Covid-19 au Mali : 16 nouveaux cas enregistrés jeudi portant le total à 1906 avec 1190 guérisons et 107 décès

Bamako, 19 juin (AMAP) Seize(16) nouveaux cas positifs au Covid-19 ont été enregistrés jeudi au Mali, portant le total à 1906 avec 1190 guérisons et 107 décès, a appris l’AMAP de source officielle. Les services sanitaires précisent que sur les 16 cas enregistrés jeudi, 1 cas a été découvert à Kéniéba (région de Kayes),10 cas à Tombouctou, 3 cas à Goundam et 2    cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 1885 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)          

Une mission d’information ministérielle de la CEDEAO reçue par le PM

Bamako, 19 juin (AMAP)  Une mission d’information ministérielle de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), conduite le président du Conseil des ministres de la CEDEAO, ministre nigérien des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaines et des Nigériens de l’Extérieur, Kalla Ankouaro, a été reçue jeudi à Bamako, par le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé, a constaté l’AMAP. La délégation comprenait également le président de la commission de la CEDEAO, Jean-Claude Kassi Brou, ministre ivoirien des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur Ally Coulibaly, le ministre délégué aux Affaires étrangères de la République fédérale du Nigéria l’Ambassadeur Zubairu Dada et plusieurs hauts cadres de l’organisation. La mission d’information a été mandatée par le Président nigérien, président en exercice de la CEDEAO, Mahamadou Issoufou, afin de s’informer sur les tensions qui secouent actuellement le Mali, pays membre fondateur de l’organisation. La CEDEAO s’appuie en cela sur des instruments juridiques dont le Protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance adopté en décembre 2001. Le Premier ministre a saisi l’occasion pour remercier l’organisation sous régionale qui a toujours été aux côtés du Mali depuis l’éclatement de la crise multiforme qui le secoue depuis 2012. La délégation va rencontrer successivement les différents acteurs de la vie politique et de la société civile maliennes impliqués dans cette,  les partis de la majorité présidentielle, le Cadre d’actions, de médiation et de veille des confessions religieuses et des organisations de la société civile.  KM (AMAP)

