La CEDEAO exige des élections en février au Mali, nouvelles sanctions possibles (Président de la Commission)
Bamako, 12 déc (AMAP) Les chefs d’Etat de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), réunis en sommet à Abuja, au Nigeria, dimanche, ont exigé le respect de la tenue d’élections en février au Mali. « Les chefs d’Etat, après de longs échanges, ont décidé de maintenir la date du 27 février 2022 pour l’organisation des élections au Mali. Ils ont décidé de l’entrée en vigueur de sanctions additionnelles en janvier 2022 », a dit devant la presse le président de la Commission de la CEDEAO, Jean-Claude Kassi Brou. L’organisation ouest africaine pourrait donc imposer, également, des sanctions supplémentaires dès le mois janvier “si les autorités maliennes n’honorent pas leur engagement initial de tenir à cette date des élections censées ramener les civils au pouvoir”, a ajouté M. Kassi Brou MD (AMAP)
L’explosion d’une grenade fait un mort et deux blessés graves à Koro (Centre)
Koro, 12 déc (AMAP) Deux enfants d’une même famille ont été grièvement blessés et un troisième est décédé, dimanche, à Koro (Centre), à la suite de l’explosion accidentelle d’une grenade qu’ils ont ramenée de la brousse. Partis très tôt, ce matin, à la recherche de foin, Sidi, Oumar et Oébaï Ouédraogo ont retrouvé dans les champs une grenade qu’ils ont ramené à la maison. A la suite d’une manipulation, l’engin a exposé, blessant gravement les trois adolescents qui ont été évacués par les secours au Centre de santé de référence (CSRef) de Koro . “Un des enfants a succombé à ses blessures”, nous a indiqué une source hospitalière et les deux autres sont dans un état critique. Cet incident porte à trois le nombre d’explosions accidentelles de grenade dans la ville de Koro, malgré les sensibilisation sur les ondes des différentes radios locales sur les dangers liés à la manipulation des objets de guerre. Rédaction
Le Mali et la Guinée au menu du 60è Sommet ordinaire de la CEDEAO à Abuja, au Nigeria
Bamako, 12 déc (AMAP) Le 60è Sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), consacré à la situation politique au Mali et en Guinée, s’ouvre ce dimanche 12 décembre 2021, à Abuja, au Nigeria. Au cours de la rencontre les dirigeants ouest-africains devraient se pencher, également, sur les questions liées au terrorisme et à l’extrémisme violent dans la sous-région, ainsi que sur la mise en place de la monnaie commune. Les chefs d’État de la CEDEAO vont, en priorité, examiner l’évolution de la situation politique, après la suspension du Mali et de la Guinée de toutes les instances de l’organisation, suite à la prise du pouvoir par des militaires et des ruptures constitutionnelles. Les autorités de la Transition, exceptés le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta. et le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop, sont sous le coup de sanctions ciblées, depuis le sommet extraordinaire de la CEDEAO tenu le 07 novembre dernier à Accra, au Ghana. Conformément à une décision prise le 16 septembre 2021, l’organisation communautaire a décidé d’imposer, avec effet immédiate, une interdiction de voyager et un gel des avoirs financiers aux membres du gouvernement et du Conseil national de Transition (CNT). Ces sanctions sont également elargies aux membres de leur famille. Enfin, la CEDEAO avait informé que la situation au Mali et en Guinée sera examinée lors du sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de ce dimanche 12 décembre 2021. En prélude du sommet, le ministre malien des Affaires étrangères et de Coopération internationale a multiplié les rencontres. M. Abdoulaye Diop a, ainsi, rencontré le président de la Commission de la CEDEAO, Jean-Claude Kassi Brou et certains chefs d’État ouest-africains. Le ministre Diop a rencontré, les 08 et 09 décembre à Abuja, le médiateur et Envoyé spécial de la CEDEAO au Mali, Goodluck Jonathan, pour faire le point de l’évolution de la situation politique. Auparavant, il avait été reçu, le 07 décembre, par le président ghanéen, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, président en exercice de l’organisation. Le chef de la diplomatie malienne était porteur d’un message du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Le vendredi 10 décembre, le ministre Diop a été reçu par le président ivoirien, Alassane Ouattara, toujours porteur d’un message du colonel Assimi Goïta. AT/MD (AMAP)
