Le théâtre pour enseigner la citoyenneté dans la Commune de Massigui

Par Youssouf DOUMBIA Bamako, 16 sept (AMAP) Le théâtre de sensibilisation ou théâtre utile a de beaux jours devant lui, surtout dans un pays frappé par une crise multidimensionnelle comme le Mali. Deux pièces de théâtre pour sensibiliser la jeunesse et les populations à la citoyenneté de dix villages de la Commune rurale de Massigui, dans la Région de Dioïla, pas loin de Bamako, la capitale malienne. Voilà la dédicace du comédien Seydou Doumbia. «Jeunesse et cohésion sociale» et «San bèna k’a ko to ngomi yé» ou « Après la pluie, c’est la rosée» des œuvres écrites et mises en scène par un duo bien connu dans le théâtre malien, Aguibou Dembélé et Issa Coulibaly. La pièce «Jeunesse et cohésion sociale» est jouée par onze personnages. Ce sont deux groupes de jeunes issues de mouvements politiques différents, les jeunes du même bord que les autorités communales convient à une réunion avec le camp adverse, initiée par le secrétaire général de la jeunesse communale, pour parler de travaux d’utilité publique qui rentrent dans le cadre de la citoyenneté. Au départ, il y avait la réticence du camp adverse qui pensait que toute personne qui ne milite pas dans le même parti que les autorités ne doit pas contribuer au développement communautaire. Par finir, l’entente revient au sein de la jeunesse, pour le bonheur de la commune. Quant à la deuxième pièce, elle regroupe six personnages et parle d’une incompréhension entre la jeunesse et les personnes âgées aux commandes des affaires communales. Les jeunes pensent que les ainés ne veulent pas aller à la retraite pour céder la place. Chaque partie a des arguments à avancer mais. à travers une initiative prise par les jeunes pour le développement communautaire, les ainés finissent par faire confiance aux jeunes pour préparer la relève. C’est à travers une tournée populaire très suivie que les 17 jeunes, de la Commune qui venaient d’être initiés à l’art dramatique par Seydou Doumbia, lui-même,  ont, non seulement, égayé les populations mais, également les ont sensibilisées sur les enjeux de la citoyenneté. Une tournée qui a eu lieu du 13 au 30 août dernier. En effet, dans le cadre du projet de sensibilisation avec pour thème : « Jeunesse et participation citoyenne au développement communautaire de Massigui », financé par l’ambassade royale du Danemark à travers le Famoc, la troupe a eu des représentations dans dix localités : Massigui, Ndjissembougou, Sérimanbougou, Falla Massara, Toukoro, Sanankoro, Séribala, Togo et Baba. La troupe Sigida est composée  de Oumar Thiero dans le rôle de Barou, Monzon Dembélé dit Jean, Nah Doumbia, Djénébou Coulibaly, Nana Konaté, Boubacar Diossé Doumbia, Maimouna Thiero, Karia Koné, Bintou Sangaré, Mahawa Coulibaly, Drissa Dramé, Konimba Coulibaly, Bakary Coulibaly, Moustapha Doumbia et Drissa Coulibaly. Malgré la saison des pluies qui bat son plein, les populations ont tenu à montrer leur enthousiasme par rapport à un tel évènement. L’initiateur, originaire de Massigui, en était le premier surpris. « A chaque étape, le public est sorti massivement pour envahir les différentes places publiques qui recevaient les représentations. Les enfants, les femmes, les adultes, malgré la fatigue des travaux champêtres de la journée tenaient à venir se faire plaisir à travers les deux pièces de théâtre que nous leur avons proposées, témoigne notre interlocuteur. Le spectacle a eu un tel succès que les 43 autres localités de la Commune de Massigui nous ont sollicité. Malheureusement, le projet ne permettait pas de couvrir ces derniers. » Le projet a pour but de renforcer le degré d’implication et de participation des jeunes à leur propre développement au niveau local. Il consiste à amener la jeunesse à devenir les vrais acteurs du développement de la commune de Massigui. Il doit permettre de renforcer l’engagement de la jeunesse dans l’exercice du leadership et de la citoyenneté. Au cours de la formation, qui a regroupé 90 jeunes, l’accent a été mis sur le leadership des jeunes. Ils doivent être les acteurs du développement local et du bien-être social. Vingt jeunes dont dix filles, y compris les personnes marginalisées, ont suvi la formation dramatique. YD/MD (AMAP)

