Kadiolo : La fraude et la fuite des sujets d’examen au centre des échanges
Kadiolo, 25 février (AMAP) Une rencontre sur la fraude et la fuite des sujets d’examen s’est déroulée mardi dans la salle de formation du centre d’animation Pédagogique un cadre de concertation (CAP) de Kadiolo, sous la présidence du directeur du CAP, Ousmane Mady Kanouté, a constaté l’AMAP. C’était en présence du président de l’association des municipalités de Kadiolo, des présidents des comités de gestion scolaire (CGS), des directeurs coordinateurs, des directeurs d’école de la ville de Kadiolo et des représentants des syndicats. Le directeur du CAP a saisi l’occasion pour inviter les différents acteurs et partenaires de l’école de s’impliquer pour l’éradication de la fraude et de fuite des sujets qu’il qualifie de mal. A l’issue de leurs travaux, les participants ont formulé entre autres recommandation pour éradiquer ces pratiques, la moralisation des acteurs impliqués dans la chaîne des examens, la sensibilisation des acteurs et partenaires de l’école par rapport aux méfaits de la fraude et de la fuite des sujets et la sélection rigoureuse dans le choix des surveillants. Ils ont recommandé également le déplacement des surveillants de leurs écoles voire leurs communes d’origine ; l’application stricte des textes en vigueur contre les coupables de la fraude et de la fuite des sujets et le brouillage des réseaux sociaux 72h avant et pendant les examens. La fraude et la fuite des sujets, de l’avis des acteurs, ont atteint de nos jours, des dimensions inquiétantes dans notre pays, avec des conséquences néfastes pour notre système éducatif. NIO/KM (AMAP)
Le Japon octroie 6,5 milliards de Fcfa au Mali
Bamako, 24 fév (AMAP) Le Mali et le Japon ont signé, mercredi, deux échanges de notes relatifs au financement de deux programmes de coopération économique non-remboursable en faveur de notre pays La cérémonie de signature a eu lieu au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale entre le ministre Zeïni Moulaye et l’ambassadeur du Japon au Mali, Daisuke Kuroki. Les deux échanges de notes concernent le Programme de développement économique et social visant la Covid-19 d’environ 1,5 milliard de Fcfa et le Projet d’amélioration des équipements pour les établissements de formation technique et professionnelle à Bamako à hauteur de 5 milliards de Fcfa. Selon l’ambassadeur du Japon au Mali, son pays a rapidement préparé ce Programme de développement économique et social visant la Covid-19. Il va permettre de fournir des équipements médicaux pour la plupart fabriqués au Japon. Cet appui va servir, non seulement, à renforcer les capacités opérationnelles des établissements sanitaires récipiendaires, mais, aussi, à les doter d’équipements médicaux. Auparavant, a rappelé Daisuke Kuroki, le Japon avait autorisé, le 4 mai dernier, le financement d’une requête de soutien au Mali dans la lutte contre l’expansion de la maladie à Coronavirus sur le fonds de contrepartie de l’assistance alimentaire japonaise. Il s’agit d’«un don non-remboursable pour un montant total de 1,17 milliard de Fcfa, afin d’assister les mesures prises par le ministère de la Santé et des Affaires sociales d’alors», a-t-il révélé. Le second projet, portant sur l’Amélioration des équipements des établissements de formation technique et professionnelle dans le district de Bamako, vise à doter d’équipements, de dernière génération, l’Ecole centrale pour l’industrie, le commerce et l’administration (ECICA), le Lycée technique de Bamako, le Centre de formation professionnelle Soumaoro Kanté (CFP/SK) et l’Institut de formation professionnelle Sonni Ali Ber (IFP-SAB). Selon le diplomate nippon, son pays « a été, reste et demeurera aux côtés du gouvernement et du peuple maliens dans leurs efforts déployés, y compris ceux en vue de l’accomplissement du processus de la Transition ». Pour le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, la fréquence des retrouvailles, les audiences et cérémonies de signature de notes entre les deux pays sont une preuve du dynamisme de leurs relations. Dans les circonstances actuelles de crise multidimensionnelle, le ministre Zeïni Moulaye a souhaité la mise en œuvre de tous les leviers de la coopération existant entre les deux pays. Il s’agit, notamment, des micro-projets en direction des collectivités locales, de donner du sens à leurs relations, en favorisant les projets et programmes à impact direct et indirect sur les populations dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’eau et de l’assainissement. OD/MD (AMAP)
