Basket-ball Africa League : L’AS Police obtient son ticket pour l’élite 16
Bamako, 2 novembre (AMAP) L’AS Police disputera l’Elite 16 de la deuxième édition de Basketball Africa League (BAL) 2022, a appris l’AMAP de source proche de la fédération malienne de Basketball (FMB). Le champion du Mali en titre a décroché son billet pour le Top 16 continental, en dominant 80-72 Seydou Legacy athlétic club (SLAC), dimanche au Palais des sports de Conakry. Les Policiers ont terminé avec le même nombre de victoire (1) que le représentant guinéen, mais se sont qualifiés à la faveur du goal-average particulier. La compétition devait regrouper trois équipes, mais Predio Basket-ball du Cap-Vert a déclaré forfait, laissant ainsi la voie grandement ouverte à l’AS Police et aux Guinéens de SLAC. Ces deux équipes se sont affrontées en aller-retour pour déterminer le premier du groupe A. Lors de la première journée, disputée le vendredi 29 octobre, l’AS Police s’était inclinée 93-95 devant l’hôte du tournoi. Mais 72h plus tard, c’est-à-dire dimanche, le représentant malien s’est racheté de belle manière, en battant largement le même adversaire 80-72, soit 8 points d’écart. Suffisant pour les protégés du coach Boubacar Kanouté pour terminer en tête du classement et se qualifier pour le Top 16 «Je suis très content et fier de l’équipe après cette qualification. Je dis bravo à mes joueurs, ils ont mouillé le maillot et méritent cette qualification pour le prochain tour», a confié au téléphone le manager de l’AS Police. L’ancien international s’est, ensuite, projeté vers le Top 16. «Après cette qualification, c’est toute l’AS Police qui va se mobiliser pour représenter dignement le Mali au Top 16. Notre ambition est d’aller le plus loin possible dans la compétition», a martelé coach Kanouté. Pour l’intérieur de l’AS Police, Benké Diarouma, il faut oublier la tournoi qualificatif et ses concentrer déjà sur le prochain tour «Après le faux pas de la première journée, on s’est fixé comme objectif de remporter la manche retour et de terminer premier du groupe. L’équipe a abordé le deuxième acte avec courage et abnégation et a relevé le défi. Le haut niveau a des exigences, on va se préparer en conséquence pour porter haut les couleurs du Mali dans ce tournoi continental», promet l’international malien. SSK (AMAP)
Kayes : Rentrée scolaire partielle
Kayes, 02 nov (AMAP) Le directeur de cabinet du gouverneur de Kayes (Ouest), Amadou Dicko, a procédé, lundi, au lancement officiel de la rentrée scolaire 2021-2022 dans l’enceinte du Complexe scolaire Boubou Sow de Khasso (CSBSK), une école privée. Il a aussi offert des arbres aux élèves de cet établissement dans le cadre de la campagne de reboisement en cours visant à atténuer les effets néfastes du changement climatique et à contribuer à l’embellissement de la ville. Amadou Dicko, qui représentait le gouverneur à cette cérémonie de lancement, a prodigué des conseils aux élèves, tout en les invitant, sans oublier les autorités scolaires, à bien entretenir ces arbres qui améliorent leur cadre de vie ou d’études. « L’arbre est la source de vie. Quelqu’un qui plante un arbre, n’a pas vécu inutile », a-t-il ajouté, en présence du Dr. Moussa Sow, promoteur du Complexe scolaire Boubou Sow de Kayes. Après Khasso, Amadou Dicko et sa délégation ont mis le cap sur le Complexe scolaire Hadja Safi N’Diaye de Légal-Ségou, situé également dans la ville de Kayes. Il a assisté à une leçon modèle sur le changement climatique dans une salle de classe. Le représentant du gouverneur a félicité et encouragé les élèves, tout en leur demandant de bien attacher leur ceinture. « L’examen se prépare dès le premier jour de la rentrée » a-t-il dit, en guise de conseils. Seydou Nourou Maïga, directeur de l’Académie d’enseignement de Kayes, a abondé dans le même sens. Au terme de ces visites, il a déploré l’absence de certains enseignants des collectivités qui n’ont pas encore rejoint leurs classes, à cause de la grève des syndicats de l‘Education. Si dans les établissements privés, la reprise est effective, dans le public