Delmi Boudjemaa, président du CSA : «Les parties appliquent l’Accord de manière professionnelle et responsable»

Bamako, 30 nov (AMAP) Le président du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger (CSA), Delmi Boudjemaa, a déclaré, mardi, a Bamako,  que «les parties appliquent l’Accord de manière professionnelle et responsable. » Lors de l’ouverture des travaux de la 47è session ordinaire du CSA, au siège de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), le diplomate algérien a dit que les représentants des autorités de la Transition et des mouvements signataires de l’Accord appliquent « le texte de manière professionnelle et responsable dans le cadre d’une démarche graduelle destinée à garantir une véritable refondation de l’État malien, qui préserverait durablement son unité et sa souveraineté. » « Ils sont également individuellement et collectivement conscients de l’impérieuse nécessité d’être à la hauteur des attentes légitimes du peuple malien qui aspire à la paix, à la sécurité et au développement partagé ». a-t-il ajouté. Delmi Boudjemaa a remercié les représentants des autorités de la Transition et des mouvements signataires de l’Accord « qui démontrent leur engagement et leur détermination à contribuer, de manière efficiente et effective, à la mise en œuvre des quatre piliers du document. » L’ordre du jour de cette rencontre portait sur la communication de la partie malienne sur les développements intervenus dans les quatre volets de l’Accord, depuis la 46è session ordinaire du CSA. Il s’agit, notamment, des réformes politiques et institutionnelles liées à l’Accord, de l’opérationnalisation de la commission ad-hoc, du lancement des 16 projets de développement, du processus Démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR), de la réinsertion socio-économique des 900 femmes. S’y ajoutent le processus de création de l’organe devant succéder à la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) dont le mandat arrive à terme en décembre ainsi que celui de la mise en place de l’Agence chargée de la gestion du fonds de réparation des victimes. D’autres points inscrits au programme ont porté sur la présentation des rapports des sous-comités thématiques et la présentation du 11è rapport de l’Observateur indépendant. Pour le président du CSA, l’ordre du jour de cette session atteste de la qualité des échanges que les participants vont avoir au cours de cette rencontre et de l’importance des décisions qui seront prises. D’après Delmi Boudjemaa, des éléments d’information qui seront livrés par le représentant du gouvernement sur l’état de mise en œuvre des quatre volets de l’Accord et les contributions des représentants des mouvements sont de nature à «nous permettre d’être optimistes quant à l’issue prometteuse et heureuse de cette réunion».     Le secrétaire général du ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, Sidy Camara, lerepr ésentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Mali et chef de la MINUSMA, El-Ghassim Wane, ont pris part à la rencontre. L’on a noté, également, la présence des membres de la médiation internationale et des représentants des mouvements signataires de l’Accord et de l’Inclusivité. Cette rencontre intervient après la 6è session de haut niveau du CSA et la réunion décisionnelle de haut niveau sur l’Accord tenues respectivement en septembre et août derniers. BD/MD (AMAP)      