Bamako : Rencontre internationale sur la mise en cohérence des initiatives régionales de la gestion de la crise dans le Sahel
Bamako, 24 fév (AMAP) Un séminaire international de haut niveau, de trois jours, sur «les initiatives de gestion de la crise dans le Sahel», s’est ouvert, mercredi, à l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (EMP-ABB), à Bamako, au Mali. Initiée par l’EMP-ABB, la rencontre, dont l’ouverture des travaux a été présidée par le Premier ministre, Moctar Ouane, est financée par le Japon. Si l’ampleur de la mobilisation au profit du Sahel est à saluer au regard de l’importance des défis à relever dans la Région, elle soulève néanmoins un certain nombre de questions qui formeront la trame de ce séminaire. Il s’agit, à travers cette rencontre, de contribuer à orienter l’action des Etats de la Région et des acteurs clés de la communauté internationale vers un renforcement et une meilleure mise en cohérence des initiatives régionales de sécurisation, de stabilisation régionale et de développement au Sahel. Les participants devront articuler les défis et/ou besoins dans des domaines identifiés dans chaque Etat concerné, et de les mettre en perspective avec les dynamiques régionales en cours ou à venir. Au terme des travaux, un rapport de synthèse comprenant les recommandations du séminaire sera préparé par l’Observatoire sahélo-saharien de géopolitique et soumis, ultérieurement, à la gestion des conflits et crises dans le Sahel. Cela, en tant que contribution aux efforts en cours des Etats de la Région et de la communauté internationale dans son ensemble. La cérémonie d’ouverture de la réunion a réuni plusieurs personnalités autour du Premier ministre, dont le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Mali, Mahamat Saleh Annadif, le représentant du secrétaire exécutif du G5 Sahel, Mahamadou Samaké, l’ambassadeur du Japon au Mali, Daisuke Kuroki. Selon le représentant du secrétaire exécutif du G5 Sahel, à côté des stratégies régionales, il existe des actions et approches pays pour assurer un développement inclusif dans l’espace sahélien. D’après M. Samaké, les stratégies de gestion de la crise sécuritaire doivent intégrer la dimension «Prévention du phénomène» qui requiert une gamme diversifiée de moyens d’actions qui complètent le volet strictement militaire. «Le G5 Sahel s’inscrit dans cette approche holistique», a-t-il dit. Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Mali, Mahamat Saleh Annadif, a rappelé que l’une des leçons à tirer du sommet du G5 Sahel tenu, récemment, au Tchad est l’importance de la mobilisation, de la prise de conscience de plus en plus affirmée que la menace est globale. Et que la réponse à la crise au Sahel doit être collective. Il en est ressorti, également, qu’il y a « un réel besoin de poursuivre la coordination et la synchronisation des efforts car le cancer est désormais métastatique », a déclaré M. Annadif. Pour lui, la réponse à la crise au Sahel doit être indissociable du soutien aux États sahéliens et au renforcement de leurs institutions. Pour sa part, l’ambassadeur du Japon a indiqué que la prévention de l’extrémisme violent, la criminalité transnationale organisée et les conflits communautaires demeure le meilleur paramètre de la paix et du développement. Et Daisuke Kuroki d’espérer que ce séminaire servira d’espace de partage d’expériences pour faire évoluer les dispositifs de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Dans son discours d’ouverture, le Premier ministre malien a relevé que de nouvelles initiatives telles que le G5 Sahel et l’Alliance Sahel ont permis de faire évoluer les dispositifs de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme vers une approche plus globale et inclusive. « Les opérations militaires et sécuritaires, particulièrement celles contre les groupes armés radicaux et criminels, sont indispensables pour réduire les capacités de nuisance de ceux-ci et protéger les populations civiles », a dit le chef du gouvernement. « Néanmoins, a tempéré Moctar Ouane, si l’action militaire et sécuritaire est nécessaire, elle ne saurait à elle seule suffire ». Les actions militaires, politiques et celles de développement ont besoin d’être recentrées pour l’atteinte des objectifs de paix dans ce vaste territoire quasiment désertique. « C’est pourquoi, a-t-il justifié, le gouvernement s’est engagé, non seulement, à recentrer l’agenda sécuritaire autour de la protection des civils mais, aussi, à procéder à un meilleur équilibrage des différents piliers portant sur la gouvernance, la sécurité et le développement ». OD/MD (AMAP)
