Attaque contre le camp de Guiré, près de Nara, dans l’Ouest du Mali (Témoins)
Nara, 16 déc (AMAP) Le camp de Guiré, dans la Région de Nara (Ouest), a fait l’objet, ce jeudi matin, vers 9h, d’une attaque dont les auteurs ne sont pas identifiés et le bilan, pour le moment, incertain. D’après des témoins, les assaillants ont profité de la foire hebdomadaire pour lancer des obus sur le camp. Les Forces armées maliennes (FAMa) “ont énergiquement repoussé l’attaque et la situation est sous contrôle”, indiquent les mêmes sources La zone, proche de la frontière mauritanienne, est hors de la couverture du réseau téléphonique. BC/MD (AMAP)
Assises nationales de la refondation : Bamako fait sa voix, les cercles aussi
Par Aboubacar TRAORÉ Bembablin DOUMBIA Oumar DIAKITÉ Bamako, 16 déc (AMAP) Les habitants de la capitale malienne, Bamako, montrent un vif intérêt pour les échanges sur les préoccupations nationales. Ils ont fait le déplacement au niveau des différentes communes de la ville pour exprimer leurs avis sur le devenir du Mali, lors des Assises nationales de la refondation (ANR) de deux jours qui ont démarré, mercredi, dans les différentes communes Bamako. En Communes I et II, les représentants des chefs de quartier, des partis politiques, des confessions religieuses, des associations et organisations de la société civile ont répondu massivement présents aux ANR. On notait, également, la présence remarquable des délégués des organisations de femmes, de jeunes, des ordres professionnels, des organisations socioprofessionnelles, des communicateurs traditionnels, des personnes vivant avec un handicap, de la presse. En Commune I, la rencontre se tient au Musée des femmes (Muso Kunda) sis à Korofina Nord. Le président de la commission d’organisation, Oumarou Togo, par ailleurs maire de cette commune, a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux avec, à ses côtés, le coordinateur des chefs de quartier, Sory Diallo. Selon M. Togo, l’objectif global de ces Assises est d’établir un diagnostic rigoureux des problèmes auxquels notre pays est confronté depuis au moins trois décennies. Et d’analyser, de manière participative et inclusive, leurs causes et leurs conséquences en vue de proposer des solutions de sortie de crise avec un plan d’actions ainsi qu’un chronogramme de mise en œuvre. «Pour rendre heureux les gens qui ont bâti ce pays et qui ne sont plus, il est important et nécessaire que les Maliens se retrouvent pour dialoguer afin de donner une nouvelle vision à notre pays, le Mali », a dit le président de la commission d’organisation. Ajoutant que c’est pour cette raison qu’il trouve ces Assises nécessaires, opportunes et indispensables. En Commune II, les locaux de la Fédération malienne des associations de personnes handicapées, à Bakaribougou, abritent les ANR. Le maire, Cheick Abba Niaré, est le président de la commission d’organisation de la rencontre dans sa localité. Il a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux en présence du coordinateur des chefs de quartiers de la Commune II, Bamoussa Touré. Cheick Abba Niaré a apprécié l’intérêt et l’engouement que les populations accordent aux Assises. Selon lui, la Commune II jouera pleinement son rôle pour sa réussite. Car, a-t-il dit, c’est un début de solutions aux maux dont notre pays souffre. À noter que 13 thématiques qui tournent autour de l’avenir de notre pays seront débattues au cours des travaux de deux jours. Au niveau de la Commune VI, les ANR se déroulent dans les locaux de la Cité des enfants, sise à Niamakoro. Ici, outre les habitants de la localité, les déplacés de l’intérieur de notre pays prennent part aux travaux. «Nous avons demandé aux autres participants de leur faire la place parce que tout simplement, il s’agit de la cause du Mali», a déclaré le maire de la Commune VI, Aboubacar Keïta. Avant de souhaiter que les cœurs et les esprits se retrouvent. «Je pense qu’on doit mettre le Mali au-dessus de tout. C’est en fonction de cela que nous allons faire des recommandations meilleures qui vont répondre aux aspirations des Maliens», a-t-il dit. Il convient de noter que la rencontre a accusé un peu de retard dans cette commune. À notre passage aux environs de 10 heures 30, l’exercice n’avait pas commencé. Ce retard, selon le président de la commission d’organisation de la localité, est d’ordre «organisationnel». «Mais, nous sommes dans le temps», a assuré Adama Traoré. «Nous sommes déjà à la mise en place des deux organes de travail : deux présidents et deux rapporteurs. Dès que cela sera fait, nous allons diviser les participants en deux groupes et les travaux vont commencer», a-t-il expliqué. Soulignant que chaque groupe planchera sur les 13 thématiques afin d’apporter des propositions de solutions, M. Traoré a tenu à informer les participants de l’absence de primes pour la participation. Même constat au niveau des travaux de la Commune V, où les