Tominian : La politique de sauvegarde de l’enfant au centre des échanges
Tominian, 26 novembre (AMAP) Un atelier d’orientation des leaders locaux sur la politique de sauvegarde de l’enfant a pris fin le 23 novembre dernier à Tominian, sous la présidence du Préfet du cercle, Zoumana Norbert, a constaté l’AMAP. Son objectif était de mettre en place toutes les dispositions pratiques et légales afin que les enfants et les adultes soient protégés contre toutes formes d’abus, d’exploitation et de négligence. Les participants ont échangé sur entre autres, la politique de sauvegarde de l’enfant de World Vision, la consolidation de la paix, la composition des comités de protection de l’Enfant, la collaboration d’autres structures travaillant avec les enfants, les canaux d’alerte de World Vision. Le représentant du chef de l’exécutif local a félicité l’ONG World Vision pour les œuvres qu’elle exerce dans le cercle de Tominian, avant d’assurer les responsables de l’organisation de sa disponibilité à les accompagner pour la réussite de leur mission. L’ONG World Vision est une organisation internationale non gouvernementale humanitaire chrétienne d’aide et de développement créé en 1950 par un évangéliste journaliste Dr Bob Pierce, pour répondre aux besoins et à la souffrance des victimes de la guerre de Corée. De nos jours, World Vision travaille dans plus de 100 pays à travers le mode. Les programmes de secours d’urgence et de développement de World Vision ont débuté en 1974 en Afrique et au Mali en 1976 à travers des organisations chrétiennes. En Juin 1982, un bureau fut ouvert au Mali. ST/KM
Message de condoléances du président de la République suite au décès accidentel de 13 militaires Français dans le Liptako Gourma
A Son Excellence Monsieur Emmanuel Macron, président de la République Française, Paris Monsieur le Président, Suite au décès accidentel survenu cette nuit dans le Liptako Gourma, de treize militaires français en service commandé, je voudrais, en mon nom et en celui de la nation malienne toute entière, vous adresser nos condoléances les plus émues. Vous avez dit et à juste raison que ces soldats « sont morts pour la France ». J’ajouterais qu’ils sont morts pour le Mali, qu’ils sont morts pour le Sahel, qu’ils sont morts pour la Liberté, qu’ils sont morts pour l’Homme. La perte est lourde mais les peuples du Sahel partagent votre deuil, Monsieur le Président, eux qui payent tous les jours un lourd tribut à la guerre contre l’obscurantisme. Je puis vous assurer, qu’en dépit des impatiences observées, des frustrations ça et là exprimées, qu’elles soient sincères ou feintes, ces peuples ne retiendront et ne magnifieront que la solidarité dont elles bénéficient aujourd’hui, de la part des forces françaises en particulier et internationales en général, en ces temps où la survie de chacune des nations concernées est en jeu. En m’inclinant une fois de plus devant la mémoire de tous les héros de la guerre du Sahel, et en exprimant nos condoléances aux familles des victimes ainsi qu’au peuple français, je vous prie d’accepter, Monsieur le Président, l’assurance de ma plus haute considération. Bamako, le 26 novembre 2019 Ibrahim Boubacar Keita
Mali: treize soldats français tués dans un accident d’hélicoptères
Bamako, 26 novembre (AMAP) L’Élysée a annoncé ce mardi matin que treize soldats français avaient été tués lors du crash de deux hélicoptères dans la zone des trois frontières dans le nord du pays. Le président français Emmanuel Macron a salué le « courage » des soldats « morts pour la France », a appris de source officielle. Treize militaires français de la force Barkhane ont trouvé la mort au Mali dans une collision accidentelle de deux hélicoptères lors d’une opération de combat contre des jihadistes, a annoncé mardi l’Élysée. « Six officiers, six sous-officiers, et un caporal-chef, tombés en opération et morts pour la France dans le dur combat contre le terrorisme au Sahel », a indiqué la présidence dans un communiqué. Le président français Emmanuel Macron a salué le « courage » des soldats « morts pour la France ». RFI
Comité de suivi de l’accord : Vers le déblocage