Travail des enfants : Les habitudes et les pratiques ont la vie dure

Par Ouka BA Diéma, 18 juin (AMAP) Dans le cercle de Diéma, le travail des enfants est une pratique ancrée dans les habitudes. Malgré les dispositifs de sensibilisation mis en place par l’Etat et ses partenaires, rien ne semble bouger. Ici, de nombreux parents utilisent leurs enfants dans des activités dépassant souvent leurs capacités physiques. Dès que les premières pluies tombent, les enfants ne traînent plus dans les rues. Tous se dirigent vers les champs. Après les récoltes, ils sont commis à d’autres activités, notamment le transport de l’eau, du bois de chauffe, du fourrage, la confection de briques en banco. Dans cette localité à majorité soninké, le travail des enfants n’est pas lié à la pauvreté, contrairement à ce que pensent certains, mais plutôt au manque de bras valides. Le Cercle de Diéma étant une zone de forte migration, des jeunes âgés de 15 à 20 ou plus partent, à longueur de journée, vers les côtes de la Méditerranée. Mouvement humain momentanément contrarié par la fermeture des frontières, ces derniers temps, en raison de la Covid-19. Dans ce cas, leurs parents sont obligés de les remplacer dans les champs par leurs petits frères qui n’ont pas souvent l’âge de produire. On apprend aux enfants à travailler durement, afin d’éviter qu’ils ne tombent dans la paresse, et n’adoptent des comportements déviants, pouvant déshonorer leurs parents. «  Si l’enfant apprend à travailler, soutient Malla, un ancien migrant, il pourra se débrouiller partout ». Tout petit, Malla aidait son père à réparer le toit de leur maison, lorsque de fortes pluies endommageaient la toiture. « Mon père et moi, montions sur le toit. A l’aide de son gros orteil, il appuyait sur les petits trous qui laissaient suinter de l’eau, en les bourrant avec du banco », poursuit-il. Abdoulaye Touré, le 1er adjoint au maire de Diéma, dira que le travail des enfants fait partie de leur processus éducatif. « C’est pour que, poursuit l’élu, les parents préparent leurs enfants afin d’affronter des épreuves, lorsqu’ils foulent le sol du pays des blancs ». De l’avis de Mme Soukouna Fatoumata Maiga, première adjointe au maire de la Commune rurale de Grouméra, si le travail des enfants existe toujours, c’est par respect de la coutume. Pendant l’hivernage, les enfants ne restent pas à ne rien faire. Ils vont travailler dans les champs. « Si l’enfant travaille bien, ses parents pourront compter sur lui, lorsqu’il ira à l’aventure », renchérit Mme Soukouna. PRATIQUES ET HABITUDES – Ce tailleur, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, regrette de n’avoir jamais été à l’école. « C’est un véritable handicap qui me poursuivra jusqu’à la tombe », dit-il. Chaque fois qu’un client se présente dans son atelier, il est obligé de recourir aux services de quelqu’un, pour noter dans un cahier, l’identité de la personne, ainsi que ses mesures pour la couture. La notion de travail forcé des enfants est réfutée par Bakary Sacko, un notable de Diangounté Camara, qui, à sa connaissance, n’existe nulle part dans le Cercle de Diéma. « Si les parents emploient leurs enfants, dit l’homme, c’est pour