5ème édition du Salon de l’enfance de Bamako : Pour chaque enfant, tous ses droits
Bamako, 20 décembre (AMAP)Le Salon de l’enfance de Bamako (SEBA) 2021 a ouvert ses portes, le jeudi dernier à la Cité des Enfants, sous le thème : « Pour chaque enfant, tous ses droits », a constaté l’AMAP. La ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Wadidiè Founè Coulibaly a présidé la cérémonie d’ouverture, sur le site du salon, à la Cité des Enfants, à ses côtés la directrice de ladite structure, Mme Koumaré Amina Cissé En effet, le Salon de l’enfance de Bamako est un espace de participation des enfants à la promotion des enfants et au respect de leurs droits. L’objectif du SEBA est de faire le plaidoyer en faveur des droits des enfants d’une part et de renforcer les pratiques des professionnels du domaine de l’enfance d’autre part. C’est une activité qui mobilise les enfants de toutes catégories autour des questions liées au bien-être de l’enfant. Dans le contexte actuel, le SEBA constitue une opportunité pour les enfants de développer leur potentiel à travers les échanges, les panels, les ateliers de formation, les activités culturelles, les plateaux télévisés, radiophonique et des articles de presse écrite. Selon Mme la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, cette année, l’animal et la plante retenus pour le Salon sont respectivement le Chat et le Karité. « Ce qui va permettre aux enfants de découvrir les éléments de la faune et de la flore », a-t-elle précisé. Mme Wadidiè Founè Coulibaly ajoutera que cette 5ème édition du SEBA comporte une innovation qui est l’animation des ateliers de Slam et de Lecture. Par ailleurs, elle a souligné que le SEBA est une initiative qui mérite d’être encouragée et soutenue par tous les acteurs intervenant dans le domaine de l’enfance. Pour la présidente par intérim du Parlement des Enfants, Mlle Awa Dicko, le SEBA est une tribune de libre expression et cadre idéal de rencontres et d’échanges pour les enfants et les différents acteurs du domaine de l’Enfance, mais aussi de formations, de loisirs pour tous les enfants de notre pays. Auparavant, le maire de la Commune VI a souhaité la bienvenue. Il a reconnu que le SEBA est une occasion pour les enfants de s’exprimer et de jouer pleinement leur rôle de participations. Et surtout que c’est une innovation qui porte l’espoir et l’ouverture, c’est-à-dire, une rencontre résolument tournée vers l’avenir des enfants du Mali et d’Afrique. Titi KONE et Hadidiatou YATTARA, APJEC
Culture : Lancement d’un projet pour les textiles de Bandiagara et de Djenné (Centre)
Bamako, 18 déc (AMAP) Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo, a lancé, jeudi, au Mémorial Modibo Keita, le « Projet de conservation, de revitalisation et de valorisation des textiles dans les localités de Bandiagara et de Djenné », dans le Centre du Mali. Ce projet est financé par le gouvernement américain à travers le Fonds des ambassadeurs pour la préservation du patrimoine culturel (AFCP). Il permettra d’inventorier, de documenter et de conserver les compétences, les outils et pratiques associés à la production et à l’utilisation de textiles et d’objets connexes dans les contextes culturels des communautés peule et dogon du Centre du Mali. Le projet entre dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord bilatéral sur les restrictions à l’importation d’objets archéologiques de la vallée du Niger et des Falaises de Bandiagara, signé le 19 septembre 1993, entre le Gouvernement des États-Unis d’Amérique et le Gouvernement de la République du Mali. La cérémonie s’est déroulée, en présence de l’ambassadeur des Etats-Unis au Mali, Dennis B. Hankins. Elle a, également, enregistré la présence de la Représentante du Centre du patrimoine culturel au Département d’Etat américain, Dr Anne Compton, spécialiste de l’Histoire de l’Afrique de l’Ouest, du Président de la Commission Education, Culture, Artisanat et Tourisme, Communication et Nouvelles Technologies du Conseil national de la Transition 9CNT), Magma Gabriel Konaté, du Rreprésentant du chef du Bureau de l’UNESCO à Bamako et de nombreux invités du monde de la Culture. OS/MD (AMAP)
