Covid-19 au Mali : Seize (16) nouveaux cas enregistrés lundi

Bamako, 5 octobre (AMAP) Les services sanitaires ont enregistré lundi, seize (16) nouveaux positifs à la Covid-19, portant le nombre total de la contamination au Mali à 15.343 dont 14.329 guérisons et 550 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que les 11 nouveaux cas ont été enregistrés dans les régions de Kayes, Koulikoro, et dans les CI, CII, CIII, CIV et CVI du district de Bamako avant de déclarer que 321 personnes- contact font l’objet d’un suivi régulier. Les services sanitaires invitent enfin les populations à rester sereines, à se faire vacciner et à respecter les autres mesures de prévention. KM (AMAP)

Sikasso : L’amélioration des services et la riposte locale contre la covid – 19 dans des communes de la région au menu

Sikasso, 5 octobre (AMAP) L’ouverture des travaux de l’atelier sur l’amélioration des services et la riposte locale contre la Covid-19 dans des communes de la région de Sikasso, a été présidée lundi, par le représentant du gouverneur de région, Moussa Diallo, a constaté l’AMAP. C’était en présence du coordinateur du PDREAS Sékou Diakité, du représentant de la commune urbaine de Sikasso Abdrahamane Sidibé et de nombreux invités. Son objectif est d’informer, de sensibiliser et d’appuyer les communes de Sikasso, de la commune de Diomaténé, de la commune de Pimperna et de la commune de Sokourani Missirikoro, sur la somme des 132 millions que le projet de déploiement des ressources de l’Etat pour l’amélioration des services et la riposte locale à la covid-19 (PDREAS) va les transférer pour l’amélioration des services et la lutte contre la Covid-19. Cette action été initiée par ledit projet en partenariat avec la Direction nationale des collectivités territoriales (DGCT) s’inscrit dans le cadre de l’évaluation des performances des communes ciblées. Le représentant du chef de l’exécutif régional a saisi l’occasion pour déclare que le PDREAS vise à augmenter les ressources mises à la disposition des collectivités pour la fourniture des services et à renforcer les mécanismes décentralisés, y compris l’implication des bénéficiaires et utilisateurs des services. Se prononçant sur le présent atelier, M. Diallo a fait savoir que celui-ci vise à créer un cadre d’échange avec les autorités régionales, locales et communales sur les modes opératoires du projet ainsi que les rôles et responsabilités des différentes parties prenantes. Il a, enfin, saisi l’opportunité pour inviter les participants à plus d’assiduité aux travaux mais surtout à un échange franc et sans complaisance. Selon le coordinateur du PDREAS, Sékou Diakité, son projet a été mis en œuvre suite à la signature, le 12 juillet 2019 par le gouvernement malien et le groupe de la banque mondiale d’un accord de financement avec une enveloppe de 29,2 milliards de FCFA. Pour le représentant de la commune urbaine de Sikasso et également représentant des communes bénéficiaires Abdrahamane Sidibé, ce projet est capital car il s’attèle au transfert des ressources à certaines collectivités. Pour rappel, le projet dont la durée est de 5 ans, couvre 102 communes sur toute l’étendue du territoire malien. Son coût total s’élève à 29,2 milliards de francs CFA. MFD/KM (AMAP)

Un casque bleu tué suite à l’explosion d’un IED à Tessalit, dans le Nord du Mali

Bamako, 03 oct (AMAP) Un casque bleu a été tué et quatre autres blessés suite à l’explosion d’un engin explosif improvisé (IED) à Tessalit, dans la Région de Kidal (Nord), a précise samedi un communiqué de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). La mission onusienne indique que le casque bleu est décédé, ce même jour, après que son convoi a heurté un IED, en début d’après-midi, blessant grièvement quatre autres soldats. « Cet incident est un triste rappel du danger permanent qui pèse contre nos casques bleus et des sacrifices consentis pour la paix au Mali », a déploré le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, El-Ghassim Wane, condammant, fermement ces attaques. Le chef de la Minusma rend hommage au soldat décédé dans l’accomplissement de sa mission. M. Wane souhaite également “un prompt et complet rétablissement aux blessés, lesquels ont été évacués et reçoivent les soins requis”, relève le communiqué. Il a réaffirmé que « l’attaque lâche intervenue aujourd’hui ne fait que renforcer la détermination de la Minusma à soutenir le Mali et son peuple dans leur quête de paix et de stabilité ». SS/MD (AMAP)

