L’ex otage colombienne Gloria Cécilia Narvaez libérée samedi (Présidence du Mali)
Bamako, 10 oct (AMAP) L’otage colombienne, la religieuse, Gloria Cécilia Narvaez, enlevée le 7 février 2017, à Karangasso, dans le Cercle de Koutiala, à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, a été libérée samedi, précise la Présidence malienne. Elle était détenue par les groupes terroristes depuis quatre ans. L’ex-otage a été reçue par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, qui a salué le courage et la bravoure de la religieuse. « Cette libération est le couronnement de quatre ans et huit mois d’efforts conjugués de plusieurs services de renseignements », note le communiqué de la présidence publié samedi. Selon la même source, le chef de l’État a saisi cette occasion pour assurer au peuple malien ainsi que la communauté internationale que « les efforts sont toujours en cours pour faire libérer toutes les personnes, maliennes comme étrangères, retenues sur le territoire national ». Le président de la Transition a félicité les Forces de défense et de sécurité et les services de renseignements, ajoute la présidence. MT/MD (AMAP)
Brouille entre Paris et Bamako : Solidarité de l’Algérie avec le Mali
Bamako, 07 oct (AMAP) le ministre algérien des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra, s’est montré, mardi, solidaire du Mali dans sa brouille diplomatique avec la France. «Nos partenaires étrangers ont besoin de décoloniser leur propre histoire, de se libérer de certains comportements, attitudes et visions qui sont intrinsèquement liés à la logique incohérente portée par la prétendue mission civilisatrice de l’Occident…», a déclaré le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra qui a indiqué avoir exprimée « de vive voix » cette solidarité envers le Mali, lors de ses entretiens avec les autorités de la Transition. Le président de la République algérienne, Abdelmadjid Tebboune, a dépêché à Bamako, son ministre des Affaires étrangères, auprès du président de la Transition malienne, le colonel Assimi Goita, et du Premier ministre, Choguel Kokalla Maiga, « pour témoigner de la solidarité agissante de l’Algérie au peuple et au gouvernement » en cette période de tension qui prévaut entre Paris et Bamako. Le chef de la diplomatie algérienne a été reçu en audience le même jour par le chef du gouvernement, Choguel Kokalla Maïga. À l’issue de la rencontre, Ramtane Lamamra a situé sa visite dans le cadre de la densité de la relation stratégique entre les deux pays. « Notre agenda stratégique est varié et traduit les ambitions partagées des peuples malien et algérien de travailler ensemble résolument. Surtout à prendre en charge solidairement les défis auxquels les deux peuples, le peuple africain en général, sont confrontés », a-t-il soutenu. Sur la «tension actuelle» entre Paris et Bamako, l’Algérie s’est montrée un très grand défenseur du Mali demandant à la France de se «libérer de certaines attitudes». Selon M. Lamamra, « nos partenaires étrangers ont besoin de décoloniser leur propre histoire, de se libérer de certains comportements, attitudes et visions qui sont intrinsèquement liés à la logique incohérente portée par la prétendue mission civilisatrice de l’Occident». « Laquelle mission, a-t-il poursuivi, a été la couverture idéologique utilisée pour essayer de faire passer le crime contre l’Humanité. C’est-à-dire, la colonisation de tant de peuples africains ». Et de qualifier de «faillite mémorielle» les propos tenus récemment sur le Mali et l’Algérie. Selon Ramtane Lamamra, cette «faillite mémorielle» est « malheureusement intergénérationnelle chez un certain nombre d’acteurs de la vie politique française, parfois au niveau le plus élevé ». Aussi, le ministre algérien des Affaires étrangères a-t-il déclaré que cette «faillite mémorielle», qui pousse les relations de la France officielle avec certains de nos pays « dans des situations de crise malencontreuse, devrait pouvoir s’assainir par un respect mutuel inconditionnel ». « Et, également, par un respect de notre souveraineté, de notre indépendance de décision et acceptation de partenariat sur une base de stricte égalité ». Parce que, selon le chef de la diplomatie algérienne, il y a une logique de donner et de recevoir dans les relations avec le partenaire français. «Il n’y a pas que de cadeau, pas de fronde à sens unique. Ce sont des intérêts stratégiques, économiques bien compris qui ne peuvent durer, être promus, se consolider et subir l’épreuve de la durée que dans le respect mutuel et dans l’équilibre des intérêts», a soutenu l’hôte de Bamako. Il a rappelé que « l’Afrique est non seulement le berceau de l’Humanité mais, également, le tombeau du colonialisme et du racisme. Pour le ministre algérien, il est « très normal » que son pays se tienne aux côtés du Mali. «Le destin de l’Algérie et celui du Mali sont étroitement liés… et la solution à nos problèmes est entre nos mains», a-t-il insisté. « Les Algériens lisent dans leur livre d’histoire la contribution inestimable qu’a apportée le Mali à travers la décision souveraine du président Modibo Kéita, en 1960, au lendemain de l’indépendance, d’ouvrir la frontière commune à l’Armée de libération nationale algérienne. Cela, afin que celle-ci puisse ouvrir un front contre le «colonialisme», a-t-il rappelé. OD/MD (AMAP)
Production cotonnière : Le vieux défi de la transformation locale
Par Mohamed TOURÉ Bamako, 07 0ct (AMAP) À l’instar de la communauté internationale, le Mali célèbre aujourd’hui 7 octobre, la Journée mondiale du coton. Les attentes de nos concitoyens sont de plus en plus tournées vers une transformation locale de la production. La dynamique enclenchée quant à la promotion des tissus locaux pourrait attirer des investisseurs. Le Mali est l’un des premiers producteurs de coton en Afrique avec une production annuelle normale avoisinant les 700.000 tonnes, ces dernières années. Le coton a représenté environ 6% du Produit intérieur brut (PIB) de notre pays, en 2017, avec 189 milliards de Fcfa et 108 milliards de Fcfa en 2018, rapporte l’économiste Modibo Mao Makalou. La filière coton est une source de revenu pour 40% de la population rurale malienne soit plus de 4 millions de Maliens. « Elle est la deuxième source de recette d’exportation pour notre pays, soit 10 à 14% des recettes, après l’or avec 70% », détaille l’économiste. Le talon d’Achille de cette manne pour notre économie est la production transformée localement quasi nulle pour en tirer une valeur ajoutée. « Moins de 1% de la production nationale de coton sont transformés localement au Mali », relève M. Makalou. Le business du coton transformé localement est l’apanage de certains entrepreneurs qui se sont lancés dans le secteur. Sory Ibrahim Konandji, un technicien en technologie du textile formé au Centre de recherche et de formation pour l’industrie textile (CERFITEX), s’est lancée dans ce domaine qu’il juge porteur. En 2019, il a créé son entreprise qui emploie cinq personnes sur subvention, accordée par un projet du ministère en charge de l’Emploi. Comme lui, de nombreux entrepreneurs s’essaient dans la transformation pour la mise en valeur des produits locaux dérivés du coton. Mais, ces petites entreprises embryonnaires sont obligées de se fournir à l’extérieur avec le manque d’unité industrielle nationale dû à l’inactivité de la Compagnie malienne des textiles (COMATEX). Sory Ibrahim Konandji et ses collègues importent des fils de coton des pays voisins comme le Burkina Faso et le Sénégal qu’ils transforment à leur tour en tissu. « Avant, on se faisait ravitailler par la COMATEX, le prix du paquet de fil nous revenait deux fois moins cher que maintenant où nous l’importons de l’extérieur », explique Sory Ibrahim Konandji. POLITIQUE NATIONALE INDUSTRIELLE – La production cotonnière du Mali est supérieure à celle de certains pays où les artisans ou entrepreneurs maliens s’approvisionnent en fil. Pour pallier ce manque à gagner pour l’économie nationale, Modibo Mao Makalou, insiste sur la nécessité d’adopter une Politique nationale industrielle axée sur la transformation de nos matières premières dont le coton. « La politique industrielle est la politique en matière de compétitivité, c’est-à-dire pouvoir allier la recherche, l’innovation en matière de coton par exemple. Il faut savoir comment