Batasso, près de Bafoulabé :  L’école sous la paillotte

Par Boubacar MACALOU Bafoulabé, 06 dec (AMAP) N’allez pas parler aux populations du village de Karamokobougou et celles de leur hameau de culture, Batasso, du concept : « Un Village, Une Ecole », lancé au début de la dernière décennie par l’ancien président malien, Alpha Oumar Konaré. Pourquoi ? L’application de cette formule soulève, ici, des problèmes épineux qui compromettent l’éducation des enfants. Comme c’est malheureusement et généralement le cas à Bafoulabé, dans la Région de Kayes, dans l’Ouest du Mali.  Les populations ne cessent de faire le plaidoyer pour la construction d’une école moderne. A Batasso, situé à 1km de Bafouabé, les élèves étudient sous des paillottes faites de tiges de céréales. Cette école qui appartient au village de Karamokobougou, a été construite en 2001 pour promouvoir l’éducation dans les campagnes. Elle compte un effectif de 79 élèves aujourd’hui. D’après l’administration scolaire, le mode de recrutement est biennal. A défaut d’avoir de bons locaux répondant aux normes admises, les mouflets se contentent de de bivouac. Qui les expose au soleil. Or, le reflet des rayons solaires sur le cahier affecte beaucoup la vision des écoliers. Outre ces problèmes, le maître est souvent obligé d’interrompre pour chasser les serpents de la salle de classe. Le hic, c’est que les villageois sont contraints de refaire ces paillotes, à chaque rentrée scolaire et après les récoltes. D’où le retard dans le démarrage des cours dans cette localité de la 1ère région administrative du Mali. En effet, l’entretien de l’établissement scolaire de fortune est un problème crucial dans la commune de Bafoulabé qui englobe ces deux localités. L’unique école de Karamokobougou qui a été construite sur le site de Batasso risque de disparaître si la mairie et les populations ne prennent pas des dispositions pour construire une nouvelle école en dur. De sa création en 2001 à nos jours, la rentrée scolaire n’a jamais été effective dans cette localité du cercle de Bafoulabé. « Ici, les populations attendent la récolte du mil afin d’avoir des tiges pour la confection de nouveaux hangars afin que l’école rouvre ses portes pour la nouvelle année scolaire. Une situation qui pénalise les apprenants et place l’administration scolaire dans l’angoisse car dans ces conditions, il sera très difficile pour les maîtres d’épuiser leur programme, après deux à trois mois de retard », affirme Makan Coulibaly, directeur de cette école. Bakary Sacko, élève en 6ème Année, déplore le fait que le Comité de gestion scolaire (CGS) soit obligé de confectionner, chaque année, des hangars afin que les élèves puissent étudier. Il se plaint de l’état des classes « pas rassurant » puisque celles-ci n’offrent aucune commodité à ses occupants qui se contentent des rayons du soleil comme source d’éclairage. « Je ne peux même pas bien voir les écritures au tableau quand le soleil apparait. Les rayons entrent à travers le toit. Leur reflet sur les cahiers affecte nos yeux. En classe, on ne fait pas une semaine sans chasser un serpent. Après les récoltes, les animaux domestiques sont laissés à eux- mêmes. Ils viennent brouter les herbes ou les pailles servant d’enclos pour nos classes », se lamente l’écolier. En effet, l’école de Karamokobougou, à Batasso, constitue un abris pour les animaux en divagation. Des bêtes qui n’épargnent rien sur leur passage : elles détruisent par endroit les salles de classe de fortune. Ces classes servent aussi de cache pour les serpents. Face à cette situation alarmante et inquiétante, les enfants, tout comme leurs parents et proches, ne peuvent que lancer des cris du coeur, en vue d’inciter les autorités locales à agir pour le bien-être des enfants qui sont les futurs cadres de demain. Ce hameau est habité par des gens venus de Karamokobougou, dont les fondateurs viennent du Wassoulou. A Batasso, les gens s’adonnent principalement à l’agriculture. Au fil du temps, le hameau est devenu prospère, ravissant du coup la vedette à son village affilié, Karamokobougou, qu’il a tendance à l’absorber. De nos jours, on a l’impression que ces deux localités forment un même village. Surtout que Batasso compte 399 habitants. Karamokobougou, petite localité Ouassoulounké, est peuplé de 100 habitants essentiellement composés de Malinkés et de Khassonkés, d’après le Récencement général de la population et de l’habitat (RGPH) de 2009. Un nombre jugé insuffisant pour la construction d’une école dans le village dont les enfants parcourent 1 km tous les jours pour se rendre à l’école située au hameau (Batasso). « Pour construire 3 salles de classes et une direction, il faut réunir beaucoup de millions. Ce qui n’est pas à notre portée », confie Hawa Damba, présidente du CGS. « Pour le moment, les démarches auprès des fils du village et de la mairie restent vaines », regrette Djibril Touré, conseiller villageois. « Depuis 22 ans, jour pour jour, nous nous couchons et réveillons avec le souci d’acquérir de nouvelles salles de classe. Nous cherchons des bonnes volontés pour nous soulager», confie la présidente du C.G.S. A la demande du maire, Kandé Doucouré, la population a déposé une demande pour la construction de 3 salles de classes en 2015. Cette demande a été actualisée en 2019. Sans succès ! Au même moment, une demande similaire a été adressée aux ressortissants du village. La réponse a toujours été : « Nous vous chercherons des bonnes volontés ». BM/MD (AMAP)  