Assises se tiennent à la Maison de la femme et de l’enfant, à Sabalibougou. Dans ce centre, aux environs de 11 heures 30, le forum n’avait pas encore démarré. Les participants discutaient autour de la mise en place des instances de travail. L’engouement des participants était perceptible dans ces deux centres. En Commune III du District de Bamako, la cérémonie d’ouverture des ANR a été présidée, au Centre Awa Keita, par le maire de la circonscription, Mme Djiré Mariam Diallo, en présence du représentant du gouverneur de la capitale, Yaya Waïgalo, du point focal communal de la rencontre, Mahamadou Kouyaté. Mme le maire a souligné que les Assises qui s’ouvrent sont le signe de l’identité ou de la convergence de nos idées, nos visions ou enfin de nos idéaux. «Aujourd’hui, nous sommes sous l’arbre à palabres que nous connaissons», a souligné l’édile. Pour elle, « les participants devraient, dans la sérénité et sans aucun calcul d’intérêt personnel, de groupe social et même d’organisation politique mais, surtout, sans complaisance, discuter, échanger et débattre de toutes les questions portant sur notre démocratie ». Mais, ils discuteront, également, des sujets « se rapportant à notre modèle de gouvernance, en un mot notre devenir, à travers l’avenir que nous voulons réserver à nos enfants et petits enfants. Afin d’apporter les propositions objectives, pertinentes, efficaces, efficientes, mais surtout nécessaires et utiles pour la reconstruction du Mali dont tous les Maliens rêvent », a déclaré Mme Djiré Mariam Diallo. À ce propos, l’élue a invité les participants à éviter les propos discourtois, désobligeants ou incendiaires au cours des discussions, compte tenu de l’importance des ANR. «C’est à cette seule condition que nous serons fiers, un jour, d’avoir contribué au redressement de notre cher Maliba, à travers l’adaptation de nos institutions à nos besoins vitaux, le renforcement du processus de paix, la consolidation de nos liens d’amitié et de fraternité, valeurs que nos ancêtres nous ont légué», a-t-elle conclu. En Commune IV, l’ouverture des travaux était présidée, dans les
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi du 15 décembre 2021
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 15 décembre 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adoption des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement Mourabha, signé le 04 novembre 2021, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Société internationale de Financement du Commerce, pour l’achat de produits relatifs à la sécurité alimentaire et à leur vente à la République du Mali. La Société Internationale Islamique de Financement du Commerce réunie à la disposition de la République du Mali avec un financement d’un montant de 15 millions d’Euros, soit 9 milliards 839 millions 355 mille Francs CFA. Cet Accord est initié dans le cadre du Programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle en faveur des populations cibles. Il permettra à l’Office des Produits Agricoles du Mali de couvrir une partie de son déficit en produits alimentaires, de disposer de moyens supplémentaires pour faire face aux besoins cruciaux du secteur et de respecter les engagements dans le cadre de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. relatifs à la ratification de l’Accord de prêt, signé le 14 septembre 2021, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Fonds Qatari pour le Développement, projets pour défendre le secteur de l’éducation en République du Mali par le biais de la Fondation « L’éducation avant tout ». Par cet Accord, le Fonds Qatari pour le développement réuni à la disposition du Gouvernement de la République du Mali, un prêt d’un montant de 24 millions 500 mille dollars US , soit 13 milliards 798 millions 400 mille francs CFA environ . La signature de cet Accord de financement s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Program pour l’Éducation des Enfants hors Écoles qui couvre toutes les Académies d’enseignement du pays et concerné 596 mille 597 enfants non scolarisés, en âge d’aller à l’école primaire dont au moins 50% de filles. La réalisation du Programme financé contribue à garantir l’accès à une éducation de qualité et à maintenir les élèves dans les zones cibles. des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement supplémentaire, signé à Bamako le 1er octobre 2021, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association internationale de développement, concernant le projet de mobilité et de connectivité rurales et la modification de l’Accord de financement initial. Par cet Accord, l’Association internationale de Développement consent au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 12 millions 500 mille Euros, soit 8 milliards 199 millions 462 mille 500 francs CFA. Le financement additionnel vise à restructurer et à couvrir les dépassements de coût du projet initial lié, notamment à la réhabilitation des infrastructures critiques dans le centre du pays. La réalisation du projet permettra d’améliorer l’accès routier des communautés agricoles aux marchés et aux services de base dans la zone du projet et d’appuyer les efforts du gouvernement dans la lutte contre la pauvreté. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRIMATURE Directeur Général du Contentieux de l’Etat : Monsieur Badou Hasseye TRAORE, Magistrat. AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANT Directeur des Ecoles Militaires : Colonel Moussa Yoro KANTE. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE Directeur Général Adjoint de la Protection Civile : Colonel Sapeur-pompier Dramane DIALLO. AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES Chargés de mission : Monsieur Amadou SANGHO, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Ambassadeur du Mali à Riyad (Royaume d’Arabie Saoudite) : Monsieur Boubacar Gouro DIALL, Conseiller des Affaires Etrangères. Ambassadeur du Mali à Brazzaville (République du Congo) : Monsieur Aguibou DIALLO, Conseiller des Affaires Etrangères AU TITRE DU MINIS TERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEURET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE Chargé de mission : Madame Aïssata NIARE, Écologue-Biologiste ; Monsieur Ibrahima Bakary TRAORE, Historien, Archéologue ; Monsieur Drissa KANTAO, Journaliste. AU TITRE DU MINISTERE DES MALIENS ETABLIS A L’EXTERIEUR ET DE L’INTÉGRATION AFRICAINE – Conseiller technique : Monsieur Bréhiman SANOGO, Administrateur civil, Membre du corps Préfectoral. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION – Directeur Général de l’Agence des Technologies de l’Information et de la Communication : Monsieur Mohamed Assalia BONCANA, Ingénieur informaticien. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions et informé le Conseil des Ministres de l’Etat d’avancement des préparatifs des Assises nationales de la Refondation. Le Conseil des ministres une note la bonne tenue des Assises Nationales de la Refondation au niveau des communes sur toute l’Étendue du territoire national. Cette phase s’est déroulée dans 649 Communes à l’engouement des populations. Les participants sont exprimés en toute liberté et ont exprimé avec enthousiasme et l’ensemble des 13 thématiques. Fait sans iLS de have ONU diagnostic complaisances de la gravité et de la profondeur de la crise, de SES et des Réformés Enjeux Globales à opérer. Le Président de la Transition, Chef de l’État, tout en déplorant la non tenue des Assises dans les Communes de certaines régions, a invité l’ensemble des canapés sociales à participer aux étapes du processus des Assises nationales de la Refondation en vue de un nouveau proposeur national de PACTE sociale stabilité, politique, Sécuritaire et économique. Le ministre de la santé et du développement social a informé le Conseil des ministres de l’évolution de la maladie à coronavirus de santé par une forte augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la
Conseil de cabinet mardi sur la renovation du barrage de Markala
Bamako, 15 déc (AMAP) Le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, a présidé, mardi, à la Primature, un conseil de cabinet restreint avec cinq membres du gouvernement sur la réhabilitation du barrage de Markala, situé dans la Région de Ségou (Centre). A l’issue de la rencontre, le ministre du Développeront rural, Modibo Keïta, a confié que lui et ses collègues concernés par le dossier, en l’occurrence de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, de la Sécurité et de la Protection civile, le colonel-major Daoud Aly Mohammedine, des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, ont discuté « avec le chef du gouvernement des dispositions à prendre, le plus rapidement possible, pour la réhabilitation du barrage de Markala. Selon le ministre Modibo Keïta, lorsque l’information a été portée à la connaissance du gouvernement, le Premier ministre a aussitôt réuni ce conseil restreint pour que « nous puissions nous entendre sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour sauver le barrage » hautement stratégique pour le développement de la culture du riz et de la canne à sucre dans la zone Office du Niger. À cet effet, les ministres en charge des Finances et de la Sécurité vont prendre les dispositions nécessaires. Ainsi, « les fonds seront mis à disposition par le département des Finances et les travaux de réhabilitation seront effectués par les Ateliers centraux de Markala, afin de réduire les coûts qui tourneraient autour de 3,5 milliards de Fcfa s’ils sont effectués par le secteur privé ». C’est pourquoi, le gouvernement a décidé de faire une dérogation pour que les ateliers de Markala puissent faire ce travail afin d’amoindrir le coût. Le ministre du Développement rural a prévenu qu’au-delà de cette réparation, il faudra complètement rénover le barrage, conformément