Bamako, 25 novembre (AMAP) Le président Ibrahim Boubacar Keïta, a rencontré, samedi dernier, des responsables de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) pour débloquer la situation au Comité de suivi de l’accord (CSA) qui n’a pas pu se réunir, depuis presque trois mois, a appris l’AMAP de source sûre. Si rien n’a filtré, officiellement, de cette rencontre entre le chef de l’Etat et la CMA, elle est intervenue, quarante-huit heures, après une déclaration des membres du Conseil de sécurité des Nations unies dans laquelle ils ont affirmé que la «mise en oeuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali a besoin d’être accélérée». Pailleurs, ils ont exprimé «leur profonde préoccupation devant la situation sécuritaire et humanitaire au Sahel» et ont souligné «l’importance d’une mise en œuvre intégrale, effective et inclusive de l’Accord de paix et de réconciliation au Mali». Les membres du Conseil de sécurité ont, aussi, noté avec « beaucoup d’impatience » que, malgré certains progrès, il restait encore beaucoup à faire pour mettre en œuvre les dispositions clés de l’Accord. Ils ont, donc, exhorté les parties maliennes à accélérer cette mise en œuvre. Pour rappel, en septembre dernier, la 38è réunion du CSA, qui devait se tenir à Kidal a été annulée à la dernière minute. D’après un communiqué du président du CSA, à l’époque, l’Algérien Ahmed Boutache, la session a été annulée «pour des raisons d’Etat impératives». En réaction, la CMA a publié un communiqué daté du 16 septembre 2019, dans lequel elle a dénoncé la «décision d’annuler la tenue du CSA à Kidal sur la seule demande de la partie gouvernementale». Par conséquent, elle a demandé une «réunion urgente et avant toute autre étape avec la communauté internationale et les autres parties de l’accord dans un lieu neutre pour clarifier l’ensemble des questions pendantes, notamment la «raison d’Etat impérative» qui a motivé l’annulation de la 38è session du CSA, afin de procéder à une évaluation transparente de la situation actuelle et de la gouvernance de l’accord». Depuis, la mise en oeuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali est au point mort. Dans leur déclaration, les membres du Conseil de sécurité ont, également, salué les récentes mesures prises par les pays du G5 Sahel pour l’opérationalisation de leur force conjointe. Ils les ont encouragés à veiller à ce cette force conjointe continue d’avancer dans cette direction «afin de démontrer des résultats opérationnels concrets accrus». En outre, ils se sont félicités des contributions versées ou en cours de versement à l’appui de la force conjointe du G5 Sahel, et ont exhorté les partenaires, qui ne l’avaient pas encore fait, à honorer leurs engagements. MK/MD (AMAP)
Assemblée nationale : Adoption d’une série de projets de lois
Bamako, 25 novembre (AMAP) Les députés maliens, réunis en séance plénière, ont adopté, jeudi dernier, plusieurs projets de lois dont le texte portant répression de la cybercriminalité qui a pour objet de déterminer les infractions relatives à la cybercriminalité, ainsi que la procédure suivie en la matière, a constaté l’AMAP. Dirigés par le président de l’Assemblée nationale, Issaka Sidibé, les travaux se sont déroulés en présence de plusieurs membres du gouvernement venus défendre les textes, et ont avalisé, aussi, la création du Conseil supérieur de la jeunesse et le projet de Code d’éthique et de déontologie de l’agent de l’Administration publique. Les députés ont approuvé le projet de loi portant répression de la cybercriminalité par 103 voix pour, 0 contre et 0 abstention. Le vote de cette loi vient combler un vide juridique car il n’y avait pas de texte réprimant les infractions de cybercriminalité. Les représentants de la nation ont, unanimement, donné leur quitus au projet de loi portant ratification de l’Ordonnance n°2019-023/P-RM du 27 septembre 2019 portant modification de l’Ordonnance n°2014-003/P-RM du 15 janvier 2014 portant création de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR). Ce texte qui prolonge la mission de la CVJR jusqu’au 31 décembre 2021, élargit ses travaux qui couvrent, désormais, la période allant de 1960 à 2019. Ce qui