la situation est différente. La rentrée n’a pas été effective à cause de la grève du Syndicat des travailleurs de Kayes, dont des enseignants et les agents de santé. Les grévistes réclament 15 mois de primes de zone. Au lycée Dougoukolo Konaré (LDKK), tout comme à l’Institut de formation des maîtres (IFM), les élèves qui étaient venus tôt, en masse, pour pouvoir suivre les cours, étaient obligés de retourner à la maison. « Peu de temps après 8 heures, quelqu’un a fermé les portes des classes. Seules la salle des professeurs et la direction étaient ouvertes. On nous a dit de revenir lundi prochain », nous a confié une élève du LDKK. Autre problème affectant la rentrée : la rétention des notes. Dans certains établissements de la capitale de la 1ère région administrative et dans d’autres cercles, les élèves, à l’exception de leurs camarades des 9è et 12è années (classes d’examen), ne sont pas encore fixés sur leur sort. MK (AMAP)
Diéma : La pastèque introuvable sur le marché
Par Ouka BA Diéma, 1er nov (AMAP) Exceptionnellement, cette année, la culture de la pastèque n’a pas réussi dans le Cercle de Diéma. La plupart des plantes ont séché avant même leur floraison, à cause des fréquentes ruptures de pluie, Ce qui aurait influé d’une manière générale sur l’ensemble des cultures, notamment le mil, le maïs et l’arachide. Sur les grands axes, il est rare de voir aux abords des routes des tas de pastèques réservés aux passagers. Dans le Kaarta, aujourd’hui, la culture de la pastèque permet de renforcer l’autosuffisance alimentaire. De nombreuses familles génèrent des ressources à travers la culture de la pastèque. Hommes, femmes et jeunes, tous s’adonnent à cette activité lucrative. Dès que les premières pluies tombent, tous se dirigent vers les champs pour labourer et semer. Mais beaucoup de gens commencent à se faire des soucis et pensent que dans les années à venir, la culture de la pastèque finira par remplacer totalement celle du mil, à cause des revenus intéressants qu’elle génère. Avec la production et la commercialisation de la pastèque, de nombreux jeunes se sont mariés. Certains se sont octroyés des motos, d’autres ont investi dans le commerce, l’élevage et autres activités génératrices de revenus. Aujourd’hui, dans le Cercle de Diéma, la culture de la pastèque a permis de fixer beaucoup de jeunes, les empêchant d’aller mourir sur les côtes méditerranéennes. Les femmes en tirent le plus grand profit. Certaines achètent des pastèques, qu’elles découpent en petites tranches vendues à cent francs cfa. Mais toutes déplorent la rareté et surtout la mauvaise qualité de la pastèque. C’est pourquoi, la marchande Djéba Traoré, ne laisse jamais un client goûter sa pastèque avant de l’acheter. Dans ces conditions, s’exclame la dame, je risque de perdre tous mes avoirs. Les deux hectares de pastèque de Baba Traoré, 3è adjoint au maire de la Commune rurale de Gomintradougou, n’ont rien produit. Auparavant, cet élu-producteur pouvait réaliser des recettes de près d’un million de francs cfa avec la vente de ses pastèques. Il évoque la rareté des semences de pastèque, qui, pour s’en procurer, il faut se rendre jusqu’à Kayes ou Bamako ou passer la commande. « Des transporteurs sont venus récemment dans notre village, mais ils en sont retournés bredouilles. Tous nos champs sont rasés. Pas de pastèques cette année », ajoute l’homme. D’après Bassi Baba Diarra, résident à Dioumara, la culture de la pastèque se porte mal dans cette localité. « De nombreux producteurs affluaient de Ségou pour venir cultiver la pastèque chez nous, mais cette année, on pouvait les compter sur le bout des doigts. On dirait qu’ils ont présagé cette mauvaise campagne « , se désole-t-il. Pour promouvoir la culture de la pastèque, il propose de rendre disponibles les semences jusqu’au niveau villages et hameaux. Il faut équiper les producteurs agricoles avec des matériels et intrants afin d’accroître leurs productivités. Même plainte chez le président de la chambre locale d’agriculture, Boubou Traoré, qui explique que son champ de pastèque a produit des