Les fleuristes-paysagistes éclosent à Bamako, la capitale malienne
Aboubacar TRAORE Bamako, 07 juil (AMAP) À Bamako, les espaces publics se transforment de plus en plus en pépinières pour les jardiniers et fleuristes. Ces derniers vendent sur ces espaces des fleurs ou des pieds de plantes d’ornement ou fruitières. Si la présence de ces fleuristes et jardiniers arrange bon nombre de nos concitoyens qui font des achats pour leurs besoins multiples, certains se plaignent également de la prolifération de ces sites qui peuvent servir de repaires pour des individus malintentionnés pour commettre leurs forfaits. Cela, à cause de la végétation de ces sites qui rend difficile la visibilité. Pourtant, l’installation de ces paysagistes est règlementée par des textes sauf que la loi n’est pas respectée par les utilisateurs. Ou plutôt, est ignorée par ces derniers et la clientèle. Moussa Daou, chef de poste de la Direction urbaine du bon ordre et de la Protection de l’Environnement (Dupope) à la mairie de la Commune VI où le phénomène connait de l’ampleur, explique les conditions d’installation des jardiniers sur l’espace public. L’agent municipal indique que pour occuper un espace vert, le paysagiste doit adresser une demande d’occupation au maire de la commune concernée. Après réception de la demande, les services compétents de la mairie (Dupope), de l’Urbanisme, de l’Assainissement et des Eaux et Forêts effectuent une visite de terrain. Une fois autorisé par le maire sur approbation des services techniques, le jardiner doit s’acquitter des frais d’installation qui s’élèvent à 100 000 Fcfa par espace. Et après installation, il doit payer régulièrement la taxe municipale de 18 000 Fcfa par an. Selon le dernier recensement, réalisé il y a trois ans, il existe une trentaine de pépiniéristes en Commune VI, dont près de la moitié occupe illégalement les sites. « Mais la mairie, étant un service social, se montre très souvent indulgente avec les fleuristes », explique Moussa Daou. Ajoutant qu’en plus de leur contribution à l’embellissement de la ville, les pépiniéristes participent également à l’hygiène et à la préservation de l’environnement contre certains phénomènes comme la transformation des espaces vides en dépotoirs d’ordures ou autre usage répréhensible. Selon notre interlocuteur, la mairie de la Commune VI travaille en étroite collaboration avec la coopérative des horticulteurs. DÉFENSE DES INTÉRÊTS – Pour défendre leurs intérêts, les paysagistes se sont constitués en regroupement dénommé Union des sociétés coopératives des horticulteurs et pépiniéristes du District de Bamako (USCHPB). Créée en 2017, l’organisation compte environ 300 pépiniéristes repartis en coopératives entre les six Communes du District de Bamako. Selon son président, El Hadji Maïga, les fleuristes occupent les domaines publics (espaces verts) pour le besoin d’aération de la ville de Bamako. «Nous travaillons généralement sur la base de contrats avec les maries et la Direction nationale des Eaux et Forêts pour aménager les endroits et nous nous acquittons des taxes municipales», assure le fleuriste. « Les difficultés interviennent généralement lorsque des opérateurs économiques passent par les autorités pour acheter ces espaces et faire déguerpir les pépiniéristes qui opèrent sur les lieux depuis des années, voire des décennies », déplore M. Maïga. Il évoque le cas d’une dizaine de jardiniers de la Commune IV qui travaillaient sur des sites situés non loin du Palais des Sports Salamatou Maïga, à Djicoroni-Para et vers Woyowayanko. El Hadji Maïga précise que ces fleuristes ont été déguerpis par voie d’huissiers par les nouveaux acquéreurs qui se sont présentés avec des titres fonciers. Face à cette situation, l’USCHPB a entamé des démarches auprès des autorités concernées, notamment le gouverneur du District de Bamako, le ministre en charge des Domaines et des Affaires foncières, le Premier ministre, ainsi que la direction générale de l’Agence de cessions immobilières (ACI). Cette dernière est disposée à proposer une régularisation des déguerpis. Le premier responsable de l’USCHPB lance un cri du cœur à toutes les bonnes volontés pour aider les pépiniéristes de la capitale à mettre fin à ces deguerpissements qui ont déjà mis plusieurs chefs de famille au chômage. El Hadj Maïga estime que Bamako, de façon générale, et l’ACI 2000, en particulier, a aujourd’hui plus que jamais besoin de ces espaces verts pour l’épanouissement