La Chambre de commerce du Mali et le Port autonome de Conakry main dans la main
Bamako, 09 mai (AMAP) Le directeur général du Port autonome de Conakry, Mamadou Biro Diallo, a rassuré les opérateurs économiques maliens que toutes les précautions sont prises par la Guinée pour leur donner plus de satisfaction, notamment sur le plan des infrastructures portuaires et de la praticabilité de l’axe Bamako-Conakry. M. Diallo intervenait lors d’une séance de travail qu’il a eue, vendredi dernier, avec les responsables de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM). Avec le président de la CCIM, Youssouf Bathily, et des opérateurs économiques maliens, le directeur général du Port autonome de Conakry, entouré de spécialistes du domaine, a expliqué aux partenaires maliens les efforts de son pays dans ce sens et ceux en cours. Mamadou Biro Diallo a révélé qu’en la matière, les douanes maliennes et guinéennes sont à pied œuvre pour faciliter les opérations de dédouanement. Le président de la CCIM a, pour sa part, souligné que les opérateurs économiques du Mali, sont attentifs aux engagements des autorités guinéennes relatifs à l’amélioration des conditions d’accès au Port. Selon M. Bathily, ceci permettra une meilleure exploitation du Port de Conakry, « le plus proche de Bamako ». Pour ce faire, «nous exhortons les autorités portuaires à mettre un accent particulier sur la communication à l’international afin de contribuer à la sensibilisation des armateurs et autres traders à l’amélioration des conditions d’accès et des installations logistiques au niveau du Port», a préconisé Youssouf Bathily. Les hommes d’affaires maliens avaient rappelé des difficultés relatives à la praticabilité des eaux et des capacités logistiques du Port de Conakry, à l’insuffisance des infrastructures d’accès à la plateforme portuaire, à l’insuffisance des infrastructures routières et autres équipements marchands tout le long du corridor. S’y ajoutent, les questions de sécurité et les tracasseries douanières de part et d’autre. OD/MD (AMAP)
Bart Ouvry, l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Mali : «La volonté de l’UE est d’être aux cotés des Maliens »
Bamako, 09 mai (AMAP) L’ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Mali, Bart Ouvry, a organisé un déjeuner de presse, vendredi dernier, dans sa résidence sise à Badalabougou. Lors de cette rencontre dans le cadre de la Journée de l’Europe, célébrée chaque le 9 mai, les échanges avec les hommes des médias ont porté sur diverses questions dont les actions de l’UE au Mali, la coopération et le différend entre le Mali et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). «L’UE, avec ses États membres, est un acteur de coopération diplomatique présent au Mali depuis longtemps. Il est important de dire que sa volonté, c’est d’être aux côtés des Maliens, confrontés aujourd’hui à de nombreux défis sur les plans économique, social et sécuritaire», a déclaré l’ambassadeur de l’UE. « De tous les Etats africains, a révélé M. Ouvry, le Niger et le Mali sont les pays qui reçoivent le plus d’appuis de la part de l’Union européenne ». «Déjà dynamique, cette coopération se densifiera dans les mois à venir touchant notamment à la question des frontières, la sécurité alimentaire, l’investissement dans des services sociaux de base, les actions en faveur du secteur privé», a annoncé le diplomate européen. Selon Bart Ouvry, l’UE veut maintenir son action en faveur de la stabilité du Mali. Admettant l’existence d’un différend entre le Mali et l’UE sur la durée de la Transition, Il a rassuré sur la volonté européenne de ne pas aller à la rupture. «Au contraire, nous voulons faire partie de la solution. Nous travaillons avec nos partenaires africains (CEDEAO, Union africaine) et aussi avec les Nations unies pour arriver à une solution », a-t-il fait savoir. Entre le Mali et la CEDEAO, l’ambassadeur souhaite le dialogue, affirmant que s’il y a un mécanisme de suivi de la Transition et un bon dialogue, ce sont des facteurs de confiance. «Que ce soit la durée ou l’agenda de la Transition, a poursuivi le diplomate européen, l’essentiel d’un accord, c’est la confiance ». Selon lui, « pour cette confiance, il faut un bon dialogue». Par ailleurs, Bart Ouvry a indiqué que la Mission de formation de l’Union européenne au Mali (EUTM) et Eucap Sahel sont dans une logique de continuité, leur mandat restant le même avec la possibilité de mener beaucoup d’activités. MK/MD (AMAP)
Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué : «Il n’y a pas droit de cité pour l’impunité»
Bamako, 09 mai (AMAP) L’affaire dite « des ristournes des producteurs de coton », le sort des rapports des structures en charge de la lutte contre la corruption, la liberté d’expression au Mali sont les principales questions que le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a abordées, la semaine dernière lors de l’émission «Invité de la semaine» de la Télévision nationale Pour rappel, l’affaire dite « des ristournes des producteurs de coton », dans laquelle l’ancien président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Bakary Togola est poursuivi, a récemment connu un nouveau rebondissement. L’acquittement de ce dernier et de ses 11 coaccusés, par la Cour d’assises spéciale de Bamako, a été cassé par la Cour suprême, en avril dernier. Pour le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, cet arrêt de la Cour suprême est un tournant dans la lutte contre la corruption. Pour Mahamadou Kassogué, cette affaire était un des dossiers emblématiques de la lutte contre la corruption, ajoutant que son jugement devait couronner tous les efforts qui ont été consentis durant toutes ces années. Et ce, afin de montrer que « nous sommes dans un système où il n’y a pas droit de cité pour l’impunité». Le Garde des Sceaux a, ensuite, indiqué que cette affaire doit être rejugée. Toute chose qui montre qu’au-delà de tout ce qui peut être fait par les uns et les autres pour essayer de mettre en mal la conduite des procédures pénales, on peut toujours se rattraper à travers les voies de recours, avertira-t-il. « Donc, c’est un message fort qui est adressé à tous ceux qui tentent, par des petits moyens, d’essayer de mettre en mal la procédure et l’appareil judiciaire », a renchéri celui qui connaît le contenu de ce dossier comme « la paume de sa main » pour avoir été procureur de la République en charge du Pôle économique et financier de Bamako. « J’étais vraiment très surpris quand cette décision a été rendue, surtout que nous avons eu des remontées qui ont fait état qu’au cours du jugement de ce dossier, il y a eu des actes qui, techniquement, ne sont pas compatibles avec l’éthique et la déontologie du magistrat », a déploré le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. Mahamadou Kassogué a, en outre, informé que l’enquête administrative a établi des faits contre certaines personnes qui étaient dans la composition de ce jugement comme ayant commis des fautes professionnelles susceptibles de les conduire devant le conseil de discipline. TOLERANCE ZERO – Le chef du département de la Justice a, par ailleurs, assuré que les rapports des structures en charge de la lutte contre la corruption, notamment le Bureau du Vérificateur général, ne sont pas mis dans le tiroir. Mahamadou Kassogué a informé que les audits sur la Loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM), la Loi de programmation relative à la sécurité intérieure (LPSI), des institutions et la cession des bâtiments publics ont été réalisés. Il a, par la suite, affirmé que les rapports de certains de ces audits sont « entre les mains du procureur de la République en charge du Pôle économique et financier », ajoutant que d’autres sont à la Brigade économique et financière. Assurant qu’il n’y a pas de justice sélective, encore moins de chasse aux sorcières, Mahamadou Kassogué a, néanmoins, déclaré que « les jours à venir beaucoup de dossiers connaitront des développements très importants ». Et le chef du département en charge de la Justice de rappeler que la lutte contre la corruption est au cœur de l’action gouvernementale. Selon lui, la vision des autorités de la Transition, c’est de mener une lutte implacable contre le fléau. Donc, a insisté le ministre, c’est tolérance zéro en matière de lutte contre la corruption. Outre la répression, la lutte efficace contre la corruption passera, également, par le recouvrement des avoirs dilapidés. « Sur la période de 2018 à décembre 2021, le nombre total de dossiers ouverts en matière de corruption est de 1.462. Sur ce chiffre, 690 dossiers ont été bouclés et transmis, 275 dossiers ont déjà été totalement jugés », a revelé le ministre Kassogué. Ajoutant que les montants en cause sont de l’ordre de 