Mali : Les leaders religieux musulmans des pays du Sahel reçus par le président de la Transition

Bamako, 21 sept (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu en audience au Palais de Koulouba, mercredi, une importante délégation du premier forum sous régional des leaders religieux musulmans pour la paix et la stabilité au Mali et dans le Sahel. Cette rencontre, qui se tient dans la capitale malienne, les 21 et 22 septembre 2022, regroupe une dizaine de pays de l’Afrique de l’Ouest. Les invités viennent du Burkina Faso, de la Mauritanie, du Maroc, du Sénégal, du Tchad, du Ghana, du Bénin, du Togo, du Nigéria et de l’Algérie. La Côte d’Ivoire et la Guinée étaient les grandes absentes de la rencontre. La délégation était conduite par le président du Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM), Chérif Ousmane Madani Haïdara, l’initiateur du forum. Au terme de la rencontre avec le chef de l’Etat du Mali,  s’exprimant au nom du président du HCIM, le porte-parole de la délégation, Mohamed Kimbiri, a confié à la presse que « les échanges ont, essentiellement, porté sur la recherche de solutions à l’ensemble des problèmes qui gangrènent la sous-région et singulièrement le Mali, notamment ceux liés à la sécurité et à la paix ». C’est la raison pour laquelle, le HCIM a invité les représentants de tous les pays du Sahel, plus la Mauritanie et le Nigéria, à se réunir à Bamako « pour dégager ensemble un plan d’action contre tout ce qui mine notre sous-région comme préoccupation impliquant le nom de l’islam.» M. Kimbiri s’est réjoui de l’oreille attentive que le colonel Assimi Goïta leur a prêté ainsi que les bénédictions qu’il a bien voulu formuler pour la réussite du forum qui a débuté ce mercredi et dont la clôture des travaux est prévue pour jeudi. « Nous allons mettre en place un Comité qui va s’occuper de tous les problèmes au niveau de la sous-région. Donc, tout ce qui va concerner le Mali concernera tous les autres pays et, ensemble, nous allons dégager les moyens pour lutter contre les fléaux qui assaillent notre pays », a conclu le porte-parole de la délégation. AT/MD (AMAP)

Coupe de la Confédération : Le Réal de Bamako qualifié pour le second tour aux tirs au but

Bamako, 21 sept (AMAP) L’AS Réal de Bamako a dû attendre la phase fatidique des tirs au but pour valider son ticket pour le second tour des préliminaires de la Coupe de la Confédération. Le match retour, qui a opposé, mardi soir, au stade du 26 Mars, les Réalistes aux Burkinabè de l’AS Douanes, s’est achevé sur le même score 0-0 que le match aller, délocalisé à Cotonou, au Bénin. Les hommes de Nouhoum Diané ont arraché leur qualification en transformant 3 tirs contre 1 pour les Burkinabè. Au prochain tour, les Scorpions,  affronteront les Ghanéens de Hearts of Oak sporting club. Les deux confrontations se joueront les 8 et 14 octobre avec match aller à Bamako. MT/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 21 septembre 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 21 septembre 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant modification du Décret n°09-178/P-RM du 27 avril 2009 instituant la redevance pour l’émission de la lettre de voiture. La lettre de voiture est l’écrit qui constate le contrat de transport de marchandises. Elle constitue la preuve de l’existence d’un contrat de transport de biens meubles, par lequel le transporteur s’engage principalement et moyennant rémunération à déplacer par route, d’un lieu à un autre et par le moyen d’un véhicule, la marchandise qui lui est remise par le propriétaire. Le taux de la redevance pour l’émission de la lettre de voiture, appliqué sur tout transport routier de marchandises, demeure à ce jour l’un des plus faibles de la sous-région. Le présent projet décret est adopté pour rehausser le taux de la redevance dans les limites conformes aux pratiques sous régionales. Cette augmentation permettra d’accroître les ressources internes du Conseil Malien des Transporteurs Routiers et de réaliser, le long des corridors routiers et dans les agglomérations, des infrastructures de ligne, telles que les parkings, les aires de stationnement, les gares routières et les aires de service. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant loi de Finances pour l’exercice 2023. Le projet de loi de Finances 2023 est le sixième budget présenté en mode programme. Les prévisions de recettes budgétaires pour l’exercice 2023 s’élèvent à 2 199, 908 milliards de francs CFA contre 1 982,440 milliards de francs CFA dans la loi de finances rectifiée 2022, soit une augmentation de 217,467 milliards de francs CFA, correspondant à une hausse de 10,97%. Les prévisions de dépenses budgétaires pour l’exercice 2023 s’élèvent à 2 895,903 milliards de francs CFA contre 2 647,028 milliards de francs CFA dans la loi de finances rectifiée 2022, soit une hausse de 248,874 milliards de francs CFA, soit une progression de 9,40%. Le Budget 2023 présente un déficit global de 695,995 milliards de FCFA contre 664,588 milliards de FCFA dans la loi de finances rectifiée 2022, soit une augmentation de 4,73%. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant affectation au Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation des parcelles de terrain, objet des Titres Fonciers n°720, n°721 et n°722 de la Commune III du District de Bamako. Les parcelles de terrain de superficies respectives de 37 ares 16 centiares, 13 ares 20 centiares et 5 ares 9 centiares, sises à Sogonafing, sont destinées à abriter l’école, le Centre de santé communautaire et le Centre Secondaire d’Etat Civil de Koulouba. La délocalisation de ces structures de Koulouba vers Sogonafing s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des mesures de sécurité. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication écrite relative aux modalités d’application de certaines dispositions de la loi domaniale et foncière. Dans l’optique d’adapter la loi domaniale et foncière à son contexte, l’Ordonnance n°2020-014/PT-RM du 24 décembre 2020 a été adoptée. Cette nouvelle loi a introduit plusieurs innovations dans la gestion domaniale et foncière. Dans la pratique, certaines de ces innovations, pour recevoir une application correcte et uniforme de la part des services techniques, doivent être explicitées. La présente communication est approuvée à cet effet. Elle propose des solutions de simplification et d’harmonisation des pratiques au niveau des différents bureaux des Domaines. Le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau a informé le Conseil des Ministres, des Décisions de la 58ème session ordinaire du Conseil des Ministres de l’Autorité de Développement intégré des Etats du Liptako-Gourma tenue à Niamey, le 16 septembre 2022. Cette 58ème session ordinaire, placée sous le thème « dynamisation de l’Autorité de développement intégré des Etats du Liptako-Gourma pour la sécurisation et le développement durable dans les Etats membres », a pris la décision de confier : la Présidence du Conseil des Ministres au Mali à compter du 17 septembre 2022 à travers son ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau ; le poste de Secrétaire exécutif par intérim, à compter du 1er octobre 2022, à Madame Hawa AW, de nationalité malienne et chargée du Projet de Stabilisation du Programme des Nations Unies pour la Développement au niveau de l’Autorité du Liptako-Gourma. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’État a cependant rappelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 21 septembre 2022 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO           Officier de l’Ordre national  