Le gouvernement fait le point au médiateur de la CEDEAO, Goodluck Jonathan

Bamako, 30 nov (AMAP) Le médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Goodluck Jonathan, arrivé mardi à Bamako, a eu avec le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, une rencontre qui a pris l’allure d’une séance de travail Lors de cette une mission de suivi des progrès réalisés dans le chronogramme des réformes politiques et électorales, la délégation spus régionale a été reçue par le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga. C’était en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, du ministre en charge de la Refondation de l’Etat, Ibrahim Ikassa Maïga et de la ministre déléguée chargée des Reformes politiques et institutionnelles, Fatoumata Sékou Dicko. Le colonel Maiga a souligné que le gouvernement poursuit les efforts pour la mise en œuvre du chronogramme électoral adopté de façon consensuelle avec la classe politique et les organisations de la société civile. AVANCÉES SIGNIFICATIVES – Parlant des avancées réalisées, le colonel Abdoulaye Maïga a rappelé notamment la remise au président de la Transition, de l’avant-projet de nouvelle Constitution par la commission chargée de sa rédaction, l’installation des membres de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), l’adoption en Conseil des ministres des projets de textes relatifs à la réorganisation administrative et territoriale. Le Premier ministre par intérim a, ensuite, indiqué que la dynamique enclenchée traduit la volonté du chef de l’État de réussir la mise en œuvre des réformes politiques majeures et l’organisation d’élections transparentes, crédibles et apaisées afin d’éviter les crises pré ou post-électorales. Exprimant la volonté du gouvernement d’inscrire toutes les actions dans le cadre de l’inclusivité, le colonel Maïga a signalé la mise en place au niveau national d’un comité de pilotage du referendum et des élections le 12 septembre 2022. Il a expliqué que ce comité est chargé d’assister le ministre en charge de l’Administration territoriale dans les préparatifs des élections générales et du referendum. Le comité est composé de l’ensemble des structures impliquées dans l’organisation des élections et des partenaires techniques et financiers. Et ses activités concourent à la mise en œuvre efficace et cohérente du chronogramme du referendum et des élections. Au cours de cette réunion, le rapport du comité technique de suivi du chronogramme des réformes politiques et électorales a été présenté au médiateur de la CEDEAO. Ce rapport fait le point de la situation à la date du 28 novembre 2022. Il en ressort que les activités prévues dans le chronogramme sont au nombre de 57. Et à la date du 28 novembre 2022, 13 activités sur 20 ont été totalement exécutées, notamment l’adoption et la promulgation de la loi électorale, la création de la commission de suivi du chronogramme des réformes politiques et électorales. Y compris l’examen et l’adoption du projet de loi référendaire par le conseil des ministres le mercredi 2 novembre 2022, la remise de l’avant-projet de  Constitution a été remis au chef de l’Etat, sa restitution auprès des institutions de la République, des organisations de la société civile et de la classe politique. La délégation de Goodluck Jonathan a été ensuite reçue par le président de la Transition au palais de Koulouba. «Nous allons terminer dans quelques jours l’année 2022 et 2023 est une année charnière pour la Transition du Mali. Nous venons d’échanger avec les autorités maliennes, notamment le président de la Transition afin de recueillir leurs sentiments avant la tenue du sommet de la CEDEAO, le 4 décembre à Abuja », a dit l’émissaire sous régionale. «  Je pense qu’il y a des progrès qui sont enregistrés. Évidemment, il reste encore des domaines dans lesquels il faut travailler davantage. Mais, nous sommes rassurés par ce que nous avons eu comme réponse de la part du gouvernement et du président de la Transition», a déclaré le médiateur de la CEDEAO à la fin de l’audience. DD/BD/MD (AMAP)

Mali : Le théâtre à la conquête des jeunes bamakois

Par Mohamed TOURÉ Bamako, 30 nov (AMAP) Faire venir le théâtre au public. L’initiative ambitieuse est du programme KènèKan Plus porté par le consortium Association Anwa Blon et le Journal estival, un outil numérique qui promeut des initiatives culturelles au Mali. Dans le cadre de c.e programme, une pièce de théâtre agrémentée d’intermèdes musicaux notamment d’instruments traditionnels, a été présentée, samedi dernier, à l’Acropole de la Faculté des sciences et techniques de Bamako. La pièce intitulée « Champs d’oiseaux » met en scène l’histoire de deux artistes qui se retrouvent sans public lors de leur concert. Un récit haut en couleurs, plein de rebondissement et de répliques humoristiques. Le public, en majorité des étudiants du Campus universitaire, semblaient conquis. « J’ai beaucoup apprécié le spectacle. Les acteurs ont bien joué. La mise en scène et les jeux de rôles des comédiens étaient captivants. C’était super », s’exclame Salimata Koné, étudiante au Campus, à la fin du spectacle. Selon ses initiateurs, le projet est parti du constat que le public bamakois peinent à avoir accès à du contenu théâtrale de qualité. « L’idée est de proposer des représentations de théâtres de qualité avec un texte, une mise en scène, une distribution en plus des créations lumières. Sans oublier les costumes. En gros,nous touchons tous les corps de métiers du théâtre dans nos spectacles », explique Lévi Togo, directeur artistique du programme Kènèkan Plus. Ce projet propose donc de mettre les artistes sur les planches chaque mois avec deux diffusions afin de permettre au public lambda de découvrir des spectacles vivant de qualité conçus par des artistes professionnels. Kènèkan Plus a effectué sa deuxième représentation après un lancement au Palais de la Culture de Bamako en octobre dernier. Lévi Togo explique que la cible du projet est d’abord les jeunes auxquels le programme prévoit également d’offrir des initiatives d’éducation, de création et de formation théâtrale. Kènèkan Plus ambitionne aussi de promouvoir le changement social et la citoyenneté à travers la diffusion de spectacles vivants. La touche d’innovation est certainement que les spectacles sont filmés. « Au fil du temps l’ambition est de les diffuser à la télévision ou en podcast afin de faire de la promotion du théâtre », a dit Lévi Togo. Samuel Wilsi auteur et mettre en scène, qui a bien aimé la pièce Champs d’oiseaux, trouve « l’idée rafraichissante et intéressante. »  « Je trouve que cette pièce pose la vraie problématique du théâtre ici : où sont les spectateurs ? Il y a les créateurs, les artistes, les professionnels mais les spectateurs ne sont pas souvent au rendez-vous », exhorte l’auteur à la sortie de la salle, avant de montrer le défi qui se cache pour les créateurs derrière cette problématique. Selon lui, les créateurs devraient réinventer leurs productions et faire comprendre au public que le théâtre raconte tout simplement des histoires comme la musique ou les films. « Ceux qui aiment les films à la maison, qu’ils viennent au théâtre regarder un film en live, après ils pourront poser des questions aux acteurs », lance-t-il ironiquement aux jeunes spectateurs. MT/MD (AMAP)