aux avancées technologiques L’ouvrage a été construit depuis la période coloniale. Interrogé sur la date exacte du démarrage des travaux, le ministre Keïta a souligné que c’est très bientôt, car c’est très urgent. « Le ministre des Finances va déjà mettre les fonds à disposition et dès que le devis sera fait par les Ateliers centraux de Markala, les travaux vont commencer immédiatement », a-t-il assuré. Le barrage hydraulique de Markala est un pont-barrage de dérivation situé dans la ville du même nom, dans l eCentre du Mali. D’une longueur de 816 mètres, le pont est entièrement fait en métal et a été construit en même temps que le barrage, qui a pour but de relever le niveau du fleuve Niger jusqu’à 5,5 m au-dessus de celui de l’étiage. Ce, en vue de permettre l’irrigation gravitaire des zones situées en rive gauche, afin de développer la culture du riz et de la canne à sucre dans le cadre de l’Office du Niger. La construction de l’ouvrage a débuté en 1934 pour s’achever le 30 juin 1947. Sa réalisation a été faite dans le cadre de travaux forcés de milliers de travailleurs provenant de tous les pays de l’Afrique occidentale française (AOF). Un monument situé à l’entrée du pont rend hommage aux personnes décédées pendant sa réalisation. AT/MD (AMAP)
Recommandations des Assises nationales de la refondation, phase communale
Bamako, 15 déc (AMAP) Lors de la première étape, la participation était massive et de qualité. Des recommandations ont été faites sur les différentes préoccupations des populations. Niafunké adopte les préoccupations de la Transition La deuxième journée, dimanche, des Assises nationales de la refondation (ANR), a été consacrée aux plénières, aux discussions sur les amendements et recommandations. Une synthèse a abouti aux recommandations suivantes: – Redéployer les Forces armées de défense et de sécurité sur toute l’étendue du territoire malien; – Accélérer le système de Démobilisation désarmement et réinsertion (DDR); – Procéder à un recrutement massif dans les Forces armées et de sécurité et améliorer leurs conditions de travail, tout en leur assurant une formation continue de haut niveau; – Doter l’Armée malienne et les forces de sécurité en équipements militaires adéquats en fonction de ses missions; – Renforcer le système de renseignement de l’armée; – Faire la relecture de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale issu du processus d’Alger; – Limiter les pouvoirs du président de la République dans le mode de désignation des membres de la Cour constitutionnelle; – Créer un Haut conseil des légitimités coutumières et traditionnelles; – Lutter contre la cyber criminalité; – Respecter les conclusions issues de assises du dialogue social; – Renforcer l’autonomie administrative et financière des hôpitaux; – Créer des conditions favorables au retour définitif de l’Administration et des déplacés; – Accélérer la mise en place de l’organe unique de gestion des élections; – Achever les travaux de construction de la route Tombouctou-Gomakoura; – Surcreuser le fleuve Niger afin d’allonger la période de navigabilité et faciliter les échanges commerciaux entre le Nord et Sud du pays. – Prolonger la Transition de trois ans Afin de permettre aux autorités d’atteindre les résultats escomptés en fonction des recommandations formulées lors de ces assises. Ici, les chefs coutumiers ont adopté une motion de remerciements adressés aux autorités de la transition pour la tenue des assises qui témoignent de leur considération à l’égard des populations á la base. Sékou A. MAIGA AMAP-Niafunké Ségou : De fortes recommandations Les travaux des Assises nationales de la refondation se sont achevés à Ségou avec d’importantes recommandations au nombre desquelles la sécurisation des personnes et de leurs biens sur l’ensemble du territoire national avant la tenue des élections, la limitation du rôle de la Cour constitutionnelle dans la proclamation des résultats d’élections, la révision de la constitution. Pour les participants, il faut rendre obligatoire le Service national des jeunes (SNJ) afin de disposer de forces de réserves aptes à servir et à défendre la patrie. IIs recommandent, aussi, la mise en place d’une commission d’enquête morale avant la nomination des juges, l’application rigoureuse des textes en matière de trouble à l’ordre public, la création d’un Haut conseil des légitimités coutumières et traditionnelles, dénommé «Dougoutiguiblon» en bamanankan » et dans les autres langues ainsi que la mise en place d’un seul un organe unique de gestion des Maliens établis à l’extérieur. Les participants encouragent l’éducation à la citoyenneté, la promotion du « Made in Mali », la dépolitisation du syndicalisme, la mise à disposition de terres agricoles pour les jeunes ruraux, la subvention des médicaments diabétiques et le retour de la Biennale artistique et culturelle. Mamadou SY AMAP-Ségou Bankass adopte par acclamation son