fruits maigres et fades, à cause de l’insuffisance de pluies. Cette année, le prix de la pastèque a grimpé. « L’année dernière, avec 200 Fcfa, dit le représentant du monde rural, on pouvait avoir une pastèque de son choix ». « Il faut rentabiliser cette filière en implantant des unités de transformation », suggère-t-il. A Nafadji, selon Kantara Traoré, ce sont des gens de Ségou et Bougouni qui viennent cultiver de la pastèque. Ils vendent leurs produits aux commerçants de Bamako qui remplissent des camions pour aller ravitailler des unités de transformation. Mais cette année, aucune commande n’a été satisfaite dans ce village. La crise de la pastèque est ressentie partout. Modibo Fofana, résident à Fangouné Kagoro, rencontré au secteur de l’agriculture, dispose de deux hectares de pastèque. Il explique que le champ qu’il exploite avait été mis à la disposition du directeur d’école du village. « Un soir, lorsque je me promenais, dit-il, j’ai constaté que le champ en question n’avait pas été utilisé depuis deux ans. C’est ainsi que j’ai ordonné à mes enfants de le labourer et d’y semer de la pastèque », explique-t-il. Aucun champ de pastèque n’a fleuri cette année à Diangounté Camara. Bakary Sacko, rapporte qu’au moment où les plantes ont commencé à pousser, les pluies ont été interrompues. Quand il parcourt son champ, le bruit des feuilles mortes de pastèque sous ses pieds lui fait grincer des dents. Fatoumata Traoré aide sa mère à vendre des pastèques au quartier Razel. Assise sous un hangar de fortune, la fille attend les clients qui tardent à se présenter. De passage, s’il vous arrive de regarder du côté de son étal, elle vous invite à venir acheter de la bonne pastèque. Les prix de la pastèque, ici, vont de 300 à 500 Fcfa, malgré leur petite taille. Sa mère sillonne les villages environnants pour s’approvisionner. Gaoussou Diarra, producteur agricole à Dianguirdé, dit que la pastèque a réussi dans sa localité. « Les enfants de notre chef de village passent le plus clair de leur temps à charger des camions en provenance de Kayes et de Bamako. Je n’ai pas fait de champs de pastèque cette année, j’ai cultivé un peu de sésame, c’est mon seul regret », dit Gaoussou. Tama Diarra, déclare qu’à Kana, son village natal, personne ne cultive de la pastèque. « Les gens n’accordent pas d’importance à cette culture qu’ils considèrent comme une perte de temps. Seul, le mil compte pour nos braves paysans », dit-il. «La pastèque c’est de l’eau, poursuit-il, elle n’arrange que ceux qui souffrent de déshydratation ». « Moi, je n’en veux pas», renchérit Seiba Kanté, réparateur de motos. «Les Chinois ne mangent pas la chair rouge de la pastèque dont nous raffolons, mais plutôt l’intérieur. Il paraît que c’est la partie dure qui renferme plus de vitamines», croit savoir Sékou Camara, manœuvre sur un chantier. On rapporte qu’un âne en divagation s’est introduit nuitamment dans la maison d’une femme et a dévasté son petit champ de pastèque situé dans un coin de la cour. L’entrée de la maison était restée ouverte> Son fils qui est rentré
Sur le vif: Soutien de poids
«Les États-Unis ont engagé des ressources supplémentaires au Sahel pour soutenir les efforts de lutte contre le terrorisme menés par la France». Les présidents américain et français en ont fait l’annonce dans un communiqué commun, à l’issue de leur entretien à Rome vendredi dernier, en marge du sommet du G20. Le communiqué ajoute que «la France et les États-Unis rechercheront les moyens d’accroître le soutien multilatéral au G5 Sahel, à ses États membres et à la Minusma». Joe Biden tient ainsi la promesse faite à Emmanuel Macron, en septembre dernier, alors qu’il tentait d’apaiser la tension entre la France et les États-Unis, suite à l’affaire des sous-marins australiens. À titre de rappel : Paris s’est fait chiper par Washington le gros marché des sous-marins commandés par l’Australie. Ce qui a fait planer, pendant un temps, de gros nuages sur les relations franco-américaines. Le nouvel engagement américain a de quoi faire retomber la colère des Français. L’Oncle Sam