Pr Abdoulaye Djimdé et Pr Mamadou Diakité distingués pour leurs efforts dans la lutte contre le paludisme
Bamako, 18 déc (AMAP) Deux éminents chercheurs maliens ont été félicités, le 9 décembre dernier, par l’ambassadeur des Etats-Unis au Mali, Dennis Hankins, pour leurs réalisations scientifiques dans la lutte contre le paludisme. Le directeur du Centre de recherche et de formation sur le paludisme (MRTC), le Pr Abdoulaye Djimdé, a reçu la médaille Le Prince de American society for tropical medecine and hygiene (ASTHM) pour ses travaux novateurs sur le paludisme, Il est le premier Africain à remporter cette médaille depuis son institution en 1951. C’est le prix le plus prestigieux récompensant un travail exceptionnel contre le paludisme. Quant au deuxième vice-recteur de l’université des sciences techniques et technologies de Bamako (USTTB), le Pr Mamadou Diakité, il a été nommé membre de l’American society for tropical medecine and hygiene (ASTHM) en reconnaissance de ses travaux soutenus sur le paludisme et d’autres maladies tropicales infectieuses. Il est le seul Africain sur les 28 boursiers de l’ASTHM nommés en 2021. Basée à Arlington, en Virginie, ASTMH, fondée en 1903, est la plus grande organisation scientifique d’experts en réduction du fardeau mondial des maladies infectieuses tropicales et l’amélioration de la santé mondiale. La médaille Joseph Augustin Le Prince de ASTMH reconnaît un travail exceptionnel dans le domaine de la paludologie. La première médaille a été décernée en 1951 au Prince lui-même. Selon l’ambassadeur des Etats-Unis « grâce à ces héros, beaucoup de progrès ont été enregistrés dans la lutte contre les maladies tropicales, plus particulièrement le paludisme ». «Le fait que vous soyez premiers démontre la qualité de votre recherche», a-t-il dit. Parlant du lauréat de la médaille Le Prince, Dennis Hankins a souligné que la coopération avec des experts américains a été une partie importante de la carrière du Pr Djimdé. «Il a travaillé en étroite collaboration avec les instituts nationaux de la santé (NIH) des Etats-Unis et a obtenu son doctorat à l’Université du Maryland à Baltimore. « Son travail est reconnu par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour avoir contribué à rendre les médicaments antipaludiques plus efficaces pour sauver des vies, en particulier celles d’enfants ». Il encadre, également, la prochaine génération de scientifiques africains pour qu’ils s’appuient sur ses travaux. Son travail aide le monde à mieux comprendre comment le paludisme est transmis, les réponses immunitaires humaines au paludisme et la diversité génétique des parasites du paludisme. « Ses sujets de recherche sont essentiels pour éliminer le paludisme au Mali et l’éradiquer du monde», a expliqué le diplomate américain. Il a ajouté que le Mali a l’un des meilleurs laboratoires biomédicaux en Afrique. Le Pr Djimdé s’est dit honoré par cette distinction. Il a décerné, à son tour, cette médaille à toute l’équipe du MRTC du Centre universitaire de recherche clinique (UCRC) et du Centre national pour l’excellence dans la recherche (ICER). Pour lui, c’est le couronnement d’un long processus et le fruit de la vision des pionniers du MRTC. Une vision qui a été accompagnée par le NIH. «Le NIH a non seulement contribué à la formation des chercheurs maliens mais aussi à la construction d’une infrastructure de recherche moderne, à la création et au maintien d’un environnement propice de recherche de niveau mondial», a soutenu le chercheur. Le Pr Diakité a, lui aussi, remercié l’ambassadeur Dennis Hankins pour ce geste. Il a témoigné que la collaboration avec les Etats-Unis a permis de créer un environnement favorable pour résoudre des problèmes de santé et promouvoir le développement de la recherche dans notre pays. FN (AMAP)
