Mali : La France annonce la mort du djihadiste Ba Ag Moussa alias Bamoussa Diarra

Bamako, 13 Nov (AMAP) La France a annoncé, vendredi, la «neutralisation» au Mali, par la force Barkhane, de Ba Ag Moussa alias Bamoussa Diarra, un cadre opérationnel djihadiste de tout premier plan lié à Al-Qaïda, dont le nom était associé, ces dernières années, à de nombreuses attaques dans la Région. La ministre des Armées, Florence Parly, a salué dans un communiqué une opération engageant «d’importants moyens de renseignement ainsi qu’un dispositif d’interception composé d’hélicoptères et de troupes au sol» conduisant à une frappe contre Ba Ag Moussa, décrit comme le «chef militaire» du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et un «cadre historique de la mouvance djihadiste au Sahel». Ba Ag Moussa, ancien officier de l’Armée malienne, ce Touareg «est considéré comme responsable de plusieurs attaques contre les forces maliennes et internationales. Il était considéré comme l’un des principaux chefs militaires djihadistes au Mali, notamment chargé de la formation des nouvelles recrues», selon le communiqué. Selon le porte-parole de l’état-major français, le colonel Frédéric Barbry, les militaires ont tenté d’intercepter le pick-up du djihadiste, accompagné de quatre autres personnes non identifiées, à environ 100 kilomètres de Ménaka, dans le Nord-Est du Mali. «Les occupants fortement armés ont alors brusquement ouvert le feu avec des mitrailleuses et de l’armement individuel», provoquant une riposte, a-t-il expliqué. L’affrontement a duré une quinzaine de minutes. Les 5 hommes ont été tués. Ce Touareg, considéré comme un «terroriste» par les Nations unies et Washington, a été un acteur majeur des différentes rebellions touareg des années 1990 et 2000 au Mali. Réintégré dans l’Armée en 1996 puis en 2006, il avait fait défection, à chaque fois, pour reprendre les armes pour le compte de la rébellion, la première fois, puis au service du djihadisme en 2012. Selon le think-tank Counter-Extremism Project (CEP), Bamoussa Diarra était devenu en 2017 «le dirigeant opérationnel» du GSIM dirigé par le chef touareg malien Iyad Ag Ghaly. Le groupe est devenu depuis l’une des principales forces djihadistes au Sahel avec son ennemi intime, l’État islamique au grand Sahara (EIGS). Tous deux, par ailleurs en lutte armée l’un contre l’autre, sont depuis des mois les cibles prioritaires de Barkhane et de ses alliés régionaux. MK/MD (AMAP)  

Mali: Le président Bah N’Daw est arrivé au Togo

Bamako, 13 Nov (AMAP) Le président de la Transition, Bah N’Daw, est arrivé, vendredi, à Lomé, au Togo, deuxième étape de sa tournée sous régionale, et été accueilli à l’Aéroport international Gnassingbé Eyadema par son homologue togolais, Faure Gnassingbé, annonce un tweet de la présidence malienne. Au cours de son séjour togolais, indique la même source, le Chef de l’État malien visitera le Centre d’entrainement aux opérations de maintien de la paix. Il aura, également, une rencontre avec la Communauté malienne résidant au Togo. Le président N’Daw effectue sa première sortie à l’étranger pour relancer la diplomatie malienne mise à rude épreuve après un soulèvement populaire soldé par la démission de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita. AC/MD (AMAP)