semble bien décidé à regagner la confiance de son ami français, passablement froissé par l’affaire du marché des sous-marins australiens. Le président américain s’est même soumis à un exercice de contrition – ce qui est rare de la part de la superpuissance – en reconnaissant que l’Amérique a fait preuve de «maladresse» vis-à-vis de son «allié précieux» dans cette affaire. Paris ne peut qu’accueillir avec un ouf de soulagement la nouvelle promesse de plus d’engagement de la part des Américains. Déjà, le Pentagone apporte un appui précieux à la force française Barkhane dans la traque contre les groupes terroristes dans l’espace sahélo-saharien. Grâce aux renseignements fournis par les grandes oreilles américaines, l’armée française a réussi à éliminer la plupart des leaders des groupes terroristes. L’annonce par les Américains de plus de «ressources supplémentaires au Sahel» s’apparente à un changement notable dans leur politique au Sahel. Jusqu’ici, les pays regroupés au sein du G5 Sahel s’étaient heurtés à la réticence américaine d’inscrire la coalition militaire sahélienne sous le chapitre 7 de la Charte des Nations unies, afin de lui conférer un financement pérenne. Même le soutien actif de la France n’avait pas permis de faire fléchir la position de l’Amérique. La promesse de Biden va-t-elle ouvrir la voie au financement onusien pour le G5 Sahel ? Possible. La France aura beau jeu à pousser dans ce sens. Créer des conditions pour que le regroupement militaire sahélien, mis sur pied avec sa bénédiction, gagne en efficacité serait un bon point pour Paris. Washington peut aider aussi à muscler la «Task Force Takuba» en amenant d’autres alliés européens à y adhérer. Lancée le 27 mars 2020, Takuba est composée uniquement des éléments de quelques pays européens intégrés dans l’opération Barkhane. La perspective de plus d’appui américain est de nature à atténuer la violente contestation à laquelle la France fait face actuellement car les critiques pointent surtout l’insuffisance de résultat dans la lutte contre le terrorisme. En annonçant davantage d’engagement, Washington vole ainsi au secours de son allié, en grande difficulté dans sa traditionnelle zone d’influence. De nouveaux acteurs comme la Russie, la Turquie ou encore la Chine sont en train de tailler des croupières à l’influence française en Afrique. Après avoir aidé le pouvoir centrafricain à desserrer l’étau des groupes armés autour de Bangui, la Russie pourrait séduire d’autres pays africains si d’aventure elle débarquait au Mali et réalisait des résultats probants. Voilà qui explique le battage médiatique contre la volonté de notre pays de se tourner davantage vers le pays de Poutine. Le coup de main des Américains est un soutien de poids susceptible de donner des ailes à la France pour redorer son blason. Il contribuera à aider l’ex-puissance coloniale à mieux résister face aux velléités des puissances qui menacent de la supplanter en Afrique. Washington fait jouer ainsi la solidarité occidentale pour contrer la réduction de l’influence de son allié sur notre continent. Nous avons tout à gagner de l’accroissement de l’engagement américain si nous jouons la carte de l’affirmation de notre souveraineté en exigeant que toute action sur notre sol soit conforme à nos aspirations. Si nous ne pouvons pas éviter les convoitises des grands pays, il nous appartient de travailler à tirer profit de leurs actions. B. TOURÉ
Sept militaires tués dans deux attaques terroristes samedi au Mali
Bamako, 31 oct (AMAP) Deux attaques terroristes ont fait, samedi, sept morts et trois blessés parmi les Forces armées maliennes (FAMa), dans la localité de Niendjela, non loin de Ségou (Centre du Mali) et celle de Madina Sylla, dans le Sud-Ouest, près de Nara, selon un communiqué de l’Armée. Un véhicule de patrouille des FAMa a sauté sur un Engin explosif improvisé (EEI), dans la Région de Ségou, faisant cinq morts, samedi, aux environs de 13h30, lors de la première attaque. Plus tôt, dans la matinée, une escorte du détachement militaire de Mourdiah, dans la Region de Nara, est tombée dans une embuscade, vers 11h. Cette attaque a été fatale à deux soldats. Les trois blessés ont été évacués sur Mourdiah, précise le communiqué La même source militaire indique que le « ratissage dans la zone (du premier incident) a permis l’interpellation de deux suspects immédiatement mis à la disposition de la gendarmerie ». MT/MD (AMAP)
