Kangaba : formation des représentants de l’Etat et Élus locaux sur la participation et le concours des citoyens en cas de calamités

Kangaba, 7 août (AMAP) Le préfet du cercle, Abou Dao a présidé le jeudi 06 août 2026, dans la salle de conférence du cercle, les travaux de l’atelier de renforcement des capacités des représentants de l’Etat et élus locaux sur la participation et le concours des citoyens en cas de calamités (inondations, incendies), a constaté l’AMAP. A la cérémonie d’ouverture, après le discours de bienvenue du maire de la commune rurale de Minidian, Mamby Keïta, le représentant du Directeur Général de l’Administration du Territoire, Moussa Dembélé a placé l’atelier dans son contexte. En effet, le Mali, à l’instar d’autres pays de la sous-région, est fréquemment confronté à des situations de catastrophes naturelles et de calamités diverses, notamment les inondations, les incendies et autres sinistres ayant des impacts significatifs sur les populations, les infrastructures et les moyens de subsistance. Dans ce contexte, la gestion efficace des risques et des catastrophes nécessite une coordination renforcée entre les services de l’Etat, les collectivités territoriales et les populations. Elle implique également une participation active et structurée des citoyens dans le mécanisme de prévention, d’alerte, de réponse et de résilience communautaire. Ainsi, le MATD, à travers la DGAT, conformément à ses attributions en matière de participation à la prévention, à la gestion des crises et des catastrophes, et avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), a organisé cet atelier. Pour le préfet, cette initiative s’inscrit également dans une dynamique de promotion de la Gouvernance participative, de renforcement de la résilience communautaire et d’amélioration de la réponse locale face aux catastrophes. Il a rappelé les objectifs de l’atelier qui vise de façon générale à renforcer les capacités de 70 représentants de l’Etat et élus sur la participation et le concours des citoyens dans la prévention et la gestion des calamités au Mali. Il s’agissait de manière spécifique, de renforcer la compréhension des mécanismes de gestion des catastrophes au niveau national et local, d’expliquer les rôles et responsabilités des représentants de l’Etat et des collectivités territoriales en situation de calamité, d’améliorer la coordination entre les représentants de l’Etat, élus locaux et populations et de renforcer les capacités de mobilisation rapide des citoyens en cas de sinistre. Au cours de la session, le sous-préfet central de Kangaba, Lancina Diarra a fait une présentation sur trois modules à savoir la constitution du 22 juillet 2023 (article 26), la loi No2024-032 du 24 décembre 2024 relative au concours des citoyens en cas de calamité et sur le Décret No2015-0889/P-RM du 31 décembre 2015 portant Plan ORSEC (organisation des secours). Le sous-préfet s’est particulièrement appesanti sur la cadre juridique régissant le concours des citoyens en cas de calamités, sur l’organisation du concours en cas de calamités, sur la constatation de la calamité et sur les formes et les modalités du concours des citoyens en cas de calamités. A l’issue des travaux , le représentant du MATD n’a pas caché sa satisfaction à cause de la forte mobilisation pour cet atelier. SD/KM (AMAP)
Macina : Organisation de la journée panafricaine des femmes, couplée au bilan semestriel de la CAFO locale

Macina, 7 août (AMAP) La Coordination des associations et ONG féminines (CAFO)de Macina en partenariat avec le service local de promotion de la femme de l’enfant et de la famille (SLPFEF) a organisé une conférence ce jeudi, dans la salle de conférence de l’ex conseil de cercle, a constaté l’AMAP. Les échanges ont porté sur la journée panafricaine des femmes à Macina et le bilan à mi-parcours des activités de la CAFO 2026. Le thème retenu cette année est « l’accès universel à l’eau l’assainissement pour chaque femme une priorité pour la vision 2063 au Mali » Sur le 1er point, les chefs des services techniques concernés ont donné des détails sur l’aspect assainissement des points d’eau, la gestion des déchets liquides et solides. Pour sa part, le chef service technique de l’hydraulique a évoqué les aspects liés à