Bla : Les populations de Dougouolo financent les travaux d’entretien d’une piste sur fond propre

Bla, 20 février (AMAP) Les travaux d’entretien de la piste Soké-Dougouolo, estimé à plus de 10 millions de francs CFA, sur fond propre ont été lancés, lundi, sous la présidence du préfet de Bla, Boikary Traoré. Ce tronçon routier latéritique, qui sépare le village de Dougouolo de la Route nationale (RN), 6 d’une longueur de 9 km, est dégradé. Ce qui a amené le maire de la Commune rurale de Dougouolo, le chef de village, la jeunesse et les femmes à organiser une collecte de fonds, en vue de faire face aux travaux d’entretien de la voie et certaines pistes adjacentes. Après le mot de bienvenue du chef de village, le maire de la Commune rurale de Dougouolo, Salif Dao, a vivement remercié le préfet de Bla, pour son soutien à l’initiative de réfection de cette route. Il a, également, félicité les populations de Dougouolo pour le sacrifice  financier consenti. Le maire a, aussi, demandé au préfet de plaider, auprès du gouvernement, la nécessite du bitumage de cette route. Avant  de donner le premier coup de pioche a bord d’un gros engin de terrassement, Le préfet de Bla, a salué cette belle initiative du village de Dougouolo « qui doit servir d’exemple aux autres commues du Cercle de Bla ». « Ce sacrifice financier réalisé par les habitants du village est la preuve qu’ils vivent dans l’entente et dans une parfaite cohésion sociale », a dit M. Traoré. Le préfet a donné l’assurance au maire qu’il mettra tout en œuvre pour transmettre, à qui de droit, la sollicitation des populations. Les travaux seront exécutés par l’entreprise privée Issa Kansaye BTP Niono. Le village de Dougouolo, chef-lieu de la Commune du même nom, est situé au Sud–Est de Bla (Centre), à trois kilomètres de la Route nationale (RN) 8, à partir de Soké. Son  économie  repose, essentiellement, sur l’agriculture, l’élevage, le commerce et le transport. Chaque samedi, sa foire hebdomadaire, l’une des plus importantes de la Région de Ségou, accueille les forains en provenance de Ségou, Niono, San, Mopti, Koutiala, Sikasso. Souvent on y rencontre des forains venus du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire. BK/MD (AMAP)

Yélimané : Les plans d’amélioration des services d’état civil à Guidimé en débats

Yéliminé, 20 février (AMAP) Une consultation publique sur les plans d’amélioration des services d’état civil(PASEC) dans la commune de Guidimé,  s’est déroulée mardi, à Yélimané, sous la présidence du préfet de Cercle, Zoumana Traoré, a constaté l’AMAP. Organisée par le programme d’appui au fonctionnement de l’état civil et à la mise en place d’un système d’information sécurisé au Mali (PAECSIS), elle avait pour objectif de présenter le fonctionnement du système de gestion de l’état civil local, de recueillir, d’analyser les avis, suggestions et recommandations des acteurs et de  débattre des activités prioritaires à mener. Le chef de l’exécutif local a remercié les partenaires pour la tenue de l’atelier avant de déclarer que l’exécution des plans d’amélioration des services d’état civil favorise le développement local. Le PAECSIS est un programme du Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation financé par le fonds fiduciaire de l’Union Européenne. Une centaine d’acteurs de l’état civil dont des élus, des agents communaux, des agents des services techniques, des autorités traditionnelles et des représentants de la société civile ont pris part à la rencontre. AS/KM (Yélimané)

Commune rurale de Dio gare : Des villages décident d’abandonner l’excision et le mariage précoce