Le président Mamady Doumbouya arrivé mercredi à Bamako

Bamako, 21 sept (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a accueilli, mercredi, son homologue guinéen Mamady Doumbouya à l’aéroport international de Bamako, a constaté l’AMAP sur place. Lors de sa visite de 24 heures au Mali, le chef de l’’État guinéen prendra part aux festivités du 62è anniversaire d l’indépendance du Mali, demain jeudi 22 seotembre. À sa descente d’avion, le colonel Doumbouya a été accueilli, avec tous les honneurs, en présence du chef du gouvernement et des membres du gouvernement et du président du Conseil national de Transition (CNT). Le président de la Transition guinéenne a évoqué l’objet de sa visite avant d’être accompagné au Palais de Koulouba.  « Je suis à Bamako, à côté de mon frère, le président Assimi Goïta, pour fêter l’indépendance du Mali et accompagner le peuple malien, qui est un peuple frère », a dit le colonel Mamady Doumbouya. Le colonel Doumbouya a, ensuite mis l’accent sur les liens historiques entre les deux pays. « La Guinée et le Mali constituent deux poumons dans un même corps. Pour moi, il est important d’être à Bamako pour fêter l’indépendance du Mali avec les frères maliens », a dit le colonel Doumbouya, selon un communiqué de la présidence. MT/MD (AMAP)

Spécial 22 septembre 2022-Centre de médecine du sport Lassana Traoré : Incontournable dans le développement du sport

