Lutte contre le terrorisme : Un soutien bienvenu pour la police du G5 Sahel
Bamako, 02 Déc (AMAP) La première réunion du comité de pilotage du Projet de soutien à la composante police de la Force conjointe du G5 Sahel au Mali, financé par l’Union européenne (UE) à hauteur de 2,2 milliards de Fcfa environ, s’est tenue vendredi à Bamako. « Le projet Civipol est en parfaite cohérence avec les priorités gouvernementales, a soutenu le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mohamed Sidda Dicko, dans son discours d’ouverture de ce comité de pilotage. Selon M. Dicko, « les efforts du gouvernement doivent être renforcés pour assurer une meilleure protection des citoyens et de leurs biens ». L’objectif global du projet que l’UE a initié, face à l’étendue et le développement de la menace terroriste au Mali, est de renforcer le pôle judiciaire et la Brigade d’investigations spécialisée, ainsi que l’ensemble de la chaîne pénale du Mali. Le projet s’étend sur une durée de 18 mois à compter du 1er janvier 2020. Il est mis en œuvre par l’opérateur Civipol, Toutefois, le Garde des Sceaux, a souligné que la lutte contre le terrorisme ne saurait être gagnée sans une réelle solidarité internationale, permettant la mobilisation des ressources financières et les moyens d’actions adéquats. « Ce, en vue de rendre efficaces les opérations sur le terrain », a insisté le ministre Dicko. « Les capacités très limitées de nos États, pris individuellement, ne laissent guère le choix que d’aller vers une mutualisation des moyens, dans un élan de solidarité permettant de faire face aux défis liés à la paix, la sécurité et à la stabilité auxquelles aspirent nos populations », e encore dit le chef du département de la Justice. Saluant l’opportunité du projet, Mohamed Sidda Dicko s’est réjoui des résultats satisfaisants déjà réalisés depuis son démarrage, malgré le contexte difficile de la Covid-19 et la crise sociopolitique au Mali. Il a exprimé ensuite son optimisme par rapport aux actions futures du projet. L’ambassadeur de l’UE, Bart Ouvry, a rappelé que le Mali est confronté à une des périodes les plus sombres de son histoire car, presque chaque jour, des Maliens sont victimes d’actes terroristes. A ce propos, M. Ouvry a soutenu que le terrorisme n’est pas une fatalité. « La lutte que nous engageons est un travail de longue haleine qui nécessite la mobilisation des moyens mais, également, beaucoup d’énergie et de volonté politique», a-t-il expliqué. La présentation du projet par son premier responsable Jean Pierre Torrano, l’approbation du mandat du comité de pilotage et la validation du rapport d’activités par les participants ont été des moments forts de la cérémonie, en présence de plusieurs membres du gouvernement, ainsi que les représentants de plusieurs forces partenaires du Mali. AT/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil supérieur de la défense nationale sur la COVID-19
Le Conseil supérieur de la défense nationale (CSDN) s’est réuni mardi 1er décembre 2020 au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Bah N’Daw, Président de la transition et Chef de l’État. Ce conseil a été élargi à tous les membres du gouvernement. Le Vice-président a également pris part à la réunion. L’ordre du jour du Conseil a porté exclusivement sur l’examen de l’évolution de la pandémie de la Covid-19 au Mali. Le Conseil a entendu une communication du ministre de la santé basée sur les informations fournies par le Comité scientifique Covid-19. Ces informations ont révélé la situation préoccupante liée à la propagation de la maladie dans notre pays. À cet égard, et en vue de rompre la chaine de transmission de la maladie, le Conseil a décidé de : Renforcer l’application des mesures de prévention dans les espaces publics et les lieux de regroupement à travers le lavage des mains au savon et/ou l’utilisation du gel hydro alcoolique, le port obligatoire de masque, le respect de la distanciation physique et l’encouragement de la rotation des équipes de travail des services, du télétravail ainsi que des cours en ligne. Renforcer la surveillance épidémiologique par le dépistage de masse dans les lieux de regroupement (formations socio-sanitaires, écoles, universités, lieux de spectacles et de sport, lieux de culte, marchés, gares routières….), l’identification, le dépistage systématique et le suivi de toutes les personnes-contact, le dépistage des voyageurs entrant au Mali sans certificat de PCR COVID-19 négatif par des tests rapides validés par l’Institut national de santé publique (INSP) au niveau des cordons sanitaires des frontières terrestres. Renforcer la communication et la mobilisation sociale face à la seconde vague de la pandémie de Covid-19 au Mali à travers la sensibilisation sur l’existence et la gravité de la maladie ainsi que ses conséquences socio-économiques. Améliorer la qualité de la prise en charge des cas de Covid-19 à travers le renforcement en capacité de ressources humaines, la disponibilité des intrants (médicaments, Oxygène, équipements de prise en charge des cas et de comorbidités), le renforcement de la communication pour le changement de comportement à l’égard des personnes atteintes de la COVID-19 suivies à domicile et de leurs familles. Assurer la disponibilité des tests de diagnostic de laboratoire et des consommables nécessaires pour les tests. Assurer le financement des activités de prévention et de riposte. Dans le but de garantir l’application effective de ses mesures, le Conseil exhorte les populations à s’impliquer davantage aux côtés du gouvernement, et ce dans un esprit de civisme et de responsabilité. Les mesures ainsi édictées feront l’objet d’une évaluation périodique pour permettre leur adaptation à l’évolution de la situation.