Amadou Sanogo : Le peintre qui fait voyager le Mali

Par Youssouf DOUMBIA Bamako, 16 sept (AMAP) Le week-end dernier, du 9 au 12 septembre, la célèbre Foire internationale d’art de New York dénommée «Armory Show» a donné l’occasion au Malien Amadou Sanogo de présenter six de ses récentes œuvres au monde entier : Le voyage, Le boubou, Les charmeurs, Le flou, Le maître et Récoltes sombres. Toutes issues de la collection Courtesy Galerie Magnin-A de Paris. « Malgré les rumeurs d’une récession imminente et l’anniversaire du 11 septembre 2001, un grand nombre d’exposants de cette foire ont affiché des résultats spectaculaires », indique Le Quotidien de l’art. Organisé dans le Javit Center, l’Armory Show, qui couvre un espace de 23 mille kilomètres carrés, a reçut  90 exposants de plus que l’an dernier. C’est l’une des plus grandes foires au monde avec plus de 250 mille visiteurs par jour. Notre compatriote, le peintre Amadou Sanogo, dont les œuvres parcourent le monde et font connaître le Mali aux quatre coins de la planète, doit sa présence à cette foire importante à l’originalité de ses créations, à sa célébrité et, en partie à la Galerie Magnin-A de Paris. Une structure reconnue au niveau international. Cette forme de reconnaissance s’explique en partie, d’après l’artiste lui-même, par le fait que nombreuses de ses œuvres sont dans des collections américaines comme The West Collection de Pennsylvania et The Pizzuti Collection de l’Ohio. Et, de plus en plus de professionnels américains de l’art s’intéressent, depuis quelques temps, à son travail. Amadou Sanogo est né au Mali, à Ségou (Centre) en 1977 et vit à Bamako. Il est diplômé de l’Institut national des arts (INA) à Bamako, une école des Beaux-Arts réputée en Afrique de l’Ouest. Dans ses œuvres, Amadou Sanogo raconte l’histoire du Mali, tout autant que des évènements plus récents ou ses expériences de vie. C’est un artiste qui s’exprime avec des symboles d’apparence simples mais qui évoquent des thèmes d’une grande profondeur comme les identités au sein de nos sociétés. SINGULARITÉ – Amadou Sanogo a exposé dans diverses biennales dont Dak’art ainsi que dans de nombreuses foires dont 1.54, Foire d’art contemporain à Londres et à New York ou encore AKAA Foire d’art contemporain à Paris. Ses travaux ont voyagé à travers le monde (Portugal, Sénégal, Belgique, Côte d’Ivoire, France, Maroc, Burkina Faso, Grande-Bretagne). «Je me pose beaucoup de questions sur les paroles bambara, le système de fermeture social malien et même international qui sont des handicaps pour notre développement. Je me demande comment faire pour arrêter cette fermeture». Amadou Sanogo évoque volontiers ses origines : « pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient ». Il est l’héritier de cette terre d’histoire, symbole de résistance et dotée d’un riche patrimoine artistique. Obstiné, Amadou Sanogo a trouvé sa voie en dehors de celles qu’on lui avait tracées. On le voulait ingénieur, il a préféré l’INA. Alors « qu’un noble ne doit pas se permettre des activités de griots », il se forme à la technique du Bogolan, tissu emblématique de la culture malienne, avant de se tourner vers la peinture. Contrarié par l’enseignement académique, Amadou Sanogo décide de poursuivre ses recherches plastiques et développer son propre langage. Sa singularité l’amène à collaborer en 2006 avec Simon Njami et Pascale Marthine Tayou. L’artiste, Abdoulaye Konaté, ancien directeur du Conservatoire des arts et métiers, multimédia Balla Fassé Kouyaté (CAMM-BFK) lui apporte son soutien. Humaniste et libre-penseur, il se nourrit également de la tradition qu’il utilise comme source de connaissances, de sagesse et d’inspiration. Il s’intéresse aux proverbes bambara qu’il considère comme essentiels à la compréhension de la culture malienne dans toute sa diversité. Dès son plus jeune âge, il est respecté par tout son entourage pour sa capacité d’écoute et son objectivité. Engagé et fédérateur, il crée en 2014 l’Atelier Badialan où il accueille des jeunes artistes. Pour la première fois à Bamako, sans chercher d’aide, des artistes financent leur propre atelier, vivent et travaillent ensemble, créent dans l’émulation, en toute liberté et mettent leurs connaissances au service du public. YD/MD (AMAP)

Affaire des 49 militaires ivoiriens : Le Mali met en garde contre la transformation d’un dossier judiciaire en une crise diplomatique