l’accès à l’eau potable (eaux de surface eaux souterraines), au respect des normes techniques pour l’implantation des points d’eau. Enfin M Mamadou Dembelé, chef service local de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille est revenu sur la genèse de la journée panafricaine des femmes de l’indépendance à nos jours en passant par Daressalam (Tanzanie) en 1962 , Dakar (Sénégal) en 1974. Cette journée a été désormais institutionnalisée par l’ONU chaque 31 juillet de l’année. Mme Oumou Ballo maire adjointe a, en son nom et à celui du maire, Mourzouk Yattara, du préfet Albaraka Ag Amarizag, s’est réjouie de la mobilisation, toute chose qui montre leur intérêt pour la journée. Pour sa part, Mme Oumou Guindo, secrétaire administrative parlant au nom de Haoua Malan Sidibé et à son nom a magnifié la mobilisation de tous pour célébrer cette journée et a profité de l’occasion pour enchaîner le 2iem point à savoir le bilan des activités CAFO 1ier semestre 2026. Ce bilan qui clarifie les activités programmées, celles réalisées, celles en cours de réalisation, et les difficultés persistantes. Pour des raisons de sécurité, seules 3 communes ont répondu à l’invitation (Macina, Kokry et Kolongotomo). Elle a remercié les services techniques et les partenaires (OX.fam centre Carter plan international…) Enfin le bilan financier sans détails comprend le report de l’exercice 2025 (114 000FCFA), les recettes (829000FCFA), les dépenses (738300FCFA), le solde net au 31 juin2026 (91000FCFA) et les crédits impayés s’élevant à 944000FCFA. DG/KM (AMAP)
Hydrocarbures : Le point de l’approvisionnement global du pays fait par le Gouvernement

Bamako, 06 août (AMAP) Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a présidé hier jeudi, à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), la 30è réunion de concertation sur les hydrocarbures, a constaté l’AMAP. Cette rencontre entre les professionnels du pétrole et les autres acteurs concernés a permis d’examiner l’approvisionnement global du pays, les perspectives pour les prochains mois, la situation des citernes dans les corridors et la sécurisation des axes. Selon le ministre en charge de l’Industrie et du Commerce, ce cadre de concertation entre le gouvernement et les acteurs du secteur pétrolier s’est réuni pour sa 30è session. « Elle a permis d’examiner l’approvisionnement global de notre pays en hydrocarbures au cours des derniers mois, ainsi que les perspectives pour les jours et les mois à venir», a-t-il déclaré. Un approvisionnement jugé satisfaisant. Le ministre a indiqué qu’un « approvisionnement satisfaisant de l’ensemble des régions a été constaté, notamment avec l’arrivée de 698 citernes représentant 32 millions de litres. Toute chose qui a permis d’assurer un approvisionnement régulier et correct sur l’ensemble du territoire». Il a toutefois souligné que deux régions demeurent critiques : Nara et Bandiagara. « À ce titre, des propositions rigoureuses et concrètes ont été prises pour approvisionner ces localités », a-t-il précisé. « En application des instructions du chef de l’État, il y a une amélioration aujourd’hui dans l’approvisionnement. Mais les autorités nous demandent de rester vigilants par rapport à cette situation parce que nous sommes encore en situation de crise. Nous devons maintenir le cap pour assurer la pérennité de l’ensemble des dispositifs que nous avons mis en place pour le retour définitif à la normale», a ajouté Moussa Alassane Diallo. Le ministre s’est également réjoui de la baisse de la fraude. « Nous avons été heureux de constater que les mesures prises au niveau du secteur pétrolier et par les pouvoirs publics ont permis de réduire la lutte contre la fraude. Ce qui contribue également à sécuriser l’approvisionnement du pays», a-t-il expliqué. Evoquant les perspectives, le ministre a indiqué qu’elles sont assez bonnes. « Nous allons renforcer les relations de collaboration avec nos partenaires. La diversification des corridors reste également d’actualité. Les pétroliers sont à pied d’œuvre pour renforcer davantage notre capacité d’approvisionnement», a-t-il affirmé. Moussa Alassane Diallo a enfin félicité les Forces Armées Maliennes pour la sécurisation des camions citernes sur les différents axes. Le secteur privé