Quatre militaires maliens tués dans l’explosion d’une mine à Djenné (Centre) 

Bamako, 12 mai (AMAP) Quatre soldats des Forces armées maliennes (FAMa) sont décédés et un autre blessé, mercredi, après que leur véhicule a sauté sur un Engin explosif improvisé (EEI) à Djenné, dans la Région de Mopti (Centre).  « Un véhicule d’une unité FAMa en patrouille dans le secteur de Djenné a sauté sur un Engin Explosif Improvisé (EEI). C’était ce matin aux environs de 08h54 faisant 04 morts et 01 blessé côté FAMa », a annoncé l’état-major major général des armées dans un tweet mercredi soir.  Dans le même message, l’état-major « présente ses condoléances aux compagnons d’armes et familles des victimes et souhaite prompt rétablissement au blessé ». MT/MD (AMAP)

Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara : «La montée en puissance des FAMa est une réalité ».

Bamako, 11 mai (AMAP) Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, invité de l’émission «Mali Kura tassira» de la Télévision nationale a évoqué, mardi, les efforts engagés par le Mali dans la lutte contre le terrorisme, la présence des instructeurs russes aux côtés de l’Armée et la dénonciation par le gouvernement des accords de défense avec la France. « Déterminées qu’elles sont, les Forces armées maliennes (FAMa) viendront un jour à bout du terrorisme », a estimé le colonel Camara. Selon lui, « l’espoir collectif est dopé par les succès opérationnels obtenus grâce à un engagement politique qui a permis d’équiper notre Armée en moyens adéquats ». Aujourd’hui, les soldats peuvent, pour emprunter un langage militaire, «dégager et bomber le torse». Le ministre de la Défense et des Anciens combattants ne peut que s’en enorgueillir. Invité de l’émission «Mali Kura tassira», le colonel Sadio Camara a, trente minutes durant, évoqué la situation sur le terrain, les efforts déployés pour réqualifier notre outil de défense, les relations avec nos partenaires, les allégations de bavures et les perspectives.  Cette émission verra passer chaque membre du gouvernement devant la presse pour exposer son action. Sans doute, le ministre de la Défense et des Anciens combattants était l’un des plus attendus, car sa charge constitue l’une des priorités de l’action gouvernementale. Le phénomène terroriste a en effet ébranlé le pays, corseté son développement et mis en lambeau le tissu social. Cela, pendant des années et malgré la présence des troupes françaises. Aujourd’hui, a rassuré l’invité du jour, la situation est «sous contrôle». Le colonel Camara est revenu sur les progrès grâce à la dynamique offensive enclenchée par les FAMa. On y retiendra la déstructuration de la chaîne logistique de l’ennemi et la destruction de « plusieurs de ses bases». Des faits attestent cette évolution positive, comme le retour massif de «déplacés et de réfugiés dans leurs localités». Ainsi, les FAMa, «mieux équipées grâce à la vision du président de la Transition », répondent aux aspirations des populations. Au sujet des efforts consentis, le ministre Camara a souligné et apprécié le sacrifice du peuple malien qui a «accepté que d’autres priorités soient abandonnées pour équiper nos forces».  Cette attention collective à l’endroit des FAMa fait qu’elles sont désormais plus autonomes. Il y a quelques mois, elles dépendaient de certains partenaires en termes d’appui feu et pour l’évacuation des blessés. Actuellement, ces manœuvres sont convenablement accomplies par nos « propres aéronefs», a dit le ministre avec fierté. Et d’ajouter que nos forces « détiennent désormais l’initiative sur le terrain. Elles traquent l’ennemi jusque dans son dernier retranchement ».   PARTENARIAT FÉCOND – Mais combien de francs Cfa ont coûté ces équipements au contribuable malien ? La question se pose au sein de l’opinion nationale. S’il n’a pas donné de chiffres, le ministre Camara a indiqué que le « prix du matériel que nous achetons est connu». Mieux, dès la fin de cette première opération d’acquisition, les montants mobilisés seront dévoilés. En attendant, il est connu que ces moyens sont acquis dans le cadre d’un partenariat fécond avec la Russie. Avec Moscou, Bamako entretient une relation diplomatique « franche », basée sur le respect mutuel. Et cela ne date pas d’hier.  A juste titre, le colonel Sadio Camara a rappelé que dès 1960, la Russie avait envoyé des centaines d’instructeurs et de conseillers pour aider le Mali à organiser son administration, son armée. C’est ce partenariat que les nouvelles autorités ont rédynamisé et, « aujourd’hui, en plus des précieuses compétences acquises par nos pilotes, l’expertise des Russes a permis de remettre en état d’usage certains matériels (blindés) que l’on croyait irrécupérables ».  Aussi, le ministre Camara a précisé que les «instructeurs russes ne participent pas au combat aux côtés des FAMa». Démentant ainsi une allégation distillée par la France qui ne se prive pas non plus de charger nos forces, régulièrement accusées de commettre des exactions sur les civils. Comme à Gossi, où un charnier a été découvert après, justement, le départ de Barkhane. Le ministre Camara s’en remet à la justice, mais il a fait remarquer que «l’état de putréfaction avancée des corps exclut toute implication des FAMa». Le Mali a dénoncé les accords de défense avec la France. Certains, estimant que l’ancienne puissance n’obéira pas aux injonctions de Bamako, évoquent de possibles affrontements entre les FAMa et les forces françaises sur le terrain. Le colonel Sadio Camara a rassuré : «Nous ne sommes pas dans cette logique. Nous avons sensibilisé pour éviter, dans la mesure du possible, tout incident ».  Les Maliens caressent encore de vastes espérances. Raison pour laquelle cette dynamique positive sera maintenue et par conséquent, a annoncé Sadio Camara, « les autorités continueront à équiper, former et améliorer les conditions de vie des soldats ». Il revient aux populations de continuer à les soutenir et éviter des actions tendant à saper le moral de la troupe, très déterminant pour l’opérationnalité des unités.   ID/MD (AMAP)