Mali: 08 nouveaux cas de Covid-19 contre 48 patients guéris mercredi
Bamako, 24 fév (AMAP) Les services de santé ont enregistré, mercredi, huit nouveaux cas de Covid-19 sur environ un millier d’échantillons testés, annonce le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Toutefois, les médecins ont déclaré 48 patients guéris et zéro décès au cours des dernières 24 heures, selon la même source. Le communiqué indique que les contaminations du jour ont été identifiées dans les Régions de Kayes (Ouest) et Koulikoro (près de la capitale), ainsi que dans les Communes l IV de Bamako. A ce jour, la situation cumulée, au Mali, est de 8.332 cas confirmés de Covid-19 sur lesquels 6.346 guéris contre 348 décès. Sur le plan continental, l’Afrique compte, à la même, date plus 3, 9 millions de cas positifs à la Covid-19, sur lesquels 3,5 millions de patients guéris et 107.000 décès, depuis le début de la pandémie. AT/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 24 février 2021
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 24 février 2021, par visioconférence, sous la présidence de Monsieur Bah N’DAW, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de textes ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de textes relatifs à la ratification de l’Accord de prêt, signé à Khartoum et à Bamako, le 31 décembre 2020, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique, en vue du financement du Projet de réhabilitation de la route Sévaré-Gao, Lot n°1 : Sévaré-Boré. La Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 22 milliards 200 millions de francs CFA environ. Le prêt accordé est destiné au financement de la réhabilitation du tronçon Sévaré-Boré de la route nationale n°6. La réhabilitation de la route Sévaré-Gao s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique nationale des transports, des infrastructures de transport et du désenclavement et contribuera au développement des activités économiques, des échanges commerciaux entre les régions du Mali et au renforcement de la sécurité routière sur l’axe Sévaré-Gao. La ratification du présent Accord conditionne son entrée en vigueur et les projets de textes présentés sont adoptés dans ce cadre. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de construction et de bitumage de la route Banankoro-Dioro. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Entreprise Générale Mamadou KONATE pour un montant toutes taxes comprises de 22 milliards 798 millions 453 mille 640 francs CFA et un délai d’exécution de 24 mois. La réalisation des travaux de construction et de bitumage de la route Banankoro-Dioro permettra d’améliorer les infrastructures routières existantes, d’accroître les échanges entre les zones de production et les zones de consommation et de faciliter la mobilité des populations. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES FONCIERES, DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT Sur le rapport du ministre des Affaires foncières, de l’Urbanisme et de l’Habitat, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux d’aménagement de la section Sévaré-Mopti de la route nationale n°6, d’aménagement de 10 km de voiries, dont 5 km à Sévaré et la construction de la voie de contournement de l’Aéroport de Mopti Ambodédjo. Les travaux d’aménagement de 12,127 km sur la route nationale n°6, de 10 km de voirie à l’intérieur de Mopti et de Sévaré et de 14,47 km de voie de contournement de l’Aéroport de Mopti Ambodédjo empiètent sur certaines propriétés privées qu’il convient d’exproprier pour cause d’utilité publique. La réalisation de ces travaux contribuera notamment à fluidifier le trafic sur la voie reliant Sévaré et Mopti et à améliorer la sécurité et la qualité de vie des populations dans ces localités. un projet de décret portant affectation au Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation des parcelles de terrain, objet des titres fonciers n°73, 74,75, 76, 77, 78, 79, 80 et 81, sises à Mahou, Cercle de Yorosso. Les parcelles de terrain, d’une superficie totale de 529 hectares 12 ares 96 centiares, sises à Mahou, Cercle de Yorosso, sont destinées au recasement des populations touchées par les opérations de viabilisation de la Commune rurale de Mahou. L’affectation de ces parcelles facilitera également la mise en œuvre de projets de développement, notamment la réalisation d’équipements collectifs et des travaux de voirie et réseaux divers dans la commune rurale de Mahou. