Politique : Le 4ème vice-président du CNT mis sous mandat de dépôt pour « Trouble à l’ordre public »
Bamako, 29 octobre (AMAP) Le 4ème Vice-président du Conseil National de Transition (CNT), Président de l’Appel citoyen pour la réussite de la transition (ACRT Parti faso ka wele), Issa Kaou N’Djim, a été interpellé mardi à son domicile sis à Lafiabougou Taliko, aux environs de 19h par la Gendarmerie du Camp I de Bamako, a appris l’AMAP de sources concordantes. Nos sources précisent qu’après une garde à vue de 48 heures au Camp I de la Gendarmerie, Issa Kaou Djim, sera présenté devant le juge ce vendredi à 14 heures. « Issa Kaou Djim est poursuivi pour « Flagrant Délit-Trouble à l’ordre public et Atteinte au bien public’’. Son jugement est prévu pour ce vendredi à 14H », a déclaré jeudi, Me Kassoum Tapo, l’avocat d’Issa Kaou Djim. Plusieurs formations politiques parmi lesquelles l’ACRT de Kaou Djim, le PARENA, la CODEM condamnent cette interpellation du 4ème vice-président du CNT, mardi dernier, qui constitue, selon elles une atteinte à la liberté d’expression et des libertés publiques acquises de haute lutte. KM (AMAP)
Covid-19 au Mali : 45 nouveaux cas enregistrés mercredi
Bamako, 26 octobre (AMAP) Les services sanitaires ont enregistré mercredi 45 nouveaux positifs à la Covid-19, portant le nombre total de la contamination au Mali à 15.924 dont 14.606 guérisons et 561 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que les 45 nouveaux cas ont été enregistrés dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Tombouctou, Kidal et dans les 6 communes du district de Bamako avant de déclarer que 687 personnes- contact font l’objet d’un suivi régulier. Les services sanitaires invitent enfin les populations à rester sereines, à se faire vacciner et à respecter les autres mesures de prévention. KM (AMAP)
Communiqué du Conseil des Ministres du Mercredi, 27 Octobre 2021
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi27octobre 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a entendu des communications. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable a informé le Conseil des Ministres : a. de l’agression des cours d’eau par les activités d’exploration et d’exploitation aurifères par drague. Malgré l’interdiction de l’exploitation de substances minérales dans les lits des cours d’eau par drague, force est de constater : ’exercice illégal de l’exploitation de l’or par drague sur les fleuves Niger et Sénégal et sur certains de leurs affluents ; – l’occupation des galeries forestières classées ; – la délivrance illégale par certaines organisations professionnelles de cartes d’exploitants de dragues ; – la perception de taxes à plusieurs niveaux et parfois par des acteurs n’ayant aucune qualité ; – la pollution par des produits tels que le mercure et le cyanure des cours d’eau partagés, en violation des accords internationaux signés et ratifiés par notre pays ; – les eaux turbides et boueuses préjudiciables aux systèmes de pompage et d’exploitation de certains offices et sociétés ; – les conflits entre pêcheurs et chercheurs d’or par dragues. Face à ces menaces, le Conseil des Ministres a recommandé la poursuite : – des campagnes d’informations et de sensibilisations des acteurs concernés ; – des opérations de déguerpissement des dragues ; – des missions de surveillance des cours d’eau après les opérations de déguerpissement ; – de la mise en œuvre effective des actions préconisées par le Plan d’actions de lutte contre l’exploration et l’exploitation aurifère par drague sur les cours d’eau. Face à ces menaces, le Conseil des Ministres a recommandé la poursuite : – des campagnes d’informations et de sensibilisations des acteurs concernés ; – des opérations de déguerpissement des dragues ; – des missions de surveillance des cours d’eau après les opérations de déguerpissement ; – de la mise en œuvre effective des actions préconisées par le Plan d’actions de lutte contre l’exploration et l’exploitation aurifère par drague sur les cours d’eau. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOICAL Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 27 octobre2021 Pour le Secrétaire général du Gouvernement/PO La Secrétaire générale adjointe Madame KONATE Salimata DIAKITE