appelle à la vigilance. De son côté, le secrétaire permanent du Groupement des Professionnels Maliens du Pétrole, Ibrahim Touré, a estimé que «la situation est maîtrisée, mais cela ne nous donne pas le droit de croiser les bras. Une crise ne prend pas fin d’un coup, mais il y a une évolution». « Au niveau de Bamako, il n’y a plus de rangs. Mais des besoins sont constatés dans certaines régions. Nous sommes en train de nous projeter pour ces localités en difficulté d’approvisionnement», a-t-il fait savoir. Il a conclu « notre rôle, c’est d’assurer l’approvisionnement global, et nous sommes appuyés par nos forces de sécurité. Aujourd’hui, nous voulons aussi que l’axe Dakar soit exploité, parce que tous nos produits proviennent d’Abidjan. Il faut diversifier les corridors pour un bon approvisionnement». MMD/KM/AMAP
Tombouctou : Hausse du prix de la miche de pain

Tombouctou, 6 août (AMAP) Depuis un certain temps, les consommateurs du pain dit moderne (bourou) se plaignent de la hausse du prix de la miche de 125 grammes qui est passée de 100 francs à 150 francs (même taille, même poids), a constaté l’AMAP. Malgré les multiples plaintes des consommateurs, les boulangers modernes restent inflexibles. Suite à ces nombreuses plaintes, les services compétents essayent de calmer la crise. Ils ont organisé plus de huit (8) rencontres avec les acteurs œuvrant dans le domaine, qui sont restées toutes vaines. Certains continuaient à céder le pain à 150 francs. Suite à leur entêtement, les services techniques en charge du contrôle des prix ont mis le cadenas sur toutes les boulangeries de la ville pour cause de non-respect du prix de la miche de pain. A la date d’aujourd’hui, un mois s’est écoulé toujours pas de pain. Toutes les sept (7) boulangeries sont à l’arrêt. Cette situation de crise à valoriser le métier de la boulangère traditionnelle comme elles aiment à le dire dans la publicité en langue locale « kara berber (jaune et gros), kara conno (gros et chaud) » Compte tenu de la persistance du problème, le gouverneur de région, le contrôleur principal de police Bakoun Kanté aussitôt rentré de mission a rencontré tous les acteurs et services techniques, certains leaders et notables pour juguler cette crise qui n’ a que trop duré. C’est ainsi que le chef de l’exécutif régional a obtenu le consensus qui consiste à céder désormais la baguette de 125gramms à 125 francs CFA. Cette nouvelle a été à la satisfaction de toutes les parties consommateurs, boulangers et services techniques. MS/KM (AMAP)
Actualité : La Grèce place Athènes et deux régions en alerte rouge en raison du risque d’incendies

Bamako, 6 août (AMAP) Les autorités grecques ont placé jeudi les régions de l’Attique, de la Viotie et d’Eubée, dont Athènes, en alerte rouge en raison d’un risque « très élevé » d’incendies de forêt, ont annoncé mercredi les services de la protection civile. Le Secrétariat général à la protection civile a porté le niveau d’alerte au risque d’incendie à la catégorie 4 pour le 6 août. « Le mécanisme national de protection civile fonctionnera à pleine capacité », ont indiqué les autorités, qui ont également appelé les habitants à éviter toute activité susceptible de provoquer un départ de feu. Des patrouilles terrestres et aériennes seront déployées par les pompiers, la police et les forces armées. Des restrictions préventives d’accès aux forêts et de circulation des véhicules dans les zones vulnérables seront également appliquées. Cette décision intervient alors que les pompiers ont maîtrisé mercredi un incendie près de Koropi, au sud-est d’Athènes. Plus de 50 pompiers, appuyés par des hélicoptères et des avions bombardiers d’eau, ont été mobilisés. Une enquête a été ouverte pour déterminer l’origine du sinistre. OS/KM(AMAP)
Actualité : Patrice Talon élu premier président du Sénat Béninois