rapport final Le rapport final des Assises nationales de la refondation ANR dans la Commune de Bankass a été adopté par acclamation. Les participants ont recommandé la prolongation de la transition pour une durée de deux ans, la réouverture de toutes les écoles fermées dans le Cercle de Bankass, le retour des déplacés, le retour de l’Armée dans le Cercle, la sécurisation de la Route nationale (RN 15), l’application de l’article 39 pour apaiser le front scolaire et la prolongation de la durée des assises. En conclusion, les participants demandent de prendre les préoccupations du peuple en compte pour la refondation de l’Etat. Abdoul Kader Guindo AMAP-Bankass A Bla : Une liste de recommandations assez fournie Du rapport général des deux jours de travail, les Assises nationales de la refondation de la Commune de Bla recommandent de : Supprimer la Haute cour de justice et le Haut conseil des collectivités; Appliquer la candidature pour les postes de directeurs nationaux et assimilés. Réviser la Constitution Renforcer le pouvoir de l’État dans les situations où les grèves touchent des secteurs essentiels pouvant porter préjudice au pays, Revoir la composition et les pouvoirs des syndicats, en réduisant leur pouvoir et leur composition. Revoir la Fonction publique et faire en sorte que le fonctionnaire puisse être licencié, s’il ne donne pas le rendement attendu de lui ou pour faute grave, y compris les juges, Revoir les avantages accordés aux hauts cadres quand ils sont en poste et quand ils ne le sont plus, Dépolitiser les postes des cadres de l’administration et assurer la sécurité de ces postes en mettant en place une cellule pour la procédure de relèvement des cadre par un ministre et en respectant le plan de carrière, Révision des salaires en fonction de ceux de la sous-région et revoir le système de création des statuts particuliers et statuts autonomes, Institutionnaliser la restitution publique à tous les niveaux (services déconcentrés et décentralisés et communautaire) Appliquer strictement des textes relatifs aux dénonciations et interpellations sur la gestion des affaires publiques. Réduire le nombre de partis politiques au Mali à trois (03) Réduire le financement des partis politiques à 0,10% Réviser de la constitution Créer des unités d’intervention rapide dans chaque cercle Instaurer un plan de carrière pour les cadres Impliquer les communautés dans les commissions de découpage territorial en tenant compte de leurs valeurs, coutumes et l’accessibilité Valoriser et renforcer l’éducation civique et morale au service de la nation Dynamiser le service national des jeunes et mouvement pionnier Organiser un forum national sur l’éducation en impliquant toutes les couches de la société civile Informatiser et digitaliser l’administration générale y compris les collectivités Créer un organe unique du système d’audit et de contrôle de la gestion publique Diligenter les rapports d’audit et de contrôle de la gestion
Emmanuel Macron attendu à Bamako le 20 décembre 2021
Bamako, 14 déc (AMAP) Le président français, Emmanuel Macron, effectuera une visite à Bamako, lundi prochain, selon des informations du magazine Jeune Afrique et Rfi, confirmées par d’autres médias, citant des sources diplomatiques. Au cours de cette visite, le chef d’État français rencontrera son homologue, colonel Assimi Goïta, président de la Transition. Les deux chefs d’État évoqueront plusieurs sujets dont la lutte contre le terrorisme marquée par une réorganisation des forces françaises déployées au Mali. Cette visite du président français intervient dans un contexte de tensions diplomatiques entre Bamako et Paris. Les avis des deux pays divergent en effet, entre autres, sur la durée de la Transition et la diversification des partenaires dans la lutte contre le terrorisme prônée par Bamako. Le président français va, également, au cours de son séjour au Mali, rencontrer les militaires français de l’opération Barkhane avec lesquels il devrait célébrer le réveillon de Noël. MT/MD (AMAP)
Organisation des élections : Le Mali toujours incompris par la CEDEAO
Par Issa DEMBELE Bamako, 14 déc (AMAP) Les actions entreprises par les autorités de la Transition au Mali pour être « comprises» et « accompagnées» n’ont pas l’heur de rencontrer une oreille attentive auprès des chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Réunis dimanche en sommet ordinaire à Abuja, au Nigeria, ils ont brandi la menace de sanctions économiques et financières censées, en sus de la suspension de notre pays des instances de l’organisation et des sanctions individuelles. Ce durcissement des mesures de rétorsion pourrait intervenir dès le 1er janvier 2022, si aucun progrès tangible n’est réalisé dans la préparation des élections à la fin de décembre 2021. La CEDEAO tient à ce que l’élection présidentielle se tienne le 27 février 2022, alors que, côté malien, les choses semblent pourtant claires