Bamako, 20 février (AMAP) Sept villages et dix-sept hameaux de la Commune rurale de Dio gare, (près de Bamako) ont décidé de mettre définitivement fin à la pratique de l’excision et du mariage des enfants, suite à des efforts de sensibilisation et d’information menés par l’ONG «Tagnè». La cérémonie organisée à cet effet a eu lieu dimanche dernier à Dio gare. Elle a été couplée avec la commémoration de la Journée internationale du 6 février dont le thème : «Investir dans les adolescents, filles et garçons, à travers la formation et l’information, afin d’assurer l’atteinte de l’objectif tolérance zéro aux mutilations génitales féminines en 2030». Le représentant de Misereor, Adegbola Faustin Adeye, a expliqué que l’ONG «Tagnè» est l’un de ses nombreux partenaires au Mali et dans la sous-région qui travaillent avec les communautés pour l’abandon de la pratique de l’excision et pour la promotion de l’égalité des genres. Le représentant du ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Youssouf Bagayoko,  a, pour sa part, rappelé que le Mali et ses partenaires travaillent d’arrache-pied à renforcer les mesures politiques, institutionnelles et juridiques en faveur de l’abandon des violences basées sur le genre. L’objectif étant de promouvoir l’autonomisation de la femme et l’épanouissement de l’enfant. Le temps fort de l’événement a été la signature du protocole d’abandon de l’excision et du mariage des enfants par les 7 villages et 17 hameaux. Il y a eu, aussi, un sketch et la lecture de poème axés sur l’abandon de l’excision et du mariage des enfants. L’ONG «Tagnè» intervient dans la lutte contre les Mutilations génitales féminines (FGM) et le mariage des enfants dans le Cercle de Kati, depuis presque 1998, en partenariat avec Misereor. Le représentant du ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille avait à ses côtés la présidente d’honneur de l’ONG « Tagnè », Konaté Masistan Keita et le maire de la commune rurale de Dio gare, M. Daouda Kané. Ce dernier dira qu’il collabore avec l’ONG « Tagnè » pour la lutte l’excision et le mariage des enfants depuis dix  ans. SST/MD (AMAP)  

Mopti : Un terroriste neutralisé et du matériel militaire récupéré par les Forces armées maliennes à Koro

Mopti, 20 février (AMAP) Un terroriste a été neutralisé mercredi par les Forces maliennes de défense qui ont récupéré du matériel militaire et un de leur véhicule qui avait été enlevé, entre Koro et Dinangourou, dans la région de Mopti, au Centre du pays, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Les forces loyalistes ont neutralisé un terroriste, récupéré du matériel militaire et un de leur véhicule enlevé, au cours d’un accrochage avec des groupes terroristes, entre Dinangourou et Koro, dans la région de Mopti, selon la même source. Cette source ne précise pas les moyens de déplacement des terroristes, la direction prise par ceux qui ont échappé, des assaillants capturés au cours de l’opération, ou encore des blessés des deux côtés. En rappel, les Forces loyalistes ont tué plusieurs terroristes avant de capturer trois autres de nationalité étrangère mardi, au cours d’une opération avec des frappes aériennes entre Somadougou et le village de Diallo, sur la route de Bankass, dans la région de Mopti, au Centre du pays. KM (AMAP)

Lancement de la 20ème édition du Forum de Bamako, ce jeudi

Bamako, 20 février (AMAP) La cérémonie d’ouverture de la 20ème édition  du Forum de Bamako, sera présidée ce jeudi à Bamako, par le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé, sous le thème : « L’Afrique à l’Horizon 2040 : entre mémoires et avenirs », a appris l’AMAP de source proche des organisateurs. Selon ses organisateurs,  la rencontre a pour objectif de favoriser le métissage de connaissances et le partage de savoirs et des meilleures pratiques dans une approche participative en quête de solutions aux défis démographiques, technologiques, climatiques et à la consolidation de la paix, de la sécurité et du développement inclusif et durable en Afrique. Plus de 300 participants composés de personnalités publiques, d’universitaires, d’étudiants,  d’experts, de leaders d’opinion et de responsables de mouvements associatifs, venus de la sous région, de l’Afrique, d’Europe et du monde entier, prennent part à l’évènement. Quatre sessions se dérouleront au cours de la rencontre sur «  Démographie, capital humain et villes durables », « Pour un État fort, un État stratège et un État social en Afrique à l’horizon 2040 », «  La culture : un enjeu du développement pour le continent » et  « Les déterminants prioritaires pour un décollage économique effectif de l’Afrique à l’horizon 2040 ». Le Forum de Bamako a été créé par le Président de l’Institut des hautes études en management (IHEM), Abdoullah Coulibaly, qui est par ailleurs son président. KM (AMAP)

La Principauté de Monaco et la FAO appuient  les femmes rurales de la Region de MoptI  