126,1 milliards de Fcfa. Au titre des remboursements, la somme de 4,2 milliards de Fcfa a pu être versée au Trésor public. Pendant la même période, les cautions versées, pour les remises en liberté et autres sont de l’ordre de 15, 3 milliards de Fcfa. Aussi, en vue de mener une lutte implacable contre la corruption, d’importantes réformes sont en train d’être menées par les autorités. La création d’un Pôle national économique et financier ainsi que la toute prochaine mise en place de l’Agence de recouvrement et de gestion des avoirs criminels figurent au nombre de ces réformes majeures. Actualité oblige, le ministre Kassogué a soutenu qu’il n’y a pas de rétrécissement d’espace de liberté. Pour lui, les lois, qui sont en train d’être appliquées, existaient bien avant . D’après le Garde des Sceaux, ce que ces textes ont prévu, n’a pas été, peut-être, appliqué correctement en temps normal. « Mais chaque fois qu’un pays est en guerre contre le terrorisme, avec beaucoup d’adversité de part et d’autre, on ne peut pas se permettre de dire certaines choses », a-t-il dit. BD/MD (AMAP)
Alimentation : La tradition de la boisson « manchi » se perd sur les rives du fleuve Niger
Par Mohamed GAKOU Gourma Rharous, 08 (AMAP) Le manchi » est la principale boisson traditionnelle, commune à tous les constituants du peuple Songhoy, traditionnellement, tous implantés sur les rives du fleuve Niger, d’où le nom de « Issa Bôrô », qui signifie, « gens du fleuve », autrement, les riverains. Toutes ces sous-composantes Songhoy, boivent ce sirop, issu d’un fourrage aquatique, appelé « Bourgou », depuis des dizaines de siècle. Cette plante pousse, dans le lit du fleuve, parfois, sur ses berges, pendant la crue du fleuve. Elle sert de fourrage aux animaux, pendant les périodes de soudure, et est en même temps, transformé en boisson pour la consommation humaine, selon un procédé de sélection, immuable depuis des siècles. « Manchi » est un dérivé alimentaires du « bourgou », scientifiquement appelé « Echinocloa stagnation ». Cette boisson multi-séculaire, est désaltérante, tonifiante et est, un délice pour le palais, à cause de son goût caramélisé. Le processus de production de cette boisson est laborieuse et passe par, de nombreux procédés. La boisson « manchi » est un produit dont la chaîne de production est basée sur une parfaite connaissance du « bourgou », la matière première. Celle-ci, est récoltée en période de basses eaux et, dès cet instant, les producteurs, véritables initiés, sélectionnent les tiges qui serviront à confectionner la précieuse boisson. Celles-ci, sont d’apparence épaisses. Elles ont une couleur verte, qui tirent vers le brun foncé, quand elles sont sélectionnées, elles prennent désormais le nom de « koundou », et mises à sécher au soleil. Les gerbes constituées par les tiges sont disposées de façon savante au soleil pour le séchage, qui est rigoureusement suivi, pour éviter l’excès de déshydratation de celles-ci. Il faut noter que, la chaîne de fabrication de cette boisson, implique les hommes aussi bien que les femmes à toutes les étapes, sauf pour la coupe du « bourgou » qui est exclusivement réservée aux hommes. Quand, les gerbes sont séchées à point, elles sont mises à fumer, pendant une période déterminée, dans de grands fours en terre séchée. Ce procédé permet au « koundou » de se bonifier à souhait. Le fumage se fait généralement avec, les crottes de chameaux séchées. Elles ont la particularité de donner au « koundou », un fumet particulier, qui rappelle, celui du caramel. Le fumage terminé, il revient, alors, aux femmes de concasser finement les tiges . Elles sont méticuleusement entassées, dans de grands mortiers où les gerbes sont écrasées grâce à de lourds pilons. Le produit obtenu de ce concassage ressemble, à un mélange homogène de fines brindilles et de poudre, à la couleur blanchâtre. Au goût, il est sucré. Cette substance devient, alors, l’ingrédient basique du « manchi ». La préparation, proprement dite de celle-ci, peut commencer. Cette opération de distillation, revient aux femmes. Le concassé de « koundou » est mis dans un récipient plat et délicatement aspergé d’eau. Quand il est bien imbibé, il est soigneusement entassé, au point de prendre l’aspect d’une pâte épaisse, dans un panier cylindrique, percé au flanc et au fond, de plusieurs trous. Quand le panier est bien garni, il est délicatement