Situation difficile des victimes civiles de l’insécurité dans le Nord du Mali (MSF)
Par Moussa DIARRA Bamako, 18 déc (AMAP) Quelque 2 000 personnes, craignant pour leur sécurité et leur survie, ont abandonné leurs maisons et leurs moyens de subsistance, le 2 avril 2021, suite à l’attaque d’un camp de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) à Aguelhok, au nord de Kidal, a appris l’AMAP auprès de Médecins Sans Frontières (MSF) Espagne au Mali. En raison de la proximité du camp avec les habitations, des milliers de civils ont été obligés de fuir pour se mettre à l’abri de la violence. Certains se sont ainsi déplacés vers la frontière de l’Algérie, tandis que d’autres ont trouvé refuge dans des villages aux alentours, à environ 60 km, d’Aguelhok. « Nos équipes ont visité les villages d’accueil où s’était installée la majorité des déplacés. Il leur manquait de l’eau de qualité et en quantité suffisante, de la nourriture, des couvertures, des abris. Les conditions d’hygiène n’étaient pas réunies », rapporte le chef de mission de MSF-Espagne au Mali., Boulama El Hadji Gori, cité par un texte de l’ONG. « De même, de nombreux cas de troubles psychologiques et de traumatismes ont été décelés. La seule structure de santé existante de la localité située dans la ville n’était plus accessible en raison des violences, de la peur de retourner en ville et du couvre-feu en vigueur », a-t-il ajouté. L’équipe de MSF, dépêchée à Aguelhok, le 8 avril 2021, pour évaluer la situation des déplacés et apporter les premiers secours d’urgence, a recensé 378 ménages soit 2.268 personnes déplacées « qui se trouvaient dans des conditions très précaires ». Pour répondre à cette crise humanitaire, les équipes de MSF ont, aussi, organisé des cliniques mobiles et assuré des consultations de santé primaire, accompagnées de séances psycho-sociales. « Pendant cette intervention, 333 personnes ont bénéficié de supports psycho-éducation et sociaux, 378 ménages ont reçu des articles essentiels non-alimentaires, 1 084 consultations curatives ont été administrées en ambulatoire », énumère l’ONG. Selon MSF, « 674 enfants de moins de cinq ans ont été dépistés contre la malnutrition aiguë et 31 vaccinés contre la rougeole, 134 femmes enceintes ont bénéficié des consultations prénatales et 12 en post-natales, 1564 personnes ont été mobilisées pour des séances de promotion de la santé et d’engagement communautaire ». Les équipes MSF ont, également, mené une intervention d’urgence dans le domaine de l’eau et de l’assainissement. C’est ainsi que 04 camions-citernes ont fourni plus de 1.282.000 litres d’eau aux déplacés et distribué 12.656 Aqua Tabs. Dans les villages de Charnaché, Barrage Torcha et Marrat, MSF a construit 15 latrines et douches d’urgence et réhabilité trois (3) puits communautaires ainsi que des abreuvoirs pour les animaux. L’ONG indique avoir noté « une forte mobilisation de la communauté pour demander la relocalisation du camp militaire loin des habitations mais (qui) semble n´avoir pas eu gain de cause ». La situation sécuritaire dans la zone reste volatile, marquée par des affrontements entre groupes armés et des tirs d’obus récurrents sur le camp militaire dont les derniers ont été enregistrés au courant du mois de novembre. « La population civile d’Aguelhok est prise en étau entre belligérants et elle est victime au premier rang. Les témoignages de nos patients nous permettent d’affirmer que la population de Aguelhok vit dans une insécurité majeure. C’est une situation que nous déplorons vivement car cette population est largement affectée dans sa santé physique et mentale », poursuit le chef de mission. MSF est présente dans la Région de Kidal (Nord) depuis 2015. En collaboration avec les autorités sanitaires et locales, MSF intervient dans le Centre de santé communautaire (CSCOM) central, dans les centres de santé communautaire de Abeibara, Aguelhok, Anefif et dans deux postes de santé avancés à Boghassa et Amacine. L’organisation aide à fournir des soins de santé primaire, des consultations ambulatoires, des dépistages nutritionnels, des opérations de vaccination, des activités en santé mentale et appuie la surveillance épidémiologique. MD (AMAP)