Attaque contre le poste de sécurité de Yangasso, près de Bla (Centre)
Bla, 12 déc (AMAP) Le poste de sécurité de Yangasso, dans le cercle de Bla (Centre) a été attaqué, samedi, aux environs de 23H00, par des individus armés non identifiés qui n’ont pas fait de perte en vies humaines. Les assaillants ont tiré directement sur les éléments du poste mais n’ont fait que des dégâts matériels. Malgré la panique causée par cette attaque, les travaux de la 2ème journée des Assises nationales de la refondation (ANR) ont repris ce dimanche matin vers 9h. MO/MD (AMAP)
Assises nationales de la refondation au Mali : Top départ de la phase communale (suite & fin)
Bamako, 11 déc (AMAP) La commune urbaine de Kayes (Ouest) a enregistré un grand retard dans le démarrage Assises nationales de la refondation du Mali à cause de l’insuffisance des documents (11 pour 100 participants). A 9 heures déjà, les participants ne savaient pas à quel saint se vouer car, la salle de conférence de la mairie censée abriter l’événement était presque vide. A 11 heures, le maire de la commune urbaine de Kayes, Adama Guindo, s’est dirigé vers la salle de conférence de l’Hôtel de Ville. Les organisateurs ont demandé aux invités de rentrer dans la salle. Après une séance d’orientation et d’explication du maire, deux groupes de travail ont été constitués pour faire des propositions et recommandations en lien avec les termes de référence des Assises nationales de la refondation de l’Etat. Dans l’après-midi à 15 heures, à défaut d’assister à une cérémonie officielle d’ouverture, le maire et ses invités ont eu droit à une visite du gouverneur de la région de Kayes, le colonel Moussa Soumaré. Le chef de l’exécutif régional était venu s’assurer du bon déroulement de ces Assises au niveau de la commune urbaine de Kayes. « Il s’agit, pour nous, de faire des réformes nécessaires, selon la volonté de nos populations. Je suis vraiment satisfait car, tout se passe bien jusque-là”, a dit le gouverneur avant de souhaiter que les travaux débouchent sur de très bonnes recommandations, afin d’atteindre l’objectif : la refondation du Mali. Quant à l’édile de Kayes, il s’attend à de fortes recommandations qui permettront à notre pays d’éviter, à l’avenir, tous les problèmes qu’il a connus. Pour lui, la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, les réformes institutionnelles et politiques et l’organe unique de gestion des élections sont des activités à mener à temps avant que le passage de témoin ne s’opère et que cela doit prendre le temps qu’il faut pour que plus jamais, le Mali ne connaisse de rupture brutale de pouvoir. “Mon vœu est que les Maliennes et les Maliens se réconcilient entre eux, que la cohabitation se passe très bien dans le respect des uns et des autres”, a declare Prosper Camara, représentant de la paroisse catholique de Kayes. Dans la Région de Mopti (Centre), les activités de la phase locale des assises nationales de la refondation ont démarré dans une atmosphère sereine totale. Ce dialogue inter-malien afin de faire l’état de la nation et d’engager un véritable processus de refondation du Mali est organisé dans dix communes, avec une participation de cent participants par commune. Il s’agit des communes de Mopti, Socoura, Fatoma, Bassirou, Kounary, Sio, Konna, Ouroubé-Doudé, Korombana et Borondougou. Pour des raisons de sécurité, les communes de Borondougou, Kotombana et Ouroubé-Doudé sont délocalisées à Konna. Les assises des communes de Bassirou et Kounary se tiennent à Fatoma. Le forum regroupe les conseillers communaux, les chefs