Mali-ONU : Discussions pour rendre la MINUSMA plus efficace

Bamako, 06 nov (AMAP) Le secrétaire général adjoint des Nations unies pour les opérations de paix, Jean Pierre Lacroix, qui effectue une visite de travail de deux jours au Mali, a eu, lundi, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, une séance de travail avec la partie gouvernementale conduite par le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop Le sejour de Jean Pierre Lacroix rentre dans le cadre de la préparation du rapport du secrétaire général des Nations unies concernant la revue stratégique de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) demandée par le Conseil de sécurité Au terme de la rencontre de deux heures, le chef des opérations de paix de l’ONU a indiqué qu’il s’agit de s’assurer d’une synergie, une convergence entre les autorités maliennes et les Nations unies « afin que le moment venu, les recommandations au niveau du Conseil de sécurité soient en phase avec les objectifs des autorités maliennes. » Lacroix a dit avoir entendu une présentation du ministre Diop sur ses objectifs et priorités recouvrant largement ce que les Nations unies pensent être les siennes. «Ce qui est inscrit aujourd’hui dans le mandat de la MINUSMA est très encourageant. Je pense que nous allons continuer ensemble ce travail de manière à aboutir aux meilleurs résultats possibles», a-t-il déclaré. Pour le secrétaire général adjoint de l’ONU, les deux parties ont besoin de marcher sur deux jambes. « La première jambe, a-t-il expliqué, concerne l’appui, la bonne coordination et synergie avec le Mali. Et la deuxième jambe constitue le soutien des États membres qui décident de l’avenir de la MINUSMA, notamment les membres du Conseil de sécurité, les États contributeurs financiers, les États contributeurs de troupes. » «Il faut que nous travaillions ensemble pour que les deux jambes soient fortes, musclées et opérationnelles. C’est le sens de notre discussion d’aujourd’hui qui a été très productive », a déclaré Jean Pierre Lacroix qui a salué l’ouverture de la partie malienne. COORDINATION – Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a tenu à rappeler que les Nations unies sont présentes au Mali pour pouvoir accompagner l’État à restaurer son autorité sur l’ensemble du territoire. Et d’y améliorer la sécurité, les conditions de vie de la population. «Dans ce cadre, comme le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, l’a indiqué, il est important que le travail de la MINUSMA soit bien aussi coordonné en complémentarité des efforts du gouvernement lequel n’est pas dans une position de spectateur », a fait savoir Abdoulaye Diop. Il a mis l’accent sur les efforts importants faits par l’État malien en termes de sécurisation avec des résultats sur le terrain. « Toutefois, cela ne veut pas dire que nous n’avons pas besoin d’être accompagnés ici et là. Nous avons juste indiqué que nous avons une ambition, une vision pour notre pays», a-t-il précisé. Le ministre Diop est revenu sur les trois principes qui guide « notre action avec l’ensemble des partenaires, à savoir le respect de la souveraineté de notre pays, le respect des choix stratégiques et des partenaires du Mali et la prise en compte des intérêts vitaux des Maliens. » «Si ces points sont pris en compte dans le cadre de l’échéance, cela nous permettra de pouvoir évoluer avec les Nations unies», a-t-il insisté. Et d’ajouter qu’autant le gouvernement et les Nations unies ont une responsabilité particulière et une plus haute priorité : la sécurité. « Car, la sécurité des populations qui constitue la préoccupation essentielle et cette coopération avec les Nations unies ne sera jugée qu’à l’aune de l’efficacité ou en tout cas de l’amélioration  que les deux parties peuvent apporter à la sécurité des Maliens. » Le chef de la diplomatie malienne a énuméré d’autres priorités autour du  processus politique, de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix, de la question des infrastructures, de la contribution du développement économique du pays, des droits de l’Homme. Mais aucune de ces priorités ne peut être envisagée en dehors d’un cadre de sécurité. «La sécurité demeure la priorité numéro un pour laquelle nous sommes engagés», a souligné le ministre Diop qui a, toutefois, reconnu qu’il y a une convergence dans la vision en espérant que les discussions permettront au Conseil de sécurité, dans le futur immédiat, de prendre des mesures idoines rendant la MINUSMA plus efficace. OD/MD (AMAP)