Feu vert du Mali pour 1 000 soldats tchadiens supplémentaires (Gouvernement)
Bamako, 18 déc (AMAP) Le ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a annoncé, vendredi, avoir donné son accord pour le déploiement de 1 000 soldats tchadiens supplémentaires pour le renforcement du contingent du Tchad, dans le Nord du Mali. Dans un communiqué, le département en charge des Affaires étrangères précise que ce « déploiement entre dans un cadre bilatéral et à la demande du Gouvernement de la République du Tchad ». Et d’ajouter qu’il intervient « suite à la reconfiguration de la Force Barkhane, en vue de faire face aux menaces et protéger ses troupes déployées dans la zone ». Le ministère réagissait ainsi à la diffusion, « sur les réseaux sociaux, d’un document relatif à l’accord du gouvernement de la République du Mali pour le déploiement de 1 000 soldats tchadiens supplémentaires au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) » Il insiste que son accord au déploiement de troupes tchadiennes, qui a été notifié aux Nations unies, intervient « dans l’esprit des excellentes relations entre nos deux pays, au regard des sacrifices consentis par ce pays frère pour le Mali, et dans le cadre de la recherche de solutions aux défis sécuritaires » de notre pays. MT/MD (AMAP)
Mali : La visite du président Macron annulée (sources françaises)
Bamako, 18 déc (AMAP) Le président français Emmanuel Macron a finalement renoncé à se rendre au Mali du 20 au 21 décembre, officiellement à cause de la situation sanitaire, ont annoncé plusieurs sources notamment françaises. Cette annulation intervient « surtout pour cause de différend sur le format de la visite avec les militaires au pouvoir au Mali», ajoutent ces mêmes sources. Les autorités maliennes auraient refusé le format proposé par Paris. Et qui consistait à organiser, le 20 décembre, dans la capitale malienne, un mini-sommet du G5 Sahel avec le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, profitant de la présence du président français à Bamako. Par ailleurs, le président du Niger, Mohamed Bazoum, était attendu à Bamako pour ce sommet qui aurait dû permettre d’associer aux discussions des représentants de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). « Si Bamako avait, dans un premier temps, accepté le principe d’un tel événement, la junte a finalement fait savoir le 16 décembre qu’elle en refusait l’organisation ainsi que la présence de représentants du G5 Sahel et de la CEDEAO », disent les sources françaises. La présidence française a officialisé l’annulation de ce déplacement au Mali d’Emmanuel Macron, annoncé le 15 décembre dernier. Le président français devait se rendre à la base de l’opération Barkhane de Gao, dans le Nord du Mali. Le chef d’État français devait rencontrer le colonel Assimi Goïta, président de la Transition au Mali pour évoquer plusieurs sujets dont la lutte contre le terrorisme marquée par une réorganisation des forces françaises déployées au Mali. Dans un contexte de tensions diplomatiques entre Bamako et Paris, les avis des deux capitales divergent, entre autres, sur la durée de la Transition et la diversification des partenaires dans la lutte contre le terrorisme prônée par les autorités maliennes. MD (AMAP)
Le M’bolon du Mali inscrit au patrimoine immatériel de l’humanité de l’UNESCO