des populations, notamment la couche juvénile. Un avis que partage l’administrateur provisoire de l’ACI, Amadou Maïga, qui a rencontré les responsables de la faitière des paysagistes concernant notamment l’aménagement de la Bande verte en espace vert. Après avoir expliqué que « certains espaces verts appartenant au domaine public de l’État ont fait l’objet de changement de vocation, à travers des ré-morcèlements suivis de ventes dans la zone ACI 2000 en 2015 », Amadou Maïga a révélé que la direction de l’ACI cherche des solutions pour reclasser les nouveaux acquéreurs des espaces concernés, afin de permettre aux pépiniéristes de continuer à aménager ces endroits qui constituent des équipements de confort pour le quartier. « Toute chose qui, souligne-t-il, confère à l’ACI toute la justification de son label ». Cependant, le responsable de l’Agence indique ne pas avoir connaissance de cas de deguerpissements récents de fleuristes dans la zone ACI 2000. UN MÉTIER QUI NOURRIT SON HOMME – Les pépinières géantes sont reconnaissables de loin par leur végétation développée et on en trouve presque sur tous les grands axes de Bamako. Des abords de la route menant à l’Aéroport international président Modibo Keïta-Sénou, en passant par les alentours des échangeurs des ponts des Martyrs et du Roi Fahd, jusqu’au rond-point Kwamé Nkrumah en face du cimetière d’Hamdallaye, il y a de véritables petites forêts partout. On y trouve des fleurs et des arbres d’une variété impressionnante. Sur les sites en face de la Pyramide du Souvenir et de la Maison des Jeunes de Bamako, sont installés plusieurs groupes de paysagistes. Vieux Traoré partage un espace d’environ un demi hectare avec cinq autres jardiniers. Sur place, ces derniers ensemencent les graines. Ils apportent les soins nécessaires au plein épanouissement des plantes et connaissent toutes les espèces végétales. Le travail des pépiniéristes consiste, également, à nourrir les plantes en les irriguant, en mettant parfois de l’engrain et en les protégeant contre les maladies et les mauvaises herbes. Ce natif de Kolokani, qui a
Nioro : Lancement officiel du Plan national de réponse à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle
Nioro, 6 juillet (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta a procédé mardi à Nioro au lancement officiel du Plan national de réponse à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle pour la période de 2022 (PNRà en donnant le départ de 3 camions chargés de vivres, destinés aux communes bénéficiaires de la Région de Nioro, a constaté l’AMAP. L’opération qui s’inscrit dans le cadre du Plan national de réponse à l’insécurité alimentaire porte sur 34.147 tonnes de produits alimentaires. Le geste symbolique du chef de l’État consacrait l’autorisation officielle de la distribution gratuite de 34.147 tonnes de céréales au profit de 1.191.772 personnes à travers l’ensemble du pays. L’opération a coûté plus de 17 milliards de Fcfa, dont 8,6 milliards de Fcfa mobilisés par le budget national et un peu plus de 8,6 milliards de Fcfa au titre d’indemnisation d’assurance risque saisonnière souscrite par l’État malien auprès de la Mutuelle panafricaine de gestion des risques, a révélé le ministre Commissaire à la sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Aly, précisant que le besoin global est estimé à 64.000 tonnes. Le don est destiné aux Maliens qui auront besoin d’une assistance alimentaire et nutritionnelle entre juin et septembre. Cette période, comprise entre le début de la saison nouvelle et les prochaines récoltes, est considérée comme la période de soudure au cours de laquelle plus de 1,2 million de personnes seront en insécurité alimentaire très sévère et auront donc besoin d’une assistance alimentaire. L’évaluation définitive de la situation alimentaire et nutritionnelle par le Système d’alerte précoce du Cadre harmonisé, estime le gap à 30.000 tonnes. « Son financement qui est estimé à plus de 18 milliards de Fcfa, doit être recherché pour soulager la souffrance de nos compatriotes en détresse alimentaire et nutritionnelle », a indiqué le ministre Commissaire à la sécurité alimentaire. Redouwane Ag Mohamed Aly a par ailleurs déclaré qu’en plus les dons en vivres, plus de 6.700 tonnes d’aliment bétail seront distribuées gratuitement ou vendues à prix modéré. Pour la Région de Nioro, 2.452 tonnes de céréales seront distribuées à 90.817 personnes, contre 500 tonnes d’aliments bétail qui seront