Défense et sécurité : Mali et Ouganda, même vision
Bamako, 12 juin (AMAP) Le Mali et l’Ouganda ont réaffirmé, lundi, à Bamako, leur volonté de développer une coopération plus étroite en matière de sécurité et de défense dans l’intérêt des deux pays et du continent africain. Le ministre de la Défense et des Anciens combattants de l’Ouganda, Vincent Bamulangaki Ssempijja, en visite à Bamako, et son malien de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, ont eu une séance de travail. Un communiqué conjoint, pour matérialiser la coopération sud-sud dans le domaine de la défense et de la sécurité et dans un esprit panafricaniste, précise que le président de l’Ouganda, Yoweri Museveni, entend établir des liens plus étroits de coopération entre les deux pays. Le document paraphé par les deux ministres mentionne que cette visite fait suite à un engagement antérieur pris par les deux gouvernements. Le ministre Ssempijja a, aussi, souligné la nécessité de renforcer les capacités militaires, gage de stabilité et de développement des deux pays. Il a rappelé l’engagement du gouvernement ougandais à fournir des opportunités de formation aux Forces armées maliennes(FAMa). En attendant la signature prochaine d’un accord bilatéral de coopération militaire, pour tisser des relations avec notre pays, les deux parties ont indiqué tenir compte de la nature changeante de l’environnement sécuritaire mondial. Le ministre Sadio Camara a, spécifiquement, souligné la nécessité de faire face à la menace terroriste. Après la séance de travail, les deux ministres se sont prêtés aux questions des journalistes. Pour le colonel Sadio Camara, cette visite se passe à un moment complexe avec l’opération spéciale de la Russie en Ukraine avec un ordre mondial qui se définit. Et d’ajouter que dans cet ordre mondial, les Africains ne peuvent compter que sur eux-mêmes. «Nous sommes heureux de constater que nous partageons à peu près la même vision que nos frères ougandais dans le cadre de la lutte contre le terrorisme», a déclaré le colonel Camara. Pour sa part, le ministre ougandais de la Défense et des Anciens combattants a insisté sur cet aspect, en disant que le Mali et l’Ouganda font aujourd’hui face à la menace terrorisme. NK/MD (AMAP)
Le Malien Nènè Dorgéles prêté pour un an à KVC Westerlo (D1 belge)
Bamako, 11 juin (AMAP) L’attaquant des Aigles du Mali, Nènè Dorgelès, a été prêté au KVC Westerlo, une équipe de première division belge, a annoncé, mardi, le club sur sa page Facebook. Le Malien Nènè Dorgéles est prêté par son club RB Salzbourg pour une durée d’un an», écrit le communiqué de KVC Westerlo. L’international malien, qui est sous contrat avec RB Salzburg jusqu’en 2025, a été prêté pour un an. Il devient la cinquième recrue des Countrymen (surnom de KVC Westerlo, ndlr) après Sinan Bolat, Nick Gillekens, Bryan Reynolds et Ravil Tagir. A son arrivée à Salzbourg en 2021, Dorgelès avait été prêté à Liefering, (D2 autrichienne), puis à SV Ried (D1 du même pays). Dans une vidéo sur la page officielle de son nouveau club, le Malien a confirmé le prêt et s’est dit content de ce nouveau challenge. «J’ai été prêté par RB Salzbourg pour un an. J’espère qu’on va faire plein de choses ensemble. Très heureux de continuer mon aventure avec KVC Westerlo. Je promets de donner le meilleur de moi-même pour amener l’équipe le plus loin possible en championnat», a dit Nènè Dorgéles. Né le 23 décembre 2002 au Mali, Nènè Dorgéles a été formé à l’Académie Jean-Marc Guillou de Bamako, dans l capitale malienne. Il a, ensuite, joué avec Guidars FC, avant de rejoindre le Red Bull Salzbourg en janvier 2021. Il a honoré sa première sélection en équipe nationale en mars 2022, lors d’un match contre la Tunisie (défaite 1-0 des Aigles). Le nouvel attaquant de KVC Westerlo a participé aux deux premières journées des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), Côte d’Ivoire 2024 et délivré une passe décisive face au Soudan du Sud, étrillé 3-1 par les Aigles. DB/MD (AMAP)
La clinique périnatale Mohamed VI ouvre ses portes à Bamako, au Mali
Par Fatoumata NAPHO Bamako, 11 juin (AMAP) Depuis jeudi, les activités de la Clinique périnatale Mohamed VI, à Sébénicoro, en Commune IV du District de Bamako, la capitale malienne, ont officiellement commencé. La cérémonie d’inauguration a été présidée par le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga. C’était en présence de la ministre de la Santé et du Développement social, Mme Diéminatou Sangaré et de l’ambassadeur du Maroc au Mali, Driss Isbayenne. Fruit de la coopération entre le Royaume du Maroc et le Mali, le joyau d’une superficie de 5 ha est un établissement de santé spécialisé de haut standing de 3è référence, entièrement construit et équipé par la partie marocaine pour près de 10 milliards de Fcfa. La structure dispose d’une capacité d’accueil de 74 lits, répartis entre femmes et enfants, mais aussi d’un plateau