Mali : La révision annuelle des listes électorales 2021 lancée

Bamako, 03 oct (AMAP) La Délégation générale aux élections (DGE) a remis, vendredi, les documents de la révision ordinaire des listes électorale de 2021 au ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Cette remise marque le démarrage de l’opération de révision annuelle des listes électorales de cette année qui commence, en principe, le 1er octobre jusqu’au 31 décembre prochain sur l’étendue du territoire national ainsi que dans les ambassades et consulats, selon la loi. La cérémonie, qui s’est déroulée au siège de la Délégation général de élections (DGE) en présence du représentant du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Modibo Bakary Traoré, du délégué général adjoint aux élections, le colonel-major N’Tio Bengaly, ainsi que des partenaires techniques et financiers. Cette opération de révision vise la validation des nouveaux électeurs, le transfert des électeurs qui ont changé de résidence et la radiation des électeurs décédés. « Les listes électorales, ainsi révisées, servent à organiser les élections générales et locales de l’année qui suit », a indiqué le chef du bureau du fichier électoral et de la documentation à la DGE, le colonel Boussourou Dramé. Il a, ensuite, annoncé que le fichier électoral, qui est soumis à la révision annuelle des listes électorales de cette année, comprend 8.213. 317 électeurs dont 7.702. 299 à l’intérieur du pays et 511.018, l’extérieur. Pour M. Dramé, l’amélioration de la qualité des listes électorales est également un devoir citoyen. C’est pourquoi, il a invité « les électeurs à se déplacer massivement auprès des commissions administratives pour choisir les centres de vote, qui sont proches de leurs lieux de résidence ». Mais aussi pour déclarer leurs proches décédés pour qu’ils soient radiés des listes électorales. Et ce, afin que « nous puissions obtenir pour les échéances électorales à venir des listes électorales de meilleure qualité ». De son côté, le représentant du ministre de l’Administration territoriale a exhorté les partis politiques à jouer pleinement leurs partitions dans la réussite de cette opération. BD/MD (AMAP)

Faculté de droit public : Une promotion baptisée Amadou Toumani Touré

Bamako, 4 octobre (AMAP) L’ancien président de la République, feu le général Amadou Toumani Touré affectueusement appelé «ATT» a dirigé le Mali du 8 juin 2002 au 22 mars 2012. L’homme d’État a accompli des actions d’envergure nationale appréciées par nombre de nos compatriotes qui s’identifient bien à lui. Il a fait des réalisations dans divers domaines : éducation, santé, infrastructures routières, logements sociaux, communication, sports et autres. En hommage à l’énorme travail accompli par ce bâtisseur, la promotion (2014-2017) de 350 étudiants de la Faculté de droit public (FDPU) de l’Université des sciences juridiques et politiques (USJPB) porte désormais son nom. La sortie de promotion s’est déroulée, le week-end dernier à Bamako, lors d’une rencontre sous le thème : «Le consensus politique au Mali : bilan, enjeux et perspectives». La cérémonie était présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Amadou Keïta, en présence d’Amadou Ba Ali Traoré, grand frère et représentant de l’épouse de l’ancien président, Mme Touré Lobo Traoré. On a aussi enregistré la participation des membres de sa famille, d’anciens Premiers ministres, ministres et autres collaborateurs et amis du général Amadou Toumani Touré. Ces étudiants qui ont bouclé leur formation en droit public depuis 2017. Tous étaient vêtus en toge noire. Chacun d’entre eux a reçu son attestation de Licence et de Maitrise des mains des anciens Premiers ministres, ministres et collaborateurs de l’ancien président. Le président de la promotion 2014-2017 de la FDPU, Amadou Haïdara, a justifié le choix porté sur ATT. Il a précisé que ses camarades et lui avaient voulu faire exception à une règle générale qui consistait à baptiser les promotions aux noms des personnes décédées. Eux avaient choisi l’ancien chef de l’État de son vivant pour mieux lui rendre hommage. Le défunt avait accepté le choix porté sur sa personne. Mais «l’homme propose, Dieu dispose» et entretemps, il a été rappelé à Allah, avant le jour de l’événement, regrette Amadou Haïdara. Pour lui, Amadou Toumani Touré a été une référence au Mali et dans le monde avec son slogan : «Amadou ya fo, Amadou ya kè» qui signifie prosaïquement Amadou a tenu promesse. Le doyen de la Faculté des sciences administratives et politiques (FSAP) de l’USJPB, Cheick Hamala Touré, a souhaité un avenir radieux aux nouveaux récipiendaires. C’est le début d’une nouvelle carrière pour les jeunes, a-t-il laissé entendre. Amadou Ba Ali Traoré a invité les filleuls de l’ancien président Touré à cultiver les valeurs cardinales de discipline, de rigueur, d’imagination, de création et d’entreprise. «Le Mali a besoin de vous. N’essayez pas de devenir des hommes de succès, mais de valeur. Sachez dire non à l’injustice. Agissez pour changer les choses. Suivez les pas de votre parrain», a-t-il dit. Pour sa part, le ministre en charge de l’Enseignement supérieur a invité les jeunes diplômés à honorer leur famille, leur diplôme et le pays tout entier. Il a rappelé les efforts déployés par Amadou Toumani Touré pour le progrès de notre pays, avant de soutenir que l’ancien chef de l’État était un patriote et un bâtisseur. Il s’est dit persuader que l’histoire révélera davantage les œuvres de l’homme d’État. Il a aussi pris bonne note des préoccupations évoquées par le président de la promotion. Né le 4 novembre 1948 à Mopti, Amadou Toumani Touré a été un militaire et un homme d’État. Il fut chef de l’État de 1991 à 1992 puis 2002 à 2012. ATT est décédé le 10 novembre 2020 à Istanbul (Turquie). SYW (AMAP)

