Mort de Jerry Rawlings : Une énorme perte pour le Ghana

Bamako, 12 Nov (AMAP) L’ancien président ghanéen, John Jerry Rawlings, est décédé jeudi à l’âge de 73 des suites de la maladie à coronavirus, selon des sources officielles. La perte de cet homme d’État intervient le jour même où le président de la Transition se rend à Accra, première étape de sa première sortie qui devrait le conduire au Togo, en Guinée-Bissau et au Sénégal. Cette disparition est une perte cruelle pour le Ghana et, au-delà, tout le continent africain voire le monde. Né le 22 juin 1947 à Accra, John Jerry Rawlins, de son vrai nom Jeremiah John est le fils d’une mère ghanéenne et d’un père Écossais. Il a dirigé le Ghana, d’une main de fer, de janvier 1981 à janvier 2001. Il laisse derrière lui cinq enfants et une épouse, Nana Rawlings. AT/MD (AMAP)

Route de Samé : Un camion citerne prend feu

Bamako, 12 Nov (AMAP) Un camion citerne, en provenance de Dakar (Sénégal), s’est renversé à Niomirambougou, juste à l’entrée de Bamako, mercredi soir, aux environs de 20 heures. «Ce mercredi en début de soirée, un camion citerne, quittant Samé pour le centre-ville de Bamako a fini sa course hors de la chaussée. Ledit camion a aussitôt pris feu, causant des blessés et des dégâts matériels. Sur instruction du ministre des Transports et des Infrastructures, le directeur national des Transports terrestres, maritimes et fluviaux s’est aussitôt rendu sur les lieux pour faire le constat », a declaré le ministère des Transports et des Infrastructure. Selon les informations recueillies sur place, le mastodonte s’est couché sur le bas côté de la chaussée, suite à l’éclatement d’un pneu. Le conducteur a perdu le contrôle de l’engin qui, dans sa chute, a percuté trois maisons d’habitation. Environ 50.000 litres de fuel se sont été versés. Aussitôt, le liquide a pris feu. Les flammes se sont très rapidement propagées sur plusieurs dizaines de mètres à la ronde causant d’importants dégâts matériels et des blessés parmi les occupants des maisons touchées. Les sapeurs-pompiers sont rapidement intervenus pour éteindre l’incendie. Les policiers du 2è arrondissement et ceux du poste de Samé se sont, également, mobilisés pour tenir à distance la foule de curieux. Malgré tout, certains ont pris le risque de s’approcher du camion en feu pour prendre des images avec leur téléphone dans le but de les poster sur les réseaux sociaux. Heureusement, le camion n’a pas explosé. Il n’y a pas eu de perte en vies humaines. Seulement quelques membres des familles touchées ont été légèrement blessés. Au lendemain de cet accident, le sergent de police Cheick Sala Keita est retourné sur les lieux pour continuer les enquêtes. «Dès que le chauffeur du camion a entamé la descendante vers Bamako, des policiers lui ont signalé la crevaison de l’un des pneus du véhicule. Peu de temps après, le pneu a éclaté et le conducteur a perdu le contrôle du véhicule», a-t-il expliqué. TC/MD (AMAP)

Côte d’Ivoire : Une première rencontre Ouattara-Bédié pour ‘’rétablir la confiance”

Bamako, 12 Nov 2020 (AMAP) Le président ivoirien, Alassane Ouattara, et le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), Henri Konan Bédié, se sont rencontrés, dans la soirée du mercredi 11 novembre 2020, au Golf Hôtel à Abidjan, pour « rétablir la confiance », ont annoncé les deux personnalités. Selon l’Agence ivoirienne de presse (AIP), au terme de ce premier tête à tête, qui a duré une heure de temps, le président Ouattara et M. Bédié ont conjointement salué cette première rencontre « pour rétablir la confiance ». Ils sont convenus de poursuivre les échanges afin de mettre fin aux violence dans le pays et ramener la paix. Depuis le mois d’août, la Côte d’Ivoire fait face à des manifestations de l’opposition qui se muent, le plus souvent, en violences intercommunautaires, avec plusieurs victimes dont des dizaines de morts. Ces incidents sont liés au boycott de l’élection présidentielle du 31 octobre par l’opposition qui proteste contre la candidature du président Alassane Ouattara. MD (AMAP)

