Agence malienne de presse et de publicité : Le challenge de la diversification des produits

Bamako, 10 déc (AMAP) Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, en sa qualité de président du Conseil d’administration, a autorisé la direction générale de l’Agence malienne de presse et de publicité (Amap) à développer ses projets afin de permettre à la structure de continuer à offrir aux Maliens et à nos hôtes un service public de qualité en matière d’information et de communication. Me Harouna Mamadou Toureh présidait hier en effet l’ouverture des travaux de la 41è session ordinaire du conseil d’administration de l’Agence, en présence de son directeur général, Bréhima Touré et de l’ensemble des administrateurs. Le projet de budget 2022 de l’Amap est équilibré en recettes et en dépenses à la somme de 2.434.870.000 de Fcfa. Les prévisions de ressources propres se chiffrent à 1.640.000.000 de Fcfa, contre 794.870.000 de Fcfa de subvention de l’État. Il en ressort que plus des deux tiers de ce budget sont constitués par les ressources propres de l’Amap. Un défi énorme face auquel il faut se réinventer en multipliant les sources de revenus. Pour y arriver, la direction générale a misé sur une stratégie de diversification des produits commerciaux de l’Amap. «Dans un bref délai, la fabrique de sacs en papier sera installée pour, à la fois, diversifier les produits d’imprimerie de l’Amap et offrir au public une alternative écologique aux sacs en plastique dont la nuisance est connue de tous», a annoncé le ministre Toureh. C’est dans ce même esprit de diversification que l’Agence a, selon le patron du département en charge de la Communication, lancé les magazines L’Essor des Régions et L’Essor Genre. «Ces nouvelles publications ainsi que les Suppléments Culture et Sports ont pour objectifs d’offrir aux lecteurs des contenus médiatiques diversifiés et d’attirer davantage de publicité. Toujours dans le cadre de la diversification des produits commerciaux, l’Amap vient d’implanter deux panneaux géants à Bamako pour offrir plus de possibilité aux annonceurs», a salué le président de son conseil d’administration. La mise en cohérence de tous ces produits devrait permettre à l’Amap d’offrir aux «Maliens et à nos hôtes un service public de qualité en matière d’information et de communication». En la matière, a insisté le ministre Toureh, le gouvernement attend de l’Amap une meilleure communication sur les objectifs de la Transition. Notamment sur les Assises nationales de la refondation (ANR) qui, selon lui, sont attendues comme le rendez-vous pour la réussite duquel tous les Maliens doivent se mobiliser comme un seul homme afin de décider du devenir de notre chère Patrie. Aussi, les thèmes comme la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement, la lutte contre l’insécurité, la promotion de la paix et de la réconciliation à travers la mise en œuvre de l’Accord issu du processus d’Alger devront-ils avoir une large place dans les différents organes de l’Amap. En clair, «les contenus proposés par les organes médiatiques comme L’Essor, Kibaru et l’Agence nationale de presse, doivent refléter les aspirations profondes des Maliens à affirmer leur souveraineté et à traduire dans la réalité leur volonté de décider des solutions de sortie de crise», a recommandé Me Harouna Mamadou Toureh. Pour la réalisation de ces projets, l’Amap peut compter sur le soutien de l’État. Au titre de l’exercice budgétaire 2022, en plus de la subvention classique qui prend en charge les intrants d’imprimerie, l’eau et l’électricité, l’État alloue à l’Agence, dans le cadre du Budget spécial d’investissement, la somme de 300 millions de Fcfa destinés à la construction d’un bâtiment R+3 à Bamako et du bureau régional à Sikasso, a rappelé le ministre Toureh. Ces deux chantiers ont déjà démarré et les travaux se poursuivent, a-t-il noté. CMT (AMAP)  

Colonel Assimi Goïta : «Les Assises nationales sont porteuses du flambeau d’un lendemain meilleur pour notre pays »

