Mali : Issa Kaou N’Djim condamné à six mois de prison avec sursis
Bamako, 03 déc (AMAP) Issa Kaou N’Djim, poursuivi pour « atteinte au crédit de l’État et de ses institutions » et « trouble grave à l’ordre public », a été condamné, vendredi, à six mois de prison avec sursis et une amende de 500.000 Fcfa par le Tribunal de grande instance de la Commune IV de Bamako. Le tribunal n’a pas suivi le ministère public qui avait requis trois mois de prison ferme contre Issa Kaou N’Djim, désormais ancien 4ème vice-président du Conseil national de Transition (CNT), organe législatif. « Je rends grâce à Dieu miséricordieux et profite pour remercier le peuple malien, ceux de l’intérieur comme de l’extérieur et qui ont souci de ce pays », a réagi le président du président du parti Appel citoyen pour la réussite de la Transition (ACRT Faso Ka Welé), à la sortie des locaux du tribunal. Selon M. N’Djim, « le Mali a besoin de l’union sacrée autour de la réconciliation, du vivre ensemble mais, surtout, d’aider les forces armées et de sécurité à faire face à « cette menace qui est en train de causer d’énormes pertes en vie militaire et civile ». « Étant politique, nous estimons qu’il faut aller à l’essentiel qui consiste à créer les véritables conditions de réconciliation et de continuer à prier pour le Mali. Pour ceux qui ne nous ont pas compris, nous respectons leur position, Nous pardonnons à ceux qui nous ont vilipendé ou insulté et nous remercions ceux qui nous ont soutenu », a dit Issa Kaou N’Djim. Il a également salué la classe politique pour « son soutien» et singulièrement l’ACRT, sa famille politique, et ses parents et mes amis. « Aujourd’hui, nous voulons être dans le camp de ceux qui ont des idées de sortie de crise », a indiqué Kaou N’Djim. Pour l’ancien 4è vice-président du CNT, le Mali à besoin aujourd’hui de « trouver les voies et moyens pour juguler l’insécurité et de se réconcilier avec le monde car il ne saurait vivre en autarcie ». « Pour nous, le plus important, c’est de créer, le plus rapidement possible, les meilleures conditions pour organiser des élections transparentes pour que nous sortions de cette situation d’exception », a déclaré le responsable politique. Interrogé sur la peine prononcée contre lui, le président de l’ACRT a déclaré « laisser le peuple apprécier cette sentence du tribunal ». M. M’Djim, qui était en liberté provisoire, avait passé un mois de détention à la Maison d’arrêt centrale de Bamako (MCA). Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, avait abrogé le décret de nomination de Issa Kaou N’Djim. Cette mesure présidentielle faisait suite à une résolution du CNT demandant la suspension de la détention de l’inculpé alors conseiller du CNT à cette époque. AT/MD (AMAP)
Montée en puissance des FAMa : Une centaine de terroristes neutralisés en novembre (DIRPA)
Par Aboubacar TRAORÉ Bamako, 03 déc (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa), avec l’appui de leurs partenaires, ont neutralisé, au cours du mois de novembre, une centaine de terroristes dans plusieurs localités du pays, suite à plusieurs frappes aériennes de l’aviation malienne, en coordination avec les forces terrestres, notamment dans les théâtres Est, Centre et Sud de l’opération Maliko. Toutefois, dans le cadre d’une évaluation générale de la situation sécuritaire du pays, la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), à la faveur de sa traditionnelle rencontre mensuelle avec les hommes de médias tenue, jeudi ,dans ses locaux, indique avoir constaté que les Groupes armés terroristes (GAT) conservent toujours leur capacité de nuisance sur le terrain. « Les efforts des ennemis de la paix ont consisté à exercer des pressions sur les populations en zone Office du Niger où ils parviennent à créer un climat délétère, rendant difficiles les travaux champêtres et toute entreprise humaine », a dit, au cours de cette conférence de presse, le directeur de la DIRPA, le colonel Souleymane Dembélé qui avait comme invité principal, le chef d’état-major de l’Armée de l’air (CEM-AA), le colonel Alou Boï Diarra. Durant le mois écoulé,. « Pour contenir cette situation, les FAMa sont restées à pied d’œuvre auprès des populations dans les zones de défense sur le théâtre des opérations en consacrant d’importants efforts pour la fluidité des axes logistiques majeures. Et, en sécurisant les travaux champêtres ». Le mois de novembre a été marqué par une accalmie des attaques terroristes contre les FAMa. Cependant, on a assisté à la recrudescence des attaques et des pressions contre les populations civiles, en les empêchant de se livrer normalement à leurs occupations, et en les obligeant à signer des pactes de paix et de non agression. On a assisté aussi à des incendies de récoltes surtout dans le secteur de Niono. La rencontre a aussi