Composition du CNT : La clé de répartition coince

Par Oumar DIAKITE Bamako, 12 Nov (AMAP) Des partis politiques et organisations de la société civile maliens refusent de siéger au futur Conseil national de transition (CNT) dont la clé de répartition et les modalités de désignation des membres ne leur donnent pas satisfaction, a appris l’AMAP Non satisfaits de la clé de répartition décrétée par le Chef de l’Etat, Bah N’Daw, le Mouvement du 05 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), la Coalition des forces patriotiques (COFOP) et le parti Yélema de l’ancien Premier ministre Moussa Mara ont, déjà, annoncé leur décision de ne pas figurer dans le futur Conseil organe législatif de la Transition. Plusieurs autres formations politiques et de la société civile restent réticentes à y participer. La conférence des présidents de la COFOP « a pris acte » du décret n°2020-0143/PT-RM du 09 novembre 2020 fixant la clé de répartition entre les composantes du CNT. « La COFOP constate une confiscation du rôle des politiques. Cela est une entrave à la démocratie malienne et un danger pour l’avenir de notre pays », a déclaré Mamadou Traoré, au nom de la COFOP. Par conséquent, la Coalition a informé, jeudi, l’opinion nationale et internationale qu’elle ne fournira pas de dossiers pour participer au CNT. Le M5-RFP, qui s’est vu attribuer 8 sièges alors qu’il souhaitait la présidence et le quart des membres du CNT, n’a pas tardé à rejeter la clé de répartition. Il a exprimé, jeudi, son refus de participation à l’issue d’une réunion. « Nous avons non seulement décidé de ne pas siéger au sein du CNT mais aussi d’appeler toutes les forces politiques à la résistance », a soutenu Dr Choguel Kokalla Maïga, ajoutant que le M5-RFP ne peut être un faire-valoir et qu’ils vont se battre « pour éviter la mort de la démocratie malienne ». Sans pour autant mettre en cause la clé de répartition, le parti Yélema a choisi de ne pas siéger au CNT. Par ailleurs, la formation politique de Tiébillé Dramé, le Parti pour la renaissance africaine (PARENA), s’apprête à tenir une réunion pour statuer sur la question. Déjà, certains cadres du PARENA fustigent la clé de répartition. La plateforme Espérance Nouvelle-Jigiya Kura de Housseini Amion Guindo a indiqué s’abstenir de participer au CNT. L’ancien ministre, Housseini Amion Guindo, trouve que « le mode de désignation proposé ne respecte aucun texte, ni de la Consultation, ni de la Charte de la transition encore moins de la loi relative à la charte des partis politiques ». Pour lui, la clé de répartition est de nature à mettre à l’écart les partis politiques, « toute chose qui compliquera la mission du CNT ». Pour sa part, le Collectif des associations musulmanes a dénoncé, dans un communiqué, que la clé de répartition défavorise la communauté musulmane. En plus, la Centrale syndicale des travailleurs du Mali (CSTM) a, aussi, renoncé au quota attribué aux centrales. Cette centrale, après avoir dénoncé la clé de répartition, a informé qu’elle ne participera pas au CNT parce qu’elle n’a pas été concertée au préalable. Par contre, pour le porte-parole des Forces patriotiques républicaines du Mali (FPR-Mali), Aboubacar Sidick Fomba, « la clé de répartition 9des membres du CNT) montre la bonne foi des autorités de la Transition d’impliquer tous dans la construction du pays ». D’après lui, cette clé de répartition offre 18% aux militaires, 82% aux civils (soit 65% pour les politiques et 17% pour la société civile). OD/MD (AMAP)

Conseil national de Transition : Les réserves des partis et regroupements politiques