depuis un bon moment. L’un des forts souhaits des Maliens est la mise en place de réformes politiques et institutionnelles devant assurer une stabilité institutionnelle durable au pays. Et les autorités de la Transition, conscientes des engagements pris vis-à-vis de la communauté internationale, sont décidées à jeter les bases de quelques réformes, notamment celles qui puissent garantir l’inclusivité et la transparence des élections. D’où l’idée des Assises nationales de la refondation (ANR), qui ne fixeront pas qu’un chronogramme électoral mais définiront aussi les contours du Mali Kura (Mali nouveau). Cette position, le chef du gouvernement l’a maintes fois expliquée. C’est dans ce même esprit que le président de la Transition a adressé, le 9 décembre, une communication officielle à la CEDEAO pour l’informer que le chronogramme des élections sera transmis, au plus tard le 31 janvier 2022. Sortir un chronogramme à cette date et tenir les élections en février paraît fort improbable. Ce qui fait dire aux dirigeants ouest-africains que « l’échéance du 27 février 2022 pour la tenue des élections risque de ne pas être respectée ». Ils avaient pourtant, lors du précédent sommet, pris acte de « l’officialisation par les autorités maliennes qu’elles ne respecteraient pas leur engagement à organiser fin février des élections présidentielle et législatives ». Mais bien plus que la tenue des élections, c’est l’insécurité qui préoccupe au Mali. La Conférence des chefs d’État concède d’ailleurs la « détérioration de la situation sécuritaire au Sahel, caractérisée par la récurrence des attaques terroristes au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Nigeria, et l’extension des attaques aux pays côtiers». Réussir des élections dans un tel contexte ne tient pas qu’à la seule force de la volonté. Les autorités de la Transition se doivent de créer les conditions propices à la tenue d’élections qui ne réveilleront pas les vieux démons. Et c’est dans ce cadre que le gouvernement s’attèle, entre autres, à la finalisation d’une Stratégie globale de gestion intégrée de la crise au Centre. Cette stratégie comprend des mesures politiques et sécuritaires, notamment le renforcement du dispositif de sécurité et le dialogue envisagé avec nos compatriotes modérés pour isoler les groupes extrémistes radicaux, majoritairement étrangers. ID (AMAP)
Filière bétail-viande : L’usine des sous-produits d’abattage bientôt opérationnelle
Bamako, 13 déc (AMAP) Le ministre du Développement rural, Modibo Keïta, a remis samedi dernier dans l’après-midi, les clés de l’usine des sous-produits d’abattage de Sabalibougou-Est à la directrice générale de la société Katura international, Mme Soulakamoussou Konaté, une Malienne établie en France. Cette cérémonie, couplée à l’ouverture du marché à bétail, a eu lieu à Sabalibougou Courani à côté de l’abattoir frigorifique. Elle cérémonie fait suite à la signature entre le gouvernement du Mali et la société Katura international d’un contrat d’affermage de l’atelier de transformation des sous-produits d’abattage de l’abattoir de Sabalibougou pour une durée de dix ans renouvelable. Modibo Keïta a relevé l’importance de la signature de ce contrat avec Katura International pour la valorisation des sous-produits d’abattage (sang, os, cornes, sabots, onglons, viandes saisies). « Ils seront transformés en aliments pour volailles et poisson, engrais et biogaz », a précisé le ministre en charge du Développement rural. La production nationale en la matière est évaluée à 27.162 tonnes par an. L’essentiel de ces sous-produits est soit jeté dans la nature, soit stocké pour être ensuite détruit et « constitue de ce fait des sources de nuisances et de pollution pour l’environnement des centres d’abattage », a signalé Modibo Keïta. Parlant des termes de la convention, il a expliqué que l’apport en ressources propres de Katura International s’élève à 632.125.000 de Fcfa. Cette contribution est destinée à la rénovation, à l’expansion et à la mise en exploitation de l’atelier. Ce qui permettra la création de 40 emplois directs et 200 emplois indirects grâce au développement de la sous-filière collecte et transport des sous-produits d’abattage, s’est-t-il. Aussi contribuera-t-elle à la production d’une tonne d’aliment poisson-volaille et de 4,5 tonnes d’engrais par jour, le développement de la production industrielle de biogaz et créera de nouvelles ressources fiscales pour l’état, a ajouté le ministre Modibo Koné. Il a rappelé que l’atelier de transformation des sous-produits d’abattage a été construit en 2017 et équipé en 2018 sur financement du budget national pour un montant total d’environ 3 milliards de Fcfa. Ce joyau technologique, bâti sur une superficie de 2 hectares 16 ares 17 centiares n’a pas été mis en service depuis sa construction. Selon la directrice générale de la société Katura International cette usine de valorisation des sous-produits d’abattage nous permettra de créer des emplois directs et indirects pour le bien-être de la population. Elle a pris l’engagement « de faire prospérer ce joyau et d’en faire un exemple de probité et de professionnalisme en matière de gestion ». C’était en présence du ministre délégué auprès du ministre du Développement rural, chargé de l’élevage et de la Pêche, Youba Ba, de son collègue des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Alhamdou Ag Ilyène et du maire de la Commune rurale de Kalaban-coro, Tiékoura Diarra. MS/MD (AMAP)