Le gouvernement du Mali suspend l’attribution des titres miniers

Bamako, 30 nov (AMAP) Le ministère malien des  Mines, de l’Energie et de l’Eau a annoncé, lundi, la suspension de l’attribution des titres miniers sur toute l’étendue du territoire national à compter de la même date. Selon un communiqué du ministère, le gouvernement fait savoir qu’ « aucune demande de titres miniers ne sera réceptionnée ou traitée par les Services compétents du département en charge des mines à partir de la mise en oeuvre de la décision. » La décision « entre dans le cadre des travaux entrepris pour l’amélioration de la délivrance et du suivi des titres miniers pour mieux servir les acteurs du secteur minier », explique le communiqué. MT/MD (AMAP)

Mali : Le Vérificateur général remet son rapport 2021 au chef de l’État

Bamako, 30 nov (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu, mardi, le rapport annuel 2021 du Bureau du vérificateur général, lors d’une cérémonie au palais de la présidence, a constaté l’AMAP. Le colonel Assimi Goïta a rappelé « l’engagement des autorités de la Transition de préconiser les audits de certains secteurs clés afin de conférer une plus grande pertinence à l’action publique de la réforme de l’État ». Selon le président Assimi Goïta, « la lutte contre la corruption et la délinquance financière fait partie des priorités des autorités de la Transition. » En témoignent les sollicitations importantes adressées au Bureau du vérificateur général par les membres du gouvernement. Il s’est réjoui de constater que le Vérificateur général a pu offrir, à travers le présent rapport annuel, une photographie d’irrégularités qui handicapaient sérieusement le fonctionnement des services publics concernés. Le document remis au chef de l’État s’articule autour de 33 missions qui se répartissent entre 20 vérifications financières et de conformité, quatre vérifications de performance, huit vérifications de suivi des recommandations et une évaluation de politique publique. Ces différentes vérifications et évaluation, qui offrent un tableau moins reluisant de la gestion des administrations publiques maliennes, ont concerné les domaines de la santé, des transports, de l’éducation, de la décentralisation, de l’énergie et de l’eau, des mines, du développement rural, des technologies de l’information et de la communication. Le président de la Transition exploitera ce rapport pour que des actions décisives puissent être entamées dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière, particulièrement dans la gestion efficace des fonds et deniers publics. Le chef de l’État a félicité et encouragé le Vérificateur général et toute son équipe pour leurs efforts dans la lutte contre la corruption, la délinquance financière et économique. Il les a assurés du soutien indéfectible des autorités de la Transition pour mener à bien cette mission d’assainissement de la gestion des fonds publics. SS/MD (AMAP)  

L’ambassadeur du Burkina Faso, au Mali, en fin de mission, reçu par le Premier ministre par intérim