Gao : Succès du tissu artisanal « Dali Fini »

Par Abdourhamane TOURE Gao, 11 mai (AMAP) A Gao, la Cité des Askia, dans le Nord du Mali, les commerçants n’arrivent plus à satisfaire la forte demande du pagne «Dali fini». Le pagne «Dali fini» en langue nationale Bamanan est un tissu artisanal en coton tissé par nos artisans. Ce tissu est originaire de la Région de Ségou. Si dans notre pays on l’appelle «Dali fini», au Burkina, c’est le «Faso fani». Actuellement, il est très prisé sur le marché de Gao. Ce regain d’intérêt pour le made in Mali peut être attribué au Premier ministre Choguel Kokalla Maïga qui porte constamment ce tissu.  À Gao, s’en vêtir est devenu un phénomène de mode. «Je vendais avant ce tissu «Faso fani» et pouvais passer des mois sans en écouler le moindre mètre. Mais depuis que le Premier ministre le porte, les clients se sont ruées là-dessus. Malheureusement, il y a une rupture», explique la commerçante Hawa Traoré, originaire du Burkina Faso. Elle dit avoir beaucoup de commandes non encore satisfaites.  «J’achète mes tissus au Burkina Faso à trois endroits différents, notamment chez les revendeurs, les tisserands et au niveau des associations féminines burkinabè. Souvent, j’achète 2 pagnes à 6.000 Fcfa et les revends à 15.000 Fcfa. Il y a aussi un autre motif dont les 2 pagnes coûtent 18.000 Fcfa. On revend ce modèle à 25.000 Fcfa», explique la commerçante.  La clientèle de Hawa Traoré est majoritairement constituée de femmes qui en achètent pour leurs époux, en guise de présents. Ce tissu a une valeur culturelle ancestrale parce quon le retrouve dans le trousseau de mariage. Mais, la différence réside dans le motif choisi en fonction des ethnies. Au Mali, le «Dali fini» est produit dans les Régions de Koutiala, Ségou, Sikasso et Bamako. «Même avec toutes ces productions, on n’arrive pas à satisfaire les commandes, autrement dit à approvisionner le marché suffisamment»,  confie un responsable du Centre de développement artisanal des textiles. Selon lui, ce tissu coûte 4.000 Fcfa l’unité à Bamako, la capitale, alors qu’à Gao, les trois pagnes sont cédés à 25.000 Fcfa. Dans la boutique de la société Adama Maïga et Frères, on trouve des pagnes de toutes les qualités (wax, bogolan) à l’exception du «Dali fini» ou «Faso fani». Le gérant de la société, Modibo Kane Maïga, oriente les clients qui cherchent  le «Dali fini» vers la commerçante Hawa Traoré. Mme Sidibé Kadia Maïga, fraichement mariée, confie être venue chez «Maïga et Frères» pour acheter du bogolan parce qu’elle a déjà dans son trousseau de mariage trois pagnes de «Dali fini». L’opérateur économique Albouhari Alhousseini déclare que s’habiller avec du «Dali fini» est une reconnaissance des efforts de nos cultivateurs, mais aussi un acte de panafricanisme et d’affirmation de l’indépendance du Mali. Quant à l’enseignant à la retraite, Youssouf Maïga, il estime que le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, assure bien la promotion du Made in Mali, avant d’ajouter : «Si nous voulons notre souveraineté, nous devons consommer ce que nous produisons». Le directeur régional de l’artisanat de Gao, Sékou Diakité, relève qu’hier le «Dali fini» n’était pas à la portée de tout le monde parce que, selon lui, c’était le mode vestimentaire des plus nantis. Aujourd’hui, il est accessible à tous. Il recommande aux autorités de développer des industries textiles pour davantage vulgariser ce tissu. AT/MD (AMAP) 