déposé, sur l’ouverture d’une jarre en argile. Le contenu est arrosé d’eau, de façon intermittente. Le « koundou », ainsi gorgé d’eau, suinte à un rythme espacé et régulier, dans la jarre. Le liquide ainsi libéré, est le « manchi ». Il est de couleur marron foncé, presque moiré. Son goût est sucré et rappelle celui du caramel. À le humer, de près, il sent la brise fluviale. Le fond du liquide, dans la jarre, est concentré et s’appelle « katou ». Il peut être considéré comme la confiture de « koundou ». Étalé sur les galettes ou le pain, il est délicieux. On l’utilise, également, pour garnir les fonds des outres en peau, dans le but de mieux conserver, le beurre de vache et lui donner un goût, particulièrement, bon. Le sirop de « koundou » appelé « manchi », est une boisson désaltérante, qui tonifie l’organisme, surtout après une journée de travail harassante ou pour rompre le jeûne. Il fait intégralement partie du patrimoine culinaire des Songhoy. Aujourd’hui, cette boisson est en voie de disparition. Elle est méconnue et oubliée. Nombreux sont les héritiers de la culture Songhoy qui ne connaissent, aujourd’hui, cette boisson, que par ouï-dire. Sa quasi-disparition est causée, également, par le désintérêt des producteurs qui préfèrent s’adonner à d’autres activités plus lucratives. La vulgarisation des boissons manufacturées a, aussi, fortement, contribué à la disparition du « manchi ». Celui-ci, fait aujourd’hui, presque figure de « boisson de musée ». Il faut sauver ce breuvage historique, en reprenant sa production et en le mettant au jour. MG/MD (AMAP)
Côte d’Ivoire : Décès du président de l’Assemblée nationale
Bamako, 08 mai (AMAP) Le président de l’Assemblée nationale de la Côte d’Ivoire, Amadou Soumahoro, est décédé, samedi 7 mai 2022, à l’âge de 68 ans, ont annoncé des sources officielles ivoiriennes. Le défunt souffrait d’un cancer de la prostate dont le traitement l’avait éloigné de son fauteuil parlementaire depuis un an. Né le 31 octobre 1953 à Séguéla, dans la région du Worodougou, dans le Nord du pays, Amadou Soumahoro, était député de la circonscription électorale de Séguéla, sous-préfecture, Bobi-Diarabana commune et sous-préfecture. Depuis le 7 mars 2019, le natif de Séguéla occupait le perchoir de la Côte d’Ivoire. Le président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, très ému, s’est exprimé en ces termes sur son compte twitter : « La Côte d’Ivoire perd un valeureux fils, un homme de conviction et de devoir. Je perds un fidèle compagnon, un ami loyal et dévoué ». Et le président ivoirien d’indiquer que l’engagement et le parcours politique de « son jeune frère » et homme d’État ont marqué son pays. MD/MD (AMAP)
Éric Sékou Chelle nommé nouveau sélectionneur des Aigles du Mali
Bamako, 08 mai (AMAP) La Fédération malienne de football (Femafoot) a, vendredi 6 mai, a choisi un ancien international des Aigles, Éric Sékou Chelle, pour succéder à Mohamed Magassouba à la tête de la sélection nationale du Mali. A 44 ans, Éric Sékou Chelle a déjà entraîné US Boulogne dans le National 1 (D3 française) en plus de Marseille Consolat et le FC Martigues. Il est diplômé d’un Brevet d’entraîneur professionnel de football (BEPF). Le nouveau coach du Mali compte six sélections avec les Aigles en 2004 et 2006. Il devrait vite se mettre au boulot car ne disposant que trois semaines pour préparer les prochains matches de qualification pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2023). Les Aigles accueillent le Congo à Bamako, le 4 juin avant se déplacer en Égypte pour affronter le Soudan du Sud, le 8 juin. Au total, 57 entraîneurs ont postulé pour diriger la sélection nationale. MT/MD (AMAP)
L’Armée malienne neutralise 56 terroristes au cours de plusieurs opérations (état-major général des armées)