enregistré la présence de plusieurs responsables militaires ainsi que des représentants des forces partenaires présentes sur le sol malien. L’exercice, désormais ancré dans les activités de la DIRPA, vise à partager les « bonnes informations qui viennent de l’armée avec les hommes de médias, en mettant en exergue les activités que les militaires mènent sur le terrain en terme d’opérations ». Dans son exposé, le directeur de la DIRPA a, d’abord, fait le point de la situation sécuritaire du mois écoulé, des activités menées au niveau du ministère de la Défense et des Anciens combattants, ainsi qu’au niveau de l’état-major général. Le colonel Souleymane Dembélé a souligné que le théâtre de l’opération Maliko a été marqué par la présence des GAT dans les localités du Centre, notamment les secteurs de Niono, Diabali, Dogofry …, dans l’Ouest du pays, notamment vers Nara, Guiré. Toutefois, selon le patron de la DIRPA, des actions dynamiques sont en cours à travers les Frago (c’est-à-dire ordre de mouvement) Tièssiri, Kélétigui, en vue de détruire les sanctuaires et neutraliser les groupes terroristes. La période a été aussi marquée par la pose d’Engins explosifs improvisés (EEI), des actions de sabotages des installations des lignes téléphoniques, d’enlèvements… En tant qu’invité spécial, le CEM-AA a procédé à la présentation de l’armée de l’air en mettant l’accent sur les missions, ses attributions et sa collaboration avec les autres composantes de notre outil de défense, notamment les forces terrestres. Parlant des missions essentielles de sa structure, le CEM-AA a cité, entre autres, la préservation de l’intégrité de l’espace aérien national, la contribution à la défense opérationnelle du territoire, la recherche et le sauvetage des aéronefs en détresse, la participation aux évacuations sanitaires et au secours médical des populations surtout en cas de catastrophes. S’y ajoute la participation au développement socioéconomique du pays notamment à travers le désenclavement du territoire. Le colonel Alou Boï Diarra a saisi l’occasion pour saluer les efforts remarquables déployés par les autorités pour le renforcement des capacités opérationnelles de l’outil de défense pour lui permettre d’assumer ses missions régaliennes de stabilisation du pays et de sécurisation des populations et de leurs biens. Notamment la consolidation du vecteur aérien avec l’acquisition récente de quatre hélicoptères de type Mi-171 avec les partenaires russes. L’armée de l’air en tant que composante entière au sein des forces armées maliennes a été créée le 6 février 1976 et sous sa dénomination actuelle. AT (AMAP)
Le Conseil national de Transition vote la loi modifiée pour booster la recherche pétrolière et gazière
Bamako, 03 déc (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) a adopté, jeudi, plusieurs projets de loi parmi lesquels figurent un texte modifiant la législation sur l’organisation de la recherche, de l’exploitation et du transport des hydrocarbures, voté par 105 voix pour, zéro contre et zéro abstention. Réunis en session plénière au Centre international de conférences de Bamako (CICB), les membres du CNT ont approuvé le projet de loi portant modification de la loi n° 2015-035 du 16 juillet 2015 portant organisation de la recherche, de l’exploitation et du transport des hydrocarbures. Les nouvelles dispositions de la loi consistent à rendre le Mali attractif et maximiser ses revenus, à encourager la promotion et l’exploitation du gaz naturel ainsi que de l’hydrogène. « Mais aussi à rendre négociable le programme des travaux d’exploitation des sociétés, à relancer la recherche pétrolière en allégeant les conditions d’octroi des blocs et à assurer à l’État une part de production quelle que soit la quantité produite, en instaurant la taxe «ad valorem», selon le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, qui soutenait le texte. Ce projet de loi vise à combler les insuffisances constatées dans la loi de 2015. Il s’agit notamment du faible taux de recouvrement des coûts pétroliers (60%) comparativement à ceux du Niger et du Tchad (70%). « Ce qui explique, selon le ministre Traoré, l’absence de contrat, à ce jour, depuis son adoption ». Il a, par ailleurs, assuré que son département travaillera en collaboration avec ceux en charge de la Sécurité et de la Défense pour prendre des dispositions idoines garantissant la sécurité des entreprises voulant opérer dans le secteur. Les membres du CNT ont, également, donné quitus au projet de loi portant ratification de l’ordonnance 2021-014/PT-RM du 1er octobre 2021 portant création des Centres de perfectionnement préfectoral de Gao, Nioro et San. Ce texte a été défendu par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga. Il vise, notamment, à contribuer à l’invention et à la diffusion des