Par Seibou S. KAMISSOKO Depuis le 12 juillet 2022, le Mali dispose d’une structure en charge exclusive de la santé des sportifs du pays. Il s’agit du Centre de médecine du sport Lassana Traoré dit Ambiance, un marathonien décédé en juillet 1965 en pleine compétition. Bâti sur une superficie de 9.777 m², le Centre de médecine du sport Lassana Traoré Ambiance est construit sur 3 niveaux. Il comprend 55 salles et bureaux, 4 grandes salles, 2 magasins, 1 ascenseur et une loge-gardien. L’infrastructure a coûté 1,8 milliard de Fcfa sur les exercices budgétaires 2012, 2013 et 2014 avec des travaux de réaménagement des voies d’accès d’un montant de 59 millions de Fcfa.  Le Centre de médecine du sport Lassana Traoré «Ambiance» est organisé en six blocs : un bloc de consultation, un bloc d’imagerie, un bloc de kinésithérapie, un bloc de laboratoire, un bloc opératoire et un bloc d’hospitalisation. Quatre de ces six blocs sont d’ores et déjà fonctionnels. Il s’agit du bloc de consultation, du bloc d’imagerie, du bloc de kinésithérapie et du bloc de laboratoire.  Selon le Directeur national du Centre de médecine du sport, Dr Adama Sangaré, les deux autres blocs opératoires et d’hospitalisation seront fonctionnels dans un avenir proche.  «D’ici la fin de l’année, le centre sera doté de l’IRM 3 TESLA, la dernière génération de l’imagerie à résonnance magnétique et du scanner 128 barrettes qui permettront de faire tous les diagnostics, annonce Dr Adama Sangaré. «Les équipements déjà reçus en 2022 sur financement du budget national, se chiffrent à plus de 448 millions de Fcfa et atteindront 2,6 milliards de Fcfa avec les marchés en cours d’engagement sur les exercices budgétaires 2022-2023», a ajouté le premier responsable du centre.  De 2020 à 2022, des milliers de patients ont pu bénéficier des soins au niveau du département de la kinésithérapie. Il s’agit des athlètes qui se sont blessés lors des séances d’entraînements et des particuliers victimes d’accidents de la circulation. «Après leur opération nous prenons le relais pour leurs séances de rééducation. Nous recevons environ une vingtaine de patients par semaine pour des séances de kinésithérapie et physiothérapie» a confié Dr Alpha Coulibaly.  Le Centre de médecine du sport Lassana Traoré Ambiance fait également des tests Covid-19 et près de 6.000 personnes ont pu bénéficier de ce service depuis le début de la crise sanitaire. S’y ajoute la visite médicale d’aptitude qui concerne toutes les équipes de l’élite.  «Lors de ces examens, nous avons décelé 30 cas d’anémies, 60 cas de problèmes de cholestérol et 2 cas de surseoir définitif à la pratique du sport», a révélé Dr Adama Sangaré. Parallèlement, 10 tests anti-dopage ont été réalisés par le centre. Seïbou S. KAMISSOKO

Spécial 22 septembre 2022-Champ hippique : Le temple des sports équestres

Par Boubacar THIERO Construite dans les années 1946-1947, l’arène abrite aujourd’hui 35 écuries. On y trouve toutes les races chevalines et tout un monde de jokeys, d’entraineurs, de personnel d’entretien. L’écurie Chelsea Barouéli est la plus grande et elle domine les courses Depuis des siècles, le cheval occupe une place dans la culture des différentes ethnies du Mali en raison du rapport de cet animal avec nos populations. Dans les Cercles de Bankass, Koro (Région de Bandiagara) qui sont des terroirs d’élevage de chevaux, on utilisait cet animal lors des grandes manifestations culturelles populaires. Montés par de jeunes jockeys, les chevaux faisaient des parades et exécutaient des figures avec une dextérité époustouflante qui émerveillait le public. Il arrive souvent que ces chevaux spécialement dressés pour les exhibitions se déplacent à la demande d’autres localités. C’est dans ce cadre que la première réunion hippique moderne a été organisée en 1902 à Bamako sous l’égide du Gouverneur du Soudan, Vincent Auriol. C’était à Balassoko au pied de la colline de Koulouba.  