Sécurité : Le ministre de la défense réceptionne 4 hélicoptères achetés en Russie

Bamako, 4 octobre (AMAP) Le ministre de la défense et des anciens combattants, le colonel Sadio Camara a réceptionné jeudi à l’Aéroport international Bamako- Sénou, quatre hélicoptères de Type Mi-171, achetés par notre pays auprès de la Russie sur le budget national, des armes et des munitions offertes par ce même pays ami, a constaté l’AMAP. « L’État malien a acheté ces hélicoptères auprès de la Fédération de Russie. Pays ami avec lequel le Mali a toujours entretenu un partenariat très fructueux. C’est la concrétisation d’un contrat signé en décembre 2020, rentré en vigueur en juin 2021 », a indiqué le ministre Sadio Camara, ajoutant que l’appui des spécialistes russes va nous permettre de progresser très rapidement et de maîtriser tous les aspects liés à l’exploitation des hélicoptères. Pour appuyer les Forces armées maliennes dans (FAMa) engagées dans la lutte contre le terrorisme, la Fédération de Russie a également offert à notre pays des armes et des munitions. Après avoir réceptionné les hélicoptères, les armes et les munitions, le ministre Camara s’est réjoui du fait que les deux pays ont une coopération très fructueuse et étroite dans le cadre de la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes. MS/KM (AMAP)