Bamako, 16 sept (AMAP) Le gouvernement malien, par la voix du Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, a exprimé, jeudi, sa « très grande préoccupation et une profonde stupéfaction » après un Communiqué du Conseil National de Sécurité de la Côte d’Ivoire, tenu le mercredi 14 septembre 2022, au sujet des 49 soldats ivoirien », Dans un communiqué et une nouvelle mise au point suite à cette réunion des autorités ivoiriennes, sur la question des soldats ivoiriens interpellés, le 10 juillet dernier, l’aéroport de Bamako, le gouvernement du Mali précise que « c’est exclusivement en sa qualité » de président du Conseil supérieur de la magistrature que le colonel Assimi Goïta, a indiqué à la partie ivoirienne, « la nécessité de considérer la situation de certains Maliens, objet de mandats d’arrêts internationaux. » A la télévision nationale, le Premier ministre malien par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, a  ajouté que le gouvernement regrettée que « cette attitude responsable » du président de la Transition au Mali a été « malheureusement perçue par les autorités ivoiriennes comme une prise d’otages. » Ainsi, à la décision du gouvernement ivoirien de transformer un dossier judiciaire en une crise diplomatique en saisissant la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le chef du gouvernement par intérim a martelé que Bamako n’est « nullement concerné par cette procédure devant l’instance communautaire.». Selon le communiqué le gouvernement, qui indique à l’organisation sous régionale «que l’affaire des 49 mercenaires ivoiriens est purement judiciaire et bilatérale, met en garde contre toute instrumentalisation de la CEDEAO par les autorités ivoiriennes pour se soustraire de leur responsabilité, vis-à-vis du Mali. » Dans la même foulée, les autorités maliennes réitèrent leur « attachement à la paix, à la sécurité et aux relations séculaires de bon voisinage », tout en précisant que « pour le respect de sa souveraineté, sa sécurité nationale et aux intérêts vitaux de son peuple, il ne cédera à aucun chantage ou intimidation. » Le Premier ministre par intérim a rappelé que la justice malienne a ouvert une procédure d’information judiciaire pour des faits graves touchant entre autres, à la sécurité nationale et à la sureté extérieure de l’État au sujet des militaires interpellés. Le communiqué revient sur les « conditions illégales » dans lesquelles les militaires ivoiriens été interpellés à l’aéroport de Bamako.  Ces forces spéciales « sont arrivées au Mali en possession d’armes et de minutions de guerre, sans ordre de mission, ni autorisation, tout en dissimulant les identités et leurs professions réelles de militaires ainsi que l’objet précis de leur présence sur le sol malien », détaille le communiqué. Le gouvernement a également souligné que ni la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) ni le ministère des Affaires étrangères allemand, saisis officiellement, n’ont reconnu des liens avec les soldats ivoiriens. « Par conséquent, aucune base légale ne saurait, à présent, justifier, ni leur présence, encore moins leur mission au Mali », précise le communiqué. Selon la même source, le gouvernement ivoirien « vient de se dédire en l’espace de 11 jours. D’abord, en reconnaissant, le 3 septembre, par la voix du directeur de cabinet du président ivoirien,  Fidèle Sarassoro, que « la Côte d’Ivoire déplore que des manquements et des incompréhensions aient été à l’origine de cet évènement fortement regrettable. » « Un tel revirement grave de la part d’autorités étatiques ne visent qu’à manipuler et à entraver la manifestation de la vérité », pointe le gouvernement. Bamako ajoute que « le Gouvernement ivoirien accuse le Mali d’avoir pris en otages les Militaires ivoiriens, en faisant fi des conditions obscures et des manquements ayant entraîné l’inculpation par la justice malienne des 49 mercenaires ivoiriens. » MT/MD (AMAP)