Bamako, 07 mai (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé au moins 56 terroristes et interpelé une dizaine de suspects, au cours d’opérations menées sur les deux dernières semaines, indique l’état-major général des armées. Dans un communiqué, publié vendredi soir, l’état-major général des armées soutient que sous la pression des FAMa, les groupes terroristes sont « de plus en plus réduits dans leurs tentatives désespérées de réorganisation se soldant par des attaques kamikazes ». L’Armée signale que dans les Régions de Koutiala, Bougouni et Sikasso (Sud), les priorités opérationnelles ont porté sur la précision des renseignements et les recherches des terroristes auteurs de l’incendie des infrastructures étatiques de Molobala. « Ces groupes sont à l’origine de l’attaque qui a coûté la vie à un agent de la douane et de deux bénévoles à Bougoula-Sikasso et de celle contre le Centre d’animation pédagogique (CAP) de Kléla », selon l’Armée. Des reconnaissances offensives sont menées dans les régions de Nara (vers la frontière mauritanienne) et de Koulikoro, dans les secteurs de Dalibougou, Kamissara, Borom et Madina Sacko. « Les tirs d’artillerie suivis de fouilles dans la forêt de Troungalé et les collines de Tola ont fait un bilan de 16 terroristes neutralisés et huit interpellés », précise l’état-major des armées. Ces opérations ont permis la destruction de motos, d’engins de fabrication d’EEI (Engin explosif improvisé), d’armes et munitions et récupération d’arme en bon état. La même source indique que des opérations de sécurisation se sont poursuivies dans la Région de Ménaka (Nord-Est). « Des frappes d’opportunités ont dispersé une vingtaine de terroristes en mouvement dans le secteur de N’Dacki avec la destruction d’un Pick-up et la neutralisation de huit terroristes », indique le communiqué de l’Armées. « Une opération aéroportée sur les lieux des frappes de destruction d’un important plot logistique opérationnel du 24 avril 2022 dans le secteur de Niasso-Sebe et Sossobe- Togoro a permis de recueillir d’importants renseignements », rapporte le document. On y apprend, également, qu’une patrouille FAMa, sur l’axe Bankass-Bandiagara (Centre), a récupéré une citerne volée à l’Energie du Mali (EDM). Dans le secteur de Douentza (Centre), poursuit le même communiqué, « une patrouille FAMa sur la route Mondoro-Boni a réagi à une embuscade. Cette attaque a coûté la vie à deux militaires, faisant 10 blessés et deux engins endommagés. Quelque 22 terroristes ont été neutralisés, un véhicule équipé de mitrailleuse 14 ,5 mm, divers armements et munitions récupérés, un véhicule équipé de mitrailleuse 12,7mm ont été détruits, selon le bilan de l’Armée. Dans la Région de Ségou (Centre), l’exploitation des renseignements a permis de cibler les réseaux de renseignements terroristes avec un engin de l’Armée légèrement endommagé par un EEI. Les FAMa ont neutralisé, dans ce secteur, dix terroristes et arrêtes huit suspects. Deux AK 47, cinq chargeurs, deux radio TYT, treize téléphones portable, vingt-deux motos récupérés, trois EEI détruits, un otage civil a été libérés. « En réaction à des tirs de harcèlement au niveau de Moussa Wère sur la route Markala-Niono (Centre) », les FAMa ont détruit deux EEI, un pont de fortune en bois, interpellé quatre suspects et récupéré quatre motos, fait savoir la même source. Elle souligne des frappes aériennes qui ont ciblé et incendié un plot logistique terroriste dans la Région de Bandiagara, toujours dans le Centre. Cette opération menée sur la base de renseignements a détruit quatre motosdans une forêt à 07 km au nord Est de la localité de Baye. L’état-major général des armées rappelle que le respect des Droits de l’Homme (DH) de même que le Droit International humanitaire (DIH) « reste une priorité dans la conduite des opérations des FAMa ». Il appelle à la « vigilance contre les nombreuses manœuvres en cours visant à diviser les populations et les communautés au moment où l’union des Maliens émerge ». MT/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du vendredi 06 mai 2022
Bamako, 07 mai (AMAP) Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 06 mai 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à une nomination ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de loi portant création du Fonds d’Entretien routier du Mali ; b. un projet de décret fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du Fonds d’Entretien routier du Mali ; c. un projet de décret fixant les modalités d’exécution des travaux éligibles et les frais de fonctionnement et d’investissement du Fonds d’Entretien Routier du Mali. L’Autorité routière a été créée par la Loi n°00-051 du 04 août 2000 avec pour mission d’administrer les fonds destinés à l’entretien du réseau routier. Son organisation et ses modalités de fonctionnement sont fixés par le Décret n°01-283/P-RM du 03 juillet 2001. L’application de ces textes a relevé des insuffisances, notamment : – la non