technique ultra moderne. L‘infrastructure sanitaire est composée de 4 salles d’accouchement, 2 blocs opératoires, d’un service de néonatologie avec 12 couveuses, d’une salle de réanimation de 6 lits, ainsi qu’un service d’imagerie médicale équipé. Il y a aussi une radiologie conventionnelle numérique, un scanner de16 barrettes en coupe, adapté aux besoins des femmes et des enfants, 5 échographes, un laboratoire d’analyses médicales devant réaliser des examens de biochimie, d’hématologie, de parasitologie, de bactériologie et de sérologie et des services connexes (morgue, stérilisation, buanderie, centrale d’oxygène, groupe électrogène, mosquée…). La Clinique périnatale a mission d’assurer le diagnostic anténatal, la prise en charge des femmes ayant des grossesses à haut risque et le suivi des enfants jusqu’à l’âge de 5 ans. Pour le Premier ministre, cette structure occupera une très grande place dans notre système de santé, car bénéfique pour toute la population. Elle participera, sans nul doute, à la mise en œuvre de la Politique nationale de la santé, notamment dans le domaine de la santé de la mère, de l’enfant et du nouveau-né. Tout comme à la formation initiale et continue des professionnels de la santé, en termes de prise en charge de la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant. L’infrastructure ouvrira aussi des horizons en termes de recherche sur la santé de la reproduction, de la mère, du nouveau-né ou de l’enfant, ainsi qu’à la surveillance épidémiologie des maladies liées à ces dernières couches. Le chef du gouvernement s’est dit convaincu que l’établissement viendra épauler d’autres structures sanitaires pour les besoins de soins lourds de réanimation pour les mères et les nouveaux nés, notamment les grands prématurés. Pour le Dr Choguel Kokalla Maïga, il contribuera à réduire considérablement les taux de mortalité maternelle et infantile qui demeurent toujours préoccupant ainsi que les évacuations sanitaires vers l’étranger. Le Premier ministre a aussi exhorté les responsables de la structure et l’ensemble de la population malienne à apporter l’entretien nécessaire à cet édifice pour le bien-être des enfants et des femmes. Prenant la parole, le diplomate marocain a tenu à rappeler que c’est lors de la deuxième visite du Roi Mohamed VI au Mali en février 2014 que les premières pierres de cet édifice ont été posées. «Moderne et intégrée, cette clinique a été réalisée par la Fondation Alaouite pour le développement durable pour fournir des services périnataux spécialisés, mais aussi assurer la prise en charge des grossesses à risque et la limitation de la mortalité maternelle et enfantine», a précisé l’ambassadeur Driss Isbayenne. Pour une meilleure gestion de la structure, une grande partie du personnel a suivi des formations par les spécialistes marocains. Le diplomate marocain a aussi souligné que ce joyau est l’une des preuves vivantes de la bonne santé de la coopération entre nos deux pays frères. FN/MD (AMAP)
Bamako et Lomé appellent à la mobilisation autour de la Transition au Mali
Bamako, 11 juin (AMAP) Les ministres malien et togolais en charge des Affaires étrangères ont souhaité, jeudi dernier, une assistance humanitaire aux populations affectées par le terrorisme. Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur, Pr Robert Dussey, au terme d’une visite de travail au Mali, et son homologue malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, ont co-animé un point de presse. Au cours des échanges avec les médias, ils indiqué avoir pris note de l’appel lancé par la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) « à la communauté internationale à apporter l’assistance humanitaire aux populations affectées par le terrorisme et à soutenir le processus de Transition au Mali ». Il ont salué les efforts constants de la (CEDEAO) et des partenaires sous-régionaux, africains et internationaux qui ont permis de surmonter les situations de blocage et le risque d’enlisement au Mali. Ils ont, également, « félicité l’engagement renouvelé de l’organisation communautaire à œuvrer pour la paix et la sécurité au Sahel et en Afrique de l’Ouest et à intensifier la lutte contre le terrorisme dont l’extension vers les pays du Golfe de Guinée invite à redoubler de vigilance ». Mais, aussi, à renforcer la coopération sous-régionale et à mutualiser les moyens inter-régionaux au service de la sécurité collective. Ainsi, ils ont souligné la nécessité de réactiver le Groupe de soutien à la Transition au Mali (GST-Mali) après la levée des sanctions, en vue de mobiliser à nouveau les acteurs régionaux et internationaux, notamment les partenaires techniques et financiers, autour du processus de Transition. A cet égard, les deux parties, en concertation avec l’Union africaine (UA), ont décidé de tenir la prochaine réunion du Groupe dans la première quinzaine du mois de septembre prochain à Lomé. Le ministre