augmenter les rendements, faire la transformation et où vendre la production », propose le spécialiste. Pour lui, une telle dynamique est possible grâce à une synergie d’action entre l’ensemble des acteurs intervenant dans la chaîne de politiques publiques en la matière. « Cela ne dépend pas seulement du ministère de l’Industrie, ceux de l’Agriculture, du Commerce, des Finances sont aussi concernés», ajoute-t-il. Cela, afin de vaincre notre dépendance à l’exportation de coton brut et de créer de la valeur ajoutée. Le Mali exporte près de 99% de sa production de coton non transformée. Même si elles étaient transformées à hauteur de 10 à 20%, les revenus actuels issus de l’Or blanc pourraient être doublés. Ce qui aurait pu permettre d’augmenter substantiellement les emplois et les revenus de ceux qui opèrent dans la filière, analyse l’économiste. « Quand on transforme le coton, on crée de l’emploi et des revenus qu’on peut créer de la consommation dans son pays », insiste-t-il. En plus de la création d’opportunités, la transformation permettra un contrôle du surplus de production qui peut être exporté pour alimenter le marché sous régional. « Ainsi même si le prix des matières premières augmente, nous ne sommes pas aussi affectés que lorsque nous vendons sur le marché international sur lequel nous ne contrôlons rien. Quand nous exportons du brut, nous sommes à la merci des prix internationaux qui ne sont pas fixés » de commun accord ni avec nos producteurs ni avec nos gouvernants, explique Modibo Mao Makalou. À défaut de disposer d’un secteur industriel compétitif, la petite transformation artisanale peut aussi offrir des opportunités à valoriser pour ses intervenants. En la matière, Modibo Mao Makalou estime que les filières artisanales de transformation peuvent être mieux valorisées et organisées. « Mettre les tisserands et les artisans locaux en coopérative, explique-t-il, leur permettrait d’exporter leurs produits sur le marché international ». « Les tissus faits à la main coûtent plus cher que ceux confectionnés industriellement », argumente-t-il, insistant sur la nécessité de capitaliser le savoir-faire de nos artisans. « Quand nous achetons une chemise chez les artisans, la personne qui fabrique le fil gagne, celui qui fait le tissu gagne, celui qui fait la couture gagne. Si au moins un million de Maliens font de même, les revenus générés au sein de l’économie seront conséquents », soutient Modibo Mao Makalou. Il attire l’attention sur les opportunités dans ce domaine qui peuvent être rentabilisées avec des initiatives comme African Growth Opportunities Act (AGOA), une loi qui permet à 5.000 produits africains d’entrer sans droit de douane sur le marché américain. « Les produits du coton et ceux fabriqués en cuir entrent dans ce cadre », précise l’économiste. MT (AMAP)
Politique : La phase finale des Assises nationales de la refondation se tiendra du 15 au 21 novembre
Bamako, 8 octobre (AMAP) Le président de la Table ronde sur les assises nationales dont la phase finale se tiendra du 15 au 21 novembre 2021, Modibo Kadjoké a remis jeudi, les recommandations de leurs travaux au représentant du département de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Abraham Bengaly, a constaté l’AMAP. Cette étape sera précédée des consultations dans les com munes, cercles, régions, missions diplomatiques et le District de Bamako. Le ministère de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions vient de rendre public un chronogramme établissant que les Assises nationales de la refondation (ANR) se tiendront au niveau local (commune et cercle) du 25 au 31 octobre et du 1er au 7 novembre dans le District de Bamako, les régions, les ambassades et consulats pour les Maliens établis à l’extérieur. Enfin, la tenue des assises nationales proprement dites est prévue du 15 au 21 novembre prochain à Bamako. L’information a été donnée par le secrétaire général du ministère de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Abraham Bengaly, jeudi au Centre international de conférences de Bamako (CICB), au cours d’un point de presse . C’était dans le cadre de la restitution des travaux de la Table ronde sur la