Bamako, 6 août (AMAP) Les sénateurs béninois ont élu jeudi à Porto-Novo le premier Bureau de la chambre haute du Parlement, portant Patrice Talon à la présidence du Sénat, selon des informations rapportées par la chaîne nationale du Benin SRTB. Aux côtés du président du Sénat, Louis Vlavonou a été élu vice-président, tandis qu’Alassane Séidou occupera le poste de rapporteur et Adidjatou Mathys celui de rapporteur suppléant. Cette élection permet au Sénat béninois de disposer de son premier organe dirigeant et d’entamer pleinement ses activités. « L’installation de ce premier Bureau constitue une étape clé dans l’opérationnalisation du Sénat », indique le compte rendu de cette mise en place. Cette instance aura notamment pour mission de coordonner les activités administratives et parlementaires de la chambre, de préparer ses travaux et de veiller au respect de son règlement intérieur. Élu président du Sénat, Patrice Talon sera chargé de conduire les travaux de la chambre haute, d’assurer sa représentation et de veiller à son bon fonctionnement. Le vice-président Louis Vlavonou assistera le président dans l’exercice de ses fonctions et pourra le remplacer en cas d’absence ou d’empêchement. La mise en place du premier Bureau du Sénat marque une étape dans l’installation de la chambre haute prévue par la Constitution béninoise. Avec la désignation de ses responsables, le Sénat dispose désormais de ses principaux organes de gouvernance pour exercer ses missions dans le cadre de l’organisation parlementaire du pays. Composition du premier Bureau du Sénat : Président : Patrice Talon Vice-président : Louis Vlavonou Rapporteur : Alassane Séidou Rapporteur suppléant : Adidjatou Mathys OS/KM(AMAP)
Transition : le PM annonce une nouvelle phase axée sur le développement

Bamako, 6 août (AMAP) Le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, a annoncé jeudi que la Transition entre désormais dans une phase d’accélération du développement économique et social, à l’issue des rencontres d’échanges entre les membres du gouvernement et les populations consacrées au bilan des cinq dernières années. Lors de la cérémonie de clôture à Bamako, le chef du gouvernement a indiqué que ces consultations avaient permis de présenter les réalisations de la Transition, de recueillir les préoccupations des citoyens et de définir les priorités de l’action gouvernementale, dans le cadre de la refondation du « Mali Kura ». Il a cité parmi les principales réalisations le renforcement des institutions, la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa), la Constitution de juillet 2023 ainsi que les réformes institutionnelles et économiques. Sur le plan économique, Abdoulaye Maïga a mis en avant la réforme du secteur minier, affirmant que les nouvelles mesures ont permis de recouvrer « plus de 760 milliards de FCFA » auprès des sociétés minières et de redistribuer 18,4 milliards de FCFA aux collectivités à travers le Fonds minier de développement local pour financer des projets de proximité. Le Premier ministre a également évoqué les investissements dans les infrastructures routières, énergétiques et numériques, la digitalisation des services publics ainsi que les actions en faveur de l’emploi des jeunes, de l’entrepreneuriat et de l’autonomisation des femmes. Reconnaissant les attentes des populations en matière de sécurité, de pouvoir d’achat, d’accès à l’électricité, à l’eau et aux services sociaux, il a déclaré : « Nous ne cherchons ni à embellir la réalité ni à minimiser les difficultés que vivent encore de nombreux compatriotes », avant d’ajouter que « le temps de la restauration de l’État se poursuit. Le temps de l’accélération du développement commence ». Il a assuré que le gouvernement poursuivra les investissements dans le secteur énergétique afin de renforcer progressivement la souveraineté énergétique du pays et a réaffirmé l’engagement du Mali à maintenir une coopération internationale fondée sur le respect de sa souveraineté. OS/KM(AMAP)
Transition : le Chef du gouvernement dresse le bilan des cinq ans et fixe les priorités de la prochaine phase