offertes aux éleveurs de la région. Les capacités de résilience à l’insécurité alimentaire de cette circonscription administrative méritent d’être renforcées. Pour ce faire, a assuré indiqué le ministre Commissaire à la sécurité alimentaire, il est prévu la réhabilitation de points d’eau et la clôture de jardins potagers pour permettre aux femmes et aux jeunes de mieux produire notamment des produits agricoles et maraichers. A cela il est à ajouter la réhabilitation de quatre points d’eau, de huit points d’eau pastoraux… Toutefois, il est envisagé, en rapport avec le ministère de l’Économie et des Finances, la reconstitution du stock national de sécurité et de prévention d’État afin d’atteindre un niveau optimum respectivement de 35.000 et 25.000 tonnes. Le but est de disposer, « en tout temps, d’un stock suffisant », a- t-il précisé. À l’échelle nationale, près de 3 millions de personnes ont besoin d’appui dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, de la restauration des actifs productifs. Ils doivent également bénéficier d’activités génératrices de revenus afin de renforcer leurs capacités en moyen d’existence. Le ministre Commissaire à la sécurité alimentaire a saisi l’occasion pour saluer la disponibilité des partenaires techniques et financiers qui ont toujours été aux côtés de notre pays dans le cadre du soutien à la lutte contre l’insécurité alimentaire. Il a également salué les États qui sont dans la dynamique d’appuyer le dispositif de sécurité alimentaire et nutritionnelle. Au cœurs du dispositif du CSA dans le cadre de leur soutien technique et financier, le chef de file des partenaires techniques et financiers a apprécié les progrès enregistrés sur le plan nutritionnel, notamment la réduction de la malnutrition aigüe dont la prévalence est passée de 13,3% en 2014 à 10% en 2021. Quant au retard de croissance des enfants de moins de 5 ans, s’est réjoui Bart Ouvry, la prévalence est passée de 28% en 2014 à 21% en 2021. Le diplomate européen a saisi l’opportunité pour rappeler qu’une aide alimentaire a été apportée, de janvier à mai 2022, à plus de 800.000 personnes, y compris près de 100.000 déplacés internes, ce qui représente, selon lui, 48% de la cible estimée à environ 1,8 millions de personnes. CMT/KM (AMAP)
Migration : 22 Maliens perdent la vie au large des côtes libyennes
Bamako, 05 juin (AMAP) Vingt-et-deux maliens dont trois enfants ont perdu la vie au large des côtes libyennes, mardi, a annoncé le ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, dans un communiqué. Le ministère précise que « les victimes faisaient partie d’un groupe de 83 migrants qui étaient en détresse au large des côtes libyennes depuis le 22 juin dernier », ajoutant qu’une soixantaine de personnes ont été secourues parmi lesquelles des Maliens. « Des dispositions sont prises pour l’identification de nos compatriotes survivants et tout sera fait pour protéger leurs droits et procéder à leur rapatriement », a assuré le ministère en charge des Maliens établis à l’Extérieur. Le ministre Alhamdou Ag Ilyene a, au nom du gouvernement, présenté ses condoléances aux familles éplorées et au peuple malien à la suite de cette tragédie. Il a remercié l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) pour ses efforts qui, selon le communiqué, « ont permis d’identifier et de venir en aide aux rescapés ». Alhamdou Ag Ilyene a, également, lancé un appel à l’ensemble des Maliens afin de lutter contre la migration irrégulière. MT/MD (AMAP)
e-Impôt : A l’ère du paiement numérique des obligations fiscales au Mali
Bamako, 05 juin (AMAP) La Chambre de commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), en collaboration avec la DGI, a initié, jeudi dernier, dans ses locaux, une journée d’information et de sensibilisation des opérateurs économiques, entrepreneurs et contribuables, pour mieux comprendre les fonctionnalités du e-Impôt. « C’est une bonne initiative de la part de la CCIM, car nous avons besoin d’être informés et sensibilisés sur les différentes fonctionnalités du e-impôt en tant qu’opérateurs», a dit la présidente des femmes entrepreneurs du Mali, Mme Simpara Assista Keïta. Selon elle, cette initiative est salvatrice car les usagers ne sont plus obligés de se déplacer pour payer leurs impôts. «Pour être en phase avec le commerce international, il nous faut ce genre d’initiative. Il faudrait songer aussi au secteur informel afin que tous soient bien informatisés», a-t-elle