Mali-CEDEAO : l’OCI plaide pour un compromis

Bamako, 11 ami (AMAP) L’Organisation de la coopération islamique (OCI) plaide pour un compromis «respectable de la dignité et de la souveraineté du peuple malien», a déclaré l’Envoyé spécial du secrétaire général de l’OCI pour l’Afrique, Pr Nassirou Bako-Arifari. Le Pr Bako-Arifari, a sa sortie d’une audience, mardi,  avec le président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, au palais de Koulouba.  a indiqué c’est cela la base de la résolution de la crise entre le Mali et la Communauté économique des états de l‘Afrique de l’Ouest (CEDEAO  Pr Nassirou Bako-Arifari était porteur d’un message de soutien du secrétaire général de l’OCI au chef de l’Etat et du peuple malien en ces périodes de crise multidimensionnelle, marquée par des sanctions de la CEDEAO et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).  L’OCI, selon son émissaire, « considère le Mali comme un Etat pivot et essentiel en ce qui concerne l’islam ainsi que la stabilité et la sécurité, de façon générale, de la Région du Sahel et de l’ensemble de l’espace CEDEAO ».  BD/MD (AMAP)

Santé : Sikasso sensibilise sur le RAMU

Sikasso, 11 mai (AMAP) La cérémonie d’ouverture des journées d’information et de sensibilisation sur le Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) a été présidée lundi par le représentant du gouverneur de région, Moussa Diallo, a constaté l’AMAP. C’était en présence des autorités administratives et politiques, les responsables des services régionaux, du conseiller technique de la Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM) également chargé du RAMU, Seriba Traoré, du directeur régional de la santé, Dr Dramane Traoré, du représentant du maire de la commune urbaine de Sikasso, Adama Ballo et de nombreux agents de la santé de Sikasso. Il s’agissait, entre autres, d’assurer une large diffusion du RAMU afin que toutes les parties prenantes, surtout les partenaires sociaux, soient les plus impliquées possibles dans le processus de mise en place de la réforme de l’assurance maladie dans le cadre de l’extension de la protection sociale et à disséminer les textes instituant l’assurance maladie universelle et expliquer la démarche qui a abouti à la bascule de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) vers le RAMU. Le représentant de l’exécutif régional a saisi l’occasion pour rappeler que la mise en place des différents dispositifs de protection sociale (l’AMO, le Régime d’assistance médicale(RAMED) et les mutuelles sociales) a pour but essentiel de faciliter l’accès aux soins de santé de qualité aux différents assurés ainsi que leurs ayants droit. « Mais aujourd’hui, force est de reconnaitre que malgré les résultats enregistrés à travers les différents dispositifs de protection sociale, beaucoup de maliens demeurent sans aucune couverture sanitaire » a- t-il ajouté. « C’est face à ce défi que notre pays, par la loi n°2018-074 du 31 décembre 2018, a institué le RAMU en République du Mali. Ceci permettra de prendre en compte l’ensemble des couches sociales en matière de couverture sociale », a expliqué Moussa Diallo qui précise que le processus d’institution du RAMU a plus de 5 ans. Pour le représentant du gouverneur, il est maintenant à sa phase de mise en œuvre effective avec son lancement officiel prévu courant 1er semestre 2022. Il a enfin, exhorté les