us et coutumes des différents terroirs des circonscriptions administratives ; à assurer l’immersion et la formation continue des représentants de l’État, les fonctionnaires et agents contractuels appelés à servir dans les services propres des circonscriptions administratives. D’après le ministre Abdoulaye Maïga, le choix des villes de Gao, Nioro et San pour abriter ces établissements « s’explique par la volonté de constituer des pôles de formation zonaux, prenant en compte les similitudes d’organisation sociétale des terroirs et des conflits propres à ces zones ainsi que les méthodes et approches de gestion des conflits ». Ce texte a été adopté par 102 voix pour, zéro contre et zéro abstention. C’est le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga, représentant son collègue en charge de l’Environnement, qui a défendu le projet de loi portant création de la réserve de biosphère du Gourma. Ce texte vise à protéger les éléphants qui rivalisent de plus en plus avec les hommes dans la zone pour «les mêmes espaces, les mêmes ressources pastorales et en eau». «Ce qui accroît, donc, les conflits», a noté le ministre Ibrahim Ikassa Maïga. D’où la nécessité de relire la loi de 1959 qui «n’est plus en mesure d’assurer la conservation des éléphants», q-t-il expliqué. Ainsi, ce projet de loi a été initié dans ce sens. Le texte a été adopté par 100 voix pour, zéro contre et zéro abstention. La délibération sur la proposition de loi portant indemnisation des victimes ayant subi des préjudices corporels et aux ayant droits des victimes décédées au cours des événements des 10, 11 et 12 juillet 2020 à Bamako et celles de Sikasso (Sud) et Kayes (Ouest) pendant la même année, initialement prévue à la même sêance, a été renvoyée à une autre plénière. Les travaux étaient dirigés par le président du CNT, le colonel Malick Diaw, en présence des membres du gouvernement, venus défendre les textes concernant leurs départements. BD/MD (AMAP)
Assises nationales de la refondation : Équité, inclusivité et consensus
Par Issa DEMBÉLÉ Bamako, le 30 nov (AMAP) En conviant lundi, les responsables de partis de politiques au palais de Koulouba, le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a d’abord voulu réaffirmer les principes cardinaux de sa ligne de conduite que sont l’équité, l’inclusivité et le consensus. Ensuite, il les a invités, solennellement, à participer aux Assises nationales de la refondation (ANR) qui tenteront de cerner les dysfonctionnements de notre architecture politico-institutionnelle et proposer des solutions. L’exercice impose une démarche permettant de prendre en compte toutes les opinions, singulièrement celles des acteurs politiques. Nombre d’entre eux ont été reçus en audience, ces dernières semaines, par le chef de l’État qui a décidé de prendre la main pour forger le consensus nécessaire à la réussite du processus de refondation. La rencontre de lundi est donc un pas de plus vers l’inclusivité, souhaitée par les acteurs politiques et érigée en principe sacro-saint par le président de la Transition. Plusieurs leaders de partis et de regroupements politiques, y compris ceux du Cadre d’échange des partis politiques pour une transition réussie, étaient présents à cette rencontre censée impulser une dynamique nouvelle dans la matérialisation des changements nécessaires à l’émergence du Mali nouveau. Leur présence en grand nombre a été interprétée par le président Goïta comme une preuve d’engagement pour la cause nationale, «cause qui ne peut être mieux défendue que par la conjonction des efforts de toutes les parties prenantes». C’est aussi le signe d’une conscience aigüe que notre pays ne sortira de cette impasse que quand ses fils et ses filles se mettront ensemble. «Il est impérieux de réaliser une union sacrée de tous les Maliens, quel que soit le bord politique ou religieux auquel ils appartiennent», a dit haut et fort le chef de l’État qui compte tout mettre en œuvre pour y parvenir. Il a engagé tous ceux qui l’accompagnent à en faire autant. UNE VICTOIRE DE LA DÉMOCRATIE – Le colonel Assimi Goïta a invité, de façon solennelle, «tous les acteurs politiques sans exclusive», à participer aux Assises nationales de la refondation «afin que les Maliens puissent, ensemble, jeter les bases d’un nouveau contrat social entre l’État et les citoyens ». Et, a-t-il poursuivi, «tout en étant une des conditions de la réussite de cet évènement, cette participation massive de la classe politique dans son ensemble constituera une victoire pour la démocratie malienne». Ces ANR seront l’occasion d’engager, sur la base de discussions franches, l’indispensable œuvre de refondation de notre pays qui se trouve, aujourd’hui, à la croisée des chemins. Il faudra identifier les écueils qui ont, jusque-là, corseté notre pratique démocratique