Dans les années 1946-1947 avec la construction du Champ hippique, le monde du cheval a quitté Koulouba, direction le quartier Hippodrome. La construction du Champ hippique et la délocalisation des courses sur ce site, marqueront le début de la création des premières écuries. Au début, on pouvait compter ces écuries sur le bout des doigts, mais aujourd’hui, le Champ hippique abrite 35 écuries et on y trouve toutes les races chevalines. La plus grande est l’Ecurie Chelsea qui appartient à Mamadou N’Diaye dit Madoufing. «Pour créer une écurie, il faut avoir au minimum cinq chevaux coursiers qui participent aux différentes courses de l’année. L’obtention de la licence de propriétaire majeur délivrée par la Fédération malienne des sports équestres fait également partie des critères de création d’une écurie», indique le commissaire général des sports équestres, Mamoutou Diarrah dit «Thoune».  La plupart des entraîneurs et des jockeys vivent au Champ hippique avec leurs familles. Ainsi, ils passent toute la journée en compagnie des chevaux. Tous les jours, les entraîneurs et les jockeys font marcher les chevaux, s’occupent de leur entretien et de leur nourriture. Au Champ hippique, on trouve également des mulets et d’autres animaux comme les chèvres et les moutons.  L’écurie Chelsea Barouéli, la plus grande du Champ hippique, a été créée en 2006 par Mamadou N’Diaye. Aujourd’hui, elle emploie une vingtaine de personnes, composées d’entraîneurs, de jockeys et de personnel d’entretien des chevaux. « J’ai commencé avec un cheval mais au jour d’aujourd’hui, l’écurie compte plus d’une trentaine de chevaux. Nous avons plusieurs races de chevaux, dont quatre pur-sang, cinq demi-sang», indique Mamadou N’Diaye dit Madoufing. Et de poursuivre, « mes chevaux mangent du mil, du tourteau et des feuilles sèches d’arachide et d’haricot. Presque toute la nourriture vient de mon champ. Un cheval coursier a besoin au moins de deux sacs de mil par mois sans compter les feuilles d’haricot, d’arachide et de tourteau. Quand on sait que le sac de mil coûte aujourd’hui plus de 40.000 Fcfa, il faut débourser environ 100.000 Fcfa par mois ».  Le propriétaire de l’écurie Chelsea de Barouéli précisera qu’il a signé un contrat avec un vétérinaire pour s’occuper de ses chevaux. Cette année, l’écurie Chelsea de Barouéli a raflé presque tous les prix (meilleur entraîneur, meilleur jockey et meilleur cheval), ne laissant que des miettes aux autres écuries. Selon Madoufing, ce résultat est simplement le fruit du travail effectué par l’ensemble du personnel de l’écurie. «Le secret de la réussite de l’écurie Chelsea de Barouéli, c’est le travail. Le début n’a pas été facile, mes chevaux avaient du mal à s’imposer, avoue-t-il. Mais nous avons eu de bons entraîneurs et de bons jockeys et avec le travail, l’engagement et la solidarité nous sommes parvenus à faire la différence».  Ces dernières années, l’écurie Chelsea de Barouéli a participé à quelques compétitions africaines, avec ses pur et demi-sang. Une campagne couronnée par le sacre à la Coupe d’Afrique qui s’est déroulée en 2020 au Burkina Faso. Au total, huit pays étaient en lice pour la conquête du prestigieux trophée, à savoir le Burkina Faso, le Mali, le Sénégal, le Tchad, le Niger, le Nigeria, le Soudan et le Cameroun.  Parmi les autres écuries qui animent le temple du cheval malien, on peut citer l’Ecurie Sylla Transit (25 chevaux), l’Ecurie Amadou Diatigui Diarra (15 chevaux), l’Ecurie Fidjira, l’Ecurie Sékou Djigué, l’Ecurie Iba Diallo. Toutes ces écuries travaillent, main dans la main sous l’égide du président de la Fédération malienne des sports équestres (FMSE), Mohamed Haïdara et des propriétaires d’écurie qui ont une passion commune : l’amour du cheval.  C’est ce qui fait avancer les sports équestres du Mali, souligne Mamoutou Diarrah. Selon le commissaire général des sports équestres, non seulement le nombre d’écuries a considérablement augmenté, mais celles-ci disposent également de toutes les races de chevaux. Et de conclure : «les sports équestres ont aujourd’hui la deuxième plus grande audience au Mali après le football et le monde du cheval grandit tous les jours».  BT (AMAP)