suggéré. La direction générale des impôts (DGI), dans le cadre de la modernisation de son système d’information et de paiement, a mis en place un service en ligne ou télé service dont l’objectif est d’aider les usagers à accomplir leurs formalités administratives et obligations fiscales par voie électronique. Au lancement de ce nouvel outil, le chef cellule télé services fiscaux à la DGI, Gaoussou Fofana, a expliqué que son service, dans sa stratégie d’offrir une meilleure prestation aux contribuables et d’améliorer le climat des affaires, a lancé en janvier 2019 la plateforme E-Impôt. Cet outil offre aux contribuables l’opportunité d’effectuer leurs opérations fiscales en ligne. Selon M. Fofana, l’objet de la digitalisation est d’introduire les nouvelles technologiques dans la gestion des impôts. «Ce système offre de nouvelles fonctions parmi lesquelles la dématérialisation des procédures liées aux obligations fiscales à travers l’implantation de la plateforme de télé services fiscaux», a-t-il précisé. Quant au directeur de l’Agence de la communication Spirit, Sidi Danioko, il a salué l’initiative. Pour lui, l’outil va décharger significativement certains travaux qui se font de façon physique ou manuelle au niveau des services. « C’est un partenariat très fécond que nous entendons à instaurer entre les impôts et l’ensemble des opérateurs économiques, notamment, les industriels et les différents services pour faciliter la transition électronique », a assuré le secrétaire général de la CCIM, Cheick Oumar Camara. « En tant qu’acteurs, on ne pouvait rester en marge de cette nouvelle technologie qui consiste à dématérialiser les procédures liées aux obligations fiscales à travers l’implication de la plateforme des télé services fiscaux « e-Impôt », a fait savoir M. Camara. Il a exhorté tous les partenaires à s’y s’intéresser. YT/MD (AMAP)
Cinéma : « Twist à Bamako », les années 60 dans la capitale malienne
Bamako, 05 juin (AMAP) Dans le cadre de la programmation du film en bambara (sous titré en français) intitulé : «Twist à Bamako», Blonba a organisé, lundi dernier dans ses locaux à Baco Djicoroni, une conférence de presse pour annoncer son projet «Nyanadjè Taama » et la projection de l’avant-première du film «Twist à Bamako» de Robert Guédiguian. A côté de Siriki Mété de Magic Babemba et de Robert Guédiguian, Alioune Ifra N’Diaye de Blonba, a présenté le réalisateur du film qui compte à son actif une vingtaine de films. Selon lui, c’est un réalisateur de grosse pointure qui a décidé de faire un film sur le Mali des années 1960, «Twist à Bamako». Robert Guédiguian a dit ses motivations et son amour pour les images du photographe Malick Sidibé pour expliquer ce qui a sous-tendu «Twist à Bamako». « C’est à partir du titre d’une exposition photographique de feu Malick Sidibé dont les clichés retracent la vie socio-culturelle et économique de la jeunesse malienne des années 1960 que j’ai décidé de faire un film sur le Mali du président Modibo Keïta », a-t-il dit. Le film a été réalisé au Sénégal avec des acteurs africains et produit par Marc Bordure. «C’est un film qui vous questionne», a indiqué le réalisateur. En fait, c’est une histoire d’amour entre Samba, fils d’un commerçant bien installé à Bamako et Lara qui refuse d’obéir à ses parents. Elle fuguera pour éviter d’être mariée de force. Ainsi, elle découvre une nouvelle vie à Bamako. Les deux amoureux se retrouvent un soir dans un club de danse dans la capitale et jurent de ne plus jamais se quitter. Mais les contingences de la vie vont en décider autrement. Le responsable de Magic cinéma, Siriki Mété, a donné l’assurance que toutes les dispositions son prises pour une bonne diffusion. Cette projection est co-organisée avec Angèle Diabang (Sénégal), Agat Films (France), le Magic Babemba (Mali), les Instituts français de la Côte d’Ivoire et du Mali. Un film à regarder absolument pour se replonger dans la belle époque des années 1960. Alioune Ifra N’Diaye a, pour sa part, expliqué le projet «Nyanajè Taama» qui consiste à faire des projections de films dans les Régions de Bougouni, Sikasso, Koutiala (Sud), San, Ségou (Centre), Dioïla, près de Bamako, Nioro du Sahel, Diéma et Kita (Ouest). Cette initiative a été imaginée dans le cadre du Programme star financé par la coopération suisse et mis en oeuvre par Blonba. Et M. N’Diaye d’ajouter que c’est la salle Blonba qui a prévu un itinéraire pour la projection des films retenus. AS/MD (AMAP) .