À l’occasion du lancement des travaux des Assises nationales de la Refondation (ANR), le président de la Transition s’est adressé hier à la Nation pour souligner l’importance capitale de la grande rencontre. Pour le chef de l’Etat, c’est une aubaine pour instaurer entre toutes les filles et tous les fils du pays un dialogue franc, direct et fécond. Il s’agira pour le peuple, a-t-il ajouté, de s’exprimer en toute liberté, sans tabou et sans exclusive, suivant les règles sacrosaintes du dialogue et qui sous-tendent l’écoute mutuelle. Le texte intégral   Chers Compatriotes, Commençant par rendre grâce à Dieu dans sa Miséricorde, je voudrais avoir une pensée pieuse pour toutes les victimes civiles et militaires, notamment celles qui viennent de faire, il y a moins d’une semaine, les frais d’une barbarie innommable à Songho, dans la Région de Bandiagara. Une fois de plus, les épreuves du moment s’accentuent tout en resserrant l’étau de l’insécurité autour de nos paisibles populations. Cependant, à y voir de plus près, ces actes criminels, contraires à toute logique de respect des droits humains, ne sont en réalité, que des signes de désespoir et de décadence des forces du mal face à la volonté affirmée des Maliens et de leurs autorités, pour jeter les bases d’une nation équitable, soucieuse du respect de la place qui revient à tous et à chacun. En plus de la compassion du Gouvernement adressée aux populations éplorées de Songho, de fortes pressions restent maintenues sur les groupes criminels dont la cruauté est fonction des restrictions de mouvements que leur imposent les différentes opérations de sécurisation des populations et de leurs biens, engagées par les Forces de défense et de sécurité sur le terrain. Cet engagement, nous le devons au peuple malien sans la mobilisation et les contributions duquel, le rééquipement et la montée en puissance de l’Armée seraient illusoires.   Chers compatriotes,   Il y a de cela quelques mois, le Conseil national de Transition validait le Programme d’action gouvernemental dans lequel est consignée la tenue des Assises nationales de la Refondation. L’heure est enfin arrivée d’y faire face avec détermination et sur fond d’amour ardent de la Patrie. À cet égard, les Assises nationales de la Refondation de l’État du Mali constitueront un moment privilégié d’examen collectif de conscience et de prospective, un événement précurseur du processus de renaissance de notre Pays. C’est l’occasion rêvée de suspendre les clivages politiques, sociaux et idéologiques, pour créer une dynamique novatrice de mobilisation sociale autour des idéaux historiques de la nation malienne. C’est également l’opportunité de focaliser toutes nos énergies et nos intelligences sur le devenir de notre chère Patrie qui en a vraiment besoin. Les Assises nationales de la Refondation, qui s’engagent ce samedi 11 décembre et se terminent le jeudi 30 décembre 2021, sont une aubaine pour instaurer entre toutes les filles et tous les fils de ce pays un dialogue franc, direct et fécond, afin d’atténuer les querelles infécondes qui tendent à miner le processus de Transition en cours et nuire à l’espoir de renaissance du peuple malien, pourtant épris de paix et de justice, mais particulièrement attaché à ses valeurs. C’est dans cette logique que les autorités de la Transition ont initié, en prélude aux Assises nationales de la Refondation, des consultations avec les acteurs sociaux et politiques en mesure de décrisper le climat sociopolitique. La même dynamique a été fort heureusement soutenue par le Panel des hautes personnalités en charge de 1’organisation des Assises nationales de la Refondation. Cette démarche inclusive aura indiscutablement eu le mérite de fédérer plus d’énergies positives autour du processus historique que constituent ces Assises, porteuses du flambeau d’un lendemain meilleur pour notre pays. Les Assises nationales de la Refondation de l’État sont, par vocation, ouvertes au Peuple malien, donc au Mali profond, le Mali des paysans, des bergers, des artisans, des ouvriers, des ménagères, des personnes âgées, dépositaires de notre sagesse, des communicateurs traditionnels, gardiens de notre patrimoine culturel, des personnes déplacées ou réfugiées. Bref, le Mali de ceux qui souffrent le martyre en silence, le Mali des sans voix. Il s’agira pour le peuple, de s’exprimer en toute liberté, sans tabou et sans exclusive, suivant les règles sacrosaintes du dialogue et qui sous-tendent l’écoute mutuelle. Il y va de la légitimité des recommandations qui sortiront de ce débat national mais aussi de la nécessaire adhésion du peuple tout entier pour assumer, accompagner, entreprendre par la suite pour l’avènement du nouveau visage de l’État malien. La réussite de cet évènement hautement important pour le devenir du Mali, se mesurera à l’aune des propositions fortes et pertinentes qui en sortiront et qui aideront à la conduite stratégique de la gouvernance globale de notre pays, en harmonie avec le voisinage immédiat et l’environnement international.   Chers compatriotes,   Le concept de «Mali-Kura» a été adopté par l’ensemble du Peuple malien, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Toutefois, ledit concept a ses exigences. Ainsi, vouloir changer le Mali, c’est changer de prime abord le Malien lui-même. D’où la nécessité d’une transformation fondamentale des mentalités et des comportements. Toute chose qui passe obligatoirement par le renforcement de l’éducation familiale, formelle et non formelle, ainsi que par l’instruction civique. Ce faisant, nous ne devons nullement oublier que le Mali, en dépit des épreuves du moment, demeure une grande nation qui a été admirée à travers le monde et qui a inspiré une partie de l’Afrique, voire de l’humanité. Il est donc un devoir pour nous tous d’assumer ce bel héritage légué par nos ancêtres. Les Assises nationales de la Refondation nous offrent une occasion exceptionnelle pour nous interroger sur le type de citoyens que nous voulons être, les valeurs sociétales endogènes que nous voulons accroître et promouvoir, le type de Mali-kura que nous voulons bâtir, le type de leaders dont nous avons besoin pour construire et conduire le Mali nouveau. Pour ce faire, il faut convoquer notre histoire, nos valeurs pour dessiner les contours d’une nouvelle gouvernance, une gouvernance empreinte de vertus, sous l’impulsion d’une nouvelle classe