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRIMATURE – Directeur du Centre national pour la Coordination du Mécanisme d’Alerte Précoce et de Réponse aux Risques : Colonel-major Oumar Niguizié COULIBALY. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME – Conseiller technique : Monsieur Abdoul Karim DIARRA, Magistrat. AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES – Conseiller technique : Madame KOUYATE Fanta KAMISSOKO, Administrateur de l’Action sociale. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES FONCIERES, DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT – Inspecteur à l’Inspection des domaines et des affaires foncières : Monsieur Malick SY, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE LA PROMOTION DES INVESTISSEMENTS – Conseillers techniques : Monsieur Oumar AG MOHAMEDOUN, Professeur de l’Enseignement supérieur ; Monsieur Demba TOUNKARA, Inspecteur des Services économiques – Chargé de mission : Madame THOMAS Diahara, Professeur de l’Enseignement secondaire. – Président Directeur Général l’Office des Produits Agricoles du Mali : Colonel Ousmane DEMBELE. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DE L’ECONOMIE NUMERIQUE – Directeur Général de l’Agence nationale de Communication pour le Développement : Madame Assitan COULIBALY, Spécialiste en Marketing. AU TITRE DU MINISTERE DE LA CULTURE, DE L’ARTISANAT ET DU TOURISME – Secrétaire Général de l’Assemblée Permanente des Chambres de Métiers du Mali : Monsieur Wourouma BOCOUM, Administrateur du Travail et de la Sécurité Sociale. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE – Chargé de mission : Monsieur Drissa KANTAO, Journaliste. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’ELEVAGE ET DE LA PECHE – Inspecteur en Chef adjoint à l’Inspection de l’Agriculture : Monsieur Aliou Bamamou MAIGA, Enseignant Chercheur. – Président Directeur Général de l’Agence pour l’Aménagement des Terres et la fourniture de l’eau d’Irrigation : Monsieur Altanata EBALACH YATTARA, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE – Conseiller technique : Monsieur
Enlèvement de travailleurs humanitaires dans la zone de Ténenkou, dans le Centre du Mali
Ténenkou, 24 fév (AMAP) Des humanitaires maliens de l’ONG Médecins sans frontières (MSF-France) ont été enlevés, mardi, par des hommes armés non identifiés, à bord d’un véhicule, aux environs de 11 heures, dans la localité de Kourmoussana, dans la Commune de Kareri, à une trentaine de kilomètres au nord de Ténenkou (Centre). L’information a été confirmée, mercredi, par des sources officielles qui indiquent que, pour le moment, on ne connait ni les raisons ni les motifs du rapt. En général, les enlèvements sont très rarement revendiqués dans ce secteur. Selon nos informations, les femmes, qui étaient dans l’équipe de MSF, ont été libérées tandis que quatre hommes et leur véhicule restent aux mains des ravisseurs. Médecins sans frontières-France est présent dans la zone, depuis le début de la crise sécuritaire au Mali et apporte, quotidiennement, son soutien aux populations. AMAP
Deux militaires tués lors d’une embuscade près de Sévaré (Centre)
Bamako, 24 fév (AMAP) Deux militaires maliens sont morts et sept autres ont été blessés, mardi, dans une attaque qui a visé leur mission engagée dans l’Opération « Maliko Théâtre Centre », annoncent des sources militaires. Une mission de la 53ème Compagnie d’intervention rapide, quittant Sévaré pour Konna, dans la Région de Mopti (Centre), est tombée dans une embuscade des groupes armées terroristes, a annoncé un communiqué de l’Armée qui précise que l’attaque s’est produite sur la Route nationale (RN-16) à 32 km environ au Nord-Est de Sévaré. « Les blessés ont été évacués à l’hôpital régional Somino Dolo de Sévaré. Les renforts terrestres et aériens ont aussitôt fait mouvement vers les lieux de l’embuscade », indique le communiqué des Forces armées maliennes (FAMa). MT/MD (AMAP)
