Bamako : la circulation des camions bennes interdite de nuit pour des raisons d’ordre public

Bamako, 15 mai (AMAP)– Le gouverneur du District de Bamako, Abdoulaye Coulibaly, a décidé vendredi d’interdire temporairement la circulation des camions bennes dans le District de Bamako entre 20 heures et 6 heures du matin, pour des raisons d’ordre public, a appris l’AMAP des sources proches du gouvernorat. La mesure est contenue dans la Décision N°2026-0789/GDB-CAB signée le 15 mai 2026. Le texte précise que les sous-préfets d’arrondissement, les maires ainsi que les services régionaux de sécurité sont chargés de l’application stricte de cette décision qui entre immédiatement en vigueur. Les autorités n’ont, toutefois, pas précisé la durée de cette interdiction temporaire. KD/CMT (AMAP)
Examens de fin d’année : les syndicats de l’Éducation appellent au respect des textes

Bamako, 15 mai (AMAP) – Les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 ont invité, vendredi, les enseignants et l’ensemble des acteurs du système éducatif au respect strict des textes régissant les examens de fin d’année en République du Mali, tout en appelant à la vigilance, au professionnalisme et à l’intégrité, a appris l’AMAP des sources syndicales. Dans un communiqué publié à la veille des examens de l’année scolaire 2025-2026, les syndicats signataires, notamment le SYPESCO, le SYNEM, le SYNEFCT, le SYNESEC, le SYLDEM, la FENAREC et le COSES, ont félicité les enseignants maliens «pour le travail abattu durant l’année scolaire», saluant notamment l’exécution des programmes et l’encadrement des candidats. Les organisations syndicales ont encouragé les enseignants à poursuivre leurs efforts pour «l’organisation d’examens apaisés et réussis» au service d’«une école performante et compétitive». Les syndicats rappellent que la réussite des examens relève de la responsabilité de tous les acteurs de la communauté éducative, appelés à «jouer entièrement leur partition». KD/CMT (AMAP)
Ansongo : décès du maire Hassane Sidi Touré à l’âge de 71 ans

Ansongo, 15 mai (AMAP) – Le maire de la Commune rurale d’Ansongo, Hassane Sidi Touré, est décédé dans la nuit du jeudi 14 mai 2026 à Bamako, à l’âge de 71 ans. Il a été inhumé vendredi au cimetière de Kalaban coura en présence de parents, collaborateurs et habitants venus lui rendre un dernier hommage, a appris l’AMAP de source administrative. À la tête de la mairie d’Ansongo, il s’est distingué par son engagement en faveur du développement local à travers plusieurs réalisations dans les domaines des infrastructures, de l’énergie, de l’assainissement, de la santé et de l’agriculture. Sous son mandat, la commune a bénéficié de la réalisation de 25 forages, de l’arrivée de l’EDM-SA, de la rénovation de l’autogare, du marché, de la Maison des jeunes, de la Maison des arts et de la Maison des artisans. Il a également contribué à la construction du petit pont reliant Baji Haoussa à Ansongo village, à la réhabilitation de périmètres agricoles ainsi qu’à la rénovation et l’équipement de cinq centres de santé communautaires et de plusieurs salles de classe. Ses proches saluent la mémoire d’un homme engagé et rigoureux, attaché au progrès de sa commune. MHM/CMT (AMAP)
Kangaba : les activités du premier trimestre 2026 passées en revue

Kangaba, 15 mai (AMAP) – Les chefs des services techniques du Cercle de Kangaba ont pris part, vendredi, à une revue des activités menées au cours du premier trimestre 2026, dans la salle de conférence du cercle, sous la présidence du préfet Abou Dao, a constatél’AMAP. Dans sa note introductive, le représentant de l’État a rappelé que cette rencontre s’inscrit dans le cadre du Décret N°2015-0067/PRM du 13 février 2015 fixant les conditions de nomination et les attributions des chefs de circonscription administrative. Abou Dao a notamment évoqué les articles 23 et 26 relatifs au suivi, au contrôle et à l’évaluation des services publics par le préfet. Au cours de la rencontre, une quarantaine de chefs de services techniques ont présenté les activités réalisées ainsi que les difficultés rencontrées durant les trois premiers mois de l’année. Le préfet a salué leur résilience et leur engagement en faveur du développement local et communal. Les responsables des forces de défense et de sécurité ont, pour leur part, rassuré les participants des dispositions prises pour renforcer la sécurité dans le cercle, tout en appelant les usagers à la prudence sur les routes à l’approche de la fête de Tabaski. SD/CMT (AMAP)
Diafarabé : un important convoi de vivres ravitaille la population