Bamako : Braquage d’un bureau de transfert d’argent aux 1008 logements
Bamako 1er Déc (AMAP) Quatre individus armés, circulant à moto, ont attaqué, mardi, le bureau de transfert d’argent Western union de la Banque de développement du Mali (BDM), de la Cité 1008 logements de Yirimadio, annonce un communiqué de la direction générale de l’institution bancaire. Les malfrats, qui son arrivés dans les locaux, aux environs de 11 heures, n’ont pu emporter que « quelques liquidités disponibles tout en saccageant le bureau », sans faire de victime, selon la même source. Les bandits ont brutalisé le garde en faction ainsi que l’opératrice du jour. La BDM rassure que « tous les moyens sont mis en œuvre pour retrouver les assaillants et sécuriser davantage l’ensemble du réseau de la banque ». MD (AMAP)
Moto-taxi : La nouvelle vogue gagne Sikasso
Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 1er Déc (AMAP) « Pour moi, l’arrivée des mototaxis a apporté un confort total. Je fais toutes mes courses facilement. Sans ce moyen de locomotion, j’allais marcher du quartier Bougoula-ville à Lafiabougou, sur une quinzaine de kilomètres, car il n’y a pas d’autres moyens de déplacement sur cette voie», lance une fidèle cliente des mototaxis à Sikasso. Les propos de cette cliente illustrent, ainsi, la nouvelle ère du transport urbain sikassois, avec l’arrivée de ces engins. Il est 11 heures à Sikasso. Sous un arbre, à l’intersection du boulevard de l’Union africaine (UA) et de la Route nationale (RN7), de grosses motos de couleurs jaunes, attirent l’attention des passants. «Où voulez-vous partir, madame ? Venez, nous allons partir…», demandent les conducteurs aux clients. Leurs cheveux, blousons, gants et cache-nez… sont couverts de poussière. Quand ils ne conduisent pas un client, les conducteurs discutent des comportements de clients, des frais de déplacement, de la distance entre les quartiers, des disputes avec les policiers et d’autres transporteurs. Adama Dembélé est le chef d’équipe des conducteurs de mototaxis. Il revendique 9 mois d’activités au compte de sa société à Sikasso. «Les jours de fête, de baptême et de mariage, nos motos sont très sollicitées par les femmes», affirme-t-il, souriant. « Durant ces rassemblements, poursuit-il, je peux gagner entre 5000 et 6000 Fcfa en une journée ». Se prononçant sur la tarification des mototaxis, M. Dembélé explique que de l’intersection du boulevard de l’UA à la route de Koutiala, il faut payer 200 Fcfa. Le même prix est retenu pour se rendre à Wayerma. «Nous demandons 300 Fcfa pour Hamdallaye et 500 Fcfa à 700 Fcfa pour Mamassoni, Sanoubougou et Sirakoro», détaille-t-il. Cependant, tout n’est pas rose dans ce métier. Malgré l’engouement de la population pour les mototaxis, notre interlocuteur précise que son activité rencontre des difficultés. Il s’agit, entre autres, de la mésentente persistante avec les conducteurs de transport en commun, notamment les « dourouni » et les taxis. Il pointe, aussi, la propension de certaines clientes à ne pas payer les tarifs convenus, en prétextant qu’elles sont veuves ou qu’elles sont pauvres. «On dirait que la mototaxi est venue uniquement pour me soulager. Je prépare les repas lors des cérémonies. Pour ce faire, je sors tôt et rentre tard. C’est avec les mototaxis que je fais mes courses», témoigne Mamou Traoré, une cliente régulière. Elle choisi ce moyen de transport car, selon elle, les conducteurs vous déposent jusqu’à la destination finale sans rechigner. «L’autre jour, la mototaxi a transportées mon amie et moi au quartier Sanoubougou II à 750 Fcfa. Si c’était le taxi, nous allions payer près de 2000 Fcfa», témoigne-t-elle, souhaitant l’expansion des lignes aux points d’arrêt, dans chaque quartier de la ville. Le coordinateur du projet de mototaxi, Yacouba Diarra, explique que cela s’inscrit dans le cadre de la collaboration avec l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE). En outre, il souhaite avoir l’appui des autorités régionales afin de pouvoir contribuer à réduire le taux de chômage des jeunes. Par ailleurs, le coordinateur souhaite bénéficier d’une exonération des impôts. Au commissariat du 1er arrondissement de Sikasso, le responsable en charge de la voie publique, le major Aliou Sidi