Bamako, 29 nov (AMAP) Le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, a reçu, lundi, l’ambassadeur du Burkina Faso, Kodio Lougué, en fin de mission, après neuf ans de service au Mali, a constaté l’AMAP. Au cours de cette audience, qui intervient dans un contexte où Bamako et Ouagadougou entendent renforcer leur coopération pour résoudre les défis communs, notamment le terrorisme, le diplomate burkinabè était venu faire ses adieux au chef du gouvernement par intérim. Kodio Lougué a trouvé que le niveau de la coopération qui existe entre les deux pays aurait pu connaître un niveau meilleur qu’à celui actuel. D’après lui, le Mali et le Burkina Faso sont des pays imbriqués dans tous les domaines, notamment la sécurité. Dans cette dynamique de renforcement de la coopération bilatérale et multiforme, le ministre malien de la Défense et des Anciens Combattants, le colonel Sadio Camara, a, récemment, effectué une visite de travail et d’amitié à Ouagadougou. Avec son homologue burkinabé, il a été question notamment de la situation sécuritaire au Mali et au Burkina Faso, en particulier le long de la frontière commune. Quelques jours plus tôt, le président de la Transition du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, avait réservé sa toute première visite au Mali, en vue de renforcer la lutte contre les groupes terroristes qui sévissent dans les deux pays. Les deux chefs d’Etat ont, aussi, « échangé sur les meilleures stratégies pour apporte la paix dans la sous-région :, a rappelé l’ambassadeur du Burkina Faso à la fin de sa rencontre le Premier ministre par intérim. BD/MD (AMAP)

Mali-Suède : Un financement de la sécurité alimentaire de plus de 12 milliards de Fcfa

Bamako, 29 nov (AMAP) Le gouvernement et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), ont officiellement lancé, lundi à Bamako le Projet de renforcement de la résilience des communautés affectées par l’insécurité alimentaire, la malnutrition et les effets du changement climatique, a constaté l’AMAP. Ce projet conjoint financé par le gouvernement de la Suède pour un coût global de 23 millions de dollars (environ 12,8 milliards de Fcfa), d’une durée de quatre ans (2022-2025) vise à renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages les plus vulnérables dans les Régions de Ségou (Centre), Sikasso et Bougouni (Sud). Le projet ciblera directement à peu près 150.000 personnes et plus d’un million d’autres indirectement à travers, entre autres, la promotion de la gestion durable, équitable et non-violente des ressources naturelles et l’autonomisation des systèmes à divers niveaux (institutionnel, communautaire et ménage). Il s’attèlera également au renforcement des services sociaux de base et des filets sociaux, tout en prenant en compte des questions liées à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, aux comportements et pratiques alimentaires et d’hygiène des personnes les plus vulnérables. S’y ajoute l’amélioration de la résilience des populations d’agriculteurs et d’éleveurs face au changement climatique. CHOCS MULTIFORMES – Le secrétaire général du ministère du Développement rural, Daniel Siméon Kelema, qui a présidé le lancement, a indiqué que « ce projet va permettre de renforcer durablement les acquis des efforts du gouvernement en mettant l’accent sur les capacités de résilience des communautés et des systèmes face à ces chocs tout en créant les conditions endogènes d’appropriation des interventions aussi bien par les élus locaux que par les communautés elles-mêmes. » « L’impact du changement climatique sur les moyens de subsistance et les habitudes de consommation de nos populations est de plus en plus perceptible », a-t-il pousuivi, « Ainsi, la taille de la population en situation d’insécurité alimentaire augmente parce que les défis sont de plus en plus énormes dans un contexte de chocs multiformes ». Selon Daniel Siméon Kelema, il en va de même pour la malnutrition « surtout parmi les enfants de moins de cinq ans dont le niveau reste préoccupant sur la série des dix dernières années avec des zones ayant franchi le seuil d’alerte. » Il a assuré que le gouvernement et ses partenaires sont à la tâche pour répondre vigoureusement à ces problématiques. » APPROCHE MULTISECTORIELLE – Aux noms des trois agences du système des Nations unies, la représentante par intérim de l’UNICEF au Mali, Andrea Berther, a relevé que les lancements au niveau local qui ont eu lieu à Sikasso et Ségou au mois de mai dernier, « ont démontré un engagement réel des autorités locales pour accompagner la coordination, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation de ce projet. » Selon Andrea Berther, l’exercice de ciblage qui a impliqué l’ensemble des acteurs locaux et quelques représentations des organisations à base communautaire a débouché sur la sélection de 147 villages dans lesquels toutes les activités seront menées de façon conjointe. Cela, « en utilisant les capités endogènes des communautés, des partenaires nationaux au niveau local et central et les avantages comparatifs de ces trois agences en appui aux efforts du gouvernement du Mali. » De son coté, le chef de la coopération suédoise, Richard Bomboma, a rappelé que ce partenariat renforcé entre ces organisations au Mali vise à contribuer aux Objectifs de développement durable de l’Agenda 2030. Bomboma a soutenu que le Programme contribuera spécifiquement à la Politique nationale sur la sécurité alimentaire, la nutrition et à la Stratégie nationale de résilience connue sous le nom de «Priorités-Résilience-Pays-Mali» de l’Alliance mondiale pour la résilience au Sahel et en Afrique de l’Ouest. «La situation conflictuelle a mis à mal la cohésion sociale au Mali. Le renforcement de la résilience en matière de sécurité alimentaire et de nutrition pour les personnes les plus vulnérables nécessite une approche multisectorielle et intégrée », a-t-il expliqué. MS/MD (AMAP)