création de l’Organe unique de gestion des élections et la validation de l’avant-projet des Termes de référence des ANR, tenue les 24, 25 et 26 septembre 2021. Accompagné des présidents et rapporteurs des ateliers, le président de la Table ronde, Modibo Kadjoké, a procédé à la restitution des travaux en présence des cadres du ministère en charge de la Refondation de l’État et du ministère auprès délégué du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et institutionnelles. À l’issue des échanges et des débats au sein des ateliers et en plénière, selon le conférencier, les participants ont adopté des conclusions et formulées des recommandations. Dans le document de synthèse de la Table ronde, au titre de la création de l’Organe unique de gestion des élections, cette structure prendra la dénomination «Autorité indépendante de gestion des élections en abrégé Aige». Les propositions des experts concernant le regroupement des attributions de la Ceni (Commission électorale nationale indépendante), de la DGE (Délégation générale aux élections) et celles du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation en lien avec les élections ont été approuvées par les participants. En ce qui concerne les attributions qui sont constitutionnelles, il a été recommandé qu’elles soient prises en compte lors de la prochaine réforme constitutionnelle. Aussi, faut-il retenir que la gestion des élections professionnelles, des ordres professionnels et des chambres consulaires a été ajouté aux prérogatives de l’Aige. S’agissant de l’organisation de l’Autorité indépendante, elle comportera trois niveaux : niveau national, niveaux régionaux et District, local (cercle) et communal et niveau extérieur (ambassades et consulats). La table ronde a, par ailleurs, a décidé que le bureau de l’Aige sera composé de neuf membres, désignés pour sept ans non renouvelables, après appel à candidature. Ces membres désignés éliront en leur sein le président de l’Aige. À noter qu’au niveau national, une commission de sélection composée de personnalités indépendantes, crédibles sera constituée. Aussi, les participants à la Table ronde ont retenu le mode de scrutin proportionnel concernant l’élection des députés à l’Assemblée nationale. Chaque candidat aura un suppléant désigné comme tel sur la même liste qui remplacera en cas de vacance de siège. Toujours selon la synthèse de la réunion, les participants ont recommandé que la réforme de la Constitution prend en compte le transfert des prérogatives de la Cour constitutionnelle à l’Aige en matière de gestion des élections à l’exception du contentieux ainsi que celles dévolues au Comité national de l’accès égal aux médias d’État. Et surtout de procéder à la réforme constitutionnelle avant la fin de la Transition. À propos des ANR, la rencontre est recommandée pour augmenter le nombre de participants au national en passant de 600 à 1.000 et de spécifier le quota pour les entités participantes. Il a également été question de donner la latitude et le temps à la Commission d’organisation de démarcher les autres entités qui n’ont pas participé à la validation de l’avant-projet des TDR et faire participer toutes les tendances politiques aux ANR. Après avoir reçu le document de synthèse, Abraham Bengaly a dévoilé le chronogramme de la tenue de l’ANR précédemment définie ci-dessus. Pour sa part, le chef de cabinet du ministère délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et institutionnelles, Yamoussa Diarra, a rassuré sur le processus en cours concernant la mise en place de l’Aige. OD (AMAP)
Discours du Premier ministre, Chef du gouvernement, Dr Choguel Kokalla Maïga, à l’occasion de la 3ème Edition de la Journée mondiale du coton (Genève, le 07-08 octobre 2021)