Bamako, 20 février (AMAP) Le représentant de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) au Mali, Amadou Allahoury Diallo, et le ministre des Relations extérieures et de la Coopération de la Principauté de Monaco, Laurent Anselmi, ont signé jeudi dernier, au siège de la FAO, l’accord de financement du projet « Renforcement de la résilience face aux changements climatiques dans la Région de Mopti à travers l’appui aux initiatives féminines». Financé par le gouvernement de la Principauté de Monaco, d’un montant total de 332.778 dollars US, environ 200,3 millions de Fcfa, sur une durée totale de 36 mois, le projet vise à renforcer la résilience de la population des Communes de Mopti (Cercle de Mopti) à travers le développement des activités de production maraîchère, de transformation des produits agricoles et d’embouche de petits ruminants (ovins). Il permettra, en outre, d’alléger les charges des femmes, de leur offrir des opportunités d’épargne et de crédit à travers des associations villageoises d’épargne et de crédit, d’augmenter la production des légumes et leur revenu, d’améliorer et de diversifier l’alimentation de la population et de réduire la perte des produits maraîchers en créant de nouvelles opportunités d’emplois durables pour les femmes et les jeunes. Ce sont 350 ménages, environ 2.450 personnes, qui seront les bénéficiaires directs du projet. Ils seront composés de femmes et de jeunes ruraux identifiés parmi les plus vulnérables. Il s’agira, concrètement, de réhabiliter deux périmètres d’un hectare chacun avec la réalisation de forages équipés de pompes solaires immergés, de construire, équiper et rendre fonctionnelle une unité de transformation de produits agricoles dans la Commune de Mopti. «L’engouement des femmes a été remarquable et elles ont souhaité bénéficier de l’accompagnement de la FAO pour atteindre un niveau d’autonomisation qui leur permettrait de voler de leurs propres ailes. La présente proposition entend s’appuyer sur ces résultats en les consolidant et en les élargissant. Nous souhaitons vraiment matérialiser, concrétiser une aide au développement. Et, nous sommes très heureux de procéder à la continuation de ce programme», a indiqué Laurent Anselmi. Pour sa part, le représentant de la FAO au Mali a exprimé ses remerciements à l’endroit de la Principauté de Monaco « pour son appui  sans faille au gouvernement et sa confiance renouvelée à la FAO. Selon Amadou Allahoury Diallo, au Mali, plus précisément dans la Région de Mopti, les femmes rurales rencontrent des difficultés qui les empêchent de développer leurs activités génératrices de revenus. Il s’agit, d’une part, du faible accès des productrices à l’information et aux technologies agricoles innovantes et, d’autre part, leur vulnérabilités socio-économique. MS/MD (AMAP)