et dégradé notre système de gouvernance, y compris la gouvernance du secteur de la sécurité. L’ambition de corriger les dysfonctionnements révélés par la pratique institutionnelle et démocratique dans notre pays n’est pas nouvelle. Les ANR se veulent un tremplin pour repenser les propositions de réformes faites lors de précédentes rencontres. Selon le président de la Transition, elles devront contribuer à capitaliser les conclusions, recommandations et résolutions des différentes rencontres comme la Conférence d’entente nationale, le Dialogue national inclusif et les Journées de concertation nationale sur la Transition. Également, il s’agira de mettre à jour les préoccupations des populations en leur «proposant un nouveau contrat national de stabilité sociale, politique, sécuritaire, économique». Il reviendra donc aux Maliens d’établir l’ordre de priorité des réformes globales à réaliser dans le cadre de la refondation de l’État et d’identifier les actions à caractère exécutoire avec un chronogramme précis. Enfin, a annoncé le chef de l’État, il sera mis en place un mécanisme de suivi-évaluation des recommandations retenues. CHALLENGE ET SACRIFICES – Réussir le challenge de la refondation n’est possible que si chaque Malien s’impose des sacrifices. Les défis sont nombreux et le «gouvernement ne saurait seul faire face», a concédé le chef de l’État qui a sollicité «l’accompagnement indispensable» de la classe politique pour les relever. D’ores et déjà, le colonel Assimi Goïta s’est dit sûr que des ANR, sortiront des propositions concrètes qui nous permettront d’avancer. Auparavant, le ministre de la Refondation, chargé des Relations avec les institutions, Ibrahim Ikassa Maïga, a jugé utile de rappeler que « nous sommes dans une transition, parce qu’il y a une crise multidimensionnelle qui frappe notre pays depuis une dizaine d’années ». Une crise qui ébranle l’État dans ses fondements, notamment sur les plans politico-institutionnel, sécuritaire, sociétal. Et, selon lui, les initiatives n’ont pas manqué pour apporter les solutions aux différentes difficultés constatées. Sauf que « cela ne nous a pas évité un délitement de l’État encore plus profond», a déploré le ministre pour indiquer la nécessité d’engager un processus de refondation dont les contours seront fixés par l’ensemble des Maliens à l’occasion des ANR. Il s’agira de capitaliser « tout ce que nous avons pu tenter jusque-là », a-t-il résumé. Cette rencontre a rassuré les acteurs politiques. Les responsables du Cadre d’échange des partis politiques pour une transition réussie au Mali, ont bien apprécié cette initiative du président de la Transition. «On fait de la politique pour servir son pays. Nous savons que notre pays a besoin de rassemblement, de cohésion et d’union», a déclaré Amadou Koïta qui a salué le «président de la Transition pour cette recherche d’inclusivité et de consensus». Le Cadre participera-t-il aux Assises ? L’espoir est permis. « Nous avons souhaité tout simplement que les TDR des ANR soient révisés, que les ANR soient dissociées du délai imparti qui a été acté lors des concertations nationales. Si cela est fait, je pense que nous sommes un pays de dialogue…», a estimé l’ancien ministre Koïta. En d’autres termes, les responsables du Cadre ne ferment pas la porte au dialogue et n’excluent pas une possible participation aux ANR. Du côté de l’Union pour la démocratie et la République (URD), on est formel : « Nous allons participer aux ANR », a confié le Pr Salikou Sanogo, rappelant que son parti, membre du M5-RFP, a toujours souhaité un tel dialogue. ID (AMAP)
Accidents de la circulation à Bamako : Au moins une personne tuée tous les trois jours
Bamako, 1er déc (AMAP) Au moins une personne est tuée tous les trois jours sur les routes de la capitale malienne, Bamako, révèle la direction de la régulation de la circulation et des transports urbains (DRCTU), dans son rapport 2020. Selon ces statistiques sur les accidents dans le District de Bamako, qui font froid dans le dos, la ville a enregistré, la même année, 2.653 accidents corporels sur les voies publiques. Même si on observe une réduction des cas d’accident, la route continue de faire des victimes dans au Mali. Les chiffres de Bamako représentent 973 cas de moins qu’en 2019. Le nombre total d’accidents et celui des blessés ont connu une baisse de 26,83%. Dans le document, on note cependant une augmentation de la gravité de 77,08% en 2020 contre 48,31% en 2019. Il ressort des propos du maire du District de Bamako, Adama Sangaré, cité dans le rapport, que les chiffres des accidents corporels en 2020 sont en baisse de 26,83% et 20 vies ont été épargnées par rapport à l’année précédente. Ces accidents sont dus à la forte croissance démographique, à l’urbanisation galopante et l’accroissement de la