OMVS : La centrale hydroélectrique de Gouina officiellement mise en service

Bamako, 06 nov (AMAP) Les quatre chefs de gouvernement du Mali, le colonel Abdoulaye Maïga, de la Guinée, Bernard Goumou, de la Mauritanie, Mohamed Bilal Messaoud, et du Sénégal, Amadou Ba, ont inauguré, samedi, le barrage hydroélectrique de Gouina, dans la Région de Kayes, dans l’Ouest du Mali. La mise en service du complexe de Gouina est un « moment fort dans la vie de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal OMVS », selon le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga. Il a souligné qu’avec cette réalisation, l’Organisation « vient d’aménager près de la moitié de ses sites de barrages hydroélectriques. Et cet ouvrage est considéré comme un maillon de ce qu’on appelle les ouvrages de seconde génération. » L’ ouvrage est une réalisation de l’OMVS qui regroupe les quatre pays. Il se dresse aux environs immédiats des chutes naturelles de Gouina, situées dans la Commune de Diamou (Kayes) et à 53 km en aval de la confluence Bafing-Bakoye, à Bafoulabé. Sa capacité installée est de 140 mégawatts (MW). La centrale utilise les sorties du barrage de Manantali en amont. Un déversoir de 1,230 m de long construit juste au-dessus de la cascade dirige l’eau dans un canal qui alimentera la centrale. L’ouvrage comprend, également, une ligne de transport 225 kv de 60 km pour le transport de l’énergie produite. Cette gigantesque infrastructure a coûté environ 284 milliards de Fcfa dont 248 financés grâce à un prêt contracté solidairement par le Mali, la Mauritanie et le Sénégal auprès de la banque chinoise de promotion des exportations, Eximbank de Chine. C’est également un groupe chinois, en l’occurrence Sinohydro, qui a exécuté les travaux en 5 ans. Sa production associée à celle de la centrale de Félou augmentera la capacité de production de Manantali de 200 à 340 MW. Pour faire transiter l’énergie de Gouina, l’OMVS a mis en place un projet dénommé Manatali II. Il vise à augmenter la capacité de transit de l’énergie, favoriser les échanges d’énergie dans le cadre du marché d’énergie sous-régionale et renfoncer les capacités de la SOGEM. Le colonel Abdoulaye Maïga a encouragé les instances de l’organisation sous regionale à diligenter les travaux de ce projet, avant de rendre un « vibrant hommage » aux populations, sans lesquelles le barrage de Gouina n’aurait pas vu le jour. Il a magnifié leur sens du patriotisme pour avoir accepté de céder leurs terroirs. Le projet a, en effet, nécessité le relogement de 104 ménages en juin 2018. Le maire de Diamou, Habib Diakité, a confirmé que les ménages affectés ont été tous relogés. Auparavant, le président du Conseil des ministres de l’OMVS, le sénégalais Serigne Mbaye Thiam, a soutenu que l’Organisation est surtout une « communauté de volonté et d’aspirations pour une conservation qualitative de la vie de nos populations ». Au nom de ces homologues, il a exprimé sa reconnaissance à la nation malienne dont le « peuple accorde sa légendaire « djatiguiya » aux ouvrages de Manantali, de Félou et de Gouina ». Le  complexe hydroélectrique de Gouina est le quatrième ouvrage réalisé par l’OMVS depuis sa création en 1972, après le barrage hydro-électrique Manantali au Mali, le barrage anti-sel de Diama au Sénégal, et la centrale hydro-électrique de Félou. Ces ouvrages assurent une maitrise partielle du fleuve et donc une disponibilité permanente de l’eau qui permet de satisfaire notamment les besoins énergétiques, la fourniture d’eau potable et l’agriculture irriguée, transport. Le colonel Abdoulaye Maiga a effectué le voyage en compagnie de quatre membres de son gouvernement dont celui en charge de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré. ID/MD (AMAP)