San : Lancement du 4ème passage de la campagne de vaccination contre la covid-19

San, 28 novembre (AMAP) La cérémonie de lancement du 4ème passage de la campagne de vaccination contre la covid-19a été présidée lundi dernier à San, par l’adjoint du préfet de cercle, Sékou Konta, a constaté l’AMAP. Selon le médecin chef du District Sanitaire de San, Docteur N’Fa Adama Diallo, 16930 personnes âgées de 12 ans et plus sont concernées par cette campagne sur 31 aires de santé. Ainsi, le District Sanitaire a eu en sa possession 1530 doses de vaccin PFeizer, 2400 doses de Jonhson ans Johnson et 3000 doses de sinovax. Le stock restant des passages précédents a aussi été utilisé lors de cette campagne. Il est à noter que plusieurs personnes ont reçu également leurs doses de vaccins contre la covid-19 lors de la célébration de la journée internationale des droits de l’enfant. Le 18 novembre dernier, poursuit le médecin chef, après la prière du vendredi, à la grande mosquée de San, plusieurs fidèles musulmans ont également reçu leurs doses de vaccins, y compris ceux des pèlerins catholiques au pèlerinage de Kita. NC/KM (AMAP)

Mali : le PM Choguel Kokalla Maïga s’est rendu à son bureau après trois mois d’absence

Bamako, 25 nov (AMAP) Le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, s’est rendu, vendredi, à son bureau à la Primature où il a annoncé sa reprise de service pour le lundi, après avoir passé plus de trois mois en repos forcé suite à des problèmes de santé, a constaté l’AMAP. Dr Choguel Kokalla Maïga, qui a été reçu, le même jour, à Koulouba par le chef de l’Etat, a été chaudement accueilli par ses collaborateurs. Le Premier ministre s’est, ensuite, adressé aux Maliens indiquant qu’il est de retour « en pleine possession de ses capacités physiques et intellectuelles ». Il a remercié le président Assimi Goïta pour avoir su préserver son intimité pendant tout ce temps. Le chef du gouvernement a rendu hommage au colonel Abdoulaye Maïga qui a accepté « la redoutable charge de Premier ministre par intérim qu’il a remplie à souhait, tout en exerçant ses missions de ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement ». Il l’a félicité pour « sa brillante intervention » à la tribune de la 77è session de l’Assemblée générale de l’ONU à New-York et pour l’accueil triomphal qui lui a été réservé à son retour à Bamako. Le Premier ministre a souligné que « la génération des acteurs de la rectification, civils et militaires, guidés par Assimi Goïta a vite compris que la construction nationale repose nécessairement sur des valeurs qui fondent le vivre ensemble, l’appartenance à une communauté de destin.» Il s’agit de  l’amour de la patrie, la protection du patrimoine national, la sauvegarde de l’intérêt général qui passe par l’affirmation de la souveraineté et de la dignité, du libre choix de nos partenaires stratégiques et des intérêts de notre peuple. Le chef du gouvernement a appelé à « la mutualisation de toutes les forces nationales acquises à la Transition, quelles que soient leurs origines politiques, sociales, professionnelles, culturelles et cultuelles, afin de rendre irréversible le changement. » « Mettons-nous ensemble dans une véritable union sacrée, derrière le président de la Transition, pour sauver notre patrie », a-t-il ajouté. « J’invite à laisser tomber toutes les autres considérations pour sauver notre Nation », a lancé Dr Choguel Kokalla Maïga,. DD/MD (AMAP)