permettra de prendre en charge les victimes des récents évènements, notamment à Ogossagou, Boulkessi, Indélimane etc. Par 91 voix pour, 0 contre et 0 abstention, les députés ont adopté le projet de loi portant création du Conseil supérieur de la jeunesse. L’adoption de ce texte confirme la volonté du président Ibrahim Boubacar Keïta de placer son second mandat sous le signe du plein épanouissement de la jeunesse. Il résulte de la nécessité de mettre, réellement, les préoccupations des jeunes au cœur des priorités de développement du pays et de donner plus d’impact aux initiatives prises en leur faveur. « La mission essentielle de ce Conseil supérieur de la jeunesse est, surtout, de veiller à la mise en œuvre de Politiques et Programmes pour le plein épanouissement de la jeunesse, sous le leadership éclairé du président de la République », a argumenté Arouna Modibo Touré en charge du département de la Jeunesse et des Sports qui défendait le texte. Les élus de la nation ont, tous, donné le feu vert au projet de loi portant Code d’éthique et de déontologie de l’agent de l’Administration publique. Ce texte vise à améliorer la performance de l’Administration, moraliser davantage le service public et, ainsi, contribuer au développement du pays. Ils ont également donné leur assentiment, par 91 voix pour, 0 contre et 0 abstention, au projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°2019-019/P-RM du 27 septembre portant modification de la loi n°02-071 du 19 décembre 2002 portant création de la Direction nationale de la formation professionnelle. Le vote de ce projet de loi contribuera à l’harmonisation et à la cohésion des acteurs de la formation professionnelle et permettra, ainsi, d’atteindre les objectifs fixés par la Loi d’orientation sur la formation professionnelle. Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Me Jean Claude Sidibé, qui défendait ce texte a indiqué que le détenteur du baccalauréat ne veut être ni maçon, ni plombier, encore moins ferrailleur. Pour lui, « nous avons bien du travail au Mali, mais nos jeunes ne sont pas formés dans ce sens ». « Mais, si nous continuons à former des gens dans les sciences sociales, nous n’avons pas de travail en sciences sociales. Il faut qu’on parvienne à renverser la tendance et c’est cela le rôle de mon département », a souligné le ministre Sidibé. Par les mêmes voix, les députés ont approuvé le projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°2019-014/P-RM du 29 juillet 2019 autorisant la ratification de la Convention portant création et des statuts de l’Alliance pour le Biodigesteur en Afrique de l’Ouest et du Centre (AB/AOC). Le projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°2019-016/P-RM du 20 septembre 2019 portant création de l’Agence nationale de la Grande Muraille Verte. Ce texte a été voté à 91 voix pour, 0 contre et 0 abstention. Les parlementaires ont, à l’unanimité, adopté, également, le projet de loi autorisant la ratification de l’Accord de prêt, signé à Marrakech (Maroc), le 06 avril 2019, entre le gouvernement de la République du Mali et la Banque islamique de développement (BID), relatif au financement du programme FSID-EAA pour l’éducation des enfants hors école (PACETEM) au Mali. Pour finir, l’Assemblée nationale a adopté une Résolution portant création d’une commission d’enquête sur la vente des immeubles de l’Etat. BD/MD (AMAP)
Infrastructures routières : Les acteurs ont fait le bilan des réalisation et de l’entretien
Bamako, 25 novembre (AMAP) Les services maliens en charge des routes ont évalué, jeudi dernier, à Sikasso (Sud), les réalisations de 2019 et planifié les actions à mener au cours de 2020, a constaté l’AMAP. Pendant trois jours, les participants ont examiné le programme des travaux d’entretien courant des routes au titre de l’année 2020, l’opérationnalisation du transfert des compétences et des ressources dans le domaine de l’entretien routier et les propositions de relecture de certains textes législatifs et règlements. Ils ont, aussi, fait le point de l’état d’exécution des recommandations de la précédente réunion annuelle et du rapport d’activités 2019 de la Direction nationale