Le Premier ministre du Mali Choguel Kokalla Maïga a repris service lundi

Bamako, 05 nov (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga a repris service lundi à la Primature, a appris l’AMAP sur le compte Tweeter du chef du gouvernement. « J’ai commencé mes activités par une série de rencontres avec, notamment, le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, le secrétaire général du gouvernement et le cabinet de la Primature », a déclaré Dr Choguel Kokalla Maïga sur Tweeter. Cette reprise, attendue depuis une semaine, intervient suite à l’abrogation par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, du décret portant désignation du colonel Abdoulaye Maïga, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, en qualité de Premier ministre par intérim. Le décret présidentiel  abrogeant cet intérim a été lu, dimanche soir, à la télévision nationale par le secrétaire général de la Présidence de la République, Mamadou Oulalé. Par la même occasion, ce décret élève le colonel Abdoulaye Maïga du titre de ministre d’État tout en  maintenant ses anciennes attributions dans le gouvernement. Le Porte-parole du gouvernement est également désigné,  par le même décret présidentiel, comme intérimaire du Premier ministre « en cas d’absence ou d’empêchement ou de vacances. » Cette abrogation du décret qui instituait l’intérim du Premier ministre intervient quelques jours après la rencontre du chef du gouvernement, Dr Choguel Kokalla Maïga avec le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta au Palais de Koulouba. A l’issue de cette audience le Premier ministre avait indiqué à la presse qu’il était apte à reprendre le service sous l’autorité du président de la Transition. AT/MD (AMAP)

Lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite : Le Mali et le Burkina font front commun

Bamako, 01 déc (AMAP) L’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) et l’Autorité supérieure de contrôle d’État et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) du Burkina Faso ont signé, mardi, à Bamako, un protocole de coopération et de collaboration, a constaté l’AMAP. Par ce document, l’OCLEI et l’ASCE-LC « s’engagent à échanger les informations et les pratiques », « et développeront ensemble des outils et réaliseront des actions communes de sensibilisation, d’études et d’enquêtes. » Lors de cette cérémonie dans les locaux de l’OCLEI, la délégation burkinabè était conduite par le Contrôleur général d’État, Nion Philippe Néri Kounthon. Les premiers responsables des deux structures ont exprimé leur volonté de s’organiser pour pleinement donner corps à ce protocole signé au nom de leurs États respectifs. Pour le président de l’OCLEI, Dr Moumouni Guindo, « la corruption est un phénomène transfrontalier et, par conséquent, les moyens, outils, stratégies et approches doivent être transfrontaliers. » Dr Guindo a souligné que la structure qu’il dirige a déjà signé six protocoles d’accord du même genre avec les entités internationales. Des démarches sont en cours pour sceller des accords avec tous les pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les Emirats arabes unis et l’Égypte. Pour sa part, le Contrôleur général d’État du Burkina Faso a estimé que « cette signature de convention est le symbole de la bonne synergie qui existe entre les deux pays frères. » «Nous sommes venus apprendre et partager. Cette convention va permettre de mutualiser nos moyens de lutte», a déclaré Nion Philippe Néri Kounthon. Pour lui, la corruption est une infraction transnationale, lorsque les produits qui en sont issus sont externalisés. Ainsi, a-t-il dit, il faut «se donner les moyens de passer outre les frontières terrestres pour aller les appréhender là où ils sont localisés. » Selon le Contrôleur général d’État du Burkina Faso, la convention permettra d’aller outre les frontières « pour identifier les avoirs compromis, qui seront ensuite saisis, recouvrés et retournés aux populations qui ont été privées momentanément de ces ressources. » BBC/MD (AMAP)    