Plus d’un milliard de Fcfa du Japon pour les élections au Mali
Bamako, 13 déc (AMAP) Le Japon a accordé un don de 229 millions de Yen, soit environ 1,2 milliard de Fcfa pour l’organisation des élections au Mali a travers le Projet d’assistance électorale des Nations unies au Mali 2021-2023, L’ambassadeur du Japon au Mali, Daisuke Kuroki et le représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Mali, Joseph Scheuer, ont signé la Note de financement relatif à ce financement, jeudi dernier, au ministère des Affaires étrangères et de Coopération internationale, sous la présidence du secrétaire général de ce département, Abdoulaye Tounkara, en présence d’autres invités. Conclu avec le PNUD, à la demande du gouvernement de la Transition, ce don est composé principalement de moyens logistiques, notamment des automobiles et des gilets réfléchissants. Il vise « à renforcer les capacités des organes actuels de gestion des élections au Mali, et plus loin, ceux qui seront issus des réformes » en vue de les rendre plus efficaces, opérationnels, crédibles pour la collecte et le traitement des données des prochains scrutins. L’ambassadeur du Japon a indiqué que « cet accord de financement est un programme de la coopération multilatérale de don », approuvé le 5 novembre dernier par le Conseil des ministres de son pays. Selon Daisuke Kuroki, « l’équité et les capacités des organes de gestion des élections, c’est aussi réunir les conditions de la transparence des scrutins et de leur tenue conformément aux normes internationales en la matière ». Il a assuré que cet appui japonais n’est qu’une action parmi une série d’efforts passés et futurs de son pays aux côtés du Mali, dans l’organisation des élections. Pour sa part, le représentant du PNUD a souligné que la mise en place de ce projet conjoint (PNUD/MINUSMA/ONU-Femmes) fait suite aux recommandations de la Mission d’évaluation des besoins de l’ONU déployée au Mali en février et mars 2021. Ce, en réponse à une requête des autorités de la Transition adressée au secrétaire général de l’Organisation en novembre 2020. Joseph Scheuer a remercié le gouvernement du Japon pour cette contribution très importante au processus électoral au Mali, estimant que cet appui dénote « de la volonté des autorités japonaises d’œuvrer pour la promotion de la démocratie » au Mali. Le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de Coopération internationale a indiqué que l’objectif du projet est d’assurer une coordination efficiente de l’aide multiforme des partenaires techniques. Ce, « afin d’appuyer les efforts des autorités de la Transition dans la bonne conduite des différents processus politiques et électoraux ». Selon Abdoulaye Tounkara, cette signature témoigne, une fois de plus, la volonté renouvelée du gouvernement japonais d’accompagner le Mali pour relever le défi des prochaines élections. « L’urgence pour le Mali est de faire face aux impacts négatifs de cette crise multidimensionnelle à court et long termes sur l’économie et le développement, tout en continuant à gérer la crise sécuritaire et à apporter une réponse adéquate aux préoccupations majeures des populations », a dit M. Tounkara. Ce, à travers l’organisation d’élections crédibles. AT/MD (AMAP)
Assises nationales de la refondation : Quelques recommandations des communales
Bamako, 12 décembre (AMAP) Les travaux des Assises nationales de la refondation (ANR), dans leur phase communale, se sont déroulées ce weekend, dans plusieurs localités du Mali, selon un bilan des correspondants régionaux et locaux de l’AMAP sur place. A KAYES… Tard dans l’après-midi, dimanche, les participants aux Assises nationales de la refondation au niveau de la commune urbaine de Kayes étaient en train de discuter, en plénière, des résultats des travaux de groupe. Il ressort des premiers débats que la commune urbaine de Kayes a opté pour le maintien du régime semi-présidentiel, d’un État républicain, démocratique et laïc. Outre une décentralisation accompagnée de ressources et de moyens financiers adéquats, les participants prônent, également, la participation effective de la société civile aux affaires publiques, la réduction du quota (0,10% au lieu de 0,25%) réservé pour le financement des partis politiques. Ils optent pour une révision constitutionnelle et la dépolitisation des cadres de l’administration. S’agissant des