamp en septembre. Il revient cette fois sur le sable où il n’a couru qu’une seule fois l’hiver dernier à Cagnes car il vient de décevoir en très souple à Marseille. 15-WALEED Il vient de bien se comporter dans le Grand Handicap de la Piste Fibrée sur ce parcours où il terminait plaisant 7ème mais à moins de 2 longueurs du lauréat. Il a donc encore son mot à dire pour les petites places dans cet événement d’autant que sa zone de poids demeure favorable. 16-GOLD LAKE Second représentant de l’écurie de Mme H. Sauer, lui aussi vient de faire belle impression dans le Grand Handicap de la Piste Fibrée avec une excellente seconde place malgré une pénalité de 3 kg suite à son premier succès en Quinté sur cette Psf deauvillaise. Au mieux, il doit répéter. PROPOSITIONS 16 GOLD LAKE 6 MIRACLE DES AIGLES 5 SANDYSSIME 1 EL MANIFICO 11 WOW GER 13 ALLEZ HENRI (IRE) 15 WALEED 4 ELECTRON LIBRE IRE INCONTOURNABLES 16-7-6-1-11- 5- 9 -2
Le Premier Ministre en 4ème région pour le redémarrage des travaux de construction et de bitumage de la route Goma Coura – Tombouctou
Bamako, 25 novembre (AMAP) Le Premier ministre, Dr Boubou Cissé se rendra, ce lundi à Goma Coura, dans la région de Ségou, pour le lancement officiel du redémarrage des travaux de construction et de bitumage de la route (Goma Coura – Tombouctou), a appris l’AMAP de source officielle. Dr Cissé sera accompagné du Représentant de l’Union Européenne, l’Ambassadeur Bart Ouvry, de certains membres du gouvernement et des experts et des techniciens des travaux de construction et de contrôle. Cette route qui est financée sur les ressources du 10ème FED (Fonds Européen de Développement), va désenclaver les cercles de Niafunké, Diré, Goundam et Tombouctou. Les travaux de la route longue de 484 km, sont répartis en trois lots à savoir Goma Coura – Léré (165 km), Léré – Niafunké (121 km) et Niafunké – Tombouctou (198 km). KM (AMAP)
San : Quelque 126 810 enfants ciblés par les Journées locales de vaccination contre la poliomyélite
San, 25 novembre (AMAP) Quelque 126 810 enfants âgés de 0 à 59 mois, sont ciblés par les journées locales de vaccination contre la poliomyélite dont le lancement a été présidé vendredi à San, par l’adjoint du préfet de cercle, Abraham Kassogué, a constaté l’AMAP. L’objectif de la campagne au cours de la quelle 140.920 doses de vaccin sont déjà sur place, est d’atteindre un taux de couverture vaccinal de 95%. Cette campagne mobilise 634, les agents vaccinateurs, 45 superviseurs de proximité déployés auprès des centres de santé communautaire, 10 autres au niveau du centre de santé de référence, dans une stratégie de porte à porte et fixe, pour la couverture de 30 aires sanitaires. Le représentant du chef de l’exécutif local qui a inoculé la 1ère dose de vaccin dans le vestibule du chef de quartier de Missira, a déclaré que l’éradication de la poliomyélite nécessite une collaboration étroite et intense entre tous les partenaires, à savoir les autorités administratives et politiques, les professionnels de la santé, les responsables coutumiers et religieux et surtout les communautés elles – mêmes. Le médecin chef du District Sanitaire de San, Dr N’Fa Adama Diallo, a pour sa part, rappelé que les premiers signes de la maladie sont la fièvre , la fatigue , les maux de tête , les vomissements , la raideur de la nuque et des douleurs des membres, avant de préciser que dans certains cas, la poliomyélite entraîne une paralysie irréversible. NC/KM (AMAP)
Bandiagara : Deux gendarmes tués et 6 autres blessés au poste de sécurité de Ouo
Bandiagara, 23 novembre (AMAP) Deux gendarmes ont été tués et six autres blessés dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés vendredi au poste de sécurité de Ouo, sur la route nationale 15 ou route du poisson, dans le Cercle de Bandiagara, a appris l’AMAP de sources concordantes. Des hommes armés non identifiés ont attaqué vendredi dans les environs d’une heure du matin au poste de sécurité de Ouo, tuant deux gendarmes et blessant six autres dont un se trouverait dans un état grave, déclarent les mêmes sources. Les mêmes sources ne précisent pas la direction prise par les assaillants après leur forfait encore moins les moyens qu’ils empruntent ou s’il ya eu des morts ou des blessés du côte des terroristes. Les blessés ont été admis au centre de santé de référence de Bandiagara et les gendarmes décédés ont eu droit à des honneurs militaires à la compagnie de la gendarmerie en présence des autorités, de la hiérarchie et de la société civile, avant d’être inhumés au cimetière de Bandiagara. OG/KM (AMAP)

