Kéniéba : Saisie d’importantes quantités de drogues

Kéniéba, 17 juin (AMAP) Les éléments de l’Office central des stupéfiants (OCS) ont saisi d’importantes quantités de stupéfiants et de produits prohibés, au cours de plusieurs missions, du 11 au 14 juin 2020, dans certaines communes du Cercle de Kéniéba. Dans toutes ces localités, ils ont procédé à des interpellations, tout en saisissant des produits pharmaceutiques contrefaits. Parmi ces produits, il y a une quantité importante de Tramadol vendu, du crack (drogue très dure) à Kéniéba, 37 grammes, de hoff (11 grammes), skintch (2 briques), cannabis en briques, en boules et en vrac. La moisson comprend aussi 1 376 compris de Tramadol 120-200-225. D’après le chef de cette mission, les gens ont fait disparaître tous les produits prohibés qui se trouvaient sur le marché « florissant », avant même l’arrivée de sa délégation. L’équipe s’est rendue à Diabarou, un village situé à 6 km de Dabia, chef-lieu de Commune. Ils ont poursuivi leur chemin sur Boularya (15 km de Diabarou), toujours dans la même commune rurale. D’autres produits ont également été saisis : 1 100 comprimés de Diaspan, 320 kg de produits pharmaceutique contrefaits dans ces localités. A Makounké (Dabia), la délégation de l’OCS n’a pas trouvé sur place le dealer de stupéfiants, de surcroît un grossiste. Les fournisseurs de ce dernier résident dans d’autres localités. « Au moment du premier achat, il a disparu. C’est sa femme qui a vendu le produit à notre précurseur, sans le savoir. Elle a affirmé à celui-ci qu’elle n’était pas au courant de l’interdiction de la vente de ces produits », a raconté le commandant de l’OCS, le capitaine Tourou Kanouté. Selon lui, deux hommes et une dame sont impliquées dans cette affaire et l’enquête suit son cours normal. BMS/MD (AMAP)      

Bourem : Enlèvement d’un véhicule militaire par des individus non identifiés

Bourem, 17 juin (AMAP) Un véhicule militaire a été enlevé, mardi, par des individus non identifiés, au check point à la sortie Est de la ville de Bourem, à moins de 50 mètres de la ville. Il était 9heures quand un motocycliste s’est présenté devant les militaires à ce poste qui contrôle les entrées et sorties des motos venant des fractions voisines. Mais au moment où le militaire se dirigeait vers la moto, un véhicule serait sorti de nulle part, avec deux personnes à bord qui se sont mises à tirer. Quand les éléments ont déserté les lieux, les assaillants s’emparèrent des armes et du véhicule tout neuf muni d’une arme collective. Après les coups de feu, les Forces armées maliennes (FAMa) engagèrent une poursuite de quatre heures mais en vain. Les assaillants ont mis du temps avant de quitter les lieux. Le check point attaqué est situé entre deux autres, à distance égale de moins de 500 mètres de la base également. Ce check point a déjà été la cible, deux fois, d’une explosion de mines artisanales qui n’ont pas fait de victimes. TMT/MD (AMAP)

Covid-19 au Mali : 1168 guérisons, 107 décès sur 1890 cas positifs enregistrés

Bamako, 17 juin (AMAP) Quelque 1168 patients sont guéris de la Covid-19 au Mali, 107 décès sur un total de 1890 cas positifs enregistrés avec les 5 décelés ce mercredi, a appris l’AMAP de source officielle. Les services sanitaires précisent que sur les 5 cas enregistrés ce mercredi, 3 cas ont été découverts à Kayes,  1 cas à Mopti et 1 cas en CV du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 1877 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)          

Orpaillage traditionnel au Mali : L’organisation passera par les couloirs et les coopératives d’exploitation