Dussey a réitéré les félicitations du président togolais à son homologue malien « dont l’ouverture d’esprit et la volonté manifeste de sortir de l’impasse ont facilité les pourparlers avec la CEDEAO) et l’obtention d’un compromis satisfaisant.» Il a souligné les récents efforts constructifs déployés par les autorités, notamment la promulgation de la Loi électorale qui prévoit la création de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) ainsi que l’adoption «consensuelle et inclusive» du chronogramme détaillé du processus de Transition. D’après le ministre togolais des Affaires étrangères, « ces efforts ont contribué de façon significative à l’émergence de la dynamique positive qui a conduit à la levée des sanctions ». Pour sa part, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a réaffirmé la disponibilité du gouvernement à tenir ses engagements régionaux et internationaux et sa détermination à réaliser les objectifs essentiels de la Transition à travers la mise en œuvre des réformes politiques et institutionnelles. Mais, aussi, « l’organisation du référendum constitutionnel et d’élections libres, transparentes et crédibles, pour le retour à un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé ». Abdoulaye Diop a souligné que le Mali a besoin de l’accompagnement de ses voisins dans ce processus. A ce titre, il a demandé au Togo de continuer ses efforts de facilitation et d’appui à la Transition. Au cours de son séjour, le ministre Robert Dussey a été reçu en audience par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Le chef de la diplomatie togolaise a, également, eu une séance de travail avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. Cette visite du chef de la diplomatie togolaise intervient quelques jours seulement après la levée des sanctions de la CEDEAO contre le Mali. Elle est présente par les deux parties comme une preuve de la bonne santé de la coopération entre les deux pays. BD/MD (AMAP)
Levée de l’embargo de laCEDEAO : La vie d’après à Kayes, dans l’Ouest du Mali
Par Bandé Moussa SISSOKO Kayes, 11 juin (AMAP) La grande partie des importations du Mali transite par le Port de Dakar et passe par Kayes (Ouest). La réouverture des frontières est une bouffée d’oxygène pour les populations de la Cité des rail, très soulagées par la levée des sanctions de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Dans la banlieue de Kayes, se trouve le poste de sécurité de Alahina. En ce mercredi 6 juillet, on observe une grande file de gros porteurs en provenance de Dakar, capitale du Sénégal. Chacun attend son tour pour remplir les formalités de douane et de police. C’est le même scénario entre la direction régionale de la douane, où se trouve le scanner, et le village de Kamankolé. Sur cet axe Kayes-Dakar, notre équipe de reportage a croisé quelques camions-remorques et autres véhicules venant de la frontière sénégalaise. Arrivé poste de sécurité de Alahina, notre équipe de reportage constate que les différentes forces de sécurité et structures intervenant dans le transport routier sont à pied d’œuvre. Un agent de la sécurité s’active pour rendre la circulation fluide à l’entrée du village. Non loin de lui, un jeune soulève la barrière aux couleurs rouge et blanche afin de d’ouvrir la voie aux véhicules. Avant d’atteindre le bâtiment abritant les postes de contrôles, on aperçoit à droite un groupe de chauffeurs, d’apprenti-chauffeurs et de syndicalistes en train de discuter à l’ombre d’un arbre. Parmi eux, Mahamadou Kéïta, membre du syndicat des transporteurs routiers de Kayes. «Nous sommes très contents de la levée de l’embargo. Les chauffeurs, de même que les propriétaires de véhicules, souffraient beaucoup des sanctions de la CEDEAO. Certains avaient même cessé de travailler. Le prix du carburant a augmenté. Les passagers, aussi, n’avaient pas suffisamment d’argent pour faire face aux tracasseries à la frontière et d’autres postes de contrôle», soutient Mahamadou Kéïta. Il demande au gouvernement de subventionner encore plus les prix du carburant (essence, gaz-oil) pour alléger les souffrances des usagers de la route. Selon lui, le prix de 5 litres de ce carburant oscille entre 25.000 et 30.000 Fcfa contre 15.000 auparavant. VIE CHÈRE – Selon ce syndicaliste, la vente de billets pour le trajet Kayes-Dakar avait cessé. Mais, la navette était assurée par les taxis et véhicules de 7 places qui débarquaient les passagers à Diboli, frontière Mali-Sénégal. Ils devaient traverser le pont à pied ou emprunter les pirogues pour rallier la ville sénégalaise de Kidira qui se trouve sur la rive gauche du fleuve Falémé. Mais, ce calvaire a pris fin avec la levée des sanctions qui a été décidée le dimanche 3 juin 2022 à Accra (Ghana) lors de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO. Ces sanctions avaient été prises dans la capitale du ghanéenne, en janvier dernier, pour contraindre le Mali à