Nutrition : Une stratégie nationale désormais en place au Mali

Bamako, 16 sept (AMAP) La  Stratégie nationale d’intervention du secteur eau, hygiène et assainissement (EHA /Wash et nutrition) pour une amélioration de la nutrition au Mali a été lancée, jeudi, à Bamako,  par le secrétaire général du ministère de la Santé et du Développement social, Dr Aly Diop. Ce lancement a été une occasion de présenter les objectifs de la Stratégie, de partager les différents axes d’intervention, les indicateurs d’impacts et le mécanisme de suivi de la mise en œuvre de la Stratégie. La malnutrition reste toujours une préoccupation au Mali, malgré les efforts déployés pour inverser la tendance. Les résultats préliminaires de l’enquête SMART 2022 démontrent même que les différents types de malnutrition y sont présents à la fois sous leur forme modérée et sévère. La situation nutritionnelle à l’état actuel demeure préoccupante, tant au niveau national, où l’on compte 10,8% de malnutrition aiguë globale et 2,1% de malnutrition aiguë sévère, qu’au niveau des régions. La représentante adjointe du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) au Mali, Francine Kimanuka, a indiqué que le phénomène reste l’une des causes majeures de morbidité et de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans. La malnutrition, bien que liée aux mauvaises pratiques nutritionnelles, demeure un problème de santé avec une dimension multifactorielle. L’une de ses causes sous-jacentes est liée aux mauvaises pratiques d’hygiène et d’assainissement et à l’insuffisance d’accès à l’eau potable. Une analyse des liens entre malnutrition et facteurs environnementaux à partir des données d’enquête MICS-2015, réalisée par le bureau UNICEF au Mali, en 2020, a permis de démontrer que plus l’environnement du ménage est assaini, plus le risque sanitaire et les taux de malnutrition sont réduits. Cette étude confirme les liens connus entre la malnutrition et l’environnement non assaini et justifie la nécessité de mieux prendre en compte les interventions WASH dans la lutte contre la malnutrition. Pour une grande opérationnalisation de cette stratégie au Mali, Mme Francine Kimanuka a lancé un appel à tous les partenaires techniques et financiers pour une grande mobilisation des financements. Elle a aussi renouvelé l’engagement de l’organisation onusienne à accompagner tous les efforts du gouvernement dans la lutte contre la malnutrition et pour la survie de chaque enfant au Mali. Le secrétaire général du département en charge de la Santé, Dr Aly Diop, a déclaré que le Mali compte beaucoup sur cette stratégie. Elle constitue, aujourd’hui, une des priorités du gouvernement en vue d’alléger les souffrances de la population liées aux problèmes de malnutrition. Dr Diop a souligné que le document « illustre les points forts du partenariat entre les quatre départements ministériels sectoriels pour la mise en œuvre de la vision de la Politique nationale de la nutrition ». Il s’agit d’assurer le droit à une nutrition adéquate à la population toute entière, en vue de satisfaire son bien-être et garantir un développement national durable. L’essence de la Stratégie consiste à générer un impact et à amplifier le retour d’investissement dans la nutrition grâce aux interventions d’accès à l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement. Pour lui, malgré les progrès encourageants, il reste encore beaucoup à faire au cours des années à venir. C’est pourquoi, il estime qu’il ne faut pas fermer les yeux sur les menaces qui pourraient compliquer encore un peu plus la tâche. Il s’agit de la crise climatique qui a des retombées de plus en plus fortes sur l’ensemble des acquis de l’approche multisectorielle de la nutrition en particulier sur l’eau, l’hygiène et l’assainissement. «Notre travail doit être centré sur l’accès à l’eau, l’hygiène et l’assainissement dans la lutte contre toutes formes de malnutrition», a-t-il dit. Et d’ajouter qu’il ne faut pas perdre de vue les personnes les plus vulnérables marginalisées. «Cette stratégie nous encourage à travailler plus dur que jamais et montre que nous pouvons atteindre nos objectifs, si nous le décidons ensemble», a souligné Aly Diop. Il a donc exhorté les acteurs du domaine à s’approprier la Stratégie pour renforcer la couverture, la cohérence des politiques et programmes, mais aussi la continuité des interventions de promotion d’accès à l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement. Tout ceci en vue de faire de la Politique nationale de la nutrition une réalité au niveau de chaque commune, cercle et région. FN/MD (AMAP)

Forces de défense et de sécurité : Plus de 10 000 recrues du contingent 2021 prêtes à servir

Bamako, 16 sept (AMAP) De nouvelles recrues, au nombre de 10.854, ont terminé, jeudi, leur commune de base, de près de six mois, lors d’une cérémonie officielle, au Centre d’instruction de Sénou, à la Base 101, près de Bamako. Ces éléments de la 1ère vague du contingent 2021 sont issus de l’Armée de terre, de la Garde nationale, de la Gendarmerie nationale, de  la Police nationale et  de la Protection civile. Le contingent compte  6 150 recrues des Forces armées maliennes (FAMa), 3 250 de la Police nationale et 1 002 éléments de la Protection civile. Sur cet effectif, il y avait 1 250 recrues au centre de Sénou. Un effectif constitué de 779 recrues pour les FAMa, 347 pour la Police nationale et 124 pour la Protection civile. Pendant près de 6 mois, ces recrues se sont familiarisées avec les différents modules enseignés au cours de cette formation : l’éducation physique militaire, la formation militaire générale, la formation opérationnelle. Elles ont bénéficié, aussi, de modules de sensibilisation dans les domaines comme le terrorisme, les dangers de la consommation des stupéfiants, l’usage abusif des réseaux sociaux et des nouvelles technologies de l’information, la prolifération des armes légères et le secourisme au combat. Dans son discours, le directeur du centre, le commandant Adama Bamba, a félicité les nouveaux éléments pour l’effort et la souffrance endurés dans la cohésion au cours de la formation. Le commandant Bamba les a exhortés à rester solidaires et unis pour la réussite de leurs missions. Il a, enfin, remercié l’ensemble du personnel d’encadrement pour le professionnalisme, l’engagement, la qualité de l’enseignement dispensé et la sérénité dont ils ont fait preuve pendant toute la durée de la formation. Le premier responsable de la direction centrale des services de santé des armées (DCSSA), le général de brigade, Mohamed Alpha Diaw a, pour sa part, indiqué qu’au-delà de la  formation reçue par les soldats, « ce fut une occasion de regrouper des recrues de l’ensemble des Forces de défense et de sécurité dans un même creuset pour en faire des soldats de la même famille au service de la patrie ». «Cela a permis un partage d’expériences entre les instructeurs des différentes composantes. Aussi, il s’agit d’en faire un facteur d’intégration des différentes structures de la défense et de la sécurité », a dit le général Diaw. S’adressant aux recrues, l’officier général a souligné que le choix du métier des armes présente de grands défis dont certains sont dignes du sacrifice ultime. D’après lui, les connaissances qu’elles ont acquises pendant la formation sont utiles. Mieux, selon lui, les recrues en auront rapidement besoin car elles seront bientôt engagées dans des situations complexes requérant des grandes habilités professionnelles humaines. « Il faudra, donc, donner le meilleur de vous à toutes les occasions, en ayant à l’esprit que vous ne devez jamais décevoir», a insisté le général de brigade Mohamed Alpha Diaw. Le major de la promotion, le soldat de 2è classe Lamissa Diamoutènè, a obtenu une moyenne de 18,90/20. Il s’est dit très heureux et prêt à servir la Nation avec loyauté. Un défilé militaire a mis fin à la cérémonie. AD/MD (AMAP)