Le président Assimi Goïta reçoit l’ambassadeur d’Algérie en fin de mission
Bamako, le 30 oct (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta a reçu, vendredi, à Koulouba, l’ambassadeur d’Algérie au Mali, Boualem Chébihi, en fin de mission, venu faire ses adieux au chef de l’État et exprimer sa gratitude au peuple malien pour l’hospitalité qui lui a été réservée pendant son séjour. Les échanges entre les deux personnalités ont aussi porté sur la coopération bilatérale. « J’espère avoir fait de mon mieux pour que la relation entre les deux pays soit toujours excellente et que la cause de la paix et de la réconciliation, qu’on essaye de promouvoir, avance », a déclaré l’ambassadeur d’Algérie à sa sortie d’audience. Le diplomate a assure que son successeur continuera dans la même voie, en appuyant le processus de la Transition. « Ma mission aura été complexe et exaltante de par les relations historiques qui existent entre le Mali et l’Algérie mais, aussi, la responsabilité qu’on a dans la promotion de la paix et de la réconciliation à travers l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger », a exprimé le diplomate algérien. Boualem Chébihi a été président du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation (CSA). Le diplomate algérien a été appelé à d’autres hautes fonctions par son pays. BD/MD(AMAP)
Procès de Issa Kaou N’Djim : Délibéré le 3 décembre
Bamako, 30 oct (AMAP) Le délibéré de l’affaire de Issa Kaou N’Djim, 4e vice-président du Conseil national de Transition (CNT), a été renvoyé au 3 décembre, par le tribunal de la Commune IV devant lequel M. N’Djim comparaissait en audience publique, vendredi après-midi. Au cours d’une audience de près de trois heures, M. N’Djim a plaidé non coupable tandis que le ministère public a requis trois mois de prison ferme contre le prévenu jugé en « flagrant délit d’atteinte au crédit de l’État et trouble grave à l’ordre public ». Me Kassoum Tapo, l’un des avocats de la défense, a confié à la presse que le tribunal a décidé de mettre en délibéré son jugement jusqu’au 03 décembre prochain. « Nous avons démontré que les infractions reprochées à notre client ne sont véritablement pas constituées. Ce sont des notions très complexes. C’est pourquoi, le tribunal a jugé nécessaire de prendre le temps pour analyser les arguments développés par les deux parties », a expliqué Me Tapo. Le tribunal a rejeté la demande de liberté provisoire formulée par la défense du prévenu placé sous mandat de dépôt depuis jeudi. L’avocat a confié son intention de revenir à la charge auprès du procureur avec une nouvelle demande de mise en liberté provisoire pour son client, en attendant le 3 décembre. L’audience était présidée par Mme la vice-présidente du tribunal de grande instance de la Commune IV, Diarra Fatoumata Sidibé. Le banc du ministère public était occupé par les deux substituts, Amadou Seydou Bocoum et Mamadi Tounkara, qui ont rejoint le procureur Idrissa Hamidou Touré. Par ailleurs, le président du Conseil national de Transition (CNT) a annoncé, dans un avis publié vendredi, la mise en place d’une commission d’ad-hoc relative à l’affaire de Issa Kaou N’Djim. Ce serait lors d’une séance plénière à huis clos du CNT prévue lundi 1er novembre 2021. AT/MD (AMAP)
Des milliers de personnes manifestent à Bamako pour soutenir la Transition