Communiqué du Conseil des Ministres du vendredi, 1er octobre 2021

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 1er Octobre 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de textes ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES: 1. Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté des projets de textes relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement des Centres de Perfectionnement Préfectoral de Gao, de Nioro et de San. Les Circonscriptions Administratives Régions, Cercles et Arrondissements sont dirigées par des représentants de l’Etat dénommés respectivement, Gouverneur, Préfet et Sous-Préfet, chargés de conduire l’action de l’Etat, de coordonner, d’orienter et de contrôler les activités des services déconcentrés de l’Etat. Les missions assignées aux représentants de l’Etat ont connu au fil des années de profondes mutations liées à la vie de la Nation et à l’évolution de notre société. Ces différentes mutations nécessitent le renforcement des capacités des représentants de l’Etat. Les projets de textes adoptés créent des centres de perfectionnement préfectoral dans les Régions de Gao, de Nioro et de San. La création de ces Centres permettra d’assurer la formation continue des représentants de l’Etat, des fonctionnaires et agents contractuels appelés à servir dans les services propres des circonscriptions administratives. 2. Sur le rapport du ministre de l’Economie et de Finances, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de loi portant loi de finances pour l’exercice 2022 Le projet de loi de Finances 2022 est le cinquième budget présenté en mode programme. Les prévisions des recettes budgétaires s’élèvent 2 130,721 milliards de francs CFA contre 2 188,653 milliards de francs CFA dans la loi de finances rectifiée 2021, soit une diminution de 57,932 milliards de francs CFA. Les prévisions des dépenses budgétaires pour l’exercice 2022 s’élèvent à 2 748,285 milliards de francs CFA contre 2 841,580 milliards de francs CFA dans la loi de finances rectifiée 2021, soit une baisse de 93,295 milliards de francs CFA. Au titre des dépenses, le Cadre Stratégique pour la Relance Economique et le Développement demeure le cadre de référence pour la mise en œuvre des stratégies de développement et la priorité sera accordée à la prise en charge des mesures inscrites dans le Plan d’Action du Gouvernement 2021-2022. Les fonctionnaires du cadre de la surveillance des services pénitentiaires et de l’éducation surveillée, dans le cadre de l’exécution de leurs missions, sont soumis à des sujétions. L’adoption de ce projet de décret permettra d’accorder aux fonctionnaires du cadre de la surveillance des services pénitentiaires et de l’Education surveillée des primes et des indemnités pour améliorer leur condition de vie et de travail. b. un projet de décret fixant les avantages accordés au Directeur du Bureau régional de Renforcement des Capacités de la Région de l’Organisation mondiale des Douanes de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, représentant le Mali. L’Organisation mondiale des Douanes est une organisation internationale qui élabore des normes internationales, favorise la coopération et renforce les capacités, afin de faciliter le commerce licite, d’assurer le juste recouvrement des recettes et de protéger la société. Sa mission à travers les Bureaux régionaux du Renforcement des Capacités consiste à assister les administrations des douanes des Etats membres dans l’exécution de leurs programmes de renforcement des capacités au niveau régional. Le projet de décret adopté vise à assurer la prise en charge du représentant du Mali élu Directeur du Bureau régional de Renforcement des Capacités de la Région de l’Organisation mondiale des Douanes de l’Afrique de l’Ouest et du Centre pour un mandat de trois (03) ans conformément au principe de gestion de l’Organisation mondiale des Douanes. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANT – Conseiller technique : Lieutenant-colonel Diba DJOUF. AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES – Chargés de mission : – Monsieur Adama KONE, Ingénieur des Constructions civiles ; – Monsieur Mohamed OULD MAMOUNY, Journaliste. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Directeur de la Cellule de Planification et de Statistique du Secteur Coopération/Intégration : Monsieur Adama TOURE, Conseiller des Affaires étrangères ; – Premier Conseiller à la Mission permanente du Mali à Genève : Monsieur Alassane Demba TOURE, Conseiller des Affaires étrangères. Monsieur Mory COULIBALY, Administrateur civil. – Troisième Conseiller à la Mission permanente du Mali à Genève : Madame NAKO Mâ TRAORE, Administrateur civil. – Quatrième Conseiller à la Mission permanente du Mali à Genève : Monsieur Fily SISSOKO, Magistrat. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE – Chef de Cabinet : Monsieur Oumar TRAORE, Gestionnaire des Ressources humaines. – Chargé de mission : Monsieur Djibrilla OUSMANE, journaliste. AU TITRE DU MINISTERE DU TRAVAIL, DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DU DIALOGUE SOCIAL – Chef de Cabinet : Monsieur Boubou DOUCOURE, Diplômé en Communication et Relations publiques. – Chargé de mission : Madame Diouka TRAORE, Juriste. – Directeur National de la Fonction Publique et du Personnel : Monsieur Ousmane Christian DIARRA, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT RURAL – Inspecteurs à l’Inspection de l’Agriculture : Monsieur M’Be KONE, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie rural ; Madame Nassarata BAGAYOKO, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES,DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION – Secrétaire Général : Monsieur Samballa Mady KANOUTE, Administrateur Civil. – Chargés de mission : Monsieur Fousseyni SANOGO, Juriste ; Monsieur Mohamed Barobo Cheick Salah DOLO, Juriste. – Directeur National de la Population : Madame Absatou N’DIAYE, Attaché de Recherche. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES RELIGIEUSES, DU CULTE ET DES COUTUMES – Conseillers Techniques : Monsieur Mahamadou KONATE, Professeur d’Enseignement Secondaire Général ; Monsieur Moussa TANGARA, Professeur Principal de l’Enseignement Technique et Professionnel. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS AU

Ténenkou : Les stratégies pour le retour de la paix et de la sécurité dans le cercle au menu