des routes (DNR). Un accent particulier a été mis sur l’état d’exécution du financement de l’entretien routier 2019 et du projet de budget 2020. Avant de passer au peigne fin les conventions de maitre d’ouvrage déléguée au titre de 2019. Faisant le bilan des activités réalisées, la ministre des Infrastructures et de l’Equipement. Traoré Seynabou Diop, qui a présidé réunion annuelle, a cité des routes achevées en 2019. A ce titre, elle a relevé l’aménagement en 2×2 voies de la route Bamako-Koulikoro, la construction et le bitumage de la route Bénéna-Mandiakuy, de la route Yanfolila-Kalana, les ponts de Kayo sur le fleuve Niger à Koulikoro et celui de Dioila et leurs voies d’accès, les travaux de la route Kangaba-Dioulafoundo-Frontière Guinée etc. La ministre a ajouté que les travaux se poursuivent pour certains axes routiers. Elle a indiqué les routes Zantiébougou-Kolondiéba-Frontière Côte d’Ivoire, Kayes-Sadiola, Banconi-Dialakorodji-Safo-Nossombougou, Katélé-Zégoua-Kadiolo avec l’aménagement de 4 km de voies urbaines dans la ville de Kadiolo et la voie de Kouloubléni, dans la Commune rurale de Kalabancoro. Sont aussi encours de lancement ou de réalisation les travaux de construction du 2èpont de Kayes et ses voies d’accès, l’aménagement en 2×2 voies de la traversée de la ville de Sikasso, l’aménagement en 2×2 voies de la Tour de l’Afrique-Yirimadjo-3èpont de Bamako. S’y ajoute la réhabilitation/renforcement du tronçon Kati-Didiéni long de 150 km. Dans son intervention, Seynabou Diop a, aussi, rappelé le démarrage des travaux de construction de 547 km de pistes rurales dans les Régions de Koulikoro et de Sikasso. Cela, dans le cadre du Projet d’amélioration de l’accessibilité rurale (PAAR), phase II. Mme Traoré Seynabou Diop a, aussi, salué le démarrage des travaux d’élargissement en 2×2 voies de l’échangeur « Place des Martyrs » y compris ses voies d’accès (travaux à l’arrêt à cause de l’occupation des emprises), le lancement des travaux de construction d’un échangeur, d’un viaduc et l’aménagement de 10 km de voiries urbaines dans la ville de Sikasso. « S’agissant du programme d’entretien routier, nous avons, pour l’année 2019, procédé à l’entretien de 8.035 km dont 5.462 km de routes revêtues (soit 67,98%), 1.017 km de routes en terre (soit 12,66%) et 1.556 km de pistes rurales (soit 19,36%) », a détaillé la ministre. Elle a invité les services intervenant dans le secteur « à plus de rigueur et de pro activité dans l’exécution et le suivi des travaux en vue de satisfaire les exigences de qualité de nos populations ». Elle a, aussi, exhorté les populations bénéficiaires, dans le cadre de la veille citoyenne, à donner le meilleur d’elles-mêmes pour la réussite des projets d’infrastructures routières. « Sansvous substituer aux services techniques, aux entreprises et aux bureaux d’études, nous avons besoin de vos informations avisées pour plus de résultats sur le terrain », a dit Seynabou Diop à l’endroit des populations. En outre, la chef du département des Infrastructures et de l’Equipement, qui a remercié les Partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement, a indiqué que les efforts enregistrés, en 2019, en matière de développement et de maintenance des infrastructures routières, seront poursuivis et amplifiés en 2020. La ministre des Infrastructures et de l’Equipement avait à ses côtés le représentant du président de la commission Travaux publics, domaines, habitat et transports de l’Assemblée nationale, Seydou Traoré, le maire de la Commune urbaine de Sikasso, Kalifa Sanogo, et plusieurs chef de services et organismes personnalisés rattachés à son département. AG/MD (AMAP)
Diplomatie : L’ambassadeur de Cuba boucle son séjour