Zone UEMOA : Le taux directeur de la BCEAO passe de 2,25% à 2,50% (Communiqué)

Bamako, 16 sept (AMAP) Le taux directeur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), augmente de de 0,25%, passant de 2,25% à 2,50%, à compter de ce vendredi, 16 septembre 2022, a décidé son Comité de politique monétaire (CPM) Selon un communiqué rendu public, mercredi, par le président de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou, cette augmentation s’inscrit dans le cadre des efforts pour contenir l’impact de la fièvre actuelle des prix des produits sur, notamment, les ménages et les entreprises, agents économiques déjà affectés par les effets pervers de la Covid-19. La hausse attendue du taux sur la base duquel la BCEAO prête de l’argent aux banques commerciales et qui oblige celles-ci à vendre l’argent plus cher à leur clientèle pourrait, ne peut être suffisante, au regard du niveau actuel de l’inflation établie à 8,1% ,au mois de juillet dernier. Lorsque la BCEAO augmente son taux directeur, les banques commerciales répercutent à la clientèle (ménages et entreprises) pour préserver leur marge, en augmentant le prix de vente de l’argent (prêts notamment). Ces derniers, par effet d’entraînement, se voient obligés de réduire leur consommation pour préserver leur porte-monnaie. La demande en produits baisse. Et, conformément, à la loi du marché, les prix se stabilisent ou baissent lorsque l’offre des produits est égale ou supérieure à la demande. Statutairement, la mission principale de la BCEAO est de lutter contre l’inflation. Cette décision fait suite à la première hausse des taux intervenue en juin. Elle vise à ramener, progressivement, le taux d’inflation (hausse des prix) dans l’intervalle cible de la Banque centrale (1% à 3%) sur le moyen terme, confirme le communiqué. La hausse des prix est consécutive, essentiellement, à la baisse de la production vivrière durant la campagne agricole 2021-2022, aux difficultés d’approvisionnement de plusieurs marchés du fait de l’insécurité dans certaines zones, à l’augmentation des cours des produits énergétiques et des produits alimentaires importés. Ainsi, les prix ont progressé de 7,0% au deuxième trimestre 2022, après 6,4% au premier trimestre 2022. En juillet 2022, le taux d’inflation a atteint 8,1%. Les prix  devraient baisser à partir du dernier trimestre, «avec l’arrivée des premières récoltes de la campagne vivrière 2022-2023 qui s’annoncent meilleures que la précédente», prédit la BCEAO. TAUX SOUS-ESTIMÉ – Ce relèvement du taux directeur de la BCEAO était devenu inévitable, une nouvelle fois. Et ce pour, au moins, deux raisons principales, tranchent des économistes. La première a trait au taux d’inflation dans la zone Union monétaire ouest-africaine (UMOA) qui est en moyenne de 8%. Au regard des réalités observées sur les marchés, beaucoup d’analystes estiment que ce taux est largement sous-estimé. En cause, « la fiabilité des données collectées et la complétude des indicateurs de mesure», soutiennent-il. La seconde raison est que la Banque centrale européenne (BCE), qui gère la monnaie ancre des francs CFA (XOF et XAF), a relevé de 0,75 ses taux directeurs et, ce à partir du 14 septembre 2022. C’est la plus forte hausse dans l’histoire de l’institution en deux décennies d’existence. La mesure paraît tout de même insuffisante pour contrer les pressions inflationnistes observées dans tous les pays de la zone Union monétaire ouest-africaine (UMOA), selon des analystes. Ceux-ci invitent à s’attendre à un nouveau tour de vis pour décembre 2022. Option que l’institution communautaire semble déjà intégrée. «Au cours des mois à venir, le Comité de politique monétaire de la BCEAO prendra, si nécessaire, les mesures idoines pour assurer la stabilité monétaire», annonce-t-elle dans son communiqué. CMT/MD (AMAP)  