Produits périmés : Bon prix, mais dangereux pour la santé

Reportage d’Anne Marie KEITA Bamako, 20 février (AMAP) Vendre un produit dont la date limite de consommation a expiré est interdit et réprimé par la loi malienne. Pourtant, nos marchés sont inondés de produits alimentaires impropres à la consommation. Ces produits sont vendus à vil prix par certains commerçants peu soucieux du danger qu’ils font courir aux consommateurs. La santé du consommateur malien est, donc, constamment menacée, surtout quand on sait que les commerçants ont les moyens de modifier la date de péremption des produits et souvent même, les emballages. Il suffit de faire un tour au grand marché de Bamako pour se convaincre que les produits périmés sont vendus partout et même prisés par les consommateurs. C’est làque la plupart des commerçants s’approvisionnent en produits périmés. Certains clients aussi. Des magasins existent, également, dans d’autres marchés et dans certains quartiers. La prolifération de ces magasins inquiète Ibrahima Diallo, gérant d’une boutique d’alimentation au marché «Dabanani». Pour lui, certains commerçants disposent aujourd’hui de machines leur permettant de falsifier les dates sur les emballages des produits périmés. « Le prix de ces produits défie toute concurrence, ce qui attire forcément la clientèle », souligne notre interlocuteur. Aminata Coulibaly est vendeuse de petit pois en conserve et pattes alimentaires et bien d’autres produits de consommation. Ici, la boîte de petit pois est cédée à 300 Fcfa, alors que le prix normal est de 500 Fcfa. L’explication est simple : parce que le produit est périmé. Si certains clients savent que ce sont des produits périmés et les achètent à leur risque et péril, d’autres non. C’est le cas de Rokia Diarra que nous avons rencontrée dans un marché et qui nous a confié : «J’ai acheté les boîtes de petits pois parce que c’était bon prix, mais je ne savais pas que le produit était périmé». « Lorsque j’ai ouvert la première boite, la dégradation du produit crevait les yeux, c’est à ce moment que j’ai vérifié la date de péremption et c’était écrit à consommer avant le 20/11/2019», a témoigné Rokia Diarra. Dans le même marché, nous avons suivi un livreur de marchandises. Son pousse-pousse rempli de cannettes de boissons et d’autres produits attirait les regards. Abordé, le jeune livreur se montre peu bavard. «Ces produits ne m’appartiennent pas, je me contente de les livrer», lâche-t-il. Le propriétaire, Baba Sylla que nous rencontrerons, plus tard, a expliqué que certains de ses produits alimentaires sont périmés mais que cela ne veut pas dire qu’ils sont impropres à la consommation. Le commerçant a ajouté qu’il n’a jamais enregistré de plaintes de ses clients. «Nous les vendons à bon prix pour ne pas perdre nos bénéfices», a expliqué Baba Sylla. Les services de la Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCC), n’ont pas souhaité parler, mais on peut s’autoriser à dire qu’il ne se passe pas un seul mois sans qu’ils ne  saisissent des produits impropres à la consommation, à Bamako comme à l’intérieur. Parmi les produits périmés qui inondent les marchés, on peut citer lesboissons,l’huile et les pâtes alimentaires, le lait,  les boîtes de sardine et de petit-pois, les pâtes dentifrices. QUE DIT LA LOI ? Il existe une loi interdisant la vente des produits périmés sur le territoire malien. Il s’agit de la loi n° 2015-036 du 16 juillet 2015 portant protection du consommateur, qui, dans son article 48, stipule qu’il est interdit d’exposer, de détenir en vue de la vente, de mettre en vente, de vendre ou d’utiliser comme matière première tout bien avarié périmé, falsifié ou contaminé. L’article 49 stipule que la détention en vue de la vente, la vente ou l’utilisation de biens toxiques nocifs ou dangereux pour la santé du consommateur, en dehors des dispositions règlementaires, sont interdites. Malheureusement, on constate que, dans la plupart des cas, les agents des services chargés du contrôle se contentent simplement de retirer ces produits dangereux et de les brûler. L’Association des consommateurs du Mali (ASCOMA) met surtout l’accent sur la sensibilisation de la population sur les conséquences de la vente et de la consommation des produits  périmés et impropres. Pour sa présidente, Mme Coulibaly Salimata Diarra, le consommateur doit être protégé contre ces produits et l’ASCOMA a déjà entrepris plusieurs actions dans ce sens. Des investigations approfondies sur l’utilisation du bromate de potassium et la collecte d’éléments irréfutables sur sa dangerosité, des enquêtes sur le terrain et des analyses de laboratoire des aliments de rue pour évaluer leurs qualités et les règles et normes d’hygiène appliquées, sont quelques actions qui ont été menées, ces dernières années, par l’ASCOMA. AMK/MD (AMAP)  

Gaz butane subventionné: Le prix a-t-il baissé chez les revendeurs ?