participants à une écoute attentive de la rencontre afin d’avoir une meilleure appropriation des différents types d’organisation du RAMU. Pour sa part, le conseiller technique à la Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM) également chargé du RAMU, Seriba Traoré, a donné des explications sur la bascule de l’AMO vers le RAMU. A cet effet, M. Traoré a insisté sur l’engouement que l’AMO à crée au sein de la population. « Aujourd’hui, tout le monde veut avoir la couverture médicale (AMO), même ceux  qui avaient refusé d’y adhérer au début. Les textes de l’AMO étant limités, c’est pourquoi nous avons pensé à mettre en place le RAMU afin que tous les maliens puissent bénéficier des services de la couverture médicale », a-t-il conclu. MD/KM (AMAP)

CPI : Reprise du procès du présumé terroriste Al Hassan Ag Abdoul Aziz

Bamako, 11 mai (AMAP) Le procès du présumé terroriste, Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud a repris, lundi 09 mai, devant la Cour pénale internationale (CPI) de la Haye au Pays-Bas, ont annoncé les services d’information de la CPI.  Al Hassan Ah Abdoul Aziz Ag Mohamed est poursuivi pour « crime de guerre et crime contre l’humanité » commis à Tombouctou entre avril 2012 et janvier 2013, suite à l’occupation terroriste. Le présumé terroriste est soupçonné, aussi, d’avoir été membre d’Ansar Edine et commissaire de la police islamique. Il aurait, également, été associé au travail du tribunal islamique à Tombouctou et aurait participé à l’exécution de ses décisions. Détenu par la CPI, Al Hassan est accusé d’avoir pris part à la destruction des mausolées de Tombouctou.  « La reprise du procès devant la chambre de première instance X, en charge de l’affaire, sera consacrée à la défense », explique Margot Tedesco, responsable de l’information publique du bureau de la CPI au Mali. « La présentation de l’accusation a déjà commencé en 2018. En février, il y a eu la présentation des représentants légaux des victimes. C’est autour de la défense de commencer la présentation des preuves à décharge». Dans sa déclaration liminaire, la défense a tenté de démontrer la non culpabilité de l’ancien membre présumé d’Aqmi et d’Ançar dine, poursuivi « pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité ». Les avocats ont estimé qu’Al Hassan s’est retrouvé dans les groupes armés par instinct de survie, car menacé de toutes parts. Pour rappel, le procès contre Al Hassan s’est ouvert le 14 juillet 2020. Auparavant, un mandat d’arrêt contre lui a été délivré par la Chambre préliminaire le 27 mars 2018 et il a été remis à la CPI trois jours après. L’audience de confirmation des charges a eu lieu du 8 au 17 juillet 2019. Le 30 septembre 2019, la Chambre préliminaire a rendu une décision confidentielle confirmant les charges de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité portées à l’encontre de Al Hassan et a renvoyé l’affaire en procès.  Selon les deux décisions de la Chambre préliminaire, il serait responsable de «  torture, viol, esclavage sexuel et autres actes inhumains y compris, des actes prenant la forme de mariages forcés et persécution ». C’est donc reparti pour plusieurs jours d’audiences en attendant l’arrêt définitif de la haute juridiction pénale internationale dans cette affaire. AT/MD (AMAP) 

Festival Holà Bamako ! :  Rendez-vous vendredi prochain au Musée national du Mali.