Bamako, 17 déc (AMAP) Instrument de musique traditionnelle emblématique en milieu manding, le M’bolon a été inscrit, mercredi dernier, au patrimoine immatériel de l’humanité par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). Le M’Bolon est utilisé dans plusieurs milieux traditionnels au Mali pour encourager les agriculteurs lors des travaux champêtres ou encore galvaniser les guerriers en période de conflit. Cet instrument à percussion est composé d’une grande caisse de résonance faite d’une calebasse recouverte de cuir de vache, surmontée d’un manche en bois arqué muni de cordes. Selon Moussa Cissé, conseiller auprès de la délégation du Mali à l’UNESCO, le M’bolon dont les origines remontent à Mandé Boukary, au 13è siècle est, de nos jours, menacé de disparition. Son inscription au Patrimoine mondial par l’UNESCO vise à le sauvegarder en « toute urgence et permettre la transmission aux générations actuelles et futures de sa conception et de tout le rituel de son utilisation ». En plus du M’bolon, plusieurs symboles de la culture africaine ont été inscrits par l’UNESCO au patrimoine immatériel de l’humanité, lors de sa 16è session du comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel. Il s’agit notamment du Ceebu jën, plat sénégalais, fait à base de darne de poisson, de brisures de riz, de poisson séché, de mollusques, etc. L’UNESCO a, également, inscrit sur cette liste la Rumba congolaise, genre musical et danse que se partagent la République démocratique du Congo et le Congo Brazzaville. MT (AMAP)
Mali : Six nouveaux ambassadeurs présentent leurs lettres de créance
Bamako, 17 déc (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu successivement, jeudi, au palais de Koulouba, six nouveaux ambassadeurs accrédités au Mali, venus lui présenter leurs lettres de créance. Ce ballet diplomatique, qui s’est déroulé dans la salle de banquets, a débuté par l’ambassadeur de la République populaire de Chine, Zhihong Chen. Né en septembre 1964, le nouvel ambassadeur a, au cours de sa carrière, occupé plusieurs postes de responsabilité. Il fut troisième secrétaire à l’ambassade de Chine au Cameroun, troisième puis deuxième secrétaire à l’ambassade de Chine en Belgique et à la mission diplomatique de son pays auprès de la Communauté européenne. En outre, il fut consul avec rang de premier secrétaire au consulat général de la Chine à Marseille, premier secrétaire à l’ambassade de Chine en Belgique, conseiller à l’ambassade de son pays en République démocratique du Congo puis en Maurice. Mais également, consul général de son pays à Saint-Denis. Jusqu’à sa nomination comme ambassadeur au Mali, Zhihong Chen, qui est marié et père de deux fils, occupait le poste de conseiller au département des Affaires d’Afrique au ministère des Affaires étrangères de son pays. Le deuxième diplomate à présenter ses lettres de créance au président de la Transition est l’ambassadeur d’Algérie El-Haoués Riache. Né le 5 septembre 1953, le nouvel ambassadeur algérien au Mali est un diplômé de l’École d’administration, section diplomatie. Il fut ambassadeur dans plusieurs pays. El-Haoués Riache a occupé le poste d’ambassadeur de son pays auprès du Portugal, ambassadeur-conseiller au cabinet du ministre des Affaires étrangères chargé du dossier Grand Moyen-Orient, puis du Nepad et du Mécanisme d’évaluation par les pairs, ambassadeur auprès de la Confédération helvétique et de la Principauté du Liechtenstein. Parlant l’arabe, le français, l’anglais et le portugais, El-Haoués Riache occupait jusqu’à sa nomination, le poste d’ambassadeur-conseiller au cabinet du ministre des Affaires étrangères chargé de la lutte contre le terrorisme et des dialogues stratégiques bilatéraux sur les questions sécuritaires. Le ballet diplomatique s’est poursuivi avec le nouvel ambassadeur de la Confédération suisse dans notre pays, Andrea Semadeni. Le diplomate suisse, né en 1963, a une riche carrière. Il fut premier secrétaire de l’ambassade de son pays à Naïrobi en 1998 où il était chargé des dossiers de promotion de la paix au Soudan du Sud, en Somalie et dans la région des Grands lacs. Ensuite, il a poursuivi sa carrière à la Mission permanente de la Suisse auprès