Par Babba B. COULIBALY Bamako, 17 juin (AMAP) Un drame survenu, la semaine dernière, dans la carrière principale de la Société d’exploitation des mines d’or de Sadiola (Semos), la récente ruée vers l’or à Gao et Kidal, dans le Nord du Mali, doivent convaincre les acteurs de l’exploitation traditionnelle du métal jaune de la nécessité de restructurer le secteur. Cette activité, qui occupe des milliers de personnes, s’exerce encore dans une certaine anarchie. Les acteurs sont unanimes pour dire qu’une structuration, à travers les couloirs et les coopératives d’exploitation pourrait être profitable aussi bien aux exploitants qu’à l’Etat. Cela, afin de faire de l’orpaillage un levier essentiel du développement socioéconomique de notre pays, notamment les localités et communautés riveraines. L’objectif étant de préserver des vies humaines, les intérêts des compagnies minières et accroître la production nationale estimée à 71 tonnes d’or, en 2019, dont 65,1 tonnes pour la production industrielle. Adopté le 21 août 2019, en Conseil des ministres, le nouveau Code minier définit l’orpaillage comme étant « l’activité à petite échelle consistant à récupérer l’or contenu dans les gîtes primaires, alluvionnaires et éluvionnaires à l’intérieur d’un couloir d’exploitation artisanale par les procédés manuels associant des équipements rudimentaires, sans utilisation de produits chimiques ». Il peut être indifféremment appelée orpaillage traditionnel ou orpaillage artisanal ou manuel, le tout désignant la même activité exercée dans un couloir d’exploitation artisanale. Cette activité profitable à des milliers de Maliens est aujourd’hui menacée, à en croire le président de la Chambre des mines du Mali. Pour prévenir ce scénario catastrophe, Abdoulaye Pona propose de dégager des couloirs d’orpaillage ou d’exploitation artisanale suivant un arrêté ministériel. « La Chambre les mettra alors à la disposition des collectivités concernées par l’orpaillage », assure Abdoulaye Pona. En la matière, une coopérative sera créée. Chaque village fournira un nombre défini d’acteurs pour ce faire. La coopérative, ainsi mise en place, sera déployée au niveau du couloir. « Seuls les membres de la coopérative, exclusivement des Maliens, auront accès à ce couloir », indique notre interlocuteur. Pour qui, cette approche contribuera à la création d’emplois. En ce sens qu’elle prévoit la mise en place de 300 coopératives, à raison de 30 Unions coopératives par zone d’orpaillage, notamment dans les Régions de Koulikoro, Kayes et Sikasso. « Pour la traçabilité de l’or produit, une centrale d’achat composée de kiosques sera instituée. Chaque coopérative sera dotée de 15 comptoirs d’achat qui réuniront l’or produit sur ces placers-là », explique M. Pona. « La seule et bonne manière d’encadrer l’orpaillage, c’est d’organiser les orpailleurs en coopérative comme dans le domaine de l’agriculture », renchérît le président de la Confédération nationale des sociétés coopératives des orpailleurs du Mali (CNSCOM-COOP-CA), créée en 2019. Pour ce faire, explique Amadou Sanoussi Daffé, les coopératives sont en train de migrer vers le nouveau système de l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique (OHADA). C’est-à-dire passer du système de récépissé à l’immatriculation. Cela responsabilise non seulement les orpailleurs, mais les rend juridiquement opérationnels. En conséquence, ils amélioreront leur production et leur productivité, pense-t-il. DES CENTAINES DE COOPERATIVES – L’Etat profitera, ainsi, de cette réorganisation car les coopératives payent des taxes aux collectivités. « Cette formule permet de financer également le secteur de l’orpaillage », ajoute le président de cette Confédération qui regroupe, aujourd’hui, 380 coopératives dans les trois zones d’orpaillage (Kayes, Koulikoro, Sikasso). Précisant que cette activité nourrit actuellement deux millions de personnes, Amadou Sanoussi Dafé soutient que la méthode permettra à l’Etat de disposer de statistiques fiables. Disposer de statistiques fiables et faire de l’orpaillage un vecteur de progrès social et économique, tel est l’objectif du département en charge des Mines. « Le résultat attendu, c’est de savoir exactement quelle quantité d’or est produite par l’orpaillage. Il s’agit aussi de faire en sorte que les populations environnantes et l’Etat aient des retombées et que des activités génératrices de revenus soient créés partout. Que le système d’éducation soit installé, la santé assurée, l’eau potable disponible pour tous, etc. », espère-t-on du côté du département. Des services sociaux de base à la satisfaction desquels l’orpaillage pourrait contribuer s’il est bien géré. Des orpailleurs, rencontrés, vendredi dernier, à Sadiola, en marge de la visite de la ministre des Mines et du Pétrole, demandent la mise à disposition sur les permis des sociétés minières des couloirs d’orpaillage. « Cette demande est une aberration », rétorque le premier responsable d’une société minière, qui a requis l’anonymat. Tout en reconnaissant la nécessité de répertorier les acteurs, de réglementer les méthodes d’exploitation, de contrôler la production et de mettre en place des infrastructures pour sécuriser les personnes et les biens, il précise que les sociétés minières ne demandent que le respect de leurs permis miniers légalement attribués par l’Etat du Mali. « Qui, selon lui, doit faire respecter l’ordre et la loi en protégeant ces permis de l’exploitation illégale et incontrôlée des orpailleurs ». Personne ne peut obliger les sociétés minières à accorder des couloirs d’orpaillage, tranche la ministre des Mines et du Pétrole. « Celles-ci disposent de convention d’établissement en bonne et due forme », a argumenté Mme Lelenta Hawa Baba Ba, lors d’une rencontre à Sadiola. Précisons qu’une convention d’établissement est, selon le Code minier de 2019, l’accord établi au moment de la demande de permis de recherche entre l’Etat du Mali et le demandeur qui fixe les droits et les obligations des parties dans le cadre de la recherche et de l’exploitation de substances minérales. Toute chose qui n’a pas empêché des mines de donner des sites où existe le potentiel. « L’Etat aussi en a donné », tempère la ministre. « Aussi, ajoute-t-elle, des partenaires sont prêts à accompagner les orpailleurs en mettant à leur disposition des machines adaptées et appropriées ». Pour le président de la Fédération nationale des orpailleurs du Mali (FNOM), les couloirs contiennent très peu de minerais. Seydou Keïta estime qu’il faut, pour une meilleure organisation du secteur, recenser les matériels utilisés dans l’orpaillage pour sortir du circuit ceux qui ne sont pas adaptés. Révélant que nous avons 356 sites d’orpaillages dont six à Kidal et un Gao, soit 349 dans