Koutiala : Lancement de la campagne de régénération du Parc à karité

Koutiala, 13 Nov (AMAP) La campagne nationale 2020 de régénération du Parc à karité, qui prevoit de planter plus de 8.400 karité dans les zones d’intervention du Projet appui à l’autonomisation économique des femmes dans la chaîne de valeur karité a été lancée, mercredi, à Kaniko, dans la Commune rurale de Sinsina, dans le Cercle de Koutiala (Sud). Financé par l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement (AECID) et mis en œuvre par le ministère de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la Famille (MFEF), en partenariat avec Association conseil pour le Développement (ACOD) Nietaaso, ce projet intervient dans les Communes de Sinsina et Nafanga, dans le Cercle de Koutiala, et dans la Commune rurale de Loulouni, dans le Cercle de Kadiolo. Il vise à apporter un appui à la protection, la préservation, la régénération et l’amélioration de la ressource karité. Ces activités visent à produire un changement de comportement des communautés vis à vis de la ressource karité et, surtout, de promouvoir un modèle de gestion durable du Parc à karité. Pour y arriver, le projet collabore avec les services techniques de la conservation de la nature. Une collaboration qui a permis aux productrices et aux communautés d’accéder à des formations techniques d’installation de pépinières, d’entretien et de régénération du Parc à karité. Dans son allocution, lors du lancement, le maire de la Commune de Sinsina, Chaka Coulibaly, a salué l’engagement et la détermination des femmes de Kaniko à s’impliquer davantage dans la lutte contre la pauvreté et la sauvegarde de l’environnement, à travers la transformation de la noix de karité et de la protection de l’arbre karité. Le directeur exécutif de projet, Élysé Sidibé, a rassuré les bénéficiaires que son ONG mettra tout en œuvre pour préserver et promouvoir le Parc à karité. Le conseiller technique en charge des questions de développement et de l’autonomisation de la femme au MFEF, Sayon Doumbia, qui a présidé la cérémonie, a souligné, dans son intervention que cette initiative « contribue, sans nul doute, à la valorisation de la filière karité, l’une des plus dynamiques de notre pays qui constitue une importante source de revenus pour une frange importante de la population rurale, à savoir les femmes, durement touchées par le phénomène de la pauvreté ». Ibrahim DEMBÉLÉ AMAP-Koutiala    

Koutiala : Sortie du premier contingent 2019 du Centre permanent d’infanterie

Koutiala, 13 Nov (AMAP) Le premier contingent 2019 du Centre permanent d’infanterie de Koutiala, composé de centaines de jeunes, est sorti, mardi, après six mois de formation commune de base destinée à inculquer aux jeunes recrues les compétences militaires fondamentales. Cette formation fournit aux recrues les outils nécessaires pour tenir, dans les normes requises, un premier emploi de leur niveau dans les Forces armées et de sécurité, tout en développant leur endurance, leur caractère et leur esprit de patriotisme. Elle permet, également, de former, dans une même moule, le personnel des différents états majors et services. Ce qui facilitera leur interaction future. Ce contingent 2019 du Centre de Koutiala n’échappe pas à cette règle et compte en son sein des éléments de l’Armée de terre de l’air, de la Garde nationale, de la Gendarmerie nationale, du Génie militaire, des direction du sport, de la Sécurité militaire et du matériel et des hydrocarbures des armées. Pour amener ces jeunes à atteindre l’objectif fixé par le haut commandement, la formation a été articulée autour de matières importantes comme le combat, l’armement, l’instruction sur le tir, le règlement du service dans l’armée et la topographie. Ces matières ont été complétées par une formation physique poussée et la connaissance de certaines traditions au sein des Forces ramees maliennes (FAMa). « Tous les matins, conformément à la programmation des activités du centre, les jeunes recrues ont effectué des séances d’activités physiques et sportives intenses », a indiqué le responsable du centre, le capitaine Zakaria Sangaré. Ces activités ont permis d’apprendre aux soldats en devenir qu’ils sont, avant tout, des hommes de terrain qui doivent avoir des capacités physiques appréciables. « Ces aptitudes qui leur permettent de tenir dans des environnements plus qu’hostiles, d’être à mesure d’exécuter les missions assignées par les supérieurs et de n’avoir aucun complexe vis-à-vis de leurs pairs », a encore dit le capitaine Sangaré. La cérémonie était présidée par le directeur national de la Gendarmerie, le colonel major Zambou Mekoro Diakité. ID/MD (AMAP)

Bah N’Daw au Ghana : Le Mali sur la bonne voie, de l’avis du président en exercice de la CEDEAO, Nana Akufo-Addo