Assemblée du GEPPAO à Ouaga : La consolidation de l’organisation dans la continuité
Le Groupement des éditeurs de la presse publique d’Afrique de l’Ouest (GEPPAO) a tenu vendredi dernier à Loumbila Beach, localité située à une trentaine de kilomètres de Ougadougou (Burkina Faso), son assemblée générale extraordinaire, sous la présidence de son président, l’Ivoirien Venance Konan. C’était en présence des représentants de Fraternité Matin de la Côte d’Ivoire, de la Nation du Bénin, du Sahel du Niger, de l’Essor du Mali, de Soleil du Sénégal et de Sidwana du Burkina Faso. L’Assemblée générale extraordinaire a examiné, entre autres, la désignation d’un nouveau président en remplacement du directeur de Fraternité Matin qui a quitté son poste et promu président du conseil d’administration de la Société ivoirienne de télédiffusion et dont le mandat n’était pas arrivé à terme. L’Assemblée devrait examiner également la question de la cotisation des membres, le bilan financier et des activités du bureau sortant et d’autres questions notamment la limitation du mandat du président et des membres du bureau et l’ouverture géographique de l’organisation. Dans son discours de bienvenue le président sortant, l’Ivoirien Venance Konan a remercié les autorités du Burkina Faso notamment le président Roch Marc Christian Kaboré, parrain du GEPPAO, pour leur accompagnement pour l’organisation en 2020 du Forum contre le terrorisme dans le Sahel à Ouagadougou. Venance Konan a également remercié le directeur du journal Sidwaya, Mahamadi Tiegna et tous ses collègues pour l’accueil, l’hospitalité et la prise en charge du séjour des participants. Enfin, il a salué la cohésion au sein de l’organisation pour un plaidoyer en faveur de l’amélioration des conditions des journalistes et leur participation au développement de la sous-région. Dans son bilan, le président sortant a évoqué l’impression et la diffusion du «Journal de l’Intégration» qui est à son 4è numéro, l’organisation d’un forum international sur le terrorisme et la coopération et l’échange sur le plan de l’information entre Sidwaya, Fraternité matin, le Sahel et la Nation. Sur le plan de la mobilisation des ressources, il a souligné que les contacts sont très avancés avec l’Uemoa, la Cedeao, le journal «Le Monde» qui s’est engagé à financer le GEPPAO pour la formation des journalistes de la sous-région. Venance Konan a abordé également les foras au Niger sur l’immigration, au Mali sur les conflits communautaires sur les terres, et au Bénin sur les réformes politiques et sociales qui n’ont pas pu être tenus suite à des contingences mais qui seront réalisés, a promis le président du GEPPAO. Il a encouragé les membres à s’acquitter de leur cotisation dont le montant est fixé à 1.200.000 Fcfa afin que l’organisation puisse réaliser des activités sur fonds propres. A l’issue de leurs travaux, les membres de l’organisation sous régionale ont autorisé le président sortant et les membres de son bureau à continuer la gestion de l’organisation jusqu’à la fin de leur mandat au mois de décembre 2022, période à laquelle un nouveau bureau sera élu. Ils ont également recommandé aux membres du bureau de faire des propositions sur la création de postes du président honoraire qui sera attribué au président Venance Konan à la fin de son mandat pour services rendus à l’organisation et des anciens directeurs comme président d’honneur. Par ailleurs, les membres ont décidé d’ouvrir le GEPPAO aux éditeurs de la presse audiovisuelle, aux diffuseurs, aux producteurs, entre autres, de la presse publique. Ils ont instruit au bureau d’analyser et de faire des propositions sur les cas de la Guinée qui souhaite intégrer l’organisation et de voir d’autres types de collaboration car le Maroc également a émis le vœu d’intégrer le GEPPAO Les membres ont mis en place une commission qui réfléchira et proposera des termes de référence pour le Journal de