Trois membres du gouvernement malien à Bandiagara après l’attaque de Songho (Centre)

Bandiagara, 09 déc (AMAP) Une forte délégation gouvernementale conduite par le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Sadio Camara, a séjourné à Bandiagara (Centre), mercredi, après l’attaque terroriste de vendredi, entre Songho et Bandiagara, qui a fait 32 morts parmi la population civile. La délégation composée des Ministres en charge de la Réconciliation, le colonel Ismaël Wagué, et des Actions humanitaires, Oumarou Diarra, a été accueillie par le gouverneur de la Région de Bandiagara, Meissa Fané, et ses proches collaborateurs. Elle s’est rendue au vestibule de Amirou Kambary où elle a présenté, au nom des autorités nationales, les condoléances suite à l’attaque de Songho. Les autorités coutumières ont lancé un cri de cœur aux dirigeants, devant l’insécurité grandissante dans la Région de Bandiagara. Après cette étape, la délégation s’est rendue dans le village de Songho à 10 km de la ville. En chemin, les membres du gouvernement se sont arrêtés sur le lieu de l’attaque où ils se sont recueillis sur la fosse commune où sont enterrés les morts. A Songho, la délégation a échangé avec la communauté. Des prières et bénédictions ont été faites en la mémoire des disparus. Dans leur intervention le chef de village, le maire de la commune rurale de Doucombo, Bogoum Kassogué, ont invité les autorités à tout mettre en œuvre pour sécuriser les populations et leurs biens. Le ministre Camara a présenté les condoléances du peuple malien avant de donner l’assurance que toutes les dispositions seront prises pour la sécurité des personnes et de leurs biens. Avant de quitter Songho, les membres du gouvernement ont remis à la communauté une enveloppe de 10 000 000 Fcfa et 10 tonnes de céréales. A Bandiagara, la rencontre avec les forces vives s’est tenue dans la salle de conférence de la Maison des jeunes. Après les mots de bienvenue du 2ème adjoint au maire Moussa Tembely, plusieurs représentants de la société civile sont intervenu. Il s’agit de Douro Sylvestre Tembely, en tant que personne ressource, le président du Conseil local des jeunes Amadou Lougué, le président de Dan Nan Ambassagou (Mouvement d’auto-défense) Boureima Sagara, Mme Arby Oumou Telly, de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO) et Kalifa Dolo du syndicat des transporteurs. Chacun des intervenants a évoqué la situation sécuritaire très dégradée dans la région. Ce sur quoi le ministre Sadio Camara a rassuré la population en promettant que toutes les dispositions seront prises pour atténuer la souffrance des populations. Il a, aussi, invité les forces vivres à lever les mesures relatives à la désobéissance civile. Celles-ci, dans un communiqué, publié jeudi, ont décidé de suspendre leur mot d’ordre de désobéissance civile, « à compter du jeudi 09 décembre 2021 jusqu’à une semaine, pour voir l’évolution de la situation en cours » AMAP