Spécial 22 septembre 2022-Statuts types des fédérations nationales sportives : Bréviaire pour une gouvernance améliorée

Par Ladji M. DIABY Signé le 11 mai 2022, l’Arrêté fixant les statuts types des fédérations nationales s’appliquera désormais à toutes les instances sportives du pays. Les objectifs visés sont, entre autres, d’assurer la stabilité au sein des fédérations et de contribuer à asseoir l’entente, la cohésion sociale, la bonne gouvernance et l’alternance dans le milieu sportif   «Ce document constitue désormais une boussole et une guidance pour la gouvernance et la gestion transparente des fédérations nationales sportives». C’est en ces termes que le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Mossa Ag Attaher, a présenté l’Arrêté fixant les statuts types des Fédérations nationales sportives, signé le 11 mai dernier et remis aux fédérations, le 22 juin. Les fédérations sportives nationales sont tenues de se mettre en conformité avec les dispositions du document, au plus tard le 31 octobre 2022. Les objectifs principaux des statuts types sont de mettre fin aux crises au sien des fédérations et contribuer à asseoir l’entente, la cohésion sociale, la bonne gouvernance et l’alternance dans le milieu sportif. «Les fédérations auront désormais une organisation judicieuse pour minimiser les difficultés. On ne peut pas les interdire, mais s’il y a un canevas, qui met en place un mode de gestion transparente, des textes qui montrent le chemin par lequel tout le monde passe, je pense que c’est une solution aux litiges au sein des fédérations. Les textes vont améliorer la gouvernance», se félicite le président du Comité des experts d’élaboration des textes régissant le sport au Mali, Cheick Konaté.  INNOVATIONS – Le document comporte plusieurs innovations. La plus remarquée est la limitation de nombre de mandat de président des fédérations. Il s’agit d’un mandat de quatre ans renouvelable deux fois. «Il y a eu un grand débat là-dessus. Nous avons estimé qu’au bout de 12 ans, l’homme s’épuise avec l’usure du pouvoir quels que soient les moyens, la volonté. Et d’autres dirigeants peuvent émerger, il faut les prendre en compte. Nous avons tenu compte de nos réalités pour fixer le nombre de mandat», explique le président du Comité des experts, également directeur de l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS).  Autre grande innovation : la nomination du secrétaire général et du directeur technique national (DTN) qui seront désormais des salariés de la fédération. Désormais, tous les secrétaires généraux doivent être de la catégorie A, alors que les DTN seront nommés sur décision du ministre en charge des Sports sur proposition du président de la fédération. «Le développement de la discipline repose sur les épaules du directeur technique. S’il n’est pas un technicien chevronné, on ne peut pas obtenir les résultats recherchés», argumente Cheick Konaté, par ailleurs président de la commission éthique du Comité national olympique et sportif (CNOS-Mali). Dans le document, on peut aussi remarquer que les litiges sportifs ne sont pas du ressort des tribunaux ordinaires. Ainsi, en cas d’épuisement des voies de recours internes à la fédération, l’une des parties peut, en dernier ressort au plan national, saisir la Chambre de conciliation et d’arbitrage qui sera créée auprès du Comité national olympique et sportif pour le règlement des litiges. Les décisions de cette chambre ne peuvent faire l’objet de recours que devant les instances internationales de la discipline ou le Tribunal arbitral du sport (TAS).  ASSEMBLEE GENERALE ANNUELLE – Les textes obligent également chaque fédération de tenir une assemblée générale ordinaire annuelle avant le démarrage de la saison sportive. Aussi, à l’assemblée générale des fédérations des sports collectifs, les ligues sont représentées par leurs présidents et deux membres du bureau, mais seul le président dispose du droit de vote. Les associations et les sociétés sportives (clubs, ndlr) sont représentées par les présidents de leur organe directeur et chacun dispose d’une voix. S’agissant des sports individuels, les ligues, les associations et les sociétés sportives disposent chacune d’une voix au sein de l’assemblée générale. Désormais, en cas de vacance du poste du président, le 1er vice-président ou à défaut le 2è vice-président ne termine plus le mandat, mais dirige la fédération jusqu’à la prochaine assemblée générale ordinaire qui procédera à l’élection d’un nouveau comité directeur pour un nouveau mandat.  Sur le registre des incompatibilités, nul ne peut être membre de deux organes de fédérations différentes et de deux organes dirigeants  de clubs différents, nul ne peut être membre d’un organe d’une fédération s’il occupe une fonction administrative au sein du ministère en charge des Sports.  «Le document ne ferme pas et dit que chaque fédération se conforme aux instances internationales qui ont aussi des principes inviolables. Nous avons travaillé en harmonie avec les textes de toutes les fédérations internationales et en harmonie avec les textes nationaux. Je ne pense pas qu’il y aura des incompatibilités avec les textes des instances internationales. Nous avons toujours laissé une porte ouverte», souligne Cheick Konaté. Ajoutant que toutes les fédérations ont participé au processus d’adoption.  C’est donc après validation par le CNOS, par toutes les fédérations lors d’un atelier, qui s’est déroulé les 20 et 21 avril 2021 au centre de Kabala et par le cabinet du ministre en charge des Sports, que le document a été introduit dans le circuit administratif. La méthode du Comité des experts a donc été inclusive et participative.  En réalité, l’élaboration de ce document est le couronnement d’un long processus dans la recherche d’un esprit d’équipe au sein des instances sportives très souvent caractérisées par des crises profondes.  C’est en 2016 et suite à la multitude de crises au sien de différentes fédérations nationales sportives (football, sports équestres, etc.), le ministre des Sports de l’époque, Housseïni Amion Guindo a demandé au président du Comité national olympique et sportif (CNOS-Mali), Habib Sissoko de se pencher sur les textes allant dans le sens de la gestion du sport au Mali. C’est ainsi que la Politique nationale de développement du sport au Mali en 2016, la loi régissant les activités physiques et sportives au Mali en 2017, le décret d’application de loi en 2019 et

Spécial 22 septembre 2022-Textile malien : Retour en grâce du  «Made in Mali»