Bamako, 12 Nov (AMAP) Les réactions de la classe politique, qui s’est vue attribuée onze représentants, ne se sont pas faites attendre, à la publication des décrets présidentiels sur la clé de répartition des membres du Conseil national de transition (CNT) par entité et leurs modalités de désignation. Dans un communiqué publié, le 11 novembre, la Coalition des forces patriotiques (COFOP) dit constater « une confiscation du rôle des politiques », ajoutant que cela est une entrave à la démocratie malienne et un danger pour l’avenir de notre pays. Et, par conséquent, la conférence de ses présidents a décidé qu’elle ne fournira pas de dossiers pour participer au CNT. Le même jour, le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) a réagi, dénonçant de « nombreuses irrégularités aussi bien dans la forme que dans le fond des deux textes ». Pour le M5-RFP, le délai de 48 heures imparti aux candidats pour déposer leurs dossiers procède d’une méconnaissance totale des réalités au Mali. Aussi, le Mouvement trouve inadmissible que le vice-président de la Transition, encore président du CNSP non encore dissout, dispose d’un pouvoir de censeur pour choisir les bons et mauvais candidats en lieu et place des entités concernées. Selon le M5-RFP, « ces manœuvres sur la mise en place du CNT ont fait tomber les masques et dévoilé la nature purement militaire de la Transition avec un habillage civil qui ne trompe personne ni au Mali ni parmi les observateurs internationaux ». En conséquence, « le M5-RFP, qui refuse de servir de faire-valoir à un régime militaire déguisé, a unanimement décidé de ne pas participer au CNT dans le format proposé ». NON PARTICIPATION – C’est la même réaction du côté du parti Yèlèma, qui a informé ses militants qu’à l’issue de sa réunion extraordinaire du 11 novembre, il a pris la décision de ne pas postuler pour des sièges au CNT. Le parti de l’ancien Premier ministre Moussa Mara estime qu’il peut jouer sa partition dans la réussite de la Transition, sans être dans ses organes. Le Parti pour l’action civique et patriotique (PACP) est du même avis. La formation politique de Niankoro Yeah Samaké a indiqué que compte tenu des ambiguïtés autour des procédures de désignation des membres du CNT, il se réserve de postuler, en l’état, à ce Conseil national de la Transition. L’Espérance nouvelle Jigiya Kura, l’un des derniers nés des regroupements politiques au Mali a, dans un communiqué, dénoncé un manque de concertation dans la démarche des autorités de transition concernant le CNT. Selon ce regroupement, «  le mode de désignation proposé ne respecte aucun texte ni de la Constitution ni de la Charte de la transition encore moins des partis politiques ». C’est pourquoi, l’Espérance nouvelle Jigiya Kura s’abstient de participer au CNT dans ces conditions et se dit « inquiète » quant à la conduite des réformes politiques, institutionnelles, administratives et électorales. Tout comme ce regroupement, la Convergence pour le développement du Mali (CODEM) dit constater avec regret, le manque de concertation permettant d’aboutir à l’attribution des quotas aux formations politiques et aux couches sociales de la nation. « Tout en dénonçant la volonté manifeste des militaires à s’ingérer dans le jeu politique, la CODEM s’abstient de participer au CNT dans ces conditions », a précisé ce parti. Pour sa part, l’Alliance Ensemble Pour le Mali (EPM) a d’abord fait des observations sur les articles 4 et le décret n° 2020-0142 du 09 novembre 2020 qui attribuent au vice-président de la Transition seul, les prérogatives de recevoir les candidatures et, après examen, d’arrêter la liste des membres du CNT. L’EPM déplore, aussi, que ce décret « ne donne aucun critère et principe motivant la fixation des quotas », avant d’indiquer que cela a été effectué « sans consultation aucune de la classe politique ». Dénonçant la faiblesse du quota réservé aux partis et regroupements politiques (11 sièges sur les 121 membres du CNT), la non implication des autres organes légaux de la Transition, notamment le gouvernement, dans la procédure de sa mise en place, la large représentation des militaires au nombre de 22, la conférence des présidents de l’Alliance EPM décide « de ne pas designer de représentants devant siéger au sein du CNT ». Avant d’exhorter toute la classe politique à « observer le devoir de la non-participation des représentants des partis politiques au Conseil ». L’une des rares formations politiques à exprimer sa volonté d’y participer est l’Alliance pour la solidarité au Mali-Convergence des forces patriotiques (ASMA-CFP). Dans un message, l’ancien Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, a indiqué que « l’ASMA-CFP est clairement engagée à présenter des candidats pour siéger dans le Conseil national de Transition ». Et de préciser que « c’est conformément à notre option d’accompagner la transition dans un esprit constructif et de concessions mutuelles ». Tout comme l’ASMA-CFP, les Forces patriotiques pour la refondation du Mali (FPR-Mali) ont décidé de participer et de porter leurs candidatures au compte des regroupements politiques pour le CNT, afin d’apporter leur contribution. Après la désignation du président et du vice-président, la nomination du Premier ministre et la formation du gouvernement, le CNT est le seul organe de la Transition qui reste à mettre en place. L’attente devenait longue et faisait place à toutes sortes de rumeurs. Par deux décrets, en date du 9 novembre dernier, le président de la Transition, Bah N’Daw, a fixé les modalités de désignation des membres du CNT et puis la clé de répartition des sièges entre les différentes entités. DD/MD (AMAP)