Mesdames et Messieurs les Ministres et Chefs de délégation ; Monsieur le Président du Conseil général de l’Organisation Mondiale du Commerce ; Madame la Directrice générale de l’Organisation Mondiale du Commerce ; chère sœur, Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations internationales, régionales et sous-régionales ; Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs ; Distingués Délégués ; Mesdames et Messieurs ; En vos rangs, titres et qualités. L’honneur m’échoit ce matin de prendre la parole pour transmettre, au nom du Président de la Transition du Mali, Chef de l’Etat, Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, et en celui du Peuple malien et de son Gouvernement, nos sincères remerciements au Secrétariat de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) pour la tenue de cette 3ème édition de la Journée mondiale consacrée au coton ; et cela en dépit du contexte sanitaire toujours préoccupant. Je voudrais, ensuite, associer à ces remerciements les Secrétariats des organisations sœurs de l’OMC telles que l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED), le Centre du Commerce International (CCI), le Comité Consultatif International du Coton (CCIC), ainsi que l’ensemble des membres du Conseil général pour l’intérêt particulier et l’attention soutenue qu’ils accordent à l’emblématique dossier du coton à l’OMC depuis près de deux décennies. En répondant avec enthousiasme à l’initiative du Groupe C-4 (Bénin, Burkina Faso, Mali et Tchad), l’OMC et les institutions partenaires expriment leur soutien aux efforts de nos pays en vue d’une meilleure intégration de leurs économies dans le système commercial multilatéral que nous voulons inclusif, transparent, basé sur des règles appliquées par tous. Nous ne dirons jamais assez combien le respect de ces principes est fondamental à la promotion du commerce et des investissements et pour assurer un développement durable de nos pays. Le Mali, au sein du C-4, est totalement engagé à œuvrer pour garantir le renforcement de ce système multilatéral. Mon pays est également pleinement engagé en faveur de l’action, notamment celle qui tend vers des résultats concrets et mesurables, à même d’avoir des impacts significatifs sur les conditions de vie de millions de personnes, qui ne parviennent toujours pas, hélas, à capter, dans toute sa plénitude, les avantages et les opportunités offerts par le Commerce international. Monsieur le Président ; Mesdames et Messieurs ; Je me tiens devant vous ce matin pour vous apporter le message des contonculteurs du Mali et, plus généralement, celui de leurs frères et sœurs des autres pays du C4 et des PMA. Je le fais avec une pointe d’amertume mais aussi avec espoir. L’amertume du Ministre du Commerce et de l’Industrie de mon pays que j’ai été dans des positions antérieures. Dans ces responsabilités, j’ai eu l’honneur, en 2003, lors de la Conférence ministérielle de l’OMC tenue à Cancun, au Mexique, de plaider la cause du coton africain, en tant que porte-parole des pays du C4. Cette Conférence n’avait pas répondu à nos attentes, mais Cancun restera dans l’histoire comme le point de départ du puissant plaidoyer qui a fédéré l’énergie des pays de l’Initiative sectorielle sur le coton composée du Benin, du Burkina Faso, du Mali et du Tchad. Ces pays, considérés comme les « Goliath » de la culture du coton en Afrique au Sud du Sahara, sont parvenus pour la première fois à mobiliser toute la communauté internationale autour de leurs préoccupations et à inscrire la question du coton dans les négociations multilatérales avec conviction, engagement et méthode. Depuis cette date, beaucoup d’eau a coulé sur le Fleuve Djoliba à Bamako et aussi sous les ponts qui enjambent le Lac Léman ici à Genève, sans que nos paysans ne voient leur espoir d’une vie meilleure se concrétiser ; et cela faute tantôt de décisions politiques courageuses, tantôt du non-respect des engagements pris. Que demandait, en effet, le paysan de Sikasso au Mali, de Bobo Dioulasso au Burkina Faso, de Banikoara au Benin ou de Sahr au Tchad ? Ils ne demandaient pas l’aumône. Ils ne demandaient pas la pitié ni la commisération des plus grands. Ils demandaient la justice, celle qui est incompatible avec les soutiens internes à la base des distorsions sur le marché international. Faute d’avoir écouté la complainte de nos paysans, nos pays ont vu leur résilience affectée, les zones cotonnières sont devenues des bassins migratoires et d’exode rural, avec leurs cortèges de tragédies dans le Sahara et dans la Mer Méditerranée. Monsieur le Président ; Mesdames et