Semaine nationale de la réconciliation au Mali : Mettre la diversité nationale au service de la cohésion sociale

Bamako, 16 sept (AMAP) La 1ère édition de la Semaine nationale de la réconciliation (SENARE) s’est ouverte, jeudi, au Centre international de conférence de Bamako (CICB), sur le thème : «Faisons de la diversité un atout pour la cohésion sociale au Mali» Du 15 au 21 septembre prochain, les participants, dans leur diversité socio-culturelle, ethnique et religieuse, discuteront des moyens de mobiliser les fils du Mali, de l’intérieur comme de l’extérieur, autour des idéaux de paix, de tolérance, de cohésion, de pardon, de vivre ensemble, de réconciliation et de devoir d’assistance mutuelle pour la stabilité de la Nation. Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, qui a ouvert la cérémonie, le colonel Assimi Goïta, a, dans son discours, exhorté l’ensemble des Maliens à « se focaliser sur ce qui nous rapproche plutôt que sur ce qui nous éloigne les uns des autres ». Il a, aussi, appelé à panser les plaies, malheureusement causées par l’incompréhension et prévenir d’autres blessures. En présence du Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, du président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, des membres du gouvernement et du corps diplomatique, le président de la Transition s’est dit convaincu que « les fils du pays mettront à profit cette opportunité pour panser les plaies, malheureusement causées par l’incompréhension et prévenir d’autres blessures ». Le colonel Assimi Goïta a, alors,  invité l’ensemble du peuple malien « à développer l’esprit de pardon et de réconciliation en se focalisant sur ce qui nous rapproche plutôt que sur ce qui nous éloigne les uns des autres ». Par les temps qui courent, le Mali a fortement besoin de cela. Cette volonté a été traduite par les dispositions de la Loi d’entente nationale à partir de laquelle l’arrêté n°2021-5480/MRPCN-SG du 27 décembre 2021 fixant la période allant du 15 au 21 septembre de chaque année comme SENARE a été pris. SOLUTIONS ENDOGÈNES – Pour le président Goïta, en promouvant le dialogue sincère, facteur de pardon et de cohésion, « nous ne faisons que revenir aux valeurs fondamentales que nous ont léguées nos aïeux ». Cela est d’autant plus important que les différentes initiatives prises par les autorités de la Transition s’inscrivent dans la droite ligne de la préservation des fondements de notre Nation, mise à rude épreuve par les réalités du moment. En organisant cette Semaine, les autorités de la Transition donnent un écho favorable à une volonté du peuple malien dont la finalité est de trouver des solutions endogènes aux problèmes nationaux. « Face à la flambée de la violence sur fond d’actions malsaines orchestrées par des aventuriers décidés à compromettre, par la discorde, la stabilité de notre pays », le chef de l’Etat a exhorté le département en charge de la Réconciliation à envisager des solutions innovantes, à même d’obtenir l’adhésion des communautés, le plus souvent «instrumentalisées» dans des conflits dont elles ignorent les vraies raisons. En effet, cette Semaine « est une aubaine pour chasser les démons de la division et de la terreur afin que germent les perspectives de développement, facteur d’épanouissement collectif ». ARMÉE REFONDÉE – Le colonel Assimi Goïta a, en outre, encouragé le département à poursuivre avec abnégation les actions prévues dans la Stratégie nationale de la réconciliation et son schéma directeur. «Je suis sûr que la dynamique engagée depuis le début de cette Transition viendra à bout des forces du mal…», a dit le président de la Transition. Il a, ensuite, appelé solennellement les mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation  en déclarant : « Le temps est venu de passer à l’union sacrée pour une Nation et une armée refondée et bâtie sur la volonté commune de ses fils… » Le chef de l’Etat a ajouté qu’il est également temps de faire le sacrifice des considérations subsidiaires au bénéfice de l’intérêt supérieur de nos populations et de notre patrie commune. Toutefois, il a affirmé ne pas douter « de leur volonté d’apporter leurs contributions à l’édification de la Nation, résolument engagée dans une dynamique de refondation ». De son côté, le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué, a indiqué que la préservation de la paix doit être notre quotidien. «De même, le dialogue et la concertation doivent être notre mot d’ordre afin que nos différends puissent se régler par la voie pacifique», a exhorté le colonel Wagué. « D’où le lancement de cette rencontre », a-t-il précisé, avant d’inviter l’ensemble des Maliens à une mobilisation et une forte implication pour la promotion du pardon, de la tolérance et de la paix entre Maliens. BD/MD (AMAP)    

Diéma : Attaque contre le convoi du gouverneur de Kayes en partance pour Bamako (Officiel)