Niono : Un miraculeux de l’affrontement de Farabougou

Par Mahamadou SAMAKÉ Niono, 12 Nov (AMAP) Il s’appelle Youssouf Cissé, du village de Dogofry KO3 ou Chouala coura, dans la Commune rurale de Dogofry. Il faisait partie des chasseurs traditionnels dozos qui ont affronté des bandits armés, le 09 octobre dernier. Cet accrochage a occasionné la mort de treize chasseurs traditionnels dozos, huit blessés et un disparu. Ce disparu n’est personne d’autre que Youssouf Cissé. Il avait fait signe de vie au téléphone, pendant un bout de temps. Malheureusement avec le siège de Farabougou par les bandits armés non identifiés, il n’avait pas reçu de secours. Blessé à la jambe, Youssouf raconte avoir rampé dans les buissons, durant trente un jours, avant de voir le bout du tunnel. Il se nourrissait d’oiseaux qu’il chassait, rampait pour s’en saisir, les déplumait « avant de les manger crue » nous a-t-il confié. Youssouf ajoute avoir étanché sa soif, pendant tout ce temps soit, avec des pastèques sauvages ou de l’eau boueuse des mares. C’est le mardi 10 novembre, que notre chasseur a été retrouvé par des cultivateurs de riz qui récoltaient leur production et des pêcheurs. Le village a été alerté et les dispositions ont été prises pour le faire évacuer au Centre de santé communautaire (CSCOM) de Dogofry pour des soins primaires, puis au centre de Santé de référence (CSRéf) de Niono où il a été pris en charge par Médecin sans frontières (MSF). Le Dr Doumbia indique que Youssouf est fatigué et sous alimenté. « La plaie qu’il porte est infectée mais sa vie n’est pas en danger », a diagnostiqué le praticien. MS/MD (AMAP)  

Conseil national de Transition : Publication des modalités de désignation et clé de répartition des membres

Bamako, 12 Nov (AMAP) Le chef de l’État, Bah N’Daw, a signé deux décrets fixant les modalités de désignation des membres du Conseil national de Transition (CNT) et la clé de répartition, ouvrant, en principe, la voie à une prochaine mise en place de l’organe législatif de la Transition. Le décret n° 2020-0142/PT-RM du 09 novembre 2020 sur les modalités de désignation des membres du CNT mentionne que pour être membres de cet organe, « les candidats doivent être de nationalité malienne d’origine, jouir de leurs capacités physiques et mentales, n’avoir jamais fait l’objet d’une condamnation pénale ». Les candidats doivent, également, avoir les compétences requises, être reconnus pour leur engagement patriotique et être de très bonne moralité. Les candidatures sont déposées au double du quota attribué à chaque composante sous peine d’irrecevabilité. La représentativité des femmes est une obligation pour toutes les composantes. Une autre disposition du décret stipule que c’est le vice-président de la Transition qui reçoit la liste des candidatures, dans un délai de 48 h, à compter de la date de publication du décret. Celui-ci, après examen des dossiers, arrête la liste des membres du CNT. La liste définitive portant désignation des membres fera l’objet d’un décret du président de la Transition. Le décret n° 2020-0143/PT-RM du 9 novembre 2020 fixant la clé de répartition du Conseil national de Transition annonce vingt-deux représentants pour les Forces de défense et de sécurité, huit représentants du Mouvement du 5 juin (M5-RFP), onze représentants des partis et regroupements politiques, neuf représentants des Organisations de la société civile. En outre, des groupements de femmes (quatre représentants), de jeunes (quatre représentants), des Mouvements signataires de l’Accord pour la paix  (cinq représentants), des Mouvements de l’Inclusivité (quatre représentants), des organisations de défense des droits de l’Homme (quatre représentants) seront présents dans l’organe législatif de la Transition. Plusieurs autres entités importantes de la Nation seront représentées au sein du CNT : personnes vivant avec un handicap (trois représentants), Maliens établis à l’extérieur (six représentants), centrales syndicales (quatre représentants), syndicats libres et autonomes (sept représentants), ordres professionnels (huit représentants), confessions religieuses (trois représentants), autorités traditionnelles (cinq représentants), chambres consulaires (cinq représentants), faîtières de la presse (quatre représentants) et celles des arts et de la culture (cinq représentants). MS/MD (AMAP)    