Bamako, 10 mai (AMAP) La 5è édition du «Festival Hola Bamako !» se déroulera  du 13 au 14 mai prochain au Musée national du Mali sous le thème: «Culture et jeunesse : pilier du vivre ensemble», a annoncé, lundi, l’ambassadeur d’Espagne au Mali, José Hornero Gomez.  Lors d’une conférence de presse animée, à la représentation espagnole à Bamako, M. Gomez a indiqué que l’objectif de ce rendez-vous culturel est de créer un cadre de promotion des échanges culturels entre l’Espagnol et ld Mali, et travailler pour la restauration de la paix à travers la musique. L’ambassadeur avait a ses cotés le chargé culturel, Luis Tapis, et un membre de la commission d’organisation de l’événement, Bandjougou Diabaté. Au cours du Festival, artistes espagnols et maliens présenteront leurs œuvres et créations artistiques au grand public. La grande innovation de cette année sera la participation de deux groupes musicaux espagnols (Argentina et David Palomar), tous artistes de Flamenco. Plusieurs artistes ou groupes musicaux maliens se produiront en concerts. Il s’agit de Mohamed Diaby, Mariam Bah, Mamou Sidibé, Oumou Diarra, Fousco, Doudou Tamasna, les orchestres de l’Institut national des arts (INA) de Bamako et du Conservatoire des arts et métiers Balla Fasseké Kouyaté. Le diplomate a salué l’engagement des partenaires techniques et financiers qui soutiennent, depuis sa première édition, le Festival Holà Bamako organisé par l’ambassade d’Espagne au Mali. Selon M. Gomez, qui a expliqué les diversités culturelles de son pays, l’ambassade d’Espagne travaille, depuis 5 ans, « avec ses partenaires pour faire de la culture un vecteur de paix, de cohésion sociale et de compréhension entre les peuples ». Le diplomate a, également, évoqué ce que « nous avons en commun, mais aussi les diversités culturelles de nos deux pays ».Pour lui, ce rendez-vous est un moyen de rapprochement des deux peuples, mais aussi de promotion de la musique malienne et celle de son pays.    Il a ajouté que, malgré la Covid-19, le Festival poursuit son petit bonhomme de chemin en vue de développer le secteur de la culture au Mali. Aux différentes interrogations ou  préoccupations des journalistes, les conférenciers ont apporté des réponses. Ils ont soutenu que le Festival a su s’agrandir, d’année en année, et permettre de faire la promotion des artistes maliens.   AS/MD (AMAP)

Fédération nationale des chasseurs du Mali : Salif Togola Investi « Dossoba » (chef des Chasseurs)

Bamako, 10 mai (AMAP) Salif Togola a été investi «Dossoba» par la Fédération nationale des chasseurs du Mali, succédant, ainsi, à ce poste, à Goché Niakaté.  De nombreuses délégations de chasseurs venus de l’intérieur du Mali ainsi que de la Côte d’Ivoire et du Burkina-Faso, ont participé à la cérémonie, organisée à cet effet, dimanche dernier, à Faladiè, à Bamako,. L’intronisation a été présidée par le représentant du Premier ministre, Salia Samaké. Dans son intervention, le tout nouveau chef de la Fédération nationale des chasseurs du Mali a invité ses camarades à l’union. Salif Togola a, ensuite, souhaité le retour de la paix au Mali, avant de réitérer le soutien de son organisation a cet objectif. Le Dossoba  a demandé l’accompagnement des autorités aux côtés des chasseurs.  Pour sa part, le représentant du Premier ministre a, lui-aussi, demandé aux chasseurs de se rassembler autour du Mali et de leur chef. Salia Samaké a noté que les chasseurs se sentent concernés par tout ce qui se passe au Mali. Il faut souligner que le Dossoba est élu pour un mandat à vie.  Pour rappel, la Fédération nationale des chasseurs du Mali a été créée en 1993.  BD/MD (AMAP)