l’Intégration notamment son format, sa périodicité, son animation, son mode de distribution et les types d’abonnement. Une autre commission a été mise en place pour réfléchir sur la formation des journalistes de la sous-région que «Le Monde» a promis de financer. A la clôture, le président Venance Konan a salué l’esprit d’équipe du Groupement qui privilégie toujours le consensus avant de s’engager à s’atteler aux missions que les membres lui ont confiées. Pour rappel, le GEPPAO dont les missions sont, entre autres, la création de liens amicaux et de solidarité, la promotion et le développement des services, la création d’espaces de réflexion, les échanges d’expériences et d’articles de presse, a été créé le 11 décembre 2014 à Abidjan en Côte d’Ivoire. Envoyé spécial Kader MAIGA
Covid-19 au Mali : 18 nouveaux cas enregistrés lundi
Bamako, 26 octobre (AMAP) Les services sanitaires ont enregistré lundi dix-huit (18) nouveaux positifs à la Covid-19, portant le nombre total de la contamination au Mali à 15.866 dont 14.585 guérisons et 559 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que les 18 nouveaux cas ont été enregistrés dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et dans les communes I, II, IV et VI du district de Bamako avant de déclarer que 761 personnes- contact font l’objet d’un suivi régulier. Les services sanitaires invitent enfin les populations à rester sereines, à se faire vacciner et à respecter les autres mesures de prévention. KM (AMAP)
L’ONU à Bamako : Maintenir le cap
Par Issa Dembélé Bamako, 26 oct (AMAP) La visite des émissaires de l’Organisation des nations (ONU), le week-end dernier, s’inscrit dans le sillage de celle du président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) , le chef de l’État ghanéen, Nana Akufo Ado. Ce ballet diplomatique multilatéral intervient dans un contexte particulier de la Transition en cours au Mali. Les autorités maliennes sont bien décidées, conformément aux aspirations de nos concitoyens, à mener des réformes profondes, avant de procéder aux consultations électorales devant aboutir à l’élection des nouveaux dirigeants. La tenue des Assises nationales de la refondation et la création de l’Autorité indépendante de gestion des élections, participent de cette volonté d’instaurer des institutions solides et éviter au pays des crises post-électorales à répétition. Cette décision des dirigeants de la Transition ne manque pas de susciter des suspicions de vouloir prolonger la période intérimaire, pour se maintenir au pouvoir. La suspicion est portée par une frange de la classe politique. La communauté internationale, emmenée par la CEDEAO et l’ONU, se mobilise aussi pour, subtilement, faire pression sur le pouvoir intérimaire, afin de l’amener à organiser des élections dans le délai préétabli de février 2022. Afin d’éviter tout risque de marginalisation de notre pays, il appartient aux autorités de la Transition d’expliquer leur démarche pour qu’elle soit comprise aussi bien par nos concitoyens que par la communauté internationale. C’est à cet exercice que le chef du gouvernement s’est attelé lors de sa rencontre avec la délégation du Conseil de sécurité dimanche dernier. Dr Choguel Kokalla Maïga a indiqué à cet effet que les dirigeants actuels du Mali ne font que mettre en œuvre les aspirations du peuple malien à un changement profond dans la gouvernance. Un changement pour éviter au pays les travers qui l’ont conduit dans la crise multidimensionnelle qu’il traverse actuellement. Le Premier ministre a fait comprendre à ses interlocuteurs que la démarche du gouvernement n’est nullement dictée par une quelconque volonté de tenir tête à la communauté internationale dont la mobilisation est appréciable depuis l’éclatement de la crise. Simplement, l’évolution de la situation sur le terrain commande un changement de paradigme dans l’appui de la communauté internationale. Et le Mali tient à ce changement car il y va de la survie du pays en tant que République laïque et démocratique. Les Maliens sont simplement dans une logique de prise en main de leur destin, car