Reportage d’Amadou B. MAÏGA Bamako, 20 février (AMAP) La Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC) a, récemment, annoncé que les prix indicatifs plafonds du gaz butane subventionné sont fixés à 2.910 Fcfa pour la bonbonne de 6 Kg et à 1.335 Fcfa pour celle de 2,75 Kg. Ce qui correspond, respectivement, précise un communiqué de la Commission de suivi du mécanisme de taxation des produits pétroliers, à une baisse de 590 Fcfa et de 270 Fcfa. Rappelons que la bouteille de 6 kg était vendue à 3.500 Fcfa, contre 1.605 Fcfa pour la bouteille de 2,75 Kg. Cette réduction du prix du combustible domestique survient après une crise entre opérateurs gaziers et le gouvernement. Les importateurs de gaz, qui réclamaient des impayés, avaient décidé de rompre toute collaboration avec l’Etat. Conséquence : les prix avaient flambé, au grand dam des consommateurs. C’est pourquoi la DGCC a, dès l’entrée en vigueur de cette décision, invité les consommateurs à signaler auprès de ses structures déconcentrées, les cas de non-respect des prix plafonds indiqués. «Les manquements seront sanctionnés conformément à la règlementation en vigueur», a indiqué le communiqué dont nous avons reçu copie. Qu’en est-il véritablement sur le terrain ? Dimanche 16 février, l’horloge affiche 10 heures. L’air frais matinal dégagé par le fleuve Djoliba souffle sur Badalabougou, un quartier de la Commune V du district de Bamako. Une ballade au marché nous conduit chez Moussa Dicko, revendeur de gaz butane et de divers produits. Assis devant sa boutique, son fils Mohamed s’occupe des clients. Interrogé, notre interlocuteur affirme sans transiger que le prix indicatif plafond fixé par le gouvernement ne marchera pas. D’après lui, ces tarifs sont mal pensés. Il dit payer à 3.000 Fcfa la bouteille de 6 Kg. «Quelqu’un qui achète une marchandise à 3.000 Fcfa, est-ce qu’il peut la revendre à 2.910 Fcfa ? Ce n’est pas possible», dit le commerçant. Après un long moment de discussion, une dame vient payer une bouteille de 6 Kg, sans poser de problème. Elle semble plutôt heureuse d’avoir le gaz. «Il y a quelques semaines, j’achetais la bombonne de 6 Kg à 5.000 Fcfa voire plus souvent. A un moment donné, je ne parvenais plus à en trouver sur le marché», confie-t-elle. Lundi 17 février. En cet après-midi, le marché Dibida grouille de monde. Boutiquiers, vendeurs ambulants et autres usagers se démènent pour se frayer un chemin. La chaleur est suffocante. Là, la quasi-totalité des revendeurs interrogés affirment céder la bouteille de 6 kg à 3.500 Fcfa au lieu de 2.910 Fcfa fixés comme prix indicatif plafond par la DGCC. Pour eux, le prix de 2.910 Fcfa est un faux prix, car il ne prend pas en compte les difficultés d’accès à ce produit. Amadou Kida, l’un d’eux, révèle avoir acheté la bombonne de 6 kg à 3.000 Fcfa chez Sodigaz. « Avant la fixation des prix indicatifs plafonnés », précise le négociant. Pour espérer m’en sortir « je suis obligé de revendre une bouteille à 3.500 Fcfa», avance-t-il. Au même marché de Dibida, le revendeur Birama Diarra est le seul qui cède la bouteille de 6 Kg à 3.000 Fcfa au lieu de 3.500 Fcfa. Arrondissant ainsi les 2.910 Fcfa à 3.000 Fcfa. Cela, précise celui dont la marchandise s’arrache, « dans le but d’éviter le souci de jeton qui risque de se poser avec les 2.910 Fcfa. En attendant l’arrivée de nouveaux stocks, il promet de maintenir ce prix jusqu’à nouvel ordre. Contacté à ce propos, le directeur général de Sodigaz, Oudiari Diawara, a expliqué, lundi, qu’au niveau de sa société, la bombonne de 6 Kg est vendue entre 2.450 Fcfa à 2.500 Fcfa aux distributeurs. Précisons que ce sont ces intermédiaires (les distributeurs) qui revendent le gaz aux revendeurs qui ont alors la charge de céder à 2.910 Fcfa la bouteille de 6 Kg et à 1.335 Fcfa celle de 2,75 Kg. Pour le patron de Sodigaz, la réduction des prix du gaz subventionné risque d’augmenter la subvention de l’Etat qui s’élève cette année à près 7 milliards de Fcfa. Alors qu’il n’a pas encore, à l’en croire, payé tous les arriérés de 2019. Pour s’assurer que les prix fixés sont respectés par les revendeurs, la direction régionale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence a mis à la disposition du public des numéros verts que les utilisateurs peuvent appeler pour signaler tout manquement à cette directive. Il s’agit pour la Commune I du numéro 66 81 04 59, Commune II, 16 49 22 91, Commune III, 76 13 50 47, Commune IV, 66 71 79 57, Commune V, 66 46 42 80 et Commune VI, 76 45 01 69. ABM/MD (AMAP)                                                