motorisation en ville. S’y ajoutent le mauvais comportement dans la circulation, le vieillissement du parc automobile, la désuétude de réseau routier et le manque de qualité des services d’urgence dans les établissements hospitaliers. Sur la même période, 3.445 collisions ont eu lieu (tous types d’engins confondus). Les mois de janvier et février passés ont été les plus accidentogènes avec, respectivement, 267 et 276 cas. Ces accidents surviennent, le plus souvent, dans l’après-midi entre 12 h à 18 h. Le document indique que les engins à deux roues constituent la principale source des accidents routiers avec 1.750 cas, soit 50,79% des chocs. Une centaine de conducteurs de deux roues sont tombés tout seul. À l’origine de ces accidents dramatiques de la circulation, on retrouve le non respect d’aucune règle élémentaire de sécurité, l’imprudence, un problème de comportement lors de la conduite impliquant en majorité les jeunes de 26 à 35 ans. Selon le rapport de la DRCTU, les hommes sont les plus concernés par les accidents de la route. S’exposant à des risques en enfreignant facilement les règles, 2.939 hommes ont été victimes contre 397 femmes, plus souvent victimes en tant que passagères ou piétonnes. Pour pallier les problèmes liés à l’insécurité routière, de façon pragmatique, des actions sont envisageables comme la multiplication de la sensibilisation, de la communication sur les risques d’accidents mortels sur nos routes. La protection des plus vulnérables par l’amélioration de la sécurité des piétons sur les voies urbaines, la lutte contre les infractions graves, la sécurisation des infrastructures et l’application du Code de la route sont autant de mesures de prévention envisagées par la mairie du District de Bamako et ses partenaires pour réduire la gravité et les dégâts. Cela afin de garantir la sécurité de nos concitoyens sur les voies publiques. TC/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du 01 décembre 2021
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 1er décembre 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a adopté des projets de texte et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÉGLEMENTAIRES 1- Sur le rapport du ministre de l’Économie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de construction du siège de l’Institut du Sahel du Comité Inter-État de Lutte contre la Sécheresse au Sahel à Bamako. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Entreprise XCM-Sarl pour un montant de 2 milliards 610 millions 948 mille 779 francs CFA toutes taxes comprises et un délai d’exécution de 12 mois. L’adoption du présent projet de décret permettra de doter l’Institut du Sahel d’un siège moderne répondant aux normes et concrétiser l’engagement des plus hautes autorités. 2- Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de loi portant modification de l’Ordonnance n°2019-011/P-RM du 27 mars 2019 portant création de l’Institut national de Santé Publique. L’Institut National de Santé publique a pour missions la mise en place d’un système de veille sanitaire et de surveillance épidémiologique et la promotion de la recherche sur les politiques et systèmes de santé.. Sa création a consacré la fusion d’un certain nombre de structures dont le Centre pour le Développement de Vaccins-Mali. Le Centre pour le Développement de Vaccins-Mali a pour missions : – la quantification du fardeau des maladies évitables par la vaccination ; les tests d’innocuité et d’efficacité des candidats vaccins ; – la formation des jeunes chercheurs d’Afrique et du monde en matière de recherche et d’intervention en santé. Pour permettre au centre d’exécuter sa mission, il est apparu nécessaire de l’extraire des structures fusionnées dans le cadre de la création de l’Institut national de Santé publique. Le projet de loi est adopté dans ce cadre. un projet de décret fixant les modalités d’application de certaines dispositions de la Loi n°2018-074 du 31 décembre 2018 portant institution du Régime d’Assurance Maladie Universelle. La mise en place de l’Assurance Maladie Obligatoire et du Régime d’Assistance Médicale, respectivement pour les fonctionnaires, les travailleurs, les députés, les retraités et leurs ayants droits d’une part et les indigents et autres bénéficiaires de droit d’autre part, a permis à notre pays d’amorcer un système de couverture maladie basé sur la solidarité et la mutualisation du risque pour certaines catégories de la population. L’adoption du présent projet de décret vise à préciser les détails nécessaires à l’application de la loi portant institution du Régime d’Assurance Maladie Universelle et à assurer l’accessibilité des soins de santé à l’ensemble de la population. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’État appelle la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie.