Exportation du coton du Mali : Le chemin mène au port de Conakry 

Bamako, 10 mai (AMAP) Une trentaine de camions chargés de fibre de coton pour environ 1.000 tonnes a quitté, vendredi dernier, Kourémalé,  pour la capitale guinéenne, Conakry. Ces camions de fibre de coton de la production 2021/2022, qui part de la frontière Mali-Guinée, transitera par le Port de Conakry.  Le top départ de ce premier convoi a été donné par le ministre du Développement rural. Modibo Keïta était accompagné de ses collègues en charge des Infrastructures et des Transports, Mme Dembélé Madina Sissoko, et de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Oud Mohamed.  C’était en présence du directeur général du Port autonome de Conakry, Mamadou Biro Diallo, du directeur général adjoint de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), Cheick Oumar Tidiane Doucouré, des responsables des douanes et opérateurs économiques des deux pays.  Le gouvernement malien est résolu de faire du Port autonome de Conakry, concédé à la société de droit turc Albayrak, géré par sa filiale guinéenne Alport Conakry, le principal débouché du Mali sur la mer pour son commerce extérieur.  Redynamisée à cet effet, suite à l’embargo imposé au Mali par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la coopération économique et commerciale entre Bamako et Conakry continue de se renforcer.  « C’est après la rénovation des magasins et des aires de stockage conformément aux exigences de stockage du coton que ce premier convoi quitte Kourémalé », a précisé le ministre du Développement rural. Des missions de prospection commerciale de la CMDT ont séjourné en Guinée de janvier à avril 2022. Elles ont défini tous les contours de cette opération qui doit se dérouler dans les meilleures conditions de transport, de transit, de chargement sur bateaux et d’expédition. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la matérialisation de la volonté de diversification des voies d’exportation  des produits maliens. «Dans le cadre de la diversification de l’accès à la mer, le Mali a signé avec l’ensemble des pays frontaliers des Accords de coopération en matière de transport et transit maritime. Aujourd’hui, nous sommes sur le corridor Bamako-Conakry, le corridor le plus proche du Mali (environ 900 km) comparé aux ports que nous fréquentons», a expliqué la ministre des Infrastructures et des Transports Mme Dembélé Madina Sissoko, Elle a exhorté l’ensemble des opérateurs économiques à œuvrer pour la redynamisation de ce corridor qui, selon elle, n’avait reçu un trafic de ce genre depuis plus de 23 ans, c’est-à-dire l’exportation de produit essentiel du Mali qui est l’or blanc. INVESTISSEMENTS – « Produit essentiel car le coton est le principal produit d’exportation de notre pays après l’or, il reste un espoir sûr pour le Mali au regard du rôle important qu’il joue dans le développement économique, politique, social et culturel du pays », a souligné le ministre Modibo Keïta. Selon lui, la transformation locale du coton étant encore peu significative, seule son exportation reste, pour le moment, la solution de sa valorisation. « Il importe alors de transcender notre continentalité pour diversifier les voies et moyens de faciliter l’accès de notre coton au marché international», a dit le ministre Modibo Keïta. L’exploitation du corridor Conakry-Bamako, jusqu’à une date récente, était restée timide. Elle a commencé à se développer grâce aux efforts d’investissements routiers de la partie guinéenne. Des investisseurs étrangers tel que le turc Albayrak font l’effort de mettre en valeur ce corridor pour diversifier les ports de desserte du Mali et faciliter le transit des marchandises à l’importation et à l’exportation. Toute chose qui justifie l’ouverture à Bamako de la représentation d’Alport Conakry au Mali.  Cet élan s’est renforcé suite à la déclaration des autorités de Conakry de ne pas fermer leurs frontières terrestres et aériennes au Mali, au lendemain de l’embargo imposé au Mali par les chefs d’État de la CEDEAI. Cela en raison non seulement des liens historiques qui lient la Guinée et le Mali mais aussi, et surtout, en reconnaissance du fait que notre pays est le seul à n’avoir pas fermé ses frontières aux citoyens guinéens pendant l’épidémie  de la maladie à virus Ebola. COOPÉRATION – Les autorités portuaires guinéennes ont confirmé leur engagement par des efforts énormes d’investissements. Ce qu’a illustré le directeur général du Port autonome de Conakry, Mamadou Biro Diallo, en citant la reconstruction complète de la route Lankan-Conakry, des échangeurs de désengorgement à Kagbelen et km 36, et la construction de la pénétrante routière de 4,2 km au Port de Conakry avec un parking de stationnement de 1.200 camions dont un espace dédié spécialement aux camions maliens.  Autres acquis, de l’avis du directeur du Port de Conakry, la construction de quais supplémentaires et l’aménagement des aires de dépotage pour les marchandises maliennes, la modernisation des installations du terminal à conteneurs du Port de Conakry, l’acquisition des portiques et des grues mobiles permettant d’améliorer la cadence de déchargement des conteneurs à 60 EVP/heure. Pour la sécurité des biens et marchandises, le dispositif d’éclairage public et de vidéo surveillance des installations portuaires a été renforcé. S’y ajoutent, selon M. Diallo, la mise aux normes de sécurité des magasins dédiés au coton malien et la fonctionnalité du Port de Conakry 24/24 et 7/7.  Les autorités maliennes ont demandé aux chauffeurs de camions et autres accompagnateurs du convoi de respecter les lois et réglementations du pays d’accueil pour préserver la bonne image du Malien et les relations exemplaires qui ont toujours existé entre nos deux États. Interrogé à la fin de la cérémonie, le directeur général adjoint des douanes du Mali, Ahmed Ag Boya, a assuré que toutes les mesures sont prises pour éviter les tracasseries au cours de cette opération.  BBC/MD (AMAP)