Bamako, 25 novembre (AMAP) Roberto Blanco Dominguez, ancien ambassadeur de Cuba au Mali a fait ses adieux, vendredi, au président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, lors d’une audience à la Villa des Hôtes, à l’ex-Base. Le diplomate, qui a regagné son pays, samedi dernier, après une année de mission, a rappelé, « utilement » les liens de coopération entre Bamako et La havane et échangé avec le président malien sur les préoccupations de l’heure. Le Mali et Cuba entretiennent, en effet, une collaboration étroite dans divers domaines, depuis les premières années de l’indépendance du Mali. Cette coopération s’est, d’abord, concrétisée pour la jeune nation indépendante par la formation de centaines de cadres dans tous les domaines pour faire face à ses besoins en ressources humaines. Elle s’est, plus tard, étendue à l’assistance technique dans les domaines de la santé, des sports et des arts. Roberto Blanco Dominguez s’est attelé, durant son séjour, à revigorer ces liens de coopération et d’amitié qui ont été établis par Modibo Keïta et Fidel Castro. Au premier président du Mali, le Lider Maximo a offert la disponibilité de son pays à soutenir le Mali. Depuis, cet élan est maintenu dans la coopération qui s’est étendue à plusieurs domaines. Aussi, selon le diplomate, ses échanges avec le chef de l’Etat ont porté « sur la vie politique dans (les) deux pays », avec un focus sur la situation sécuritaire au Mali et le blocus économique imposé à Cuba. Sur ce dernier point, il remercié le président Keïta pour le vote du Mali aux Nations unies, le 7 novembre dernier, en faveur de la levée de ce blocus. Ce choix du Mali « témoigne de la profondeur de ses liens avec Cuba » et rappelle l’adhésion, très tôt, de nos deux Etats au mouvement des Non-alignés qui milite pour la levée de cet embargo. M. Dominguez a confié avoir passé un bon séjour au Mali, dont il garde « un très bon souvenir ». Persuadé que le Mali surmontera ces moments difficiles, il a souhaité que la paix revienne afin que le « très solide peuple » du Mali puisse se développer et retrouver toute sa grandeur d’hier. ID/MD (AMAP)
Journée de réflexions et d’échanges sur les difficultés liés à l’accès aux services de base
Macina, 25 novembre (AMAP) Une journée de réflexions et d’échanges sur les difficultés liés à l’accès aux services de base, avec la participation équitable des femmes et des hommes, a regroupé, lundi, 21 participants dans la salle de délibération de la mairie de Macina. Ont participé aux travaux des maires, représentants des Associations de santé communautaire (ASACO), les Présidents des Comités de gestion scolaire (CGS), les groupements des femmes et des jeunes des Communes de Macina, Kokry-Centre, Boky-Wéré et Kolongo. La rencontre a été initiée par la Coalition des alternatives africaines dette et développement (CAD-Mali), en partenariat avec l’ONG suédoise, Diakonia et l’ambassade de Suède au Mali. Le 2èmeadjoint au préfet, Oumar Dembélé, qui a présidé la rencontre a invité les participants à véhiculer le bon message pour la consolidation et la capitalisation des acquis dans un environnement prospère pour le bonheur des populations. Cette journée de réflexions et d’échanges avait pour objectif principal de : « Contribuer à l’opérationnalisation des espaces locaux de recevabilité (cadre de concertation, espaces d’interpellation etc.), avec la participation équitable des femmes et des hommes ». Plus spécifiquement, il s’agit de faire un rappel sur quelques dispositifs législatifs, en matière de recevabilité dans la fourniture des services sociaux de base, de permettre aux acteurs d’échanger sur les problématiques liées à l’accès aux services sociaux de base et l’opérationnalisation des espaces locaux de recevabilité. Et, également, de recueillir des propositions de solutions des différents acteurs, visant à améliorer l’accès et la qualité de services de base, à travers une participation équitable des femmes et des hommes. CAD-Mali est un mouvement social d’alternatives populaires et de défense des droits humains. Elle a pour vision « n monde démocratique plus juste, solidaire et respectueux des droits sociaux, culturels, économiques, politiques et environnementaux dans lequel l’endettement des peuples se fera avec le consentement des citoyens ». AOK/MD (AMAP)
Niono : Forum autour de la réduction des risques liés aux catastrophes