Diéma, 15 sept (AMAP) Une attaque d’hommes armés non identifiés, contre le convoi du gouverneur de la Région de Kayes (Ouest), mercredi, aux environs de 15 heures, a fait un mort et deux blessés, ont indiqué des sources officielles. L’attaque contre le cortège, en route pour la capitale malienne, a eu lieu à 100 km, entre Diéma et Gomitradougou, sur l’axe Kayes-Bamako. Les deux blessés ont été évacués sur le Centre de santé de référence (CSRéf) de Diéma pour y recevoir des soins. Selon une source médicale, leur vie  ne serait pas en danger. Après leur forfait, les assaillants se sont fondu dans la nature, laissant sur les lieux un véhicule piégé. Les autorités sécuritaires appellent à la prudence. OB/MD (AMAP)

Parc zoologique : La grande attraction

Par Djénèba KASSOGUÉ Bamako, 15 sept (AMAP) Juché sur les flancs de la colline de Koulouba, le jardin zoologique national. Il est très fréquenté par les enfants en cette période de vacances. Animaux, installations de divertissement, paysage boisé, cet endroit unique dans la capitale permet aux petits et aux grands de se détendre en cette période de vacances. Une visite qui participe de l’éducation des enfants, surtout des écoliers. Le parc zoologique communément appelé «Waraba fèlè so» informe à travers l’exposition de panneaux (fiche d’identité des animaux et des espèces). Un jour de samedi, vers 16 heures, aux alentours du zoo national, notre équipe de reportage a été pris dans un embouteillage monstre. Les enfants accompagnés de leurs parents font le rang devant l’entrée du parc. À tour de rôle, les adultes passent au guichet pour prendre leurs tickets. Le prix du ticket varie selon l’âge. Il est de 500 Fcfa pour les enfants âgés de 5 à 12 ans. C’est 1 000 Fcfa pour 14 ans et plus. Des vigiles, en uniforme, procèdent à des fouilles de sécurité. Les sacs y passent, pour s’assurer qu’ils ne contiennent pas d’objets tranchants : couteau, lame, ciseaux. Sur le visage des enfants, de la joie et un sourire. Ils ont  hâte de voir les animaux. Une quarantaine minutes d’attente, et nous voilà, enfin, à l’intérieur du jardin zoologique. Le décor est beau. Le paysage est boisé. Les espaces vides sont couverts de verdure. La partie dédiée aux chimpanzés est bordée d’arbres sur lesquels sont fixés des hamacs. Dans une fosse coule une rivière artificielle. Un pré est destiné aux biches, aux buffles et aux autruches. La mobilité des visiteurs du jardin zoologique est facilitée par des allées revêtues de gazon ou de dalles. Le parc recèle une grande volière, un aquarium et un vivarium. Le zoo propose un espace de détente et de loisirs. C’est une école sur la nature pour les visiteurs. Les parents et leurs enfants peuvent approfondir leurs connaissances sur la préservation et la conservation des espèces animales. Lors du passage de notre équipe de reportage, il y avait une ambiance bon enfant. Les tout-petits, heureux de se retrouver dans un cadre si enchanteur, couraient dans tous les sens. Les vendeurs de pop-corn, de crevette, de barba papa et de glace font de bonnes affaires. Les enfants sont friands de ces délices qu’ils dévorent, tout en savourant le moment de bonheur. TICKET TROP CHER – Assis sur un banc en train de savourer leurs glaces, trois enfants se font prendre en photo par leur père. À côté d’eux, le jeune Sékou Diallo, 8 ans, se tient près de ses parents. Il en était à sa troisième visite au zoo depuis le début des vacances. «J’adore venir au parc car j’aime regarder les animaux et apprendre le maximum sur les différentes espèces», souligne le petit garçon qui dit sa préférence pour l’éléphant et le lion. Son père Ibrahima Diallo estime que le zoo permet aux enfants de voir les animaux de près. «On devrait revoir le prix. Le ticket d’entrée pour un enfant de 13 à 16 ans est de 1 000 Fcfa et les enfants de 4 ans à 13 ans déboursent 500 Fcfa. C’est trop cher», regrette Ibrahima Diallo. Un jeune couple en uniforme de couleur bleuâtre assis sur un drap étalé à même le sol regarde les enfants jouer à la balançoire. Le jeune futur marié Souleymane Bamba  habite  Bolibana. Le zoo est son lieu de détente préféré et il adore regarde l’éléphant. Il appelle la direction du zoo à baisser le prix du ticket d’entrée. « Tout le monde ne peut pas payer 1 000 Fcfa », indique Souleymane. Son ami, Bourama Bamboudjou, qui a entendu notre conversation sur le prix, rappelle qu’autrefois, le prix du zoo n’était pas élevé comme il l’est aujourd’hui. Il se souvient que les enfants payaient 300 Fcfa et les adultes 500 Fcfa. « Je me demande pourquoi ils ont augmenté le prix de 500 à 1 000 Fcfa», confie Bourama. Au centre du zoo est aménagé un petit bac à sable. Une balançoire, un toboggan (jeu pour enfant)  attirent les gosses. Moussa Keïta, 5 ans, joue sur le toboggan. Il se réjouit d’être au zoo. Il commente sa visite : «J’ai vu le serpent, l’éléphant, le lion, le singe, le poisson, le crocodile ». Le petit Moussa, un grand sourire aux lèvres, confesse : «l’animal qui m’attire le plus est le lion». Certains enfants jouent à effrayer d’autres. C’est le cas de Mohamed Sissoko. Assis sur la balançoire, il pousse des cris pour faire peur à sa grande sœur. L’élève de 2è année dit être venu au zoo pour jouer et regarder les animaux. «À l’école, si quelqu’un me montre la photo d’un animal, après ces visites, je serai en mesure de dire l’espèce et le nom, car je l’ai déjà vu au zoo», révèle Mohamed. Il s’empresse d’ajouter que les animaux qui le fascinent sont l’hyène et le singe. Quatre jeunes filles sont debout sur un pont en bois. En dessous, coule une rivière.  Un éléphant s’y ébat. Mariam Sangaré, une jeune lycéenne, trouve que le zoo est un véritable lieu de détente, de distraction et de rencontres entre amies. «Il nous permet de nous revoir entre amies et de passer une excellente journée autour des animaux», ajoute-t-elle, toute à sa joie. La sexagénaire Fatoumata Coulibaly est venue accompagner ses petits-enfants. Elle souligne que le zoo ne représente aucun danger pour les enfants et il leur permet, au contraire, d’approfondir leurs connaissances et l’apprentissage à l’école. Mais elle pense que le prix d’entrée est élevé. Le parc zoologique reçoit combien de visiteurs par jour ? Combien gagne-t-il par jour ? Y a-t-il souvent des incidents entre les visiteurs et les animaux ? Autant de questions auxquelles les responsables et les agents du zoo n’ont pas voulu répondre. DK/MD (AMAP)            