des Nations unies à New-York où il est promu conseiller d’ambassade. Entre 2006 et 2009, désormais ministre-conseiller, Andrea Semadeni dirige le bureau de représentation de la Suisse auprès de l’Autorité palestinienne à Ramallah. Entre 2009 et 2013, il a successivement occupé les postes d’ambassadeur et représentant spécial pour le Soudan et la Corne de l’Afrique, d’ambassadeur au Ghana avec accréditation au Togo et au Bénin. Entre 2013 et 2017, il dirige l’ambassade de Suisse en Éthiopie, représentation accréditée également à Djibouti, au Soudan du Sud, auprès de l’Union africaine. Avant sa nomination pour représenter son pays au Mali, Andrea Semadeni a été l’ambassadeur de la Suisse au Brésil. Le quatrième diplomate reçu par le colonel Assimi Goïta est Georges Ternes, nouvel ambassadeur du Grand-duché du Luxembourg. Né le 11 mai 1971, il fut chargé de mission à la Représentation permanente de son pays auprès des Nations unies, chargé d’affaires à l’ambassade du Luxembourg à Ouagadougou au Burkina Faso, conseiller à la Représentation permanente du Luxembourg auprès de l’Union européenne, représentant permanent adjoint à la Représentation permanente du Luxembourg auprès de l’Union européenne (UE). Nommé ambassadeur dans notre pays, il couvre également le Sénégal, le Burkina Faso et le Niger. Le président de la Transition a également reçu les lettres de créance d’Henri Kastoun, nouvel ambassadeur du Liban. Diplômé en sciences administratives, politiques et en droit public, le diplomate libanais a occupé plusieurs postes. Il a, entre autres, été attaché au ministère des Affaires étrangères de son pays, secrétaire à l’ambassade du Liban à Tokyo, consul général du Liban à Melboune en Australie, ambassadeur du Liban au Liberia. Le dernier diplomate reçu par le chef de l’État est Jean Pierre Karabaranga, ambassadeur du Rwanda. Né le 7 décembre 1965, le diplomate rwandais fut l’ambassadeur de son pays auprès des Pays-Bas. À partir de son poste à la Haye, il représentait le Rwanda en tant qu’ambassadeur non résident en Bulgarie, en Estonie, en Lettonie, en Lituanie et en Slovénie. Il était aussi le représentant permanent du Rwanda auprès de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), de la Cour internationale de justice et de la Cour permanente d’arbitrage. Titulaire d’une maîtrise en gestion du sport, Jean Pierre Karabaranga est marié et père de trois enfants. DD (AMAP)
Mali : Le CNT approuve à l’unanimité la 2è partie de la Loi de finances
Bamako, 17 déc (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT), en plénière au Centre international de conférences de Bamako, a adopté, jeudi, à l’unanimité, la deuxième partie de la loi de Finances présentée par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. Cette seconde partie du vote, qui est relative aux programmes et aux dotations du Budget d’État 2022, fait suite à l’adoption par le CNT, le 25 novembre 2021, de la première partie du texte consacrée aux conditions générales de l’équilibre budgétaire et financier de la Loi de finances. Les prévisions des recettes budgétaires s’élèvent à 2.130,721 milliards de Fcfa contre 2.188,653 milliards de Fcfa dans la Loi de finances rectifiée 2021, soit une diminution de 57,932 milliards de Fcfa. Les prévisions des dépenses budgétaires pour l’exercice 2022 s’élèvent à 2.748,285 milliards de Fcfa contre 2.841,580 milliards de Fcfa dans la Loi de finances rectifiée 2021, soit une baisse de 93,295 milliards de Fcfa. Au titre des dépenses, le Cadre stratégique pour la relance économique et le développement (CREDD 2019-2023) demeure le cadre de référence pour la mise en œuvre des stratégies de développement et la priorité sera accordée à la prise en charge des mesures inscrites dans le Plan d’action du gouvernement 2021-2022. Le projet de Loi de finances 2022 est le cinquième budget présenté en mode programme. Les membres du CNT ont, aussi, voté par 104 voix pour, zéro contre