Bamako, 30 oct (AMAP) Des milliers de personnes se sont rassemblées, , pendant plus deux heures, vendredi, à Bamako, sur le Boulevard de l’Indépendance, pour manifester leur soutien aux autorités de la Transition, a constaté sur place l’AMAP. À l’appel de plusieurs organisations de la société civile, des jeunes, hommes, femmes et personnes âgées sont sortis massivement, sous un soleil ardent, pour exprimer leur opposition à toute tentative de pression sur les autorités de la Transition. Certains manifestants arboraient des drapeaux maliens et russes et lançaient des slogans fustigeant la position de la France vis-à-vis de la Transition au Mali. On pouvait lire sur les bandeaux, entre autres, « Front du refus aux élections imposées. Le sursaut national, c’est ce 29 octobre où à jamais » ; « M5 RFP : le peuple malien et son armée, pour un Mali démocratique et laïc » ; « La refondation du Mali, gage d’élections crédibles et transparentes ». Certaines banderoles indiquaient clairement que les manifestants sont venus d’un peu partout du Mali. Comme : « Kolokani dit oui à l’appel » ; « Le cercle de Djenné Région de Mopti apporte son soutien intégral à la Transition. Ensemble pour une Transition prolongée et pour une paix durable ! ». Sous le son des vuvuzelas, les participants ne cachaient pas leur soutien à la coopération militaire avec la Russie. Ainsi, des manifestants brandissaient les drapeaux du Mali et de la Russie. Sur des pancartes, on pouvait retenir « Poutine, la voie de l’avenir » ; « Coopération Mali Turquie dans le cadre de la paix et la cohésion sociale » ; « C’est nous qui décidons, pas la France » ; « Chères Fama, le peuple est avec vous. Puisque la France a échoué. S’il le faut aller vers l’Algérie, l’Egypte, la Chine, la Turquie, la Russie pour nous sécuriser ! » Ils lançaient en chœur des slogans en faveur de la prolongation de la Transition: « Trois ans ! Cinq ans ». « Pour rien au monde, nous n’allons laisser échapper cette unique opportunité de mettre notre pays sur les rails », a confié Aichata Sangaré, une manifestante de 45 ans. OD/MD (AMAP)
Le thé : un véritable phénomène de société
Par Fadi CISSE Bamako, 29 oct (AMAP) Un samedi soir à Lafiabougou, en Commune IV du District de Bamako. Le ciel est totalement dégagé. Tempéré, le vent souffle par moment. Les douze jeunes (filles et garçons) qui composent le « grin » «Ankata (En avant), en bambara sont, comme, à leur habitude, réunis autour du chef de groupe Adama Sacko dit Lil Kedji. Au loin, une saveur agréable de thé bien cuit inonde les lieux. La théière chauffe. Le premier des trois verres du thé semble prêt. Ce rendez-vous est devenu un rituel pour ces jeunes-là. Chaque jour, ils dépensent environ 1 000 Fcfa pour acheter un paquet de thé de dix sachets de 125g. «On prépare cinq le matin et on garde les cinq autres pour le soir», explique Adama Sacko, en pianotant sur le clavier de son Smartphone. Chacun contribue. Il arrive que l’un d’entre eux achète la dotation du jour pour tout le groupe. «On ne voit pas l’intérêt de former un grin sans faire du thé à côté», confirme-il, précisant qu’ils consomment toutes sortes de marque de thé. Au Mali, voir un regroupement de personnes sans l’inévitable théière relève de l’impossible. Les causeries entre groupes d’âge ou de collègues appelés «grins» se font généralement autour du thé et dans la rue. Les familles se réunissent autour du thé. Il est également très prisé lors des cérémonies sociales : mariages, baptêmes et même les funérailles. Les bureaux des services publics comme privés, ne sont pas épargnés. Sur ces lieux de travail, des amateurs paient ou chargent des jeunes de préparer du thé pour le leur servir dans les bureaux. Sa consommation est ancrée dans les traditions et habitudes alimentaires. PLUS D’UNE CENTAINE DE MARQUES DE THÉ – Toute chose qui expliquerait la prolifération sur le marché malien de plusieurs dizaines de marques de thé. On estime le nombre à près de 126. On en trouve dans toutes les boutiques de quartier. Salam Dicko est boutiquier à Hamdalaye ACI. Plusieurs variétés de thé emballées dans des sachets de couleur jaune, bleue, noire, rouge, etc. sont exposées dans les rayons de son magasin. «Par semaine, je peux écouler plusieurs cartons de thé de marques différentes», se réjouit le marchand. Précisant que les clients les achètent selon leur préférence, il ajoute que toutes les marques de thé marchent bien au Mali. Importés d’Algérie, de Mauritanie, du Maroc