Par Amadou SOW Ce grand essor des tissus traditionnels maliens est perçu comme un symbole de fierté nationale et une expression de patriotisme. Mais surtout de soutien à la volonté de s’extraire du joug de la domination extérieure L’affirmation de notre identité passe-t-elle aussi par le textile malien ? Beaucoup répondent par l’affirmative au regard des actions de promotion de nos tissus traditionnels par les autorités de la Transition. Ainsi, celles-ci ont fait du développement du coton local, leur cheval de bataille. La valorisation des habits à base de cotonnade est un grand pas dans ce sens. Le processus remonte aux premières heures de l’indépendance de notre pays. Bien que l’état a réussi des actions comme la création d’usines, de centres de formation, l’organisation des foires et l’adoption de textes relatifs à la promotion et la vulgarisation du textile malien, le chemin à parcourir pour imposer le made in Mali à une plus grande échelle reste long et plein d’embûches. Le «Mali Kura» doit se nourrir d’une gouvernance vertueuse, de la volonté de retourner à certains fondamentaux. Il doit aussi reposer sur la mise en valeur de nos tissus «Malifiniw». C’est dans cette vision que les nouvelles autorités ont entrepris de mettre en exergue le label malien. Un accent particulier a été mis sur la production locale afin d’imposer la marque du pays.   PLUS DE 42% DE LA POPULATION – Le directeur général du Centre de développement de l’artisanat textile (CDAT), Ousmane Coulibaly, rappelle les efforts de relance du textile à travers le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme. Et l’adoption par le gouvernement de la Politique nationale de l’artisanat qui intègre le textile. Notre interlocuteur évoque aussi les mécanismes de production et de consommation du textile malien, l’organisation de la 3è édition du Salon international de l’artisanat du Mali (Siama) qui traduit la volonté du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, de répondre à l’aspiration profonde de faire de l’artisanat un moteur de croissance, de développement, de création d’emplois et de richesses. Ce secteur occupe plus de 42% de la population et contribue significativement au Produit intérieur brut (PIB) du pays.  Ousmane Coulibaly parle également des initiatives privées comme les Journées textiles du Mali à l’initiative de l’Alliance des journalistes pour le développement de la culture (AJDE). Le développement de la filière coton qui a servi de stimulant à la relance des usines et unités de fabrique de tissus, l’appui institutionnel aux faitières, la création de la route du textile (Bamako-Ségou-Markala), de plateformes promotionnelles du textile, entre autres, sont à mettre à l’actif des autorités. L’Etat a aussi relancé la Compagnie malienne de Textile (COMATEX) en injectant une première tranche de plus de 600 millions de Fcfa. Il y a eu aussi l’organisation d’un atelier national intitulé : «Vision concertée dans le secteur de l’industrie textile», la formation des acteurs de la chaine, l’augmentation de la production à travers la validation d’un programme quinquennal du CDAT.  Toutes ces actions ont permis à notre pays de retrouver son leadership dans la production du coton. Environ 2% seulement sont transformés. D’où la nécessité d’œuvrer à la promotion du made in Mali. Cela implique la disponibilité de ressources humaines qualifiées, la revitalisation des structures de formation comme le Centre de recherche et de formation pour l’industrie textile (Cerfitex) de Ségou.  ADHÉSION – «Oui, le textile malien a connu un grand essor pendant la Transition», constate le promoteur de Biotex, Moussa Bagayoko. Le sexagénaire rappelle que jadis, un tissu traditionnel à base de cotonnade était offert au marié par sa belle-mère qui confectionnait elle-même la matière première (le fil). Avec ce tissu, le beau-fils devait coudre un grand boubou.  Aujourd’hui la population adhère à la valorisation du textile malien. Tisserands, revendeurs, tailleurs et autres acteurs des métiers connexes se frottent les mains. Ce boom du made in Mali est perçu comme un symbole de fierté nationale et une expression de patriotisme et de soutien à la volonté de s’extraire du joug de la domination étrangère.  Premier ministre, membres du gouvernement et présidents des institutions s’habillent fièrement de tissus maliens. On se souvient du passage du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga à la tribune des Nations unies en septembre 2021, vêtu de son grand boubou en tissu de cotonnade. Aussi des millions de Fcfa ont été injectés dans des projets de relance d’usines de fabrique de tissus ou de fils. Le gouvernement et ses partenaires entendent convenablement approvisionner le marché en matière première. Un projet de labélisation du textile malien est actuellement en cours en vue de permettre à nos compatriotes de consommer malien.  Aïchatou Dembélé, styliste et promotrice de Farafina Design, souligne les difficultés à accéder aux matières premières : «l’accès aux matières premières est toujours difficile alors que la demande augmente».  Oumarou Tamboura, tisserand à Daoudabougou, confie que sa profession reprend des couleurs. Elle se réjouit du fait que l’accompagnement du ministère en charge de l’Artisanat y est pour quelque chose. Précisons que le CADT a été créé en 2012 grâce au projet Tissuthèque initié par le gouvernement et l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel, avec l’appui financier du Japon. La structure a pour mission la transformation artisanale des textiles produits localement.   AS (AMAP)

Spécial 22 septembre 2022-Etablissements universitaires : Du haut de gamme dans le privé  