Aigles du Mali : Eric Sékou Chelle promet « de l’intensité sur le terrain »

Bamako, 09 mai (AMAP) L’ancien international, Eric Sékou Chelle, a été nommé nouveau sélectionneur national, samedi par la Fédération malienne de football (FEMAFOOT), en remplacement de Mohamed Magassouba.  Premier test pour le franco-malien, le 4 juin au stade du 26 Mars contre les Diables du Congo, au compte des éliminatoires de la Couoe d’Afrique des nations (CAN) 2023. Décidément, Éric Sékou Chelle, 44 ans, aime le Congo. Le 16 novembre 2006, il a disputé son dernier match avec le Mali contre le Congo (1-0 en match amical en France). Ce jour-là, Éric Sékou Chelle était titulaire dans l’axe de la défense et Koly Kanté avait inscrit l’unique but de la partie dans le temps additionnel (90è min +1). Ironie du sort, seize ans après, l’ancien international va jouer contre le même Congo (le 4 juin, éliminatoires de la CAN, Côte d’Ivoire 2023), mais cette fois, Eric Sékou Chelle ne sera pas sur la pelouse, mais plutôt sur le banc pour diriger la sélection nationale.  Titulaire d’un brevet d’entraîneur professionnel de football (BEPF), le plus haut diplôme d’entraîneur français et équivalent de la licence UEFA Pro, le natif d’Abidjan (il est né le 11 novembre 1977) a été désigné nouveau sélectionneur des Aigles, samedi par la FEMAFOOT et succédera à Mohamed Magassouba. En fait, la nomination de l’ancien international a été actée vendredi, dans l’après-midi, lors de la réunion extraordinaire du comité exécutif de la FEMAFOOT, mais c’est seulement samedi qu’elle a été officialisée par l’instance dirigeante du football national.  «A l’unanimité, les membres du comité exécutif (de la FEMAFOOT, ndlr) ont validé le choix d’Éric Sékou Chelle», a révélé un membre de la FEMAFOOT, ajoutant que le technicien a été informé 24h plus tard, c’est-à-dire samedi. L’ancien international a été choisi au terme d’un processus enclenché le 11 avril dernier. Au total, 57 dossiers de candidature ont été déposés à la FEMAFOOT qui a ensuite élaboré une short-liste de trois techniciens : Éric Sékou Chelle, l’Allemand Winfried Schäfer et le Portugais Ricardo Formosinho. L’entretien avec les trois candidats s’est déroulé par visioconférence le 4 mai dernier. Dans un premier temps, c’est le nom du technicien allemand de 72 ans, Winfried Schäfer qui a circulé sur les réseaux sociaux comme successeur de Mohamed Magassouba. Dans la foulée, on a également donné le nom d’Eric Sékou Chelle comme sélectionneur national adjoint. Une autre source proche du dossier affirmait que les négociations avec Winfried Schäfer avaient échoué à cause des prétentions salariales du technicien allemand. Vrai ou faux? En tout cas, c’est Eric Sékou Chelle qui a été nommé, samedi nouveau sélectionneur des Aigles  «Hier soir (vendredi, ndlr), j’ai vu sur les réseaux sociaux que je suis le nouveau sélectionneur des Aigles. J’étais un petit peu surpris, j’ai ressenti beaucoup de fierté et un grand honneur. C’est beaucoup de responsabilités, c’est un poste important. J’ai l’envie de vite commencer le travail pour préparer