de village et fractions, les services techniques communaux, les représentants des partis politiques, les confessions religieuses, les représentants des mouvements signataires et non de l’accord pour la paix, la société civile, les organisations de femmes, de jeunes, des chasseurs et les personnes vivants avec handicapes. C’est l’hôtel de ville de Mopti qui a abrité la cérémonie officielle d’ouverture des assises, sous la présidence du sous-préfet central, Issa Pléa. C’était en présence du préfet du cercle, Hassane Maïga et du directeur de cabinet du gouverneur Kantara Diawara. Dans son discours d’ouverture le sous-préfet, Issa Pléa a invité les participants à une analyse approfondie des 13 thématiques conformément aux termes de référence validés en conseil de ministre en vue de proposer un nouveau contrat national de stabilité sociale, politique, sécuritaire, économique et social tiré notre expérience en matière de gouvernance. Il a souligné que les recommandations qui sortiront de ces travaux seront versées dans le document du Cercle pour la région. M. Pléa a conduit le même exercice à la mairie de la commune rurale de Socoura, en présence du préfet. Le préfet Hassane Maïga s’est, ensuite, rendu dans la commune rurale de Sio pour s’enquérir du démarrage effectif de la session. En prélude aux assises, un atelier de renforcement des capacités en matière de conduite des travaux a été organisé par le gouvernorat à l’attention des points focaux et des modérateurs des différentes communes. RÉGION DE BANDIAGARA – A la salle de conférence de la Maison des jeunes de Bandiagara, le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de la Région, Aseydou Alkassoum Maiga, a présidé les travaux de la phase communale des ANR. Toutes les couches socio professionnelles de la Commune urbaine prennent part aux travaux. Ils ont été accueillis par le 2 ème adjoint du maire, Moussa Tembely, et ont été salués par le représentant du gouverneur. Il a aussi exhorté les uns et les autres à participer activement aux travaux compte tenu de l’importance des questions à discuter. Il s’agit de “la survie et la refondation de notre nation”, a-t-il relever. Sur 21 communes de la Région de Bandiagara, les assises se tiennent dans 8, conformément à la carte que le département de l’Administration territoriale a envoyée. SÉGOU – Près d’une centaine de participants issus de plusieurs couches de la population ont pris part au premier jour de la phase communale des ANR, qui se s’est déroulé, samedi, dans la salle de délibération de la Commune urbaine de Ségou (Centre). C’était en présence du préfet du cercle de Ségou, Daouda Diarra, du maire Nouhoum Diarra et du point focal communal, Dramane Kamissoko. Y étaient également présents, les chefs des services communaux, des quartiers et autorités traditionnelles, les représentants des partis politiques, des organisations socioprofessionnelles, de la société civile, etc. Le maire de la commune urbaine de Ségou a rappelé à l’entame de son propos, que les autorités de la Transition et les populations fondent beaucoup d’espoir sur la réussite de ces Assises. « Il s’agit là d’un cadre de concertation, un espace de dialogue entre les Maliens de tout bord. L’occasion, nous est donnée à travers ces Assises, d’exposer, d’analyser et de trouver des solutions à tous
Assises nationales de la refondation au Mali : Top départ de la phase communale (suite)