Fleuve Niger : La grande décharge

Par N’Famoro KÉITA Bamako, 09 déc (AMAP) En parcourant les berges du Djoliba (le tronçon bamakois) de ce cours d’eau majestueux qu’est le Niger, on assiste à un spectacle de désolation. En plus de l’occupation anarchique et illicite de ses berges par les habitations, ce sont des tas d’immondices que l’on voit ça et là, issus des ménages voisins, des cadavres d’animaux, mais aussi des tanneries artisanales qui y sont installées ! Cette activité, très polluante à cause des matières chimiques utilisées dans le tannage de la peau de bêtes, produit des déchets, aussi bien solides que liquides très toxiques, qui sont déversés directement dans le fleuve. Pour se rendre à l’évidence, notre équipe de reportage s’est rendue sur le terrain. Nous sommes à Djicoroni Para, l’un des quartiers populaires de la Commune IV du District de Bamako, qui longe le fleuve Djoliba, du marigot Woyowayanko, jusqu’à la Cité administrative. C’est aussi dans ce quartier, sur la berge du fleuve, que se trouve le dispositif de traitement d’eau de la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP). Toute l’eau, traitée à ce niveau puis distribuée dans le réseau d’adduction d’eau de la ville de Bamako, est puisée dans le fleuve. Ces mêmes berges sont squattées par l’activité de maraîchage qui côtoie les déchets et autres ordures. C’est le cas de Farima Camara. Cette maraîchère et ses collègues cultivent patate, menthe, gombos, aubergine le long des berges du fleuve Niger. Bourama Coulibaly, un autre maraîcher, témoigne que les gens viennent déverser les déchets dans le fleuve pendant la nuit. «Ma porte fait face au fleuve. Je paie un éboueur à 2.000 Fcfa par mois pour évacuer nos déchets», explique le sexagénaire, pour signifier que le fleuve n’est pas un déversoir. Meurtris et impuissants, les pêcheurs sont témoins oculaires des menaces qui guettent le fleuve Niger et leurs activités. «Quand nous tendons nos filets, ces ordures les envahissent et les endommagent souvent», explique le pêcheur Sanoussi Touminta. Le quinquagénaire rapporte que l’eau est aujourd’hui imbuvable à cause de la souillure. « Même les poissons se font rares », déplore-t-il. Fousseyni Keïta, enseignant à Djicoroni Para, habite à moins de cinquante mètres du fleuve. «Les jeunes des quartiers riverains doivent mener des actions de veille pour empêcher les gens de venir déverser des ordures dans le fleuve. La mairie et l’État doivent nous aider financièrement et matériellement à mettre fin à ce fléau», plaide l’instituteur. Il demande aux autorités de prendre des mesures visant à désinfecter l’eau des collecteurs avant qu’elles ne se déversent dans le fleuve. Chargé des questions eaux et assainissements à la mairie de la Commune IV du District de Bamako, Bakary Diallo confirme que les déchets qui envahissent le fleuve sont des dépôts anarchiques des riverains. «Nous menons, souvent, des campagnes de sensibilisation. Des partenaires financiers ont aidé la mairie à les évacuer quelques fois. Des plaques avaient été installées en certains endroits pour signaler que c’est interdit de déposer des ordures au bord du fleuve», affirme l’élu local. « Donc, explique M. Diallo, ce sont simplement des actes d’incivisme à condamner ». Au regard de toutes ces réalités, la pollution du fleuve devient une grave menace pour la santé publique et la faune aquatique. Plusieurs mesures législatives et règlementaires existent au plan institutionnel, pour lutter contre cette situation. Pour assurer la mise en œuvre de la Politique nationale de la protection du fleuve Niger et suivre l’application des textes sur la pollution du fleuve, l’État malien a créé en 2002, l’Agence du bassin du fleuve Niger (ABFN). Selon l’ordonnance n°02-049-P-RM 29 mars 2002 portant sur sa création, elle a pour missions la sauvegarde du fleuve Niger, de ses affluents et de leurs bassins versants, sur le territoire de la République du Mali et la gestion intégrée de ses ressources. À ce titre, l’Agence est chargée de promouvoir et de veiller à la préservation du fleuve en tant qu’entité vitale pour le pays. Elle a en charge la protection des écosystèmes terrestres et aquatiques, les berges et les versants, contre l’érosion et l’ensablement. Ses autres missions portent sur le renforcement des capacités de gestion des ressources du fleuve, de ses affluents et de leurs bassins versants, la promotion et l’amélioration de la gestion des ressources en eau pour les différents usages, la prévention des risques naturels (inondation, érosion, sècheresse), la lutte contre les pollutions et nuisances et le maintien de la navigation sur le fleuve. Au plan institutionnel, l’Agence doit entretenir des relations de coopération avec les organismes techniques similaires des pays riverains concernés. Elle est, également, tenue de concevoir et gérer un mécanisme financier de perception de redevances auprès des organismes préleveur et pollueur d’eau et d’utilisation de ces redevances. Malgré l’existence de ce dispositif institutionnel, le fleuve Niger se meurt aujourd’hui. Il est et continue d’être victime de toutes sortes d’agressions (occupation illicite et anarchique des berges, érosion et ensablement du lit, pollution, etc.) La faune aquatique, constituée à 80% de poissons, perd peu à peu son habitat. La qualité de l’eau est devenue inqualifiable. À ce rythme, si rien n’est fait, le réveil des populations maliennes sera, un jour, brutal. Car, avec les effets néfastes du changement climatique qui impactent négativement son existence, on ne verra qu’une longue vallée poussiéreuse, qui aura été la mère nourricière de tout une nation. Aujourd’hui à sec, le lac Faguibine en est une parfaite illustration. NK (AMAP)