Les obsèques nationales d’ATT auront lieu le 20 novembre à Bamako

Bamako, 12 Nov (AMAP) La dépouille de l’ancien président malien, Amadou Toumani Touré, arrivera vendredi à Bamako et les obsèques nationales auront lieu le 20 novembre, en présence de plusieurs personnalités nationales et étrangères, a indiqué une source proche de la famille. «La cérémonie nationale des funérailles sera présidée par le président de la Transition», a ajouté notre source. Le président Touré, affectueusement appelé ATT, est décédé le 10 novembre dernier des suites d’une maladie, à Istanbul, en Turquie, à l’âge de 72 ans. Depuis l’annonce de cette triste nouvelle, le domicile de l’illustre disparu à l’ACI 2000 est pris d’assaut par les parents, proches, amis, anciens collaborateurs et personnes anonymes. Le monde entier continue de lui rendre hommage. MK/MD (AMAP)

Le président Bah N’Daw attendu au Ghana, au Togo, au Sénégal et en Guinée-Bissau

Bamako, 12 Nov (AMAP) Le président de la Transition, Bah N’Daw, entame ce jeudi une série de visites d’amitié et de travail, du 12 au 17 novembre, qui le conduiront, successivement, au Ghana, au Togo, au Sénégal et en Guinée Bissau, annonce les services de la présidence. Au cours de cette tournée sous régionale, le président N’Daw entend raffermir les liens d’amitié, de fraternité et de solidarité entre le Mali et ces différents pays. Il va, également, les assurer de la volonté des autorités de la Transition de maintenir et de poursuivre les relations de coopération bilatérale et multilatérale. Le chef de l’Etat débutera cette toute première sortie officielle, depuis sa prise de fonction le 25 septembre 2020, par le Ghana dont le président, Nana Akufo-Addo, assure la présidence en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). La visite au Ghana fait suite à celle effectuée au Mali, le 11 octobre2020, par le président ghanéen. Une visite au cours de laquelle M. Akufo-Addo a exprimé la solidarité de l’Organisation sous régionale envers le Mali et réitéré son engagement et sa disponibilité à accompagner le processus de Transition. Au cours de son séjour à Accra (du 12 au 13), le président Bah N’Daw aura un tête-à-tête avec son homologue ghanéen. Également au programme, des échanges bilatéraux et une rencontre avec la forte communauté malienne établie au Ghana. Ce sera, aussi, l’occasion pour Maliens et Ghanéens d’échanger sur les multiples domaines de coopération reliant nos deux pays : l’économie, le transport, le développement, l’agriculture, l’emploi, l’énergie, l’environnement, l’éducation, la santé, la culture, le tourisme, le sport, la sécurité, la justice, etc. Bah N’Daw se rendra au Togo dont des casques bleus sont présents au Mali et dont le port autonome de Lomé, est un partenaire de clé des commerçants maliens. Le chef de l’État sejournera ensuite au Sénégal, premier partenaire économique du Mali au sein de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), voire de la CEDEAO. Son président, Macky Sall, a pesé de tout son poids diplomatique et économique pour obtenir un allègement de l’embargo sur le Mali suite au coup d’Etat du 18 août 2020. Le président N’Daw se rendra en Guinée Bissau dont le dirigeant, Umaro Sissoco Embalo, a assisté à la cérémonie d’investiture du président et du vice-président de la Transition. CMT/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du 11 novembre 2020