Tenenkou, 15 mai (AMAP) – Un important convoi de vivres est arrivé, vendredi, à Diafarabé, dans le Cercle de Tenenkou, pour ravitailler la population de cette localité occupée du reste du pays à cause des actions des terroristes, a constaté l’AMAP. La liesse et le soulagement étaient visibles sur les visages des habitants dont le quotidien a été fortement affecté par cette situation. Selon des informations recueillies sur place, une vingtaine de camions, dont sept de l’Aarmée malienne, ont acheminé les vivres. Au total, 278 tonnes de produits alimentaires avaient été positionnées à Macina pour leur transport vers Diafarabé. Les cargaisons comprenaient 4.000 sacs de riz de 50 kg, 1.000 sacs de sucre de 50 kg, 1.000 sacs de lait de 5 kg et 1.000 bidons d’huile de 20 litres. Une partie de ces vivres a été convoyée sous escorte des Forces armées maliennes (FAMa). Les vivres proviennent, d’une part, des dons des ONG partenaires de l’État et, d’autre part, des achats effectués par des commerçants et particuliers de Diafarabé. Les dons acheminés par l’État à travers ses partenaires représentent 56 tonnes transportées par sept camions militaires. Les autres cargaisons ont été transportées par des camions privés loués pour la circonstance. Le reste des vivres demeure stocké à Macina dans l’attente de leur acheminement. L’arrivée du convoi a été saluée par les populations à travers un accueil chaleureux et des remerciements adressés à Dieu et au Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta. Le préfet du Cercle de Tenenkou, Mamadou Dao, s’est félicité de cette opération humanitaire. Il a assuré, au nom des autorités nationales et du gouverneur de la Région de Mopti, le Général de brigade Daouda Dembélé, que d’autres dispositions seront prises pour soulager davantage les populations de Diafarabé, localité située à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest de Tenenkou, connue notamment pour le «Djaaral», inscrit au patrimoine culturel de l’UNESCO. AS/CMT (AMAP)
Mopti et Ber : plusieurs frappes menées contre des groupes armés terroristes à Dandougou, Tin Temarine et Oubder

Bamako, 15 mai (AMAP)– Les vecteurs aériens des Forces armées maliennes (FAMa) ont mené, ce vendredi, avec succès plusieurs frappes ciblées contre des groupes armés terroristes dans différentes localités du pays, a appris l’AMAP travers un communiqué de l’état-major général des Armées. Selon le document, dans le secteur de Dandougou, à l’ouest de la ville de Mopti, des opérations de surveillance et de reconnaissance ont permis de repérer des tentes noires dissimulées sous un couvert végétal. Les renseignements confirmés indiquaient que ce groupe armé terroriste projetait de mener des actions hostiles contre les populations civiles. Après identification des objectifs, trois frappes ont été effectuées dans la zone ciblée, entraînant, selon la même source, la destruction complète du groupe armé terroriste. Le communiqué précise également qu’une autre frappe a été effectuée au nord-est du village de Tin Temarine. Une opération aérienne a aussi visé un camion transportant de la logistique ennemie à Oubder, au nord-est de Ber. Le véhicule a été détruit entièrement. L’état-major général des Armées indique que les opérations de reconnaissance et de frappe se poursuivent dans les secteurs concernés afin de confirmer et compléter les informations recueillies sur les résultats des interventions. CMT (AMAP)
Portrait : Mamadou El Béchir Gologo, une grande figure du Mali