revenir à une vie constitutionnelle normale. «Les bus et autres véhicules de transport en commun ont repris le trafic le mardi 5 juillet 2022. Le 1er car wolof (véhicule sénégalais) est arrivé hier (mardi) nuit », annonce ce syndicaliste. «L’embargo a rendu la vie chère. L’Etat doit penser aux populations, notamment les chauffeurs dont la situation est précaire», souligne Mahadi Konaté, un autre membre du syndicat. Le chauffeur de taxi, Mamadou Diarra, félicite les autorités de la Transition dont les efforts ont permis de réduire les tracasseries sur l’axe. Il se plaint du fait que chaque passager paye 3.000 Fcfa si sa carte d’identité est périmée alors que la contravention est, selon lui, estimée à 500 Fcfa et 1.000 Fcfa si l’intéressé perd sa pièce d’identité. Au niveau de Diboli, il affirme que les Maliens, tout comme les étrangers, payent 10.000 Fcfa. Dans la matinée de ce mercredi vers 10 heures, le mouvement est timide sur l’axe Dakar-Kayes-Bamako, précisément au niveau du poste de surveillance située dans la Commune rurale de Khouloum. Mais la situation ne tardera pas à changer. «La levée de l’embargo nous a beaucoup plu. Nous dépendons du Sénégal. A cause des sanctions, le prix de la tonne de ciment sénégalais a atteint 120.000 Fcfa et celui d’une tonne de ciment local à 92.500 Fcfa. Je pouvais attendre deux mois pour avoir mes marchandises», affirme Ibrahim Ilo Sissoko, commerçant-détaillant, au carrefour des logements sociaux de Kayes, qui abritait l’ancien poste. BMS/MD (AMAP)
Allocution du chef de l’état à l’occasion de la levée des sanctions de la Cedeao : «L’heure est à l’union sacrée autour des intérêts supérieurs de la Nation»
Dans son discours à la Nation du vendredi soir, le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a vivement salué la résilience du peuple malien face aux sanctions économiques et financières imposées par la Cedeao. Par la même occasion, il a témoigné de la reconnaissance du Mali à la Guinée et à la Mauritanie qui ont laissé leurs frontières ouvertes pour la circulation des personnes et des biens. Le chef de l’État a également évoqué les défis à relever pour le reste de la Transition, à savoir la rédaction d’une nouvelle Constitution et l’exécution des recommandations des Assises nationales de la refondation. Le texte intégral Mes chers compatriotes, Je m’adresse à vous en ce moment précis, après l’annonce de la levée des sanctions que la Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) avait prises à l’encontre de notre pays. Par la même occasion, tirer les leçons d’une épreuve qui nous avait été imposée et évoquer les défis qui sont les nôtres pour le reste de la Transition. Je voudrais avant tout, adresser mes sincères remerciements au peuple malien pour sa gigantesque mobilisation de soutien, le 14 janvier 2022, suite à l’appel des autorités de la Transition. Ce jour-là, le peuple avait fait parler sa fibre patriotique et exprimé sa détermination à être désormais maitre de son destin. Il avait par la même occasion démontré la forte légitimité des autorités de la Transition. Je remercie l’ensemble des couches de la population pour leur engagement et leur résilience, notamment les opérateurs économiques du secteur formel et informel, les salariés de l’administration et du secteur privé, les syndicats, les leaders d’opinions, religieux et culturels, les Maliens de la diaspora et le monde rural qui ont tous soutenu les efforts du gouvernement. Je remercie particulièrement les agents du secteur de l’économie et des finances pour leur gestion efficiente de cette crise. Il me plait aussi de remercier vivement l’ensemble des panafricanistes qui ont exprimé leur sympathie et montré leur soutien constant à la cause du peuple malien, à travers des manifestations, des déclarations ou même des marches sur des milliers de kilomètres au mépris de tous les risques encourus. Ces prises de position ont, sans aucun doute, conforté la lutte des Maliens. Le peuple malien ne saurait oublier aussi la grande marque de fraternité et de solidarité dont il a bénéficié de la part des gouvernements des républiques sœurs de la Guinée et de la Mauritanie, qui ont laissé leurs frontières ouvertes à la circulation des marchandises et accordé toutes les facilités, dont le Mali avait besoin en ce moment difficile. Mes chers compatriotes, Nous avons tous été surpris de voir que les sanctions prises par la Cedeao contre notre pays ont été la seule réponse face à la volonté des Maliens de refonder l’État après de multiples crises politiques que le Mali a connues. Cette volonté du peuple a été fortement réaffirmée au cours des Assises nationales de la refondation qui ont fait des recommandations dans tous les domaines de la vie nationale pour éviter à notre pays un éternel recommencement. De l’avis général des Maliens, la Transition est le meilleur moment pour procéder à des réformes qui sont de nature à ramener