les recettes longtemps servies se sont avérées inopérantes C’est cette détermination qui a sans doute amené le Premier ministre à faire, à la tribune de l’ONU en septembre dernier, une déclaration qui s’écartait de la langue de bois diplomatique. La sortie du chef du gouvernement a déclenché une passe d’armes entre les dirigeants français et les autorités de la Transition. Il faudra du temps pour que cette posture soit comprise, notamment aux Nations unies à New York où les puissants dictent leur loi et ont du mal à prêter une oreille attentive aux cris de détresse des faibles. Difficile dans ces conditions de s’attendre à un soutien de Paris qui compte parmi les poids lourds des Nations unies disposant d’un droit de veto. Jusqu’ici, la France était fortement présente dans le dossier de la crise malienne, aussi bien sur le plan diplomatique que dans le domaine militaire. Le récent froid entre Bamako et Paris n’augure pas d’une bonne coopération diplomatique dans un avenir proche. Aussi, sur le plan militaire, l’allègement du dispositif de la force française Barkhane que Paris s’efforce de présenter comme un simple réaménagement est considéré par Bamako comme un « abandon en plein vol ». Le changement de paradigme dans le traitement du dossier Mali par la communauté internationale, quoique comportant des risques immédiats, constitue un impératif, au vu de l’évolution de la situation sur le terrain. La présence des dizaines de milliers de soldats étrangers sur notre sol, en plus des nôtres, n’a pas permis de faire reculer l’insécurité. Bien au contraire, les groupes armés terroristes continuent d’étendre leur emprise à maints endroits du territoire. Après les Régions de Kidal, Tombouctou, Gao, Ménaka, Mopti, les groupes terroristes menacent dangereusement le bassin rizicole du pays dans la Région de Ségou. Les Régions de Sikasso et de Kayes, épargnées il y a peu, sont aujourd’hui en proie à l’insécurité. Les populations civiles sont soumises aux exactions des terroristes ; les militaires sont régulièrement victimes d’attaques meurtrières. Pendant ce temps, que fait la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) ? Elle s’occuperait dans la protection des civils et de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Difficile de convaincre les populations des régions affectées par la crise que des millions de dollars sont dépensés par la communauté internationale pour aider le Mali à les sécuriser. Voilà pourquoi, notre pays, dans une démarche nouvelle, s’est opposé au déploiement souhaité par Paris, de 2.000 casques bleus supplémentaires dans les Régions de Ségou et Mopti. Si les casques bleus demeurent fantomatiques, la Force conjointe du G5 Sahel n’est pas non plus dans une logique d’efficacité maximum. L’union des forces des pays sahéliens est en butte au refus de certaines grandes puissances de lui accorder l’appui des Nations unies pour lui rendre la robustesse nécessaire à l’accomplissement de sa mission. Résultat : malgré sa mise en place depuis quelques années, elle n’arrive pas à contribuer efficacement à l’endiguement du péril terroriste dans l’espace sahélo-saharien. Le changement de paradigme devrait, selon l’analyse des autorités maliennes, contribuer à améliorer la situation sécuritaire, condition sine qua non pour l’organisation d’élections libres et crédibles sur l’ensemble du territoire national. D’où l’idée de prendre le temps de s’occuper efficacement de la lutte contre le terrorisme et de procéder à une refondation pour laquelle des milliers de Maliens ont manifesté pendant de longs mois en 2020. L’argumentaire des autorités intérimaires trouve un écho favorable dans l’analyse de certains observateurs. « La communauté internationale devrait moins se préoccuper de mettre un terme à la transition
L’hypothèse de plus en plus crédible d’une prolongation de la Transition au Mali