Cheick M. TRAORÉ Envoyé spécial Accra, Ghana 13 Nov (AMAP) Le président de la Transition, Bah N’Daw, est arrivé, jeudi, dans la capitale ghanéenne, Accra, première étape d’une tournée sous régionale qui le conduira ensuite au Togo, au Sénégal et en Guinée-Bissau, Bah N’Daw, qui est accompagné des ministres des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Zeïni Moulaye, et des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, Alhamdou Ag Ilyene, a, dès son arrivée à Accra, eu une séance de travail avec son homologue ghanéen, Nana Akufo-Addo, également président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Le chef de l’État a abordé avec son homologue ghanéen le processus du retour à l’ordre constitutionnel normal au Mali. Il a, aussi, exprimé la reconnaissance du peuple malien au peuple ghanéen et à son président, pour son rôle déterminant et son implication personnelle à convaincre les autres chefs d’État sur la nécessité de l’allègement et de la levée des sanctions imposées au Mali, suite au coup d’Etat du 18 août dernier. Bah N’Daw est, également, venu faire le point de l’état de mise en œuvre des engagements pris par les autorités de la Transition vis-à-vis de la CEDEAO pour le retour rapide à l’ordre constitutionnel. En la matière, des progrès notables ont déjà été enregistrés. « Le dernier acte posé, a souligné Bah N’Daw, a été la signature du décret pour la désignation et la mise en place du Conseil national de Transition (CNT) ». «Sa mise en place mettra fin aux engagements que nous avons vis-à-vis de la CEDEAO», a indiqué le chef de l’État malien. Il a également rappelé le retour de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta «chez lui au Mali», après son séjour médical aux Émirat arabes unis. Prenant la parole à son tour, le président ghanéen a réaffirmé l’engagement et la détermination de de l’organisation régionale et de son pays à soutenir les autorités de la Transition. Le but étant, selon Nana Akufo-Addo, « d’arriver à un aboutissement heureux de la Transition, au retour de la paix et de la stabilité au Mali ». «Au regard de tout ce que nous constatons et entendons, nous sommes sûrs que nous verrons très bientôt un changement positif et qualitatif au Mali», a déclaré Nana Akufo-Addo. Faisant allusion au règlement de la crise malienne, il a rappelé : «Les solutions doivent venir de nous. Les autres viendront nous accompagner». Concernant les relations bilatérales, le chef de l’État ghanéen a précisé que le Mali est, en tant que porte d’entrée de l’Afrique de l’Ouest, un partenaire stratégique et historique pour son pays. Il a fait un bref rappel de la contribution des pères des indépendances de nos deux pays à la création de la Fédération Ghana-Guinée-Mali. «Nos relations étaient très étroites aux premières heures des indépendances. C’est à nous d’approfondir et d’écrire une nouvelle page de cette histoire», a-t-il exhorté. Le chef de l’État ghanéen a témoigné du comportement exemplaire et la contribution de nos compatriotes vivant chez lui à la construction de son pays. «La communauté malienne est la plus intégrée et la plus respectée au Ghana», a-t-il reconnu. En réponse aux questions des journalistes, le président Bah N’Daw a souligné que la présence dans le gouvernement des représentants des groupes armés témoigne des progrès en cours pour le rétablissement de la paix et de la stabilité au Mali, notamment dans les Régions du Nord. Concernant le refus du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) de siéger au CNT, il a répondu : «C’est une question extrêmement sensible. Je n’ai pas eu l’occasion d’en parler à l’intérieur. Permettez-moi de ne pas l’évoquer ici à l’extérieur». Le président du Ghana a rappelé que la situation au Mali est abordée de manière collégiale à la CEDEAO. Insistant sur son attachement au principe d’interdépendance et de complémentarité entre les États membres, Nana Akufo-Addo a invité à faire en sorte qu’il y ait, dans un bref délai, des pouvoirs élus démocratiquement comme c’est aujourd’hui la seule voix d’accéder au pouvoir dans la CEDEAO. La conférence de presse a été suivie d’un déjeuner offert par le président ghanéen à son hôte du jour. L’ensemble du corps diplomatique présent au Ghana a pris part au déjeuner, offrant ainsi l’occasion aux deux leaders de réaffirmer leur attachement au respect des engagements pris vis-à-vis de la CEDEAO et la détermination de celle-ci à accompagner la Transition au Mali. La visite du président de la Transition au Ghana a coïncidé avec le décès de l’ancien président ghanéen John Jerry Rawlings, à l’âge de 73 ans. Cet ancien militaire est considéré comme étant à l’origine du redressement du Ghana pour en faire un des pays les plus stables de la région ouest-africaine. CMT/MD (AMAP)