Mali : Sept Casques bleus tués et trois autres grièvement blessés (MINUSMA)

Bamako, 08 déc (AMAP) Sept Casques bleus ont été tués et trois autres grièvement blessés, mercredi, par un engin explosif dans le Centre du Mali, a annoncé la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). « Ce 8 décembre, un convoi logistique de la Force (Minusma) allant de Douentza à Sévaré (Centre) a heurté un engin explosif. Un premier bilan fait état de sept Casques bleus décédés et trois grièvement blessés », a indiqué la Mission onusienne sur Twitter. « Ce matin (Ndlr, 8 décembre), un convoi logistique de la MINUSMA a heurté un engin explosif improvisé entre Douentza et Sévaré sur la Route nationale 16, dans la région de Bandiagara. Sept Casques bleus ont été tués et trois autres grièvement blessés », confirme un communiqué. Les victimes seraient de nationalité togolaise, selon certaines sources. Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et Chef de la MINUSMA, M. El-Ghassim Wane, a condamné « vigoureusement cette attaque lâche » et souligné qu’elle pourrait constituer « un crime de guerre conformément au droit international », indique le communiqué. Il a présenté ses condoléances les plus attristées au Gouvernement des défunts Casques bleus, ainsi qu’à leurs familles et à leurs frères d’armes, et souhaité prompt rétablissement aux blessés. « Cette tragédie vient alourdir le décompte macabre des attaques contre les soldats de la paix au Mali » a déclaré M. Wane. Evoquant la mémoire des sept soldats tombés sur le champ d’honneur, il rappelle que « la MINUSMA est l’opération de paix où les Casques bleus ont payé le plus lourd tribut, avec plus de 200 soldats tués dans l’accomplissement de leur mission ». Depuis le début de l’année 2021, des dizaines d’attaques contre le personnel de la MINUSMA impliquant des engins explosifs improvisés ont été recensées, tuant plusieurs Casques bleus. M. El-Ghassim Wane a souligné que « cette nouvelle attaque, tout comme les autres qui l’ont précédé, rappellent à nouveau l’impérieuse nécessité d’efforts encore plus soutenus pour stabiliser le Centre du Mali ». Cette attaque survient au lendemain de l’annonce par la Mission des Nations unies du décès, lundi à Dakar, au Senégal, d’un Casque bleu qui avait été touché dans l’explosion d’un engin explosif improvisé au passage de son véhicule, le 22 novembre, près de Tessalit, dans le Nord du Mali. La nationalité de ce Casque bleu n’a pas été précisée. Il avait été évacué à Dakar pour des soins, avec deux autres soldats de la MINUSMA blessés au cours du même incident. MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 08 décembre 2021

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 08 décembre 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de loi instituant le Vérificateur Général Le Vérificateur Général a été institué, sous forme d’autorité administrative indépendante par la Loi n°2012-009 du 08 février 2012 pour renforcer la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière. La mise en œuvre de ce dispositif a fortement contribué à promouvoir la bonne gouvernance. Cependant, à l’application, la loi instituant le Vérificateur Général a révélé des insuffisances liées, entre autres : – à l’absence d’évaluation des impacts de performance et de qualité des services et organismes publics, des programmes et projets de développement ; – à la réalisation des missions d’évaluation des politiques publiques à la demande du Président de la République, du Gouvernement ou du Parlement ; – au suivi de la mise en œuvre des recommandations des vérifications effectuées ; – à l’impossibilité pour le Vérificateur Général de s’informer des suites de dénonciation pour un meilleur suivi et une synergie avec les autorités judiciaires. Le projet de loi vise à corriger ces insuffisances. Son adoption permettra de mettre en place un dispositif institutionnel plus efficace pour promouvoir la bonne gestion des ressources publiques. un projet de loi autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures par Ordonnances. Le présent projet de loi est initié en application des articles 74 de la Constitution et 13 de la Charte de la Transition. Il vise à autoriser le Gouvernement à prendre par Ordonnances des mesures, qui sont normalement du domaine de la loi, durant la période comprise entre la clôture de la session ordinaire du Conseil national de Transition ouverte le 04 octobre 2021 et l’ouverture de la session ordinaire du mois d’avril 2022. Le projet de loi adopté habilite le Gouvernement à adopter des mesures nécessaires pour la réalisation de son programme dans les domaines ci-après : – la création, l’organisation et le contrôle des services et organismes publics ; – l’organisation de la production ; – les statuts du personnel ; – les traités et accords internationaux. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif au contrôle et à la surveillance des travaux de réhabilitation du tronçon Sandaré-Kayes du corridor Bamako-Dakar par le Nord. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement de Bureaux d’études SOCETEC/BETICO/GIC-SENEGAL, pour un montant toutes taxes comprises de un milliard 192 millions 167 mille 735 francs CFA et un délai d’exécution de 38 mois. L’adoption du projet de décret permettra d’assurer le suivi et le contrôle de l’exécution des travaux de réhabilitation qui contribueront à la modernisation du réseau routier et au désenclavement intérieur et extérieur du pays. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION – Gouverneur de la Région de Bandiagara : Monsieur Sidi Mohamed EL BECHIR, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Gouverneur de la Région de Dioïla : Monsieur Abdallah FASKOYE, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Gouverneur de la Région de Sikasso : Monsieur Daniel DEMBELE, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Gouverneur du District de Bamako : Monsieur Abdoulaye COULIBALY, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Ambassadeur du Mali à Abu Dhabi : Monsieur Mamary CAMARA. – Ambassadeur du Mali au Caire : Monsieur Boubacar DIALLO. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a réitéré son appel au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 08 décembre 2021 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national