prise en compte de certaines ressources innovantes ; – le manque de précision sur le financement des prestations de maîtrise d’ouvrage et de maître d’œuvre ; – la nécessité de prendre en compte certains travaux, la perception de frais ainsi que certaines dépenses pour se conformer à la réalité actuelle. En outre, à la suite de la transposition de la directive relative à la stratégie d’entretien routier par le Décret n°2020-0197/PT-RM du 03 avril 2020, il est apparu nécessaire d’adapter l’organisation de l’organisme en charge du financement de l’entretien routier aux dispositions communautaires. L’adoption des présents projets de texte permettra entre autres : – d’adapter l’appellation de l’organisme de financement de l’entretien routier aux dispositions communautaires ; – de préciser la répartition des membres du Conseil d’administration et le mode de désignation de son président ; – de préciser le mode de recrutement du personnel ; – d’étendre les ressources du fonds d’entretien routier à d’autres ressources innovantes ; – de définir le cadre de l’exécution de certains travaux. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé à la nomination suivante : AU TITRE DU MINISTERE DE LA RECONCILIATION, DE LA PAIX ET DE LA COHESION NATIONALE, CHARGE DE L’ACCORD POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION NATIONALE : – Président de la Commission Nationale de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion (DDR) Colonel-major Faguimba Ibrahima KANSAYE. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication relative au Document de Programmation budgétaire et économique pluriannuelle sur la période 2023-2025. Le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle permet au Gouvernement d’informer l’Assemblée Nationale sur l’évolution des finances publiques et de partager les objectifs, les orientations et les contraintes de la politique budgétaire à moyen terme. Le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle sur la période 2023-2025 s’appuie sur les orientations stratégiques définies dans le Cadre Stratégique pour la Relance Economique et le Développement durable, les actions contenues dans le Programme d’Actions du Gouvernement de Transition adopté par le Conseil national de Transition et les recommandations des Assises Nationales de la Refondation. Il est établi sur la base d’une prévision de croissance réelle de 5,3% en moyenne entre 2023 et 2025 et un taux de pression fiscale en moyenne de 16,6%. Sur la période 2023-2025, la politique budgétaire sera soumise à des contraintes multiples, notamment la nécessité de se conformer aux critères de convergence communautaire de l’UEMOA et de la CEDEAO ainsi que la mise en œuvre des engagements pris avec le Fonds Monétaire International dans le cadre du Mémorandum de Politiques Economiques et Financières. Les dépenses seront orientées vers la prise en charge des engagements du Gouvernement pour lesquels la priorité sera accordée, en termes d’allocations budgétaires, tels que : – la poursuite du renforcement des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité ; – l’organisation des élections générales ; – le renforcement du système judiciaire ; – le maintien des efforts budgétaires en faveur de l’agriculture et de l’investissement ; – le renforcement des dépenses sociales et de développement prioritaire ; – l’amélioration des conditions de vie des travailleurs ; – l’opérationnalisation des nouveaux services publics issus des nouvelles régions ; – la contribution budgétaire de l’Etat à la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger. – l’amélioration de la déconcentration et de la décentralisation budgétaire. 2. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 06 mai 2022 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national
Kidal : Les donateurs du Fonds fiduciaire des Nations Unies venus constater des réalisations dans la Région