leur propre intérêt,  pour les aider à préparer leur avenir ». « Mais faisons en sorte que ceux qui sont à l’école puissent poursuivre correctement leurs études », insiste-t-il. Selon le Maire de la commune rurale de Lambidou, Mamadou Coulibaly, assis derrière son bureau, cette pratique n’a d’autres raisons que d’éviter que les enfants quittent le chemin d’une bonne éducation et « deviennent des voleurs, des bandits de grand chemin ». « C’est pourquoi, dès l’âge de dix ans, on montre le chemin du champ à l’enfant. On le prépare à devenir un homme avant son départ à l’étranger », explique M. Coulibaly. « Tous les enfants ne peuvent pas réussir à l’école. A l’heure actuelle, mes enfants sont au champ en train de semer », ajoute-t-il. Une petite fille, les pieds couverts de poussière, un plateau rempli de cacahuètes en équilibre sur la tête, part de ‘grin’ en ‘grin’, pour proposer aux buveurs de thé, sa marchandise. « Avec mes petites recettes cumulées, raconte-t-elle, je parviens à régler mes petits besoins sans déranger maman ». TRAVAIL, PAS FORCÉ – Une femme a refusé d’engager, comme servante, une fillette de 10 ans, que ses parents sont venus lui présenter. Jean, père de famille, confie de petites tâches à ses enfants, en fonction de leur calendrier scolaire. « Les jours où il n’y a pas classe, ils font oeuvre de salubrité, arrosent les arbres. Pendant les grandes vacances, chacun apprendra un métier », dit Jean. Aguibou Bah, chef secteur agriculture, lie le phénomène à la pauvreté. Selon lui, la plupart des enfants abandonnent les bancs pour travailler et soutenir leurs parents. « Beaucoup d’enfants, aujourd’hui, sont devenus des apprentis soudeurs, mécaniciens,  tailleurs, menuisiers et autres. Leurs parents ne sont plus capables de les surveiller correctement. Ce qui joue, parfois, sur leur éducation », argumente-t-il. En la matière, il propose qu’une étude soit réalisée pour connaître les causes réelles des impacts négatifs du travail des enfants dans le Cercle de Diéma. Cela permettra, à son entendement, de trouver des pistes pour freiner cette pratique « qui nuit au développement de notre pays ». Mamadou Mah Sissoko, résident à Dioumara, soutient que le travail des enfants a pris de l’ampleur, ces dernières années, dans le Cercle de Diéma. Garçons et filles, tous travaillent. En plus des travaux champêtres, les filles s’occupent également de la cuisine et autres charges domestiques. Il déplore les conséquences du travail des enfants, qui, selon lui, est source d’échec scolaire. Bouya Dia, animateur d’une ONG, explique que dans certains milieux, une fille mineure, qui vit chez ses beaux-parents, est chargée de certains travaux. Elle monte sur la charrette, chaque jour, pour la corvée d’eau, la recherche de bois pour la cuisine ou fait du petit commerce. Pendant l’hivernage, elle va au champ. Notre interlocuteur s’est appesanti sur la déscolarisation des enfants, qui, d’après lui, est un facteur favorisant le travail des enfants. « Avant, il n’existait pas de travail des enfants, ici, dans le Kaarta. Avant l’introduction de la charrue, tout se faisait avec à la main. Les adultes préparaient les champs, les labouraient, les