Élections prochaines au Mali : La HAC appelle la presse au professionnalisme   

Bamako, 01 déc (AMAP) La Haute autorité de la communication (HAC) a initié, mercredi, à son siège, une rencontre avec la Maison de la presse et autres faîtières des médias pour susciter une synergie d’action en vue d’assurer la couverture médiatique des prochaines consultations électorales, a constaté l’AMAP. À l’issue des échanges, les Termes de référence (TDR) ont été adoptés par les participants. Ils ont également rédigé une résolution qui a été adoptée à l’unanimité. Par cette démarche, l’instance de régulation dont le président, Fodié Touré Fodié Touré, a dirigé la rencontre, en présence du président de la Maison de la presse, Bandiougou Danté,  entendait rappeler aux faitières des médias leur rôle. Il s’agit de faire que les faitières des médias « puissent assurer leurs missions, conformément aux exigences du moment et s’acquitter de leurs fonctions sans contrevenir aux lois et règlementations en vigueur dans le domaine médiatique. » Les TDR mettent l’accent sur l’importance de créer les conditions d’une bonne préparation des médias maliens à une couverture professionnelle et responsable des prochaines élections. Le document souligne, également, que les médias maliens doivent s’investir pleinement dans la prévention des conflits électoraux et contribuer à l’apaisement du climat politique et social. Les participants ont demandé à la HAC d’élaborer un plan d’actions pour la régulation des médias en période électorale. Ils ont souhaité que ce plan (une fois validé) soit adressé, dans les meilleurs délais, aux autorités. Une résolution a été également adoptée à l’unanimité. Le président de la Maison de la presse s’est dit satisfait de l’adoption à l’unanimité de cette résolution. Selon Bandiougou Danté, les médias et la HAC ont un rôle important à jouer dans le processus électoral. « Donc, nous allons essayer de nous mettre ensemble pour élaborer des stratégies permettant aux médias de couvrir avec indépendance et professionnalisme les périodes électorales qui sont sensibles», a-t-il promis. Et d’ajouter que cette résolution répond « véritablement aux attentes des médias puisqu’il s’agit de faire en sorte que les médias aient accès à l’information et bénéficier d’un appui conséquent de la part des pouvoirs publics. » Le président de la Maison de la presse a invité ses confrères « au professionnalisme et à faire le travail conformément aux règles d’éthique et de déontologie. » Pour sa part, le président de la HAC a indiqué que l’adoption de cette résolution vise à anticiper sur la période cruciale des élections générales au Mali. Cette période, qui avant, pendant et après peut aboutir à des crises. Fodié Touré a estimé que cette rencontre permettra de capitaliser ce qui a été bien fait et de corriger les insuffisances. «Je n’ai aucun doute que ces résolutions vont être traduites dans un plan d’actions qui va être rédigé dans les semaines à venir et soumis aux autorités pour les mesures d’accompagnement qui doivent être prises», a-t-il dit. Le président de la HAC s’est dit convaincu que ces résolutions permettront un encadrement des médias qui vont couvrir ces élections. «Il y a des points sur lesquels il faut être très prudent, des compétences qu’il faut sécuriser et savoir s’en tenir à ce que la loi nous autorise de faire. Chaque fois qu’on reste dans le cadre de la loi, tout devient facile mais une fois qu’on s’en écarte, même les choses les plus simples deviennent compliqués», a-t-il déclaré. AG/MD (AMAP)  

