Mali : le Haut conseil islamique du Mali condamne les violences terroristes contre notre pays

Bamako, 27 mai (AMAP) Le secrétaire aux Affaires religieuses du Haut conseil islamique du Mali, l’imam Ousmane Salih Traoré, a condamné les actes terroristes commis au Mali, dans un sermon rendu public mardi tenu à Arafat en marge du pèlerinage à la Mecque, a appris l’AMAP de sources proches de l’institution religieuse. S’exprimant en référence à un sermon du prophète Mohamed (PSL) sur le mont Arafat, l’imam a rappelé le caractère sacré de la vie humaine, des biens et de l’honneur des personnes. «Certes, vos sangs, vos biens et votre honneur sont sacrés comme est sacré ce jour-ci dans cette terre sacrée en ce moment sacré», a-t-il déclaré en citant un hadith rapporté par Boukhari. Le responsable religieux a dénoncé «avec la plus grande fermeté les actes terroristes dont souffre notre chère patrie, le Mali». Il a également condamné «le meurtre d’âmes innocentes, croyantes, l’incendie des biens et des récoltes, les déplacements forcés et les préjudices causés à un peuple dont les 95% sont musulmans». «Le terrorisme n’a rien à voir avec l’islam», a insisté l’imam Ousmane Salih Traoré, s’interrogeant : «Quelle religion peut justifier de tels actes ?». KD/CMT (AMAP)
Mali : l’armée frappe deux bastions terroristes dans les régions de Koulikoro et de Ségou

Bamako, 26 mai 2026 (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont annoncé avoir mené, lundi, plusieurs frappes aériennes contre des groupes armés terroristes dans les régions de Koulikoro et de Ségou, détruisant deux refuges et neutralisant plusieurs combattants. Selon un communiqué de l’État-Major général des Armées, une première opération a ciblé un refuge situé au sud-est de la localité de Kwala, dans la Région de Koulikoro. Les services militaires indiquent que d’importants moyens logistiques ainsi que du matériel de campement y avaient été identifiés avant l’intervention. Une seconde série de frappes a été conduite au nord-ouest de Macina, dans la Région de Ségou, contre un autre refuge présenté comme une base de repli de groupes armés terroristes accusés d’exactions contre des populations civiles. L’armée malienne affirme que les deux sites ont été «totalement détruits» et que plusieurs terroristes ont été neutralisés lors de ces opérations de surveillance du territoire. Le Chef d’État-Major général des Armées a salué «la promptitude et l’engagement» des FAMa dans la lutte contre les groupes armés terroristes sur l’ensemble du territoire national. CMT (AMAP)
Diplomatie scientifique : Le Chef de l’Etat reçoit le Professeur Abdoulaye Djimdé, doublement distingué à l’international

Bamako, 26 mai 2026 (AMAP) Le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a accordé une audience, ce mardi, à Koulouba, au Professeur Abdoulaye Djimdé, chercheur malien de renommée internationale et directeur du Centre de recherche et de formation sur les parasites et les microbes (PMR TC) de l’Université des sciences, des techniques et des technologies de Bamako (USTTB). Cette rencontre s’est déroulée en présence du ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Bouréma Kansaye, a constaté l’AMAP. L’objet de cette visite était de présenter au Chef de l’État deux distinctions majeures : le Prix Noguchi pour la recherche médicale en Afrique, décerné par le gouvernement du Japon, et sa nomination au Conseil scientifique consultatif du Secrétaire général des Nations Unies. Cette instance onusienne de haut niveau est chargée d’orienter l’ONU sur les innovations technologiques et climatiques majeures. Ces succès consacrent l’excellence de la recherche malienne et renforcent le positionnement stratégique du Mali dans la «diplomatie scientifique» mondiale. Avant de participer aux réunions de l’ONU, le Professeur Djimdé a tenu à recueillir les orientations du Président de la Transition. « Nous avons constaté qu’il a une excellente lecture des enjeux actuels et une vision claire de la science au Mali, dans l’Alliance des États du Sahel (AES) et en Afrique. Cela nous permettra d’être mieux armés pour porter notre voix », a confié l’enseignant-chercheur à sa sortie d’audience. Animé d’un sentiment de fierté et de gratitude, le Professeur Abdoulaye Djimdé a lancé un message inspirant à la jeunesse : «La recherche scientifique n’est pas impossible. Il faut travailler chez soi, dans son pays et au service de sa nation. Malgré les obstacles, nous encourageons les plus jeunes à se former pour relever les défis de notre société». SS/CMT (AMAP)
Actualité : Le Nigeria libère 92 otages détenus par Boko Haram et l’ISWAP