Par Bréhima DOUMBIA Certains établissements de formation universitaire représentent un motif de satisfaction. La qualité des produits qu’ils déversent sur le marché de l’emploi, atteste du large crédit qu’on leur accorde. Contre les établissements qui font un enseignement au rabais, l’état dispose d’une structure d’assurance qualité Pendant trop longtemps, notre pays a souffert de la comparaison avec certains pays voisins en termes d’opportunités et de diversification des formations universitaires. On en était réduit aux seules universités publiques qui ne pouvaient absorber tous les postulants à une formation universitaire, si bien que certains ont cru ne jamais voir l’espoir pointer à l’horizon universitaire.   Aujourd’hui, la tendance est inversée avec la création de plusieurs universités privées. Et nos compatriotes ont la possibilité de suivre des formations universitaires dans divers domaines, notamment la médecine, l’informatique, la communication, l’ingénierie, l’urbanisme et l’architecture, entre autres. Certaines universités privées sortent du lot. C’est le cas de l’Université Kankou Moussa, dirigée de main de maitre par le Pr Sinè Bayo, une tête couronnée de la médecine au Mali. La parole de cet homme à «l’intégrité sereine» respire la sincérité et la détermination à n’admettre aucun compromis, aucune compromission dans la formation des ressources humaines de qualité.  Le recteur de l’Université Kankou Moussa admet qu’il y a toujours la nécessité de créer des structures privées dans le domaine de l’éducation et de la santé pour ne citer que ces deux secteurs. Il estime que c’est une question de développement que de diversifier les formations universitaires avec un pan pour le public et l’autre pour le privé.  RENOMMÉE – Le Pr Siné Bayo justifie les textes portant statut de l’enseignement privé au Mali par la nécessité d’encadrer et d’organiser ce secteur d’enseignement. Il explique qu’il ne sert à rien d’élaborer les textes si on ne peut pas les appliquer. La renommée de son université va au-delà de nos frontières. Il s’en réjouit, mais explique surtout qu’il n’y pas de recette miracle. Il faut simplement rester universitaire, c’est-à-dire avoir des enseignants qui répondent au statut et à la qualité d’enseignants de l’université, des infrastructures aux standards internationaux et avoir un programme conforme. Il explique être dans la rigueur en permanence et ne se voit pas changer même pour tout l’or du monde. Son université enseigne le programme harmonisé de l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS), conformément au système LMD (Licence-Master-Doctorat). Et le parchemin qu’il délivre est aussi homologué par le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES). L’Ecole supérieure d’ingénierie, d’architecture et d’urbanisme (ESIAU) forme aussi en licence et en master. Le diplôme de l’établissement a été contesté par l’Ordre des architectes du Mali qui refuse d’inscrire ses sortants au tableau de l’Ordre des ingénieurs.  Mais la section administrative de la Cour suprême a tranché le différend en faveur de l’établissement universitaire dans son arrêt n°160 du 5 mars 2020. Mais jusque-là l’Ordre refuse d’enregistrer les diplômés de l’ESIAU. Le directeur de l’établissement, Youssouf Déyoko, explique que c’est le statu quo. Mais il espère aller à un dénouement avec la commission BTP du Conseil national de Transition qui a proposé ses bons offices.  Il y a également l’Institut supérieur d’informatique et de management (ISIM) qui ambitionne de former un vivier de cadres au quotient intellectuel (QI) largement au-dessus de la moyenne dans le domaine de l’informatique et du management.  FORMATION AU RABAIS – Le directeur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Pr Bakari Camara, apprécie la diversification de la formation universitaire et pense que cela permet de désengorger les structures publiques. L’universitaire s’insurge contre la formation au rabais qui est favorisé par l’esprit mercantiliste de certains promoteurs d’établissements universitaires privés qui s’asseyent sur les textes.  à ce propos, il invite la tutelle à s’assumer en obligeant les promoteurs d’établissements privés à se conformer à la législation. Il pense même qu’on peut aller à la sanction en retirant les agréments de ceux qui ne se conforment pas aux textes ou révoquer les administrateurs en cas de fautes graves pour les établissements publics.  Pr Bakari Camara explique aussi que la baisse de niveau se fait sentir dans tous les ordres d’enseignement du fait de la forte politisation de l’éducation et du désengagement des politiques et de l’état. Il déplore également l’insuffisance de financement de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique par l’état. Le directeur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique se réjouit de l’évolution des choses, notamment de la mise en place de l’Agence malienne d’assurance qualité (AMAQ-SUP) pour le contrôle de qualité. La structure a été créée en 2018, mais son cahier des charges a été signé cette année. Il est aussi bon de préciser que les autorités de la Transition ne cessent de pousser les feux en faveur de la qualité.   BD (AMAP)

Spécial 22 septembre 2022-Société malienne de transmission et de diffusion (SMTD-SA) : Assurer le leadership pour la souveraineté numérique du Mali