Culture : L’UE accompagne le Mali dans la préservation et la promotion des manuscrits anciens
Bamako, 2 décembre (AMAP) Un cocktail dinatoire organisé, mercredi dans la soirée, par l’Union européenne (EU), a eu lieu au domicile de son représentant, Bart Ouvry, sis à Badalabougou, sur les enjeux des manuscrits anciens du Mali, a constaté l’AMAP. C’était en présence du ministre de l’Artisanat, de la Culture et de l’Industrie Hôtelière, Andogoly Guindo, du représentant du ministre de l’Enseignement supérieur, du représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU au Mali, El-Ghassim Wane, du chef de bureau de l’UNESCO au Mali, Edmond Mounkala, des ambassadeurs de France, de la Suisse, de la Norvège, de l’Espagne, du président de l’ONG Savama (Sauvegarde et valorisation des manuscrits anciens du Mali), Abdel Kader Haïdara, et de plusieurs invités de marque parmi lesquels des musiciens, des artistes et de écrivains. Dans son mot de bienvenue, l’Ambassadeur de l’UE, Bart Ouvry a souhaité la plus chaleureuse des bienvenues à ses hôtes avant de déclarer que le Mali est un pays de culture et qu’il a quelque chose à partager avec l’Humanité. Bart Ouvry a salué les liens entre l’Europe et le Mali qui, selon lui sont très forts avant d’affirmer que le vieux continent s’engage pour accompagner notre pays dans plusieurs domaines dont la préservation et la promotion des manuscrits anciens, après leur destruction par des forces obscurantistes suite aux évènements de 2012 avec l’occupation des régions du Nord. Il expliquera par la suite que le but de la rencontre est de faire vivre les manuscrits et que les artistes sont très utiles dans ce processus. L’ambassadeur a affirmé que nous allons travailler ensemble pour le Mali et pour l’héritage de l’Humanité. Le représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU, responsable de la MINUSMA, El-Ghassim Wane a saisi l’occasion pour remercier tous les partenaires qui accompagnent le Mali. Il a affirmé que les manuscrits de Tombouctou constituent plusieurs thèmes qui valorisent les savoirs endogènes. M. El-Ghassim WANE a déclaré par ailleurs que le Mali qui regorge de plusieurs talents dans de nombreux domaines et qui a connu les plus grands empires du Monde, parviendra, à surpasser la crise et retourner à ses valeurs d’antan. « Croyons à la puissance de la Culture. Le Mali n’a pas qu’un passé oral ; les manuscrits sont là pour prouver notre passé patrimoine culturel dense dans la diversité tant matérielle qu’immatérielle. » a déclaré le ministre de l’Artisanat, de la Culture et de l’Industrie Hôtelière, Andogoly Guindo. Le ministre Guindo a saisi l’occasion pour déclarer qu’en 2012, le patrimoine culturel a été durement éprouvé avec la destruction de cette richesse précieuse appartement non pas au Mali seulement mais à l’Humanité. Il a affirmé que pendant l’occupation, 4000 manuscrits ont été détruits ou subtilisés et qu’avec l’amour des communautés et des bonnes volontés près de 800.000 manuscrits ont été exfiltrés et sauvegardé. Il a salué les partenaires notamment l’UE, les ambassades du Royaume d’Espagne, de la Norvège, de la Suisse et l’ONG Savana pour leur accompagnement dans la protection, la préservation et la promotion des manuscrits anciens. Le Chef de bureau de l’UNESCO au Mali, Edmond Mounkala a salué le partenariat entre son institution et le Mali et a assuré de son accompagnement dans la préservation et la promotion des manuscrits. IL a affirmé qu’il manque au Mali un cadre de protection des manuscrits et pour les rendre accessibles. Au cours du diner, un film sur les manuscrits a été projeté pour permettre aux invités de comprendre les actions menées par les partenaires pour la préservation des manuscrits ainsi que les difficultés rencontrées. Dr Bazoumana Traoré, consultant et expert en gestion et valorisation des manuscrits a fait une présentation sur « les enjeux, défis et perspectives des manuscrits anciens du Mali ». Le conférencier a tout d’abord défini le manuscrit qui selon lui, est un document écrit à la main ayant une valeur culturelle, scientifique et historique pour une nation. Il précisera que dans le contexte malien, il s’agit des écrits en caractères arabes, qu’ils soient d’expression arabe ou d’expression issue de langues nationales maliennes. Il a souligné les caractéristiques ,l’importance, la situation générale des manuscrits au Mali, les menaces, la cartographie, la quantité estimative des manuscrits dans les centres, bibliothèques et familles (511.032), avant de plancher sur les enjeux, les défis et les perspectives. Dans sa conclusion, il a affirmé que l’adoption et la mise en œuvre d’une politique nationale de sauvegarde et de gestion des manuscrits anciens du Mali se justifient aujourd’hui. Il a proposé, entre autres, le renforcement des mesures juridiques et règlementaires pour la protection, la conservation et la diffusion des manuscrits anciens, le renforcement des mesures institutionnelles dans le domaine et la création de meilleures conditions d’exploitation de potentiels apports culturels, scientifiques et économiques de manuscrits anciens. Enfin, au cours de la rencontre des participants ont recommandé la numérisation des manuscrits anciens, leur traduction dans les langues nationales et leur introduction dans les programme d’enseignement. L’Ambassadeur de l’UU a, dans son mot de clôture, affirmé que cette rencontre est un enjeu au niveau de la préservation des manuscrits anciens, un défi dans le domaine de l’éducation et celui de la mobilisation des ressources. La rencontre a pris fin sur des notes d’espoir, notamment l’engagement des autorités et des partenaires pour la préservation, la protection et la promotion des manuscrits anciens du Mali. KM (AMAP)
L’Imam Mahmoud Dicko appelle au dialogue sur la prorogation de la transition au Mali
Bamako, 29 nov (AMAP) L’Imam Mahmoud Dicko a invité, dimanche, à un dialogue « franc » sur la question de la prorogation du délai de la transition au Mali, au cours d’un point de presse sur la situation nationale, en marge de la journée de prières pour le Mali qu’il a organisée à Baco-Djicoroni. Devant de nombreux fidèles et hommes politiques, l’ancien président du Haut conseil islamique du Mali (HCIM) s’est dit préoccupé par la question du respect de la durée de la Transition qui divise, aujourd’hui, les Maliens. Face à cette situation, il a affirmé avoir tenté, « avec d’autres leaders religieux, de rencontrer le président de la Transition, sans succès ». Parlant du « bras de fer » qui se joue, actuellement, entre le Mali et la communauté internationale, notamment la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Mahmoud Dicko a demandé de sortir de cette impasse « pour le bien de notre pays ». Le leader religieux a exprimé son amertume et a démenti ce qu’il a qualifié de « rumeurs » faisant croire qu’il est dans un « complot avec la France contre notre pays ». L’Imam Dicko a, par ailleurs, exhorté les Maliens à se faire confiance et à se donner la main pour mettre fin à cette crise qui n’a que trop duré. « Je demande aux autorités de la Transition et à toutes les forces vives du pays de se mettre ensemble pour un sursaut national afin de sauver l’essentiel qui est notre pays », a-t-il invité, avant de demander l’indulgence, la compréhension et l’accompagnement de la CEDEAO en faveur de notre pays qui traverse une situation difficile. Pour lui, la désintégration du Mali ou son effondrement aura des conséquences « fâcheuses » pour toute la sous-région. BD/MD (AMAP)
ATPC : Une solution durable aux problèmes de santé publique
Bamako, 29 novembre (AMAP) L’assainissement total par les communautés (ATPC) est sans nul doute une solution aux problèmes de santé publique dans notre pays, si l’on sait que l’insalubrité est source de plusieurs maladies. Ayant fait ce constat, l’UNICEF et des partenaires notamment la direction nationale de contre les pollutions et nuisances (DNACPN) et l’Association malienne pour le développement rural (AMPDR)sont intervenu dans de nombreuses localités de la région de Koulikoro pour expérimenter l’ATP notamment à Sountiani, dans la commune de Tenindougou, cercle de Doïla. Cette localité, déclenchée a réussi l’ATP, une action que bien d’autres villages souhaiteraient expérimenter. Dans cette localité qui a réussi la visite des d’une délégation composée des membres de l’UNICEF, de la DNACPN, de l’AMPDR, de l’ORTM et de l’AMAP, du 17 au 24 octobre 202, dans le cadre de la journée mondiale des Toilettes. Cette visite a permis de constater que dans ce village les latrines, les puisards les fosses d’ordures sont bien construits et le suivi ne fait l’ombre d’aucun doute. Le Chef de village de cette localité, Nèguèson Konaté, le Directeur Technique communautaire, Ibrahima Daou et le président du Comité de suivi eau, Hygiène et assainissement, Kef Konaté sont unanimes que l’ATPC a permis de réduire considérablement le nombre de maladies liées au paludisme et aux infections respiratoires, entre autres. Ils