et une abstention le projet de loi autorisant la ratification de l’accord de financement, signé à Bamako, le 1er octobre 2021, entre le gouvernement du Mali et l’Association internationale de développement (IDA), relatif au projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel. Par cet accord, l’IDA consent au gouvernement un prêt d’un montant d’environ 27,15 milliards de FCFA, assorti d’un don d’à peu près 13,19 milliards. L’objectif de ce projet est de contribuer au relèvement et à la résilience des communautés dans les zones cibles de la région du Liptako-Gourma (Burkina Faso, Niger et Mali), à travers une approche régionale soutenant le renforcement des services et infrastructures socio-économiques intégrées par des moyens de subsistance et du développement territorial. C’est le ministre délégué auprès du ministre du Développement rural, chargé de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba qui a défendu ce projet de loi. Le troisième document approuvé par le CNT est le projet de loi portant autorisation du gouvernement à prendre certaines mesures par ordonnances. Ce texte a pour but de permettre au gouvernement de prendre certaines mesures par ordonnances, durant la période comprise entre la clôture de la session ordinaire d’octobre 2021 et l’ouverture de la session ordinaire d’avril 2022. Dans ce projet de loi, l’autorisation demandée par le gouvernement porte sur les domaines de la création, de l’organisation et du contrôle des services et organismes publics ainsi que de l’organisation de la production. S’y ajoutent les statuts du personnel ainsi que les traités et accords internationaux. Les ordonnances sont prises en Conseil des ministres, après avis de la Cour suprême. Elles entrent en vigueur dès leur adoption. BD/MD (AMAP)
Le président Emmanuel Macron au Mali : pour dissiper les malentendus ?
Par Issa DEMBÉLÉ Bamako, 16 déc (AMAP) La visite du chef d’État français, Emmanuel Macron, à Bamako, lundi, est une opportunité pour crever l’abcès qui gangrène les relations entre le Mali et la France, depuis quelques mois Le président français rencontrera le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, avant de se rendre à Gao (Nord) pour partager un dîner de Noël avec les militaires de l’opération Barkhane. Pour la première fois, les deux chefs d’État aborderont, de vive voix, un certain nombre de sujets, dont le nouveau format de Barkhane, la coopération militaire avec la Russie et la situation politique. Cette visite pourrait être l’occasion de clarifier les choses sur le plan sécuritaire, à la lumière notamment des derniers développements intervenus. Une conciliation des points de vue pour harmoniser la conduite à tenir face aux défis de l’heure, paraît possible. Et c’est, certainement, ce que souhaitent les autorités de la Transition qui n’ont jamais nié l’importance de l’apport des troupes françaises, tout comme celui des Casques bleus dans la stabilisation du Mali. Elles ne sauraient pour autant, lors des échanges qui meubleront cette visite, taire les tares dont l’évocation heurte visiblement l’allié français. Paris n’a jamais caché son agacement face au changement intervenu à la tête de la transition malienne en mai dernier. Et le message délivré par le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, à la tribune des Nations unies à New York, en septembre dernier, accusant la France “d’abandon en plein vol”, a davantage tendu les relations bilatérales. Mais, comment ne pas être d’accord avec les officiels maliens quand on voit la France réduire ses effectifs, sans une réelle concertation avec le Mali. Ce n’est tout de même pas difficile de comprendre l’inquiétude de Bamako et sa volonté de trouver d’autres partenaires capables de l’épauler contre l’hydre terroriste, loin d’être vaincu, malgré les sévères coups que les soldats français et maliens lui ont portés. Le départ de la force Barkhane de Kidal, Tessalit et Tombouctou, dans