Diallo, déplore le fait que, de façon générale, les Sikassois ne maîtrisent pas le Code de la route et, surtout, les conducteurs des mototaxis. « Ces derniers, relève-t-il, ne bénéficient pas de formation en circulation routière ». De plus, le major Diallo appelle les conducteurs de mototaxis à ne pas en faire un moyen de transport inter urbain. «En plus des déplacements urbains, très souvent ces conducteurs transportent les clients de Sikasso à Zégoua, de Sikasso à Niéna», déplore le policier qui pointe, aussi, certaines mauvaises pratiques des conducteurs comme l’excès de vitesse, la surcharge, le support à trois, le non-respect des feux de signalisation et même le dépassement dangereux. Le major Aliou Sidi Diallo invite les conducteurs de mototaxis à passer le permis de conduire. S’adressant aux autorités régionales et au promoteur, il conseille d’organiser des séries de formation à l’intention des conducteurs afin de minimiser les cas d’accidents. MFD/MD (AMAP)
L’ancienne ministre de l’Education Mme Togola Marie Jacqueline Nana est décédée dimanche
Bamako, 1er décembre (AMAP) L’ancienne ministre de l’Éducation et députée à l’Assemblée nationale, Mme Togola Marie Jacqueline Nana est décédée, dimanche soir, à Bamako, des suites d’une courte maladie, à l’âge de 71 ans, a appris l’AMAP de source officielle. Le grand public a découvert cette dame de teint noir et d’une taille moyenne quand elle a pris la tête du Conseil supérieur de la communication (CSA) en 2009 alors qu’elle y siégeait depuis 2006. Membre du Rassemblement pour le Mali (RPM), après l’élection du candidat Ibrahim Boubacar Keïta à la magistrature suprême, elle est nommée ministre de l’Éducation nationale le 8 septembre 2013 et restera au gouvernement jusqu’au 10 janvier 2015. La désormais ancienne ministre devient, ensuite, députée à l’Assemblée nationale après une élection législative partielle en Commune V de Bamako. Née précisément le 29 avril 1949 à Sikasso, Mme Togola Marie Jacqueline Nana a fait ses études primaires et secondaires à l’école Tiéba de Sikasso, au cours Notre Dame du Niger et au Lycée des jeunes filles de Bamako. Titulaire d’une maîtrise en lettres de l’École normale supérieure de Bamako (Ensup) obtenue en 1975, elle enseigna aux lycées Askia Mohamed, de Badalabougou (Bamako), de Sikasso, Ségou et au lycée Bouillagui Fadiga de Bamako entre 1978 et 2002. Mme Togola Marie Jacqueline Nana occupa également les postes de directrice des études du lycée Notre Dame du Niger, de surveillante générale adjointe au lycée Kankou Moussa. Elle fit aussi de nombreux stages et formations dans les domaines de la presse, de l’éducation et des associations. Sur le plan politique, Mme Togola Marie Jacqueline Nana a été responsable du mouvement des femmes du RPM en Commune V du District de Bamako. Elle était également active dans plusieurs associations comme la CAFO (Coordination des associations et ONG féminines du Mali) dont elle était la présidente de la cellule de Kalaban-Coura. MK/KM (AMAP)
Groupe de suivi et de soutien à la Transition au Mali : Réunion inaugurale à Bamako
Bamako, 1er Déc (AMAP) Le Groupe de suivi et de soutien à la Transition au Mali (GST-Mali) mis en place par les partenaires du Mali, afin d’inscrire leurs actions dans un cadre commun, a tenu sa réunion inaugurale, lundi, à Bamako, sous la présidence du Premier ministre Moctar Ouane Créé par le Conseil de paix et de sécurité de l’UA lors de sa rencontre du 9 octobre 2020 sur l’examen de la situation de notre pays, ce groupe, co-présidé par l’Union africaine (UA), les Nations unies et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), va accompagner et soutenir le Mali, qui fait face à des défis multiformes, dans la mise en œuvre de la Charte de la transition et de sa feuille de route. Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Zeïni Moulaye, a indiqué que les évènements socio-politiques qui ont fortement secoué notre pays cette année attestent à suffisance de la fragilité de notre système de gouvernance qu’il convient de reformer, voire refonder. Pour le commissaire à la Paix et à la sécurité de l’UA, Smaïl Chergui, le Mali est, une nouvelle fois, « au rendez-vous de l’histoire et de l’épreuve ». Mais « il ne sera pas seul dans la conduite de sa transition et la prise en charge de ses défis sécuritaires et socio-économiques, a-t-il assuré. « Il est de notre devoir de lui apporter notre soutien et notre accompagnement dans cet important processus conformément aux valeurs portées par la Charte de la transition et celles du respect de la souveraineté, de l’intégrité et de l’indépendance du Mali et ses institutions», a soutenu M, Chergui, Il a ajouté que le groupe se veut un geste de solidarité et d’accompagnement de la Transition pour un aboutissement serein et l’organisation d’élections présidentielle et législatives libres et transparentes dans le délai de 18 mois. ACCÉLÉRER LA CADENCE – La ministre ghanéenne des Affaires étrangères, Shirley Ayorkor Botchway, représentant la CEDEAO, a abondé dans le même sens, assurant que l’appui de l’organisation sous régionale ne fera pas défaut au mali. Pour sa part, le chef de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilité au Mali (MiNUSMA), Mahamat Saleh Annadif, il a estimé que ce groupe exprime bien l’action concertée des organisations internationales et de toute la communauté internationale pour la stabilité du Mali. M. Annadif a rappelé que l’année 2020 a été marquée, au Mali, par plusieurs turbulences et incertitudes politiques et sécuritaires accentuées par les défis sanitaires de la pandémie de la Covid-19. « Malgré ce moment difficile, a-t-il souligné, il ne faut pas perdre de vue que le processus de transition offre une fenêtre d’opportunités pour rebâtir un Mali nouveau moins vulnérable à ces crises ». «Ces 18 mois dont malheureusement deux viennent déjà de s’écouler doivent aboutir à des reformes politiques, institutionnelles, électorales et administratives tel qu’énoncé dans la Charte de la transition et par l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali», a insisté le chef de la MINUSMA, ajoutant que «le retard dans la mise en place du Conseil national de transition interpelle les acteurs maliens». En procédant à l’ouverture des travaux, le Premier ministre a souligné que ce groupe est perçu par le gouvernement comme l’expression de la solidarité continue et du soutien constant des pays du voisinage, de la communauté africaine et internationale envers notre pays. Pour Moctar Ouane, la tenue de cette réunion revêt une importance capitale en ce qu’elle est destinée à mobiliser les partenaires bilatéraux et multilatéraux au plan africain et mondial afin d’aider le Mali dans un cadre régional et international particulièrement difficile. Le chef du gouvernement a assuré que la Transition s’attèle, déjà, à traduire en résultats concrets, les missions essentielles définies dans la Charte et la feuille de route. Lesquelles viennent d’être déclinées « en programme d’actions, assorti d’un chronogramme d’exécution. Ce programme qui sera la boussole du gouvernement », a-t-il dit. Moctar Ouane a promis que le programme d’actions gouvernemental sera engagé dans l’ordre, la cohérence et l’efficacité. «Nous allons accélérer la cadence et contrairement aux apparences, il n’y a pas de statut quo. Nous avons travaillé et cela se fera sentir dans les jours à venir», a assuré le chef du gouvernement. DD/MD (AMAP)
Route Banconi-Dialakorodji-Safo Nossombougou : Le ministre Dabo ordonne la relance rapide des travaux
Bamako, 1er Déc (AMAP) Le ministre des Transports et des Infrastructures, Makan Fily Dabo, a ordonné la relance des travaux de construction et de bitumage de la route Banconi-Dialakorodji-Safo- Nossombougou, longue de 57,845 km, qui accusent un retard énorme à cause de l’occupation de l’emprise du projet en zone urbaine. A ce jour, le taux de réalisation est estimé à 56% pour un délai consommé de 90%, a constaté, samedi, Makan Fily Dabo qui venait s’enquérir de l’état d’avancement du chantier,, accompagné du directeur national des routes, Abdoulaye Daou, et des techniciens du ministère des Affaires foncières, de l’Urbanisme et de l’Habitat. Ce retard s’explique par la libération tardive et non encore totale des emprises des travaux, selon les responsables de l’entreprise. Certaines emprises sont encore occupées par les conduites d’eau de la Société malienne du patrimoine de l’eau potable (SOMAPEP S.A), les lignes électriques de la Société