la stabilité politique et sociale. C’est ainsi que nous avons engagé des actions fortes pour répondre à ce vœu ardent du peuple. Il s’agit notamment de la mise en place de deux organes importants pour la suite de la transition, à savoir le Comité indépendant de suivi-évaluation de la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la refondation et la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution. Mes chers compatriotes, Il est évident que notre approche n’a jamais consisté à remettre en cause le retour à l’ordre constitutionnel. Cependant, ceci devrait se faire dans des conditions de sécurité et de stabilité. Dans ce contexte, il me plait de saluer la montée en puissance des Forces armées maliennes qui remportent des victoires éclatantes sur les groupes terroristes. Ces derniers, dans leur débandade, n’ont d’autres stratégies que de s’attaquer aux paisibles citoyens, semant la mort et la désolation dans certaines localités. Ils doivent cependant comprendre que les Forces armées vont continuer leurs offensives pour les traquer partout, afin de ramener la paix et la quiétude sur l’ensemble du territoire. Pour ce faire, les autorités de la Transition ne feront économie d’aucun moyen. Aussi, le gouvernement travaille au retour de l’État dans toutes les zones affectées par les actions des terroristes. Ceci est une condition sine qua non pour la mise en place des services sociaux de base qui devront soulager et améliorer les conditions de vie des populations. Mes chers compatriotes, L’heure est à l’union sacrée autour des intérêts supérieurs de la Nation. Le combat du développement est celui qui devrait occuper toutes les Maliennes et tous les Maliens. Nous avons beaucoup appris des sanctions qui nous avaient été imposées. Le meilleur est à venir, plaise à Dieu ! Mes chers compatriotes, Nous nous réjouissons que la tension née des divergences entre les exigences de la Cedeao pour des élections rapides et la volonté de notre peuple de créer les conditions d’une stabilité politique durable soit désormais dissipée. Pour ce qui nous concerne, nous nous sommes toujours évertués, de bonne foi, à démontrer la justesse et la légitimité de notre démarche, fondée sur les aspirations profondes de notre peuple, réaffirmées au cours des Assises nationales de la refondation. La vocation panafricaniste du Mali ne sera jamais démentie et notre pays œuvrera toujours pour consolider la solidarité entre les peuples africains et favoriser l’unité africaine. Je tiens donc à adresser mes sincères remerciements aux chefs d’État de la Cedeao pour leur accompagnement en vue de la réussite de la Transition. Je voudrais également remercier toutes les bonnes volontés qui se tiennent aux côtés du Mali pendant ces moments difficiles et qui soutiennent ses efforts pour sortir de la crise multiforme qu’il connait. Mes chers compatriotes, Malgré les difficultés liées au contexte national et international, la Transition se
Dossier mouton de Tabaski: Les superstitions liées au bélier de sacrifice
Bamako, 07 juin (AMAP) La fête de Tabaski sera célébrée dans notre pays ce samedi 9 juillet. Ce sera la fête du mouton. Tous les croyants musulmans qui en ont les moyens se feront un devoir d’immoler un bélier. Celui-ci est entouré de nombreuses croyances populaires qui n’ont, pratiquement, rien à voir avec l’essence-même du dogme islamique malgré le syncrétisme avec quelques prières musulmanes. Nos amis et parents sénégalais sont réputés pour un certain penchant pour ces croyances aux allures païennes. Nous vous livrons un échantillon de ces histoires aussi drôles que rocambolesques pour chatouiller le sens de l’humour de nos lecteurs. Cela dit, il n’est pas à écarter que certains lecteurs pourraient être tentés de trouver là une source d’inspiration et se donner à cœur-joie à ces pratiques. Simple précision, nous dégageons toute responsabilité face à l’adhésion à certaines de ces pratiques mystiques sans fondement religieux ni même scientifique ! Nous devons ces extraits à PressAfrik, une agence de presse sénégalaise qui jouit d’une grande réputation. Nous avons retenu sept petites histoires que nous espérons, vous amuseront. USAGE SECONDAIRE DE LA CORDE SERVANT À ATTACHER LE MOUTON AVANT SON IMMOLATION De la même manière qu’elle aide à attacher le mouton et à le sécuriser, la corde est utilisée contre les maris infidèles qui délaissent le lit conjugal. Pour les célibataires, il n’y a pas plus efficace. Si vous voulez vous marier (homme et femme), prenez la corde avec laquelle on a attaché le mouton avant de l’immoler. Pour ce faire, il faut immoler le mouton le jour de la Tabaski. Puis, on fait sept nœuds en récitant sept Fatiha pour chaque nœud, soit 49 Fatiha. Ensuite, on prononce ses vœux, en l’occurrence celui de se marier. Enfin, on termine par une autre prière, trois Salatoul Fatiha. Si votre mari vous trompe aussi, procédez de la même manière. S’agissant