Bamako, 6 août 2026 (AMAP)- Le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, a présidé, jeudi 6 août à la Primature, la cérémonie de clôture des rencontres d’échanges consacrées au bilan des cinq années de la Transition. La rencontre a réuni les membres du gouvernement, les représentants du Conseil national de la Transition (CNT), des leaders religieux et des organisations de la société civile. Organisées durant plusieurs semaines à travers le pays, ces rencontres ont permis aux membres du gouvernement de présenter les actions menées, de recueillir les préoccupations des populations et d’identifier les priorités pour la poursuite de la Transition. Le Chef du gouvernement a rappelé qu’au moment de l’investiture du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, en juin 2021, le Mali faisait face à une crise multidimensionnelle marquée notamment par une forte dégradation de la situation sécuritaire. Il a indiqué que les autorités avaient alors fait le choix de la souveraineté nationale, mise en œuvre à travers les différents Plans d’actions du gouvernement. Au titre des réformes institutionnelles, Abdoulaye Maïga a cité la promulgation de la Constitution de juillet 2023 instituant la IVe République, la mise en œuvre progressive des recommandations des Assises nationales de la Refondation (ANR) ainsi que le renforcement de la lutte contre la corruption. Sur le plan sécuritaire, il a évoqué le renforcement des capacités opérationnelles des Forces armées maliennes (FAMa), grâce à l’acquisition de nouveaux équipements et au développement de la formation des personnels. Il a également souligné l’orientation de la diplomatie malienne vers des partenariats fondés sur l’égalité et le respect mutuel. Abordant les questions économiques, le Premier ministre a indiqué que la révision du Code minier et la renégociation de plusieurs conventions minières ont permis de mobiliser plus de 760 milliards de FCFA auprès des sociétés minières. Selon lui, 18,4 milliards de FCFA ont été reversés aux collectivités territoriales pour financer des infrastructures et des projets de développement local. Il a également fait état d’avancées dans les domaines de la sécurité alimentaire, de la santé, de l’éducation, de la digitalisation des services publics et de l’emploi des jeunes. Le Chef du gouvernement a toutefois reconnu la persistance de plusieurs défis, notamment la cherté de la vie ainsi que les difficultés d’approvisionnement en carburant et en électricité. Il a précisé que des mesures d’urgence sont en cours pour sécuriser l’approvisionnement énergétique, parallèlement à des investissements dans les centrales solaires afin de renforcer la souveraineté énergétique du pays. En conclusion, Abdoulaye Maïga a annoncé que la prochaine phase de la Transition sera axée sur la transformation structurelle de l’économie, l’industrialisation et le développement des infrastructures, conformément à la Vision Mali Kura 2063 et à la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable. SS/CMT (AMAP)
Transport/Mali : le Conseil malien des Chargeurs somme les détenteurs de conteneurs vides de les retourner avant le 31 août

Bamako, 5 août (AMAP)– Le Conseil malien des Chargeurs (CMC) a lancé mercredi un appel urgent à toutes les personnes physiques ou morales détenant des conteneurs vides à procéder sans délai à leur retour dans les ports de transit, sous peine de sanctions, a appris l’AMAP à travers un communiqué. Dans son communiqué N°02-2026 signé du Président Kissima dit Bakissima Sy, le CMC constate que le non-retour des conteneurs vides dans les délais impartis a entraîné une raréfaction critique de ces équipements au niveau des ports de transit et d’embarquement, des perturbations dans l’approvisionnement du Mali et un risque de durcissement des conditions d’exploitation des opérateurs économiques maliens, notamment à travers la hausse des cautions de garantie exigées par les armateurs. Afin d’accompagner cette opération de régularisation, certaines compagnies maritimes sont disposées à accorder des faveurs de commun accord jusqu’au 31 août 2026. Passé ce délai, aucune dérogation ne sera accordée et les contrevenants s’exposeront aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur. KD/CMT (AMAP)
Mopti : Avant- première du film documentaire « Le Mali , un passé glorieux, un futur d’espérance»