Déclaration conjointe du sommet extraordinaire Chine-Afrique sur la solidarité contre la COVID-19

La COVID-19 est un défi majeur pour toute l’humanité et constitue l’urgence mondiale de santé publique la plus grave depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Dans le but de renforcer la solidarité et la coopération pour vaincre ensemble le virus et de montrer une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique encore plus solide, et sur l’initiative conjointe de la République populaire de Chine, de la République sud-africaine, pays assurant la présidence tournante de l’Union Africaine (UA), et de la République du Sénégal, coprésident africain du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA), des dirigeants chinois et africains ont tenu par visioconférence un Sommet extraordinaire Chine-Afrique sur la solidarité contre la COVID-19 le 17 juin 2020. Ont pris part à ce Sommet : S.E.M. Xi Jinping, Président de la République Populaire de Chine ; S.E.M. Matamela Cyril Ramaphosa, Président de la République sud-africaine ; S.E.M. Macky SALL, Président de la République du Sénégal ; S.E.M. Abdel Fattah Al-SISI, Président de la République Arabe d’Égypte ; S.E.M. Felix-Antoine Tshisekedi TSHILOMBO, Président de la République Démocratique du Congo; S.E.M. Abdelmadjid TEBBOUNE, Président de la République Algérienne Démocratique et Populaire ; S.E.M. Ali Bongo ONDIMBA, Président de la République Gabonaise ; S.E.M. Uhuru KENYATTA, Président de la République du Kenya ; S.E.M. Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République du Mali ; S.E.M. Issoufou Mahamadou, Président de la République du Niger ; S.E.M. Muhammadu BUHARI, Président de la République fédérale du Nigeria ; S.E.M. Paul KAGAME, Président de la République du Rwanda ; S.E.M. Emmerson Mnangagwa, Président de la République du Zimbabwe ; S.E.M. Abiy Ahmed Ali, Premier Ministre de la République fédérale démocratique d’Éthiopie ; S.E.M. Moussa Faki MAHAMAT, Président de la Commission de l’Union Africaine ; S.E.M. Antonio GUTERRES, Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et le Dr Tedros Adhanom GHEBREYESUS, Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont également participé au Sommet en tant qu’invités spéciaux. Après des échanges amicaux et approfondis, les dirigeants participants sont convenus de ce qui suit : Ils expriment leur profonde préoccupation s’agissant de la propagation de la COVID-19 dans le monde, qui constitue un défi imminent et inédit pour les peuples des différents pays, et compte tenu de ses impacts majeurs sur la vie et la santé des peuples. Ils reconnaissent l’importance fondamentale des questions de santé publique pour la paix et la sécurité internationales et le bien-être des peuples, notamment le fait que l’Afrique est extrêmement vulnérable face à la COVID-19 et a besoin de la solidarité et du soutien des différentes parties appuyant ses capacités de réponse à la COVID-19 et son développement socio-économique. Ils saluent et soutiennent 1’appel du Secrétaire général des Nations Unies à la solidarité dans la lutte contre la COVID-19 et s’engagent à œuvrer ensemble pour préserver la sécurité de la santé publique mondiale et garantir les droits et intérêts légitimes des pays en développement, afin d’apporter une plus grande contribution à la promotion de la paix et du développement dans le monde et de construire ensemble une communauté de santé pour l’humanité. Ils soulignent les liens étroits entre le développement, la paix et la sécurité, appellent la communauté internationale à soutenir la mise en œuvre par l’Afrique de l’initiative « Faire taire les armes en Afrique » et réclament une levée rapide des sanctions économiques contre le Zimbabwe et le Soudan. Conformément à l’esprit du FCSA et aux valeurs auxquelles sont attachées les deux parties, ils continuent de se soutenir mutuellement sur les questions relatives à leurs intérêts vitaux et préoccupations majeures. La Chine soutient les pays africains dans leur recherche de voies de développement adaptées aux réalités nationales et s’oppose à toute ingérence extérieure dans les affaires intérieures africaines. L’Afrique appuie la position de la Chine sur les questions concernant Taiwan et Hong Kong, ainsi que les efforts de la Chine visant à préserver la sécurité nationale à Hong Kong en vertu de la loi. Ils apprécient hautement et soutiennent activement le rôle leader et coordinateur joué par l’OMS, sous la direction de son Directeur général, le Dr Tedros Adhanom GHEBREYESUS, dans la lutte mondiale contre la COVID-19 et appellent la communauté intermationale à accroître son soutien politique et financier à 1’Organisation. Ils saluent l’adoption par la 73e Assemblée mondiale de la Santé de la résolution sur la riposte à la COVID-19, expriment leur profonde préoccupation face aux effets négatifs de la COVID-19, soulignent l’importance de la coopération mondiale, appellent au renforcement de la solidarité et de la coopération internationales, en vue de contenir et d’atténuer ensemble la COVID-19 et d’apporter une attention particulière aux besoins des personnes vulnérables. Ils réaffirment leur opposition à la politisation de la COVID-19 et à l’étiquetage du virus, appellent la communauté internationale à œuvrer ensemble pour prévenir la discrimination et la stigmatisation, lutter contre les informations fausses et trompeuses et renforcer la coopération sur la R&D des outils de diagnostic, des traitements, des médicaments et des vaccins ainsi que sur 1’identification de la source zoonotique du virus. Ils soutiennent le lancement au moment approprié le plus proche après la maîtrise de la COVID-19 dans le monde et en consultation avec les États membres de l’OMS, d’un processus d’évaluation impartiale, indépendante et complète par étapes, qui soit piloté par l’OMS, mené dans le respect du principe de l’objectivité et de l’impartialité et basé sur la science et le professionnalisme, notamment en utilisant les mécanismes existants, selon qu’il conviendra, pour examiner l’expérience acquise et les leçons tirées de la riposte sanitaire internationale coordonnée par l’OMS face à la COVID-19. Ils saluent le leadership du Secrétaire général des Nations Unies, son soutien à l’action de l’OMS pour lutter contre la COVID-19, ainsi que ses initiatives sanitaires pour rendre vaccins et méthodes diagnostiques et thérapeutiques accessibles dans le monde. III. La partie africaine exprime sa haute appréciation au gouvernement chinois qui a adopté résolument des mesures fermes pour endiguer la propagation de la COVID-19, et communiqué sans tarder à l’OMS et aux pays concernés des informations sur la situation en Chine