institutions, ils souhaitent la suppression de la Haute Cour de Justice dont la mission sera confiée à la Cour Suprême et la réduction du rôle de la Cour Constitutionnelle. Ils proposent que les résultats des élections soient proclamés par l’organe unique de gestion des élections ou une autre structure. SAN : Dans la Commune urbaine de San, les participants aux Assises nationales de la refondation, ont proposé, entre autres, la limitation du nombre de partis politiques de 03 à 04, la réduction du financement des partis politiques, l’option d’un régime présidentielle, l’élaboration d’une nouvelle constitution. Du 11 au 12 décembre 2021, dans la salle de délibération de la mairie de la commune urbaine de San, sous la présidence du 2ème adjoint au préfet de cercle, Hamma Madjou, les participants ont débattu des résultats des travaux des deux groupes de 50 personnes, chacun. Ils ont, également, recommandé l’appel à candidature pour la nomination des directeurs nationaux, régionaux et de certains hauts cadres de l’administration, la réduction du nombre de syndicats à un seul par corporation, le licenciement du fonctionnaire pour faute grave, la redéfinition des critères du découpage territorial de façon consensuelle. La reprise des semaines culturelles, artistiques et sportives, l’organisation des foires artisanales, l’intégration du mouvement pionnier dans les écoles, la valorisation du consommer malien, le renforcement des vacances citoyennes et des activités sportives pour faciliter le brassage des jeunes, la dépolitisation de la société civile, la limitation de la grève syndicale à10 jours, sont aussi des propositions sorties des discussions. Tout comme le renforcement du suivi et du contrôle des services publics, l’application stricte de la loi de programmation militaire, l’établissement d’un plan de carrière pour les cadres de la fonction publique, la promotion de l’entreprenariat des jeunes. Les participants proposent, dans le cadre de la lutte contre la corruption au sein des tribunaux, que le Conseil supérieur de la magistrature ne soit plus placé sous l’autorité du Président de la République, que le parquet ne soit plus lié au Ministre de la Justice. À ces propositions, s’ajoutent le renforcement des institutions judiciaires existantes pour lutter contre la cybercriminalité, le renforcement des projets de développement et de la diplomatie malienne en matière d’intégration africaine en faveur du développement du Mali, le rapprochement des centres de santé des populations et la mise en œuvre opérationnelle de l’Assurance maladie universelle, le financement des activités génératrices de revenus pour les jeunes et l’impartialité des chefs coutumiers dans la gestion des conflits. En plus de ces propositions, les participants ont aussi recommandé la prise en charge effective des salaires de tous les fonctionnaires des collectivités territoriales et de prévoir un salaire pour les élus des collectivités territoriales. C’est dans la courtoisie et le respect mutuel que l’ensemble des forces vives ont tenu ces assises qui interviennent dans un contexte marqué par une crise multidimensionnelle menaçant l’existence même de l’État. KORO : Les rideaux sont tombés sur les travaux de la phase communale des Assises nationales de la refondation. Après deux jours d’échanges et de discussions sur les 13 thématiques soumises aux participants, le rapport final des ANR au niveau de la commune de Koro a été adopté par acclamation. Après les travaux de groupe entamés hier et la synthèse des travaux de groupe aujourd’hui, les participants ont formulé les recommandations suivantes : la sécurisation du cercle avant la tenue des élections, la sécurisation de la Route nationale (RN)15, l’ ouverture du tronçon Ouo-Somadougou, la réouverture des écoles, le retour des déplacés, l’érection du cercle de Koro en région. Il faut signaler que conformément à la cartographie envoyée par le ministère de l’administration, les Assises se sont tenues seulement au niveau de la commune de Koro, chef lieu du cercle. Au niveau des 15 autres communes du cercle, il n’y a pas eu d’ANR. NARA : Après deux jours de discussions intenses et houleuses et dans le plus grand respect, les différentes couches socio-professionnels de la base, participant à la phase communale des ANR, ont exprimé leurs préoccupations par rapport à la vie de la nation et ont une contribution positive pour la refondation de l’état. Les recommandations portent, entre autres, sur la prolongation de la transition, le renforcement de la sécurité, la reprise des travaux de bitumage du tronçon Kwala-Nara, l’augmentation des jours de concertations de deux à quatre jours vue le nombre élevé des thématiques. A la clôture des travaux le préfet du cercle de Nara a remercié les participants pour leur courage et abnégation qui ont été déterminants pour la bonne tenue de cette concertation communale. BMS/NC/MN/BC (AMAP)