Par Moussa Diarra Bamako, 25 oct (AMAP) Derrière les propos diplomatiques tenus par la délégation du Conseil de sécurité de l’ONU, qui a séjourné à Bamako, du 23 au 24 octobre, et s’est dit « suffisamment imprégnée » de la situation du Mali, les positions se rapprochent sur une prolongation de la durée de la transition politique au Mali. « Seules les négociations avec les djihadistes n’ont pas été évoquées à la Primature, sinon tout le reste est acquis. Ils (ndrl, les diplomates du Conseil de sécurité) pensent, hors micro, que la Transition a des arguments en béton », a dit, une source proche des discussions, sous le couvert de l’anonymat. Si pour la communauté internationale l’urgence est de préparer les élections, les autorités de la Transition mettent en avant la stabilité et la refondation du pays. Les autorités maliennes n’ont ainsi pas caché que la date de fin février 2022, prévue pour l’organisation des élections présidentielle et législatives, pourrait être reportée. Il s‘agit, en fait, d’un principe de réalisme : il est matériellement et techniquement impossible de tenir les scrutins dans le reste de temps de la Transition. Le discours officielle accrédite, de plus en plus, cette possibilité d’une prolongation du délai imparti à la Transition. Ainsi, en septembre dernier, le Premier ministre Choguel Kokala Maïga, au cours d’une rencontre avec les membres du corps diplomatique, a clairement indiqué que la priorité du gouvernement est d’abord l’organisation des Assises nationales de la Refondation (ANR). Et que celles-ci prévues en décembre prochain détermineront le chronogramme détaillé devant conduire aux élections générales. Le Mali vit un contexte de tensions diplomatiques, notamment entre Paris et Bamako. A cette crise diplomatique, s’ajoute la pression de plus en plus accrue de la communauté internationale sur les autorités de la Transition afin qu’elles respectent le délai de 18 mois, préalablement imparti à la Transition. Lors d’une conférence de presse, au terme de leur visite, les ambassadeurs du Kenya, Martin Kimani, du Niger, Abdou Abarry et de France Nicolas de Rivière ont indiqué qu’ils ont pu s‘entretenir avec les différents acteurs, notamment les autorités de la transition, la société civile, les signataires de l’Accord de paix. Devant ces différents interlocuteurs maliens, la délégation du Conseil de sécurité a indiqué, avoir particulièrement insisté sur la durée de la transition politique au Mali. L’objectif principal de la mission onusienne, la 5è du genre, était d’évaluer la situation politique, sécuritaire, humanitaire, de droits de l’homme, de développement, du calendrier de la Transition ainsi que l’état de la mise en œuvre des mesures prioritaires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger par les parties signataires. Cette mission est co-présidée par les représentants du Kenya à l’ONU, Martin Kimani, du Niger, Abdou Abarry et celui de la France, Nicolas de Rivière La délégation est composée, aussi, de la Russie, Chine et des Etats-unis. « Tous ces pays ont été positifs dans leur intervention. Le Niger et le Kenya aussi. Le français se justifiait…. », a ajouté notre source. Au cours de son séjour, la délégation onusienne a eu des rencontres avec les Autorités de la Transition, le personnel de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), les différentes parties impliquées dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, ainsi qu’avec les autres acteurs nationaux et internationaux de la crise malienne. « On a dit aux différents interlocuteurs que la meilleure transition, c’est la transition la plus courte. Si on ne peut pas avoir d’objections pour des réformes, il ne faudrait pas retarder de façon prolongée la feuille de la transition », a expliqué Abdou Abarry, ambassadeur du Niger à l’ONU cité par Radio France internationale (RFI) sur son site. Pour sa part, l’ambassadeur de France à l’ONU, Nicolas de Rivière, estime que, « comme dans beaucoup de crises de ce type, la réponse sécuritaire est évidemment nécessaire, mais n’est pas suffisante ». » Et la priorité doit certainement être de part et d’autre de relancer une véritable dynamique politique et de ramener la paix partout dans le territoire », ajoute le diplomate cite par la même source. En résumé, la délégation du Conseil