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 11 novembre 2020, dans sa salle de délibération au Palais de Koulouba, sous la présidence de Monsieur Bah N’DAW, Président de la Transition, Chef de l’Etat. A l’ouverture de la session, le Président de la Transition a fait observer une minute de silence à la mémoire du Général Amadou Toumani TOURE, Ancien Président de la République, décédé le mardi 10 novembre 2020. Le Président de la Transition a rendu un vibrant hommage à l’illustre disparu et a présenté ses condoléances les plus émues à sa famille. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et procédé à des nominations.   AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté :   des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de Prêt signé, le 12 juin 2020, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Fonds de l’OPEP pour le développement international en vue du financement du Projet de réhabilitation de la route SEVARE-GAO (Section SEVARE-BORE). Par cet Accord, le Fonds de l’OPEP pour le développement international accorde au Gouvernement de la République du Mali, un prêt d’un montant de 20 millions de dollars US, soit environ 10 milliards 500 millions de francs CFA. La réalisation du Projet financé contribuera à la croissance économique du pays à travers une amélioration du réseau routier national. des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord-cadre de financement par vente à tempérament et de l’Accord de Prêt signés, le 17 juin 2020, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Islamique de Développement, concernant l’appui d’urgence pour la lutte contre le virus COVID-19. Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’action national de réponse d’urgence à la pandémie de la COVID-19, la Banque Islamique de Développement a conclu avec le Gouvernement de la République du Mali : – un Accord-cadre de financement par vente à tempérament accordant un prêt d’un montant n’excédant pas 9 millions 500 mille Dollars américains, soit 5 milliards 225 millions de francs CFA environ ; – un Accord de prêt sur les ressources ordinaires de la Banque, d’un montant n’excédant pas 10 millions de Dollars américains, soit 5 milliards 500 millions de francs CFA environ ; -un  Accord  de  prêt  sur  les  ressources  du  Fonds  de  Solidarité  Islamique  pour  le Développement, d’un montant ne dépassant pas 3 millions de Dollars américains, soit 1 milliard 650 millions de francs CFA environ. La réalisation des actions prévues permettra de renforcer les interventions sanitaires d’urgence à travers, notamment l’amélioration de la prévention, du contrôle des infections et de la gestion des cas et le renforcement des centres de traitement. des projets de texte relatifs à la ratification de la Convention de Prêt, signée le 12 juin et le 17 juillet 2020, respectivement à Paris et à Bamako entre le Gouvernement de la République du Mali et Natixis, pour le financement du projet de déploiement de la Télévision Numérique Terrestre. Par la présente Convention, Natixis, consent au Gouvernement de la République du Mali, un Prêt d’un montant de 48 millions 471 mille 361 Euros, soit l’équivalent de 31 milliards 795 millions 128 mille 547 francs CFA. La réalisation du projet financé permettra d’achever la transition numérique et d’améliorer les services de production et de diffusion audiovisuelles au Mali. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Chef de Cabinet : Colonel-major Faraban SANGARE. – Conseiller technique : Colonel Boubacar MARIKO. – Directeur Adjoint de la Direction des Ressources Humaines des Armées : Lieutenant-colonel Diakaridia SIDIBE. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION – Préfet du cercle de Niono : Commandant Kana MOUNKORO. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE – Secrétaire Général : Monsieur Oumar SOGOBA, Magistrat. – Conseiller technique : Colonel-major Oumar MAIGA. AU TITRE DU MINISTERE DE LA REFONDATION DE L’ETAT – Secrétaire Général : Monsieur Abraham BENGALY, Professeur de l’Enseignement supérieur. – Conseillers techniques : Monsieur Aboubacar Tiècoura KONATE, Professeur de l’Enseignement supérieur ; Madame DIARRA Fatoumata TOURE, Professeur de l’Enseignement supérieur ; Monsieur Bayon SIMPARA, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral ; Madame DIARRA Christine Bessi KEITA, Administrateur civil ; Monsieur Nohan SOW, Attaché de Recherche. Chargé de mission : Monsieur Ibrahim N’DIAYE, Professeur de l’Enseignement supérieur. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Attaché de Défense auprès de l’Ambassade du Mali à Berlin : Colonel Ismael DIARRA. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Secrétaire Général : Monsieur Soussourou DEMBELE, Inspecteur des Impôts. – Chef de Cabinet : Monsieur Fasséry DOUMBIA, Gestionnaire. – Conseiller technique : Monsieur Boniface SANOU, Magistrat. – Membre de la Cellule nationale de Traitement des Informations Financières : Madame COULIBALY Fatoumata HACKO, Economiste. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES FONCIERES, DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT – Secrétaire Général : Monsieur Imirane Abdoulaye, Ingénieur des Constructions Civiles. – Chef de Cabinet : Monsieur Amadou DIARISSO, Inspecteur des Services Economiques. – Conseillers techniques : Monsieur Modibo POUDIOUGOU, Magistrat ; Monsieur Bernard KEITA, Administrateur civil ; Madame HAIDARA Mariam HAIDARA, Ingénieur des Constructions civiles ; Monsieur Drissa COULIBALY, Ingénieur des Constructions Civiles ; Monsieur Lassana DIAKITE, Magistrat. – Chargés de mission : Madame Korotimi Niénéma COULIBALY, Journaliste ; Monsieur Tiebone TANGARA, Juriste ; Monsieur Wafi ould DAH, Administrateur des Arts et de la Culture ; Monsieur Ibrahima A BARRY, Gestionnaire ; Madame Assiétou TOURE, Urbaniste. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’ELEVAGE ET DE LA PECHE – Administrateur à la CMDT : Monsieur Nango DEMBELE, Agroéconomiste. AU TITRE DU MINISTERE DES MALIENS DE L’EXTERIEUR ET