Bamako, 26 mai (AMAP) Les autorités nigérianes ont annoncé dimanche que 92 civils retenus en otage par les groupes terroristes Boko Haram et la Province de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) ont été libérés lors d’opérations militaires menées dans l’État de Borno, dans le nord-est du pays. Le lieutenant-colonel Sani Uba, chargé de l’information au sein de l’opération Hadin Kai, a indiqué dans un communiqué que l’armée nigériane avait mené des opérations contre des positions de Boko Haram et de l’ISWAP dans l’État de Borno. Selon lui, les forces armées ont secouru 92 personnes détenues par les groupes armés au cours de ces opérations, réalisées avec l’appui de systèmes de surveillance. « Les personnes secourues se composent de 52 hommes, 33 femmes et sept enfants », a déclaré Sani Uba. Le communiqué ne fournit pas davantage de précisions sur les circonstances de la libération ni sur l’identité des personnes secourues. L’État de Borno, considéré comme l’épicentre de l’insurrection, fait régulièrement l’objet d’opérations militaires destinées à affaiblir ces groupes et à sécuriser les populations affectées par les violences et les enlèvements. OS/KM (AMAP)
Bourem : intronisation du chef de village de Maza

Bourem, 26 mai (AMAP) Le Chef de village de Maza, localité située dans le Cercle de Bourem a été intronisé vendredi en présence de plusieurs personnalités parmi lesquelles le 1er adjoint du maire de Bourem, Abdoul Wahib Youssouf Maïga, a constaté l’AMAP. La cérémonie a débuté par la lecture de quelques versets coraniques pour bénir la journée. Ensuite s’en est suivie l’ intervention du 1er Adjoint au Maire de Bourem, Abdoul Wahid Youssouf Maiga, qui a remercié les hommes, les femmes et les jeunes d’avoir honoré leur présence à cette grande cérémonie en les exhortant également à la consolidation de la cohésion sociale, le vivre ensemble afin de mieux développer leur village. La prise de parole qui a suivi était celle du Dr Chéhy Haidara pour situer l’événement dans son contexte en racontant avec aisance l’histoire du village de Maza. Plusieurs autres intervenants se sont succédés dont Alhabibou Saya conseiller de village, Tahiya Ibounachar au nom des femmes et un jeune leader, tous ont salué l’initiative de la rencontre et ont émis des souhaits très forts au nouveau chef de village. À la lumière du moment attendu, l’instant solennel, celui de l’intronisation du nouveau chef de village, installé au milieu de la foule et où le représentant du Recotrade, M. Ibrahim Boncana Samaké dans son rôle de lui porter le turban noir et blanc comme le veut la tradition. Un moment pathétique où se mêlent cris de joie et battements de mains. Après cet exercice symbolique, le chef de village a reçu des mains du coordinateur local des légitimités traditionnelles M. Asseydou Yehiya Haidara, son insigne et son attestation de légitimité traditionnelle, M. Haidara a aussi prodigué des conseils précieux à l’intronisé. Quant au tout nouveau chef de village de Maza, M. Hamma Ibrahim en prenant la parole, il a remercié, les autorités Administratives, politiques, légitimités traditionnelles, les Ressortissants, Diaspora, tous ceux qui n’ ont ménagé aucun effort pour qu’aujourd’hui soit tout en sollicitant à tous et à chacun leurs bénédictions et accompagnement. Et pour clôturer l’événement, le Cheikh Abou Ahmed Haidara a imploré, Allah l’omniscient a ramené la paix définitive dans notre pays , le Mali et à nous gratifier d’ un hivernage fécond. Les festivités ont pris fin par un repas de famille plein d’ambiance et de jeux de cousinage à plaisanterie entre les communautés. TMT/KM (AMAP)
Fête de la Tabaski : L’enjeu de la conformité religieuse des animaux