des maris avares, attachez la corde au pied du lit. Certains marabouts et charlatans utilisent cette corde pour créer, dit-on, la discorde entre deux personnes ou dans un groupe. LES CORNES DU MOUTON SONT AUSSI TRÈS RÉPUTÉES POUR LEUR POUVOIR PSEUDO MAGIQUE Elles sont surtout utilisées pour avoir le pouvoir de neutraliser les vols. Il se dit que si on les met dans une boutique, tout voleur qui s’aventurera par-là s’endormira sur place, jusqu’à ce que le propriétaire vienne le surprendre. Pour avoir une protection contre les voleurs, il faut mettre le nid d’un oiseau de la famille des passereaux dans la corne du mouton de Tabaski et fermer celle-ci avec un morceau de savon ayant servi à laver une dépouille mortelle. Puis fermer la corne en récitant douze fois «Ayatoul koursiyou». Ainsi, votre boutique serait protégée contre les voleurs ; mieux, beaucoup de clients accourront vers votre lieu de vente. LA LANGUE Elle est utilisée contre le mauvais œil et la mauvaise langue (ou thiatt en wolof), pour l’entente dans une famille, si vous voulez que vos enfants réussissent et deviennent «quelqu’un» ou si vous voulez bénéficier des réussites de vos enfants. LA PEAU Souvent utilisée comme natte de prière, la peau du mouton cache d’autres secrets. En effet, nos ancêtres l’utilisaient pour aider un jeune couple à s’épanouir dans leur mariage et à faire qu’il reste soudé. Il vous suffit de l’étaler au sol. Placer sur la peau en guise de natte, les pattes du mouton, deux noix de cola (une blanche et une rouge). Enterrez le tout dans un endroit secret connu de vous seul. Vous pouvez la déterrer si vous voulez qu’elle soit mis fin à cette relation. Utilisez le même procédé si vous déménagez dans une nouvelle maison. Vous serez protégé contre les mauvais esprits hantant les lieux et les personnes mal intentionnées. En cas de contentieux sur la maison, les ennemis se tairont. Le chef de famille ainsi que les membres de la famille seront respectés. Elle est surtout utilisée pour faire du mal ou jeter un mauvais sort à quelqu’un. Les marabouts des lutteurs utilisent cette partie du mouton pour paralyser leur adversaire. Utilisée avec certains versets du Coran, elle peut rendre inaperçu ou «invisible» quelqu’un. Les bouchers ne la laissent jamais intact. Ils la détruisent toujours. LA BILE La bile est comme de l’acier contre les billets de banque : on l’utilise pour ceux qui ont des problèmes d’argent. Il y a beaucoup de personnes (salariés, ouvriers, commerçants, par exemple) qui n’arrivent pas à garder leur argent en poche. Il trouve toujours un prétexte pour le dépenser en quelques jours pour des choses inutiles. Il suffit d’écrire deux fois Fatiya et placer le résultat dans de l’eau, puis mélanger avec la bile ; enfin se nettoyer les mains avec le résultat. LE FOIE Le foie est utilisé pour les hommes ayant des problèmes urologiques comme la varicocèle, l’éjaculation précoce et l’augmentation du pénis. LES TESTICULES Les testicules sont très efficaces pour faire du mal (rendre l’homme impuissant sexuellement «en wolof, takk xala). Les charlatans les utilisent pour paralyser l’homme sexuellement. Ce dernier deviendra faible sexuellement ou éjaculera précocement. Histoires recueillies par Rokiatou TRAORÉ
Dossier mouton de Tabaski : Le pourquoi de la hausse des prix
Par N’Famoro KEITA Bamako, 07 juin (AMAP) Le «Chaba Terrain» à Lafiabougou, Commune IV du District de Bamako, la capitale malienne, est transformé momentanément en aire de vente de moutons. Ce marché grouille de monde, de jour comme de nuit, en cette veille de fête de Tabaski. Les vendeurs rivalisent d’adresse pour attirer les acheteurs. Ce 1er juillet, l’ambiance était morose mais le temps clément à cause de la pluie abondante de la veille qui avait arrosé la ville. À l’entrée du site, des vendeuses de fourrage bloquent le passage. Des feuilles d’arbres fraîches et d’arachide séchées sont étalées par terre. Les bêlements des bêtes sont assourdissants. Difficile d’accéder à l’aire de vente. Notre équipe de reportage a dû se frayer un chemin pour accéder à cette cour. Les visiteurs qui arrivent soupèsent du regard les troupeaux de bœufs, de moutons et de chèvres disséminés. Devant un troupeau de moutons, Abdoulaye Coulibaly discute avec un client du prix d’un bélier. Sans accord sur le prix, le potentiel acheteur prend congé du commerçant et se dirige vers un autre vendeur. À la question de savoir pourquoi le client s’est retiré, Abdoulaye Coulibaly explique que le marché de cette année est différent de celui des années précédentes, à cause du prix élevé de l’aliment bétail. Malgré cela, le quadragénaire se réjouit d’avoir vendu quelques têtes depuis son arrivée du village de Tatla, dans la Région de Ségou (Centre). Il ne précise pas le nombre exact de moutons vendus. Abdoulaye Coulibaly indique que le prix de ses animaux varie entre 60 000 et 150 000 Fcfa. À quelques mètres sous