Production agricole : Les femmes rurales bousculent les traditions

Par Anne-Marie Kéita  Bamako, 01 déc (AMAP) Au Mali où la terre appartient globalement aux hommes, il était rare de voir les femmes pratiquer la riziculture. Depuis plus d’une décennie maintenant, les femmes bousculent les traditions, aidées en cela par les organisations de défense de leurs droits. En plus des travaux ménagers, elles font la riziculture et sont fortement impliquées dans les semis, l’entretien des parcelles et la récolte. Sélingué est à 178 km de Bamako, la capitale malienne. Dans ce village connu pour son barrage hydroélectrique, plusieurs ethnies cohabitent : malinkés, peuls, Bamanans, Dogons… Le commerce et l’agriculture sont les principales activités exercées dans cette zone. Ces activités sont aussi bien pratiquées par les hommes que par les femmes. Ces dernières représentent une large part de la main-d’œuvre agricole, formelle et informelle, et contribuent de manière significative à la sécurité alimentaire et au renforcement de la résilience face aux changements climatiques. Dans cette zone, la riziculture, demeurée longtemps l’apanage des hommes, a été complètement récupérée par les femmes. Cette inversion de la tendance dans la culture du riz a été favorisée par certains facteurs, notamment l’installation de l’Office du développement rural de Sélingué (ODRS), mais aussi des organisations et projets non étatiques. MAITRISE DE L’EAU – Un périmètre irrigué aménagé avec maitrise totale de l’eau et placé sous la responsabilité de l’ODRS, a largement contribué à l’intégration des femmes dans la riziculture. Elles occupent aujourd’hui l’essentiel des surfaces aménagées dans ce périmètre, où nous avons rencontré Djélika Keïta dans son champ de riz. Cette «nyéléni» (brave femme), une daba suspendue à l’épaule, confie avoir commencé à cultiver le riz bien avant l’aménagement du périmètre. Du haut de ses 60 ans, elle conduit toutes les opérations techniques jusqu’à la phase de croissance des plants. Cela, avec l’accompagnement des techniciens spécialisés en aménagement et en production végétale. «L’ODRS nous donne les intrants et tout le nécessaire pour nous aider. A la fin de la récolte, nous remboursons les frais», explique-t-elle. La paysane a acquis une parcelle de 0,25 hectare au périmètre irrigué de Sélingué sur laquelle, elle cultive le riz «NénéKala», une variété qui résiste au froid. De la préparation du champ jusqu’à la récolte, aidée souvent par ses enfants, elle mène la grande partie des travaux. «Aujourd’hui, je n’ai plus assez de force, car c’est un travail qui demande beaucoup d’énergie», avoue la sexagénaire. La culture du riz commence fin juin et se termine à la mi-décembre. « Les travaux débutent par le semis, puis viennent le désherbage, l’entretien et la récolte », détaille Mme Sanogo Mah Sanogo. Elle fait son champ de riz en fonction de sa disponibilité, car elle doit aussi assurer les tâches ménagères. Son agenda familial surbooké impacte sur son rendement agricole. Les nouvelles technologies, y compris «RiceAdvice» (un outil d’aide à la décision permettant aux agriculteurs d’a ccroitre leurs productivités), ont beaucoup facilité aux femmes la culture du riz à Sélingué. Mme Sanogo confirme l’utilité de cet outil qui lui a permis de choisir la variété «Arica 3» résistante à l’eau, à la sècheresse et aux infestations. Notre rizicultrice espère sur un bon rendement avec au moins 20 sacs de riz cette année. Mais, elle déplore l’insuffisance de la main-d’œuvre agricole, une situation due au fait que «beaucoup de jeunes migrent vers les sites d’orpaillage». DÉPENSES FAMILIALES – «En s’appropriant les nouvelles techniques culturales, nos rendements de riz se sont nettement améliorés», atteste Fatoumata Bayo, une des agricultrices qui travaillent dans le périmètre irrigué de Sélingué. Il a fallu du temps pour qu’elle réussisse à vaincre les pesanteurs socioculturelles et se lancer dans la riziculture. «A cause de nos coutumes, j’avais peur de pratiquer l’agriculture», dit-elle. Rokiatou Diarra, mère de 4 enfants, arrive à bien concilier travaux champêtres et ménagers. Puisqu’elle ne peut compter sur sa progéniture (tous jeunes), la brave dame s’occupe seule de l’entretien de son champ rizicole. C’est en 2015 qu’elle a commencé à s’intéresser à l’agriculture, particulièrement à la riziculture. Aujourd’hui, elle tire un gain substantiel de la vente du riz. «Avec le soutien des organisations (gouvernementales et non gouvernementales), j’ai pu produire un hectare de riz cette année», explique avec fierté Rokiatou Diarra. Elle reste consciente que la riziculture demande de la persévérance. Les revenus tirés de la riziculture couvrent une bonne partie des dépenses familiales. En effet, les femmes utilisent leurs gains pour subvenir aux besoins en alimentation et faire face à la scolarité des enfants, aux dépenses de santé, entre autres. Ainsi, la riziculture permet aux femmes rurales d’avoir une autonomie financière et de ne pas dépendre de leurs conjoints sur ce plan. Ces revenus sont aussi essentiels dans le développement de la famille. Aux dires de Djélika Kéita, c’est grâce à sa production rizicole qu’elle arrive à gérer la période de soudure. «Depuis que je me suis investie dans la riziculture, nos conditions se sont améliorées, car on produit mieux et on mange bien. J’y mets tout mon cœur», déclare Maïmouna Samaké, rizicultrice à Maninkoura, un village situé à 45 kilomètre de Sélingué. Et, aujourd’hui, avec un bon rendement, elle a pu aider son mari à construire une maison. Egalement, les «revenus de la production du riz m’ont servi à lancer d’autres projets comme l’élevage», a-t-elle conclu. AMK/MD (AMAP)

Communiqué du conseil des ministres du mercredi 30 novembre 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 30 novembre 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures par ordonnances. Le présent projet de loi est initié en application des articles 74 de la Constitution et 13 de la Charte de la Transition. Il vise à autoriser le Gouvernement à prendre, par ordonnances, des mesures qui sont normalement du domaine de la loi, durant la période comprise entre la clôture de la session ordinaire du Conseil national de Transition ouverte le 03 octobre 2022 et l’ouverture de la session ordinaire du mois d’avril 2023. Le projet de loi adopté habilite le Gouvernement à prendre des mesures nécessaires pour la réalisation de son programme dans les domaines ci-après : la création, l’organisation et le contrôle des services et organismes publics ; l’organisation de la production ; les statuts du personnel ; les traités et accords internationaux. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté ; a. un projet de décret portant affectation au Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, de la parcelle de terrain, objet du Titre foncier n°223968, du Cercle de Kati, sise à N’Golobougou. La parcelle de terrain, d’une superficie de 390 hectares, 81 ares et 04 centiares, est destinée à satisfaire les besoins de réhabilitation et d’extension du village de N’Golobougou. La réhabilitation permettra d’améliorer le cadre de vie des populations concernées par la mise en œuvre des projets de développement relatifs à la construction d’équipements collectifs, de voiries et réseaux divers. b. un projet de décret portant affectation au Ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, de la parcelle de terrain, objet du Titre foncier n°213467 du Cercle de Kati. La parcelle de terrain, d’une superficie de 48 hectares, 02 ares et 45 centiares, est destinée à la construction du Centre de formation du Service national des Jeunes. La construction de ce centre va contribuer à parfaire l’éducation, la formation physique, civique et professionnelle des jeunes. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRIMATURE Contrôleur Général des Services Publics : Monsieur Badra Alou COULIBALY, Magistrat Contrôleur des Services Publics : Madame CISSE Mariam CISSE, Magistrat. Directeur Général de l’Ecole nationale d’Administration : Monsieur Balla DIARRA, Professeur de l’Enseignement supérieur. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a cependant appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie.    