Bamako, 11 déc (AMAP) Les travaux des Assises nationales pour la refondation (ANR) ont bien démarré, samedi, dans les communes du cercle de San (Centre), selon le constat du Gouverneur de la Région, le colonel Ousmane Sangaré. Le colonel Sangaré a visité certaines communes dont Somo et San où les travaux se déroulaient normalement. Cependant, le chef de l’exécutif régional a quelques appréhensions pour le déroulement des assises dans le Cercle de Tominian, notamment dans les secteurs de Mandiakui et Mafouné où la situation sécuritaire est assez préoccupante. Malgré cette inquiétude, aucun incident majeur n’a été signalé dans ces localités. Les discussions se poursuivront, demain dimanche, avec la synthèse des résultats des travaux de groupes qui seront exposés en plénière. Dans la commune de Tioribougou, cercle de Kolokani (Ouest) les Assises nationales se déroulent avec la participation de 100 personnes. Le gouverneur de la Région de Kita (Ouest), Daouda Maiga, en compagnie des chefs de services techniques régionaux, des membres de son cabinet, a fait une tournée de supervision au des communes. L’objectif selon lui était de s’enquérir du bon démarrage de la phase communale des Assises. Il s’est dit satisfait de ce début démarrage. Selon lui, la méthodologie du déroulement des travaux est maitrisée cernée. De Kita-Ouest à Boudofo, en passant par la Commune urbaine de Kita, la mission conjointe a rappelé aux acteurs les objectifs, la nécessité de poser les défis et de proposer des solutions « en toute liberté, d’exprimer leur volonté pour le Mali de demain ». La salle de conférence du cercle de Tombouctou (Nord) a abrité les travaux des ANR de la commune urbaine. Sous la présidence du sous préfet, les participants répartis en groupe de travail planchent sur les différentes thématiques. Les conclusions des travaux sont prévues dimanche. Sur douze communes, seule la commune de Bankass (Centre) a pu organiser les assises nationales de la refondation. L’opération a été impossible dans les onze autres. AMAP
Assises nationales de la refondation : Top départ pour la phase communale (suite)
Bamako, 11 déc (AMAP) Les travaux des Assises nationales pour la refondation (ANR) ont débuté, samedi, dans plusieurs localités du Mali, dont Niafunké, dans le Nord, où cette première journée se déroule sous haute surveillance militaire. Selon le correspondant de l’AMAP sur place, sur huit communes, seules trois pourront tenir leurs travaux sur place. Les cinq autres sont délocalisées à cause de l’insécurité. Les participants des quatre communes du Gourma Banikane, N’Gorkou, Sarafere et Koumaira, en zone inondée, se sont retrouvés à Niafunke-ville, samedi matin, malgré tous les aléas liés à l’insécurité et à l’ enclavement. Quant aux acteurs de la Commune de Dianke, ils se retrouveront à Léré. Dans ces conditions, il est impossible de tenir correctement les travaux et que les populations arrivent à pleinement participer aux échanges. Déjà, certains contestent le choix des points focaux. Par contre, l’ouverture des travaux de la première journée s’est déroulée normalement à Goundam, toujours dans le Nord. Le démarrage et le bon déroulement des débats de la première journée des Assises nationales de la refondation, à Dioila, la douzième région administrative du Mali, n’ont connu aucun incident. Dans les communes de Kaladougou et Guegneka (Fana), dans la Région de Dioila, une centaine de participants, de plusieurs sensibilités par commune et divisée en deux groupes échangeaient sur les treize thèmes proposés. Les débats, encadrés par les points focaux formés pour l’occasion, se sont tenus à bâton rompu avec courtoisie et respect. “Aucune idée ou proposition n’est à rejeter”, selon le sous préfet central, Virginie Traoré, qui a donné le coup d’envoi des travaux ce samedi. Les 23 communes, qui composent le cercle de Dioila, durant 48 heures, produiront des propositions et recommandations permettant “de jeter les bases du Mali nouveau”, espèrent plusieurs participants. Les autorités administratives n’ont pas ménage leur peine pour la réussite de ces consultations.. Dans la commune rurale de Nara (Ouest) et dans les dix autres communes du cercle, les ANR ont bien démarré aujourd’hui, samedi. AMAP
Assises nationales de la refondation : Top départ dans des localités du Mali