Assassinat de deux jeunes à Tombouctou, (Nord du Mali), par des hommes non identifiés

Tombouctou, 08 déc (AMAP) Deux jeunes de la ville de Tombouctou ( ord) ont été froidement abattus, mardi, aux environs de 18 heures, par deux hommes armés non identifiés à bord d’un véhicule tout-terrain de couleur blanche et non immatriculé. Les victimes, Handane Goby Maiga 26 ans, coiffeur de son état et son apprenti, Bouri Bocar Maiga, sont décédés sur place dans leur salon de coiffure à Yobou Tawo (quartier Sankoré). Leurs corps ont éte transférés à la morgue de l’hôpital. Le gouverneur de la Région a présenté aux familles endeuillées les condoléances et la compassion des autorités de la Transition. Il a invité “les populations à la sérénité et à la retenue afin d’éviter tout recours à la violence”. Il a salué et encouragé les efforts de toutes les bonnes volontés qui concourent à l’apaisement, suite à cet évènement regrettable. Il a assure qu’une enquête est ouverte pour arrêter les auteurs et les traduire en justice. Les forces de défense et de sécurité sont déployées devant les commerces qui ne sont pas ouverts et en certains endroits stratégiques de la ville. La cité donne une impression de ville morte. Même les bouchers ont déserté le marché. Cet incident intervient moins de deux semaines après un braquage qui a coûté, dans la nuit 21 au 22 novembre 2021, la vie à deux personnes, fait des blessés et des dégâts matériels. Certains observateurs s’interrogent sur le lien entre les deux attaques meurtrières dans une ville, pour l’instant, paralysée. MS (AMAP)