Bamako, 26 mai (AMAP) La Tabaski, appelée aussi Aïd el-Kébir, est l’une des plus grandes fêtes religieuses célébrées par les musulmans dans le monde. Elle commémore l’obéissance du prophète Ibrahim à Dieu, lorsqu’il a accepté de sacrifier son fils avant que Dieu le remplace par un mouton. En plus de cette bête, d’autres ruminants peuvent être immolés à l’occasion de cet événement annuel. Cependant, il existe des critères de sélection des animaux. Il s’agit de l’âge et la santé de la bête. Notre équipe de reportage s’est rendue auprès des vendeurs de bétail afin de s’enquérir des dispositions mises en œuvre pour se conformer à ces exigences. Le marché à bétail installé près du terrain de sport de la Commune V, situé à Baco Djicoroni est bien approvisionné. Mohamed Aldjouma, vendeur de bétail, affirme que les commerçants sérieux veillent à proposer des animaux conformes aux exigences religieuses. « Nous sommes musulmans et nous savons que tromper les fidèles est une faute devant Dieu», explique-t-il. Selon lui, les vendeurs orientent les clients en fonction de leur budget tout en leur permettant de vérifier eux-mêmes l’état de l’animal. Mohamed Aldjouma explique que les acheteurs observent souvent la dentition, la démarche et l’état général du mouton avant de faire leur choix. Et de poursuivre que certains viennent accompagnés de proches connaissant bien les animaux afin d’éviter toute erreur. Alousseyni Ag Idoual est un vendeur de bétail originaire de Diré. Il dit connaître naturellement les animaux. « Je suis un berger. Si je dois acheter un animal avec les fournisseurs, je vérifie sa posture, la façon dont les poils sont dressés. A travers des attouchements je peux savoir si l’animal est bien gras», explique-t-il avant de conseiller qu’il faut être très prudent face à la ruse de certains fournisseurs. Alassane Kané, un client, se dit être dubitatif par le respect des critères d’éligibilité des animaux par de nombreux vendeurs. Il dit avoir une mauvaise expérience en la matière. «J’ai une fois acheté un bélier avec un vendeur ambulant. Après l’avoir immolé je me suis rendu compte que l’animal était malade », témoigne-t-il. Depuis cette expérience, il préfère toujours se faire accompagner par quelqu’un qui connait les animaux pour éviter de commettre la même erreur. Selon l’imam Cheick Ousmane Barry, résidant à Baco Djicoroni, les animaux traditionnellement autorisés sont le mouton, la chèvre, le bœuf et le chameau. Le religieux précise que, parmi les moutons, le premier choix recommandé est le bélier non castré. Ensuite vient le bélier castré, puis la femelle. Les mêmes principes s’appliquent également aux chèvres, aux bovins et aux chameaux. L’âge de l’animal est aussi une condition importante à respecter. Selon les enseignements islamiques, le mouton doit avoir au moins six mois, un an révolu pour la chèvre, la vache ou le bœuf deux ans, tandis que le chameau doit avoir au minimum cinq ans. L’imam insiste également sur l’état de santé de l’animal. Celui-ci doit être en bonne santé et exempt de défauts visibles. «Un animal aveugle, gravement boiteux, très maigre ou présentant une mutilation importante, comme une oreille fortement coupée, n’est pas considéré comme valable pour le sacrifice. Pour de nombreux fidèles, bien choisir l’animal du sacrifice est une manière de respecter la tradition religieuse, mais aussi de donner un sens spirituel et social à la fête. MLHD/KM (AMAP)
Élu président de l’Assemblée nationale du Sénégal : Ousmane Sonko se dit ouvert à des « discussions responsables et approfondies» pour apaiser le climat politique