Femmes battues, drames familiaux
Par Maïmouna SOW Bamako, 24 fév (AMAP) Beaucoup endurent les coups et les injures, encouragées par la tradition à rester stoïques, afin de récolter les dividendes de la patience notamment au profit des enfants quand ceux-ci grandiront. De plus en plus, il y en a qui osent se confier aux associations de défense des femmes. A l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme, dans deux semaines, l’AMAP met en lumière les malheurs de femmes, très souvent, à huis clos dans les demeures. «Si je ne retrouve pas mes 500 francs, je te tue. Nous ne sommes que deux dans la chambre et c’est toi qui as pris cet argent !». Pour la énième fois, Yacou Tangara menace de mort son épouse Rokia. La scène se passe à Sébénicoro, un quartier populeux de Bamako, la capitale malienne. Les colocataires restent sourds aux éclats de voix. Ils ne se mêlent pas à la bagarre qui s’en est suivie. Tangara est passé des injures à l’agression physique contre sa femme qui endure au quotidien ses excès de colère. Badri, leur enfant unique, un garçon âgé seulement de cinq ans, ne pleure plus devant les violences faites à sa mère. Au fil du temps et des coups, la femme a appris à se défendre. Rokia est sortie indemne de cette dernière bagarre parce que son mari vient, à peine, de se relever d’une maladie de plusieurs semaines. Pendant cette période, elle a passé des nuits blanches à veiller sur lui. Elle a même emprunté de l’argent pour payer les ordonnances de son époux et le loyer de leur demeure. «Un jour, elle est venue me supplier de la conduire, avec son mari, chez un guérisseur traditionnel. Pour arriver là-bas, il fallait partir à 5 heures du matin. J’ai accepté parce que je connais l’histoire de Rokia», témoigne un voisin. Apparemment, notre interlocuteur a une dent contre Yacou qui est chauffeur de poids lourd et qui s’absente de la maison, parfois longuement. «Parfois, quand il voyage, sa famille n’a rien à manger. Mais dès qu’il est de retour, il se remet à frapper sa femme pour un rien. Si son portable sonne, il la frappe en l’accusant de recevoir des messages de ses amants et de le tromper en son absence», s’indigne un voisin. TEL PÈRE… – Le comportement violent de Yacou influe négativement sur son fils. Ce dernier se montre très agressif à l’égard de ses camarades d’âge, au point que dans le voisinage, très peu de parents laissent leurs enfants jouer avec lui. Tous se méfient de Badri qui a deux manières de s’en prendre aux enfants : soit il tente de les étrangler, soit il leur lance tout ce qui lui tombe sous la main. En fait, le garçon fait exactement comme son géniteur. Il n’épargne pas sa mère qu’il bombarde d’objets divers quand elle lui fait des remarques déplaisantes. « Le fruit ne tombe jamais loin de l’arbre. Je ne sais que faire de lui. Il va jusqu’à injurier mes parents. Il fait exactement comme son père», soupire Rokia chaque fois que ses voisins se plaignent de l’enfant. Malgré tout ce qu’elle endure, la jeune femme d’une trentaine d’années n’a jamais envisagé d’aller se plaindre à la police. «Je ne le ferai pas. C’est mon mari. Le jour où j’en aurai marre, je m’en irai», lance-t-elle. Quand Yacou n’est pas en voyage, un groupe de chauffeurs et d’apprentis viennent régulièrement chez lui à la maison. C’est là que son fils apprend les grossièretés. Rokia a finalement décidé de se battre pour sortir son foyer de la spirale de la violence. «J’ai connu mon mari il y a huit ans, et il n’était pas l’homme qu’il est devenu. Il n’était pas violent. Son nouveau comportement découle des difficultés financière et sanitaire qu’il endure», explique-t-elle. «La patience est une qualité, mais elle court beaucoup de dangers et subit trop d’humiliations en restant près de ce mari», déplore sa voisine, Awa. Toutefois, Rokia ne se voile pas la face. Il y a 3 mois, elle a commencé à vendre du charbon de bois. « Les choses vont un peu mieux parce que je constate une diminution des penchants violents de mon mari», confesse-t-elle. Même si elle garde toujours en mémoire certains épisodes désagréables de sa