Mopti, 6 août (AMAP) A Mopti les populations ont eu droit à une avant-première projection du film documentaire intitulé « Le Mali, un passé glorieux, un futur d’espérance » réalisé par notre compatriote Ngolo Diarra, a constaté l’AMAP. L’événement qui a eu pour cadre la salle de conférence du gouvernorat, le mardi 4 août, était présidée par le directeur de cabinet du gouverneur, Mamadou Seydou Diarra. C’était en présence des forces vives de la Venise malienne (autorités administratives et politiques, les FAMa, les partenaires humanitaires, les légitimités traditionnelles, les organisations de la société civile dont les femmes et les jeunes, les personnes déplacées internes). Le documentaire « Le Mali, un passé glorieux, un futur d’espérance » a été réalisé en partenariat avec les ministères de l’artisanat, de la culture, du tourisme et de l’industrie hôtelière, de l’administration territoriale, de la santé et du développement social et celui de la coopération internationale avec le soutien financier du Royaume de Danemark à travers le Fonds d’Appui aux Moteurs du Changement (FAMOC). D’une durée de 72 minutes, le dynamique et vivant film réalisé dans les régions de Ségou, de Mopti et le District de Bamako plonge le spectateur dans les réalités brutales d’un pays en guerre avec son corollaire de destruction des équipements productifs, des services sociaux de base, le déplacement massif de populations etc… A travers les images de villages calcinés, les récits et témoignages des chefs de famille, des mères dont la vie a brutalement basculé fait froid au dos. Au-delà de ces réalités choquantes ayant mis à rude épreuve le vivre ensemble, brisées les liens d’union séculaire des communautés, le film retrace à travers des scènes de solidarité les activités des pouvoirs publics, les partenaires humanitaires et les familles d’accueil pour soulager les souffrances des victimes. Il met aussi en exergue les prouesses des leaders communautaires et des agents qui travaillent pour renforcer la résilience des communautés et maintenir le dialogue entre les groupes. Malgré l’ampleur des drames et la présence des stigmates de la barbarie, les populations déplacées intervenant dans le documentaire, expriment leur rêve et la volonté de retourner sur leur site et prône la réconciliation pour un Mali pacifié. Le film intègre les analyses et propositions solutions, des experts, des élus et des personnes ressources et sur les causes profondes de la crise. Pour le réalisateur, N’Golo Diarra, il s’agit à travers cette œuvre artistique de donner la parole aux victimes qui n’ont pas accès à la parole ou aux médias pour s’exprimer sur leurs vécus et les solutions efficientes. Il est aussi, selon lui, une manière de susciter la réflexion et une prise de conscience collective pour la recherche de la paix durable. Véritable outil de dialogue, ce film est une invite à l’action collective, M. Diarra ouvre des pistes de réflexion pour la réconciliation. « A juste titre nous encourageons le réalisateur pour cette œuvre. Cela est d’autant plus important que notre pays traverse aujourd’hui une crise sans précédent qui requiert la contribution de chaque malienne et de chaque malien pour sa stabilisation. La réalisation de ce film, plein d’enseignement qui cadre avec la vision des plus hautes autorités au sens qu’il prône la paix, la réconciliation et le vivre ensemble »a expliqué le représentant du gouverneur, Mamadou Seydou Diarra. Il a remercié et encourager le réalisateur à poursuivre et demander aux autres concitoyens à œuvrer dans le même sens pour la sauvegarde de notre héritage commun le Mali. Pour le directeur régional du développement social et de l’économie solidaire de Mopti, Moussa Alassane Samaké, le documentaire « Le Mali , un passé glorieux, un futur d’espérance» a démontré la réalité de notre crise à travers le vécu et la vie des PDI, notamment l’accès à l’eau, l’habitat, l’emploi et aux besoins de survie qui est une des facettes édifiante des conséquences de la crise. Véritable outil de plaidoyer auprès des partenaires et des bonnes volontés, l’enseignement fondamental de ce film et qui interpelle tous est que, dans quel mesure les faits reflétés peuvent nous permettre de chercher des solutions. A mon humble avis, les personnages intervenants ont tous proposé le dialogue comme chemin à emprunter pour arriver à la solution qui est une réalité incontournable a indiqué M. Samaké. A l’issue de la projection, les participants se reconnaissants pleinement dans l’œuvre d’une qualité exemplaire ont posé des questions pour approfondir leur compréhension, souhaité que le film soit traduit dans les langues nationales et la réalisation d’un autre épisode prenant en compte le retour des personnes déplacées. DC/KM (AMAP)