Niono 25 novembre (AMAP) Les participants à un forum pour la réduction des risques liés aux catastrophes qui s’est tenus, jeudi, à Niono, ont recommandé, entre autres, la participation des comités de veille villageois aux rencontres organisées au niveau communal, voir cercle, sur la prévention et la gestion des risques liés aux catastrophes. Les travaux, sous la présidence de sous préfet de Pogo, Maghan Bougoudogo, représentant le préfet, ont, aussi, recommandé la sensibilisation des parents à trouver des actes de naissance pour les enfants, l’élaboration de plan d’actions, l’adoption de techniques agricoles durables et la réduction des dépenses lors des mariages. Ce forum avait comme objectifs de mettre en relation des mères d’enfants, membres du comité de veille, avec l’administration et les élus, favoriser l’intégration des femmes aux plateformes de réduction des risques liés aux catastrophes aux niveau local et communal, faciliter le plaidoyer des femmes pour l’intégration des risques liés aux catastrophes dans les plans locaux en tenant compte des besoins spécifiques des femmes. Il éttait organisé par l’Association malienne pour la promotion du Sahel (AMAPROS), à travers Résilience des femmes et des filles face aux désastres et leurs droits d’accès aux ressources de production dans les zones de conflits (GARP) a regroupé une quarantaine de participants venus des villages partenaires du projet. Le projet vise à renforcer la capacité des comités de veille et de gestion des catastrophes, dans chaque village partenaire du projet, avec une forte participation des femmes pour la prise en compte de leurs besoins de résilience. Dans son intervention, le représentant du préfet a dit que « les effets néfastes des changements climatiques et les catastrophes qui en résultent comme la désertification, la sécheresse, les inondations, les invasions acridiennes exposent les femmes et les enfants à plus de vulnérabilité aggravée par la situation sécuritaire que connait notre pays ». Il a, alors, exhorté les acteurs de son ressort territorial à prendre à bras le corps les activités du projet, afin de favoriser l’atteinte des résultats attendus. De son côté, le coordinateur du programme, Toumani Sidibé, a présenté le contexte, les objectifs du forum et du projet qui couvre cinq villages dans le cercle de Niono. Il est financé par Diakonia pour une durée de 21 mois MS/MD (AMAP)
Zirakoro Dounfing : Difficile cohabitation entre humains et animaux sauvages
Par Amadou Cissé Bamako, 25 novembre (AMAP) Quartier de la commune III, à la lisière de la capitale malienne, Bamako, et a la limite de la frontière avec le Cercle de Kati, Zirakoro Dounfing est réputé être une zone de prédilection pour les sciences occultes. Tout au long du marigot, qui laisse passer les eaux diluviennes emprisonnées par le chapelet de collines situées derrière les petits villages de Kati, d’étranges activités nocturnes attisent la curiosité des passants. Des esprits semblent habiter ces arbres touffus que le passant admire, à gauche, en partant à Kati. C’est l’un des rares poumons de la capitale. Selon les habitants du coin, deux grandes familles de « Djinns » se seraient partagées le territoire. La première est commandée par une vieille dame. L’autre, cousin de la vieille dame, est installée, plus loin, avec sa famille. Ce déplacement serait motivé par l’empiètement des hommes sur leur territoire. Selon la légende, les pieds humains marchent, à longueur de journées, sur leurs ustensiles de cuisine. Certains humains poussent la provocation jusqu’à construire des bâtiments sur l’espace de la communauté des « Djinns », qui a, dès lors, pris la décision d’éviter l’affrontement avec les humain. Les « Djinns » ne sont pas les seuls à se plaindre de l’agression de l’homme. Les serpents sont, quotidiennement, perturbés dans leur quiétude par les bruits et les odeurs humains. A défaut de les interroger directement, allons au contact de ceux qui en auraient le secret. En partant à Kati, après le vieux quartier de Samé, à gauche, dans le ravin, on arrive à Zirakoro avant Kati. Sur la route en latérite, parallèle à la principale, des hangars sont implantés entre les manguiers. Des poulets de toutes les couleurs y sont égorgés, puis sacrifiés et leur sang rependu sur le sol ou versé dans l’eau. Des esprits sont ainsi nourris pour répondre favorablement aux sollicitations des hommes