Signature de conventions Mali-UEMOA : Une nouvelle phase du projet régional de mise en valeur des terres de l’Office du Niger

Bamako, 13 Nov (AMAP) Le ministère de l’Agriculture de l’Élevage et de la Pêche et la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) ont signé, mercredi, un «contrat de bail emphytéotique entre l’Office du Niger et la Commission de l’UEMOA, pour les parcelles de Kandiourou et de Touraba» et «l’Accord de rétrocession des travaux de réhabilitation et de renforcement de l’Abattoir de Sabalibougou à l’État malien». Le premier contrat, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en valeur des terres de l’Office du Niger a été signé entre le président de la Commission de l’UEMOA, Abdallah Bouréima, et le président directeur général de l’Office du Niger, Abdel Karim Konaté. Quant au second contrat, il a été signé entre le président de la Commission de l’UEMOA, le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche et le directeur général de l’Agence d’execution des travaux des travaux d’infrastructures et d’équipements ruraux (AGETIER), Zana Coulibaly, en tant que maître d’ouvrage délégué. L’État malien a, par décret, attribué à la Commission de l’UEMOA les parcelles de Kandiourou et de Touraba sur 11.288 hectares, en zone Office du Niger, sous forme de bail emphytéotique d’une durée de 50 ans renouvelables. Le second volet de cette cérémonie concernait la signature de l’Accord de rétrocession au ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, des travaux de réhabilitation et de renforcement de l’Abattoir de Sabalibougou, à Bamako. Elle porte sur un montant global de 300 millions de Fcfa et s’inscrit dans la dynamique de développement de la filière bétail-viande, l’une des cinq filières agricoles prioritaires de l’UEMOA. Les travaux portent sur la réhabilitation du bâtiment et le renforcement des équipements de saignée, d’abattage, d’habillage et de découpe de l’abattoir, du renforcement de la chambre froide et l’installation de nouvelles chambres froides dans les marchés de Niamakoro et de Kalaban Coura y compris l’achat d’un camion frigorifique et la connexion au réseau d’eau potable. Il s’agit, aussi, de la construction de bureaux, de vestiaires et de toilettes pour le service d’inspection vétérinaire, de la construction de vestiaires et de toilettes pour le personnel d’abattage et la construction d’un box d’inspection avec lave-mains à pédale stérilisation, tables, chaises et armoires pour les inspecteurs vétérinaires. « Avec cette évolution, nous pouvons affirmer que le projet régional de mise en valeur des terres de l’Office du Niger dans le cadre de l’UEMOA entre dans une nouvelle phase tout en restant fidèle à son objectif initial de contribution à la sécurité alimentaire et de renforcement de l’intégration régionale», a soutenu le président de la Commission de l’UEMOA, Abdallah Bouréima, parlant de la première convention. En ce qui concerne, la convention relative à l’Abattoir de Sabalibougou, M. Bouréima a indiqué qu’en décidant d’apporter cet appui, la Commission de l’UEMOA a voulu accompagner le Mali dans ses efforts pour un meilleur respect des règles d’hygiène et des normes sanitaires. Concernant l’accord de rétrocession des travaux de réhabilitation et de renforcement de l’abattoir de Sabalibougou, le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Mahmoud Ould Mohamed, a reconnu que c’est une infrastructure de type régional améliorée. «Elle a atteint, aujourd’hui, des records d’abattage de 200 bovins par jour. Ce rythme d’abattage a soumis à rude épreuve les équipements et a créé une situation sanitaire peu reluisante à cause de l’absence d’eau potable, de vestiaires, de toilettes», a expliqué le chef du département. AG/MD (AMAP)  