Le barrage de Gouina et le projet de façade maritime pour le Mali au menu d’une audience à Koulouba

Bamako, 15 sept (AMAP) Le président en exercice du Conseil des ministres de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et ministre sénégalais de l’Eau et l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam, a déclaré, mercredi à Bamako, avoir abordé, avec le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, des sujets d’importance pour le Mali. A sa sortie d’audience au palais de Koulouba, où il était venu faire le point des activités réalisées par l’OMVS au président Goïta, président en exercice de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation, M. THiam a indiqué que les premiers kilowatts d’électricité du barrage de Gouina ont été injectés, le 21 mars dernier, dans le réseau au bénéfice des populations malienne, mauritanienne et sénégalaise. Quant au projet de navigation du fleuve Sénégal, « il permettra au Mali d’avoir un accès à une façade maritime, a ajouté Serigne Mbaye Thiam qui a fait remarquer que « l’une des réalisations majeures de cette année a été la mise en production du barrage hydroélectrique de Gouina ». Le barrage de Gouina est situé dans l’arrondissement de Diamou, à 45 km de Kayes, dans l’Ouest du Mali. La capacité de cet ouvrage est de 140 mégawatts (MW). Le projet, dont le coût global est estimé à 201 milliards de Fcfa, est financé à hauteur de 85% par un prêt de la China Eximbank. Les travaux sont executés par le groupe chinois Sinohydro. Le barrage de Gouina est le quatrième ouvrage majeur de l’OMVS après le barrage hydro-électrique Manantali, au Mali, qui produit 200 MW, du barrage anti-sel de Diama, au Sénégal, et de la centrale hydro-électrique de Félou dont la capacité s’élève à 60 MW. M. Thiam a indiqué que le 21 mars dernier, les premiers kilowatts d’électricité de ce barrage ont été injectés dans le réseau au bénéfice des populations malienne, mauritanienne et sénégalaise. Selon lui, il y a eu, aussi, des avancées sur le projet de navigation. À ce sujet, il a relevé qu’en 2019, l’OMVS a signé un contrat commercial de réalisation avec une société indienne. « Ce projet, a-t-il assuré, permettra au Mali d’avoir un accès à une façade maritime par le port fluvio-maritime de Saint Louis, depuis Ambidédi (Région de Kayes). Les échanges entre les deux personnalités ont, également, porté sur le renouvellement du mandat du haut-commissaire de l’OMVS. Ce mandat tournant est d’une durée de 4 ans. Le Malien Hamed Diane Semega, ancien ministre en charge de l’Energie, occupe actuellement ce poste. Le président en exercice du Conseil des ministres de l’OMVS a confié que le chef de l’Etat a donné des orientations sur l’ensemble de ces questions. «On pense qu’après les consultations qu’il (le président de la Transition) va avoir avec ses homologues, ces orientations seront partagées et transmises au Conseil des ministres et au commissariat pour exécution», a expliqué Serigne Mbaye Thiam. L’audience s’est déroulée en présence du ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré. BD/MD (AMAP)