Bamako, 11 déc (AMAP) Les travaux des Assises nationales pour la refondation (ANR) ont démarré, ce samedi 11 décembre 2021, dans plusieurs localités du Mali, ont constaté les correspondants de l’AMAP sur place Pour le bilan de la matinée de cette première phase communale, dans le Cercle de Diéma (Ouest), toutes les corporations ont répondu à l’invitation. Il s’agit, notamment des élus, chefs de services techniques, chefs traditionnels et coutumiers, leaders religieux, associations et groupements de femmes et de jeunes et plusieurs autres membres de la société civile. A l’ouverture des travaux, le 2ème adjoint au préfet, Bakary Dioman Diakité, a salué les acteurs concernés pour leur « sens élevé de patriotisme et leur disponibilité à prendre part » à ces assises. Les ANR ont effectivement commencé à Baroueli (Centre) dans la salle des spectacles de la ville. Le démarrage est aussi effectif à Bla, dans le Centre du pays. Tout comme dans la Commune urbaine de Sikasso (Sud) et à Bankass (Centre). Le préfet de cercle a procédé, dans la Salle de spectacle, au lancement officiel des travaux des Assises nationales de la refondation dans la commune de Koro (Centre). La cérémonie d’ouverture à été marquée par les interventions du chef de village de Koro, du maire de la commune de Koro, du point focal au niveau de la commune de Koro et du préfet. Par contre, les Assises débuteront, officiellement, ce samedi après-midi, à Kayes (Ouest), à la mairie. Le maire a évoqué, avec notre correspondant, “des problèmes d’ordre technique liés à l’insuffisance des documents” dont seulement 11 sur 100 ont pu être copiés. Les participants, au nombre d’une centaine, ont, cependant, été répartis en deux groupes de travail et ont commencé à travailler sur les documents disponibles. Si à Koutiala, (Sud), les assises ont été reportées à demain (dimanche) pour raisons matérielles, elles n’ont pas pu démarrer. aujourd’hui, à Ténenkou (Centre) “C’est aujourd’hui (Ndlr, samedi) que la formation des points focaux sur les assises devrait commencer à Mopti, la capitale régionale”, selon notre correspondant. Les échanges qui démarrent, au niveau local, se poursuivront jusqu’au 30 décembre, avec la phase finale. L’objectif indiqué par les autorités de la Transition est d’établir un dialogue franc entre l’ensemble des couches sociales de notre pays. « Les Assises nationales de la refondation de l’État constitueront un moment privilégié d’examen collectif de conscience et de prospective, un événement précurseur du processus de renaissance de notre pays », a rappelé le chef de l’État dans son adresse à la nation, jeudi dernier. Prévue plutôt, la date des Assises a été différée, notamment dans le souci d’avoir plus d’inclusivité dans l’organisation. Les autorités ont en effet mis en place un panel de hautes personnalités en charge de l’organisation et dont la mission est de fédérer l’ensemble des forces vives de la nation autour des Assises. En plus des efforts du panel de hautes personnalités, le président de la Transition a rencontré, ces dernières semaines, diverses forces sociales et politiques dans la perspective des assises. Une démarche qui a permis d’obtenir l’adhésion de nombre d’organisations à la vision des Assises. Cependant, certaines organisations politiques demeurent sur leur position de ne pas prendre part à ces Assises. AMAP
Manifestation à Bamako pour soutenir la Transition au Mali
Bamako, 11 déc (AMAP) Plusieurs personnes ont participé vendredi, à la Place de l’indépendance, à un meeting pour soutenir les autorités transitoire et demander la prolongation de la Transition au Mali. Les manifestants, qui ont répondu a l’appel du mouvement Yéréwolo debout sur les remparts (YDR), en collaboration avec plusieurs organisations, notamment Vision Bouyé pour le Mali, la Convention pour le Mali, un collectif de commerçant, brandissaient des drapeaux maliens et russes. Ils portaient des pancartes de slogans hostiles à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et à la France. Certains brandissaient des photos du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, et du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. Les organisateurs ont choisi la veille du 60ème sommet de la CEDEAO prévu dimanche 12 