Covid-19 au Mali : 25 nouveaux cas enregistrés mardi

Bamako, 15 juin (AMAP) Vingt cinq (25) nouveaux cas positifs au Covid-19 ont été enregistrées mardi  portant le total à 1885 avec 1145 guérisons et 106 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été donnée par les services sanitaires qui précisent que sur les 25 cas enregistrés mardi, 3 cas ont été découverts à Kéniéba,  4 cas à Mopti, 3 cas à Bandiagara, 1 cas en CI, 2 cas en CIII, 2 cas en CIV, 2 cas en CVI et 8 cas constaté au niveau des Maliens rapatriés de l’extérieur. Le services sanitaires précisent que 1875 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)          

Centre de formation de Yanfolila : Arrivée des recrues, pour le compte du contingent 2019

Bamako, 17 juin (AMAP) Le Centre de formation du cercle de Yanfolila (Sikasso, Sud) a reçu, lundi, la première vague des recrues, au compte du contingent 2019, qui sont au nombre de quelques centaines, a appris l’AMAP de source militaire. La formation initiale des militaires du rang a pour objectif d’inculquer, aux jeunes venant de la vie civile, les compétences militaires fondamentales et nécessaires mais aussi de développer, en eux, l’endurance physique, mentale et l’esprit du patriotisme. Les recrues sont, toutes, des personnels valides venant de divers horizons à se rendre à Yanfolila pour être initiés à la vie militaire. Durant quelques mois, ces jeunes recrues de l’Armée de Terre, de l’Air, de la Garde nationale et de la Gendarmerie vont se familiariser avec les instruments militaires mais aussi apprendre les notions de base militaires, les règles et les missions. Le directeur du Centre de formation de Yanfolila, le commandant Samba Monzonba Keïta, s’est dit « conscient de  la responsabilité » qui lui a été confiée par la hiérarchie militaire, avant d’assurer « de veiller sur la bonne formation » de ces jeunes. OD/MD (AMAP)

Les FAMa interpellent un suspect à Sévaré

Bamako, 17 juin (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont interpellé, mardi, aux environs de 08 heures, un suspect au rond-point central de Sévaré, a appris de l’AMAP de source sécuritaire. L’intéressé filmait un  convoi des FAMa. Deux téléphones ont été récupérés sur lui. Le suspect et les téléphones ont été remis aux gendarmes. OD/MD (AMAP)