Messieurs ; Malgré l’amertume résultant de l’arrière-goût d’inachevé, je reste habité par l’espoir, les paysans de mon pays et ceux d’Afrique et des PMA gardent l’espoir que les instances multilatérales leur rendent le juste tribut de leur travail acharné. La consécration du 7 octobre comme Journée Mondiale du Coton, par l’Assemblée générale des Nations Unies lors de sa 75ème session tenue le 26 août 2020 est, à cet égard, lourde de signification et porteuse d’une nouvelle espérance pour les 36 pays africains producteurs, ainsi que leurs 25 millions de cotonculteurs. En effet, nous osons espérer que cette Journée Mondiale du Coton soit le point de départ d’une nouvelle ère de solidarité et d’un nouveau contrat moral autour du coton. Au-delà d’entretenir l’espoir, vous devez donner la claire indication de votre volonté politique que les foras aux termes desquels vous vous êtes engagés ne sont pas des rendez-vous manqués de l’histoire. Il s’agit de : – La Conférence ministérielle de Hong Kong, tenue en décembre 2005, qui a instruit de réserver un traitement « ambitieux, rapide et spécifique » à la question du coton. A ce jour, cette recommandation n’est pas appliquée. – La Conférence ministérielle de Bali, en décembre 2013, qui avait admis le principe des décisions spécifiques sur le coton. A la date d’aujourd’hui, cette recommandation non plus n’a pas été appliquée. – La Conférence ministérielle de Nairobi, en décembre 2015, qui, à travers son paquet de mesures, avait suscité beaucoup d’espoirs tous déçus lors de la 11ème Conférence ministérielle de Buenos Aires tenue en décembre 2017. C’est
Santé: l’OMS recommande le déploiement massif du premier vaccin contre le paludisme chez les enfants
Bamako, 7 octobre (AMAP) Ce vaccin, fabriqué par le laboratoire britannique GlaxoSmithKline, a pour but de lutter contre la maladie qui tue environ un demi-million de personnes chaque année, presque toutes en Afrique subsaharienne, dont 260 000 enfants de moins de 5 ans, a appris l’AMAP de Franceinfo.fr Notre source précise que l’Organisation mondiale de la santé a approuvée, mercredi 6 octobre, le tout premier vaccin pour prévenir le paludisme et que ce vaccin pourrait sauver la vie de dizaines de milliers d’enfants à travers le monde chaque année. « C’est un moment historique. Le vaccin antipaludique tant attendu pour les enfants est une percée pour la science, la santé infantile et la lutte contre le paludisme », a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, cité dans un communiqué de presse. Selon notre source le paludisme, qui se transmet par les piqûres de moustiques, est l’une des maladies infectieuses les plus anciennes connues et les plus mortelles. Il tue environ un demi-million de personnes chaque année, presque toutes en Afrique subsaharienne, dont 260 000 enfants de moins de 5 ans. « Pendant des siècles, le paludisme a hanté l’Afrique subsaharienne, causant d’immenses souffrances personnelles », a déclaré Matshidiso Moeti, directeur régional de l’OMS pour l’Afrique. Le nouveau vaccin RTS,S, fabriqué par GlaxoSmithKline, stimule le système immunitaire d’un enfant pour contrecarrer Plasmodium falciparum, le plus mortel des cinq agents pathogènes du paludisme et le plus répandu en Afrique. Le vaccin n’est pas seulement une première pour le paludisme : c’est le premier développé pour une maladie parasitaire. Benoît Gamain, directeur de recherche au CNRS, a estimé ce jeudi 7 octobre que la recommandation de l’OMS pour le déploiement massif d’un vaccin pour prévenir le paludisme « est porteuse d’espoir ». Même si le vaccin RTS,S ne prévient que 40% des cas, les nouvelles technologies, notamment l’ARN messager, laissent présager de l’arrivée dans l’avenir « de nouveaux vaccins » plus efficaces, selon lui. C’est un moment historique parce que ça fait des décennies qu’on attend un vaccin contre le paludisme. Le vaccin RTS,S s’est développé par la société pharmaceutique GSK depuis 1987 et qu’il a fait l’objet de nombreux essais cliniques qui ont été couronnés de succès. Donc, cela fait 34 ans. Par contre, la limite, c’est qu’il prévient uniquement 40% des cas de paludisme et seulement 30% des formes graves. On peut dire que si on sauve 3 enfants sur 10, c’est déjà bien. C’est un vaccin de première génération qui a été développé depuis 1987, les technologies évoluent et il faut continuer des vaccins plus efficaces. Et notamment, il y a un nouvel espoir en 2020 avec le nouveau candidat vaccinal de l’Université d’Oxford, qui est en fait très proche au niveau de la stratégie vaccinale qui affiche des taux d’efficacité beaucoup plus élevés, 77%. Source : Franceinfo.fr