Mamadou El Béchir Gologo est une grande figure du Mali. Il a été médecin, homme politique, journaliste et écrivain. Toute sa vie, il s’est battu pour la justice, la liberté et le progrès de son pays. Son parcours montre le courage et la détermination d’un homme qui a vécu des moments difficiles mais qui n’a jamais abandonné ses convictions. Mamadou El Béchir Gologo est né en 1924 à Koulikoro, dans un Mali encore sous domination coloniale. Il grandit dans un environnement marqué par les inégalités et les injustices. Très tôt, il comprend que son pays a besoin de changement. Cette situation influence beaucoup sa façon de penser et ses choix dans la vie. Dès son enfance, il montre qu’il est très intelligent et sérieux à l’école. Il commence ses études à Koulikoro, puis les poursuit à Bamako. Grâce à ses bons résultats, il intègre le lycée Terrasson de Fougères, aujourd’hui appelé lycée Askia. Il continue ensuite sa formation à l’École normale William-Ponty de Dakar, une école très connue à l’époque. Animé par le désir d’aider les autres, il décide de devenir médecin. Il fait ses études de médecine à Dakar et obtient son diplôme en 1948. Il fait partie des premiers médecins maliens de sa génération. À son retour au pays, il travaille dans plusieurs villes comme Katibougou, Sikasso et Douentza. Dans ces localités, il ne se contente pas de soigner les malades. Il se rapproche des populations, surtout rurales, et comprend leurs difficultés. Il est connu pour son humanisme, sa simplicité et sa volonté d’aider les plus pauvres. Il devient rapidement un médecin respecté et apprécié. Un combat politique et intellectuel pour la liberté et la justice : Mamadou El Béchir Gologo rejoint l’Union soudanaise – Rassemblement démocratique africain (US-RDA), un mouvement important dans la lutte pour l’indépendance. Il participe activement aux débats et défend des idées fortes comme la liberté, la dignité et l’égalité pour les peuples africains. Très proche du président Modibo Keita qui le cite très souvent dans ces discours officiels comme exemple d’africain qui n’a jamais renié la dignité de ses aïeux. Son engagement lui a valu d’énormes soucis avec l’administration coloniale. Il est sanctionné et même renvoyé de ses fonctions. Mais ces difficultés ne le découragent pas. Au contraire, elles renforcent sa détermination. Il devient une voix importante du combat pour l’indépendance. En plus de la politique, il s’engage aussi dans le journalisme. Il devient directeur du journal L’Essor, un journal très influent à cette époque. À travers ses articles, il informe, sensibilise et mobilise la population. Il utilise sa plume comme une arme pour défendre ses idées et dénoncer les injustices. Après l’indépendance du Mali en 1960, il est nommé ministre de l’Information sous la présidence de Modibo Keïta. À ce poste, il participe à la construction du jeune État malien. Il travaille à promouvoir la culture nationale et à renforcer l’identité du pays. Cependant, en 1968, un coup d’État militaire renverse le pouvoir. Comme beaucoup d’anciens responsables, il est arrêté et emprisonné. Il passe plusieurs années en prison avant d’être libéré en 1971. Cette épreuve difficile marque profondément sa vie, mais il reste fidèle à ses convictions. Un écrivain engagé avec un héritage inestimable : En plus de ses activités politiques et médicales, Mamadou El Béchir Gologo est aussi un écrivain engagé. Il écrit pour raconter son expérience, dénoncer les injustices et partager ses idées. Ses œuvres sont inspirées de sa vie et des réalités africaines. Son roman Le rescapé de l’Ethylos, publié en 1963 est l’une de ses œuvres les plus connues. Dans ce livre, il parle de la souffrance, de l’injustice et de la résistance. Le récit est en partie autobiographique et montre sa capacité à surmonter les épreuves. Dans « Mon cœur est un volcan » (1961), il exprime ses émotions fortes. Le volcan représente sa colère, sa passion et son désir de changement. C’est une œuvre qui montre son engagement profond. Avec « Tornade d’Afrique » (poésie 1966), il parle des bouleversements politiques en Afrique. Il décrit les difficultés des jeunes États indépendants et les défis à relever pour construire un avenir meilleur. En plus de ses livres il a, à son actif plusieurs autres œuvres dont: La Chine, un peuple géant au grand destin (essai d’analyses 1962); Moudaïna ( critique sociale 1995) et mon cœur reste un volcan ( poésie 998). Bien que décédé, ses écrits continuent d’illuminer les cœurs des Maliens. En 2024, deux ouvrages ont été publiés à titre posthume : « Les Repères » : un livre retraçant les combats politiques et historiques ayant marqué la lutte pour l’indépendance du Mali. L’auteur y partage ses réflexions sur le patriotisme, la mémoire collective et le rôle de la jeunesse dans la construction nationale. « Moriké et Baba Tièman » : un conte initiatique mettant en scène des personnages confrontés aux réalités humaines et sociales de leur époque. À travers leur parcours, l’ouvrage transmet des valeurs de sagesse, de solidarité et de responsabilité à la jeunesse africaine. Mamadou El Béchir Gologo meurt le 21 mars 2009 à Bamako. Sa disparition touche beaucoup de Maliens. Il est reconnu comme un grand patriote et un homme de principes. Après sa mort, il reçoit le titre de Grand officier de l’ordre national du Mali. Aujourd’hui, son héritage reste très important. Ses œuvres sont étudiées dans les écoles et les universités à travers l’Afrique et même ailleurs. Elles continuent d’inspirer les jeunes générations. Mamadou El Béchir Gologo reste encore un modèle de courage, d’engagement et d’intégrité. MLHD/KM (AMAP)
La Tour de l’Afrique : un véritable symbole de l’unité, de l’intégration et du panafricanisme au cœur de Bamako