Septentrion malien : Le trafic de carburant et autres produits de première nécessité en plein essor
Tombouctou, 5 juillet (AMAP) D’importantes quantités de carburant transitent nuitamment par Goundam (Nord) en direction du sud du Mali tous les jours, ce qui suscite beaucoup d’interrogations au sein de l’opinion locale, a appris l’AMAP de source locale. Selon cette même source, avant on avait coutume de voir des citernes de carburant qui arrivent à Goundam pour des livraisons à certaines entités, notamment l’Energie du Mali (EDM SA), la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), les Forces armées maliennes (FAMa). Aujourd’hui, nous assistons à un trafic intense de carburant dans des fûts chargés dans des camions, ou des véhicules tout terrain couverts de bâches ou à ciel ouvert, traversant la ville de Goundam pour le Sud et l’Ouest. Ces dizaines de camions et de véhicules 4×4 chargés de fûts de gaz-oil ou d’essence viennent d’e l’Algérie voisine malgré le contrôle strict des autorités des frontières menant dans les Régions de Gao et de Tombouctou (Nord). A partir de Tombouctou, des camions assurent le relais. Ceux venus de l’intérieur du pays, de retour, chargent les nombreux fûts de carburant à destination d’autres horizons. Aujourd’hui, ils sont nombreux les citoyens à s’interroger sur les destinations de ces cargaisons de carburant. D’autres pensent que ce trafic devait contribuer à atténuer la crise et éviter la flambée des prix de carburant mais hélas le litre d’essence a atteint les 1 000 Fcfa en ce mois de juin alors qu’il se vendait à 650 Fcfa. Par ailleurs, du côté de la Mauritanie il est constaté le mouvement de nombreux camions chargés de marchandises, de produits de premières nécessité, en direction de Tombouctou. Ces marchandises sont aussitôt transférées dans d’autres camions et petits véhicules pour de nouvelles destinations au lieu d’être vendues sur le marché local en vue de contribuer à la stabilisation des prix et atténuer à la souffrance des populations. Cette situation constitue une grande perte pour l’économie u Mali, de l’avis de nombreux observateurs qui pensent que cela ne profite qu’à une poignée d’individus. AT/KM (AMAP)
Levée des sanctions de la CEDEAO : Soulagement au Mali
Par Issa DEMBÉLÉ Bamako, 04 juil (AMAP) Les chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO, réunis, dimanche, Accra au Ghana, ont levé les sanctions économiques et financières imposées au Mali, depuis le 9 janvier 2022 . «Sage décision», se réjouissent nombre de nos concitoyens sur les réseaux sociaux. Les Maliens n’en espéraient pas moins de cet énième sommet qui s’est tenu après que les autorités de la Transition ont donné suffisamment de gages : publication du chronogramme des réformes politiques et institutionnelles et celui des élections, adoption d’une nouvelle loi électorale, mise en place de l’équipe en charge de l’adoption d’une nouvelle constitution… Ces actes ont certainement orienté la décision des dirigeants ouest-africains, qui ne demandaient plus que des «éléments complémentaires» concernant les chronogrammes proposés. Ce sommet est intervenu, aussi, alors que les autorités de la Transition ont convaincu de leur intention de faire participer les acteurs politiques et de la société civile aux actions visant à conduire le pays vers l’ordre constitutionnel normal. L’inclusivité et la recherche du consensus ont été érigées en principes. La classe politique et la société civile, dont une partie s’offusquait de l’absence de concertation, sont désormais au parfum de ce qui est envisagé en matière de réformes (politiques et institutionnelles) et d’élections. Le succès de la réunion de relance du Cadre de concertation national augure une réelle implication des uns et des autres pour la réussite des différents processus. NORMALISATION – L’issue du sommet de dimanche marque le début de la normalisation de nos rapports avec cette organisation qui aura tout tenté pour faire plier les autorités de la Transition. L’ancien président nigérian Goodluck Jonathan a fait de nombreux aller-retour à Bamako – son dernier séjour remonte aux 23 et 24 