Grève des administrateurs : Suspension des négociations

Bamako, 13 Nov (AMAP) Les syndicats de travailleurs du ministère de l’Administration territoriale ont rompu le dialogue avec le gouvernement, pour protester contre la nomination d’un militaire au poste de préfet du Cercle de Niono (Centre), selon un communiqué rendu public jeudi Réunis au sein de la Plateforme d’action commune, les différents syndicats de l’administration territoriale indiquent que le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, par lettre datée du 10 novembre 2020, a saisi le Syndicat libre des travailleurs du ministère de l’Administration territoriale (SYLTMAT) et le Syndicat autonome des administrateurs civils (SYNAC) pour leurs avis sur le projet de décret portant modification de celui du 13 février 2015 fixant les conditions de nomination et les attributions des chefs de circonscriptions administratives afin d’élargir les conditions de nomination des préfets et sous-préfets aux sous-officiers, aux officiers subalternes et aux officiers supérieurs, membres des forces armées et de sécurité. Les organisations syndicales disent prendre acte de cette lettre du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. « Toutefois, poursuit le communiqué, avant de donner une suite à cette correspondance du ministre, elles affirment avoir été surprises de la nomination d’un militaire au poste de préfet du Cercle de Niono lors du conseil des ministres du 11 novembre 2020, en violation flagrante du décret dont lui-même demande la modification ». Pour cette violation flagrante des textes et cette «attitude de mépris et de manque de respect», les syndicats de la Plateforme décident de suspendre toute négociation avec le gouvernement jusqu’à l’abrogation de « la décision illégale de nomination d’un préfet militaire à Niono ». Les syndicats ont, depuis lundi dernier, déclenché une grève illimitée pour «contraindre» les autorités à donner des réponses à une douzaine de revendications. MS/MD (AMAP)

Le ministre de l’Administration territoriale appelle les syndicats à lever leur mot d’ordre de grève

Bamako, 12 Nov (AMAP) Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga, a appelé, jeudi, les différents syndicats à lever leur mot d’ordre de grève « La révision des listes électorales, c’est l’une des difficultés auxquelles nous faisons face actuellement. C’est le lieu, pour moi, d’appeler les différents syndicats à lever leur mot d’ordre de grève », a lancé le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga, à l’issue d’une visite à la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Le ministre Maïga a appris, avec amertume, l’arrêt des travaux des Commissions chargées de réviser les listes électorales. Cette situation est due à la grève illimitée en cours des syndicats des travailleurs du ministère de l’Administration territoriale. Pour lui, il est important de mettre entre parenthèses les doléances, le temps que « nous allions tous à la conférence sociale qui permettra d’harmoniser toutes les revendications ». D’après le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga, la perturbation de la révision des listes électorales ne profite à personne. « Il est important, aussi bien pour les syndicats que pour la partie gouvernementale, de travailler dans un esprit de synergie afin de relever les défis liés à l’organisation des élections », a-t-il exhorté. Cette visite du ministre Maïga est la suite de ses prises de contact avec les structures rattachées à son département et celles qui ont des liens fonctionnels avec son ministère. Abdoulaye Maïga a rappelé qu’au Mali, il y a trois grandes structures qui sont impliquées dans l’organisation des élections. « Il s’agit, a-t-il cité, de la Délégation générale aux élections (DGE), la CENI et le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation ». « Donc, il était tout à fait normal et indiqué, pour moi, de prendre contact avec ces différentes structures avec lesquelles le ministère a des liens fonctionnels », a-t-il justifié. Pour lui, ces prises de contact sont d’autant plus nécessaires que les missions qui leur sont confiées dans la charte de la Transition, les obligent à collaborer davantage pour relever les défis, notamment l’organisation des élections en un temps relativement court. De leur côté, les responsables de la CENI ont réaffirmé leur volonté d’accompagner le département de l’Administration territoriale et de la Décentralisation afin de réussir les élections et les réformes à venir. BD/MD (AMAP)  