de sécurité a expliqué être venue transmettre un message de solidarité et de soutien au Mali. Mais, aussi, pour écouter les autorités de la transition. Elle a été recue, dimanche, à la Primature par le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, accompagné par plusieurs membres du gouvernement. Le chef du gouvernement a indiqué que cette visite intervient à un moment crucial de la vie de son pays, marquée depuis quatre mois par la rectification de la trajectoire de la Transition, intervenue le 24 mai 2021. Le Premier ministre a expliqué à ses hôtes, les quatre axes du Plan d’action de son gouvernement. Avant d’insister sur le besoin de sécurité, de justice, de réforme voire de refondation, ajoutant que la situation de la Transition politique en cours est le fruit de cette aspiration populaire. Il a rappelé que le Mali a basculé d’abord en 2018, puis en 2020, dans une crise politique post-électorale. D’où la décision de la mise en place de l’Autorité indépendante de gestion des élections et celle de la tenue des Assises nationales de la Refondation. Le chef du gouvernement a invité les membres du Conseil de sécurité et l’ensemble des partenaires bilatéraux et multilatéraux du Mali à apporter leur soutien à la réussite de la Transition et à continuer à avoir une lecture réaliste et lucide des défis complexes auxquels le pays est confronté. Après le chef du gouvernement, la délégation du Conseil de Securité a été reçue à Koulouba par le chef de l’Etat, le Colonel Assimi Goïta. Cette mission s’inscrit dans le cadre des consultations régulières entre le Gouvernement du Mali et l’Organisation des Nations unies depuis l’adoption en 2013 de la résolution 2100 (2013) du Conseil de sécurité créant la (MINUSMA”, rappelle la Mission permanente du Mali au siège de l’ONU, Le Mali a connu deux coups d’Etat en neuf mois, en août 2020 et en mai 2021.
Le Représentant spécial de la CEDEAO au Mali « persona non grata » (Communiqué)
Bamako, 25 oct (AMAP) Le Représentant spécial de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) au Mali, Hamidou Boly, a été déclare, lundi, « persona non grata » au Mali par le gouvernement, annonce le ministère des Affaires étrangères et de Coopération internationale. Un communiqué rendu public, le même jour, indique que le diplomate a été convoqué au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale où il lui a été « notifié la décision du gouvernement”, “au vu de ses agissements incompatibles avec son statut ». Un délai de 72 heures “lui est accordé pour quitter le territoire national». Selon le communiqué, cette décision intervient après plusieurs mises en garde adressées à l’intéressé à travers sa hiérarchie. Le gouvernement du Mali est disponible “à maintenir le dialogue avec la CEDEAO et à oeuvrer ensemble pour la réussite de la Transition et la consolidation de nos efforts en vue de renforcer l’intégration sous-régionale dans un esprit de solidarité, de complémentarité, de respect mutuel et de sincérité”, ajoute le communiqué. Le gouvernement s’est refusé à tout commentaire quant aux motifs de cette mesure à l’encontre du diplomate de la CEDEAO, intervenu le lendemain d’une mission de la délégation de Conseil de sécurité des Nations Unies venue évaluer le processus de la Transition au Mali. AT/MD (AMAP)
27è édition du Fespaco: l’Étalon d’or attribué à un film du Somalien Ahmed Khadar
Bamako, 24 oct (AMAP) L’Étalon d’or de la 27e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) a été décerné, samedi, au jeune réalisateur Somalien de 40 ans, Ahmed Kadhar, également de nationalité finlandaise et dont le film a été tourné à Djibouti, selon l’Agence de presse française (AFP). Il n’a pas pris part à la cérémonie de clôture du festival tenu, dans la capitale burkinabè, cette année du 16 au 23 octobre pour raison de Covid-19 « Pour tout cinéaste africain, c’est le plus beau prix qu’on puisse avoir. C’est toute une fierté », a déclaré le président du jury qui lui a décerné le prix, le Mauritanien Abderrahmane Sissako. Né à Mogadiscio, Ahmed Khadar, également écrivain, immigré en