juin derniers – pour trouver un compromis. Les chefs d’Etat ont plusieurs fois évoqué le sujet et préconisé des solutions qui ne rencontraient pas l’adhésion des autorités maliennes et d’une bonne frange de nos concitoyens. Agacés, ils avaient, lors du sommet du sommet du 9 janvier 2022, imposé des sanctions économiques et financières au Mali. Ces sanctions avaient été maintenues à l’issue des sommets du 25 mars et du 4 juin. La reconduction des sanctions à l’issue du sommet du 4 juin dernier fut une véritable douche froide pour les Maliens. L’entrée en scène du président togolais, Faure Gnassingbé, à la demande du Mali pour jouer les médiateurs, avait fait naître un certain espoir sur les rives du Djoliba. De nombreux observateurs avaient tablé sur une levée des sanctions. Patatras ! Les dirigeants ouest-africains ont jugé bon de repousser l’échéance à un mois plus tard, le temps d’obtenir plus de gages de la part de nos autorités. Le rendez-vous manqué du 4 juin n’a pas empêché les autorités maliennes de continuer à travailler à convaincre de leur bonne foi. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a mené un travail diplomatique efficace pour faire comprendre à nos partenaires étrangers que l’intention des autorités maliennes n’est nullement d’isoler le pays. De con côté, le président Faure Gnassingbé a poursuivi aussi son effort pour soutenir le dialogue avec la CEDEAO et l’ensemble de la communauté internationale. Son «action discrète et efficace» a été saluée, il y a un mois, par le chef de la diplomatie malienne. RESILIENCE – La levée des sanctions intervient alors que notre économie et celles de nos voisins immédiats ont beaucoup souffert de l’interruption des relations économiques, financières et commerciales. Notre économie a plié mais n’a pas rompu. Le pays a affiché une résilience étonnante. L’Etat a continué à assurer son rôle régalien même si les restrictions budgétaires ont affecté les activités de nombreux services publics. Le pays n’a pas souffert de pénuries de produits de grande consommation dont les prix ont tout de même pris l’ascenseur. Pourtant peu d’observateurs donnaient plus de trois mois pour voir notre économie totalement sur les rotules du fait de ces sanctions que les autorités maliennes ont qualifiées d’« illégales, illégitimes et inhumaines ». Il reste à appliquer des mesures idoines pour faire redémarrer des pans entiers de l’activité économique atteints par le marasme créé par l’embargo. Ceci est un impératif pour les autorités car les citoyens attendent une baisse des prix de certains produits de grande consommation. Les opérateurs économiques s’attendent à des facilités pour leur permettre de relancer leurs affaires. Beaucoup ont subi des pertes sèches du fait du blocage de leurs cargaisons de produits importés dans les ports de Dakar et d’Abidjan. La levée des sanctions est une très bonne nouvelle pour cette catégorie d’hommes d’affaires. ID/MD (AMAP)
Le président de la Guinée Bissau, Umaro Embalo Sissoco, nouveau président en exercice de la CEDEAO
Bamako, 03 juin (AMAP) Le président de la Guinée Bissau, Umaro Embalo Sissoco, est le nouveau président de l’Autorité de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour la prochaine année, a-t-on appris de sources au Sommet des Chefs d’Etat de la CEDEAO du 3 juillet 2022, Il a été élu lors du sommet d’Accra, ce dimanche, pour succéder au ghanéen, Nana Akufo-Addo, qui a occupé ce poste pendant près de deux ans. Le Gambien Omar Alieu Touray a été installé dans la fonction de président de la Commission de la CEDEAO, en remplacement de l’Ivoirien Jean-Claude Kassi Brou, qui a occupé le poste pendant quatre ans. M. Brou est le nouveau Gouverneur de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). MD (AMAP)
Le sommet d’Accra lève les sanctions contre le Mali