vie. «Un jour, mon mari m’a traitée de pétasse parce qu’un numéro inconnu m’avait appelée. Il m’accusait de le tromper parce qu’il était malade, qu’il ne pouvait pas travailler et ne gagnait plus d’argent», confie-t-elle. Mais Rokia ne désespère pas. Aujourd’hui, en dehors du commerce de charbon, elle mène d’autres activités. Son cadre de vie s’améliore et le mari devient moins violent. BARAKA – Chaque début de semaine, l’Association pour le progrès et la défense des femmes maliennes (APDF) reçoit les victimes des Violences basées sur le genre (VBG). Ce 17 janvier 2021, elles sont cinq à attendre la présidente de l’Association. Kandia, une charmante dame au teint noir, affirme que les VBG font partie de son quotidien depuis plus d’une décennie. Les injures versées sur elle et ses parents, les coups de poing n’étonnent plus le voisinage. «Mes enfants ont grandi dans cette atmosphère. Maintenant, c’est le tout dernier qui s’interpose entre nous, quand mon mari commence», regrette celle qui ne se plaint plus chez ses parents, car sa famille paternelle, très conservatrice, tient au respect de certaines coutumes et prône la patience sur les aspects négatifs au sein du ménage. «Supporte avec dignité les caprices de ton conjoint, c’est le prix à payer pour la baraka, la force qui fera que tes enfants réussissent », conseille la mère de la dame. Kandia, âgée de 34 ans, affirme que son mari a épousé cinq autres femmes qui ont, toutes, fini par divorcer. Sa belle-famille lui en veut pour cela, estimant qu’elle a envouté son mari. «C’est le caractère de l’homme qui fait fuir les femmes», soutient-elle. Après 18 ans de mariage, Kandia se souvient qu’au début de leur vie commune, tout allait bien. «Aujourd’hui, mon
Mali: 18 nouveaux cas de Covid-19 mardi
Bamako, 23 fév (AMAP) Les services de santé ont enregistré 18 nouvelles contaminations à la Covid-19, mardi, sur plus de 900 prélèvements réalisés, annonce le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Par ailleurs les médecins ont déclaré deux patients guéris contre zéro décès au cours des dernières 24 heures, ajoute la même source Selon le communiqué, les infections du jour ont été identifiées dans la Région de Kayes (Ouest) et les Communes ll, lV et V du District de Bamako, la capitale malienne. Au total, le Mali enregistre 8.324 cas confirmés de Covid-19 dont 6.305 guéris et 348 décès. AT/MD (AMAP)
Le Mali obtient un décaissement immédiat du FMI de 31, 09 milliards de Fcfa (Communiqué)
Bamako, 23 fév (AMAP) Le Mali a obtenu, lundi, un accord pour le décaissement de 57,6 millions de dollars US, soit environ 31,09 milliards de Fcfa, du Fonds monétaire international (FMI) afin de soutenir son programme de réforme économique, annonce un communiqué du ministère de l’Economie et des Finances. Cet accord est intervenu, à Washington, aux Etats-Unis, à l’issue du Conseil d’Administration du FMI dont les membres ont salué les réformes mises en œuvre par le gouvernement malien, “orientées vers la lutte contre la crise sanitaire du Covid-19 et ses conséquences sur le plan économique et social, la réduction des dépenses non prioritaires, la stabilité macroéconomique à court terme et la viabilité budgétaire à moyen terme ainsi que les mesures favorables à la croissance et à la lutte contre la pauvreté”, ajoute le communiqué Le renforcement de la mobilisation des recettes internes à travers les téléprocédures (télédéclaration et télépaiement), la poursuite de la mise en œuvre du Compte unique du Trésor, l’aide aux ménages pauvres et vulnérables, conformément au Plan d’action du gouvernement (PAG) adopté par le Conseil national de transition (CNT) sont, entre autres, des réformes qui ont retenu l’attention des administrateurs du FMI. Ce financement arrive au terme de la conclusion des 2ème et 3ème revues du programme économique et financier avec le FMI soutenu par une Facilité élargie de crédit (FEC) approuvé par le Conseil d’administration du FMI, le 28 août 2019. “Il permettra de soutenir les efforts du gouvernement pour faire face aux besoins de financement du pays, de soutenir les dépenses sociales et la relance économique post-pandémique”, indique le communiqué. Cette approbation pourrait décider d’autres partenaires techniques et financiers pour le décaissement de leur appui budgétaire, estime-t-on côté malien. MD (AMAP)