Célébration des grands mariages à Barouéli: La fête au village

Barouéli, 17 juin (AMAP) A la mairie de Barouéli, au Centre du Mali, sous les conseils du deuxième adjoint au maire, Diandjé Konandji, quelque 34 couples se sont dit oui, la semaine dernière, devant une foule enthousiaste, respectant ainsi la tradition des mariages collectifs dans cette contrée. Organisés par les autorités traditionnelles, en début de la période d’hivernage, un peu partout dans le Cercle de Barouéli, les grands mariages « Kɔɳɔba », sont un moment très attendu et important pour l’ensemble des populations de Barouéli, au regard de son caractère festif et mobilisateur des ressortissants du Cercle. Ainsi se déroulent les jours dans cette partie du Mali. Ils peuvent bien se ressembler sans pour autant avoir les mêmes contenus. La cérémonie de la célébration des grands mariages est un de ces jours au contenu spécial. Du moins, c’est le constat des populations de Barouéli, autochtones et étrangères. Les différents endroits de la ville sont animés par l’afflux massif des populations, les salons de beauté et les commerces de fortune se sont installés le long des artères jusque dans les ruelles et recoins. Cette foule n’est rien à côté de l’ambiance qui régnait dans la ville de Barouéli et ses alentours. L’officier d’état civil a saisi l’opportunité d’un si grand rassemblement de personnes pour inviter les populations à s’intéresser davantage au mariage civil « qui donne plus de consistance (aux couples) tout en protégeant les femmes ». La Covid-19 oblige, pour le respect des mesures barrières édictées par les autorités sanitaires, la garde républicaine était mobilisée pour maintenir l’ordre et faire entrer les couples, en nombre restreint, dans la salle de délibération de la mairie. JC/MD (AMAP)  

Un deuil national de 3 jours décrété en hommage aux éléments des Fama décédés au cours d’une attaque dans le secteur de Diabaly

Bamako, 17 juin (AMAP) Un deuil national de 3 jours, à compter de ce mercredi est déclaré sur toute l’étendue du territoire national en hommage aux éléments des Forces Armées et de Sécurité (Fama) décédés lors de l’attaque terroriste d’un détachement Fama, le dimanche 14 juin 2020, au niveau de la localité de Boky Wèrè, dan le secteur e Diabaly, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite à travers un décret signé mardi par le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta et son Premier Ministre, Dr Boubou Cissé. Le décret précise par ailleurs, que les drapeaux sont mis en berne sur les bâtiments et édifices publics pendant toute la durée du deuil. KM (AMAP)

Crise scolaire : Le président Keita accorde l’augmentation de 20% aux enseignants grévistes

Bamako, 16 juin (AMAP) Le président Ibrahim Boubacar Keita a annoncé, mardi, avoir donné instruction au Chef du gouvernement de procéder « à l’application immédiate » de l’article 39 qui octroie aux enseignants une majoration de 20% sur leurs salaires accordée aux fonctionnaires régis par le Statut général et d’autres contractuels. « L’annonce a été faite par le Président Ibrahim Boubacar Keita, ce mardi 16 juin 2020, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) en présence de plusieurs personnalités venues témoigner leur engagement à soutenir sa volonté pour la décrispation du climat social », a tweeté les services de la présidence. Ils ajoutent que le chef de l’Etat a, également, annoncé, entre autres, la formation d’un Gouvernement d’union nationale et des consultations, dans les prochains jours, pour trouver des solutions en vue de mettre fin à la crise post-électorale. Depuis quelques jours, pour décrisper la situation, le président Keita a entamé une série de rencontres.  » Cette rencontre, à l’instar de celles d’avec les confessions religieuses, la société civile, les familles fondatrices de Bamako, la majorité présidentielle, les chefs de tribus des Communautés du Nord, s’inscrit naturellement dans le cadre de l’apaisement du climat social », selon les services présidentiels. Les enseignants, bien qu’ayant un statut autonome, auront, aussi, droit à cette augmentation afin de mettre fin à leur grève qui a commencé depuis l’année dernière plongeant l’école dans une crise profonde. L’augmentation sur les salaires des fonctionnaires du Statut général de la Fonction publique et des contractuels, au titre de l’année 2019, a été décidée par le gouvernement. Son application a officiellement débuté le 1er janvier 2019. Parlant du chef de file de l’opposition, Soumaila Cissé, enlevé vraisemblablement par des groupes armés dans le Nord du Mali, depuis plus de deux mois, le président Keita a assuré que son « frère est en vie » et que la Commission mise en place « travaille à sa libération ». Le tweet rappelle que « le président de la République, demeure convaincu que le dialogue reste l’élément fondamental de règlement de tous différends ». AC/MD (AMAP)