Le commandant de Barkhane rencontre le ministre malien de la Défense et des Anciens combattants
Bamako, le 06 oct (AMAP) Le commandant de la Force Barkhane (COMANFORT), le général de division Laurent Michon a été reçu, mardi par le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara dans la salle de conférence de son département, le 05 octobre 2021, indique une source officielle. Selon le général de division Michon, accompagné de l’ambassadeur de France, Joël Meyer, cette visite est une prise de contact avec le ministre malien de la Défense et des Anciens combattants. Il a, ensuite, expliqué la façon dont il entend remodeler la Force Barkhane et cela en coopération avec les Forces armées maliennes (FAMa) et aussi la Mission multidimensionnelle intégrée pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Il a ajouté que ce remaniement de Barkhane “sur le plan militaire, a pour but de continuer la lutte contre le terrorisme”. Il a, enfin, rassuré les FAMa et d’autres composantes comme la Force G5-Sahel qu’elles constituent les piliers de cette transformation. L’officier français a souligné la nécessité de renforcer la coopération militaire avec le Mali “à travers l’augmentation des acteurs européens dans le cadre de la Force Task Takouba”. MD (AMAP)
Mali : Le Premier ministre attendu à Genève pour la Journée mondiale du coton
Bamako, 6 octobre (AMAP) Le Premier ministre, Dr Choguel Kokala Maïga a quitté Bamako ce mercredi dans la matinée pour Genève (Suisse) où il prendra part à la journée mondiale du coton, a appris l’AMAP de source officielle. Le Chef du Gouvernement est accompagné du ministre du Développement rural, Modibo Keïta, du ministre de l’Industrie et du Commerce, Mohamed Ould Mahmoud et du ministre délégué auprès du ministre de la Santé et du Développement Social, Chargé de l’Action humanitaire, de la Solidarité des Réfugiés et des Déplacés, Oumarou Diarra. Le Chef du Gouvernement qui interviendra à la Tribune de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), jeudi, aura, en marge du sommet, des rencontres bilatérales notamment avec la directrice générale de l’OMC, avec Michelle Bachelet, Haut-Commissaire aux droits de l’Homme et M. Filippo Grandi, Haut-Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés. Au cours de son séjour, le Premier ministre rencontrera également le directeur général de l’organisation internationale du Travail (OIT), M. Guy Ryder. KM (AMAP)
Mali : Une délégation de 160 membres attendue à la 27ème édition du FESPACO
Bamako, 6 octobre (AMAP) Le Mali compte participer à la 27ème édition du Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO) avec 160 personnes, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite mardi par le Directeur général du Centre national du cinéma du Mali, Modibo Souaré, au cours de l’audience que la ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme du Faso, Dr Élise Foniyama Ilboudo/Thiombiano lui a accordée à Ouagadougou. M. Souaré a saisi l’occasion pour déclarer qu’il est venu en mission préparatoire avant l’arrivée de la délégation malienne à cette 27e édition du FESPACO avant de transmettre à la ministre les salutations de son homologue malien de l’Artisanat, de la Culture et de l’Industrie hôtelière. Le Directeur général du Centre national du cinéma du Mali a également souhaité la redynamisation de la coopération cinématographique qui existe entre les deux pays, depuis 2003 avant de préciser « Dr Thiombiano nous a félicités pour notre initiative et nous a chargés de transmettre ses chaleureuses salutations à son homologue ». KM (AMAP)
Communiqué du conseil des ministres du mardi 05 octobre 2021