Mine souterraine de Gara : Voyage dans l’autre monde des miniers

Par Fadi CISSE Bamako, 12 Nov (AMAP) Il est presque 11 heures, ce lundi matin, à Loulo, Région de Kayes, Cercle de Kéniéba, dans l’Ouest du Mali. Une équipe de journalistes participe au traditionnel média briefing qu’organise la compagnie Barrick Gold Corporation. Visiblement enthousiastes, les hommes de médias franchissent le seuil de la mine d’or de Gara. Tout sourire, le chargé de sécurité, de taille moyenne, est à l’accueil. Abdoul Aziz Ouattara, c’est son nom, nous conduit dans une chambre isolée où seront données les orientations sur les modalités de la visite de cette mine souterraine. Les consignes strictes et explications fournies à cet effet révèlent l’intérêt et l’importance que la compagnie minière accorde au respect des mesures de sécurité. En la matière, cette zone, qui regorge d’un trésor immense, est placée sous haute surveillance 24h/24h. Pour y accéder, travailleurs et visiteurs se soumettent à un protocole de sécurité. Il faut, par exemple, passer par le poste de contrôle tenu par des agents de sociétés de gardiennage. Le port de la ceinture de sécurité, du casque équipé d’une torche pour faciliter la communication à l’intérieur, des bottes pour se protéger contre les inondations en certains endroits, est obligatoire. Employés comme visiteurs doivent porter des lunettes pour se protéger de la poussière et être munis d’une bouteille de gaz à oxygène pour faciliter la respiration. Ceux qui supportent mal le bruit se protègent le tympan à l’aide de bouchons. Il est interdit de fumer dans le secteur. Et au fur et à mesure que l’on s’approche de la mine, la peur semble gagner les rangs. L’angoisse cédera, peu à peu le pas, à la curiosité. Notre guide fait tout pour nous rassurer. Il explique que la compagnie a mis en place de nombreux systèmes de contrôle afin de réduire tout danger. «Certains de ces risques sont liés aux mouvements des engins lourds, aux éboulements, aux incidents, aux explosions, à la forte sonorisation, aux inondations, sans oublier le gaz qui se dégage en certains endroits», énumère le chargé de sécurité de la zone. Qui ajoute qu’un test de dépistage d’alcool et de drogue est en place pour tous les employés, les entrepreneurs et les visiteurs de la Société des mines d’or de Loulo (SOMILO).  ROTATION- Après ce bref éclairage, intervient le moment décisif : descendre dans la mine souterraine. Avant cette étape, les visiteurs enfilent des combinaisons (pantalon de couleur bleue et chemise rouge). Après cette formalité, nous nous dirigeons vers des voitures 4X4, garées non loin de l’entrée de la mine. Où des bouts de caoutchouc numérotés sont déposés dans un coffre. Ceux-ci permettront, à la sortie, au chargé de sécurité de savoir que tout le monde est présent. Car, «chacun remettra sa clé à la sortie». A 13 heures, nous sommes dans la mine souterraine de Gara. Des jeux de lumière scintillent un peu partout. Les routes qui vont dans tous les sens, sont empruntées par des camions, des engins lourds et des petites voitures. Le respect strict du code de la route est de rigueur, notamment au niveau des virages. La circulation y est rythmée à coups de klaxon. Dans ce sous-sol de Gara, Barrick dispose d’équipements à la pointe de la technologie. La compagnie utilise des méthodes modernes d’exploitation minière : forage de développement avec jumbo, forage, dynamitage de production, chargement et camionnage, forage d’échantillonnage, système de gestion d’eau et de ventilation, etc. Des bureaux y sont aménagés avec toutes les commodités nécessaires (frigo bien garni, salle de repos, dispensaires etc. «Rien ne nous manque ici. Nous travaillons 12h/12h selon un système de rotation. Chaque équipe travaille durant quatre jours et observe quatre jours de repos. Le travail dans la mine souterraine demande beaucoup d’efforts», explique Abdoul Aziz Ouattara. A l’intérieur de la mine, impossible de recevoir des appels téléphoniques. Comment les agents qui y travaillent parviennent-ils à communiquer entre eux et avec l’extérieur, interrogent les journalistes. «Nous disposons de radios dans chaque véhicule. Tous les travailleurs en possèdent. Souvent quand la radio fonctionne mal, la torche sert de moyen de communication. Le bruit tout comme la lumière, révèlent une présence humaine», répond le guide.   400 M DE PROFONDEUR– Pendant ce temps, des camions transportent le minerai vers un concasseur mesurant environ 50 cm et qui alimente le tapis. A côté, se trouve une radio permettant aux miniers de saisir le fonctionnement du broyeur afin de parer à toute interruption de travail. De l’autre côté, est installé le cracheur. Les camions pouvant transporter entre 16 à 45 tonnes de minerai descendent à 400 m de profondeur pour transporter le gisement à la surface de la terre. Sur des roches issues des ruines d’explosions, brillent des pépites d’or. «Pouvons-nous partir avec un petit morceau», demande un confrère. «Non, c’est interdit même aux travailleurs de la mine», r4pond un guide, en souriant. Il explique que c’est au terme de tout ce processus que les minerais sont amenés à l’usine pour traitement, afin d’en extraire l’or brut qui sera vendu sur le marché. De retour à la surface, nous sommes éblouis par les rayons solaires. Une envie soudaine de retourner sous le sol remonte en nous. Chacun se frotte les yeux pour pouvoir mieux voir. Les brouillards ainsi dégagés, nous mettons le cap sur le champ solaire de Gounkoto. Il est presque 14 h. L’ingénieur–électricien, Mamadou Guissé, et son équipe composée d’hommes et de femmes, sont à l’accueil. Installé sur une superficie de 56 ha avec une puissance de 20 MW, ce champ solaire réduit considérablement la part du fuel dans la production d’électricité. «Le champ solaire de Loulo compte environ 53.360 panneaux solaires d’une durée de vie de 25 ans et qui se déplacent en fonction du soleil», explique-t-il. Il emploie 30 personnes et est connu comme étant les 3è et 4è sites dans toute l’Afrique, avec une économie de 10 millions de litres de gasoil par an dont 40 tonnes de COD. Diminuant ainsi considérablement les coûts d’exploitation et de production. Qu’est-ce qui explique l’absence du personnel féminin dans la mine