nationale d’énergie (EDM) et des propriétés privées. Toute chose qui empêcherait l’entreprise d’évoluer conformément à son planning, notamment dans la section urbaine de Banconi et Dialakorodji. Cette situation semble préoccuper les populations bénéficiaires de l’infrastructure. Elles ont, par la voix du maire de la Commune de Dialakorodji, Oumar Guindo, jugé réconfortant la visite du ministre. Avant de plaider pour la reprise et l’accélération des travaux pour le bien être des populations. Leur cri du cœur a été entendu, surtout que les raisons évoquées pour justifier le retard ne sauraient expliquer le retard accusé. «L’emprise qui reste occupée est moins de 5 km», a souligné le chef du département des Transports et des Infrastructures. M. Dabo a, au regard de cette réalité, instruit l’entreprise à effectuer immédiatement les travaux sur l’ensemble des emprises déjà libérées. Il a réitéré la détermination de l’Etat à terminer ce chantier dans un délai raisonnable et rassurer les habitants dont les biens ont été impactés par les travaux. «Nous rassurons les populations des zones d’influence du projet que les travaux vont être réalisés dans de très bonnes conditions. C’est pourquoi nous avons fait passer, la semaine dernière, un avenant en Conseil des ministres pour proroger le délai dans le but de permettre à l’entreprise de réaliser les travaux conformément au nouveau délai fixé par le gouvernement», a annoncé le chef du département. Parlant des désagréments causés, le ministre Dabo a rappelé que la décision de démolition des biens qui sont dans l’emprise a été prise par le gouvernement parce que les travaux ont été déclarés d’utilité publique. « C’est ainsi que toutes ces propriétés situées dans l’emprise des travaux ont été identifiées et vont être détruites, a-t-il insisté, précisant que leurs propriétaires seront indemnisés conformément aux textes en vigueur. En réponse aux exigences du ministre, les responsables de Cogeb international se sont engagés à accélérer la cadence des travaux. La route en chantier va du croisement avec la Route nationale (RN27), à partir de Banconi station Shell, au croisement avec la RN3 (Nossombougou). Les travaux sont exécutés par l’entreprise Cogeb international pour un délai d’exécution de 15 mois hors saison des pluies. Ils ont démarré le 20 avril 2017 pour un coût de réalisation évaluée à 27.729.986.552 de Fcfa, financé entièrement sur budget national. Cette route qui aura une emprise minimale de 30 m, sera réalisée en 2×2 voies sur 10 km dans la section urbaine de Banconi à Safo et en 1×2 voies sur 47 km de Safo à Nossombougou. L’objectif du projet est de relier la Route nationale (RN3) Bamako-Kati-Kolokani-Diéma-Nioro» à la RN27 Bamako-Koulikoro, en passant par les localités de Banconi, Dialakorodji, Safo, Dabani, Nossombougou, etc. La finalité est de faire basculer une grande partie du trafic en contournant le centre ville d’une part, et relier les routes nationales RN7 Bamako-Bougouni-Sikasso, RN6 Bamako-Fana-Ségou, RN27 Bamako-Koulikoro-Banamba et RN3 Bamako-Kati-Kolokani-Djidiéni, en passant par le 3è pont, d’autre part. Il s’agira d’éviter aux gros porteurs d’emprunter la route de Samé, de décongestionner le trafic à l’intérieur de la ville de Bamako et d’améliorer la qualité du cadre de vie des populations. BBC/MD (AMAP)
Dégradation des routes : Le ministre des Transports et des Infrastructures invite les chauffeurs de gros porteurs au civisme
Bamako, 30 Nov (AMAP) Le ministre des Transports et des Infrastructures, Makan Fily Dabo, a invité, lundi, inviter les chauffeurs de gros porteurs et autres moyens de transport à adopter un comportement citoyen pour préserver les routes. Le chef du département, qui a visité les travaux de construction et de bitumage de la route Banconi-Dialakorodji-Safo-Nossombougou très en retard, à cause de l’occupation de l’emprise du projet en zone urbaine, a, au passage sa délégation, constaté un gros porteur en panne, garé sur la chaussée. «Nous avons toujours dénoncé ces pratiques. A peine les routes sont terminées, ils commencent à les détruire. Ils font fi des milliards investis pour la réalisation d’une route», a déploré le ministre Dabo. Il a expliqué au conducteur que l’huile est l’un des pires ennemis