Diré : Des hommes armés non identifiés enlèvent deux sous-préfets de Cercle

Diré, 18 juin (AMAP) Des hommes armés non identifiés ont enlevé mercredi dans la ville de Diré, les sous préfets de Cercle de Dangha et de Diré, dans la région de Tombouctou, au Nord du pays,  a appris l’AMAP de sources concordantes. Nos sources précisent que des hommes armés non identifiés arrivés à bord d’un véhicule Pick Up, ont fait irruption dans les locaux de la préfecture vers 11H, en braquant les préfets et leurs collaborateurs avant d’enlever les deux sous préfets et emporter deux motos. Les gardes chargés de la protection de la préfecture ont battu retraite suite aux tirs des assaillants qui ont blessé trois personnes dont une fille qui a succombé à ses blessures, selon nos sources qui précisent que les habitants, terrifiés, sont restés cloîtrer dans leurs maisons pendant des heures. Nos sources déclarent qu’un détachement de l’armée déployé dans l’après midi a trouvé que les assaillants avaient déjà disparu avec les deux otages et les motos.  KM (AMAP)

Diré : Deux sous préfets enlevés

Diré, 18 juin (AMAP) Les sous préfets de Diré, Sekou Sidiya Coulibaly, et de la Commune rurale de Dangha, Oumar Traoré, ont été enlevés, mercredi, par des individus armés non identifiés au nombre de sept. Les assaillants, qui ont fait irruption dans la préfecture de Diré, à bord d’une pick-up, ont aussi emporté le véhicule du préfet garé sous un hangar. Le caporal, qui était la troisième personne enlevée, s’est jeté hors du véhicule et a pris la fuite. En voulant l’abattre, les assaillants l’ont raté mais ont blessé grièvement deux civils de passage. Pour l’instant, le calme est revenu et un détachement de l’Armée est arrivée de Goundam. MD (AMAP)

Nioro du Sahel : Visite surprise du Premier ministre Boubou Cissé

Nioro, 17 juin (AMAP) Le Premier ministre, Chef du gouvernement, Dr Boubou Cissé, est arrivé mercredi pour « une visite privée » surprise à Nioro du Sahel (Ouest) où il a été accueilli par les autorités politiques et administratives de la localité, a constaté sur place l’AMAP. Après sa descente d’avion, le Premier ministre, vêtu de boubou blanc surmonté d’un bonnet bleu-blanc, a salué les corps constitués et s’est aussitôt dirigé vers la résidence du Chérif de Nioro, au quartier Kaimé. Avant de rencontrer le chef religieux, Boubou Cissé a, d’abord, été reçu par son fils ainé, Moulaye Oumar Haidara. Le fils du Chérif a, ensuite, accompagné Dr Boubou Cissé chez le chef religieux. Rien n’a filtré de ce bref entretien, encore moins de l’audience avec le chef religieux qui a duré de 15 à 18 heures et au cours de laquelle, Boubou Cissé n’était accompagné que de son aide de camp. Au sortir de cette audience, le Premier ministre avait un visage souriant. Des membres du cabinet du Premier ministre étaient venus baliser le terrain, prendre rendez-vous avec le Cherif de Nioro. Pour le moment, personne ne sait, exactement, les raisons de cette visite surprise mais, selon des indiscrétions, le temps presse et « il faut tout mettre en œuvre d’ici vendredi pour apaiser les tensions et éviter, par la pression des religieux et autres légitimités du pays, toute escalade ou dégradation de la situation sociopolitique ». Le Chef du gouvernement rentre à Bamako ce soir (mercredi). Cette visite du Premier ministre intervient après le refus des acteurs du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) de la main tendue, mardi, du président de la République. Ils s’apprêtent à manifester le 19 juin, après un premier rassemblement dle 5 juin. Le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, dans son adresse à la Nation du dimanche 14 juin, s’était dit disposer à rencontrer « le Mouvement dit du 5 juin ». Une offre rejetée par le M5-RFP qui, dans un communiqué, daté du 16 juin, réitère ses griefs contre le pouvoir. MD/MD (AMAP)

Nioro du Sahel : Visite surprise du Premier Ministre Boubou Cissé

Nioro, 17 juin (AMAP) Le premier Ministre, Chef du gouvernement, Dr Boubou Cissé, est arrivé mercredi pour une visite privée surprise à Nioro du Sahel (Ouest) où il a été accueilli par les autorités politiques et administratives de la localité, a constaté sur place l’AMAP. (Développements à venir) MD/MD (AMAP)