BCEAO : Des défis nouveaux à relever

Envoyé spécial Cheick M. TRAORÉ Dakar, 25 nov (AMAP) Dans le cadre de la célébration de ses 60 ans d’existence, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a organisé, jeudi,  au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Dakar, au Sénégal, un symposium sous le thème : «Les banques centrales dans un monde en pleine mutation». La cérémonie officielle d’ouverture a été présidée par le Premier ministre sénégalais, Amadou Ba, qui représentait le président Macky Sall. C’était en présence du directeur national de la BCEAO-Mali, Konzo Traoré et du président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), Mossadeck Bally, président directeur général du groupe Azalaï. Plus de 150 personnes, notamment des opérateurs économiques, d’éminents professeurs et chercheurs, des cadres de l’administration, des gouverneurs de banques centrales… ont pris part à cette célébration. Elle intervient à un tournant décisif pour nos États et pour la Banque centrale. Outre le rejet progressif du Franc de la communauté financière d’Afrique (FCFA) que les populations ouest-africaines considèrent à raison comme un instrument de domination française, ce contexte est marqué par la hausse inquiétante du prix des denrées de première nécessité, la dégradation de la situation sécuritaire dans les pays du Sahel et du Golf de Guinée et les effets du changement climatique. À ces défis s’ajoutent les risques liés aux mutations technologiques et la forte demande sociale. Des chocs exogènes et endogènes qu’il faut maitriser pour espérer atténuer les souffrances des populations. Cela requiert des financements importants surtout dans un contexte où «les conditions financières à l’échelle mondiale ne sont guère favorables à la mobilisation des ressources sur les marchés internationaux». Il s’agit, au vu de ces nombreux défis actuels, se tourner vers l’avenir afin de consolider «les acquis de la dernière décennie» et y trouver les réponses idoines, a souligné Jean-Claude Kassi Brou, le nouveau gouverneur de la BCEAO. Celui qui sera installé officiellement samedi n’a pas manqué d’interpeller. Comment ne pas s’interroger sur la transmission de la politique monétaire, sur le contrôle prudentiel, les implications du nouveau paysage des paiements qui se dessinent, sur la coordination nécessaire entre les politiques monétaire et budgétaire dans ce contexte inflationniste généraliste ? Comment entrevoir la régulation et la supervision dans un tel environnement ? Comment stimuler davantage un financement sain des économies et accroitre ainsi une inclusion financière pour tous les acteurs ? « Autant de questions auxquels les participants aux profils divers tenteront de trouver des réponses qui seront consignées dans les recommandations pertinentes formulées à cet effet », a espéré Jean-Claude Kassi Brou. ESQUISSE DE SOLUTIONS – En attendant, des décideurs présents ont esquissé des pistes de solutions qui, selon eux, aideraient à favoriser un meilleur financement de nos économies et à renforcer la crédibilité de notre monnaie commune. «Nos États y compris la Côte d’Ivoire éprouvent le besoin de donner une impulsion aux reformes économiques et financières en vue de maintenir sur le long terme la dynamique d’une croissance soutenue dans un contexte international et régional difficile», a énoncé le vice-président de la Côte d’Ivoire, Tiémoko Meyliet Koné, ancien gouverneur de la BCEAO. L’objectif étant, selon M. Koné, de parvenir à une transformation structurelle de nos économies qu’il considère comme étant un enjeu stratégique du développement qui «reste une constante préoccupation de tous les pays membres de l’UMOA». Y parvenir impose de maintenir des efforts d’investissements publics et privés pour pérenniser une croissance raisonnable au profit de l’activité économique, a proposé l’ancien gouverneur de la BCEAO. Le Premier ministre sénégalais, Amadou Ba, quant à lui, suggère le renforcement de la coordination entre les politiques économiques et la politique budgétaire commune. Cela contribue, selon M. Ba, à la stabilité des prix et au soutien à la croissance. Pour faire face aux défis du changement climatique, la Banque centrale pourrait également contribuer à mieux identifier les risques financiers liés au climat sur le marché. En agissant en tant que catalyseur pour la transition verte du système financier. Elle devrait, aussi, songer à la diversification des sources de financement de nos économies. « En la matière, estime-le chef du gouvernement sénégalais, la finance islamique offre des opportunités pouvant répondre au besoin de financement des États. À sa création le 12 mai 1962, la BCEAO réunissait la Côte d’Ivoire, le Dahomey (Bénin), la Haute-Volta (Burkina Faso), le Mali, le Niger, la Mauritanie, le Sénégal et le Togo. Elle jouit du privilège exclusif de l’émission monétaire sur l’ensemble des États membres de l’Union monétaire ouest-africaine. Elle émet des signes monétaires, billets et pièces de monnaie, qui ont cours légal et pouvoir libératoire dans l’ensemble des États membres de l’Union. CMT/MD (AMAP)