le Nord du Mali, laisse un vide qui n’échappe pas au plus mauvais des stratèges militaires. Pendant ce temps, la situation sécuritaire continue de se dégrader. Le pays est encore sous le choc du drame de Songho, dans la Région de Mopti (Centre), où 31 personnes, dont des nourrissons et leurs mères, ont péri dans le feu, suite à une attaque terroriste, particulièrement cruelle. Le bilan en rappelle d’autres – Sobane Da, Ogossagou et Ouatagouna -, d’une ignominie tout aussi indescriptible, mais également les attaques qui ont récemment visé des véhicules de transport, dans le Cercle de Niono, toujours dans le Centre. Les passagers de ces véhicules n’ont été que dépouillés de leurs biens, quand ils n’ont pas été tout simplement contraints à les regarder partir en fumée. La Région de Kayes (Ouest) n’est pas épargnée non plus. Tout comme celle de Sikasso (Sud) Clairement, les terroristes veulent transformer les axes routiers stratégiques en mouroirs. Les économies locales, estropiées par ricochet, flancheront inéluctablement. Les populations deviendront alors si vulnérables qu’elles n’auront d’autre choix que de pactiser avec le diable. Songho ne bouclera peut-être pas la série noire. Puisque les lugubres individus qui nous imposent la guerre resteront ce qu’ils ont toujours été, c’est-à-dire des fanatiques arriérés. Que les autorités de la Transition fassent, dans ces conditions, de la sécurité leur priorité absolue relève du bon sens. Tout comme cette volonté assumée de multiplier les partenaires, de sorte à ne plus dépendre d’un seul allié. La coopération militaire entre le Mali et la Russie occupera, sans doute, une place de choix dans les échanges entre Macron et le colonel Goïta. Les susceptibilités quant aux intentions de nos autorités de contracter avec le partenaire russe, ont servi de levier pour braquer la communauté internationale. L’ancienne puissance coloniale a mobilisé tous ses alliés occidentaux pour barrer la route du Mali devant la Russie. Même l’Oncle Sam est entré dans la danse avec le récent communiqué du Département d’État, mettant les autorités maliennes en garde contre l’arrivée de soldats russes sur notre sol. On aurait dit que nous n’étions plus État souverain qui mérite d’être compris et accompagné par la communauté internationale. Les puissances mondiales ayant les gros moyens militaires regardent ailleurs quand elles ne font pas le service minimum, pendant que les populations maliennes continuent de subir le joug meurtrier des hordes obscurantistes, prétendument mobilisés pour défendre l’islam. Le Mali a besoin de soutien. Mais un soutien qui nous permet de venir à bout d’un ennemi retors et cruel. C’est pourquoi, Bamako accueille son allié français, Emmanuel Macron, à bras ouverts. Car, le Mali et la France ont plus à gagner en taisant leurs divergences. Le Mali n’est pas dans une « bonne posture » sur le plan sécuritaire et la France a tout intérêt à faire en sorte que son intervention au Sahel ne se solde pas par un échec. Cette zone de l’Afrique fait partie de sa « sphère d’influence ». Ses alliés occidentaux semblent décidés à l’épauler pour qu’elle ne perde pas pied en Afrique de l’Ouest. Si les relations entre nos deux pays sont glaciales, c’est que l’Hexagone exige que la situation politique se gère à ses conditions, qui ne sont pas forcément celles susceptibles de sortir notre pays du gouffre dans lequel il est plongé depuis une décennie. Certes, il faudra revenir à l’ordre constitutionnel. Mais ce mantra répété pour exiger l’organisation des élections, ramène la crise à sa seule dimension politique. Or, c’est précisément le très peu de tout ce qui est démocratique et républicain qui émerge dans les Régions de Mopti et Ségou où les élections sont certainement le cadet des soucis des populations. À ce sujet, les recommandations issues de la phase communale des Assises nationales de la Refondation dans ces régions sont éloquentes. ID (AMAP)