Ténenkou, 1er août ‘AMAP) Un cadre d’échanges sur les stratégies pour le retour de la paix et de la sécurité dans le cercle, initié par le cercle de réflexion des jeunes ressortissants de Ténenkou, a été présidé jeudi par l’Adjoint du maire, Abdourahamane Sow, a constaté l’AMAP. C’était en présence des représentant de l’administration, des élus communaux, des chefs de villages, des leaders religieux et communautaires, des représentants des jeunes et des femmes des différentes communes du cercle. Les participants ont échangé sur les causes liées au conflit qui sont entre autres l’injustice, la mauvaise gouvernance, la corruption, le chômage, la précarité, l’impunité et l’abandon de nos us et coutumes Ils ont proposé des pistes de solutions qui s’articulent autour de la bonne gouvernance, la lutte contre l’impunité et la corruption, la distribution de la bonne justice, la création d’emplois et la restauration de nos us et coutumes. Ils ont également privilégié l’usage de nos mécanismes traditionnels de gestion et de prévention des conflits comme moyens de règlement de tout litige à savoir le dialogue, la médiation et la négociation pour arriver à bout des principaux problèmes qui assaillent le cercle de Ténenkou. Le représentant du maire s’est réjoui de cette initiative des jeunes ressortissants de Ténenkou, qui donnent par cet acte une leçon d’engagement à toutes nos communautés. Quant au représentant du préfet, Madou Dao, il a remercié l’association pour cette initiative hautement symbolique et salutaire avant de rappeler que l’administration reste engager à accompagner toutes les actions qui concourent au retour de la paix et la sécurité dans notre pays. Le représentant du cercle de réflexion, Sékou Cissé s’est félicité de la forte mobilisation des participants avant de rappeler que c’est une obligation pour les jeunes étudiants ressortissants du cercle de Ténenkou d’œuvrer pour le retour de la paix et la sécurité dans le cercle. A l’issue de leurs travaux, les participants ont élaboré un plan d’action pour les actions futures à mener dans le cadre du renforcement de la cohésion sociale dans le cercle de Ténenkou. Le cercle de réflexion des jeunes ressortissants du cercle de Ténenkou dont l’ objectif principal est de trouver des solutions aux préoccupations du cercle, existe depuis 2019.  AS/KM (AMAP)

Toguéré Coumbé : Une ville martyre aux confins du cercle de Tenenkou, dans le Centre du Mali