ont par ailleurs montré toute leur satisfaction suite au 1er prix décerné au village sur une soixantaine par rapport à l’ATP. Le village de Sountiani est certifié et dans cette localité c’est désormais la fin de la défection à l’air libre (FDAL) et le lavage des mains est devenu une réalité tant bien chez les enfants que chez les adultes et les personnes âgées. Au niveau du village, la présidente des femmes, Oumou Coulibaly et Mohamed Coulibaly, élève de la 5ème année pour leur part, se réjouissent également de l’impact positif de l’utilisation des toilettes et du lavage des mains qui ont eu des impacts positifs sur la vie des communautés. MM. Chaka Goïta de la DNACPN, Fassoun Doumbia, le maire, Ibrahim Doumbia de l’ONG AMPDR et Kalifa Keïta, responsable Wash à l’UNICEF ont salué cette expérience ainsi que l’engagement des communautés pour leur propre bien être avant de renouveler leur engagement dans l’accompagnement des populations, une de leurs missions essentielles. Pour rappel, l’AMPDR intervient sur l’ATPC dans 65 localités de Sikasso et 110 localités de la région de Koulikoro dont 50 à Kolokani et 60 à Doïla. KM (AMAP)
Le CNT (Parlement transitoire) adopte en partie le Projet de loi de finances 2022
Bamako, 29 nov (AMAP) Les membres du Conseil national de Transition (CNT) ont adopté, jeudi dernier, par 101 voix pour, zéro contre et zéro abstention, la première partie de la Loi de finances 2022, arrêté en recettes à 2.130,721 milliards de Fcfa et en dépenses à 2.748,285 milliards de Fcfa, Ce budget d’État 2022, adopté en partie après plusieurs heures de débats, présente un déficit budgétaire global de 617, 564 milliards de Fcfa contre 652,927 milliards de Fcfa dans la loi de finances rectifiée 2021, soit une diminution de 5,42% Cette première partie présentée par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, lors d’une plénière dirigée par le président du CNT, le colonel Malick Diaw, est formulée dans un Document de programmation budgétaire économique pluriannuel (DPBEP) Le DPBEP évalue le niveau global des recettes attendues de l’État, décomposé par grande catégorie d’impôts et de taxes et les dépenses budgétaires décomposées par grande catégorie de dépenses. Les prévisions de recettes budgétaires pour l’exercice 2022 s’élèveront à 2.130,721 milliards de Fcfa contre 2.188,653 milliards dans la loi des finances rectifiée 2021. Soit une diminution de 57,932 milliards de Fcfa. Par contre, les prévisions de dépenses budgétaires, au titre de l’exercice 2022, s’élèvent, en termes de crédits de paiement, à 2.748,285 milliards de Fcfa contre 2.841,580 milliards de Fcfa dans la loi de finances rectifiée 2021, soit une baisse de 93,295 milliards de F cfa. Le projet de Loi de finances pour l’exercice 2022 a été préparé dans un contexte économique caractérisé par la pandémie de la Covid-19 et son impact en termes de choix de politiques publiques. Ainsi, les points saillants des dépenses budgétaires portent sur la poursuite de la prise en charge du Plan d’action du gouvernement de Transition (PAG) 2021-2022 dont le coût est évalué à 2.050,063 milliards de Fcfa ; la prise en charge de la refondation de l’État ; l’amélioration des conditions de vie des travailleurs. S’y ajoutent le renforcement de la défense et de la sécurité ; le renforcement du système judiciaire ; la contribution budgétaire à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Sans oublier l’amélioration de la déconcentration et de la décentralisation budgétaire ainsi que les dépenses sociales et de développement prioritaires. Plusieurs membres du CNT ont apprécié le document présenté par le ministre Sanou. Toutefois, certains ont fait état de leurs inquiétudes en rapport avec le probable retrait des Partenaires techniques et financiers. D’autres ont mis en cause certaines taxes dont la fiscalisation des nouvelles économies, notamment le transfert électronique de fonds. Le ministre Alousséni Sanou, dans ses éléments de réponse, a soutenu que l’optimiste du gouvernement repose sur les nouvelles taxes au niveau de la douane, des impôts et des domaines. Le patron de l’Hôtel des finances a aussi assuré que la fiscalisation sur le transfert électronique de fonds ne va pas concerner la population, mais plutôt les opérateurs économiques qui y évoluent. La seconde partie du projet de Loi de finances relative aux programmes fera également l’objet d’un vote lors d’une autre séance plénière du CNT prévue, en principe, pour le 16 décembre prochain. OD/MD (AMAP)