de la route. Le chef du département en charge des Transports et des Infrastructures a saisi l’occasion pour exhorter les conducteurs de gros porteurs et autres usagers à un comportement citoyen sur la route. « Cela, pour éviter de contribuer à la destruction, prématurément, de nos routes ». Comme les eaux de ruissellement, les gros porteurs contribuent à la dégradation prématurée des voies, à cause de l’incivilité de certains conducteurs routiers. Outre la surcharge, ils stationnent leurs engins, en panne, au beau milieu de la route, versant au passage de l’huile du moteur sur le bitume. Une pratique «nuisible» et «intolérable» que le ministre des Transports et des Infrastructures a dénoncé lors de sa visite. BBC/MD (AMAP)
Artisanat : La poterie résiste bien à la crise
Par Amadou SOW Bamako, 30 Nov (AMAP) La crise sécuritaire au Mali, en 2012, a porté un coup rude à l’artisanat, s’accordent à admettre les observateurs. Les artisans, dont le savoir-faire constitue une fierté nationale, vivent des jours difficiles du fait de l’absence de touristes. Or ceux-ci représentent une proportion importante de leur clientèle. Les artisans assistent, impuissants, à une baisse de leurs revenus et prient pour la relance des activités. Le secteur a besoin de retrouver un second souffle même si la situation n’est pas aussi désespérée qu’on pourrait le croire. Parce que le sous-secteur de la poterie arrive à se tirer d’affaire. Les potières et les femmes, qui vivent du commerce des objets en terre cuite, arrivent à joindre les deux bouts, malgré le contexte économique difficile. Les potiers continuent d’être présents dans notre quotidien à travers leurs productions qui ornent nos salles de conférences, salons de thé, bureaux, voire l’intérieur de nos maisons et autres édifices publics. Nonobstant la crise sécuritaire, les lieux de vente d’objets en terre cuite pour la décoration sont légion dans les rues de Bamako, les marchés, sur les abords des grandes artères et au niveau des ronds-points de la ville. Cette activité semble survivre à la crise. Et les jeunes s’intéressent, de plus en plus, à la poterie qui devient pourvoyeuse d’emplois par ce qu’elle apporte économiquement. Daouda Keïta, archéologue et directeur du Musée national, explique que la poterie a existé au Soudan (Mali d’avant l’indépendance), depuis le néolithique. Maïni Camara, originaire de Siby, est vendeuse d’objets en terre cuite, notamment des jarres au marché de N’Tabacoro. Pour elle, la poterie est la plus noble activité qui puisse exister mais aussi l’une des plus anciennes. Dans le temps, elle était réservée, au Mali, aux seules femmes de la caste des forgerons. «C’est une pratique très ancienne qui a laissé ses marques dans toutes les familles maliennes», explique la quinquagénaire. Comme pour apporter la preuve de l’utilité de la poterie, la vendeuse indique que jusque dans un passé récent, tous les ustensiles de cuisine étaient en terre cuite ou en bois dans nos campagnes. «Je m’approvisionne, chaque semaine, auprès des potiers et j’arrive à écouler très rapidement. Mais, il y a un énorme risque lié au transport de ces objets. Lorsqu’ils se cassent, les pertes peuvent être considérables», explique Maïni Camara, avant de rappeler qu’elle évolue dans ce commerce depuis plus de 20 ans et emploie même deux personnes : un jeune garçon et sa propre fille. Elle arrive donc à joindre les deux bouts et à subvenir aux besoins de sa fille. Tout comme elle, bien d’autres femmes exercent ce commerce et s’en sortent assez bien. L’Association des femmes pour la promotion des produits artisanaux a créé en 2008 un centre de poterie à Darsalam sur financement de partenaires espagnols. La présidente de l’Association, Mme Assitan Traoré, souligne que son centre a toujours fonctionné à plein régime même pendant l’hivernage où l’approvisionnement en matière première devient un peu délicat. « Nous utilisons de l’argile qui nous provient des rives du fleuve Djoliba aux environs de Kabala. Le chargement d’une benne de 7 m 3 est cédé à 120.000 Fcfa et pendant l’hivernage, les choses se compliquent, explique la potière. Après notre installation, nous avons commencé à produire des objets avec une finition exceptionnelle parce que nous disposons