Kayes : Un enseignant déguisé en policier tombe dans les filets de la police

Kayes, 17 juin (AMAP) Le chef de la Brigade de recherche (BR) du commissariat de police du 1er arrondissement de Kayes, le capitaine Adama Coulibaly, et ses éléments ont mis la main sur un enseignant qui détenait chez lui des tenues et autres objets appartenant à la police et à l’une de ses connaissances. Il s’agit principalement d’uniformes qui appartiennent au commissaire principal du Commissariat de Police du 2è Arrondissement de Kayes, situé à Kayes N’Di. Tout est parti de l’exploitation des résultats d’une réquisition concernant un téléphone volé le 9 juin 2020. Lors de son interrogatoire, le suspect Moussa Diallo a expliqué à la police qu’il se faisait passer pour un policier. De ce fait, il portait la tenue et les galons du commissaire pour initier une patrouille dans le quartier de Kayes N’Di dans le but de soutirer de l’argent à ses victimes ou les dépouiller de leurs biens dont des téléphones. Certains habitants ont fait des déclarations de vol de téléphones au Commissariat du 1er arrondissement de Kayes que dirige le commissaire Salim Cissé. Le pot aux roses a été découvert lorsque la BR de ce commissariat a enregistré des déclarations de vol de téléphone de deux victimes. Selon ces plaignants, le suspect faisait seul sa patrouille en moto et il demandait les pièces d’identité et celles des motos de certaines victimes. Et si l’une de ces pièces manquait, le faux policier ne se faisait point prier pour demander à ses victimes de payer la contravention. Le malfrat intimidait ses victimes en leur faisant croire que l’équipe de patrouille n’était pas loin, avant de s’éclipser dans la nature. A la suite de ces plaintes, les éléments de la BR ont mené une enquête le 9 juin 2020 qui leur a permis d’interpeller Moussa Diallo. Agé de 35 ans, ce faux commissaire enseigne dans une école privée de Kayes dans le quartier de Bencounda. Lors d’une perquisition dans sa maison, le capitaine Adama Coulibaly et ses collègues ont récupéré une tenue de policier, un insigne et une paire de galons du commissaire principal. Mais le malfrat a indiqué aux limiers qu’il a retiré ces tenues et équipements à un enfant lors du pillage du commissariat de police du 2è arrondissement de Kayes survenu le 12 mai dernier. D’après le capitaine de police Adama Coulibaly, l’épouse du suspect aurait pris les affaires de son mari pour les dissimuler quelque part en ville, loin de regards indiscrets. Tombée dans le piège que lui ont tendu les éléments de la BR, cette dame a fini par avouer le forfait commis par son époux. Elle a déclaré aux policiers que parmi les affaires de son conjoint, figuraient un réfrigérateur, un colis contenant divers objets vestimentaires et informatiques et l »a somme de de 4 900 Fcfa. Le « faux policier » a été déféré au parquet et mis sous mandat de dépôt le 11 juin pour « pillage, vol, incendie volontaire. La police a établi un autre procès-verbal contre lui pour usurpation de titre. Après le saccage et l’incendie du Commissariat de Police du 2ème Arrondissement de Kayes survenu au lendemain du décès du jeune Seyba Tamboura, les manifestants ont emporté tous les effets importants dont des tenues, des armes, des minutions, des téléphones portables, des documents. Beaucoup d’objets volés, dont des armes, demeurent toujours introuvables, créant un sentiment d’insécurité dans la ville. BMS/MD (AMAP)

Kayes: Des effets volés lors de l’incendie du commissariat du 2e arrondissement retrouvés chez un dealer (Police)

Kayes, 17 juin (AMAP) L’antenne régionale de l’Office central de stupéfiants (OCS) et le Commissariat de Police du 1er Arrondissement de Kayes ont récupéré certains objets volés lors de l’incendie du Commissariat de Police du 2è Arrondissement, survenu le 12 mai 2020, au lendemain de la mort d’un jeune motocycliste, suite à une bavure policière. Les investigations de l’OCS ont débouché sur l’arrestation d’un vendeur de stupéfiants, le 25 mai 2020, entre 13 heures et 14 heures, à Kayes N’Di. Les policiers ont trouvé sur lui une clé USB de la police, un indice qui a poussé l’OCS à approfondir ses enquêtes. D’après le commandant de l’antenne régional de l’OCS de Kayes, le capitaine Tourou Kanouté, les perquisitions ont permis, à ses éléments, de saisir un Pistolet mitrailleur (PM) avec chargeur garni, une grenade lacrymogène à main, une quantité importante de munitions de guerre, de l’électroménager, des motos dont une en pièces détachées et des meubles. Une semaine après ces saisies, les enquêteurs de l’OCS ont découvert chez la personne interpellée une table métallique sans support. Le vendeur a été arrêté pour détention illégale de cannabis, d’armes, de munitions de guerre et d’autres objets provenant de pillages, ainsi que les receleurs. S’agissant des objets volés au Commissariat de police du 2è Arrondissement de Kayes, quatre personnes, dont deux voleurs et deux receleurs présumés, ont été interpellées, le 25 mai dernier. Un certain AS a voulu payer la cartouchière contenant 22 cartouches. BMS/MD (AMAP)