les premiers matches de qualification qui arrivent très vite. C’est très difficile de décrire ce que je ressens, c’est beaucoup d’excitation», a déclaré Eric Sékou Chelle, dans une interview accordée à nos confrères de l’ORTM. «Les grands chantiers ? C’est d’abord bien préparer le match du 4 juin contre le Congo. Dès dimanche (hier, ndlr), je vais commencer à appeler les joueurs, à commencer par le capitaine (Hamari Traoré, ndlr) pour échanger avec eux et les motiver pour ce premier match. Ensuite, le travail va être basé sur la continuité des bonnes choses qui ont été faites avant moi et y ajouter ma vision du football. Sur un plan purement technique, c’est d’abord l’animation offensive », a indiqué le nouveau sélectionneur malien. « On va s’atteler à améliorer ce compartiment de jeu. J’arrive avec un projet sportif qui se décline dans un projet de jeu et qui est basé sur l’attaque, l’intensité. Il est également basé sur des valeurs auxquelles j’adhère et qui m’ont construit, des valeurs maliennes, tels que le travail, la rigueur, le sacrifice. Ce projet de jeu basé sur un football offensif a pour but de fidéliser un public, un peuple, une nation pour obtenir de résultats. J’ai beaucoup de certitudes, je suis très en phase avec ce que je veux faire et ce que je vois pour cette équipe», a dit l’ancien défenseur des Aigles. «Je suis Malien, j’ai joué en équipe nationale. Ma mère est Malienne, mon grand-père vient du village de Dioro. J’ai toujours porté le Mali dans mon cœur, a poursuivi Eric Sékou Chelle.  « J’ai arrêté ma carrière de footballeur en 2014, mais c’est en 2012 que j’ai commencé à entraîner. J’arrive avec beaucoup d’ambitions, d’énergie et de motivations. Je peux promettre qu’il va y avoir de l’intensité sur le terrain», a-t-il ajouté.  Quid des objectifs du nouveau sélectionneur des Aigles ? «Les objectifs sont simples. Déjà, c’est de se qualifier pour la CAN 2023, ensuite être dans le dernier carré du tournoi, en Côte d’Ivoire », martèle Eric Sékou Chelle. « L’idéal, ce serait au moins la demi-finale en 2023 et le sacre en 2025, mais si on peut gagner dès 2023, on ne va pas s’en priver. Le deuxième objectif, c’est la qualification à la Coupe du monde 2026. Ce sont des objectifs ambitieux, clairs et précis », a-t-il ajouté. « Je remercie le public malien pour son soutien, pour la confiance placée en moi. Je voudrais, aussi, remercier les autorités du pays et la fédération pour cette marque de confiance. Je reviens en équipe nationale avec mon sang malien et mon envie malienne. J’ai beaucoup de certitudes et j’ai hâte de commencer», a encore dit Eric Sékou Chelle.  Le nouveau sélectionneur des Aigles a été formé à l’AC Arles (1995-1998, France), où il a fait ses débuts, avant de rejoindre le FC Martigues (1998-2003). Après Martigues, il évoluera successivement avec Valenciennes (2003-2008) et au Racing club de Lens (2008-2011) où il a porté le brassard de capitaine, à Istres (2011-2013) et à Niort (2013-2014). Avec les Aigles, il a totalisé six sélections entre 2003 et 2006. Après avoir raccroché les crampons, éric Sékou