Commerce : La vente en ligne prend son envol

Par Anne-Marie KÉITA Bamako, 08 déc (AMAP) Au Mali, le e-commerce ou commerce électronique a déjà pris son envol. Sani-féré.com, malisougouba.com, soukouni.com, bisougou.com, Yobootao, etc. sont, entre autres, des sites Internet ou pages réseaux sociaux de vente ou de promotion de produits divers qui inondent la toile. Cet immense espace virtuel universel est, ainsi, mis à profit par des sociétés et particuliers qui ont choisi d’y ouvrir des boutiques pour améliorer leur visibilité et booster leurs affaires. En un clic, le client peut choisir la marchandise qu’il désire acquérir et se la fait livrer à l’adresse voulue. Ce mode d’achats de biens et services prend de plus en plus de l’ampleur et crée beaucoup d’emplois. Une nouvelle façon de faire, visiblement plus rentable, qui bouleverse et les modes de consommation et les rapports entre clients et vendeurs. Ces échanges de produits ou de service se font via des plateformes électroniques. Ils consistent en la mise à disposition du consommateur d’un catalogue électronique, d’un mode de paiement en ligne… des produits d’une société ou d’un particulier installé quelque part à travers le monde. La disponibilité et la maîtrise des Technologies de l’information et de la communication (TIC) : ordinateurs, tablettes et Smartphones, sont essentielles en la matière. Ces appareils doivent être connectés en permanence à Internet. Le e-commerce doit son explosion au boom démographique et au développement des télécommunications. Progrès technologique ayant permis à la majorité des Maliens de rester connectés à Internet à moindre coût et à tout moment. Les achats virtuels sont devenus un réflexe à la faveur de la crise de Covid-19. Pandémie qui a confiné les consommateurs, les empêchant de se rendre physiquement aux marchés pour faire leurs emplettes. Les commerçants en ont profité pour booster leurs business. « Le commerce en ligne a facilité les échanges tout en offrant de nouvelles fenêtres d’opportunités aux commerçants », estime Abdoulaye Doucouré. «Il suffit, aujourd’hui, de prendre les photos de tes produits et les mettre sur les réseaux sociaux», ajoute ce vendeur de basin au Grand marché. Évoluant dans le commerce général, depuis 10 ans, il a basculé dans le e-commerce depuis quelques mois. Objectif : permettre aux clients de gagner du temps, en leur épargnant les calvaires que causent les déplacements. Son collègue Youssouf Diarra est vendeur de bijoux et autres accessoires pour femmes. «Depuis que j’ai créé ma page de vente sur Facebook, j’ai enregistré tous les numéros de mes clients à qui j’envoie régulièrement mes nouveaux produits. Ce qui leur permet de faire le choix sans se déplacer», explique-t-il avant d’ajouter qu’il reçoit, aujourd’hui, plus de commandes via WhatsApp que de clients physiques. « C’est pourquoi, explique le négociant, il se concentre plus sur le e-commerce que sa boutique physique ». SOLUTIONS DE PAIEMENT – Certains, comme Mohamed Salim Diarra, peinent à gérer leurs clients physiques. Certains d’entre eux menacent d’aller dans les boutiques voisines où ils seront mieux traités. Pendant ce temps, les commandes affluent sur sa page Facebook. «Avec le e-commerce, nous avons la possibilité de vendre ou d’acheter un produit avec livraison gratuite ou payante, étant assis à la maison, à la boutique ou au bureau», déclare-t-il Mme Diarra Catherine Diarra est fonctionnaire dans une entreprise à Sébénikoro, en Commune IV du District de Bamako. Pour ses achats alimentaires, elle ne se donne plus la peine de se déplacer depuis deux ans. «Depuis mon bureau, j’appelle le numéro d’un site et je reçois ma commande dans un délai raisonnable, sans me déplacer et à moindre coût», apprécie Mme Diarra. Le e-commerce est devenu un pourvoyeur d’emplois vers lequel des jeunes diplômés se tournent. Après des années de chômage, Mariama Kouyaté décide de créer une page de vente qu’elle administre. Sa plateforme propose des accessoires pour femmes : sacs à main, perruque, chaussures, pommade, parfum, etc. Pour inciter les clientes à faire un premier achat, elle fait des remises sur certains produits. Mariama Kouyaté reçoit plus de 20 commandes par jour. Les prix et les conditions de livraison sont discutés via WhatsApp. La e-vendeuse emploie, aujourd’hui, d’autres personnes pour la vente et la livraison. «Le succès de mon commerce, je le dois au développement des télécommunications. Aujourd’hui, beaucoup de Maliens sont sur les réseaux sociaux. Le meilleur moyen de développer son commerce sans faire un gros investissement est le e-commerce», soutient-elle. Diplômé en communication, Amadou Maïga évolue dans le commerce électronique depuis 2019. Son site de vente : Yobootao est enregistré à l’Agence pour la promotion des investissements (API) comme une entreprise. Il propose des tissus, des basins, des chaussures, des maillots, des prêts-à-porter pour hommes, femmes et jeunes. «Depuis ta chambre, tu peux toucher des milliers de personnes en un clic. On peut devenir populaire du jour au lendemain, augmenter ses ventes et booster son commerce quel que soit le secteur d’activité», explique-t-il. Ces prouesses ont été rendues possibles grâce à l’évolution des solutions de paiement numérique comme Orange-Money, MoovMoney, Sama, Western-Union, Express. Ces solutions de paiement permettent à de nombreux consommateurs éloignés des circuits de consommation d’y être insérés. Elles permettent de faire des transactions sur les sites de commerce en ligne. Conducteur de mototaxi, Salif Doumbia est également livreur de produits commerciaux. Ses frais de livraison varient entre 1 000 Fcfa et 2 000 Fcfa selon la distance à parcourir. «Le seul risque, selon lui, est que souvent les destinataires des produits refusent de payer dès qu’ils reçoivent leurs marchandises». Mohamed Haïdara est également livreur pour une boutique de vente de draps en ligne, depuis deux ans. Sortant de la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP), le quadragénaire affirme avoir galéré plusieurs années avant de trouver un emploi. Cette activité lui a permis de sortir du chômage, car il peut livrer plus de dix colis par jour. Ce qui lui permet de gagner 10.000 Fcfa par jour. L’essentiel, selon lui, ce sont ses frais de livraison qui varient entre 1 000 Fcfa et 2 000 Fcfa, en fonction de la distance. L’entrepreneur Maïga déplore, cependant, les lenteurs quant à la réglementation du secteur au