décembre 2021, pour dénoncer les décisions de l’organisation sous régionale sur la situation malienne et montrer leur détermination à lutter contre d’éventuelles sanctions de l’organisation ouest africaine contre le Mali. Le coordinateur du mouvement Yèrèwolo dans la Commune II, Mohamed Traoré alias Bill, a expliqué que ce rassemblement vise à dénoncer le diktat de la CEDEAO avant d’annoncer que son mouvement « manifestera, en cas de sanctions contre notre pays ». Plusieurs manifestants sont venus de l’intérieur du pays pour soutenir l’appel du Chérif de Nioro, Mohamed Cheickna Hamalla Bouyé Haïdara, pour la prolongation de la Transition et à l’union des Maliens autour de la Transition. MD/MD (AMAP)
Lancement de l’extension du réseau électrique de San et environs (Centre)
San, 09 déc (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokala Maiga, a lancé, jeudi, à la place de l’Indépendance, les travaux d’extension du réseau électrique de la ville de San et environs, dans le Centre du Mali. Selon le chef du gouvernement, accompagné d’une forte délégation dont le Ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Seydou Lamine Traoré, la réalisation de ce projet “tant attendu par les populations de San, va permettre de desservir plusieurs quartiers de la ville et villages environnants dont Parana, Sibougou et Sienso”. Le projet va créer plus de 150 emplois, satisfaire les demandes de branchement, augmenter le nombre d’abonnés qui passera, désormais, de 5 000 à 20 000 et doter la ville de 1 000 foyers d’éclairage public. D’un coût global de près de 5 milliards de francs Cfa, financé par le gouvernement du Mali et Energie du Mali (EDM-Sa), le projet concerne l’exécution de 182 km de réseau dont 30 km de haute tension et 152 km de réseau intérieur de basse tension. Le Dr Choguel Kokala Maiga a invité l’entreprise Elect Sahel SARL, chargé de l’exécution du projet “de tout mettre en œuvre pour livrer les travaux au terme du délai contractual”. Avant de terminer son discours, il a, au nom du Président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, adressé aux populations de San, ses salutations fraternelles et leur a dit, que le Chef de l’Etat “compte sur leurs bénédictions autant que sur celles de l’ensemble des populations maliennes pour guider ses pas, dans la vérité et dans la sincérité, vers le redressement national”. Pour le maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra, le renforcement et l’extension du réseau de distribution électrique est un projet que les populations de San ont longtemps attendu après tant de souffrances vécues. Selon elle, sa réalisation “va apporter beaucoup de Bonheur” dans sa commune, notamment par la création d’emplois pour les jeunes, la réduction de l’insécurité et l’amélioration de la productivité dans divers secteurs de la vie économique. L’édile de San a évoqué certaines préoccupations majeures de sa commune et sollicité l’aide du gouvernement pour les résoudre. Il s’agit, notamment, du problème d’eau potable et de l’enclavement de certains villages par rapport au chef-lieu de commune. À ces difficultés s’ajoutent des milliers d’hectares de plaines rizicoles non aménagées, de l’assèchement de la mare du Sanké et du faible rendement des riziculteurs qui n’ont malheureusement pu faire la contre saison, cette année, à cause de la mauvaise pluviométrie. Auparavant , Mme Félicité Diarra a adressé ses vifs remerciements au président de la Transition, au Premier ministre et à son équipe, pour l’effort qu’ils déploient “constamment pour la restauration des valeurs cardinales” de notre pays. Elle a, également, loué le combat permanent du gouverneur de la Région de San, le colonel Ousmane Sangaré, pour la paix et le développement, depuis qu’il est arrivé dans la région.. Le premier ministre et sa délégation ont rendu une visite de courtoisie aux notabilités traditionnelles de la ville de San qui ont fait des bénédictions pour la réussite de la Transition et la paix au Mali. NC (AMAP)