et de Chine, ils se vendent comme de petits pains. Sur la période allant de janvier à juillet 2021, le Mali a importé 2.383 tonnes de thé. Ces marchandises ont transité par les ports de Lomé, au Togo, d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, de Dakar, au Sénégal et de Conakry, en Guinée, explique un chef de division à la direction régionale de l’agriculture. Adama Keita ajoute : «Les marques les plus vendues sur le territoire national sont : Achoura, Firdhaous, Alkaoussara… ». « Ces thés sont tous de qualité et bien inspectés avant d’être mis en circulation dans le pays », assure-t-il. Ces précautions écartent certes les risques d’intoxication, mais la consommation de thé crée une réelle dépendance qui pourrait expliquer la montée sans cesse croissante de sa côte de popularité, selon un médecin nutritionniste. « Le thé reste un excitant à travers la caféine, la théine et d’autres substances qu’il contient », explique Dr Mamadou Traoré. « La consommation du thé apparaît aux yeux d’un nombre important de Maliens comme un phénomène social permettant de consolider les liens d’amitié et de retrouvailles », note le sociologue Dr Aly Tounkara. Le fait qu’il y ait un «grin» sans thé est mal perçu dans notre entourage. Cela a été exploité par les commerçants. Ceux-ci ont saisi les «grin» comme une sorte d’aubaine afin de diversifier les variétés de thé pour pouvoir faire davantage de profit. RICHE EN ÉLÉMENTS NUTRITIFS – Au même moment, la consommation de cette boisson sucrée va au-delà des retrouvailles au «grin», « elle questionne à la fois le travail dans les administrations publiques et privées », analyse le professeur d’enseignement supérieur. Pour qui ces lieux sont rythmés, aujourd’hui, par une consommation accrue du thé. «Cette boisson à tendance à sortir d’un cadre phénoménologique pour devenir un fait de société», conclut Dr Tounkara. Quid des avantages ? Le thé contient des éléments nutritifs, reconnaît l’expert en nutrition. Pour pouvoir profiter de ces vitamines, il doit être consommé à distance entre les repas et sous une forme infusée, recommande Dr Traoré. « Ce qui permet, insiste-t-il, de conserver ces éléments nutritifs (vitamines et acides aminés) et de réduire la teneur en théine. «Le the infusé contient des acides organiques, moins de caféine, des vitamines (A, B, C, E, P), des minéraux (potassium, phosphore, magnésium) et des centaines de substances aromatiques. C’est également un excellent antioxydant», explique le spécialiste. S’il est consommé avant le repas, le thé vert contient une autre vertu. «Il optimise l’absorption des différents nutriments comme le magnésium et autres vitamines», révèle Dr Mamadou Traoré. Le nutritionniste conseille aux personnes anémiées de modérer leur consommation de thé, car il inhibe l’absorption et l’assimilation du fer. Aussi, n’est-il pas indiqué de le consommer juste avant d’aller au lit, car la théine qu’il contient, comparable à la caféine, peut rallonger le temps d’endormissement. C’est pourquoi, il est demandé d’arrêter d’en consommer au moins quatre heures avant le coucher. Les femmes enceintes, qui en absorbent, risquent de transmettre les toxines au fœtus. À travers le placenta, la caféine peut entrer dans son circuit sanguin. Les conséquences peuvent être les problèmes de croissance, de naissance prématurée et de fausse couche, prévient-il. FC (AMAP)
Covid-19 au Mali : 28 nouveaux cas enregistrés jeudi
Bamako, 29 octobre (AMAP) Les services sanitaires ont enregistré jeudi 28 nouveaux positifs à la Covid-19, portant le nombre total de la contamination au Mali à 15.947 dont 14.616 guérisons et 562 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que les 28 nouveaux cas ont été enregistrés dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Kidal et dans les communes I, IV, V et VI du district de Bamako avant de déclarer que 747 personnes- contact font l’objet d’un suivi régulier. Les services sanitaires invitent enfin les populations à rester sereines, à se faire vacciner et à respecter les autres mesures de prévention. KM (AMAP)