Les Etats-Unis remettent au Mali plus de 900 objets archéologiques saisis par les douanes US

Bamako, 07 dec (AMAP) Plus de 900 objets archéologiques et ethnographiques maliens saisis par les autorités douanières américaines et retournés au Mali ont été symboliquement accueillis, mardi, par le Premier Ministre malien, Choguel Kokalla Maiga, qui s’est joint à l’ambassadeur américain, Dennis B. Hankins. « La plupart de ces objets avaient été pillés illégalement sur des sites archéologiques au Mali et exportés illégalement vers les États-Unis entre 2008 et 2011 », explique un communiqué de l’ambassade des Etats-Unis au Mali qui loue la coopération américano-malienne en matière de protection du patrimoine culturel du Mali. « Parmi les objets figurent de grandes urnes funéraires, un vaisseau funéraire Dogon, une coupe cérémonielle unique, des haches en pierre, des poteries et des bracelets », précise la représentation diplomatique américaine au Mali. Les douanes américaines ont utilisé les informations fournies par les autorités maliennes qui ont permis de retrouver des biens culturels ayant déjà fait l’objet d’un trafic vers les États-Unis. Les agents des douanes américaines ont, aussi pu déceler des objets suspects et les ont saisis avant qu’ils ne  rentrent aux Etats-Unis. Les États-Unis ont financé le retour des objets au Mali. « Afin de sensibiliser le public à la menace que représente le trafic illicite pour le patrimoine culturel du Mali, les États-Unis ont également fourni des fonds aux autorités Maliennes pour organiser une exposition au Musée national du Mali des objets retournés après que des spécialistes aient eu le temps de les étudier correctement», annonce l’ambassade US. Les États-Unis ont conclu des accords bilatéraux avec 23 pays pour protéger leur patrimoine culturel en réduisant l’incitation au pillage et en mettant fin au trafic illicite. Le Mali est le seul pays d’Afrique sub-saharienne bénéficiaire de cette coopération culturelle. « Les spécialistes maliens ont fait preuve d’un grand leadership pour devenir l’un des premiers pays au monde à signer un accord sur les biens culturels avec les États-Unis. La coopération entre les deux pays est considérée comme un modèle à suivre pour les autres », selon le communiqué. Depuis 1993, les États-Unis restreignent l’importation d’objets archéologiques et ethnologiques provenant des falaises de Bandiagara et de la vallée du fleuve Niger. Et depuis près de 30 ans, les États-Unis travaillent avec les Maliens pour sauvegarder ce patrimoine. En 2017, le Mali et les États-Unis ont ajouté à l’accord la protection des manuscrits du 12e au 20e siècle. MD (AMAP)    

Le ministre de la Justice ordonne une enquête administrative sur l’acquittement de Bakary Togola (Officiel)

Bamako, 07 déc (AMAP) Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, a ordonné une enquête administrative consécutive à la décision d’acquittement prononcée dans l’affaire « ministère public contre Bakary Togola et autres », a appris l’AMAP de source officielle Dans un communiqué publié, mardi, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, rappelle que la Cour d’assises, en session spéciale sur les affaires économiques et financières, a rendu le lundi 29 novembre 2021, un arrêt d’acquittement dans le dossier « ministère public contre Bakary Togola et autres », accusés d’atteinte aux biens publics et complicité, faux et usage de faux. « Des informations concernant le comportement de certains membres de la Cour et les connivences qui auraient entouré la gestion de cette procédure », selon la même source, il résulterait « un faisceau d’indices graves incitant une enquête afin de faire toute la lumière sur cette affaire, notamment des manquements susceptibles de recevoir une qualification pénale ». « Dans ces conditions, je vous instruis de faire procéder aux investigations nécessaires et me tenir informé des résultats desdites investigations », écrit le ministre Kassogué. Bakary Togola, ancien président de l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture du Mali (APCAM) et 12 autres co-accusés, jugés pour le détournement de plus 9 milliards et demi de Fcfa, ont été reconnus « non coupables », le lundi 29 Novembre 2021, par la Cour d’assises de Bamako. L’affaire remonte à septembre 2019. Bakary Togola, alors président de l’APCAM et de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton (CSCPC), à la fois, avait été placé sous mandat de dépôt à la Maison centrale d’arrêt de Bamako. Deux ans après, M. Togola est déclaré « non coupable » et se verra aussitôt rembourser 4 000 000 000 de Fcfa, correspondant à la caution qu’il avait versée pour obtenir une « liberté provisoire ». SS (AMAP)