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mardi 05 octobre 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de textes ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les modalités relatives aux cotisations des fonctionnaires en détachement, à la validation des services, à l’organisation et au fonctionnement de la retraite complémentaire par capitalisation La Loi n°2018-053 du 11 juillet 2018 portant Code des pensions des fonctionnaires, des militaires et des parlementaires a été mise en application à partir à travers le Décret n°2018-0707 du 04 septembre 2018 fixant les paramètres techniques et les conditions de réversion des pensions. Le projet de décret adopté précise les dispositions particulières relatives à l’assiette de cotisation des fonctionnaires en position de détachement, à la validation des services auxiliaires et stagiaires et aux modalités d’organisation de la retraite complémentaire par capitalisation. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant affectation au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de la parcelle de terrain, objet du titre foncier n°8444 du Cercle de Ségou, sise à Bougoufié, commune urbaine de Ségou. La parcelle de terrain, d’une superficie de 95 hectares 99 ares 17 centiares, est destinée à satisfaire les besoins d’extension de l’Université de Ségou dans le but de valoriser la recherche et l’innovation dans le secteur agricole. Son affectation permettra de procéder à la réhabilitation de la ferme de Soninkoura tout en préservant sa vocation agro pastorale. Sur le rapport du ministre de l’Artisanat de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant classement des alliances et des parentés à plaisanterie dans le Patrimoine culturel national. Le peuple malien résulte d’un long et dynamique brassage qui a occasionné une production culturelle intense dans laquelle les communautés se sont construites des identités plurielles à travers une myriade de pratiques et de traditions culturelles. Les Alliances et parentés à plaisanterie désignent des rapports entre familles, communautés, groupes d’âge ou de patronymes qui ont décidé de sceller un pacte ancestral basé sur des relations régies par des liens d’assistance mutuelle. En raison de leurs valeurs historiques et socioculturelles, les alliances et les parentés à plaisanterie ont été inscrites à l’inventaire du patrimoine culturel national par Décision n°2019-000214/MC-SG du 04 novembre 2019. Le présent projet de décret classe les alliances et les parentés à plaisanterie dans le patrimoine culturel national du Mali. L’adoption de ce décret permettra entre autres de recoudre le tissu social, renforcer le dialogue, la paix, la cohésion sociale et le vivre-ensemble entre les individus, groupes et communautés. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la population, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication écrite relative au nouveau schéma de financement des programmes de logements sociaux au Mali. La situation du logement au Mali se caractérise, entre autres, par le décalage entre l’accroissement de la population urbaine et l’offre formelle en matière de logement. La mise en œuvre des programmes de logements sociaux se trouve confronter à des difficultés de financement liées à l’essoufflement du modèle financier actuel. C’est dans cadre que le financement bancaire reposant sur le prêt acquéreur avec une aide de l’Etat comme d’accession au logement social a été retenu. Ce nouveau mécanisme de financement vient s’ajouter au dispositif actuel de réalisation des logements sociaux pour permettre à la majorité des maliens d’accéder à un logement décent. Le Schéma adopté permettra : de pérenniser le dispositif de réalisation des logements sociaux ; d’assainir la situation financière de l’Office Malien de l’Habitat et du Fonds de Garantie Hypothécaire ; de réduire le déficit en logement à travers la multiplication de nouveaux programmes à des conditions accessibles ; de dynamiser le secteur immobilier. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, appelle la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 05 octobre 2021 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Chevalier de l’Ordre national