Kidal, 06 mai (AMAP) Une délégation de pays contributeurs au Fonds fiduciaire des Nations Unies pour la paix et la sécurité au Mali, a effectué pour la toute première fois, une mission de trois jours à Kidal (dans le Nord du Mali), du 25 au 27 avril 2022. Les représentants de l’Allemagne, du Canada et du Royaume-Uni étaient venus constater la concrétisation de différents projets qu’ils ont financée dans la région à travers ce Fonds. Une visite qui survient en prélude à la Journée internationale des Casques bleus célébrée tous les 29 mai et dont le thème de l’édition 2022 est «Le partenariat, clef du progrès». «C’est la première fois que nous conduisons une mission avec les bailleurs du Fonds fiduciaires à Kidal. Les donateurs ont pu voir les réalisations et échanger directement avec les autorités locales et les bénéficiaires. C’était aussi une excellente occasion pour nous-mêmes et nos partenaires de comprendre les défis et les opportunités sur place», a expliqué Loubna Benhayoune, la Directrice de la section chargée de la stabilisation et du relèvement à la Minusma, qui a coordonné ce «déplacement inédit des donateurs» vers la capitale de l’Adrar des Ifoghas. «Nos échanges ont porté sur des préoccupations concernant la précarité dans plusieurs domaines et dans cette région en particulier. Il était question du retour des déplacés qui reviennent, partis à cause des conflits, et du retour des services sociaux de base et de la réhabilitation des services techniques pour que les fonctionnaires qui arrivent soient dans de bonnes conditions de travail», a indiqué Colonel Fodé Malick Sissoko, gouverneur de Kidal, après avoir rencontré la délégation. «Parmi les points sensibles pour Kidal cette année, il y a les déplacés qui sont venus de Ménaka et la sécheresse qui frappe la région», a complété Hassane Ag Fagaga, président de l’autorité intérimaire à Kidal. Après avoir échangé avec la coordination de la société civile, les trois bailleurs se sont rendus sur le chantier de la piste d’atterrissage et ont fait l’état des lieux des travaux, tout en rappelant l’importance de ce projet pour le désenclavement de la région. «C’est une bonne opportunité de rencontrer les populations de Kidal, de visiter les projets que nous avons appuyé au travers du Fonds fiduciaire et d’apprécier le travail de la Minusma dans la région. Nous avons eu des échanges fructueux avec les autorités locales. La rencontre avec la société civile était une bonne opportunité pour comprendre comment travailler ensemble», a expliqué Julien Brisson, second secrétaire politique à l’ambassade du Canada au Mali. Les donateurs du Fonds fiduciaire ont également visité le barrage d’Iklahine, (à 15 km au sud-est de la ville). Sur place, représentants de la communauté et l’ONG locale Aford, ont présenté cet ouvrage de 43m de long. « Nous sommes très heureux de cette réalisation qui va alimenter la nappe phréatique et nos puisards. Ce barrage va alléger le fardeau de ces communautés nomades et d’éleveurs qui ne vont plus se déplacer pour chercher de l’eau dans les autres sites», a témoigné Souleymane Ag Ahmed, chef du secteur (subdivision d’un quartier) d’Iklahine. Avec une capacité de retenue d’environ 22 000 litres d’eau, ce barrage peut alimenter en eau quelque 2 500 personnes et leurs cheptels et ce, jusqu’à six mois après l’hivernage. Une réalisation rendue possible grâce à un financement du Royaume-Uni de plus de 53 millions de Fcfa. « À côté du déploiement de nos militaires au sein de la Minusma, nous finançons des projets à travers le Fonds fiduciaire pour soutenir la stabilisation du Mali. Les représentants de la société civile de Kidal ont évoqué la nécessité de la maitrise de l’eau dans la région. Le gouvernement du Royaume-Uni a pu aider à ce niveau avec la construction de ce barrage souterrain pour que l’eau puisse stagner et bénéficier à la population locale», a expliqué Fraser Campbell, représentant de l’Ambassade du Royaume-Uni au Mali lors de cette première visite à Kidal. Un autre financement du Royaume-Uni a permis d’installer 105 lampadaires solaires dans les 11 quartiers de Kidal dont la remise officielle aux autorités a coïncidé avec la visite de la délégation des bailleurs, le 26 avril. Il s’agit de la seconde étape d’un projet d’installation de 200 lampadaires solaires dans la ville financée par le Royaume-Uni. La première a été réalisée grâce à une contribution du Danemark par le biais du au Fonds de consolidation de la paix. La délégation a aussi visité les trois radiers, points de passage dans les quartiers d’Aliou et de Tazargaf, financés par le Canada. La matinée s’est terminée au camp du 72 Régiment d’infanterie motorisée des FAMa à Kidal. Une rencontre a eu lieu avec les officiers du bataillon, en plus d’une visite guidée des bâtiments rénovés grâce au financement de l’Allemagne. La délégation a également parcouru l’infirmerie construite et équipée grâce à un projet à impact rapide de la Minusma et qui a été complété à travers des ressources du Fonds fiduciaire. Avant leur retour à Bamako, les donateurs ont rencontré les responsables de la Force et de la Police des Nations Unies dans la région, tout comme les équipes civiles de la Mission pour aborder, entre autres, le rôle de la Minusma dans la protection des civils. AMAP avec la MINUSMA