Bamako, 26 mai 2026 (AMAP) Les députés sénégalais ont élu mardi Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale, après avoir voté sa réintégration au sein de l’hémicycle, à l’issue d’une séance plénière convoquée après la démission d’El Malick Ndiaye vendredi dernier, a appris l’AMAP. Dans son discours d’installation, l’ancien Premier ministre s’est dit favorable à des «discussions responsables et approfondies» pour apaiser le climat politique, insistant sur les questions de gouvernance, le respect du projet de société porté par le pouvoir, la lutte contre la corruption, ainsi que la justice pour les victimes des répressions sous le régime de l’ex-président Macky Sall. Le nouveau président de la 15e législature a également salué la nomination du nouveau Chef du gouvernement, présenté comme son ancien secrétaire général durant «un an et demi». Ousmane Sonko a décrit ce dernier comme «un cadre compétent» et «un travailleur acharné», tout en reconnaissant des divergences de fond sur plusieurs dossiers, notamment la question monétaire, la restructuration de la dette et les relations avec le Fonds monétaire international (FMI). Sous les applaudissements des parlementaires, il a aussi rendu hommage à «la loyauté» et au «patriotisme sans faille» de son prédécesseur à la tête de l’Assemblée nationale. Ousmane Sonko avait été démis de ses fonctions de Premier ministre le 22 mai par le Président de la République. Deux jours plus tard, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, annonçait sa démission. Dans la foulée, l’Assemblée nationale, où Pastef-Les Patriotes dispose d’une majorité absolue, avait convoqué une séance plénière consacrée à la réintégration du député Ousmane Sonko et à son élection à la tête de l’institution parlementaire. CMT (AMAP)
Sénégal : Ahmadou Al Aminou Lo, nouveau premier ministre

Bamoko, 25 mai 2036 (AMAP)– Ahmadou Al Aminou Lo a été nommé ce lundi, 25 mai au poste de Premier ministre du Sénégal. Il remplace Ousmane Sonko limogé le vendredi dernier par le Président Sénégalais, Bassirou Diomaye Faye. Haut fonctionnaire, banquier et homme politique sénégalais, Almadou Al Aminou Lo était ministre auprès du Président de la République chargé du suivi, du pilotage et de l’évaluation de l’agenda national de transformation «Sénégal 2050». Il a effectué une riche carrière au sein de plusieurs institutions financières ouest-africaines. FK/CMT (AMAP)
Actualité : Le Médiateur de la CEDEAO auprès de l’AES plaide pour une coopération exemplaire avec le Burkina Faso

Bamako, 25 mai (AMAP) Le Président burkinabè, le Capitaine Ibrahim Traoré, a reçu en audience ce lundi matin le Médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) auprès de la Confédération des États du Sahel (AES), M. Lansana Kouyaté, indique un communiqué de la Présidence du Faso. Les deux personnalités ont évoqué des questions complexes liées à la sécurité et à la stabilité des pays concernés. M. Kouyaté a plaidé pour une coopération exemplaire entre la CEDEAO et l’AES, au bénéfice des populations des deux espaces. « Nous avons parlé de sujets assez complexes qui touchent la sécurité, la stabilité de nos pays », a déclaré Lansana Kouyaté, à l’issue de l’audience. Selon le Médiateur, cette coopération est rendue nécessaire par les réalités géographiques qui unissent les deux entités. Il a insisté sur la nécessité de permettre aux populations de continuer à circuler librement de part et d’autre. M. Kouyaté a, par ailleurs, indiqué que le Président Traoré a donné des instructions « éclairées » qui devraient permettre de tirer profit de cette rencontre. OS/KM(AMAP)
Angola : 28 personnes ont trouvé la mort dans un éboulement sur un site d’orpaillage illégal dans la province de Bengo

Bamako, 25 mai (AMAP) Au moins 28 personnes ont trouvé la mort, après un éboulement survenu samedi sur un site d’exploitation aurifère illégale dans la province de Bengo, dans le nord-ouest de l’Angola, ont annoncé les autorités locales. Les services provinciaux de la protection civile et des sapeurs-pompiers ont indiqué dimanche que quatre personnes avaient été secourues à la suite de l’accident. Les opérations de recherche sont terminées. Selon les autorités, les victimes étaient âgées de 16 à 35 ans. Dans un communiqué, les services de secours ont précisé que « les opérations de recherche ont été conclues » après l’intervention menée sur le site touché par l’éboulement. L’accident figure parmi les plus meurtriers enregistrés ces dernières années dans le secteur de l’exploitation minière illégale en Angola. L’exploitation minière illégale en Angola a longtemps été associée à l’extraction de diamant. Toutefois, la stratégie de diversification du secteur minier engagée par le pays a favorisé l’essor de l’exploitation artisanale d’autres minerais, notamment l’or. Grand producteur africain de diamant, l’Angola cherche à développer la production de métaux tels que l’or et le cuivre, dans un contexte marqué par la baisse du prix du diamant et la progression de diamant synthétique sur le marché mondial. OS/KM(AMAP)