Tenenkou, 30 sept (AMAP) Toguéré Coumbé, commune rurale, située à 70 km au nord-est de Ténenkou (dans le Centre du Mali), est composée de 33 villages pour une population estimée à plus de 30.000 âmes. La commune qui, dans le nouveau découpage territorial, doit être érigée en cercle est l’une des plus touchées par la crise sécuritaire qui frappe le Cercle de Ténenkou depuis 2012. Dans la ville de Toguéré Coumbé, chef-lieu de la commune, vivent majoritairement deux communautés qui cohabitaient en parfaite symbiose depuis belle lurette. Il s’agit des Peulhs éleveurs et des Bozos pêcheurs. Symbole de cette intégration réussie selon un sage de cette localité, qui a préféré garder l’anonymat, « bon nombre de Bozos de Toguéré Coumbé parlent couramment la langue peule ». Mais la crise sécuritaire, à travers les amalgames et les stigmatisations, a contribué à opposer ces deux communautés. Le point culminant de cette crise à Toguéré Coumbé a été le blocus imposé à la ville par les groupes armés, après de présumées exactions contre des civils peuls dans la ville de Toguéré en 2018. La majorité des peuls, par peur de représailles, ont quitté la localité avant le blocus qui a duré plus d’une année. Le blocus a fortement affecté cette plaque tournante de l’économie locale puisque Toguéré est une zone agropastorale par excellence, très riche en poissons et en bourgou (pâturage). Les communautés, qui étaient restées dans la ville, en très grande majorité des Bozos, étaient privées de foires hebdomadaires, de champs, de pêches pendant une longue période. Cette situation a poussé de milliers d’habitants à fuir la ville à pied, surtout nuitamment, pour échapper à la vigilance des groupes armés. La ville s’était peu à peu vidée de ses habitants, devenant une ville fantôme. « Seules les personnes âgées et les femmes étaient restées », nous a confié un habitant de Toguéré Coumbé. La ville ne tenait que grâce à l’aide humanitaire de l’État qui était assurée, en son temps, par les forces spéciales et les soldats présents sur place pendant cette période. Le tout dans des conditions dantesques. Ce supplice, qui a duré plus d’une année, a connu son épilogue en août 2019, après la visite de l’ex-Premier ministre, Dr Boubou Cissé à Ténenkou. La levée du blocus, qui avait été confirmée par les forains de retour de Toguéré le 6 août 2019, avait suscité au sein des populations d’énormes espoirs. Des espoirs entretenus par le retour presque à la normale, avec la reprise des activités économiques, culturelles et sportives. Mais ce début d’embellie a vite été douché par le retrait de l’Armée malienne de ses positions à Toguéré Coumbé, le 13 février 2020, laissant sur place la population complètement désemparée. Prises de panique, bon nombre de personnes, par peur des représailles pour collaboration avec l’armée, étaient montées à bord des véhicules militaires pour se réfugier à Diondiori, localité située à 25 km de Ténenkou. D’autres, par leurs propres moyens, ont quitté la ville. Ce départ de l’armée a laissé le champ libre aux groupes armés qui sont, depuis lors, les maîtres des lieux, imposant ainsi leurs règles aux populations. À Toguéré Coumbé, de nos jours, les services sociaux de base sont absents. Le sous-préfet de la localité est basé à Ténenkou. Toutes les écoles sont fermées depuis plusieurs années. Rares sont les ONG qui osent s’aventurer dans cette zone. Les groupes armés réglementent la vie quotidienne. Les évènements sociaux tels que les mariages, les baptêmes sont strictement encadrés. Interdiction pour les femmes de sortir sans la tenue noire qu’on appelle ici Boumbassi. Cette tenue est devenue un passeport pour se rendre en ville. Toute transgression est sanctionnée par des coups de fouet. Plus de musique dans la rue pour les jeunes, ni de football. Les litiges sont tranchés par les groupes armés qui imposent leur diktat aux populations traumatisées. Symbole de la peur suscitée par les groupes armés, en 2020 lors des élections législatives du 29 mars et 19 avril, les populations ont refusé de voter par crainte de représailles des maîtres des lieux. Malgré quelques médiations entamées en mai 2020 par le comité de veille pour la paix à Ténenkou, sous l’égide du chef de village de Ténenkou et non moins chef de tous les villages du Massina, beaucoup de citoyens de Toguéré Coumbé réfugiés à Diondiori et un peu partout dans le cercle hésitent à rentrer. Aujourd’hui, la ville de Toguéré Coumbé est entièrement coupée du reste du monde puisque les installations téléphoniques ont été sabotées, les plaques solaires emportées, selon plusieurs témoignages. Le seul moyen pour communiquer avec les gens de Toguéré, c’est à l’ancienne, c’est-à-dire écrire une lettre ou envoyer un message verbal par l’intermédiaire des forains. Le coût de la vie a pris l’ascenseur dans la ville. Les populations de Toguéré Coumbé attendent impatiemment une action de l’État pour les délivrer du joug des groupes armés qui sont en train de faire précipiter la localité dans les ténèbres de l’obscurantisme.   La Rédaction  

Education : Le calendrier de la rentrée 2021-2022 publié

Bamako, 30 septembre (AMAP) La date de la rentrée scolaire 2021-2022 des établissements de l’éducation préscolaire et spéciale, des enseignements fondamental, secondaire général et technique et professionnel, a été fixée au 1er novembre 2021, a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été rendue publique mercredi par le ministère de l’Éducation nationale dans un communiqué qui précise que le premier trimestre de l’année scolaire s’étendra du 1er novembre 2021 au 25 janvier 2022. Le même communiqué précise que les congés de fin du premier trimestre auront lieu entre le 26 janvier au samedi 29 janvier 2022 et que le deuxième trimestre est prévu du lundi 31 janvier 2022 au mardi 26 avril 2022 inclus. « Les congés de fin du deuxième trimestre se dérouleront entre le mercredi 27 avril au samedi 30 avril 2022. Le troisième trimestre aura lieu entre le 2 mai au jeudi 30 juin 2022. Les grandes vacances scolaires 2021-2022 pour ces établissements sont prévues pour le 1er juillet au 15 septembre 2022 » selon le communiqué. Quant aux établissements secondaire agro-pastoral, ils effectueront leur rentrée scolaire 2021-2022 aussi le 1er novembre 2022. Le premier trimestre est prévu du 1er novembre au 25 janvier 2022. Les congés de fin du premier trimestre auront lieu du 26 janvier au 29 janvier 2022. Le deuxième trimestre s’effectuera entre le 31 janvier 2022 au 26 avril 2022. Les grandes vacances 2021-2022 de ces établissements sont programmées pour le27 avril 2022 au 10 juin 2022. SYW/KM (AMAP)