d’un outillage moderne. Malgré les années de crise on a continué à produire des pots de fleurs, des canaris et autres objets de décoration », témoigne la responsable de l’association qui évoque aussi des difficultés liées au transport des objets, notamment leur acheminement sur les sites de vente. A ce niveau, explique-t-elle, on peut enregistrer des pertes importantes. La quinquagénaire, Mme Awa Keïta, indique avoir 25 ans de vécu dans la poterie. Installée la capitale à quelques encablures du rond-point de Daoudabougou, elle explique vivre de son commerce d’objets en terre cuite. «Nos objets proviennent majoritairement de Kalabougou, dans la Région de Ségou, précisément d’un centre de conception et de fabrication des produits argileux. «Nous faisons l’expression des besoins et la commande est livrée dans les meilleurs délais. Je travaille avec ma progéniture (deux garçons). Ce que nous gagnons leur permet de vivre décemment», dit Awa. Nos compatriotes apprécient les objets décoratifs en argile. De plus en plus, ces objets sont faits avec des designs attractifs. La délicatesse du transport de ces objets en terre cuite influe sur les prix parfois fixés en fonction des pertes enregistrées pour compenser. Ce qui explique que certains objets sont hors de portée de la bourse du Malien moyen. La décoratrice Oumou Diallo relève qu’avant, les objets fabriqués en terre cuite étaient généralement utilisés dans les villages et dans certaines familles conservatrices. Mais avec les améliorations apportées dans la conception et la réalisation, il y a eu un regain d’intérêt pour ces œuvres d’art en terre cuite. La production locale n’a rien à envier à celle d’autres pays. Quant à Mariama Sanogo, secrétaire dans une banque de la place, elle explique être venue acheter un pot pour décorer la salle de réunion de son lieu de travail. Pour elle, il est difficile de vivre aujourd’hui sans ces objets qui font partie de nos us et coutumes. Les gens se servent des encensoirs (Woussoulan daga) pour bien parfumer leur maison. Ces dernières décennies, la poterie a connu une ère nouvelle avec une touche de modernisation. Les œuvres en terre cuite sont plus stylées et diversifiées. Nos potiers n’entendent pas rater le train du progrès. Ils ont modernisé leurs productions (jarres, écumoires, vases d’ornement et encensoirs). Ces objets sont pratiquement devenus indispensables pour la femme malienne. Il est aussi fréquent dans notre société de mettre ces objets dans le trousseau de mariage. AS (AMAP)
Discours d’ouverture du Premier Ministre à la réunion inaugurale du groupe de suivi et de soutien a la transition au Mali, (Bamako, le 30 novembre 2020)
Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement de la République du Mali ; Monsieur le Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union africaine ; Madame la présidente du Conseil des Ministres de la CEDEAO ; Monsieur le Président de la Commission de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ; Monsieur le Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies ; Mesdames et Messieurs les Ministres et Chefs de délégation des pays participants ; Excellences, Mesdames et Messieurs les Chefs des Missions diplomatiques et Représentants des Organisations internationales au Mali ; Mesdames et Messieurs les Représentants des Institutions régionales et internationales ; Distingués Invités, tout protocole respecté ; Mesdames et Messieurs, Je voudrais, d’emblée, souhaiter la chaleureuse bienvenue au Mali à l’ensemble des participants à cette réunion inaugurale du Comité de Suivi et de Soutien à la Transition. Ledit Comité est perçu par le Gouvernement comme l’expression de la solidarité continue et du soutien constant des pays du voisinage, de la communauté africaine et internationale envers le Mali Je saisis cette occasion pour adresser mes sincères remerciements aux Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine, à travers le Conseil de Paix et de Sécurité, et au Président de la Commission de l’Union africaine, notre frère Moussa Faki MAHAMAT, pour la décision de mettre en place le Groupe de suivi et de soutien à la Transition au Mali. Je voudrais associer à ces remerciements l’ensemble des Etats et Organisations partenaires qui ont