14è édition de la Rentrée littéraire du Mali : Du beau monde attendu du 10 au 14 mai à Bamako
Bamako, 06 mai (AMAP) La 14è édition de la Rentrée littéraire du Mali se déroulera du 10 au 14 mai à Bamako, Sikasso (Sud), Djenné (Centre) et Tombouctou (Nord0 sous le thème : «Territoire et imaginaires», ont annoncé, jeudi, le directeur exécutif du Fonds des prix littéraires du Mali, Ibrahima Aya, et le responsable technique de l’événement, Sékou Fofana. Lors d’une conférence de presse, les initiateurs de ce rendez-vous littéraire international ont indiqué vouloir mettre à contribution les écrivains en vue de répondre à certaines interrogations d’un monde interdépendant. Il est aussi prévu une participation massive d’écrivaines. En présence des représentants de l’Union européenne (UE), de l’Institut français du Mali (IFM), mais aussi d’autres partenaires financiers et techniques et d’une compagnie de téléphonie, sponsor de l’évènement, M. Aya a justifié le thème. «Nous vivons dans un monde d’interdépendance. Rêver, penser, construire … ne peut se faire seul. Les auteurs sont invités à travailler sur cette thématique qui aborde les temps violents que nous vivons. Ils sont conviés à se poser des questions relatives à cette thématique à savoir : Comment habiter ces espaces et être habillés par eux, comment entretenir l’équilibre avec les autres qui y vivent ? Que signifie un territoire pour ceux qui l’habitent et comment imaginer ?», a-t-il. Les auteurs des cinq continents doivent, ainsi, donner des réponses à ces interrogations et partager leurs expériences avec leurs collègues maliens. L’écrivain Ibrahima Aya a aussi exprimé sa satisfaction pour la tenue de cette 14è édition qui a connu un report. Il a salué la fidélité et l’accompagnement des partenaires stratégiques pour leur attachement à la littérature et à la promotion des écrivains. «La Rentrée littéraire a permis de créer un engouement autour du livre mais, aussi, de l’écriture», s’est réjouit Ibrahima Aya. Et d’ajouter que d’année en année, le nombre d’écrivains maliens augmente. Quant à Sékou Fofana, il a souligné que l’édition de cette année, dont la particularité sera la participation considérable d’écrivaines, a été élargie à plusieurs jeunes nouveaux talents. «Nous travaillons pour atteindre toutes les capitales régionales en vue d’élargir nos programmes», a-t-il souligné. Malgré les difficultés que traverse le secteur du livre, l’événement a permis aux jeunes de s’orienter vers l’écriture selon M. Fofana. Il a aussi annoncé la programmation qui commence à partir du 10 mai prochain. «Les sites retenus pour cette édition dans le District de Bamako sont l’Institut de formation des maitres (IFM), les lycées partenaires, le Centre international de conférences de Bamako (CICB), les universités maliennes et la gare ferroviaire. Il est également prévu des hommages à des auteurs dans les universités et centres scolaires. Tout comme une conférence inaugurale qui se déroulera mardi prochain au CICB. Elle sera animée par des experts du domaine. On peut aussi retenir des conférences-débats, ateliers d’éditeurs, de livre numérique, des rencontres professionnelles, les cafés littéraires et des journées de lecture. L’un des temps forts de cette édition sera la remise des prix. Cette année, un prix a été institué pour rendre hommage à l’écrivain, chercheur malien Moussa Sow. Le représentant de l’UE, Ivan Bertoux, a expliqué la pertinence de l’événement dans le développement socio-économique. Il a également exprimé l’engagement de son institution à soutenir l’initiative. La Rentrée littéraire reste l’un des rares événements d’envergure internationale au Mali qui continue de résister à l’épreuve des crises socio-politique et sanitaire. Après un premier report, les initiateurs avaient tenu à exprimer l’impératif du maintien de ce rendez-vous littéraire pour la promotion du secteur et des écrivains africains. AS/MD (AMAP)