Message Des Maliens fins observateurs se poseraient bien des questions en passant devant deux édifices, à Bamako et Kati, l’un assez récent et l’autre ancien. Le premier est situé sur la route de l’Aéroport, en face du siège de la Direction de la Météorologie. Sur la façade on peut lire : « SMTD ». Ce qui attire le passant, c’est l’aspect moderne, voire futuriste du Bâtiment dont le style architectural ne colle pas beaucoup au type de bâtiments publics que l’on aperçoit à Bamako. C’est le siège de la Direction générale de la Société malienne de Transmission et de Diffusion, construit en 2014 par le partenaire chinois dans le cadre du projet Mali numérique porté par le Ministère en charge de la Communication et de l’Economie numérique. Le deuxième édifice évoqué ci-dessus est situé sur la route de Kati, visible depuis Bamako à cause de la hauteur de nombreux pylônes dressés en son sein. Il s’agit du Centre émetteur de Kati. Ce haut lieu de la diffusion de la radio et de la télévision, est célèbre avec son jumeau situé à quelques encablures sur la colline du Point G. Connu depuis plusieurs décennies comme propriété de l’ORTM, le centre émetteur de Kati est passé sous pavillon SMTD depuis la création de cette nouvelle société en 2015. L’enseigne de l’ORTM a laissé la place à celle de la SMTD-SA et présentement un bâtiment R+3 est en construction pour abriter la Direction générale appelée à quitter son site actuel sur la route de l’aéroport.  Au-delà de ces enseignes, il est loisible de se demander pourquoi la SMTD-SA parle peu, pour ne pas s’interroger sur sa raison d’être. Alors que fait la SMTD-SA ?  Son histoire résulte de la volonté de la République du Mali de mettre en œuvre l’Accord GE06 de l’Union internationale des télécommunication (UIT) qui a imposé aux pays membres de cette agence onusienne de réussir la transition de l’analogique au numérique.  Au cours de sa Conférence régionale des radiocommunications de 2006 (CCR-06) à Genève, l’UIT a adopté un traité (Accord GE06) incluant un plan de fréquences pour le service de radiodiffusion de terre et fixant la date du 17 juin 2015 pour l’arrêt des émissions analogiques. Applicable à l’Europe, l’Amérique et l’Asie, cet accord s’est imposé au monde entier notamment au cours des conférences mondiales des radiocommunications de 2007 et 2012. C’est ainsi que le Mali va entamer un long processus de mise en place de la stratégie nationale de transition de l’analogique au numérique, notamment dans les domaines la radiodiffusion et la télévision. Il s’agit d’entrer dans l’ère de la télévision numérique terrestre (TNT).  LA TNT, la première raison d’être  La Société Malienne de Transmission et de Diffusion (SMTD-SA), Société d’Etat à capital détenu à 100% par l’Etat du Mali voit ainsi le jour dans le cadre de la stratégie nationale de transition de l’analogique au numérique, elle-même vite diluée dans un vaste projet de transformation numérique du Mali dénommée Mali numérique 2020 élaboré au niveau du département en charge de l’économie numérique. La SMTD-SA a été créée par Ordonnance n°2015-037/P-RM du 2 octobre 2015 et n’a commencé ses activités qu’en 2017. C’est un organisme personnalisé placé sous la tutelle du ministère en charge de l’Économie numérique.  Elle a pour missions, entre autres, d’assurer la transmission, la diffusion des multiplex de programmes de service public de télévision et de radiodiffusion en mode sonore et numérique. Elle est chargée en outre d’exploiter, d’entretenir et de développer les réseaux de transmission par satellite, par fibre optique en gérant les infrastructures nationales de fibre optique. De 2017 à ce jour, la jeune société compte un personnel qui avoisine trois cent employés et a eu trois directeurs généraux dont l’actuel est Dr Cheick Oumar TRAORé.  La SMTD-SA a hérité du patrimoine de diffusion issu de la restructuration de l’ORTM et assure aujourd’hui la diffusion des programmes radio -télé (ORTM1, ORTM2 et Radios Mali, Chaîne 2) sur l’ensemble du territoire national et à l’étranger pour la diaspora (Afrique, Europe, Amérique du Nord). C’est la première mission qu’elle est chargée d’assurer pour la satisfaction de l’intérêt général, à savoir, le droit à l’information et le droit d’être informé des populations.  En plus de la gestion des infrastructures de diffusion, la société s’attèle à mettre en place le réseau de distribution des chaines de télévision et de radios à travers un bouquet. Si l’émetteur numérique est disponible avec un premier groupage de chaines nationales, il n’en demeure pas qu’à ce niveau il n’y a rien encore d’officiel en termes de commercialisation et de mise à disposition des foyers maliens. La TNT a la souplesse d’être reçue sans parabole mais avec un système de réception composé d’une antenne et d’un boitier appelé décodeur. La SMTD en partenariat avec d’autres structures étatiques mettra à disposition du public des décodeurs de haute qualité le moment venu. « Tout compte fait, en tant que société publique, nous nous devons de remplir nos obligations qui veulent qu’on assure la mise à disposition de multiplex de programmes de service public de télévision et de radiodiffusion en mode sonore et numérique. Sur ce point il y a déjà un bouquet gratuit en essai avec les chaines publiques du réseau ORTM et d’autres chaines privées maliennes. Le principal défi de la TNT, c’est en plus de la qualité de l’image (cela est assurée) il faut que les chaines offrent du contenu en termes de programmes attrayants et répondant aux attentes du public. Nous sensibiliserons nos partenaires sur ce point » affirme le Directeur général Dr Cheick Oumar TRAORE.  Le 20 décembre 2018, la SMTD-SA a signé un contrat majeur avec le groupement THOMSON et CAMUSAT pour le déploiement d’un réseau national clé en main de télévision numérique terrestre (TNT). Cette mission comprend la fourniture, l’installation et la mise en service de 51 sites de radiodiffusion  et d’une station terrienne. A terme ce projet stratégique fournira un système audiovisuel fiable et de haute qualité à la population malienne. A ce jour, si certains sites de diffusion ont