Bamako, 03 juin (AMAP) Les Chefs d’État de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), réunis dimanche, à Accra, au Ghana, pour évoquer la situation politique au Mali, en Guinée et au Burkina Faso, ont levé les sanctions contre le Mali avec des réserves, selon des sources dans la capitale ghanéenne. Cependant, les dirigeants ouest-africains ont exigé la non participation des autorités de la transition aux futures élections au Mali, ont ajouté les mêmes sources à la fin du huis clos. Après la décision de la conférence des chefs d’État, les activités économiques entre le Mali et les pays de la sous-région vont vite reprendre. Le Mali aura, aussi, accès à ses avoirs financiers qui étaient gelés par la CEDEAO. Bamako reste suspendu de toutes les actions de l’organisation sous régionale jusqu’au retour à un ordre constitutionnel normal. La levée des lourdes sanctions économiques et financières imposées au Mali, depuis janvier 2022, fait suite à des avancées réalisées ces dernières semaines dans les négociations. Les autorités de la Transition ont fixé la durée de la Transition à 24 mois, adopté la nouvelle loi électorale, en plus d’avoir publié le chronogramme des échéances électorales. Le Président de la Guinée Bissau, Umaro Sissoco Emballo, est le nouveau Président en exercice de la CEDEAO, en remplacement du son homologué du Ghana, Nana Akufo-Addo. Concernant le Burkina Faso, le pays échappe aux sanctions après avoir trouvé un accord avec l’organisation communautaire sur une durée de Transition de 24 mois, à compter du 1er juillet 2022. En Guinée, les négociations devront continuer pour trouver un accord sur la durée de la Transition. La CEDEAO a désigné un nouveau médiateur, l’ancien président béninois Thomas Boni Yayi pour continuer les pourparlers avec les autorités guinéennes. Lors de ce sommet, qui était très attendu, les dirigeants ouest-africains ont statué sur les sanctions concernant le Mali, la Guinée, et le Burkina Faso, trois pays théâtre de coups d’État où les militaires ont pris le pouvoir par la force. Les leaders ouest-africains, qui entendent peser pour un retour rapide des civils au pouvoir, se sont penchés sur les lourdes sanctions économiques et financières imposées au Mali depuis janvier, et sur les cas burkinabè Faso et guinéen. Cependant, ils étaient divisés entre partisans de la fermeté et ceux du compromis, à l’heure où les sanctions accentuent la crise économique et sociale au Mali et ont un impact sur les économies de ses voisins. MD/MT (AMAP)
Éliminatoires Coupe du monde de basketball : Le Mali disqualifié
Bamako, 2 juil (AMAP) Les basketteurs de l’équipe nationale du Mali ont continué de boycotter les matches pour non paiement de primes, en signant un deuxième forfait face aux Nigérians, samedi, après celui de la première journée contre l’Ouganda, lors de la 3è fenêtre des éliminatoires de la Coupe du monde 2023. Selon une source proche de la délégation malienne, le capitaine Ibrahim Djambo et ses coéquipiers campent toujours sur leur position. Les joueurs n’ont même pas voulu quitter l’hôtel pour la salle Arena de Kigali, au Rwanda, où ils devraient affronter le Nigeria. Ils veulent se faire entendre et, dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, les joueurs réclament du changement. «On veut un changement au niveau de la Fédération malienne de basket-ball et au ministère des Sports. On veut un peu de respect », a dit le capitaine Ibrahim Djambo. Accompagné de plusieurs de ses coéquipiers, Ibrahim Djambo a dénoncé les promesses non-tenues des autorités chargées de la balle au panier. Cette affaire de prime existe, selon lui, depuis des années. « Il faut que ça cesse », lance-t-il. Selon des sources proches de la Fédération internationale de Basket (FIBA), l’institution a déjà ouvert des enquêtes pour dégager les responsabilités, enfin de sanctionner les coupables. Avec ce deuxième forfait, les Aigles disent adieu à la Coupe de monde. L’instance dirigeante du basket-ball mondial a annoncé la disqualification du Mali dans un communiqué publié sur son site. « Selon le règlement officiel du basket-ball, si une équipe perd par forfait deux fois dans le même tournoi, elle est disqualifiée du tournoi et les résultats des matches joués par cette équipe sont annulés », rappelle la FIBA. Le Mali ne jouera pas, non plus, son match de la troisième journée, qui était prévu demain dimanche contre le Cap-Vert. SSK/MD ( AMAP)