Finlande à l’âge de 16 ans avec sa famille, a un statut de réfugié. Il réalise son premier court métrage, Me ei vietetä joulua, en 2014, puis deux autres en 2017, Yövaras, et 2018, The Killing of Cahceravga. Présenté en juillet au festival de Cannes dans le cadre de la Semaine internationale de la critique, « La femme du fossoyeur » avait reçu un bon accueil. Le film qui traite de l’histoire d’amour d’un couple vivant avec leurs fils dans un quartier pauvre de Djibouti, a également remporté le prix de la meilleure musique. L’Étalon d’argent a récompensé « Freda », de la Haïtienne Gessica Geneus et l’Étalon de bronze va à « une histoire d’amour et de désir » de la Tunisienne Leyla Bouzid. Le bronze est revenu à la réalisatrice. Le Mali était représenté à cette messe du cinéma africain par 08 films dont 02 longs métrages : « Le dernier refuge » et « Marcher sur l’eau », respectivement, de Ousmane Samassekou et d’Aïssa Maïga, la sénégalo-malienne. Aucun n’est monté sur le podium. Les trophées ont été remis au Palais des sports de Ouaga 2000 par les présidents burkinabè Roch Marc Christian Kaboré et sénégalais Macky Sall, dont le pays était l’invité d’honneur du 27è Fespaco. Se réjouissant d’avoir réussi au cours du festival la projection de « 500 œuvres au profit de 150.000 festivaliers » venus de 64 pays, malgré l’adversité liée à l’insécurité et à la Covid-19, le délégué général du Fespaco, Moussa Alex Sawadogo, a donné rendez-vous du 25 février au 4 mars 2023 à Ouagadougou pour la 28e édition du festival. AT/MD (AMAP)
La délégation du Conseil de sécurité de l’ONU « suffisamment imprégnée » de la situation du Mali
Bamako, 24 oct (AMAP) La mission du Conseil de sécurité des Nations unies qui a séjourné à Bamako, du 23 au 24 octobre, a déclaré, dimanche, avoir beaucoup appris sur la situation du Mali. Lors d’une conférence de presse, au terme de leur visite, les ambassadeurs du Kenya, Martin Kimani, du Niger, Abdou Abarry et de France Nicolas de Rivière ont indiqué qu’ils ont pu s‘entretenir avec les différents acteurs, notamment les autorités de la transition, la société civile, les signataires de l’Accord de paix, Selon eux, ils ont « appris beaucoup de choses ». La délégation du Conseil de sécurité a expliqué être venue transmettre un message de solidarité et de soutien au Mali. Mais, aussi, pour écouter les autorités de la transition. C’est donc bien imprégnée de la situation du pays qu’elle quitte Bamako. La délégation, conduite par les ambassadeurs du Kenya, du Niger et de France à l’ONU les ambassadeurs du Kenya, a été reçue dimanche à la Primature par le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, accompagné par plusieurs membres du gouvernement. Le chef du gouvernement a indiqué cette visite intervient à un moment crucial de la vie de notre nation, marquée depuis quatre mois par la rectification de la trajectoire de la Transition, intervenue le 24 mai 2021. Le Premier ministre a expliqué à ses hôtes, les quatre axes du Plan d’action de son gouvernement. Avant d’insister sur le besoin de sécurité, de justice, de réforme voire de refondation, ajoutant que la situation de la Transition politique en cours est le fruit de cette aspiration populaire. Il a rappelé que le Mali a basculé d’abord en 2018, puis en 2020, dans une crise politique post-électorale. D’où la décision de la mise en place de l’Autorité indépendante de gestion des élections et celle de la tenue des Assises nationales de la Refondation. Le chef du gouvernement a invité les membres du Conseil de sécurité et l’ensemble des partenaires bilatéraux et multilatéraux du Mali à apporter leur soutien à la réussite de la Transition et à continuer à avoir une lecture réaliste et lucide des défis complexes auxquels le pays est confronté. Après le chef du gouvernement, la délégation du Conseil de Sécurité a été reçue à Koulouba par le chef de l’Etat, le Colonel Assimi Goïta. Apres cette rencontre, ils ont rendu hommage aux casques bleus tombés pour la paix au Mali au quartier général de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). DD/MD (AMAP)