un petit hangar, Amadi N’Diaye est allongé et observe ses bêtes. Le regard sérieux, le natif de Banamba admet la morosité du marché. Contrairement au précédent interlocuteur, N’Diaye trouve que le marché est trop lent. En réponse aux clients qui leur font porter le chapeau de la cherté des bêtes, il justifie ce désagrément par plusieurs raisons. Notre interlocuteur explique que le sac de tourteau qui était vendu à 5 000 Fcfa, est aujourd’hui cédé à 17 500 Fcfa. Le son de maïs est vendu à 15 000 Fcfa le sac. L’année dernière, il était cédé à 2 500 Fcfa. N’Diaye dénonce les effets néfastes de l’homme sur la forêt rendant difficile l’alimentation des animaux. «Nous n’avons plus de pâturage à cause des feux de brousse. Nous sommes obligés d’acheter cette nourriture pour assurer la survie de nos ovins. Nous pouvons dépenser 500 000 Fcfa dans leur alimentation, sans compter le transport de notre village à Bamako», déplore-t-il. ATTAQUES RÉPÉTÉES – Selon Abdoulaye N’Diaye, le transport d’un mouton qui coûtait 500 Fcfa s’élève aujourd’hui à 3 000 Fcfa. À ces difficultés, il ajoute les tracasseries de certains agents des postes de contrôle qui exigent le paiement de 5 000 Fcfa au passage. Ces facteurs sont à l’origine de la hausse des prix. Cet habitué du marché du mouton de Tabaski compte 15 ans d’expérience dans cette activité. Abdoulaye vend cette année ses béliers entre 75 000 Fcfa et 300 000 Fcfa. Nous arrivons vers 11 heures, au «garbal» de Lafiabougou kôda, toujours en Commune IV du District de Bamako. Il est très animé. Les clients se promènent troupeau à troupeau, à la recherche du mouton de leur choix. Le vendeur Salif Belem est un natif du Cercle de Koro, dans la Région de Bandiagara (Centre). Il réside à Bamako depuis quelques années. Des propriétaires, de son village, lui envoient des animaux. L’homme au visage serein, qui s’apprêtait déjà pour la prière du vendredi, raconte son calvaire : «Nous sommes confrontés aux difficultés de transfert des animaux vers le Sud du pays. Les attaques sont régulièrement perpétrées par les terroristes contre les véhicules transportant les forains». Le vendeur Salif Belem, triste, raconte que les bandits confisquent les animaux et les biens. Et, souvent, il y a même mort d’hommes. À cause de la hausse du prix du carburant, les bêtes sont transportées à 4 000 Fcfa par tête. Par ailleurs, Salif Belem est nostalgique du marché fructueux des années passées. Il se souvient qu’autrefois, un client pouvait acheter 15 à 20 têtes en une seule fois. «Mais, cette année, nous avons du mal à avoir trois achats par jour», révèle le marchand de moutons, reconnaissant que les prix du bétail ont augmenté. «Tous les béliers qu’on pouvait acheter à 75 000 et 100 000 Fcfa sont aujourd’hui cédés à 125 000 voire 150 000 Fcfa», confie Salif. Il invite les clients à comprendre les motifs qui ont conduit à cette situation. Bourama Keïta habite Sébénicoro, Commune IV du District de Bamako. Il a déjà acheté deux béliers à Djicoroni-Para, respectivement, à 80 000 et 110 000 Fcfa. Il est heureux en déclarant : «J’ai eu mon choix et je n’ai pas de regret». Il est content d’avoir accompli son devoir de père de famille. NK/MD (AMAP)
Coopération : L’Algérie entend soutenir la stabilité du Mali (ambassadeur)
Bamako, 07 juin (AMAP) L’ambassadeur d’Algérie, El-Haouès Riache, a déclaré, mardi, à Bamako, que son pays « continuera à soutenir le Mali dans ses efforts de rétablissement de l’ordre constitutionnel, de la paix, de la sécurité et de la stabilité sur son territoire ainsi que dans la mise en œuvre de l’Accord.» El-Haouès Riache, qui s’exprimait lors de la célébration des 60 ans d’indépendance de l’Algérie, en présence de plusieurs membres du gouvernement malien, a indiqué que « l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger reste l’instrument idoine pour la restauration de la paix dans le Nord du pays et dans le strict respect de l’intégrité territoriale et de l’unité nationale du Mali.» Aussi, le diplomate en poste à Bamako, a-t-il encouragé les «frères maliens» à poursuivre « dans la voie qu’ils se sont, eux-mêmes, librement et souverainement, choisie et qu’ils mettent en œuvre avec conviction et détermination ». Auparavant, le diplomate algérien a dit qu’«avec le Mali, l’Algérie a toujours veillé à entretenir des relations de bon voisinage, d’amitié, de solidarité et de coopération mutuellement avantageuses, fondées sur les principes cardinaux de la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats ». « Mais, aussi, du respect de l’intégrité territoriale, de l’unité et la cohésion nationales de chacun des deux pays », a-t-il poursuivi. De son côté, le ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, Alhamdou Ag Ilyene, a indiqué que « le peuple et le gouvernement du Mali apprécient la coopération dynamique, multiforme et fructueuse qui existe entre nos deux pays ». Il a ajouté que depuis le