12è édition de la Rentrée littéraire du Mali : Sous le signe des innovations

Bamako, 19 février (AMAP)  «Un peuple qui lit, est un peuple qui reste debout sur le socle de ses valeurs, un peuple qui résiste et triomphe de toutes les formes d’obscurantisme», a déclaré la ministre de la Culture, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo, qui a lancé, mardi, au Musée national, la 12è édition de la Rentrée littéraire du Mali. C’était en présence de plusieurs personnalités, dont le représentant de la délégation de l’Union européenne (UE), Salvador Franca et du chargé d’affaires de l’Ambassade de France au Mali, Didier Maze. Cette 12è édition de la Rentrée littéraire, qui doit prendre fin le 23 février, aura lieu simultanément à Bamako, Sikasso (Sud), Djenné (Centre) et Tombouctou (Nord), sous le thème: «Petites histoires et grands récits». Les activités qui réunissent les écrivains venus de plusieurs continents sont, entre autres, les cafés littéraires, les lectures, les dédicaces, les tables rondes, les débats, les ateliers, les spectacles. Le directeur de la Rentrée littéraire, Ibrahima Aya, a indiqué qu’il y aura, également, la journée du livre, la bibliothèque de la Rentrée littéraire qui va rassembler les livres des auteurs invités et la librairie de la Rentrée littéraire. « Ces innovations, a-t-il expliqué, permettront d’apporter le livre à la rencontre du public ». Parlant du thème, Ibrahima Aya a espéré que la  Rentrée littéraire permettra de faire des récits de la crise que vit notre pays. Dans son allocution d’ouverture, la ministre de la Culture a rendu hommage aux partenaires nationaux et internationaux, dont les efforts conjugués, dira-t-elle, « ont rendu possible l’organisation de l’événement ». Selon elle, la Rentrée littéraire a permis d’obtenir certains succès, notamment la promotion des auteurs et des œuvres. «Vous avez réussi à créer à travers ces différentes rentrées, un espace et des moments privilégiés de débats et de questionnements sur les rêves d’hier, les réalités, bien souvent tragiques, d’aujourd’hui et les enjeux de demain», a souligné Mme Diaye. Elle a exhorte, ensuite, tous les acteurs culturels à agir à l’unisson pour le rayonnement culturel de l’Afrique. Pour la ministre de la Culture, le monde littéraire est l’un des maillons forts des chaines de valeurs culturelles pour l’atteinte des objectifs nationaux, régionaux et continentaux. Elle a rappelé que son département a mis en place une Commission nationale de réflexion sur l’élaboration de la Politique nationale du livre et de la lecture. Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo s’est, ensuite, réjouie du thème en indiquant : «Les récits nous informent, nous forment et souvent même nous transforment». « Le travail littéraire, a-t-elle ajouté,constitue une ouverture sur la culture de la paix et de la compréhension mutuelle, gage de tolérance, de cohésion sociale et du vivre ensemble ». MDD/MD (AMAP)

Banamba : Echanges sur les préparatifs des élections législatives

Banamba, 20 février (AMAP) La première réunion du cadre de concertation regroupant administration, services techniques, partis politiques et société civile sur les préparatifs des élections législatives, s’est déroulée lundi à Banamba, sous la présidence du préfet de Cercle, Sékou Touré, a constaté l’AMAP. Elle avait pour objectif de faire le point des préparatifs de l’élection des députés à l’assemblée nationale dont le 1er tour est prévu le 29 mars 2020. Le chef de l’exécutif local a déclaré que cette rencontre est un cadre d’échanges surtout dans un processus électoral, et que l’administration a le devoir d’informer les acteurs impliqués de ce qui se passe, leur donner l’état des lieux et en retour recueillir leurs suggestions et conseils afin que le processus électoral puisse être bien mené dans le cercle. Sékou Touré s’est beaucoup appesanti sur la loi électorale car tous les actes posés s’y réfèrent. En la matière, a-t-il soutenu, les actes pris par l’administration locale sont relatifs à la création comité d’organisation locale, de la commission administrative de réception des candidatures, du cadre de concertation avec les services techniques, les partis politiques et les organisations de la société civile, à la fixation du nombre du bureau de vote, leurs ressorts et l’emplacement. Les participants qui ont assuré l’administration de leur soutien, ont attiré l’attention des autorités locales sur la prise de mesures sécuritaires dans certaines localités du cercle qui font l’objet de menaces, notamment Toubacoro, Sebeté et Toukoroba. Les responsables militaires du cercle qui ont donné des assurances sur la sécurité, ont invité tout un chacun à jouer sa partition dans la guerre asymétrique que le pays mène contre les terroristes. « Si on se donne les mains comme il se doit, les élections législatives se dérouleront dans de bonnes conditions », ont-ils souligné. Les dossiers de candidature reçus à Banamba sont au nombre de cinq (l’alliance ADP-Maliba PARENA, l’alliance RPM ADEMA PASJ, la liste CODEM, la liste MPM et la liste URD). L’ouverture de la campagne électorale pour le 1er tour est prévue  pour le 08 mars 2020 à 00 heure et la clôture 27 mars à minuit. La date de tenue du scrutin 1er tour est prévu pour le dimanche 29 mars 2020 à 08 heures et 19 avril pour le 2ème tour s’il ya lieu. La rencontre a regroupé outre le préfet de Cercle, le vice président du Conseil de cercle, Birama Sissoko, l’adjoint du maire de Banamba,  Bagnamé Simpara, les représentants des partis politiques et de la société civile. AT/KM (AMAP)