désespérés. Les poulets ne sont pas les seules victimes de cette croyance populaire des temps révolus mais toujours tenace. Les cabris noirs et, quelques rares fois, des béliers blancs y sont immolés par des individus aux allures effrayantes. ESPRITS – Habillés en haillons, ces personnages ne quittent pas ces endroits particuliers. Ils attendent des clients. Une bonne quantité d’alcool pour arroser les esprits, quelques paquets de cigarettes et un peu de nourritures, c’est suffisant pour vivre. La nuit tombée, au lieu d’aller au lit, beaucoup de gens prennent la direction de Zirakoro. Là, ils ont rendez-vous avec ceux qui seraient les intermédiaires des diables et de leurs cousins « Djinns ». Originaires de la zone, ils ont démontré, à qui veut le croire, qu’ils ont la faculté de se connecter avec les esprits invisibles, au commun des mortels, pour donner une réponse positive aux diverses sollicitations des autres humains. Tout au long des rails qui s’enfoncent dans cette mangueraie, des véhicules de nantis sont garés dans la pénombre. Les occupants sont dans la petite forêt de manguiers où se trouve une petite marre aux eaux colorées, à force de recevoir du sang et des animaux morts. « Ici, il y a une grande famille de « Djinns ». Mais très gentille. Elle accepte les offrandes et en échange, fait ce qu’on lui demande », confie discrètement un jeune qui prétend être juste un ami du charlatan. Que demandent-ils aux esprits du marigot sacré ? Difficile d’y répondre. En revanche, il est connu que ces esprits ne sont pas les seuls occupants des lieux. S’ils existent, ils cohabitent avec des boas. Ces gros serpents ont colonisé ces lieux humides et touffus, depuis la nuit des temps. Les anciens le savent bien. De génération en génération, on enseigne aux jeunes de ne jamais tuer un boa. La raison : ils sont le totem qui protège la localité. « C’est le ciment de notre village devenu aujourd’hui un quartier de Bamako à cause de sa proximité », disent les habitants. Un problème se pose. Les mairies se sont adonnées à une vente effrénée de terrain et d’espaces de toute nature et de toute destination. Des maisonnettes, qui semblent suspendues dans le vide, pendent aux flancs des collines. Les cuvettes et des ravins sont vendus et des demeures y sont construites, sans peur ! Les marigots où se reproduisent les animaux sauvages sont investis par l’homme. Alors, les gros reptiles, devenus nombreux, sont pris en sandwich par les maisons. « Nous avons l’habitude de trouver des boas dans les chambres à Zirakoro. Mais, à chaque fois Boua (père) nous interdit de les toucher, encore moins de les tuer. Il semble qu’ils protègent le quartier, depuis plusieurs générations », raconte Adama, un jeune du quartier qui croit, dur comme fer, à cette réalité. Ces gros reptiles, selon le savoir endogène, ne sortent qu’une fois l’an, à la recherche de nourriture. Dans leur communauté, ils ont un chef. C’est le plus gros et le plus long. Le voir relève d’un miracle. Mais le voir est un porte-bonheur, selon un ancien. « Ils sont très nombreux ici mais ne font de mal à personne. Quand ils ont faim, ils se promènent la nuit pour chercher une chèvre, un coq ou se contenter de menus plus modestes comme les margouillats et les grenouilles qui croassent, en chœur, tous les soirs. L’orchestre des batraciens les attire vers les parties humides de la mangueraie. ETREINTE MORTELLE. Fins stratèges, ils se mettent souvent sur les arbres, en embuscade, pour surprendre les petits animaux imprudents. C’est ce qui est arrivé au chien d’un jardinier du coin. Le maitre du chien a été alerté par les aboiements de désespoir de l’animal de compagnie. Aussitôt, il abandonna ses planches de haricots et se dirigea vers l’animal en détresse. Ce dernier était en mauvaise posture. Le gros reptile l’avait pris en tenaille. Sa tête et sa poitrine sont enveloppées par la bête qui glisse son corps tout autour du chien. Le canidé remue, désespérément, sa queue. Le boa, partisan du moindre effort quand il s’agit de tuer sa proie, déploie, doucement et surement, sa force contre sa victime agonisante. Il est capable de détecter ses battements de cœur de sa