début de la crise multidimensionnelle qui secoue le Mali, « le peuple algérien et l’ensemble des autorités de ce pays frère n’ont ménagé aucun effort pour le soutenir à retrouver le chemin de la paix et la stabilité ». Alhamdou Ag Ilyene a souligné que le Mali « demeure fortement attaché à la paix sans laquelle il ne peut y avoir le développement ». Dans cette lancée, le gouvernement a inscrit dans sa feuille de route, parmi les actions prioritaires, l’application de l’Accord pour la paix et la réconciliation ». Malgré le retard constaté dans la mise œuvre de ce document, des progrès considérables ont été réalisés, selon lui. Il s’agit, notamment, de la participation des représentants des mouvements signataires dans les différents organes de la Transition. Au nom du président de la Transition, Alhamdou Ag Ilyene a remercié l’Algérie pour son soutien au processus de Transition. Plusieurs représentants du corps diplomatique accrédité au Mali étaient présents à cette commémoration du 60è anniversaire de l’indépendance que, « ce jour (mardi), 5 juillet 2022, le peuple algérien fête dans la ferveur et la joie le 60è anniversaire du recouvrement de la souveraineté nationale», selon l’ambassadeur algérien. « Le 5 juillet 1962, le peuple algérien a, au prix d’immenses sacrifices et d’une terrible guerre de libération nationale, refermé la parenthèse d’une longue nuit coloniale de 132 ans durant lesquels sa liberté, sa dignité, son identité, son histoire et sa personnalité ont été férocement combattues. Et sa terre violée dans le cadre d’une mission dite «civilisatrice», a rappelé El-Haouès Riache. Il a ajouté que cette « mission (…) a causé, couvert et justifié l’extermination systématique de plus de cinq millions d’Algériens et l’exploitation prédatrice et sauvage des énormes richesses du pays». Selon El-Haouès Riache, grâce aux efforts consentis par son pays, celui-ci compte, aujourd’hui, plus de 1,7 million d’étudiants, dont de nombreux Maliens, 100 universités et centres universitaires, 14 écoles supérieures dans différentes spécialités, « y compris celles ouvertes dernièrement dans les domaines des mathématiques et de l’intelligence artificielle ». BD/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du 07 juillet 2022
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le jeudi 07 juillet 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du colonel Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RèGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’économie et des Finances, le conseil des ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux d’extension et de modernisation de l’Hôpital de Tombouctou. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Entreprise Anta Construction pour un montant de 3 milliards 621 millions 322 mille 332 francs CFA hors taxes et un délai d’exécution de vingt-quatre (24) mois. La réalisation des travaux d’extension et de modernisation de l’Hôpital régional de Tombouctou va contribuer à la prévention des maladies et à l’amélioration de la santé des populations. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre des Transports et des Infrastructures a informé le conseil des ministres de la réalisation des essais blancs de traction du train de trafic de voyageurs sur le trajet Bamako-Kayes-Bamako. Dans le cadre de la relance des activités ferroviaires au niveau national, à l’arrêt depuis mai 2018, le gouvernement a adopté un plan d’urgence de relance du trafic ferroviaire de voyageur et de marchandises entre Bamako et Diboli, pour un coût estimé à 9 milliards 874 millions 86 mille 674 francs CFA. La mise en œuvre de ce plan d’urgence a été confiée à la Société de Patrimoine Ferroviaire du Mali. Les activités réalisées dans ce cadre ont permis : – de réhabiliter 19 gares sur le trajet et les ateliers centraux de Korofina et de Kayes ; – d’acquérir une partie des équipements mécaniques et des outillages pour les travaux de la voie ; – d’effectuer les travaux de traitement des points critiques de la voie ferrée entre Bamako et Kita ; – de décaper les remblais sur les rails ; – de poser des traverses en bois sur les ouvrages d’art de Bamako jusqu’à Diboli ; – de réaliser les travaux de confortement des ponts de Galougo, de Mahina et de Toukoto ; – de réparer les locomotives CC2205 et CC2207, les voitures, les fourgons et les générateurs de la rame de transport de voyageurs. Les essais de traction du train constituent la phase primordiale du processus de relance du trafic ferroviaire national. Ils permettront de relever et de corriger entre autres, les anomalies sur le matériel roulant et sur la voie ferrée. 2. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le conseil des ministres de l’évolution de la maladie à coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le président de la Transition, chef de l’État a cependant appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie.