accepté de se joindre à cette bien heureuse initiative. Le peuple et le Gouvernement du Mali apprécient hautement la présence à leurs côtés, de frères, voisins, amis et partenaires, disposés à nous apporter leur expertise et leur assistance, en vue de réussir la Transition en cours, expression de la volonté de notre peuple d’écrire une nouvelle page de l’histoire de notre pays, en posant les fondations devant lui permettre de mettre fin durablement à l’occurrence des crises. Mesdames et Messieurs, La crise multidimensionnelle que traverse le Mali depuis 2012 a été aggravée par une nouvelle crise politique née des élections présidentielles de 2018, puis des élections législatives de mars et avril 2020. Aux défis politiques et sécuritaires qui l’affectent est venu s’ajouter une crise sanitaire d’une ampleur inégalée depuis bientôt un siècle, avec l’apparition de la pandémie de la COVID-19. Cette situation a eu des répercussions sur tous les segments de la vie de notre nation. Elle a impacté et continue d’impacter sévèrement l’économie, le tissu social, la résilience générale de nos braves populations, ainsi que le rythme de mise en œuvre des politiques de développement, y compris la quête de paix et de stabilité à travers la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, qui s’en est trouvée fortement contrariée. C’est pourquoi, nous accueillons favorablement l’offre de soutien et l’accompagnement de l’Union africaine dans cette phase de refondation pour l’avènement du Mali Koura, c’est-à-dire du Mali Nouveau. Dans cette perspective, la tenue de la présente réunion revêt une importance capitale en ce qu’elle est destinée à mobiliser les partenaires bilatéraux et multilatéraux au plan africain et mondial afin d’aider le Mali dans un régional et international particulièrement difficile. Cette rencontre vise également à coordonner et harmoniser, conformément au mandat du Comité, les efforts des partenaires pour soutenir le Gouvernement de Transition et le Peuple maliens dans le cadre des priorités et des réformes contenues dans la Charte de la Transition. Mesdames et Messieurs, La Transition que nous avons l’honneur de conduire s’attèle déjà à traduire en résultats concrets, les missions essentielles définies dans la Charte et dans la feuille de route de la Transition. Celle-ci, viennent d’être déclinées en programme d’action, assorti d’un chronogramme d’exécution qui sera la boussole de mon Gouvernement. Le Programme d’action détaille dans le temps et dans l’espace les axes prioritaires de la mission assignée au Gouvernement que sont : Le rétablissement et le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national ; Le redressement de l’État et la création des conditions de base pour sa refondation ; La promotion de la bonne gouvernance ; La refonte du système éducatif ; L’adoption d’un pacte de stabilité sociale ; Le lancement du chantier des réformes politiques, institutionnelles, électorales et administratives ; L’organisation des élections générales ; La mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du Processus d’Alger. Mesdames et Messieurs, Pour terminer, il me plait de me faire l’écho, ici et maintenant, du Président de la Transition, Chef de l’Etat, SEM Bah N’DAW, qui dans son discours d’investiture a rappelé sa profonde dédicace et celle de l’Exécutif de la Transition à rester fidèle aux attentes du peuple malien pour le redressement de notre pays, à respecter les engagements internationaux de l’Etat, le tout dans les délais convenus. Ce faisant, nous prenons la pleine mesure de la confiance de nos partenaires et de leur soutien, et nous nous engageons à mériter cette confiance et à être à hauteur d’attente et de mission. Pour ma part, je puis vous donner l’assurance, chers partenaires du Mali, que les conclusions et recommandations qui sortiront de ces assises, et qui sans doute, s’inscriront en droite ligne de la Charte et de la feuille de route, seront prises en compte pour consolider les actions à mener et pour parvenir à l’atteinte des objectifs de la Transition. Tout en souhaitant plein succès à vos travaux, je déclare ouverte la réunion inaugurale du Groupe de suivi et de soutien à la Transition au Mali. Je vous remercie de votre aimable attention