Affacturage: Une solution aux problèmes de trésorerie des entreprises

Par Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako, 30 nov (AMAP) Les micros, petites et moyennes entreprises (MPME) éprouvent des difficultés à accéder au financement bancaire en raison des risques qu’elles représentent pour les préteurs. Pour contribuer à la dynamisation du financement de ces entreprises confrontées à des difficultés de trésorerie dans leur cycle d’exploitation, le gouvernement a adopté au Conseil des ministres du mercredi 26 octobre dernier, un projet de loi relatif à l’activité d’affacturage au Mali. Ce projet de loi permettra d’offrir des produits et services financiers variés, abordables, accessibles et adaptés aux besoins des MPME et des start-ups. L’affacturage est une opération par laquelle l’adhérent (entreprise) transfère par une convention écrite avec effet subrogatoire, ses créances commerciales à l’affactureur (banque ou Système financier décentralisé : SFD) qui, moyennant rémunération, lui règle par avance tout ou partie du montant des créances transférées, supportant ou non, selon la convention des parties, les risques d’insolvabilité sur les créances cédées. Il permet à l’adhérent de se procurer des fonds et constitue un moyen de recouvrement qui présente, entre autres avantages, l’optimisation de la trésorerie en réduisant l’impact des échéances de paiement, l’élimination du risque d’impayés. Selon le rapport de présentation du projet de loi sur l’affacturage, il s’agit d’une technique couramment utilisée dans les pays développés. Le paysage de l’affacturage en Afrique est nettement dominé par l’Afrique du Sud (85%), le Maroc (10%) et l’Egypte (3%). La part des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) est encore bien plus faible. Le montant des ressources accordées au titre de l’activité d’affacturage dans notre espace communautaire représente à peine 0,4% du volume global des crédits bancaires qui était de 8.670 milliards de Fcfa en fin septembre 2021. Au Mali, c’est l’Unité d’appui et de suivi de la stratégie de développement du secteur financier (UAS/SDSF), une structure du ministère de l’Économie et des Finances, qui est porteuse du dossier de l’affacturage. Selon son chargé des banques et marchés des capitaux, Aliou Samaké, l’esprit de cette loi part d’un constat qui est commun aux huit pays de l’UEMOA : 80 à 90% des entreprises de cet espace sous-régional sont des MPME. «Partant de ce constat, on s’est dit que soutenir financièrement ces entreprises, c’est in fine soutenir l’économie à 90%», analyse M. Samaké. « Ainsi, poursuit notre interlocuteur, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a organisé en mars 2019 une concertation afin de présenter un projet de loi uniforme sur l’affacturage qui devrait régir de façon homogène les opérations d’affacturage effectuées au sein des pays de l’UMOA. » Selon Aliou Samaké, le Mali doit insérer cette loi dans son ordre juridique. « Les prochaines étapes de ce processus, affirme-t-il, seront l’adoption de la loi par le Conseil national de Transition (CNT) et celle de son décret d’application. » Le chargé des banques et marchés des capitaux de l’UAS/SDSF explique qu’une opération se réalise par l’adhérent qui est une MPME et l’affactureur qui est soit une banque ou un SFD à travers la signature d’un contrat d’affacturage. Ce contrat définit les factures qui peuvent être pris en compte. Aliou Samaké précise que « le SFD, avant d’avancer de l’argent à l’adhérent sur la base de ses factures, doit se faire une idée de la solvabilité des clients dont les factures doivent faire objet d’un affacturage. » En outre, il souligne que les conditions de créance, surtout en termes de délai, ne sont pas modifiées. «Quand il y a transfert de créance, tous les droits liés à la créance sont aussi transférés à l’affactureur. C’est ce qu’on appelle la subrogation des droits», laisse-t-il entendre. Et d’ajouter que l’affacturage donne droit à une commission pour l’affactureur. MOBILISATION DES CREANCES – Parlant des avantages de l’affacturage pour les MPME, le chargé des banques et marchés explique que l’opération dégage l’entreprise de recouvrement. «Dans les entreprises, souvent, il y a un agent qui est chargé du recouvrement. Avec l’affacturage, si les créances sont cédées à l’affactureur, la fonction recouvrement est réduite, comme une peau de chagrin», dit-il. Pour les banques, l’avantage est que cela vient augmenter le produit net bancaire. «Plus une banque fait des prestations, elle encaisse des commissions. Ce qui diversifie les services financiers offerts», affirme-t-il. L’affacturage va, également,  permettre à l’entreprise (adhérent) de mobiliser ses créances auprès d’un SFD (affactureur) en attendant que les échéances de paiement n’arrivent. Aïssata Naba Coulibaly, directrice (CEO) d’Affacto group, une fintech spécialisée dans le financement et l’accompagnement des PME-PMI, est convaincue que cette loi va soulager les entreprises. «L’affacturage n’était pas réglementé dans l’espace UEMOA. La BCEAO a essayé de recadrer les bords. Aujourd’hui, pour faire de l’affacturage, il faut être une banque… Il faut essayer de synthétiser l’activité pour que les professionnels puissent le faire et que ça soit surtout réglementée de sorte à aider les PME-PMI», dit notre interlocutrice. Ces entreprises font, en effet, face parfois à des mandats qui tardent à être payés. L’affacturage permet de les accompagner «pendant ce laps de temps où les factures ne sont pas payées», selon Aïssata Naba Coulibaly. En outre, la directrice d’Affacto group souligne que cette loi va faire connaitre l’affacturage au Mali et dans les autres pays où elle a été promulguée. « Déjà, dit-elle, une grande majorité des PME-PMI n’est pas bancarisée. Même celles qui sont bancarisées n’ont pas forcément accès au crédit. Et, l’affacturage est la solution à ce problème, parce qu’il peut servir à financer les entreprises qui sont dans le formel ou un peu dans l’informel», commente-t-elle. Aïssata Naba Coulibaly demande à l’État de les accompagner. «Quand on parle de facture, on parle aussi de mandats de l’État parce que ce sont aussi des factures. Donc, on peut accompagner aussi les opérateurs de l’État en finançant leurs mandants, en attendant que l’État nous rembourse», indique la CEO d’Affacto group. AG/MD (AMAP)