DEF 2020 : Un taux national de réussite de 64,37%

Bamako, 12 Nov (AMAP) Les candidats à l’examen du Diplôme d’études fondamentales (DEF) pour la session d’octobre 2020 ont réalisé un taux national de réussite de 64,37%. Ces résultats, officiellement proclamés, mercredi, sont supérieurs à ceux de 2019 dont le taux de réussite était 52,47%. Avec 77%, l’Académie d’enseignement de Mopti (Centre) a obtenu le taux de réussite le plus élevé. Le taux de réussite le plus bas a été enregistré au niveau de l’Académie d’enseignement de Ménaka (Nord) avec 34,26%. L’académie d’enseignement de Bamako-rive gauche a enregistré 64,92% de taux de réussite. Tandis que l’Académie d’enseignement Bamako-rive droite se contente de 61,58% de taux de réussite. Le camp des réfugiés maliens à Bassikounou (Mauritanie) a fait bonne figure avec 83% de réussite. Les résultats ont été publiés dans tous les centres d’examen et dans toutes les écoles d’origine des candidats. Ils sont aussi disponibles sur le site web du ministère de l’Education nationale : www.education.gov.ml. Cette année, ils étaient 239.228 candidats inscrits pour le DEF. Parmi eux, 218.884 postulants ont été évalués et sur lesquels, 140.866 candidats ont été définitivement déclarés admis à cet examen qui sanctionne la fin des études fondamentales. Le directeur du Centre national des examens et concours de l’Education (CNECE), Pr Mohamed Maïga, a assuré que les multiples grèves des enseignants et la fermeture des écoles du fait de la Covid-19, n’ont pas impacté les résultats. Cependant, il a déploré le sabotage du DEF par « des individus mal intentionnés », avant de soutenir que les résultats sont bons et reflètent bien le niveau des candidats. Pour Pr Maïga, il est aussi regrettable de voir la proclamation des résultats sur les réseaux sociaux avant que les voix, les plus autorisées, ne les divulguent. Il a, également, déploré le fait que certains journalistes détenaient aussi les résultats avant la proclamation officielle. Le responsable du CNECE a invité les acteurs de l’école à faire preuve de discrétion dans la gestion des documents confidentiels, les élèves à rompre avec les mauvaises pratiques et à bannir la fraude au sein de l’espace scolaire en général et lors des examens scolaires en particulier. SYW/MD (AMAP)