Bamako, 15 mai (AMAP) La Tour de l’Afrique se dresse comme un véritable symbole de l’unité, de l’intégration et du panafricanisme. Créée et construit en 2000 par l’architecte Amadou Timbely, à l’initiative de l’ancien président de la République du Mali, Alpha Oumar Konaré. Bâti sur 2. 800 mètres carrés et haut de 50 mètres, cette infrastructure culturelle, éducative et panafricaniste représente à la fois un monument historique et une structure engagée dans la promotion des idéaux d’unité et d’intégration africaines. Selon Mme Maïga Mariam Maiga, directrice générale de la Tour de l’Afrique, « ce monument est né dans l’esprit de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), fondée en 1963, aujourd’hui devenue l’Union Africaine (UA) ». Pour elle, « la Tour a été pensée pour porter les valeurs de solidarité, d’entraide et de concertation entre les peuples africains ». « Elle a été construite sous la forme d’un baobab, arbre emblématique présent dans de nombreux villages africains », précise Mme Maiga. « Dans les traditions africaines, le baobab est considéré comme un arbre à palabres, un lieu où les communautés se réunissent pour prendre des décisions importantes. Ce choix architectural symbolise donc le dialogue et l’unité des peuples africains », précise également la directrice générale de la Tour de l’Afrique, un véritable symbole de l’unité, de l’intégration et du panafricanisme. « Au centre du monument figurent plusieurs idéogrammes représentant les valeurs ancestrales africaines, notamment l’entente, l’entraide et la cohésion sociale », explique-t-elle. Maiga Mariam Maiga explique également que « deux bandes jaunes visibles sur ce majestueux monument évoquent la richesse du sous-sol africain, afin de rappeler que l’Afrique dispose d’importantes ressources naturelles. » Selon elle, « la structure montre aussi plusieurs bras de différentes couleurs soutenant une jarre percée. Ces bras symbolisent une Afrique multiculturelle et jeune, capable de porter son patrimoine commun » dit-elle. « La jarre s’inspire d’une parole du roi Guézo Dahomé qui affirmait que si chaque enfant de la cité bouchait un trou de la jarre avec son doigt, l’eau ne se renverserait jamais. Un message fort appelant les Africains à l’unité pour préserver leur patrimoine et construire l’avenir du continent», rappelle Mme Maiga Mariam Maiga. « Au sommet de la Tour apparaît la carte de l’Afrique en pleine émergence, illustrant l’idée qu’une Afrique unie peut se développer et rayonner dans le monde », évoque la directrice de la Tour de l’Afrique. Pour lui, « l’avenir de l’Afrique repose largement sur sa jeunesse. Mme Maiga Mariam Maiga « affirme être convaincue que de nombreux jeunes Africains sont engagés, conscients des défis du continent et porteurs de solutions pour l’avenir. » Le guide de la Tour d’Afrique, Yacouba Sanogo, explique qu’à « l’intérieur du monument ce sont des décors comme : l’image du bateau qui a amené nos grands-parents en l’Europe pour la conquête coloniale auprès de l’occident, notamment, aux cotés de la France pour la guerre contre le nazisme et celle, appelé black star, qui a servit à leur rapatriement, l’image de la tour de l’Afrique accompagne de la carte de l’Afrique plus les 54 Etats de l’Afrique, l’image du flambeau avec le drapeau pour l’Afrique, conçu avec la couleur verte et la carte de l’Afrique au centre. » Ces images expliquent l’unité, l’intégration, le panafricanisme et qui magnifient la paix et la richesse de l’Afrique », explique celui qui est chargé de guider les visiteurs au monument de la Tour de l’Afrique, Yacouba Sanogo. ST/KM (AMAP)
Oumar Mariko : Radio Libre Kayira se désolidarise de ses prises de position