Vovinam viet vo dao : Aboubacar Maïga sacré champion d’Afrique

Bamako, 30 nov (AMAP) Le Mali a désormais un champion d’Afrique de vovinam viet vo dao en la personne d’Aboubacar Maïga qui s’est hissé sur la plus haute marche du podium lors de la 4è édition du Championnat d’Afrique de vovinam viet vo dao, du 25 au 27 novembre, à la Coupole du complexe olympique Mohamed-Boudiaf d’Alger (Algérie). L’athlète malien a remporté la médaille d’or, en dominant l’Algérien Hamoudi Mahdi dans la catégorie des 90kg. Grâce à cette belle performance d’Aboubacar Maïga, le Mali s’est classé 3è de la compétition, derrière, la Tunisie et l’Algérie. La délégation malienne était composée de 5 athlètes dont 2 filles. «Je suis très content de cette médaille d’or et de la 3è place du Mali. Avant le tournoi, j’ai promis de tout donner pour que le Mali puisse avoir une médaille d’or. Dieu merci, l’objectif a été atteint. Je dédie cette médaille à tous les athlètes maliens», a déclaré Aboubacar Maïga. Quant au président de la Fédération malienne de vovinam viet vo dao (FMVVV), le colonel Abdoulaye Traoré, il a salué le bon comportement d’ensemble des athlètes maliens et affiché son optimisme pour l’avenir de la discipline au Mali. «Je félicite toute la délégation malienne pour sa bonne conduite tout au long du tournoi. Mention spéciale au combattant Aboubacar Maïga, qui a remporté une médaille d’or. Il a honoré tous les Maliens, au nom de la fédération nous le félicitons et l’encourageons à continuer sur cette voie», a dit le premier responsable du vovinam viet vo dao national. Au total, 70 athlètes venus de 8 pays ont participé à cette 4è Championnat d’Afrique de vovinam viet vo dao (l’Algérie, hôte de la compétition, le Mali, le Burkina-Faso, le Bénin, le Cameroun, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et la Tunisie). DB/MD (AMAP)