Bamako, 15 mai (AMAP) L’Association Radio Libre Kayira a annoncé lundi se désolidariser «totalement» des prises de position et initiatives de Oumar Mariko, à la suite de récentes vidéos largement relayées sur les réseaux sociaux, a appris l’AMAP des sources proches de la coopérative. Signée par le président du Comité de gestion, Cheick Oumar Sissoko, la déclaration accuse l’ancien membre du Comité de gestion de l’association d’avoir tenu des propos et adopté des comportements contraires «aux intérêts du peuple malien et de la Transition». L’association condamne «sans réserve» ce qu’elle qualifie d’«actes de trahison nationale» et demande à la justice malienne «une application rigoureuse de la loi». Radio Libre Kayira affirme, par ailleurs, que les positions exprimées par Oumar Mariko «ne reflètent nullement l’esprit de l’association», qu’elle présente comme engagée, depuis sa création en 1991, dans la défense des valeurs démocratiques et patriotiques au Mali. KD/CMT (AMAP)
Mali : Abdoulaye Diop informe le Conseil de paix et de sécurité de l’UA des attaques du 25 avril

Bamako, 15 mai (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a tenu, jeudi 14 mai 2026, une concertation informelle avec le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de Union africaine afin d’informer ses membres des enjeux liés aux attaques terroristes perpétrées le 25 avril 2026 au Mali, a appris le 14 mai, l’AMAP du bureau d’information du département en charge des Affaires Etrangères.. Accompagné notamment des ambassadeurs du Burkina Faso et du Niger, le chef de la diplomatie malienne a affirmé que ces attaques visaient « la décapitation du leadership de la Transition » par des groupes terroristes qui, selon lui, comptent désormais dans leurs rangs le FLA associé au JNIM. Le ministre a indiqué que cet objectif avait été déjoué grâce « à la réactivité des FAMa, à l’appui du Burkina et du Niger ainsi qu’au courage des populations maliennes qui n’ont pas hésité à affronter, à mains nues, les terroristes ». Dans ses propos liminaires et lors des échanges avec les membres du CPS, Abdoulaye Diop a insisté sur « l’importance d’une solidarité réelle entre pays africains », appelant également à la cessation des ingérences dans les affaires intérieures des États voisins et à la restauration de la confiance pour renforcer la coopération sécuritaire régionale. Le ministre a aussi informé le Conseil de « la dynamique constructive en cours » avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. Abdoulaye Diop a, par ailleurs, dénoncé une « guerre informationnelle » qu’il attribue aux groupes armés terroristes et à leurs « sponsors étatiques étrangers », accusés de mobiliser leurs médias au service de « l’apologie du terrorisme et de la désinformation ». Il a conclu en réaffirmant « la détermination des autorités de la Transition et du peuple malien à poursuivre le chemin de la refondation et de la lutte contre le terrorisme ». OS/KM(AMAP)

